Terminale G2 Mahou
Terminale G2 Mahou
Leçon 1 – Généralités
Certains biens de l’actif immobilisé se déprécient progressivement avec le temps. Cette dépréciation
continue et définitive doit être constatée par des amortissements pour dépréciation.
I – Définition
La valeur d’origine sert de base de calcul de l’annuité d’amortissement. C’est la valeur d’entrée de
l’immobilisation dans le patrimoine de l’entreprise.
II – 2 La Base Amortissable
Lorsque le bien en question a une valeur résiduelle, la base amortissable est obtenue comme suit :
1
C’est le Coefficient (X%) qui, appliqué à la valeur d’origine, permet d’obtenir l’annuité
d’amortissement
Afin de calculer la dépréciation annuelle d’un bien, il faut au préalable fixer sa durée normale
d’utilisation.
Elle correspond à la différence entre la valeur d’origine (valeur d’entrée du bien) et la somme des
amortissements linéaires pratiqués sur le bien.
Valeur Nette Comptable = Valeur d’O. – Cumul des amortissements Lin. pratiqués
2
I - Amortissement Linéaire
Dans la pratique, il est difficile de calculer la dépréciation réelle d’un bien. Cette évaluation a lieu
périodiquement en fin d’exercice et se fait de manière forfaitaire.
Dans ce procédé, les annuités d’amortissements pratiquées sur un bien immobilisé sont
proportionnelles à la durée d’utilisation prévue. A cet effet un plan d’amortissement est dressé après
l’acquisition de l’immobilisation.
Lorsque le bien est acquis en début d’exercice, toutes les annuités d’amortissement sont égales les
unes aux autres.
Exemple 1 : Le 28/12/2006 l’entreprise ZONGO à acquit un matériel et outillage au prix hors taxe de
2 000 000 F. Ce matériel a une durée probable de vie de 4 ans et est amortissable selon le procédé
linéaire. Le matériel est mis en service le 01/01/2007
Résolution :
Annuité = 2 000 000 x 25% = 500 000F ou annuité = 2 000 000 / 4 = 500 000
2007 2 000 000 12 mois 500 000 500 000 1 500 000
2008 2 000 000 12 mois 500 000 1 000 000 1 000 000
2009 2 000 000 12 mois 500 000 1 500 000 500 000
3
Totaux 4 ans 2 000 000
Lorsque l’acquisition est faite dans le courant de l’exercice, la première annuité est calculée au prorata
du temps (en jours) à partir de la date de mise en service jusqu’au 31 Décembre de l’année.
Application : reprenons l’exercice précèdent en supposant que le matériel a été acquit et mis en
service le 01/10/2007
Résolution :
1ère Annuité = 500 000 x 3/12 = 125 000 5ième Annuité = 500 000 x 9/12 = 375 000
2007 2 000 000 3 mois 125 000 125 000 1 875 000
2008 2 000 000 12 mois 500 000 625 000 1 375 000
2009 2 000 000 12 mois 500 000 1 125 000 875 000
2010 2 000 000 12 mois 500 000 1 625 000 375 000
Cette méthode consiste à amortir l’immobilisation selon une suite arithmétique décroissante par
l’application d’un taux décroissant à la Base Amortissable.
Le TD est obtenu en faisant le rapport entre le nombre d’années restant à courir jusqu’à la fin de la
durée d’utilité du bien et de la somme des numéros d’ordre de l’ensemble des années
4
' ' '
Nombre d ann é esrestant à courirjusq u àlafindeladur é e d utilit é dubien
TD = ' '
sommedesnum é ros d ordredel ensembledesanné es
Exemple 1 : Un matériel industriel est acquis le 1 er Janvier 2015 pour une valeur de 1 800 000 F
amortissable sur 4 ans par la méthode décroissante.
Résolution :
2015 4/10= 0.4 1 800 000 1 an 720 000 720 000 1 080 000
2016 3/10= 0.3 1 800 000 1 an 540 000 1 260 000 540 000
2017 2/10= 0.2 1 800 000 1 an 360 000 1 620 000 180 000
Total 1 4
Exemple 1 : Un matériel industriel est acquit le 1 er Juin 2015 pour une valeur de 1 800 000 F
amortissable sur 4 ans par la méthode décroissante.
Résolution :
2015 4/10= 0.4 1 800 000 7 mois 420 000 420 000 1 380 000
2016 3/10= 0.3 1 800 000 7 mois 615 000 1 035 000 765 000
5
2/10= 0.2 7 mois
2018 1/10= 0.1 1 800 000 7 mois 255 000 1 725 000 75 000
Total 1 4
Il s’agit de la répartition du montant amortissable en fonction d’Unité d’œuvre qui peuvent être le
nombre de produits fabriqués, le nombre de kilomètre parcourus, le nombre d’heures de travail, etc…
L’annuité d’amortissement est obtenue en multipliant la Base Amortissable par le rapport entre le
nombre d’unité d’œuvre consommées pendant l’exercice et le nombre total d’unités d’œuvres prévues.
' '
Base Amortissable x Nombre d Unité d Oeuvres Consommées
Annuité d’Amortissement = '
total des Unités d Oeuvres Prévues
Les annuités étant calculées en fonction des Unités d’œuvres (et non du temps) le prorata temporis
n’est pas appliqué.
