Parcours: 2 Année de Cycle Licence en COMPTABILITE ET Finance/Mareting-Commerce-Vente Animateur Pédagogique
Parcours: 2 Année de Cycle Licence en COMPTABILITE ET Finance/Mareting-Commerce-Vente Animateur Pédagogique
ECONOMIE D’ENTREPRISE II
2. Contenu
Partie I- Les grands systèmes de l’entreprise
Chapitre I- Le système d’information
Chapitre II- Le Pouvoir dans l’entreprise
Chapitre III- La décision dans l’entreprise
Partie II- La Politique et la stratégie de l’entreprise
Chapitre IV –La politique générale
Chapitre V – La stratégie
Chapitre VI- Le diagnostic
Partie III- Les atouts de la compétitivité de l’entreprise
Chapitre VII- La flexibilité
Chapitre VIII- La qualité totale
Chapitre IX-La culture et Projet d’entreprise
Chapitre X -L’intelligence économique et la fonction de veille
3. Prérequis nécessaires :
Les étudiants doivent avoir des connaissances préalables en économie d’entreprise 1
4. Compétences et apprentissages
Les compétences attendues au terme de ce cours tournent autour des éléments suivants :
(a) connaitre les systèmes d’information, le pouvoir et la prise de décision dans l’entreprise ;
(b) maitriser les éléments nécessaires permettant de faire un diagnostic ;
(c) Elaborer la stratégie d’entreprise ;
1
(d) Connaitre les éléments indispensables qui concourent à l’amélioration de la performance de
l’entreprise
5. Programmes et calendrier
7. Bibliographie
P. CHARPENTIER, Organisation et gestion de l'entreprise, Edition Nathan, Paris, 1997.
BUSSENAULT [Link] PRETET M., Economie et Gestion de l’Entreprise, édition
VUIBERT, 1995.
Encyclopédie de l’Economie et de la Gestion, édition HACHETTE 1994.
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Chapitre I- Le Système d’information
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- et le résultat attendu (le fait de « mettre en forme », conformément à l’étymologie, de
savoir). Exemple : Cette dernière information me permet de conclure : le coupable est X.
2) Le support d’information
C’est l’objet matériel sur lequel sont représentées les informations. On distingue différents
supports d’information :
- Le papier est le support des livres, des affiches, des fiches, des documents.
- Les supports électroniques ce sont des bases de données, des systèmes électroniques des
documents.
- Les supports photographiques : images, photographie.
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Mais il faut cependant garder certaines réserves quand ces derniers distillent leur
interprétation d’un marché. Ce ne sont pas des oracles ! Il faudra alors savoir reconnaître les
experts-clés, moteur de toute démarche d’intelligence économique.
b) Les sources formelles écrites (Sources blanches)
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce sont là les plus difficiles à récupérer. Elles
peuvent être diverses et intègrent généralement :
- La littérature grise : Lieu de toutes les réflexions et prospectives. Une idée irréalisable à
un moment « T » n’en sera peut-être pas moins cruciale et stratégique à un instant « t+1 ».
- Les bases de données : Lieu de stockage d’informations par excellence, les bases de
données n’en demeurent pas moins complexes à exploiter.
- Les revues techniques et économiques : Idéale pour surveiller ses concurrents, notamment
au cours de salon où quelques ingénieurs grisés peuvent rapidement se livrer à des
révélations intéressantes à la presse spécialisée. Malheureusement, cette source est trop
souvent sous-exploitée du fait de la multitude de support et de la difficulté d’en prélever les
plus pertinents.
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Le SI a donc un rôle opérationnel et stratégique. Il est opérationnel quand il se concentre sur des
tâches et des procédures de gestion courante et automatisables (comptabilité, gestion, paie,
commerciale, …). Par contre, il est stratégique quand il intervient pour les prises de décisions.
Une finalité sociale :
Il faut noter que le SI a une autre finalité qui concerne la vie dans l'entreprise, il doit
permettre l'intégration des salariés dans l'entreprise, ceci quel que soit leur niveau dans la
hiérarchie.
Il doit favoriser la connaissance de l'entreprise et la compréhension des choix stratégiques par
l'ensemble du personnel. De plus, il permet de développer un "esprit d'entreprise" chez les salariés
en facilitant, par la diffusion de l'information, une vie sociale et une culture d'entreprise.
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L’origine de l’information peut être interne (comptes, stocks, …) ou externe (information sur
le concurrent, disposition nouvelle d’ordre fiscale ou sociale). Pour les informations d'origine
externe, il est nécessaire d'y être tout particulièrement attentif, il convient donc d'organiser des
veilles technologiques, sociales (et légales), commerciales (pour tenir compte des évolutions des
marchés) ....
b) Le stockage
Une fois l'information recueillie il faut la conserver, et pour cela il faut tenir compte de 02
facteurs :
l'information doit pouvoir être disponible, pour cela, il faut pouvoir la trouver et y accéder. Il
faut donc que les informations soient organisées et accessibles.
l'information doit être pérenne, elle doit pouvoir être conservée dans le temps, d'où le choix du
support (papier ou numérique) et de son mode de conservation.
c) Le traitement
La phase de traitement va commencer avec le choix du support utilisé puisqu’il va falloir
trouver une construction formalisée pour traiter l’information :
- Soit la centralisation (réalisée à un seul endroit donc un seul niveau dans l’entreprise) ;
- Soit la décentralisation (elle permet à chaque poste de travail d’échanger des informations et de
travailler en autonomie) ;
- Soit la distribution (elle permet un traitement au niveau d’un site unique ; la saisie et la diffusion
s’effectue grâce à des terminaux).
d) La diffusion
Elle doit répondre à 4 critères :
Quelle est son origine et sa destination ?
Quelle est sa forme ? (Orale, écrite, …)
Dans quel délai l’information devra-t-elle parvenir à son destinataire ?
La diffusion sera-t-elle large ou restreinte ?
Le système d’information a donc pour objectif de restituer au différent membre de l’entreprise les
informations sous une forme directement utilisable afin de faciliter la prise de décision.
5) Les qualités du système d’information
Le système d’information doit permettre :
- de connaître le présent ;
- de prévoir ;
- de comprendre
- d’informer rapidement
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Le système d’information doit être adapté à la nature de l’organisation (taille de l’entreprise, sa
structure, …) et efficace (rapport entre la qualité et le coût).
Pour mieux comprendre la manière dont l'information circule dans l'entreprise, voici
l'exemple d'une entreprise commerciale et ce qui va se passer depuis la réponse d’un appel d’offre
jusqu’à la facturation du produit.
Etapes :
1. Envoi des tarifs
2. Acceptation de la proposition concrétisée par un bon de commande.
3. Validation du bon de commande si solvabilité du client
4. Déclenchement de la livraison, émission d’un bon de livraison
Flux Informations attachées Emetteur Récepteur
- Envoi des tarifs 1. Référence des Service Marketing Client
produits
2. Prix
3. Caractéristiques des
produits
4. Conditions de vente
- Bon de commande 1. Quantité Client Service Marketing
2. Montant
3. Date
4. Référence des produits
5. N° de commande
- Acceptation du bon1. Idem « Bon de commande » Marketing Service Financier
de commande 2. Solvabilité du client Service Compta.
Service Livraison
- Bon de livraison 1. Référence du client Service livraison Client
2. Quantité Service Compta.
3. Référence du produit
4. Montant
5. Date
6. N° de commande
- Facture 1. N° Facture Service Client
2. Référence du client comptabilité
3. Quantité et prix du produit
4. Remises éventuelles
5. Montant
6. Modalité de règlement
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Chapitre II: Le pouvoir dans l’entreprise
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propriété…) pour mettre en œuvre des moyens d’influence (manifester, négocier, etc.) afin
de modifier les résultats de l’entreprise en leur faveur.
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Chaque dirigeant exerce le pouvoir dans l’entreprise en fonction de sa personnalité, du
contexte organisationnel, de ses compétences, de sa culture, etc. Néanmoins, il est possible de
dégager 4 types dominants de pouvoir :
- Le pouvoir charismatique ou autocratique : Il repose sur un seul chef et donne lieu à une
organisation de type « paternaliste » dans laquelle le personnel est relié étroitement au chef.
Ce type de pouvoir que l’on retrouve dans les petites structures (TPE, PME). L’exercice du
pouvoir charismatique se caractérise par une direction qui repose sur la seule personne du
dirigeant ; peu de dialogue et pas de partage du pouvoir avec le personnel.
- Le pouvoir bureaucratique : Le pouvoir provient du poste occupé, de la place occupée dans
la hiérarchie. Le chef dirige une structure. Ce modèle donne lieu à une organisation rigide
(structure bureaucratique) mais qui est peu adaptée à l’environnement actuel complexe des
entreprises.
