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Droits Des Contrats

C’est

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Droits Des Contrats

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CHAPITRE 1 : LES ÉLÉMENTS GÉNÉRAUX

RELATIFS AUX CONTRATS


Qu’est-ce qu’un contrat et comment se forme-t-il ?

Quels sont les différents types de contrats ?

Quel est le périmètre de sa force obligatoire et comment son inexécution est-elle sanctionnée ?

I. LES PRINCIPES FONDAMENTAUX ET LES TYPOLOGIES DE CONTRATS

Le contrat est un outil juridique à la disposition des sujets de droit et notamment, des entreprises. C’est par les
contrats que l’entreprise accomplit son activité économique (achat, vente, PS…).

Les règles juridiques qui gouvernent les contrats sont une partie d’un ensemble plus vaste que l’on appelle le
droit des obligations. Le droit des obligations est une branche du droit civil, lequel constitue lui-même une
branche du droit privé.

Le terme « obligation » désigne tout ce que la loi commande de faire ou de ne pas faire. Mais, lorsque le droit
des contrats est une partie du droit des obligations, c’est dans un sens bien spécifique qu’il faut entendre le mot
obligation.

Ce dernier désigne un lien de droit de nature patrimoniale entre deux personnes, en vertu duquel l’une, le
créancier, peut exiger de l’autre, le débiteur, une certaine prestation (payer un prix, un loyer, réparer un
dommage, etc…) ou une certaine abstention (cesser de troubler les voisins, ne pas faire concurrence à son ex-
employeur, etc…). L’obligation est alors un élément du patrimoine du créancier (c’est un actif pour lui), comme
du débiteur (c’est un élément du passif).
A. CONTRATS ET OBLIGATIONS

Le contrat est un acte juridique dont les effets de droits sont voulus, à la différence du fait juridique qui est
subi.

DÉFINITION : Selon l’article 1101 du Code Civil, le contrat est un accord de volontés entre deux ou plusieurs
personnes destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations.

DÉFINITION : Une obligation est un lien de droit entre deux personnes en vertu duquel le créancier, peut
exiger de l’autre, le débiteur, une certaine prestation ou une certaine abstention.

B. PRINCIPES GÉNÉRAUX GOUVERNANT LES CONTRATS

Nombre de juristes estiment que la création du contrat et les effets qu’il produit reposent sur un principe
philosophique, le principe d’autonomie de la volonté. La volonté individuelle serait la seule source possible du
contrat parce que cette volonté serait autonome, c’est-à-dire suffisamment puissante pour se créer sa propre
loi, sa propre règle.

Le dogme de l’autonomie de la volonté se traduirait par certains principes que l’on trouve dans le code civil :

 Le principe de liberté contractuelle


 Le prince de la force obligatoire du contrat
 Le principe de l’effet relatif des contrats

Voici quelques-uns des principes cardinaux du droit des contrats, tirés du Code Civil, ou de la tradition juridique
multiséculaire.

1. LA LIBERTÉ CONTRACTUELLE

L’article 1102 du Code Civil dispose que chacun est libre de contracter ou de ne pas contracter, de choisir son
cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat dans les limites fixées par la loi.

La liberté contractuelle ne permet pas de déroger aux règles qui intéressent l’OP et les bonnes mœurs (ce qui
est contraire à la morale). L’OP et les bonnes mœurs évoluent avec le temps.

Ainsi, un contrat ne peut pas déroger à l’OP.

2. LA BONNE FOI

L’article 1104 du Code Civil dispose que les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi.

Cette disposition est d’ordre public. Ce principe peut notamment signifier l’obligation d’agir avec honnêteté ;
ainsi, le créancier qui ne demande pas sciemment le paiement de sa créance afin de faire courir les intérêts de
retard plus importants au détriment de son débiteur, agit de mauvaise foi, ce qui pourra entraîner une sanction
judiciaire.

3. LE CONSENSUALISME

L’article 1109-1 du Code Civil dispose que le contrat est consensuel lorsqu’il se forme par le seul échange des
consentements quel qu’en soit le mode d’expression.