Exemple 1 : Un matériel et outillage est acquis le 1 er Mars 2015 pour une valeur de 1 250 000 F
amortissable sur 4 ans par la méthode décroissante. Le temps de travail prévu est de : 2015 = 200 H,
2016 = 400 H, 2017 = 300 H et 2018 =100 H.
Résolution
2015 200/1000 = 0.2 1 200 000 240 000 240 000 1 010 000
2016 400/1000 = 0.4 1 200 000 480 000 720 000 530 000
2017 300/1000 = 0.3 1 200 000 360 000 1 080 000 170 000
2018 100/1000 = 0.1 1 200 000 120 000 1 200 000 50 000
6
Total 1 1 200 000
Débit Crédit
I- Amortissement Accéléré
Peuvent faire l’objet d’un amortissement accéléré, le matériel et outillage remplissant les conditions
suivantes :
Etre neuf ;
Etre utilisé exclusivement pour les opérations industrielles de fabrication, manutention, de
transport ou d’exploitation agricole.
Etre normalement utilisable pendant au moins cinq ans.
I –2 Le plan d’amortissement
L’immobilisation étant acquise en début d’exercice, la première annuité portant sur douze mois sera
doublée.
NB :
Exemple 2 :la SIR a acquis et mis en service une cuve le 01/01/2006 pour une valeur de 3 000 000 F
hors taxe. Elle à une durée de vie de cinq ans et est amortie selon le procédé accéléré.
7
Travail à faire : présenter le plan d’amortissement
Solution :
Application : Reprenons l’exercice précédent en supposant que le matériel a été acquit et mis en
service le 01/04/2005.
L’excèdent ou amortissement dérogatoire est enregistré au débit du compte 851 « datation aux
provision réglementées » et en contrepartie on crédite le compte 151 « amortissement dérogatoire ».
Lorsque l’annuité linéaire est supérieur à l’annuité accélérée, la différence est reprise au débit du
compte 151 et en contrepartie on crédite le compte 861 « reprise de provisions réglementées »
Débit Crédit
(AF = AL)
8
(Cas de dotation)
(Cas de reprise)
II - Amortissement Dégressif
II -1 Domaine d’application
Ce procédé d’amortissement ne peut être utilisé que dans les cas où les immobilisations :
Le taux d’amortissement dégressif (Td) est obtenu en appliquant au taux d’amortissement linéaire un
cœfficient C fixé par l’administration fiscale
Exemple : Pour une durée d’utilisation est de 8 ans, calculer le taux d’amortissement dégressif.
9
Remarque : Le nombre d’année charnières (N’) sur lesquelles l’amortissement linéaire est pratiqué
est déterminé comme suit :
II – 2 Le plan d’amortissement
Dans le procédé dégressif, le plan d’amortissement s’étant toujours sur le nombre d’années
d’utilisation de l’immobilisation ; l’annuité complémentaire n’existe pas.
Lorsque l’acquisition est faite en début d’exercice, la première annuité est calculée sur douze (12)
mois.
Pour les biens acquis en cours d’année, le nombre d’exercice pendant lesquels les immobilisations
sont complètement amorties est toujours égal à la durée d’utilisation. La première annuité
d’amortissement est calculée au prorata du nombre entier de mois à courir depuis le mois d’acquisition
jusqu’à la fin de l’exercice.
Au cours de son activité, l’entreprise peut être conduite à céder ou sortir certains éléments de son
patrimoine lorsque ceux-ci sont devenus obsolètes, pour les remplacer ou réaliser une opération
financière rentable.
10
I – 1 A la date de cession
Débit Crédit
Débit Crédit
Débit Crédit
II - Applications
II – 1 : La cession simple
11
Exemple 4 : la société WABEHI a fait l’acquisition d’une machine industrielle le 01/05/2004 pour
une valeur 4 800 000 HT. Ce matériel est amorti suivant le précédé linéaire sur une période de huit (8)
ans. Le 31/08/2008 ce matériel est cédé à 3 500 000 HT.
Travail à faire : Présenter les écritures relatives à la cession ainsi les écritures de régularisation le
31/12/2008.
Résolution :
* Amortissement complémentaire
* Cumul des amortissements pratiqués = 4 800 000 x 52 x 12,5 / 1200 = 2 600 000
-----------------------31/08/2008---------------------
(amortissement complémentaire)
Exemple 5 : le 01/01/2007 l’entreprise MIKAN a fait l’acquisition d’un matériel de transport d’une
valeur de 10 000 000 F. Ce véhicule est amorti selon le précédé dégressif sur une période cinq (5) ans.
Le 01/04/2009 le matériel est cédé au prix TTC de 7 080 000 F.
12
Travail à faire : passer les écritures de cession le 01/04/2009 et de régularisation le 31/12/2009.
Résolution :
Durée = 5 ans ; Taux linéaire = 100/5 =20% ; Taux dégressif = 20%x2 = 40%
Dotations Reprises
6 760
000
------------------01/04/2009-------------------------- --------------------31/12/2009-----------------------
D : 485 : Créances sur cession 7 080 000 D : 812 : valeur nette comptables 5 500 000
C : 4431 : TVA sur cession 1 080 000 C : 245 : matériel de transport 10 000 000
D : 6813 : dotation amortissement 500 000 D : 151 : amortissement dérogatoire 2 260 000
D : 151 amortissement dérogatoire 140 000 C : 861 : reprise de provision 2 260 000
(amortissement complémentaire)
13
II – 2 La cession avec échange
Dans l’opération d’échange, l’ancienne immobilisation est remplacée par une nouvelle, moyennent le
paiement d’une soulte. Le schéma d’écriture reste identique à celui de la cession simple. Cependant
une écriture supplémentaire relative à l’entrée de la nouvelle immobilisation dans le patrimoine est
passée.
