ORN2020
ORN2020
Objectifs pédagogiques
Introduction
Chapitre I : Rappel sur la radiothérapie
1. Définition de la radiothérapie
2. Radiobiologie
3. Mécanisme d’actions des radiations ionisantes
3.1. Phase physique
3.2. Phase physico-chimique
3.3. Phase biologique
3.3.1. Action sur les acides nucléique
3.3.2. Lésion membranaire
3.3.3. Effet sur le génome
5. techniques de radiothérapie
5.1. Radiothérapie externe
5.1.1. Radiothérapie conformationelle
5.1.2. Radiothérapie conformationnelle avec
modulation d’intensité
5.1.3. Radiothéapie guidé par l’image
5.1.4. Radiothérapie asservie à la respiration
5.1.5. La contactothérapie
5.1.6. La radiothérapie stéréotaxique
5.1.7. La tomothérapie
5.1.8. Le cyberknife
5.1.9. La protonthérapie
Chapitre II : Ostéoradionécrose
1. Définition
2. épidémiologie
3. Délai d’apparition
4. Localisation
5. Physiopathologie de l’ORN
a- Théorie « radiation, trauma, infection » de Meyer 1970
b-Théorie des « 2 I »
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
d- Théorie vasculaire de Bras 1990
f-théorie de store(2005)
5. Classification
a- Classification de Breton et Seguin
b- Classification de Store
c- Classification de MARX et MYERS
Objectifs pedagogiques
La compréhension de la physiopathologie de l’ostéoradionécrose
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
Prévenir l’apparition de l’ORN;
Proposer un protocole thérapeutique adaptable selon le stade de l’ORN;
La préservation de la qualité de vie des patients
Introduction
La radiothérapie est un des traitements fondamentaux de nombreux cancers.. Cette
thérapeutique a fait l'objet de progrès importants afin de délivrer le maximum d’énergie au
centre de la masse tumorale et de préserver au mieux les tissus sains environnants
L’ostéoradionécrose ou ostéite post-radique, est une complication redoutable de la
radiothérapie des cancers cervico-maxillo-faciaux. Cette maladie iatrogène pose des
problèmes, non pas de diagnostic mais de prise en charge des patients irradiés d’où l’intérêt
d’un traitement préventif. Le but final est en effet non seulement de guérir le malade de sa
pathologie cancéreuse mais aussi de limiter autant que possible les séquelles de la
thérapeutique instituée afin d’améliorer la qualité de vie des patients à moyen et long terme
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
Les électrons émis mettent en mouvement les électrons des milieux traversés par
répulsion électrostatiques.
Les électrons accélérés : sont produits par des accélérateurs
Le rayonnement α : est le produit de désintégration vue comme une fission
nucléaire ou le noyau père se scinde en deux noyaux fils dont un est un noyau
d’hélium.
Les noyaux d’hélium agissent en mettant en mouvements les électrons et les
protons du milieu qu’ils traversent.
Protons : qui vont céder leur énergies au cours des collisions avec les électrons
des tissus traversés.
2. Radiobiologie
Lorsqu’un faisceau de radiations ionisantes pénètre dans les tissus :
-Une partie est absorbée. La dose absorbée est mesurée en gray(Gy)
-une autre est dévié de sa trajectoire, c’est ce qu’on appelle la diffusion, ce phénomène
explique pourquoi les régions situés hors du faisceau d’irradiation peuvent malgré tout
recevoir une certaine dose d’irradiation.
-la troisième est transmise sans interaction et traverse le tissu sans action biologique.
Les phénomènes d’absorption et de diffusion sont à l’origine d’une cascade de phénomène
physique et physicochimique entrainant des lésions moléculaire, cellulaires et tissulaires.