Ainsi, le contrat consensuel est un contrat dans lequel le consentement des parties est important. En effet, le
contrat est valablement formé par le simple échange des consentements, sans qu'il soit nécessaire de
respecter des formalités particulières, sauf exceptions prévues par la loi car toutefois, lors d’un contrat
consensuel, un écrit ou un acte notarié peut être obligatoire. En d’autres termes, ces contrats ne sont
généralement pas soumis à des exigences formelles pour leur validité, l'accord entre les parties suffisant pour
créer des obligations réciproques.

4. LA FORCE OBLIGATOIRE DES CONTRATS

Le contrat est la loi des parties et les oblige sous peine de sanctions.

L’article 1103 du Code Civil dispose que les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont
faits.

L’effet relatif des contrats est le pendant logique de la force obligatoire du contrat. En effet, ces conventions ne
peuvent être révoqués que par les parties concernées et par leur consentement mutuel. Ainsi, le contrat est la
loi des parties mais seulement des parties. Selon l’article 1199 du Code civil, le contrat ne crée d’obligations
qu’entre les parties. Les tiers ne peuvent ni demander l’exécution du contrat ni se voir contraints de l’exécuter.

Cela signifie, qu’une partie ne peut pas rompre le contrat unilatéralement. Cependant, si une des parties ne
respecte pas l’une de ces obligations, le législateur peut l’y obliger. Le juge ne peut pas modifier un contrat, il
ne peut que l’interpréter, vérifier son contenu ; ce que les parties ont fait seules les parties peuvent le défaire.

C. LA CLASSIFICATION DES CONTRATS

La classification des contrats permet de déterminer le régime juridique qui lui est applicable. Par exemple, si un
contrat rentre dans la catégorie des contrats synallagmatique, alors ce contrat devra respecter les règles
spécifiques aux contrats synallagmatiques.

La classification des contrats est donc essentielle. Cette dernière peut être effectuée en fonction des
obligations légales, des relations entre les parties, de leur contenu…

Le régime juridique du contrat est soumis à des règles spécifiques :

 Le contrat consensuel est formé dès l’échange des consentements, sans qu’une quelconque formalité,
comme un écrit, ait à être respecté. Par exemple, le contrat de vente est contrat consensuel, quand il
y a un accord sur le prix et la chose, il y a échange du consentement.
Selon l’article 1109-1, le contrat est solennel lorsqu’il se forme par le seul échange des consentements
quel qu’en soit le mode d’expression.
 Le contrat solennel est un contrat formaliste, son existence et sa validité supposent, outre l’échange
des consentements, l’accomplissement d’une formalité. Par exemple, le bail et l’acte notarié
obligatoire sont des contrats solennels.
Selon l’article 1109-2, le contrat est solennel lorsque sa validité est subordonnée à des formes
déterminées par la loi.
 Le contrat réel est soumis à un formaliste particulier : le contrat n’est formé que lorsque la chose est
remise. Par exemple, le contrat de prêt bancaire est un contrat réel car il se forme lorsque les fonds
sont mis à disposition sur le compte.
Selon l’article 1109-3, le contrat est réel lorsque sa formation est subordonnée à la remise d’une
chose.

Qui s’engage envers qui :

 Le contrat est synallagmatique quand deux parties ont des obligations l’une envers l’autre ; les
obligations sont réciproques.
Selon l’article 1106-1 du Code civil, le contrat est synallagmatique lorsque les contractants s’obligent
réciproquement les uns envers les autres.
 Le contrat unilatéral crée une obligation à la charge d’une partie, l’autre ne devant rien. Par exemple,
dans le contrat de cautionnement une personne se porte caution sans rien attendre en retour.
Selon l’article 1106-2 du Code civil, le contrat est unilatéral quand une ou plusieurs personnes
s’obligent envers une ou plusieurs autres sans qu’il y ait d’engagement réciproque de celles-ci.

Chacun des contractants obtient-il quelque chose en retour ?