- Le pouvoir technocratique : Le pouvoir est fondé sur le savoir, l’expertise détenue entre
quelques mains. Le pouvoir est confié aux experts.
- Le pouvoir coopératif : Pouvoir qui est partagé. Le chef est au centre de l’organisation et
non pas en haut de la pyramide. Chacun peut être amené à participer à la prise de décision.
Ce type de pouvoir donne lieu à l’organisation aplatie caractérisée par très peu de niveaux
hiérarchiques.
2) Les formes de pouvoir réel
Crozier postule que le pouvoir formel n’est jamais le pouvoir réel dans l’entreprise. En effet,
les détenteurs du pouvoir formel (cadres dirigeants) doivent faire face aux pouvoirs détenus par
différents individus ou groupes d’individus (coalitions) dans l’entreprise ou à l’extérieur :
- Le pouvoir des actionnaires : qui peut s’opposer au pouvoir des dirigeants car les intérêts ne
sont pas forcément les mêmes (problématique de gouvernance). Le principal intérêt des
actionnaires est de voir le cours de l’action augmenté de même que les dividendes alors que
l’intérêt pour le dirigeant peut être d’assurer la viabilité de l’entreprise à long terme et une
meilleure répartition des bénéfices entre tous les acteurs y compris salariés.
- Le pouvoir des consommateurs qui peut mettre à mal certaines actions de l’entreprise.
- Le pouvoir des salariés qui peuvent entraver ou favoriser la mise en œuvre d’une décision
(l’entraver par la grève, la favoriser par davantage d’implication) ;
- Le pouvoir des syndicats s’inscrit comme un véritable pouvoir avec lesquels les dirigeants
doivent négocier certaines décisions (revalorisation des salaires, mise en place d’un nouveau
système de production, plan de licenciement, etc.)
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- Le pouvoir des institutions financières (banques) qui limitent la marge de manœuvre des
dirigeants.
- Les pouvoirs publics qui peuvent modifier ou s’opposer à certaines décisions.
III- La répartition du pouvoir et les styles de direction
1) La répartition du pouvoir
Le pouvoir repose bien souvent sur la capacité à décider (généralement réservée aux cadres
dirigeants) mais aussi d’influer sur la décision ou sur ses conséquences. Le pouvoir peut donc être
dans une organisation soit concentré entre les mains d’une seule personne ou quelques personnes
proches de la direction (concentration du pouvoir) soit déléguer à plusieurs personnes dans
l’organisation (délégation et décentralisation du pouvoir).
La délégation de pouvoir consiste pour un cadre dirigeant à donner à un subordonné une
autonomie de décision pour un problème particulier et pour une période déterminée. Il est
important de faire une différence entre une délégation de pouvoir et une délégation de signature
La délégation de pouvoir est le fait, pour une autorité administrative, de se dessaisir, dans
les limites légales, d’un ou de plusieurs de ses pouvoirs en faveur d’une autre autorité qui les
exercera à sa place. La délégation de pouvoir opère un véritable transfert de compétences ; ainsi
le délégant est dessaisi de ce pouvoir au profit du délégataire. Le délégant cesse alors d’être
qualifié, aussi longtemps que dure la délégation, pour exercer les pouvoirs délégués qui sont
désormais dévolus à l’autorité délégataire. Le délégant n’est pas responsable des décisions prises
par le délégataire qui en est considéré comme l’auteur. Il
est à noter que l’autorité délégante peut adresser des instructions au délégataire.
La délégation de signature n’a pour effet que de décharger matériellement le délégant d’une
partie de ses tâches en lui permettant de désigner une personne qui prendra des décisions au nom du
délégant. Contrairement à la délégation de pouvoir, la délégation de signature n’opère aucun
transfert de compétence et ne fait donc pas perdre au délégant ni son pouvoir, ni l’exercice de
celui-ci. Le délégant conserve sa responsabilité, qui demeure pleine et entière, pour tous les actes
pris par délégataire. Le délégataire est habilité à exercer les pouvoirs du délégant, mais il n’en
dispose pas. Tout changement dans la personne du délégataire ou du délégant a pour effet de
rendre caduque la délégation. Cette délégation doit être notifiée aux personnes concernées.
Dans le cas de la décentralisation, le manager accorde une certaine autonomie de
décision aux différents membres de l’organisation. La décentralisation permet d’avoir des
décideurs plus près des problèmes à résoudre donc plus capables de prendre plus rapidement la
bonne décision. Il existe deux formes de décentralisation :
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- La décentralisation verticale : lorsqu’un supérieur confie à un subordonné une partie du pouvoir
dont il dispose ainsi que les moyens lui permettant d’agir (ex : le Directeur Financier qui délègue
une partie de son pouvoir – contrôle des comptes lors de la période de préparation du bilan - au
chef comptable). Cette délégation peut être d’une part, globale ou sélective d’autre part, temporaire
ou définitive (dans l’exemple du chef comptable la délégation verticale est sélective : concerne un
domaine de décision et temporaire : contrôle compte pendant période d’élaboration du bilan).
- La décentralisation horizontale : lorsque le pouvoir est transféré vers des groupes fonctionnels
(cadres ou experts) qui sont regroupés en unités autonomes. Exemple type : la création d’une
structure projet pour la réalisation d’un nouveau produit où les différentes fonctions (finance,
marketing, production, etc.) transfèrent leur pouvoir aux membres de la structure projet.
2) Les styles de direction
Le style de direction a évolué au fil des années et donné lieu à différents courants :
a) 1er courant : le courant lewinien
(Kurt Lewin, 1952) qui a étudié les styles de direction et distingué 3 types :
Le style autocratique : où le leader décide seul et ne laisse aucune initiative aux autres
membres de l’organisation.
Le style laisser-faire qui consiste à ne pas s’occuper du groupe.
Le style démocratique : où les membres de l’organisation participent à l’organisation des
tâches ainsi qu’à la distribution des moyens et des rôles.
Ce courant favorise le style démocratique qu’il juge plus efficace du point de vue du rendement et
de la satisfaction des membres de l’organisation.
b) Le courant de Rensis Likert (1967)
Rensis Likert (1967) distingue 4 styles de direction :
Despotique : caractérisé par une forte centralisation du pouvoir ; style où les sanctions
jouent un rôle important.
Bienveillant : dans lequel le pouvoir est paternaliste, protecteur et où l’on a recours à un
système de récompense.
Consultatif : style où l’on accorde aux subordonnés la possibilité d’exprimer leur avis sans
que celui joue un rôle effectif dans les décisions.
Participatif : les membres de l’organisation participent à la prise de décision, à la
définition des objectifs, et à la résolution des conflits.
Le dernier, le type participatif, est préféré par Likert car il permet à chacun des membres de
l’organisation de se sentir responsable dans la réalisation des objectifs.
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c) La grille managériale de Blake et Mouton (1969) :
Blake et Mouton identifient 5 styles de direction à partir du croisement de 2 variables :
d’une part, le degré d’intérêt porté à la production, aux tâches (souci porté aux activités, aux
décisions, aux structures, aux procédures et aux méthodes qui permettent d'atteindre les objectifs
visés) et d’autre part, le degré d’intérêt porté aux hommes (prise en compte des besoins, attentes
et personnalités des collaborateurs)
En croisant ces deux dimensions, on peut identifier cinq grands styles de management :
Le style 1.1: il suffit de faire un effort minimum pour obtenir un rendement adéquat et une
loyauté satisfaisante.
Le style 1.9 : l’attention qu’on accorde à la satisfaction des besoins humains et à la création
de bonnes relations engendre une atmosphère agréable et un rythme de travail confortable.
Le style 5.5 : il est possible d’obtenir un bon rendement de l’entreprise en équilibrant la
nécessité d’effectuer le travail avec le maintien d’un bon moral.
Le style 9.1: l’efficacité des opérations dépend d’un arrangement des conditions de travail
tel que les questions de relations humaines interviennent le moins possible.
Le style 9.9 : le travail est accompli par des individus dévoués à leur tâche ;
l’interdépendance causée par le dévouement à un objectif commun crée des relations basées
sur la confiance et le respect.
Le style pratiqué est en général un mélange de plusieurs styles types, mais l'un d'entre eux est
dominant. Les tendances d'évolution à long terme favorisent le développement du style 9,9.
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Pour ces auteurs, les dirigeants peuvent opter pour l’un ou l’autre des sept styles de
leadership décrits dans la figure suivante. 7 différents styles de direction possibles qui
s’échelonnent en fonction d’une part, du degré d’autorité du supérieur et d’autre part, de la
liberté d’action donnée au subordonné.
Tannenbaum et Schmidt affirment que les dirigeants peuvent choisir un style de leadership à partir
d’un large éventail d’options, ils doivent cependant fonder ce choix à partir des trois groupes de
facteurs que sont
(1) les forces propres au dirigeant ;
(2) les forces propres aux subordonnés et
(3) les caractéristiques de la situation.