Débit Crédit
-----------------N/N------------------------
2... Immobilisation VO
---------------------N/N----------------------
(Règlement de la soute)
Exemple 6 : le 31/05/2005 l’entreprise DOMI a fait l’acquisition d’un matériel informatique pour une
valeur de 2 000 000 FHT. Cette machine est amortie selon le procédé accéléré au taux de 15%. Le
30/06/2008 elle est échangée contre une autre plus performante dont le prix d’achat TTC est de
4 130 000 F. Le fournisseur reçoit en plus de l’ancienne machine un chèque d’une valeur de 2 950 000
F. La nouvelle machine est amortie sur 5 ans selon le procédé dégressif.
Résolution
14
LEÇON 1 : TERMINOLOGIE
La dépréciation permet de constater la perte de valeur d’un élément d’actif. C’est aussi la différence
entre la valeur d’entrée d’un élément d’actif et sa valeur actuelle. À la clôture de chaque exercice
une entité doit apprécier, s’il existe un quelconque indice qu’un actif a subi une perte de valeur. S’il
existe un tel indice, l’entité doit estimer la valeur actuelle de l’actif concerné et la comparer avec la
valeur comptable nette.
Les provisions pour risques et charges (comme les dépréciations d’éléments d’actif) ont pour mission
de constater une diminution de la valeur du patrimoine. Cependant, cette diminution ne provient pas
d’une baisse de valeur d’un actif mais, au contraire, d’un accroissement de passif externe que des
événements survenus ou en cours à la clôture de l’exercice rendent
FIN DE LA LEÇON 1
1-1- Principe
Elles constatent les moins-values réversibles constatées sur les immobilisations non amortissables
telles que les terrains, le fonds commercial, les logiciels, les brevets, les titres de participation, etc.
Il convient de constater ces moins-values en fin d’exercice.
Ainsi lorsque la valeur actuelle ou valeur à l’inventaire ou valeur estimée des immobilisations est
inférieure à leur valeur comptable nette ou valeur d’achat, il convient de constater une dépréciation
dont la valeur se calcule comme suit :
15
N.B : Les numéros de comptes de dépréciation d’un compte d’actif donné s’obtiennent en intercalant
en deuxième position le chiffre 9 dans le numéro de compte de cet actif immobilisé.
Exemple : 213. Logiciels. Le compte de provision est : 2913 : Dépréciation des logiciels.
16
probable constitue pour l’entreprise un produit enregistré au crédit du compte 79 “Reprise de
dépréciations”. On passe l’écriture suivante :
- Si la dépréciation nécessaire est nulle (ou n’existe pas), alors la dépréciation existante ou
antérieure doit être soldée ou annulée. Il faut pratiquer une reprise égale à la totalité de la
dépréciation existante pour la solder. On passe donc l’écriture suivante :
N.B : Pour calculer les dépréciations sur immobilisations et faire les différents ajustements de la
dépréciation antérieure, il faut dresser le tableau suivant :
Valeurs Ajustement ou
Valeurs
boursières Dépréciations Régularisation
Intitulés Valeurs boursières Dépréciations
N° de ou
des totales ou antérieures au nécessaires au
comptes estimées
comptes d’achat estimées 31/12/N 31/12/N+1 Dotations Reprises
au
au 31/12/N
31/12/N+1
Au 31 Décembre 2001, on met à votre disposition les informations suivantes concernant l’état de
certaines immobilisations de la société ‘’SACI’’ comme suit :
Travail à Faire
1-Présentez dans un tableau unique l’état des dépréciations au 31 Décembre 2001 et les ajustements
nécessaires
Les moins-values constatées sur les éléments d’actif circulant sont appelées dépréciations et non
provisions comme celles constatées sur les immobilisations.
Si le stock final réel est supérieur au stock final théorique, la différence d’inventaire est
positive et correspond à une augmentation de stock ; on parle de boni d’inventaire
(stockage ou situation favorable) ;
Si le stock final réel est inférieur au stock final théorique, la différence d’inventaire est
négative et correspond à une diminution de stock ; on parle de mali d’inventaire
(déstockage ou situation défavorable).
Les écritures comptables à passer sont les suivantes :
En cas de boni
3… Stocks….. X
18
En cas de mali
3… Stocks X
3… Stocks de X
3… Stocks X
19
6593 Charges pour dépréciations sur stocks X
Application
Au 31 Décembre 2004, la société ‘’BETACI’’ met à votre disposition l’état des stocks finals
théoriques et des stocks finals réels comme suit :
Travail à Faire : Passez les écritures de régularisation au 31 Décembre 2004 dans le cadre de
l’inventaire permanent.