 Le contrat à titre onéreux est celui dans lequel une partie fournit un avantage en retour.
Selon l’article 1107-1 du Code Civil, le contrat est à titre onéreux lorsque chacun des parties reçoit de
l’autre un avantage en contrepartie de celui qu’elle procure (contrat de vente, de bail (paiement,
jouissance du bien))
 Le contrat à titre gratuit est celui dans lequel l’une des parties fournit un avantage à l’autre sans rien
attendre en retour.
Selon l’article 1107-2 du Code civil, le contrat est à titre gratuit lorsque l'une des parties procure à
l'autre un avantage sans attendre ni recevoir de contrepartie.

Y a-t-il équivalence de traitement ?

 Selon l’article 1108-1 du Code Civil, un contrat est commutatif lorsque chacune des parties s'engage à
procurer à l'autre un avantage qui est regardé comme l'équivalent de celui qu'elle reçoit.
 Selon l’article 1108-2 du Code civil, un contrat est aléatoire lorsque les parties acceptent de faire
dépendre les effets du contrat, quant aux avantages et aux pertes qui en résulteront d’un événement
incertain (assurances, le viager)

En combien de fois le contrat s’exécute-t-il ?

 Selon l’article 1111-1, le contrat à exécution instantané est celui dont les obligations peuvent
s’exécuter en une prestation unique.
Ce contrat n’a donc pas vocation à durer dans le temps (contrat de vente avec paiement au comptant).
 Selon l’article 1111-2, le contrat à exécution successive est celui donc les obligations d’au moins une
partie s’exécutent en plusieurs prestations échelonnées dans le temps (crédit bail).

Est-ce que les parties peuvent discuter du contenu du contrat ?

 Selon l’article 1110-1 du Code Civil, le contrat de gré à gré est celui dont les stipulations sont
négociables entre les parties.
Il s’agit du contrat de droit commun, selon le principe de liberté contractuelle, chacun est libre de
déterminer le contenu du contrat dans les limites fixées par la loi.
 Selon l’article 1110-2 du Code Civil, le contrat d’adhésion est celui qui comporte un ensemble de
clauses non négociables, déterminées à l’avance par l’une des parties.

Qui est concerné par le contrat ?

 Le contrat est individuel lorsqu’il concerne une seule personne.


 Le contrat est collectif lorsqu’il concerne un groupe de personne.

Quelle est la durée du contrat ?

 Selon l’article 1211 du Code civil, lorsque le contrat est conclu pour une durée indéterminée, chaque
partie peut y mettre fin à tout moment, sous réserve de respecter le délai de préavis
contractuellement prévu ou, à défaut, un délai raisonnable (contrat de travail, contrat à reconduction
tacite).
 Selon l’article 1212 du Code Civil, le contrat est conclu pour une durée déterminée, chaque partie doit
l’exécuter jusqu’à son terme (prêt, contrat d’alternance).
L’article 1105 du Code Civil dispose que les contrats, qu’ils aient ou non une dénomination propre, sont soumis
à des règles générales. Les règles particulières à certains contrats sont établies dans les dispositions propres à
chacun d’eux. Les règles générales s’appliquent sous réserve de ces règles particulières. Tous les contrats sont
régis par des principes de base du droit des contrats, sauf exceptions, en effet certains contrats ne sont pas
réglementés par la loi. Il faut donc faire la distinction entre :

 Les contrats nommés qui sont réglementés par la loi. Ils sont donc soumis à des règles propres, c’est
l’exemple du contrat de vente, de travail, de prêt… etc
 Les contrats innomés qui ne sont soumis à aucune réglementation. Ils sont donc soumis aux règles
classiques du contrat, c’est l’exemple du contrat de franchise car les parties peuvent choisir le contenu
du contrat.

II. LES CONDITIONS DE FORMATION ET DE VALIDITÉ DES CONTRATS

A. LES CONDITIONS DE FORMATION DES CONTRATS

1. LES PHASES PRÉCONTRACTUELLES

 De l’offre à l’acceptation

L’offre de contracter pour être valable et engager son auteur vis-à-vis de celui qui l’accepterait doit être :

 Ferme : une offre ne doit pas être une simple évocation et ne doit pas comporter ni de « si », ni de
« sous réserve de ».
 Précise : la vente est parfaite entre les parties, et la propriété est acquise de droit à l'acheteur à
du vendeur, dès qu'on est convenu de la chose et du prix, quoique la chose n'ait pas encore été
livrée ni le prix payé.