D’abord, le dirigeant fera son choix en fonction de son système de valeurs, de son degré de
confiance dans ses subordonnés, de son inclinaison naturelle pour un style donné et de son degré de
tolérance face à l’incertitude. Puis, tenant compte des forces propres de ses subordonnées, il fera
son choix en fonction de la personnalité, des compétences, des habiletés, des valeurs et des attentes
de ses subordonnés. Enfin, le dirigeant prendra en considération des facteurs situationnels,
notamment le type d’organisation dans laquelle il œuvre, l’efficacité des groupes qu’il coordonne,
la nature du problème à résoudre et le temps disponible pour le résoudre
Aujourd’hui, les approches contemporaines des styles de direction postulent qu’il n’y a pas un style
de direction « standard » dans la mesure où le manager doit adapter son comportement aux
différentes situations auxquelles il doit faire face. Ainsi, le style de direction est fonction de la
personnalité du dirigeant, de la personnalité des employés (caractères) et de leur motivation. D’une
manière générale, le comportement des dirigeants et donc leur style de management a évolué pour
mieux tenir compte des salariés.
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Chapitre III: La décision dans l’entreprise
La prise de décision fait partie intégrante des tâches quotidiennes d'un gestionnaire. Certaines
décisions sont assez difficiles à prendre alors que d'autres peuvent être considérées comme
routinières.
Section I : Le caractère et Processus décisionnel
I. Définitions et caractéristiques de la décision
A. Définitions
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Décider, c’est choisir une solution parmi plusieurs options possibles afin d’atteindre un
objectif, c’est à dire résoudre un problème, saisir une opportunité.
C’est choisir une option que l’on juge profitable et qui est supérieure aux autres options.
On peut donc définir la décision comme le choix d’une solution ou d’une orientation à partir
d’informations et des critères qui aident à comparer entre elles plusieurs possibilités.
La prise de décision a été définie par [Link] et [Link] comme étant « Le choix
d’un mode de comportement entre deux ou plusieurs comportements possibles ».
Quand il n’y a pas de choix, d’alternatives ou de sélection, on ne peut parler de prise de décision,
pourquoi ? Parce que décider, c’est renoncer à d’autres options donc, sans choix, pas de prise de
décision.
B. Caractéristiques de la décision
La décision peut avoir plusieurs caractéristiques :
La décision est une nécessité : quand surgit un problème dans l’entreprise, celui-ci doit être
traité.
La décision est plus ou moins complexe : certaines décisions de par leur complexité
nécessitent l’implication de nombreux acteurs, experts, etc.
La décision peut concerner une ou plusieurs personnes, sous-systèmes, ou au contraire
avoir un champ d'action très large et affecter la totalité de l'organisation
La décision peut être à :
- court terme : qui sont pour la plupart réversibles (en cas d'erreur, l'entreprise pourra
entreprendre des actions correctrices dont les effets bénéfiques se feront sentir rapidement),
ce sont décisions courantes ;
- moyen terme : qui engagent l'entreprise sur plusieurs exercices (ces décisions sont pour la
plupart du temps réversibles, mais les actions correctives deviennent coûteuses et lentes à
entraîner un résultat);
- long terme : relatives à l’existence, l’identité de l’entreprise et relèvent de l’avenir de
l’entreprise (elles font partie de la politique générale de l’entreprise, sont en grande partie
irréversibles et échelonnées dans le temps).
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1- Identification du problème et analyse des éléments pertinents: Il doit cerner le vrai problème
et évaluer les faits reliés au problème : Qui est responsable, qui peut fournir plus de
renseignements, qui peuvent apporter des idées nouvelles ? Il faut distinguer les éléments
importants de ceux qui le sont moins.
2- Diagnostic de la situation: Le gestionnaire analyse la situation et relève l'ensemble des
symptômes à l’origine du problème.
3- Elaboration d’une liste de solutions : Pour un problème donné, plusieurs solutions peuvent
être envisagées.
4- Evaluation des aspects positifs ou négatifs de chaque option: Pour, le choix d’une solution, il
est nécessaire d’évaluer la faisabilité, les bénéfices escomptés et les conséquences de chaque
solution possible.
5- Choix d’une solution : Le gestionnaire choisit une option parmi les autres.
6- Mise en œuvre de la décision : Une fois retenue la solution, il faut la mettre en œuvre dans
l’organisation. Il s’agira d’identifier les moyens humains et matériels nécessaires pour atteindre
les objectifs.
7-Evaluation et rétroaction (contrôle): Evaluer les résultats afin de savoir si le problème est
vraiment éliminé.
Exemple rapide d’un processus décisionnel :
1) Problème : les ventes de l’entreprise baissent.
2) Analyse : problème qualité, concurrence agressive, obsolescence, saturation du marché…
3) Elaboration liste de solutions possibles : mettre en œuvre une campagne publicitaire pour
relancer les ventes, apporter une modification au produit (nouveau packaging), baisser les prix,
augmenter les primes aux vendeurs, etc.
4) Evaluation des aspects positifs ou négatifs de chaque solution retenue
5) Choix d’une solution ex : baisser les prix et /ou augmenter les primes aux vendeurs.
6) Mise en œuvre
7) Evaluation : Baisse des prix entraînent : a) augmentation des ventes et donc la décision est
validée ou b) diminution des ventes et l’entreprise revient à l’étape n° 4 pour choisir une autre
solution (ex : publicité).
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1) Les décisions stratégiques
Ce sont décisions qui engagent l’entreprise sur le long terme. Elles sont prises par la direction
de l’entreprise (direction, cadres dirigeants).Elles relèvent de la politique globale de l’entreprise
(exemple : détermination objectifs généraux, choix d’investissement, lancement d’un nouveau
produit, etc.). Il s’agit de décision très importante, risquée (car les erreurs stratégiques peuvent
coûter très cher à l’entreprise : diminution du titre en bourse, réduction d’effectif, etc.) et
généralement non réversible (une fois prise on ne peut pas revenir en arrière). Les décisions
stratégiques sont prises à long terme. Elles reposent sur des informations exogènes (recherchée
dans l’environnement).
2) Les décisions tactiques
Elles concernent des décisions administratives, de gestion (ex : organiser les structures,
organiser les ressources humaines, choix d’un nouveau fournisseur, embauche d’un nouveau salarié,
etc.). Elles sont prises par les directions fonctionnelles et opérationnelles. Il s’agit de décisions
importantes mais avec un risque maîtrisable dans la mesure où on peut corriger les erreurs. Elles
sont prises à court terme. Elles reposent sur des informations endogènes (propre à l’entreprise).
Elles sont en grande partie répétitives et reposent sur des techniques classiques de gestion (ex : pour
la gestion des stocks utilisation de différents modèles existants, etc.).
3) Les décisions opérationnelles
Elles concernent des décisions d’exécution, d’exploitation nécessaires au fonctionnement
courant de l’entreprise (ex : passation d’une commande, réapprovisionner l’entreprise en matières
premières, achat d’une imprimante, etc.). Elles sont prises par les chefs de services, les chefs
d’atelier voire même les opérateurs lorsqu’il y a une volonté de responsabilisation du personnel.
Elles ne représentent pas de risques et les erreurs commises sont facilement corrigeables. Elles sont
prises à très court terme. Elles sont endogènes, très répétitives donc programmables (routines,
procédures). Ex : en cas de panne sur telle machine procéder à la procédure de réparation, etc.
Ces trois types de décision correspondent respectivement à trois niveaux hiérarchiques : la
direction, les niveaux intermédiaires et le niveau d’exécution.
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on a déjà prévu une réponse. La prise de décision programmées simple, rapides dans un temps
limité car tout est prévu à l'avance, car les solutions ont déjà été appliquées. La phase de
l’élaboration d’une liste de solution est alors peu considérée
Ex : Offrir une prime aux salariés quand l'objectif de vente dépasse 5 % du Chiffre
d'Affaires.
2) Décisions non programmées
Ce sont celles qui ne se présentent pas de manière régulière et continue· Ces décisions sont
uniques et les solutions prises sont spécifiques. Elles requièrent un esprit analytique, innovateur
ainsi que de l'expérience car ce sont des décisions qui se manifestent de manière imprévisible.
Ex : Que faire face à une baisse du chiffre d'affaires pour un produit de l’entreprise ?
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d'apprécier la rentabilité économique d'un investissement), ou encore les réseaux (ils ont pour but
de minimiser les coûts et les délais des programmes) sont des outils d'aide à la décision qui peuvent
assister le décideur lors de ses choix. Avec l’apparition d’intranet, l’entreprise dispose d’un outil
d’aide à la décision (Business Intelligence) qui s’appuie sur des entrepôts de données dont les
informations proviennent des bases de données de l’entreprise.