Ces rayonnements émettent une énergie mesurée en Joule(J) ou en électron Volt (eV)
1eV= 1.6 x 10-19 J
•
1 Gy= 1 J absorbé par Kg de matière.
• La radioactivité caractérise le nombre de désintégrations spontanées de noyaux
d’atomes instables qui s’y produit par seconde. Elle se mesure en Becquerel (Bq)
Dans le corps humain, la radioactivité=120 Bq/Kg
• Les effets biologiques des rayonnements ionisants sur la matière vivante se mesurent
en Sievert (Sv)
1Sv= 1Gy = 1J/Kg
L'action des radiations ionisantes dans les tissus se déroule selon trois phases :
3.1. Phase physique :
Elle est de très courte durée, de l'ordre de 10-13 secondes.
3.2. Phase physico-chimique :
Elle dure quelques secondes à quelques minutes. Les molécules ionisées et excitées lors de la
phase physique réagissent entre elles et avec les molécules voisines.
.
3.3. Phase biologique :
Perturbation des principales fonctions de la vie cellulaire
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
4. Notions fondamentales
a. La dosimétrie
C’est la quantité d’énergie déposé par le rayonnement dans un volume de tissu donné,
exprimée en Gy.
• Pour les tumeurs des VADS : 70 Gy
• Après chirurgie : 45-50 Gy si elle est complète, 60 Gy en cas de doute, 70 Gy si elle
est incomplète.
• La dose ganglionnaire : 45 Gy à titre prophylactique, 70 Gy aux ganglions atteints.
c. Le volume cible
Correspond au volume tumoral devant être atteint par les rayons, de manière itérative dans la
même position de telle sorte à contrôler la régression de la tumeur et limiter les séquelles sur
les tissus bordant.
Ce volume cible va définir le champ d’irradiation
d. Etalements : la durée totale du traitement
e. Champ d’irradiation
Il inclue : Les glandes salivaires, maxillaires, dents et aires ganglionnaires
• Tumeurs de l’oropharynx: amygdale, voile et base de la langue incluant les GS et
les M + PM.
• Tumeurs du Cavum: Les zones sont voisines de celle d’une tumeur de l’oropharynx
avec extension plus haute.
• Tumeurs de l’hypopharynx : ganglion rétro-pharyngiens et les parotides
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
• Tumeurs du larynx et maladie de Hodgkin : une partie des glandes salivaires
principales, les racines molaires et presque tous les germes dentaires postéro-inférieurs
5. Technique de radiothérapie
• Radiothérapie externe (transcutanée)
• Radiothérapie interne (curiethérapie)
Le choix dépend de:
• La localisation tumorale
• Type histologique de la lésion
• L’extension de la lésion
• Proximité avec les maxillaires ou les organes nobles
• Possibilité ou non d’association avec la chirurgie/ chimiothérapie
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
par exemple).
5.1.5. La contactothérapie :
Cette technique utilise des tubes à rayons X* pour délivrer des rayons de faible énergie très
près de la tumeur (tumeur de la peau par exemple).
5.1.6. La radiothérapie stéréotaxique :
C’est une technique de haute précision basée sur l’utilisation de microfaisceaux convergents
permettant d’irradier à haute dose de très petits volumes. Elle est utilisée pour traiter
certaines tumeurs cérébrales .
5.1.7. La tomothérapie :
C’est une technique qui consiste à coupler un scanner et un accélérateur de particules
miniaturisé.
5.1.8. Le Cyberknife :
C’est un nouveau système de radiochirurgie qui utilise la robotique pour traiter des tumeurs
dans tout le corps.
La tomothérapie et le Cyberknife sont destinés à traiter des tumeurs dont la localisation ne
permet pas la réalisation d’une radiothérapie conformationnelle « classique ».
5.1.9. La protonthérapie :
Alors que la très grande majorité des appareils de radiothérapie produisent des faisceaux de
photons ou d’électrons, cette technique utilise elle un faisceau de protons. Le recours à
des protons permet de réduire la dose déposée dans les tissus traversés avant la
tumeur, et de ne pas irradier les tissus situés derrière la tumeur.