L’offre doit contenir tous les éléments du contrat. Elle ne peut être rétractée sauf si :

 Elle n’est pas parvenu à son destinataire


 Elle est parvenu au destinataire mais après un délai d’expiration
 Après l’écoulement d’un délai raisonnable

La rétractation de l'offre en violation de cette interdiction empêche la conclusion du contrat. Elle peut engager
la RCEC de son auteur dans les conditions du droit commun sans l'obliger à compenser la perte des avantages
attendus du contrat.

L’offre devient caduque dans 4 cas :

 à l’expiration du délai fixé par son auteur


 à l’expiration d’un délai raisonnable
 en cas de décès du pollicitant
 l’incapacité de l’auteur de l’offre

L’acceptation doit être pure et simple, c’est-à-dire qu’elle doit être complète sur les conditions initiales de
l’offre. Sinon il s’agit d’une contre-offre.

L’acceptation doit être expresse (l’expression de la volonté peut être orale, écrite ou gestuelle). L’acceptation
est tacite lorsqu’une personne va exprimer son consentement par une attitude qui induit son acceptation ou sa
volonté de contracter ou qui induit son acceptation. Mais cela n’est possible que dans certains cas, dans les
usages ou dans certaines relations d’affaires.
L'acceptation peut tout aussi bien être expresse (écrite ou orale, ou par geste ; exemple : lever la main pour
arrêter un taxi) que tacite (exemple : exécution d'un contrat que l'on vous propose). On s'est longtemps
demandé si le silence gardé par le destinataire d'une offre pouvait valoir acceptation de celle-ci.

Pratiques interdites : ventes forcées, démarchage téléphonique.

 Selon l’article L121-12 du Code de la consommation, il est interdit le fait d’exiger le paiement
immédiat ou différé de B/S fournis par un professionnel ou, s’agissant de biens, d’exiger leur renvoi ou
leur conservation, sans que ceux-ci aient fait l’objet d’une commande préalable du consommateur.
 La réception ainsi que la conservation de ce colis ne peuvent pas constituer une acceptation tacite
d’acquisition ou d’abonnement.
 Un professionnel ne peut pas vis-à-vis d’un consommateur chercher par téléphone à conclure ou
modifier un contrat d’un bien ou d’un service. , en cas de consentement il faudrait une confirmation
écrite qui n’engagerait le consommateur qu’après acceptation écrite. La loi du 24 juillet 2020 a durci
les conditions du démarchage téléphonique et de lutter contre les fraudes.

Le consensualisme désigne le principe selon lequel la validité du contrat n’est subordonnée à la satisfaction
d’aucune forme en particulier, c’est-à-dire que le seul échange des consentements est suffisant pour conclure
le contrat. Attention cela ne signifie pas qu’un contrat peut être conclu sans forme.

Le consensualisme permet au cocontractant de donner la forme qu’il souhaite à son acte de volonté c’est un
peu le régime de la liberté de la forme.

L’article 1172 du Code civil dispose que les contrats sont par principe consensuels, cependant il y a des
exceptions au principe du consensualisme. La validité des contrats solennels est subordonné à des formes
déterminée par la loi. Le consensualisme présente des avantages grâce à la simplicité et à la rapidité des
transactions mais aussi parce qu’il évite des coûts supplémentaires lié au formalisme.

Toutefois, on peut citer 2 exceptions à ce principe :

 Fausse exception : formalité de preuve ou de publicité (ex : à partir de 1500 euros la preuve par écrit
selon l’article 1159 du code civil, toutefois si on ne peut pas apporter la preuve par écrit, le contrat
reste valide, ex : cession d’un FDC nécessite la publicité dans les 15j donc même si les formalités de
publicité ne sont pas effectuée la cession reste valable.
 Vraie exception : contrat solennel, réel (ex : le contrat de cautionnement, il est obligatoire que la
caution écrive en toutes lettres et en chiffres le montant et qu’il s’engage en qualité de caution à payer
au créancier ce que lui doit le débiteur en cas de défaillance de celui-ci.