2) L'aide à la décision dans un univers aléatoire
En univers aléatoire, le décideur peut associer une probabilité à chaque éventualité de la
décision. Le calcul des probabilités (espérance mathématique), des statistiques (variance, écart type
pour apprécier les risques), et la technique des arbres de décisions (intéressante lorsque l'on veut
étudier les conséquences d'une série de décisions successives) pourront l'assister dans le processus
conduisant au choix final.
3) L'aide à la décision en univers incertain
En univers incertain, le décideur n'a pas suffisamment d'informations pour connaître ou
prévoir les différents événements liés à la décision. Dans de telles situations, il peut faire appel à
certains critères de la théorie des jeux. C'est un instrument de recherche qui permet l'analyse des
décisions des agents économiques. Les critères du minimax et du maximax sont généralement
retenus.
- Si le décideur est optimiste, il privilégiera le choix pour lequel le maximum espéré est le plus
élevé (maximax)
- Si le décideur est pessimiste, il privilégiera la solution pour laquelle le gain minimum espéré est le
plus élevé (minimax)
Exemple : le décideur peut choisir entre deux solutions (1) et (2)
Gain minimum espéré Gain maximum espéré
(1) 70 300
(2) 150 250
Il retiendra la solution (1) d'après le critère du maximax, et la solution (2) d'après le critère du
minimax.
4) L'aide à la décision en univers conflictuel
En univers conflictuel, tous les événements dépendent d'intervenants par nature hostiles. Les
décisions peuvent en effet concernaient plusieurs agents (exemple du cas des oligopoles). La
théorie des jeux peut une nouvelle fois permettre au décideur d'analyser une décision dans une
situation où plusieurs agents économiques interagissent. Chacun devra tenir compte des actions des
autres joueurs pour prendre une décision.
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Chapitre IV – La politique générale
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La politique générale de l’entreprise constitue l’ensemble des principes directeurs et des
règles de normes qui orientent en permanence l’action de l’entreprise. Constituant tout à la fois une
façon de voir l’entreprise et son environnement.
II - La planification
A) Nature et type de la planification
1) Nature de la planification
La planification est un processus qui permet d’identifier les objectifs à atteindre et les étapes
à mettre en œuvre et à franchir pour atteindre ces objectifs.
Elle permet donc de répondre aux questions suivantes :
- Quelle est la situation actuelle ?
- Où voulons-nous aller ?
- Comment y parvenir ?
Planifier, c'est diriger, organiser l'entreprise selon un ensemble de dispositions adoptées en
vue de la réalisation d'un projet.
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D’après Ackoff : " planifier, c'est concevoir un futur désiré et les moyens d'y parvenir ".
Drucker a définit la planification en 2 temps, ce qu'elle n'est pas, et ce qu'elle est :
- La planification n'est pas seulement la prévision. Elle n'élimine pas le risque. Elle ne
conduit pas à décider pour le futur, elle ne conduit pas à prendre aujourd'hui des décisions
applicables pour l'avenir. Elle consiste à prendre aujourd'hui des décisions immédiatement
applicables mais qui par leur nature engage durablement l'entreprise. A chaque période
ultérieure, il faudra prendre les décisions appropriées pour réaliser les objectifs de
l'entreprise et plus globalement le projet de l'entreprise. La planification n'a pas pour but
prioritaire l'élaboration d'un plan. Le résultat de l'action est moins important que l'action de
planification elle-même. L'action de planification oblige à analyser la situation de
l'entreprise.
- La planification est instrument d'action. Elle donne à l'entreprise le moyen d'agir sur sa
situation future. Elle est un instrument de cohérence, elle permet de réaliser les différents
ajustements et la cohérence des ressources mises en œuvre par l'entreprise. Elle est un
instrument de motivation.
La planification ne va pas de soi. Il n'est pas évident de trouver du temps pour élaborer un
plan sur plusieurs années. Quel est l'intérêt d'un cadre de planifier sur 4-5 ans s'il ne reste pas dans
l'entreprise ?
Les objectifs stratégiques sont l'expression concrète, datée, des buts généraux et de la finalité
de l'entreprise.
b) La planification opérationnelle
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La planification opérationnelle vise l’efficacité à cours terme de l’exploitation des ressources
de l’entreprise. Elle est la définition des moyens à mettre en œuvre dans un cadre pluriannuel pour
atteindre les objectifs stratégiques.
Le plan de financement (indique la manière dont l’entreprise est financé) et le plan
d'investissement (indique comment est réparti et utilisé) sont 2 aspects essentiels de la planification
opérationnelle.
Les plans opérationnels répartissent les objectifs et les moyens dans le temps et par fonction.
Dans la réalité, actuellement, la planification stratégique et la planification opérationnelle
sont de plus en plus associées. En effet, l’horizon de planification stratégique se réduit en raison de
l’instabilité de l’environnement. Si au paravent la planification stratégique portait sur dix ans à
venir, l’horizon se réduit de nos jours à cinq ans.
B) Le processus de planification
Le schéma ci-dessous présente les principales étapes du processus de planification. La
stratégie et le diagnostic faisant l’objet des chapitres suivants, nous nous attacherons à
préciser la notion d’objectifs et de budgets.
Analyse de la situation
Analyse de l’environnement Analyse de l’entreprise
Ressources / opportunités Objectifs Forces / faiblesses
Plan stratégique
Plan opérationnel
Budgets
Contrôle
1) L’analyse de la situation
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La première phase du processus de la planification vise avant tout à déterminer les types
d’activités que l’organisation veut investir davantage. Pour ce faire les dirigeants doivent
commencer par l’analyse de l’organisation et de son environnement.
- L’analyse de l’environnement : Elle procure à l’organisation des informations importantes lui
permettant de juger l’ampleur des opportunités et des menaces que dissimule son environnement.
- L’analyse de l’organisation : Elle cherche à établir un diagnostic des forces et faiblesses de
l’organisation ; c'est-à-dire des moyens (humains, matériels, financiers, …) dont elle dispose et de
ses limites. Il s’agit d’un véritable « audit » permettant : D’apprécier la fonction commerciale
(l’importance et la qualité de la clientèle, la force de vente, le réseau de distribution, …) ; de
mesurer les capacités de production en termes humain et technique ; de contrôler la santé financière
de l’entreprise (capacité d’autofinancement, capacité d’endettement, ...) ; d’apprécier le climat
social au sein de l’organisation (entente du personnel, conflit, …).
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- Mesurable : c’est-à-dire quantifiable (Axé sur les résultats attendus : augmenter le chiffre d’affaires
annuel de 20%) afin qu’il puisse être contrôlé
- Atteignable : Assorti de moyens ;
- Réaliste : (afin qu’il soit cohérent avec la stratégie et les réalités de l’organisation) et motivant (afin
qu’il soit partagé par ceux qui vont contribuer à sa réalisation) ;
- Temporel : il doit être inscrit dans le temps (indiquer à quel moment il faut aboutir aux résultats) ;
Le plan stratégique vise donc à établir pour l’organisation une orientation générale et porte
sur ses besoins à long terme. Il est souvent formulé par la direction avec ou sans la participation des
opérationnels.
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des orientations de la politique générale de l’organisation, afin que le budget global soit un élément
cohérent du plan d’ensemble.
5) Le contrôle
Le contrôle a pour rôle d’évaluation les résultats et les confronter aux prévisions qui ont été
faites. L’évaluation des résultats consiste à mesurer les écarts entre la réalisation et la prévision. La
mesure des écarts porte généralement sur quatre points :
- Les écarts par rapport aux objectifs ;
- Les écarts par rapport aux moyens ;
- Les écarts par rapport à l’environnement et à son évolution ;
- Les écarts par rapport au calendrier prévu pour l’exécution ;
La révision de la planification, quant à elle, a pour objectif de réduire les écarts entre le plan
et la réalisation. La correction d’un écart peut prendre deux formes :
Le rattrapage qui se fait par l’augmentation de la quantité ou la qualité des ressources utilisées.
La révision du plan qui peut être utilisée dans trois cas :
- Lors d’une erreur de prévision, il faut donc réajuster le plan quantitativement (en baisse ou à la
hausse) ou qualitativement (si un évènement a été mal prévu).
- Lorsque le plan initial se révèle dépassé, on établit un plan rectificatif (ou plan intérimaire) qui se
substitue à la partie du plan restant à réaliser.
- Lors du prolongement du plan (par exemple, le plan de 3 ans peut être prolongé d’une année
chaque fin d’année), on utilise la technique du « plan glissant » qui permet d’incorporer des
modifications au plan initial.