On vous fournit les informations suivantes au 01 Janvier 2005 et au 31 Décembre 2005 du stock de
matières premières de l’entreprise “BACI ”comme suit :
Stocks Dépréciations
Eléments
Au 01-01-2005 Au 31-12-2005 Au 01-01-2005 Au 31-12-2005
Matières
2 500 000 1 750 000 400 000 500 000
premières
Travail à Faire : Passez les écritures de régularisation au 31 Décembre 2005 dans le cadre de
l’inventaire intermittent.
20
1-3-2- Les dépréciations des créances
Il s’agit des dépréciations de créances à moins d’un an. Les créances à moins d’un an font partie de
l’actif circulant. Les créances sur clients sont également soumises à des moins-values lorsque certains
faits permettent de douter de la solvabilité ou de la ponctualité du débiteur. Ces faits sont entre autres
la cessation de paiement et la faillite du débiteur. On procède à une estimation de la perte probable
définie le plus souvent en pourcentage du montant de la créance TTC.
Ajustements
Dépréciations
Solde Dépréciations ou Régularisations
Créances antérieures ou
Clients Règlements au Pertes
T.T.C existantes au nécessaires ou
31/12/N
31/12/N-1 actuelles au Dotations Reprises
31/12/N
Pour constater la dépréciation sur créance, on débite le compte « 6594. Charges provisionnées
d’exploitation sur créances »par le crédit du compte « 491. Dépréciations des comptes clients » ou
l’un des sous comptes correspondants.
Remarque
21
Mais, lorsqu’il existe un risque sur un client, le SYSCOHADA préconise de virer la créance normale
figurant dans le compte 411 au profit du compte“416. Clients litigieux ou douteux”. Ce n’est
qu’après ce virement pour solde que la dépréciation peut être comptabilisée.
411 Client X
N.B : Cette écriture ne concerne que les nouveaux clients c'est-à-dire les clients qui n’ont pas été
encore provisionnés.
Le 31 décembre de chaque année, date d’inventaire, la dépréciation doit être ajustée. Lorsque la
créance figure encore au bilan à la fin de l’année, date d’inventaire, la dépréciation doit être ajustée
soit à la hausse, soit à la baisse ou la dépréciation reste inchangée.
22
7594 Reprise de charges pour dépréciations sur créances X
Dans ce cas, on annule la dépréciation existante ou antérieure. Le principe est le même que les
dépréciations sur valeurs immobilisées.
-Constater la perte pour les créances totalement irrécouvrables dans le compte 6511 “Perte sur
créance client”
411 Clients X
23
(Suivant constatation de la perte)
N.B : Dans la première écriture, on crédite le compte 411 pour les nouveaux clients insolvables et on
crédite le compte 416 pour les anciens clients douteux ou litigieux devenus insolvables.
Il s’agit des débiteurs insolvables ou en fuite dont les créances ont été soldées ou amorties et qui
reviennent pour régler leur solde.
5… Compte de trésorerie X
L’état des créances douteuses au 31 Décembre 2001 avant inventaire est le suivant :
Dépréciations
Nom Créances TTC Règlement en 2001 Observations
au 31-12-2000
KASSY 1 500 000 500 000 1 200 000 Pour solde
ÉQUIPE 3 750 000 1 750 000 750 000 Ramener la dépréciation à 50 % du solde
RIDJE 4 500 000 1 500 000 1 500 000 Porter la dépréciation à 60 % du solde
SOW-CI 5 000 000 - - Irrécouvrable
SERI et ADOU sont devenus douteux. Leurs créances respectives sont de 6 000 000 F et 2 500 000 F.
On espère récupérer 70 %. Le 31 Décembre 2001, le client KOUASSI dont la créance avait été
abandonnée, nous remet un chèque de 3 000 000 F.
Travail à Faire
1. Présentez l’état des créances douteuses au 31 Décembre 2001
2. Passez les écritures de régularisation au 31 décembre 2001
Il s’agit des dépréciations des titres de participation, des dépréciations des titres immobilisés et
des dépréciations des titres de placement.
24
1-4-1- Etat des titres au 31/12/N
a- Etat des titres non cédés au 31/12/N : Titres de participation, immobilisés et placement
Valeur Ajustement ou
Valeur
boursière Régularisation
boursière
totale ou Dépréciation Dépréciation
totale ou
Nature Quantité Valeur valeur
N° valeur antérieure Nécessaire
des ou totale estimée ou
Comptes estimée ou ou existante ou actuelle au
titres nombre d’achat valeur à Dotations Reprises
valeur à au 31/12/N-1 31/12/N
l’inventaire
l’inventaire
au 31/12/N-
au 31/12/N
1
25
Si R.C ˃ 0, on a un bénéfice ou gain sur titre ;
Si R.C ˂ 0, on a une perte sur titre.
Calcul de la dépréciation antérieure à annuler
Dépréciation antérieure à annuler = Nombre de titres cédés (Prix d’achat unitaire – cours
boursier)
Les titres de participation et les titres immobilisés sont des placements à long terme (à plus d’un an).
Ils confèrent à leur propriétaire un droit de propriété et sont acquis en vue de réaliser un gain à moyen
et long terme. Ils constituent tous deux des immobilisations financières.
A la date de l’inventaire, la valeur des titres appelée cours boursier ou valeur de négociation ou
valeur à l’inventaire peut être inférieure à leur coût d’achat ou coût d’acquisition ou valeur
d’origine : on parle alors de moins-value et il convient alors de constituer une dépréciation. Dans le
cas contraire, il n’y a pas de provisions et on parle de plus-value.