Contrat réel : le fait de donner/livrer la chose pour que le contrat soit valable.

L’extension du formalisme se matérialise en jurisprudence. Le juge admet le caractère solennel de certain


contrat alors que le législateur ne s’est pas prononcé sur le sujet.

Exemple : en droit du travail, la cc exige un écrit pour la conclusion du contrat d’apprentissage à peine de
nullité.

III. Le principe de la bonne foi en droit des contrats

La bonne foi joue un rôle important dans la période de formation du contrat, d’exécution du contrat.

Le rôle de la bonne foi

 Pendant la formation du contrat


La bonne foi est entrée dans le champ de la période précontractuelle. Normalement, les relations
précontractuelles se caractérise par le principe de la liberté, cependant, elles sont soumises aux exigences de la
bonne foi.

Les négociations précontractuelles restent soumises aux exigences de la bonne foi. Ainsi, la jurisprudence
sanctionne les comportements contraire à la bonne foi durant la période des négociations sur le fondement de
la RCEC.

Voir arrêt Manausian.

La bonne foi joue un rôle important au moment de la conclusion du contrat en particulier au moment de la
réticence dolosive qui consiste à dissimuler volontairement une information déterminante. On sanctionne donc
le silence.

 Pendant l’exécution du contrat

Selon l’article 1104 du Code civil, les contrats doivent être négocié, formé et exécuté de bonne foi. Le
cocontractant doit agir avec loyauté et faire preuve de coopération.

Les limites au rôle de la bonne foi

La bonne foi gouverne les négociations précontractuelles mais le principe de la liberté précontractuelle reste,
les parties sont libres de commencer des négociations et d’y mettre fin.

La rupture des négociations n’est pas toujours fautive. Elle n’est fautive que si elle est brutale, inattendue, c’est
la rupture par laquelle on a laissé sous entendre au cocontractant qu’il y aurait une issue favorable.

Beaucoup de contrats passent par 2 phases préalable avant de naître : phase précontractuelle : pourparlers et
avant contrat.

Les pourparlers désignent les échanges écrits ou oraux qui interviennent entre les parties avant la conclusion
du contrat. Les pourparlers concernent souvent les contrats particulièrement important d’un point de vue
financier ou économique qui nécessite des négociations plus ou moins longue pendant laquelle les parties vont
discuter.

La phase des pourparlers se caractérise par la liberté pré contractuelle c’est-à-dire la liberté de s’engager ou
non. La rupture des pourparlers doit être faite de bonne foi.

Est considéré comme une faute durant la phase des pourparlers et qui pourra être sanctionné par
l’engagement de la RCEC de son auteur :

 Renseignements inexactes
 Rupture brutale et inattendue des pourparlers

L’obligation d’information dans les pourparlers

La partie qui possède une information dont l’information est déterminante pour le consentement de l’autre
doit l’en informer. Une information est déterminante dès lors que…

Le devoir d’information n’a pas d’incidence (voir internet). Le vendeur n’a pas a informé l’acheteur sur la valeur
du bien. Il existe une obligation de confidentialité dans les pourparlers.
Ceux qui négocient ont accès à des informations confidentielles. L’article 1112-2 du Code civil dispose que ceux
qui négocient ne peuvent pas utiliser ou divulguer sans autorisation les informations de nature confidentiels,
sinon on engage sa responsabilité.

Lors d’une rupture, ce sont les juges qui apprécient au cas par cas le comportement de l’auteur de la rupture, la
responsabilité de celui-ci sera engagée. Selon l’avancé des pourparlers et le caractère tardif, la victime peut agir
pour rupture déloyale.

IV. Les avants contrats

A. LE PACTE DE PRÉFÉRENCE

Le pacte de préférence est un avant contrat classique.

Selon l’article 1123 du Code civil, le pacte de préférence est un contrat par lequel une partie s’engage à
proposer prioritairement à son bénéficiaire de traiter avec lui pour le cas où il déciderait de contracter.

Dans un pacte de préférence le promettant choisit son cocontractant. Le bénéficiaire reste libre de conclure ou
pas. Le pacte de préférence débouche sur un contrat définitif que si le promettant le décide.