5.2. Curiethérapie
Les sources radioactives (iridium, césium, iode 125) sous forme de billes ou de de grains,
sont implantées directement à l’intérieur du corps de la personne malade
- La curiethérapie interstitielle: implanter des sources radioactives à l’intérieur des
tissus
- La curiethérapie endo-cavitaire: placer les sources dans des cavités naturelles
-la curiethérapie intravasculaire par sources non scellées ( liquide)
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
– L’hyposialie et la xérostomie
Complications intéressant la peau: Epidermite
Érythème cutané, perte de poils et prurit de la zone irradié
• A partir de la 3ème semaine, 30-40 Gy
• Réparation complète en 5-6 semaines après la fin du traitement.
Complications intéressant la muqueuse buccale: La mucite radio-induite
• C’est une stomatite iatrogène algique, induite par des radiations ionisantes,
caractérisée par des signes fonctionnels d’intensité variable (douleurs, dysphagie,
trouble de l’élocution).
• Elle débute par un érythème avec des desquamations de certaines plages qui se
transforment en véritables ulcérations
• Touche surtout la muqueuse non kératinisée
• 10 à 15 jours après le début de la radiothérapie, à partir de 25-30 Gy.
• persiste 2-3 semaines après la fin de la radiothérapie (temps imparti à la régénération
tissulaire)
Trouble du goût : Agueusie, dysgeusie, hypoageusie
• S’installe à partir de la 2-3ème semaine, 20-30 Gy
• Les patients se plaignent d’une agueusie à type de goût métallique ou amer
• Ces perturbations sont liées à l’irradiation des récepteurs sensoriels de la muqueuse
• Elles régressent en 4-6 semaines après la fin de traitement
Complications salivaires : Hyposialie
• Se manifeste dès que les glandes salivaires principales reçoivent 35 Gy
• La salive est nettement visqueuse caractérisée par une valeur de PH basse.
• La muqueuse devient sèche, les lèvres sont sèches, fissurées
• Le patient a des difficultés à mastiquer, à déglutir, à porter ses prothèses et à l’élocution.
• Le degré de récupération dépend de l’étendue du champ d’irradiation et de la dose totale.
Candidose buccale
La modification profonde de l’écologie buccale qui favorise le développement des
candidoses.
elle entraine une aggravation d’une anorexie par le biais des troubles du goût, parfois porte
d’entrée d’une infection profonde.
on peut noter la présence d’un enduit blanchâtre au niveau des muqueuses buccales et de la
langue, facilement détachable avec un abaisse-langue en bois (muguet). D’autres formes
cliniques existent, comme la forme érythémateuse pure, qui est fréquente en cancérologie
b. Les effets tardifs:
• Intéressent les tissus où le renouvellement tissulaire est plus long (tissu sous cutané,
tissu graisseux, muscles).
• Ces conséquences peuvent engendrer des séquelles irréversibles
• Fibrose, nécrose, sclérose, anomalie de vascularisation sont autant de lésions
histologiques dont les mécanismes physiopathologiques complexes et mal connus
feraient intervenir les médiateurs de l’inflammation et les facteurs de croissance.
Complications musculaires : limitation de l’ouverture buccale
• 3-6 mois après la fin du traitement
• Dépend de l’importance de la tumeur et sa localisation
• Elle fait suite à la fibrose des muscles masticateurs et l’irradiation de l’ATM
• Cette limitation perturbe l’alimentation, entrave l’HBD et complique la réalisation
prothétique.
• L’apparition d’une LOB doit faire rechercher une récidive tumorale ou l’apparition
d’une ORN.
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
Conséquences sur l’organe dentaire : caries post-radiques
• Incidence élevée de caries, apparaissent 4-6 mois après la fin du traitement, du fait de
la colonisation de la cavité buccale par une flore cariogène et à l’oblitération des tubuli
dentinaires et de l’émail
• Ces caries post radiques se distinguent des caries banales par leur coloration brunâtre
ou noir, leur agressivité et leur rapidité d’évolution. Elles atteignent les régions
cervicales, le long du rebord gingival, les bords incisifs, les pointes cuspidiennes et les
faces libres.