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Chapitre V -La stratégie
La notion de stratégie a vu le jour dans le domaine militaire, elle consiste à mobiliser des
moyens pour gagner une guerre. Il s’agit de l'art de coordonner l'action des forces militaires,
politiques, économiques et morales impliquées dans la conduite d'une guerre ou la préparation de la
défense d'une nation ou d'une coalition.
Cette notion a été extrapolée à l’entreprise. En effet, elle définit les actions à mener pour
réaliser les objectifs. C’est la direction générale de l’entreprise qui doit procéder au choix des
voies et des moyens à mettre en œuvre afin d’atteindre les objectifs fixés. Ces actions devraient lui
permettre de faire face aux entreprises concurrentes.
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avantage. Elle englobe la conception et le pilotage d’actions dans le but de saisir des opportunités
tant internes qu’externes.
C) Stratégie et politique générale de l’entreprise
La stratégie d'entreprise désigne l'ensemble des choix d'allocation de ressources qui
définissent le périmètre d'activité d'une organisation en vue d'assurer sa rentabilité, son
développement et/ou sa pérennité. Elle correspond aux axes de développement choisis pour
l'entreprise et se concrétise à travers un système d'objectifs et un modèle économique (ou une
chaine de valeur).
La politique générale se définie comme l'ensemble des principes directeurs et des grandes
règles et normes qui orientent en permanence l'action de l’entreprise. Contrairement aux autres
fonctions de l’entreprise qui ne concernent qu’un seul aspect, la politique d’entreprise, considère
l’entreprise comme une totalité. Elle utilise des informations provenant des autres fonctions mais se
base sur ses propres méthodologies.
L’entreprise est libre dans le choix des objectifs généraux qu’elle entend poursuivre et des
stratégies qu’elle développe afin d’atteindre ces objectifs.
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fonction de l’entreprise. (Production, Commerciale, GRH, R&D, etc.). Cette stratégie vise
à mettre à profit et à intégrer les compétences distinctives et les capacités de l’organisation
pour chacune des différentes fonctions qu’elle assume.
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Dans ce type de stratégie l'entreprise se concentre sur un segment du marché où sa rentabilité
sera plus forte que celle de ses concurrents présents sur l'ensemble des segments. On parle
également de stratégie de niche. La stratégie de focalisation ou de concentration est adaptée aux
PME, elle n'a pas d'effet de taille. Le risque principal est celui d'une sur segmentation.
B) La stratégie de développement
Une entreprise doit faire un choix quant à la stratégie pour pouvoir se développer. Elle peut
avoir le choix entre une stratégie de spécialisation, une stratégie de diversification et une stratégie
d’internationalisation.
1) La stratégie de spécialisation
C’est la stratégie par laquelle une entreprise limite son activité à des produits fondés sur une
technologie unique. L’entreprise concentre tous ses efforts sur un DAS particulier ou un nombre
très réduit de DAS. Elle cherche à atteindre le meilleur niveau de compétence possible et d’en faire
un avantage concurrentiel décisif. La stratégie de spécialisation est généralement optée par les
entreprises dans une situation particulière de leur développement. Elle est mise en place pour les
raisons suivantes :
- lorsque l’entreprise dispose de moyens financiers, humains, productifs limités (PME,
entreprises récentes), l’objectif est d’utiliser les compétences acquises dans un domaine
d’activité unique ;
- volonté de l’entreprise de développer un savoir-faire technique et commercial pour faire
face aux attaques de la concurrence ;
- la recherche de sécurité d’un métier solide ;
- la recherche d’une taille suffisante dans une optique de croissance.
2) La stratégie de diversification
La diversification consiste à élargir les activités (le « périmètre d’activités ») :
- nouveaux produits ;
- nouveaux marchés ;
- nouvelles technologies.
Elle cherche à multiplier les domaines d’activités sans liens particuliers entre eux. Elle
cherche à s’orienter vers des métiers ou des secteurs d’activité nouveaux.
3) Le recentrage
Le recentrage est l’abandon de certaines activités (retour à la spécialisation ou réduction de la
diversification. Il peut s’agir d’:
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- élimination d’activités peu rentables ou risquées ;
- allègement de structure ;
- concentration des ressources et génération d’économies d’échelle ;
- exploitation des compétences clé ;
- recherche d’une meilleure création de valeur ;
- clarification pour satisfaire les marchés financiers (lisibilité de l’activité).
Le recentrage peut être :
- L’externalisation de certaines activités qui sortent de la chaîne de valeur bien que le produit final
soit conservé.
- L’abandon pur ou la cession d’activité.
- L’Offensif (volonté de croissance, d’accentuer un avantage concurrentiel, de se concentrer sur un
métier, d’améliorer la performance).
- Le Défensif ou de dégagement (problème financier, DAS non rentable, contrainte légale).
4) La stratégie d’internationalisation
C’est le fait pour une entreprise de vendre ses produits à l’internationalisation. Il s’agit d’une
expansion géographique.
Pour définir une stratégie efficace, l'organisation doit tout d'abord procéder à un diagnostic
stratégique. Il repose sur l'analyse du passé, la recherche d'explications et un effort de causalité. Se
fait en deux temps : d'abord, une analyse interne, puis, une analyse externe.
I- Présentation du diagnostic stratégique
1) Définitions
Le diagnostic stratégique consiste à comprendre la situation actuelle de l’entreprise par
une analyse de l’entreprise et de son environnement. Il s’agit d’un diagnostic externe de
l’environnement et d’une analyse interne de l’entreprise.
La démarche du diagnostic stratégique s’apparente à une photographie de la situation de
l’entreprise. Il s’agit de positionner l’entreprise et ses concurrents sur un marché donné afin de
confirmer ou de modifier les choix stratégiques antérieurs et de projeter ainsi l’entreprise dans un
futur maîtrisé. Il est réalisé dans deux directions : l'environnement, en termes d’attractivité du
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secteur (opportunités, menaces), et l'entreprise en termes de potentialités intrinsèques (forces et
faiblesses).
En effet, l’entreprise est un système ouvert qui possède ses propres caractéristiques et qui
survit et se développe dans un environnement en constante évolution, porteur de menaces mais
aussi d’opportunités.
Le diagnostic stratégique permet alors, au préalable, d’avoir les informations nécessaires,
d’une part, concernant les caractéristiques du macroenvironnement et microenvironnement et,
d’autre part, concernant les caractéristiques de l’entreprise elle-même.
Ainsi, le diagnostic stratégique interne et externe permettra à l’entreprise de pouvoir concilier
les choix stratégiques dont dépend sa compétitivité à long terme et la maîtrise des turbulences de
son environnement dont dépend sa compétitivité immédiate.
Les ressources : Il s’agit des ressources possédées par l’entreprise de manière générale. Il peut
s’agir des ressources matérielles, des ressources humaines (personnel, ouvriers), ressources
financières (fonds disposés par l’entreprise), ressources intangibles (marque, brevet, Licence).
Les compétences : Constituent les savoir-faire et routines qui permettent de mener à bien diverses
fonctions (exp : la conception, la production, le marketing, etc.)
Les facteurs clés de succès sont les éléments stratégiques (des atouts) qu’une entreprise doit
nécessairement détenir pour réussir une activité donnée.
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Les changements stratégiques sont souvent le résultat d’une mutation de l'environnement. Par
conséquent, le diagnostic externe de l’environnement s’impose afin d’assoir les décisions
stratégiques. Le diagnostic externe concerne l’ensemble des éléments qui influencent l'entreprise ou
sur lesquels elle peut agir. Il s’agit d’identifier les facteurs de marché (forces en présence) et les
facteurs hors marché (la réglementation, par exemple).
Ainsi, la connaissance de l’environnement permet de dégager les opportunités possibles et les
menaces éventuelles provenant de l’environnement. Il est alors indispensable de réaliser un
diagnostic du macroenvironnement et du microenvironnement.
1) L’analyse macroenvironnement
Cette analyse permet d’évaluer l’ macroenvironnement de manière à dégager les
caractéristiques susceptibles de modifier les stratégies de l’entreprise.
Il s’agit d’identifier les influences clés de l’environnement, c’est-à-dire les facteurs
susceptibles d’affecter celui-ci de manière durable.
Facteurs politiques : Lois sur les monopoles, lois sur la protection de l’environnement,
politique fiscale, régulation du commerce extérieur, droit du travail, stabilité
gouvernementale, etc. L’analyse de ce facteur permet de savoir s’il existe une évolution de
l’environnement politique ayant des conséquences sur le secteur.
Facteurs économiques : Cycles économiques, évolution du PIB, taux d’intérêt, politique
monétaire, inflation, chômage, revenu disponible, disponibilité et coût de l’énergie, etc.
l’analyse de la conjoncture globale permet de savoir si on évolue en période de croissance
ou en déclin.