Les effets du pacte de préférence : le promettant qui a consenti un pacte de préférence doit proposer en
priorité au bénéficiaire de le contracter, il ne peut pas le proposer à quelqu’un d’autre sauf si le bénéficiaire
refuse. Ce dernier reste libre de contracter ou pas, le pacte de préférence lui confère une exclusivité.

Si le promettant conclut le contact avec une autre personne que le bénéficiaire, ce dernier peut demander des
D&I pour violation du pacte de préférence.

B. LA PROMESSE UNILATÉRALE

La promesse unilatérale est un avant contrat qui ne débouche sur un contrat définitif que si le bénéficiaire y
consent. Il dispose d’une option d’accepter ou de refuser.

La promesse unilatérale est un contrat par lequel une partie, le promettant, accorde à l’autre, le bénéficiaire, le
droit d’opter pour la conclusion d’un contrat dont les éléments essentielles sont déterminés et pour la
formation duquel il ne manque que le consentement du bénéficiaire.

Les effets de la PU :elle se forme avec l’échange des consentements. Le promettant est déjà engagé au moment
où la promesse unilatéral est engagé au moment où la promesse unilatéral est engagé ce qui signifie que si le
promettant conclut le contrat avec un autre signature le contrat serait nul

Effets à l’égard du bénéficiaire : le promettant est déjà engagé, un délai lui est proposé pendant lequel il est
libre d’accepter (contrat conclut) ou de refuser (PU devient caduque)

Si l’exécution de la promesse est impossible, le promettant s’expose au versement de D&I.

C. LE COMPROMIS DE VENTE

La signature d’un compromis de vente (promesse synallagmatique de vente) intervient lorsque l’acheteur est
surtout le vendeur sont sûre de vouloir conclure la vente d’un bien immobilier mais que certains points doivent
être finalisés, attention les parties sont engagés.

En cas de rupture, il y aura indemnisation :

 Convenu au moment de l’avant contrat (gré à gré)


 Le caractère brutal de la rupture et/ou tardif
 Les frais de négociation engagé y compris chez le notaire
Le moment de la formation

Le contrat est conclu dès que l’acceptation parvient à l’offrant. Il est important de connaître la date de
formation du contrat pour :

 La loi applicable car les contrats conclut antérieurement à une nouvelle loi reste régit par l’ancienne
sauf si la loi est rétroactive.
 L’attribution des risques : le transfert de propriété va se faire au complet paiement
 Connaître le point de départ du délai … pour les actions.

Le lieu de formation

Le contrat est réputé être conclu où l’acceptation est parvenue, cela a son importance pour la territorialité du
tribunal compétent.

Le tribunal compétent est celui du domicile de la personne assignée. Lorsqu’il y a plusieurs défendeur c’est le
demandeur qui fait son choix. La loi française s’applique sur le territoire national.

Les contrats par voie électronique

Il s’agit d’un contrat entre absent car il n’y a aucune présence physique. Le contrat est valablement formé
lorsqu’il y a validation de celui qui accepte.

Attention, les contrats entre professionnel sont exemptés de dispositions envisagé.

V. Les conditions de formation et de validité des contrats

Il existe 3 conditions cumulatives de validité des contrats (article 1128) du Code civil.

A. CONSENTEMENT

Le consentement doit exister et ne pas être vicié. Une personne doit exprimé sa volonté de contracter de façon
libre et éclairé. L‘article 1129 dispose qu‘il faut être sain d’esprit pour souscrire valablement un contrat et pas
d’incapacité juridique (ex : décision du tribunal)

Le consentement doit être donné sans erreur, sans dol et sans violence, il ne peut pas être vicié.

L’ERREUR

L’erreur de droit ou de fait peut porter sur la qualité essentielle de la prestation due par l‘une ou l’autre des
parties. L’erreur sur la qualité essentielle de la prestation c’est l’erreur sur la substance même du contrat, si elle
était connut l‘une ou les parties n’auraient pas contractées.

Les qualités essentielles sont reconnues, l‘erreur doit être excusable pour la nullité du contrat.