• Aucune dent n’est épargnée, même ceux qui se trouve en dehors du champ
d’irradiation
La xérostomie :
• Conséquence de l’atrophie des glandes salivaires surtout la parotide, attribuée à la
destruction des cellules souches et aux dégâts sur le strauma fibreux et vasculaire de la
glande.
• La sécheresse buccale peut être modérée à sévère.
• On estime qu’à 65 Gy, elle est définitive, occasionnant des troubles de l’élocution et
de la déglutition, ainsi qu’une grande susceptibilité aux infections buccales et à la
carie dentaire.
Complications osseuses : Ostéoradionécrose (ORN)
• la complication la plus majeure et la plus redoutable.
Chapitre II : Ostéoradionécrose
1. Définition
il existe autant de définition et de classifications de l’ORN que d’auteurs ayant écrit sur le
sujet ,chacune faisant varier les paramètre de taille d’exposition et de délai .
«Zone d’exposition osseuse de plus de 1 cm dans un champ d’irradiation ne répondant pas au
traitement proposé pendant 6 mois ». (Marx, 1983)
« Ulcération ou nécrose de la muqueuse avec dénudation osseuse de plus de 3 mois » (
Epstein et Al,1987)
L’Ostéoradionécrose est une nécrose osseuse secondaire aux radiations ionisantes utilisées à
des fins thérapeutiques. Il s’ensuit une altération des capacités de défense et de cicatrisation
du tissu osseux mandibulaire ou maxillaire. L’expression clinique est variable en fonction des
patients, mais la douleur est généralement présente.
2. Épidémiologie
L'incidence est très variable selon les études. L'incidence moyenne serait de 10 à 15% selon
Epstein (1987) . Elle apparaît dans 2/3 des cas entre 6 mois et 5 ans suivant l'irradiation
Elle est difficilement quantifiable et généralisable car chaque pays, chaque centre est
particulier : le mode de radiothérapie, la compliance des sujets et la prise en charge dentaire
sont différents.
L'âge moyen des sujets est de 57 ans selon Thorn (2000) : c' est celui des sujets atteints d'un
cancer de la cavité buccale.
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
Le sexe-ratio suit l'évolution des habitudes addictives (alcool et tabac) des populations. Il est
de 12 hommes pour 1 femme dans les pays non occidentalisés selon une étude brésilienne
faite par Curi (1997); et de 1,6 hommes pour 1 femme selon Store (2000)
3. Délai d’apparition
Le délai d’apparition est excessivement variable puisqu’il peut s’agir de quelques semaines
après la fin de la radiothérapie jusqu’à plus de 30 années après.
Selon Nabil et Al ,2012 : le délai d’apparition variant de quelque semaine a plusieurs
décennie avec une médiane de 3 ans.
Lorsque la radiothérapie exclusive est effectuée, le délai d’apparition de l’ostéoradionécrose
est significativement plus long que dans les cas d’association chirurgie et radiothérapie.
En pratique, il faut considérer que l’ostéoradionécrose des maxillaires peut se déclarer durant
toute la vie du patient qui a bénéficié d’une radiothérapie cervicofaciale.
4. Localisation
En chirurgie maxillo-faciale et stomatologie, l’ostéoradionécrose peut se rencontrer au niveau
des maxillaires, avec une très forte prédominance mandibulaire (20 à 30 fois plus fréquente).
Cette constatation est supportée par une architecture osseuse et une vascularisation
totalement différentes.
Au niveau maxillaire :
Les conséquences fonctionnelles et esthétiques sont souvent moins graves. Elle est en général
moins extensive et peut se traduire par une communication bucconasale ou buccosinusienne.
Au niveau mandibulaire :
Elle se développe préférentiellement au niveau de la région angulaire et de la branche
horizontale. Cette zone est fragile en raison de sa vascularisation centromédullaire
prépondérante.