Socioculturel : Démographie, distribution des revenus, mobilité sociale, changements de
modes de vie, attitudes par rapport au travail, niveau d’éducation, etc. analyser l’évolution
démographique qui peut avoir une influence sur le niveau de la demande du marché. Le
vieillissement de la population peut orienter l’entreprise vers une production spécifique aux
besoins des personnes âgées.
Technologique : Dépense en R&D, investissements sur la technologie, nouvelles
découvertes, vitesse de transfert technologique, taux d’obsolescence, etc. L’évolution
technologique peut influencer l’activité de l’entreprise au niveau organisationnel mais
également au niveau des processus de conception, développement et production.
A l’issue de l’analyse, il est possible de dégager de nouveaux segments d'activités et une
politique engageant des moyens financiers, humains et matériels pour plusieurs années.
2) L’analyse du microenvironnement
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L’environnement immédiat de l’entreprise est constitué par plusieurs intervenants ayants des
relations directes avec l’entreprise. Contrairement à l’environnement général, pour qui l’entreprise
a des moyens limités pour l’influencer, l’environnement immédiat peut être influencé par les
actions de l’entreprise. Il s’agit d’analyser le comportement des fournisseurs, des clients, des
concurrents directs, indirects et potentiels.
Ce diagnostic permet à l’entreprise d’élaborer des stratégies adéquates afin de :
- Faire face à la concurrence intra-sectorielle provenant des concurrents installés
- D’évaluer le niveau de protection du secteur contre les entrants potentiels
- D’analyser le poids des fournisseurs et des clients dans le secteur.
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L’entreprise devra déterminer les barrières à l’entrée et à la sortie d’un secteur. Une barrière à
l’entrée est l’ensemble des obstacles qui empêche les concurrents à l’entrée du marché. Exemple :
barrières d’ordre légal, coût des produits élevé, investissement élève, etc.
Une barrière à la sortie est l’ensemble des obstacles qui empêche la sortie du marché d’une
entreprise. Exemple : l’augmentation des coûts fixes d’un secteur, les contraintes des pouvoir
publics, etc.
3) L’analyse fonctionnelle
L’analyse fonctionnelle consiste à passer en revue les principales fonctions de l’entreprise
pour déterminer les forces et faiblesses et les comparer aux concurrents.
- La fonction commerciale : il s’agit de répondre aux questions suivantes : y a-t-il une
politique de segmentation du marché ? politique de ciblage ? Quel est le positionnement ?
Faire une étude du mix marketing (Prix, Produit, Distribution, Communication), une étude
des parts de marché et des forces des ventes.
- La fonction production : il s’agit de faire une étude du mode de production, de la capacité
de production. De savoir quels sont les délais de fabrication, y a-t-il des économies
d’échelles ? Quelles est la productivité ?
- La fonction approvisionnement : quels sont les délais d’approvisionnement ? délais de
paiement accordé par le fournisseur ? lien de dépendances entre l’entreprise et le
fournisseur ?
- la fonction GRH : Niveau de compétences, mode de rémunération, motivation des salariés,
système de communication interne.
- La fonction comptabilité : Etude des Soldes Intermédiaire de Gestion, comptabilité
analytique.
- La fonction financière : Niveau d’endettement, mode de financement (autofinancement,
ouverture du capital) et étude de solvabilité de l’entreprise (c.à.d. la trésorerie, le fonds de
roulement et besoin en fonds de roulement)
- La fonction recherche et développement : Quels sont les budgets et les ressources
consacrés à la recherche ? Masse salariale ? Publication et brevets ?
Il s’agit d’analyser ces fonctions en termes de forces et faiblesses, ressources et compétences.
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distribution des concurrents) - Réduire les coûts le produit, les services, la
distribution
- Quelle est la - Optimiser la - Promouvoir le produit
concurrence, production - Baisse du prix
produits
substituables ? - Commencer à
préparer le successeur
Augmenter les
Protéger le ventes (stratégie de Arrêter au bon moment,
Réaliser un profit remplacer
produit volume)
unitaire maximum
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- Nouveau produit ou service - Produits et service indifférenciés
- Bonne implantation de l'activité - Mauvaise implantation
- Avantage coût / savoir-faire - Faible accès aux canaux de distribution
- Processus et procédures Qualité - Mauvaise qualité des produits / services
- Marque ou réputation forte - Mauvaise réputation
Opportunités - Opportunities Menaces - Threats
- Marché émergeant - Nouveau concurrent sur marché
- Fusions, Joint-venture, alliances - Guerre des prix
stratégiques - Nouveau produit de substitution
- Entrée nouveaux segments marché - Nouvelles réglementations
- Un nouveau marché international - Entraves aux échanges
- Réduction de la réglementation - Nouvelle imposition sur produit
- Suppression barrières commerciales
Rentabilité ressources
+ financières -
Vedettes Dilemmes +
Taux de croissance du
- Les « dilemmes » : Il s'agit des secteurs dont la croissance est forte. Cette croissance est, toutefois,
conditionnée à des investissements très importants, notamment en marketing, recherche-
développement et production.
- Les « vedettes » : Les produits « vedettes » connaissent une forte part de marché relative, ce sont
donc également des domaines à croissance forte qui permettent de dégager d'importantes liquidités
(permettant ainsi de pratiquer une politique d'autofinancement pour les nombreux investissements
encore nécessaires au développement de ces produits).
- Les « vaches à lait » : elles correspondent aux domaines d'activités qui sont parvenus à un stade de
maturité. La rentabilité des produits « vaches à lait » est très forte mais, peu à peu la croissance de
la demande ralentit et les investissements deviennent faibles. Par ailleurs, un domaine d'activité ne
peut rester éternellement « vache à lait » (à plus ou moins long terme), l'entrée d'un domaine dans
cette catégorie laisse présager la phase de déclin.
- Les « poids morts » : Ce sont souvent d'anciens produits « vaches à lait ». On désigne sous cette
appellation les activités condamnées à disparaître car devenues inutiles pour l'avenir de l'entreprise.
Leur contribution à la croissance est, bien entendu, totalement nulle.
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À chaque domaine d'activités sont associés :
- des caractéristiques commerciales (part de marché, vente...).
- des flux financiers (recettes, trésorerie...).
- des stratégies d'investissement.
Par exemple ;
Pour les activités « vedettes » il sera nécessaire de procéder à des investissements de capacité. Il
s'agit souvent de produits en pleine phase d'expansion
Pour les activités « dilemmes » qui correspondent plutôt aux produits en phase de lancement la
stratégie à adopter sera celle du développement et de la communication (publicité, etc....). Si le
lancement est trop hasardeux l'entreprise pourra également décider d'adopter une stratégie
d'abandon.
Pour les activités « vaches à lait » correspondant, quant à elles, à des produits souvent arrivés au
stade de la maturité, les investissements les plus pertinents seront des investissements en
productivité de manière à maintenir un avantage concurrentiel significatif par rapport à des activités
nouvelles éventuellement en développement sur le même marché.
Quoi qu'il en soit, la modélisation du BCG retient qu'un portefeuille d'activité est équilibré
lorsque les domaines se répartissent dans les quatre quadrants de manière égale. L'entreprise doit
veiller à la préservation de cet équilibre, par exemple, si un portefeuille ne contient que des
dilemmes et des poids morts, il en résultera une insuffisance de moyens financiers pour poursuivre
l'exploitation, ce qui met l'entreprise en danger. Par contre, un portefeuille présentant un excès de
domaines « vache à lait » réduit les possibilités de développement futur de l'entreprise.
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Interprétation du graphique :
Le développement naturel, qui suppose l’engagement de toutes les ressources nécessaires pour
suivre le développement, correspond aux activités pour lesquelles l’entreprise a une bonne
position concurrentielle, mais intègre également la totalité des segments d’avenir (en phase de
démarrage).
On lui oppose le développement sélectif pour les activités à position concurrentielle moyenne,
voire faible ; l’objectif est d’atteindre une meilleure position et donc une meilleure rentabilité.
L’abandon est préférable pour les activités de peu de rendement et où la position
concurrentielle de l’entreprise est faible.
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L’intérêt du modèle :
Le modèle ADL ne se limite pas comme le modèle BCG à la compétitivité par des coûts ; il
est également plus dynamique puisque, d’une part, la position concurrentielle s’apprécie en
fonction de atouts de l’entreprise et non de la seule part de marché détenue à un moment donné et
que, d’autre part, l’attrait du segment s’évalue à partir du cycle de vie, ce qui tient compte de son
évolution. En contrepartie, plus qualitatif que le modèle BCG, il procure des renseignements moins
simples et moins tranchés.
c) Le modèle McKinsey
Le modèle McKinsey est construit à partir de deux variables : la position concurrentielle et la
valeur du secteur ou attrait du marché.
- La position concurrentielle se différencie du modèle ADL en ce qu’elle est mesurée par des
facteurs clés de succès plus nombreux et pondérés les uns par les autres.