26
Ajustement à la hausse ou augmentation de la dépréciation antérieure : Cas où
dépréciation nécessaire >dépréciation antérieure
La cession des titres de participation et des titres immobilisés respecte le même principe comptable
que celui des autres immobilisations (comptes 81 et 82) :
27
485 Créance sur cession d’immobilisations X
26 ou Titres de participation X
Les titres de placement (Actions, Obligations, Bon du trésor) sont des titres acquis dont la valeur est
inférieure à 10% du capital de la société émettrice. Le but de cette acquisition consiste à réaliser des
gains spéculatifs. Autrement dit, ce sont des titres représentatifs de créances souscrites généralement
pour moins de 5 ans. Ils sont acquis et cessibles à tout moment en vue d’en retirer un revenu direct ou
une plus-value à brève échéance.
28
-Si les titres sont cotés, alors : Dépréciation ou Moins-value = Prix d’achat – Coût moyen boursier
On crée la dépréciation sur les titres de placement lorsqu’on constate une moins-value sur la valeur des
titres à l’inventaire. Cette moins-value constatée résulte de la différence entre le prix d’achat et le
cours boursier (cas des titres côtés) ou entre le prix d’achat et la valeur de négociation ou de
réalisation (cas des titres non cotés) doit être enregistrée comme suit :
Le 31 décembre de l’année suivante, la dépréciation sera ajustée si les titres sont encore en
portefeuille. Cette dépréciation sera ajustée à la hausse si la baisse du cours est plus forte que l’année
précédente ; dans le cas contraire, l’ajustement de la provision sera revu à la baisse. L’ajustement de la
provision concerne donc l’augmentation ou la diminution de la provision.
29
(Suivant ajustement à la hausse)
La dépréciation reste inchangée lorsque le cours reste identique à celui de l’année dernière. Il n’y a
donc pas d’écriture à passer.
C’est le cas où le cours est au moins égal au prix d’achat. On passe l’écriture suivante :
La comptabilisation de la cession des titres de placement comprend trois phases qui sont :
D’une part la sortie des titres du patrimoine au coût historique, la constatation du prix
de cession (4721) dans le même article et la constatation du résultat de cession
(comptes 677 ou 777) également dans le même article ;
D’autre part l’annulation de la dépréciation.
30
Si le prix de cession est inférieur à la valeur d’entrée ou au prix d’achat, la moins-
value réalisée est portée au débit du compte 677 “Perte sur cession des titres de
placement” et on passe l’écriture suivante :
(Suivant encaissement)
Si le prix de cession est supérieur à la valeur d’entrée, la plus-value réalisée est portée
au crédit du compte 777 “Gain sur cession des titres de placement” et on passe
l’écriture suivante :
31
4721 Créance sur cession de titres de placement X
(Suivant encaissement)
Remarque
2- Après la dernière écriture de cession des titres de placement, il faut ajuster la provision
sur les titres restants.
1-4-4- Applications
32
2- Passez toutes les écritures nécessaires au 31-12-2006 sachant qu’aucune écriture n’a été
passée antérieurement.
Les provisions pour risques et charges (comme les dépréciations d’éléments d’actif) ont pour mission
de constater une diminution de la valeur du patrimoine. Cependant, cette diminution ne provient pas
d’une baisse de valeur d’un actif mais, au contraire, d’un accroissement de passif externe que des
événements survenus ou en cours à la clôture de l’exercice rendent probable
La classification des provisions pour risque et charge dépend de la date probable de la réalisation du
risque on distingue :
Ce sont des provisions destinées à couvrir des charges, des risques et pertes nettement précisées quant
à leur objet que les évènements survenus ou encours rendent probable, mais comportant un élément
d’incertitude quant à leur montant ou leur réalisation prévisible à plus d’un an.
Les provisions pour risques et charges sont inscrites en compte 19 au passif du bilan dans les dettes
financières et ressources assimilées. Nous retenons :
33
On les considère comme des charges provisionnées qui figurent dans les dettes à court terme (passif
circulant et trésorerie du passif) et sont notées respectivement dans les comptes 499 et 599.
Ceci pour bien marquer qu’il s’agit d’une dette à court terme dont le décaissement est imminent. On
distingue :
La nature réversible des provisions pour risques et charges constatées à la fin d’un exercice (N)
entraîne à la fin de l’exercice suivant (N+1) soit un ajustement à la hausse soit un ajustement à la
baisse.
19…
34
839 Charges provisionnées H.A.O x
3– 2- Ajustement à la baisse
86…
1- Dotation
35
151 Amortissements dérogatoires x
2- Reprise
151 Amortissements dérogatoires x
Au cours de l’exercice 2003, la SOCIBAT envisage de restaurer la toiture de l’usine en 2008. Le coût
prévisionnel de l’opération est de 330 000 000 F. Compte tenu de l’importance de la charge,
SOCIBAT décide de la répartir sur les exercices 2003, 2004, 2005, 2006, et 2007. Il s’agit d’une
charge d’exploitation. Les travaux de réfection ont été réalisés en 2008. Le 10/09/2008, l’entrepreneur
lui adresse sa facture d’un montant de 351 640 000 F TTC. Le règlement a lieu le 25/11/2008 par
chèque bancaire ; TVA 18%.