5. Physiopathologie
a- Théorie « radiation, trauma, infection » de Meyer 1970
Meyer propose les séquences suivantes
La radiation: initie des lésions irréversibles vasculaires ‘artérites’ et cellulaires ‘nécrose des
ostéoblastes, ostéocytes, ostéoclastes’
Dont un traumatisme (le plus souvent dentaire) facilite une contamination bactérienne par la
flore buccale
Favorable à une chronicisation infectieuse
Ainsi Meyer, considérant l’ORN comme une ‘ostéomyélite radio-induite évolutive sur un
terrain fragilisé’ conduit à l’utilisation d’une antibiothérapie à large spectre et de durée
prolongée
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
Lors de l’irradiation des tissus, l’ADN et l’ARN et les enzymes ne sont pas endommagés
directement par les radiations ionisantes .celui –ci produit par les radicaux libres à partir de
molécules d’eau.
En réponses à ses modifications la cellule réagit de 3 façons différentes :
-soit elle meut rapidement
-soit la cellule a la capacité de réparer son ADN mais ses fonctions sont altérées
-soit elle répare son ADN et survit sans altération.
Marx statue que les lésions histologiques observés au niveau de l’os irradié (nécrose
endothélial, hyalinisation des tissus, thrombose des capillaires, fibrose du tissu périosté,
nécrose des ostéocytes et des ostéoblastes, fibrose des espaces médullaires ainsi que les tissus
muqueux et cutanés) sont secondaires aux effets indirects des radicaux libres sur les
séquences nucléotidiques (ADN, ARN) altérant le fonctionnement cellulaire.
Ces tissus ainsi fragilisé non pas par l’agression des microorganismes mais par les radiations
ionisante.
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La vascularisation de la mandibule étant différente pour la Branche montante, la région
angulo-horizontale et la symphyse.
Bras conclut que l’artérite radique provoquant une fibrose ou une thrombose partielle ou
totale de l’artère alvéolaire inférieure, entretient une hypoxie tissulaire constante impossible à
suppléer dans la région angulo-horizontale contrairement à la région symphysaire bénéficiant
d’une vascularisation périostée par l’artère faciale
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6. Classification
a- Classification de Breton et Seguin
Une classification basée sur la clinique et la radiologie au moment du diagnostic
b- Classification de Store
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Il définit l’atteinte comme la présence de « signes radiologiques de nécrose osseuse au sein
d’un champ d’irradiation, dans lequel une récidive tumorale a été exclue »
Introduit la notion de stade 0, concernant les cas d’atteinte muqueuse seule, sans atteinte
osseuse associée visible radiologiquement. Store considère ce stade comme un stade « latent »
d’ostéoradionécrose
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traitement. Pour cette raison, cette ORN est associée aux fortes radiations dépassant 70 Gy ou
des fractions dépassant 2 Gy par jour.
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9. Evolution
L’évolution se fait soit vers la séquestration, l’élimination spontanée et la cicatrisation, soit le
plus souvent de manière chronique vers une aggravation avec extension des lésions et
surinfections qui peuvent aboutir à un état cachectique jusqu'au décès.
L’élimination spontanée et la cicatrisation sont rares.
Dans ce cas on pourra observer différentes formes des manifestations infectieuses telles que :
des fistules, des cellulites, des abcès et des fractures.
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10.1.2. En per-opératoire
Le rôle de l'odontologiste pendant cette période va consister à soulager le patient, à lui
permettre de s’alimenter, à éviter les surinfections et surtout, à motiver le malade afin qu'il
conserve une bonne hygiène bucco-dentaire.
Les avulsions dentaires sont vivement déconseillées pendant et 6mois après la radiothérapie.
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ostéoradionécrose des maxillaires 2019/2020
11.1.3. En post-opératoire
La prophylaxie fluorée à l’aide de gouttières sera mise en route un mois après la fin du
traitement. Une prévention bien effectuée permettra de maintenir un état dentaire satisfaisant à
très long terme.
En pratique, une application de gel fluoré de 22000ppm durant 5 minutes doit être réalisée
quotidiennement, et ceci, à vie. Après 3 minutes, une saturation optimale de l’émail dentaire
en fluor est déjà obtenue
L’hydroxyapatite de l’émail est transformée en fluoroapatite particulièrement résistante. Cette
transformation est réversible et, après 24 heures, la dent est de nouveau capable de se
resaturer.