- La valeur du secteur ou attrait du marché s’évalue à partir de la valeur absolue ou intrinsèque
(via le taux de croissance du secteur et sa maturité), mais aussi à partir de la valeur relative qui
correspond à l’intérêt que l’activité représente pour l’entreprise elle-même, et dépend d’éléments
tels que l’existence de synergies avec d’autres activités de l’entreprise, le niveau des barrières à
l’entrée ou la maîtrise d’un facteur clé critique (exp sécurité des approvisionnements ou des
débouchés).
Elle se présente sous la forme d’un tableau à double entrées et neuf cases, en abscisse la position
concurrentielle et, en ordonnée la valeur du secteur ; chacun de ces deux critères étant mesuré sur
une échelle à trois positions : forte, moyenne, faible. La représentation des activités dans le tableau
est identique à celle des deux précédents modèles.
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La matrice présente trois stratégies élémentaires :
- Investir et se développer : lorsque la valeur de l’activité et la position concurrentielle sont
intéressantes ;
- Statu quo : Il s’agit de se maintenir en rentabilisant dans les zones de valeur et de position
concurrentielle moyenne ;
- Abandon : Se retirer partiellement ou totalement des zones faibles.
3. LA MATRICE DU B.C.G.
Le B.C.G. part du principe que l'un des objectifs essentiels de la stratégie est de permettre une
allocation optimale des ressources dont dispose l'entreprise, entre différents segments stratégiques,
pour acquérir une meilleure position concurrentielle globale. La matrice se présente de la façon
suivante :
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- Les dilemmes sont des segments d'activité à croissance élevée peu rentable, qui exigent des
investissements importants pour suivre l'évolution du marché, déficitaires en termes de flux
financier, nécessitent l'acquisition d'une bonne position concurrentielle pour éviter les poids morts.
- Les vedettes sont des segments d'activité en croissance rapide, s'autofinancent, risqués à cause de
sa jeunesse et de sa croissance
Les prescriptions stratégiques
–Les prescriptions stratégiques du BCG
•Rentabiliser les vaches à lait.
•Abandonner ou maintenir sans investissement les poids morts.
•Maintenir la position dominante pour les vedettes.
•Doubler la mise, resegmenter ou abandonner pour les dilemmes.
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Chapitre VII : La flexibilité
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• La sous-traitance ou externalisation permet de faire appel à d'autres entreprises pour la
réalisation d'une partie de la production ou d'activités annexes (gardiennage, restauration,
entretien).
b) La flexibilité interne
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La flexibilité interne est l’ensemble des mesures visant à instaurer la flexibilité au sein de
l’entreprise avec les moyens qui lui sont propres. Elle repose non pas sur une variation du nombre
de salariés, mais sur une utilisation différente de ceux-ci.
• La flexibilité quantitative interne consiste à faire varier le temps de travail annuel des salariés de
l'entreprise. Elle peut entraîner des périodes irrégulières de travail à l'intérieur d'une journée (ex :
hôtesse de caisse dans la grande distribution).
• La flexibilité fonctionnelle est l'aptitude à pouvoir faire changer les salariés de poste de travail
sans coûts supplémentaires par le développement de la polyvalence.
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I II- Les manifestations de flexibilité au sein de l’entreprise
Entrée dans l’entreprise au niveau de la production, la flexibilité a gagné tout le système. On peut
observer ses manifestations aux différents niveaux du système.
1) L’organisation productive
Pour permettre de répondre à une demande plus fluctuante et plus diversifiée, une nouvelle
organisation productive est aujourd’hui recherchée à travers la conception d’équipements flexibles,
à l’aise notamment des nouvelles possibilités ouvertes par la microélectronique. 3
2) Les technologies nouvelles de l’entreprise
Les technologies appliquées à une production de masse très standardisée, axées sur la recherche
d’un plus grand degré d’automatisation en vue d’une amélioration de la productivité, étaient :
- Soit automatisées et rigides,
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Chapitre VIII : La qualité totale
La qualité est devenue un aspect essentiel dans la production des entreprises. La logique de qualité
s’est développée avec l’ouverture de l’économie qui a accentué et transformé la demande des
consommateurs.
I I- Présentation du concept de Qualité totale
II 1) Définition
La qualité désigne l’aptitude de l’entreprise à faire apprécier son produit auprès de sa clientèle. La
différenciation de ses produits par la qualité est source d’avantage compétitif pour l’entreprise.
Le concept de « qualité totale » est un état d’esprit à acquérir et à développer dans l’entreprise par
les dirigeants, dont l’objectif principal est la satisfaction du client.
« La Qualité Totale, pour une entreprise, est une politique qui tend à la mobilisation permanente de
tous ses membres pour améliorer :
– la qualité de ses produits et services ;
– la qualité de son fonctionnement ;
– la qualité de ses objectifs, en relation avec l’évolution de son environnement.
On définit souvent dans les entreprises, la qualité totale par les cinq zéros olympiques :
- Zéro défaut : Amélioration des produits en intégrant des contrôles dans l'unité de production, à
différents stades de l'élaboration du produit
- Zéro délai : Les produits sont fabriqués et livrés au bon moment. Il faut une bonne organisation
des moyens de production et aussi une flexibilité convenable.
- Zéro stock : Il faut savoir gérer la production avec des méthodes connues (Gestion des stocks,
MRP, KANBAN...)
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De nos jours, on pourrait rajouter aussi,
- Zéro déchet (éviter de produire avec trop de chutes, ce qui est inutile et dangereux), puis aussi,
- Zéro nuisance (absence de rejets de fumées, copeaux, pollution, pendant la fabrication et pendant
l'utilisation du produit).
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- Organisationnelle et humaine : pour que l’image de marque de l’entreprise soit effectivement
perçue par l’environnement, il faut qu’elle soit totalement acceptée et intégrée par les membres de
l’entreprise.
- les clients (prise en compte de leurs besoins : qualité des produits, délais, prix…).
- la concurrence.
2) Les raisons d’une démarche qualité totale
On peut avoir comme raisons :
- la complexité croissante des produits et services ;
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- les plus grandes exigences des clients ;
- la mesure : qui consiste à évaluer le taux de conformité du produit ou du service réalisé par
rapport au besoin exprimé. Elle permet de constater les améliorations possibles.
- la responsabilité : qui est une obligation ou une nécessité morale, intellectuelle, de réparer une
faute, de remplir un devoir, de respecter un engagement, et implique l’acceptation des
conséquences de la prise de décision. La mise en place d’une démarche qualité totale, implique,
sans toue, un important changement de comportement.
4) Les conditions de réussite de la démarche qualité totale
La réussite d’une démarche qualité totale ne pourra se faire que si les conditions suivantes sont
respectées :
- l’engagement sans réserve de la direction générale ;
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- les coûts d’évaluation ou de contrôle : il s’agit des coûts de contrôle de réception des matériaux,
d’enquête de satisfaction de clients, etc.
- les coûts de non-conformité internes : coûts liés aux défaillances constatées avant livraison aux
clients. Exemple : retouches, rebuts, retards, etc.
- les coûts de non-conformité externes : coûts liés aux défaillances constatées après livraison aux
clients. Exemple : rappel des produits défectueux, etc.
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2) Les composantes de la culture d’entreprise
Peters et Watermann (1983) la présente comme l’un des principaux facteurs de
performance de l’entreprise.
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Les symboles : Ce sont des mots, des objets, des gestes, des tenues vestimentaires, des
styles architecturaux, etc. qui ont une signification liées aux valeurs essentielles. La tenue
vestimentaire des salariés de MTN, dont les couleurs correspondent à celle du logo
Les mythes : Ils correspondent aux légendes, aux histoires associées au passé de
l’entreprise. Le mythe peut être associé à la personne du fondateur ou de dirigeants qui ont
marqué l’histoire de l’entreprise (le héros). Exemple : Comment le président a créé la
société en vendant dans un kiosque; comment l’actuel directeur RH, a réussi à gérer le
personnel sans en licencier lorsque l’entreprise traversait une crise, etc.
Les rites : Ce sont des pratiques qui découlent des valeurs partagées au niveau du
recrutement, des réunions de travail, des réceptions…Exemple : le tutoiement ou le
vouvoiement ; faire le sport le samedi et prendre petit-déjeuner ensemble après.
Les tabous : Ils correspondent aux interdits dans une organisation, comme les sujets dont
on ne doit pas parler, les actes que l’on ne doit pas faire. Ce qui relève des échecs, des
erreurs de stratégie.