Travail à faire
Au 31 Décembre 2002, on vous fournit les informations suivantes relatives à la société ‘’SABAT’’:
36
DOSSIER 2 : DEPRECIATIONS SUR STOCKS
Au 31 Décembre 1999, la société ‘’BETACI’’ met à votre disposition l’état des stocks finals
théoriques et des stocks finals réels comme suit :
A- Cas ‘‘GLOIRE’’
L’état des créances douteuses au 31/12/2003 de la société MOBACI se présente comme suit :
37
TTC antérieures 2003
DEINO 5 700 000 45% 2 000 000 Porter la provision à 60% du solde
NOSSA 4 800 000 40% 1 800 000 Porter la provision à 80% du solde
Le client SONIA dont la créance a été amortie au 31/12/2002, est revenu payer 1 350 000 F en
espèces. Le client NETIA débiteur de 3 200 000 F est devenu totalement irrécouvrable.
AKASSI 400 000 100 000 200 000 Porter la provision à 60 % du solde
AKPESS et AGNERO sont devenus douteux ; Leurs créances respectives s’élèvent à 300 000 F et 125
000 F. On espère récupérer 60 % de ces créances. LASME est totalement irrécouvrable : 100 000 F.
AKPRO dont la créance avait été amortie nous remet un chèque le 31 Décembre 1998 pour une valeur
de 450 000 F
On vous fournit un extrait des soldes de la balance avant inventaire de l’entreprise OMEGA au
31/12/2006 comme suit : 491 : Dépréciation des comptes clients : 780 000 F ; 411- Clients : 11
38
870 400 F ; 416-Créances litigieuses et douteuses : 1 750 000 F. L’état détaillé suivant vous est
également communiqué :
Provisions
Créances TTC
Noms au Observations
au 31/12/2005
31/12/2005
KASSY 603 000 20% Règlement de 100.000 F en 2006 pour solde de tout compte.
Le client CRESPINO qui doit 750 000 F au 31/12/2006, ne paiera que 400 000 F. Le client PEDRO
qui nous devait 550 000 F et dont la créance a été amortie revient payer cette somme par chèque
bancaire.
Travail à faire : Passez les écritures de régularisation au 31/12/2006 après avoir déterminé les points
d’interrogation.
Soient les informations suivantes concernant l’état des titres détenus par la société SICOMA :
39
Le 25/11/2003, 50 titres FANTI ont été cédés à 14 200 F l’unité. Le comptable de SICOMA a passé
l’écriture suivante :D : 571. Caisse………………..710 000 / C: 26. Titres de
participation……………….710 000
Le 20/12/2003, 100 titres AGOUANOU ont été cédés à 12 000 F l’unité contre chèque bancaire.
Aucune écriture n’a été passée.
Travail à faire
1-Passez les écritures relatives à la cession des titres FANTI et des titres AGOUANOU
2-Passez les écritures de régularisation au 31/12/2003.
On extrait de la balance avant inventaire au 31 Décembre 2006, les comptes de provisions pour titres
de participation de l’entreprise ‘’YAFOHI’’ comme suit :
26 Titres de participation : 4 417 500 / 296 Provisions pour dépréciation des titres de
participation ?
L’examen du portefeuille de ces titres donne les informations suivantes :
Travail à Faire
1. Déterminez le nombre d’action BOBI
2. Passez toutes les écritures de régularisation au 31 Décembre 2005 et au 31 Décembre 2006
En septembre 2000, un litige est intervenu entre l’entreprise MACACI et un ex salarié licencié qui a
engagé une procédure. Par la lettre du 25/10/2000, notre avocat nous informe d’un coût probable de
8 500 000 F.
Au 31/12/2001, le litige n’est pas réglé mais les prétentions de notre adversaire nous font craindre un
coût probable de 12 000 000 F. Au 31/12/2002, les conclusions d’une expertise nous permettent de
ramener le coût probable à 7 000 000 F. Le 23/04/2003, nous exécutons le jugement rendu en réglant
10 500 000 F par chèque.
FIN DU CHAPITRE 1
40
CHAPITRE 2 : AUTRES RÉGULARISATIONS DE CHARGES ET DE PRODUITS
Selon l’article 59 du SYSCOHADA, le résultat de chaque exercice de celui qui le suit et de celui qui
le précède’’ et qu’il convient ‘’de lui rattacher et de lui imputer les évènements et opérations qui lui
sont propres et ceux-là seulement’’ : c’est le principe de la spécialisation ou de la séparation des
exercices.
Nous distinguerons d’une part les charges et les produits comptabilisés ou constatés d’avance, et
d’autre part les charges et les produits à comptabiliser ou à constater.
I- Définitions
Les charges constatées d’avance sont des charges enregistrées au cours de l’exercice mais
qui sont en partie ou en totalité imputables à un exercice ultérieur.
Les produits constatés d’avance sont des produits perçus ou comptabilisés avant que les
prestations et fournitures les justifiant aient été effectuées ou fournies.
II- Comptabilisation
Les comptes de produits et de charges vont baisser. Ils auront pour contrepartie des comptes de la
classe 4, précisément le compte principal 47 Débiteurs et Créditeurs divers avec ses sous comptes
suivants :
-476 : Charges constatées d’avance : ce compte va régulariser les comptes de charges (A.O et
H.A.O) ;
-477 : Produits constatés d’avance : ce compte va régulariser les comptes de produits (A.O et
H.A.O).