Quand on ne peut pas restaurer les dents, l’indication de l’avulsion s’impose, mais il faudra
toujours évaluer le bénéfice avantage/risque de l’acte d’avulsion en terrain irradié. C’est une
décision lourde de conséquence car, quelles que soient les techniques opératoires employées,
le risque de déclenchement de l’ORN est toujours présent, même si l’irradiation a été réalisée
plusieurs dizaines d’années auparavant.
Remarque :
PRF (membrane de cicatrisation)
Protéine Riche en Fibrine: c'est un concentré de plaquettes sanguines et de cellules
immunitaires rassemblé en une seule membrane de fibrine.
Un prélèvement sanguin de 1 à 6 flacons de 10ml est effectué sur le patient.
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Le sang est alors placé dans une centrifugeuse permettant de séparer ses composantes et de
récupérer un concentré riche en plaquettes.
Ce concentré de couleur jaunâtre est utilisé tel quel sous forme de membrane ou bien mélangé
à de l'os ou à des substituts osseux en granulés.
Cela constitue un véritable pansement naturel de fibrine qui se transforme rapidement en
tissus osseux ou en tissus muqueux
Les avantages du PRF :
• Biocompatible;
• Faible coût pour le patient;
• Diminution de la douleur, de l'inflammation;
• Accélération du système de cicatrisation (os et muqueuse);
• Guérison plus rapide.
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médicamenteuse intéressante qui a déjà montré son efficacité. La seule réserve est
constituée par l’utilisation des biphosphonate
Antioxydants : pentoxifylline/tocophérol
Oxygénothérapie hyperbare
L’oxygénothérapie favorise l’angiogenèse, la prolifération fibroblastique et la synthèse d’un
collagène de bonne qualité mécanique. Son efficacité n’est pas unanimement prouvée.
Les actions anti-ischémiques, bactériostatiques et bactéricides de ce type de traitement
adjuvant lui confèrent les indications suivantes :
• Augmentation de la radiosensibilité cellulaire avant irradiation;
• Prévention et traitement des ORN mandibulaires;
• Utilisation en terrain irradié avant implantologie pour diminuer le risque infectieux et
favoriser l’ostéointégration.
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La greffe osseuse libre est généralement prélevée ou niveau d'une côte ou d'une crête iliaque.
Elle est difficile à réaliser compte tenu de l'hypocellularité et l'hypovascularisation du site
receveur et les échecs sont donc nombreux.
Les lambeaux pédiculés sont des transplants osseux dont la vascularisation est assurée par un
pédicule permanent, constitué le plus souvent d’un muscle qui prend ses insertions sur ce
segment osseux.
Les lambeaux pédiculés
Sont des transplants osseux dont la vascularisation est assurée par un pédicule permanent,
constitué le plus souvent d’un muscle qui prend ses insertions sur ce segment osseux.
Le lambeau de péroné, ou fibula apporte un os bien vascularisé fiable pour une reconstruction
immédiate ou différée. Il permet des ostéotomies multiples. Pour les reconstructions
complexes il existe des outils informatiques d’aide à la reconstruction tridimensionnelle du
lambeau de péroné en temps réel au bloc opératoire.
Stade 2 et 3
Traitement médical initial :
- Antalgiques.
- Antibiothérapie systématique
- O.H.B
Si la dénudation persiste :
Traitement chirurgical
- Curetage, séquestrectomie
- Lambeau de recouvrement
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- Résection interruptrice
- Reconstruction de l’exérèse
Conclusion
L’ostéoradionécrose a une présentation et une évolution unique pour chaque patient. On ne
peut donc pas traiter tous ces patients par la même thérapeutique.
Le protocole mis en place doit ainsi permettre de guérir plus rapidement les patients porteurs
d’ORN en posant directement l’indication la mieux adapter au patient et à sa pathologie.
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