3) L’importance de la culture pour une entreprise
La connaissance de la culture d’entreprise est un préalable indispensable à toute
réflexion stratégique. Elle permet de prendre des décisions adaptées, tenant compte des
spécificités de l’entreprise, en évitant de se fonder sur des décisions par rapport à des normes
standard. Il est généralement admis que la culture d’entreprise est un outil de management au
service de la performance de l’entreprise. En effet, elle permet au manger :
d’assurer la cohérence du groupe autour des objectifs commun dans la mesure où elle
permet de fédérer sur des valeurs communes qui transcendent les divergences d’intérêt et
d’opinion entre les différentes parties prenantes internes (dirigeants, managers, cadres,
ensemble des salariés); dans ce cadre, la culture d’entreprises apparaît donc comme un
outil, dont dispose le dirigeant, pour limiter les risques de conflits et d’affrontement ;
d’améliorer l’adaptation car un groupe mieux soudé réagit plus efficacement aux
évolutions inévitables de l’environnement ;
de favoriser la motivation puisque les salariés intègrent les objectifs de l’entreprise. Sur le
plan économique, la culture d’entreprise peut donc permettre l’amélioration de la
performance. L’adhésion aux valeurs de l’entreprise développe la motivation, permet une
meilleure coordination, facilite les synergies, assure une meilleure intégration des nouveaux
salariés, etc.
4) Les limites de la culture d’entreprise
Toutefois la culture d’entreprise comporte des limites :
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- les effets attendus ne sont pas toujours atteints car certains individus peuvent ne pas adhérer
aux valeurs véhiculées par cette culture, limitant ainsi les effets au niveau de la motivation ; de
même, les conflits de personnes peuvent limiter les effets positifs attendus ;
- une culture d’entreprise trop forte peut être perçue par les salariés comme une manipulation,
provoquant les effets inverses à ceux attendus ;
- elle peut constituer aussi un facteur de rigidité face aux changements, comme par exemple à
l’occasion d’opération de fusion.
Ces valeurs fondant cette culture peuvent être concrètement exprimées dans une charte, le
projet d’entreprise.
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(direction général) en collaboration avec les cadres et les représentants du corps social. Il devra
être largement diffusé et valorisé au personnel. Il sera présenté par le dirigeant de l’entreprise.
Le développement d’un tel projet répond à trois préoccupations :
faire face aux problèmes que l’entreprise peut rencontrer dans son parcours comme les
difficultés de l’environnement, soutenir les phases de croissance, changement de
dirigeant,…
mobiliser le personnel afin de s’assurer de la participation de tous les salariés,
constituer une référence, un guide de l’action pour chaque salarié. Il s’agit donc d’un
message compréhensible par tous, formalisant la culture d’entreprise et faisant de celle-ci
un outil de management des ressources humaines, visant notamment à l’implication des
salariés.
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Chapitre X : La fonction de veille et l’intelligence économique d’entreprise
I- La fonction de veille
Dans un contexte de multiplication et d’internationalisation des sources d’informations, la
veille constitue un moteur essentiel de développement. L’enjeu de la veille n’est pas tellement
l’accès à l’information mais, l’exploitation pertinente de cette information.
1) Définition
L’activité de veille en entreprise consiste à collecter des informations stratégiques pour
permettre d’anticiper les évolutions et les innovations.
Dans une perspectives de développement durable, la veille s’avère être un élément
essentiel pour prévenir les risques. C’est une démarche proactive qui permet d’anticiper les
contraintes environnementales, sociales et économiques.
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2) Objectif de la veille
Pour l’entreprise, l’objectif de la veille est d’anticiper tout changement, de détecter les
menaces et les opportunités. La veille doit l’aider à prendre des décisions stratégiques et à
renforcer sa position concurrentielle.
Il ne faut pas confondre la veille avec une recherche d’information ponctuelle destinée à
répondre à une question ou un problème précis et momentané. La veille a un caractère
anticipatif.
3) Les étapes de la démarche de veille
La veille est un processus, constitué de différentes étapes, qui s’étend de la spécification
des besoins (définition des thèmes de veille) à la prise de décision et à l’action.
Préalable (le point de départ d'une démarche de veille): sensibiliser les
collaborateurs La phase de sensibilisation des collaborateurs vise à les informer de
l'enjeu que revêt la démarche : la veille a pour objectif d'alimenter la stratégie de
l'entreprise ou de valider un projet opérationnel. Cette sensibilisation contribue à
susciter leur adhésion et à les motiver.
1ère étape : Exprimer les besoins
L'expression des besoins en information se fait dans le cadre des objectifs stratégiques de
l'entreprise. La définition des besoins en informations et des axes de veille est un travail
collectif de l'équipe projet et du service concerné.
- On définit les besoins : Quelles sont les préoccupations actuelles? Les dossiers en cours?
Les difficultés relevant d'un manque d'information?
- On définit le type d'informations à trouver : informations qualitatives? Quantitatives?
- On définit précisément la « cible » de la veille : quelles informations peut-on collecter sur
une entreprise (un partenaire, un client)? Cherche-t-on à connaître tous les produits d'un
segment de marché? Sait-on par où commencer cette démarche?
- On planifie la recherche : on élabore un plan de recherche et de veille; on fixe des limites en
terme de contenu, de délais et de coûts; on précise les destinataires et la forme de restitution /
diffusion souhaitée.
2e étape : choisir les sources d'informations
Pour chaque axe de veille validée par la direction, les veilleurs répertorient les sources
d'informations connues et analysent les plus pertinentes.
Choisir, une ou deux sources, même payante parmi les plus fiables d'un domaine, est plus
intéressant que d'avoir de nombreuses sources peu qualifiées.
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Lorsque l'identification de sources pertinentes s'avère difficile, le recours à un expert sectoriel
peut constituer une solution.
Critères de choix d'une source d'information
- Origine interne ou externe
- Contenu formel/informel
- Support physique (papier, numérique, oral)
- Accès libre ou réservé
- Accès gratuit ou payant à l'information
- Niveau de connaissance proposé (information brute, commentaire, rumeur,…)
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lieux relatif au sujet posé, les opportunités et les contraintes ainsi que les préconisations des
analystes à l'aide d'une présentation convaincante. Le rapporteur de la synthèse doit maîtriser le
support de diffusion afin que la forme valorise le fond.
6e étape : mémoriser le déroulement et les résultats de la veille
Le cycle de l'information fonctionne en boucle : les résultats d'une recherche peuvent alimenter
un travail ultérieur où la méthode et les questions seront affinées. La veille suit ce processus
récurrent qui peut être amélioré au fur et à mesure de la pratique. Pour profiter des acquis
antérieurs et affiner la méthode employée, il est parfois nécessaire de pouvoir revenir sur le
processus de veille.
A la fin de la démarche, on rassemble toutes les composantes du projet (documents de
travail, éléments collectés, analyses et synthèses). On adopte un mode de conservation des
documents : le support d'archivage (papier/numérique) et le lieu de stockage sont choisis en
fonction de la fréquence et du type d'accès auxquels ils donneront lieu.
En cas de manque et/ou de moyens pour la mise en place d’une veille, l'entreprise peut
faire appel à des prestataires pour l'accompagner dans sa démarche ou pour réaliser en sous-
traitance la veille d'information.
Définition des
besoins et des axes de
surveillance Choix des sources
Mémorisation, d'informations
archivage
Animateur de veille
Recherche et
Diffusion des collecte des
résultats informations
synthétisés
Traitement : analyse et
synthèse des
informations à valeur
ajoutée
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4) Type de veille
On distingue plusieurs types de veille en fonction des centres d’intérêt. Voici les
principaux et quelques sources d’informations correspondantes :
Veille concurrentielle : qui est l’étude et la surveillance des concurrents (forces et
faiblesses, capacité de réaction et d’innovation, processus de décision, actions
marketing…). Les sources d’informations sont : les articles dans les médias
économiques, les documents publiés par les concurrents (rapports annuels, documents
commerciaux, présentation dans des colloques…), les foires et salons etc.
Veille technologique : Informations scientifiques et techniques, suivi de l’état de l’art
(produits, matériaux, procédés de fabrication, nouvelles technologies, brevets et
licences de fabrication…). Les sources d’informations sont : les Bases de données
brevets, les publications scientifiques, les travaux de fin d’études, les salons
professionnels, etc.
Veille commerciale ou marketing : il s’agit de l’observation du marché : lancement
de nouveaux produits, apparition de nouvelles cibles, déclinaison de produits existants,
apparition de nouveaux emballages, observation des clients, prospects, concurrents,
fournisseurs, sous-traitants, distributeurs. Les sources d’informations sont Etudes de
marchés publiées, Revues spécialisées ; Appels d’offres, Statistiques, etc.
Veille juridique : il s’agit de l’étude des systèmes juridiques : législations nationales
et européennes, réglementations et normes, jurisprudence. Les informations
proviennent des sources du droit.
La veille technologique et la veille concurrentielle forment la veille stratégique.
D’autres types de veille existent : La veille géopolitique, la veille environnementale, la
veille sociétale ou sociologique.
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