41
476 Charges constatées d’avance X
Remarques : Cas particulier des charges constatées d’avance : Les factures d’achats arrivées
sans les biens concernés
Il s’agit des factures d’achats déjà comptabilisées mais dont les biens (Exemple : Les
marchandises) ne sont pas encore livrés à la date d’inventaire. Dans ce cas, on débite le
compte 38 Stocks en cours de route ou l’une de ses subdivisions (Exemple : 381
Marchandises en cours de route) et on crédite en contrepartie le compte 603 variations de
stocks ou l’une de ses subdivisions (Exemple :6031 Variation de stock de marchandises).
On a donc :
(Suivant régularisation)
1- Une prime d’assurance a été payée le 01 Avril N pour 10 680 000 F couvrant 12 mois
2- La société Saci a reçu et comptabilisé le 28 Décembre N une facture d’achat de marchandises
non réceptionnées au 31 Décembre N pour une valeur de 17 110 000 F TTC
3- Il reste dans les bureaux en stock : des fournitures de bureau : 300 000 F ; des timbres-poste :
40 000 F ; des timbres fiscaux : 60 000 F
Travail à Faire : Passez les écritures de régularisation nécessaire au 31 Décembre N et contrepassez-
les au 01 Janvier N+1.
42
3. Régularisation des produits constatés d’avance
(Suivant régularisation)
Cas particulier des ventes constatées sur facture mais non encore livrées (Les factures de vente
envoyées aux clients sans les marchandises ou autres biens)
Ces biens (Marchandises, matières et produits finis) vendus n’appartiennent plus à l’entreprise, ils
appartiennent maintenant aux clients. Leur coût hors taxe est déduit ou défalqué du stock à
43
l’inventaire. Autrement dit, les ventes déjà constatées par facture mais non encore livrées aux clients
n’ont pas à être régularisées au niveau des comptes de stocks car les biens vendus appartiennent déjà
aux clients. Selon que l’on pratique l’inventaire intermittent ou l’inventaire permanent, on a
l’écriture suivante :
3… Comptes de stocks X
3… Comptes de stocks X
1. Il a été encaissé le loyer d’un immeuble pour 21 600 000 F le 01 Août N couvrant une période de
12 mois.
2. La société a comptabilisé une facture de vente de marchandises pour 10 915 000 F TTC le 24
Décembre N. Les marchandises correspondantes n’ont toujours pas été livrées au client au 31
Décembre N.
3. Nous avons perçu au 01 Octobre N les loyers correspondants aux mois d’octobre N à Janvier N+1
d’un magasin loué à une entreprise : Montant : 480 000 F.
FIN DE LA LEÇON 1
44
LEÇON 2: LES CHARGES ET LES PRODUITS À COMPTABILISER
Les charges à comptabiliser sont dites charges à payer alors que les produits à comptabiliser sont dits
produits à recevoir.
I- Définition
-Les charges à payer sont des charges qui se rattachent à l’exploitation de l’exercice mais qui n’ont
pas été comptabilisées car les documents les justifiant soit ont été reçus ou émis mais ils ne sont pas
comptabilisées pour diverses raisons (omissions, retards des imputations…), soit n’ont pas été émis
car ces charges sont réglées périodiquement à terme échu.
-Les produits à recevoir sont des produits acquis par l’entreprise mais dont le montant n’est pas
définitivement arrêté ou n’est pas encore exigible à la clôture de l’exercice. Ils ne sont pas encore
inscrits aux comptes des tiers débiteurs. Ils sont généralement encaissés au cours des exercices
suivants. Dans le cas des produits à recevoir, soit les documents justificatifs sont présents mais non
comptabilisés, soit les documents justificatifs sont absents (ou seront perçus à terme échu).
II- Comptabilisation
Lorsqu’apparaissent en fin d’exercice N des charges et produits certains le concernant, mais qui n’ont
pas encore été enregistrés, dans ce cas, il faut les enregistrer comme suit :
- Débiter le compte de charges correspondant à la dette qui est due au titre de l’exercice N
par le crédit des sous comptes de la classe 4 relatif aux différents tiers à qui sont dues ces
dettes ;
- Créditer le compte de produits intéressé par le débit des comptes de la classe 4 relatifs
aux tiers concernés.
1-1- Principe
Il faut augmenter les charges de l’exercice N en débitant les comptes de charges concernés (Débiter
dans certains cas les comptes de régularisation de TVA récupérable (4455 : TVA récupérable sur
factures non parvenues) et en créditant un compte de tiers de la classe 4.
61, 62,63 « Autres services extérieurs » 408 « Fournisseurs, factures non parvenues »
45
65 « Autres charges » (sauf le 659) 47182 « Créditeurs divers, charges à payer »
672 « Intérêts des loyers de crédit-bail » 176 « Dettes de crédit-bail ‘’ : Intérêts courus
6713 « Intérêts des emprunts liés à des 183 « Intérêts courus sur dettes liées à des
participations » participations »
Remarques
1. Lorsque la charge supporte la T.V.A, on l’enregistre dans le compte de tiers pour son montant
TTC.