L’erreur sur la personne : n’aurait pas contracter si …

LE DOL

C’est le fait d’obtenir de l’autre le consentement par des manœuvres et mensonges. Il s’agit dune
erreur volontaire, mentir volontairement, mensonge par omission. C’est la dissimulation par omission,
c’est la retissante dolosive.

Le simple silence est de la retisse ce dolosive. La cour de cassation juge que le dol peut être constitué par le
silence d’une partie dissimulant à son cocontractant une information dont l’information ne lui aurait pas fait
consentir s’il l’avait su.
LA VIOLENCE

Il s’agit d’une pression exercée sur le cocontractant pour le forcer à conclure le contrat.

Article 1140 du code civil.

Il y a violence lorsqu’une partie s’engage sous la pression d’une contrainte. Il y a un aspect délictuelle et
psychologique : la menace et la crainte de la personne qui réalise.

B. LA CAPACITÉ

Toute personne physique peut contracter sauf en cas d’incapacité prévue par la loi.

La capacité est composée de 2 éléments :

 La capacité d’exercice : le fait d’exercer elle-même et pour elle-même ses droits et ses obligations. Elle
s’acquiert à la majorité. En cas d’émancipation, un mineur n’a pas tous les droits.
 La capacité de jouissance : il s’agit de la capacité à être titulaire de droit et d’obligations, pour l’avoir il
faut être vivant et être viable car le décès éteint la capacité.

La capacité est différente selon si on est une personne physique ou morale.

Toutes les personnes physiques sont capables mais certaines peuvent être reconnu incapable :

 Mineur, même émancipé


 Majeur suite à une altération mentale ou à un handicap. Dans ce cas le majeur doit être protégé, il
existe 3 régime de protection :
o Tutelle : le tuteur gère tout
o Curatelle : le curateur gère le quotidien
o Sauvegarde de justice

Il n’est pas possible de déroger à l’ordre public ni par des stipulations ni … les choses doivent être dans le
commerce ? La prestation doit être possible. Le contrat doit donc être sur un objet présent ou futur mais
réalisable. Le prix doit être déterminée ou déterminable. Attention, il ne faut pas que les clauses au contrat
crée un déséquilibre entre les parties sinon il est réputé non écrit.

Le juge intervient à la demande d’une des parties pour réviser…. Il peut regarder notamment les clauses :

Selon l’article 1231-5 du Code Civil, la clause pénale permet de fixer à l’avance le montant minimum de
l’indemnisation due par l’une ou l’autre des parties en cas d’inexécution des obligations contractuelle. Cette
clause a vocation a être dissuasive, elle doit compenser le préjudice subit en cas d’inexécution (son montant ne
doit être ni excessif ni dérisoire au risque d’être révisé par le juge). En cas d’abus de cette clause, le juge peut
sur demande ou d’office, augmenter ou baisser le montant des indemnités.
Selon l’article __ la clause abusive est une clause qui crée un déséquilibre significatif entre les droits et les
obligations des parties au contrat (entre professionnel et particuliers principalement). Une clause considérée
abusive est réputée non écrite, la CJUE depuis une décision du 20 novembre 2020 admet que le juge puisse en
l’absence de disposition demander aux parties de négociées ou d’annuler le contrat si cela est préférable.

Selon l’article …, la clause léonine est une clause qui déséquilibre la situation dans laquelle se trouve les parties
à un contrat. Cette disposition est critiquée car elle peut avantager ou désavantager l’un des cocontractants.

Le droit de la consommation qualifie les clauses léonines de clauses abusives.

Une clause est considéré ;;; quand est considérée doit :

 Conférer un avantage excessif à une ou plusieurs parties


 Une inégalité à l’égard d’une ou plusieurs parties.
 A voir

Exemple :

 Mettre à charge de l’associé la totalité des pertes


 Mettre à charge de l’associé de la totalité du profit
 Faire participer un associé plus que proportionnellement à son apport aux pertes
 L’employeur qui impose à un salarié une obligation de non-concurrence sans contrepartie financière
 En droit des contrats : dans une promesse d’achat, une disposition qui permettrait à la société de
racheter les actions du dirigeant à un prix excessif.