2. Au début de l’exercice suivant, il faut contrepasser les écritures d’inventaire c'est-à-dire
débiter les comptes qui avaient été crédités et vice versa. La contrepassation permettra non
seulement de solder les comptes de régularisation mais aussi elle permettra de transférer les
charges d’un exercice à l’autre. Au cours de l’exercice suivant, il faut passer l’écriture relative
à l’émission du document réel (factures, avis bancaires etc…)
3. Les charges à payer ou à comptabiliser sont traitées en tenant compte le plus souvent de la
TVA
4. Cas particulier des charges à payer
Les factures non encore parvenues
C’est le cas où le montant de la facture du fournisseur est connu ou est définitivement arrêté mais
celle-ci n’est pas encore arrivée ou parvenue au client. On tient compte de la TVA et on passe les
écritures suivantes :
2… Comptes d’immobilisations X
(Suivant régularisation)
46
4818 Fournisseurs d’investissement, factures non parvenues X
2… Comptes d’immobilisations X
(Suivant régularisation)
Ces réductions promises et non encore portées sur facture d’avoir sont enregistrées au crédit du
compte 4198 « Rabais, Remises, Ristournes et autres Avoirs à accorder » pour le montant HT. En
contrepartie, on débite le compte de produit correspondant (701 ; 702 ; 703 ; 704 ; 705 ; 706 ; 707).
Les intérêts des emprunts et des dettes étant généralement payables à terme échu, il est nécessaire de
les régulariser à la date de l’inventaire. On calcule les intérêts (intérêts simples) sur le capital non
remboursé pour la période qui sépare le dernier paiement des intérêts de la date de l’inventaire et on
passe l’écriture de régularisation suivante :
1- Une société a reçu le 28 Décembre N un lot de marchandises de 8 850 000 TTC. La facture
correspondante n’est pas parvenue au 31 Décembre N
2- La consommation d’eau des mois de Novembre, décembre et Janvier N+1 peut être évaluée à
1 800 000 F HT. Celle du téléphone du mois de Décembre N peut être chiffrée à 165 000 HT.
Aussi, l’on estime la consommation d’électricité des mois de Décembre N et Janvier N+1 à
75 000 HT
3- Des marchandises ont été reçues le 15 Décembre N mais la facture n’est pas encore
parvenue : Montant : 500 000 F HT ; TVA 18%
47
4- La réparation d’un matériel de bureau effectuée le 13 Novembre N ne nous a pas encore été
facturée : Montant : 60 000 F HT ; TVA : 18%
5- Le règlement à terme échu le 31 Mars N+1, Les intérêts semestriels d’un emprunt de
3 000 000 F conclu au taux de 10%
6- Une ristourne de 2% doit être accordée à l’un de nos gros clients dont le Chiffre d’affaires
TTC s’est élevé à 29 500 000 F pendant l’exercice
7-
Travail à Faire
2-1- Principe
Il faut augmenter les produits de l’exercice. Sur le plan comptable, on crédite donc les comptes de
produits acquis à l’entreprise à cette date, et en contrepartie on débite les comptes de produits à
recevoir des créances correspondantes.
3.
Ce sont des avoirs imputables à l’exercice N mais non reçus à l’inventaire. Ils sont enregistrés comme
suit ;
D :4098 : Fournisseurs, Rabais, Remises, Ristournes et autres Avoirs à obtenir » pour le montant
HT
C : 601 : Achats de marchandises ou 602 : Achats de matières premières pour le montant HT.
48
Attention ! Si les RRR à obtenir ne concernent pas une facture précise, les comptes 601, 602, 604 ,
605, 608 sont remplacés par les comptes : 6019 : Rabais, Remise, Ristourne obtenus (non
ventilés)sur marchandises sur achats de marchandises ou 6029 : RRR obtenus (non ventilés)sur
achats de matières et fournitures liées .
Les intérêts courus sur prêts sont rattachés aux créances à plus d’un an et aux titres de placement qui
les génèrent et se comptabilisent comme suit :
276 ou Intérêts courus sur immobilisations financières (s’il s’agit des titres X
immobilisés ou de prêts et de créances à plus d’un an)
6- Comptabilisation des factures non encore émises à la date de l’inventaire : les factures à
établir
Il s’agit des ventes aux clients dont les factures ne sont pas encore établies à la date d’inventaire.
Autrement dit, le montant de la vente est arrêté mais la facture n’est pas encore établie. Dans ce cas,
on passe les écritures suivantes :
49
a- Cas des factures de ‘’Doit ‘’ à établir aux clients
(Suivant régularisation)
(Suivant régularisation)
3. Les intérêts annuels au taux de 7,5% de nos 1 000 obligations de 10 000 F détenues à la BNI seront
encaissés le 31 Mars N+1
4. Nous devons bénéficier de ristournes d’un total de 450 000 F de divers fournisseurs d’exploitation.
Les factures d’avoir seront établies en Janvier N+1
5. Un lot de marchandises d’un montant de 2 500 000 F HT a été livré à des clients et ne sera facturé
qu’en Janvier prochain
6. Nous n’avons pas comptabilisé, faute de pièce justificative, une retenue de 3 000 000 F de prime à
effectuer sur les salariés ainsi que 30% de charges sociales correspondantes
50
Travail à Faire : Passez les écritures d’inventaire au 31 Décembre N et celles de contrepassation au
1er Janvier N+1. TVA 18%
51