Certaines exceptions existent aux clauses léonines :

En droit des sociétés, il est possible de prévoir un partage égal des pertes malgré des apports inégaux.

La clause relative au prix dérisoire, lorsqu'une chose est vendue à un prix inférieur à la valeur réelle. En
principe, le prix doit être fixé au moment de la conclusion du contrat. Si ce n’est pas le cas, le prix doit être
déterminée ou déterminable. Si après détermination du prix celui-ci paraît dérisoire, il y a possibilité de
demander nullité relative dans les 5 ans.

La force majeure :

 Insurmontable (extériorité) : L’article 1218 ne mentionne plus l’extériorité mais plutôt un événement
qui échappe au contrôle du débiteur. En cas de force majeure, le débiteur pourra s’exonérer de sa
responsabilité.
 Imprévisible : le nouvel article du code civil 1218 consacre le caractère raisonnable l’imprévisibilité.
L’événement constitutif ne doit pas être prévue au moment de la conclusion du contrat.
 Irrésistible : c’est un événement dont les effets ne peuvent être éviter par des mesures

B. Les effets translatifs (transfert de propriété)

L’effet translatif ne concerne pas tous les contrats mais seulement les contrats de vente. Il se fait lorsqu’il y a
échange des consentements peu importe le contrat, la date, que les parties reportent ce transfert. Les parties
peuvent reporter ce transfert par le biais dune clause de réserve de propriété jusqu’au complet paiement.

Le transfert de propriété s’accompagne des risques car c’est celui qui conserve la chose qui doit en prendre
soin. Le vendeur doit conserver la chose et lui apporter tous les soins nécessaires jusqu’à ce qu’elle soit livrée.

Il faut distinguer les acquéreurs successifs, concernant les biens meubles on fait d’honneur que possession vaut
titre. La propriété revient de bonne foi à celui qui en fait possession. Concernant les biens immeubles, la
propriété revient à celui qui .. Fichier authentique de l’immobilier (exception : principe de l’usucapion).
Grand C. Les modalités d’exécution du contrat

Le contrat génère des obligations, de ce fait lorsqu’on parle d’exécution cela revient au fait d’honorer les
obligations. Les modalités d’exécutions se trouve dans le code civil, on y trouve :

 Le paiement, il consiste non seulement à régler une somme d’argent mais c’est aussi exécuter une
obligation contractuelle à laquelle on est tenue (pas tjr somme d’argent, compensation/troc)

On distingue la compensation légale ou conventionnelle.

 Lorsque les deux personnes sont débitrices l’une envers l’autre, elles vont réciproquement devenir
créancières et débitrice ….. certaines sommes d’argent ou … du même genre :
o Certaine
o Liquide
o Exigible, cad que le terme est arrivé à échéance
o ????
 Dans laquelle les personnes conviennent elles-mêmes que la dette se compense.

C’est lorsque le défendeur qui est poursuivi pour exception d’inexécution pour demander une demande
conditionnelle en opposant qu’il est également le créancier du défendeur. C’est au juge de décidé s’il y a
compensation ou non.

3-La confusion

Une seule et même personne est à la fois créancier et débiteur. Par exemple, le créancier va hériter du
débiteur et dans ce cas la dette s’efface, on dit qu’il y’a extinction de la dette.

4-La remise de dette

Il s’agit d’un contrat par lequel le créancier libère le débiteur de son obligation

5-L’impossibilité d’exécuter

S’il est dans l’impossibilité d’exécuter, il sera libéré de son obligation est …

Grand D – Les sanctions d’inexécution du contrat

L’article 1217 du Code Civile énumère l’ensemble des sanctions à disposition d’un créancier. La partie envers
laquelle l’engagement n’a pas été exécuté ou l’a été imparfaitement. Il peut … ou suivre l’exécution forcer en
nature ou obtenir une baisse du prix ou provoquer la résolution du contrat ou demander la réparation.

Les sanctions peuvent se cumuler si elles ne sont pas incompatibles.

1. Les sanctions visant à l’exécution du contrat

Le créancier peut agir en l’exécution forcée en nature, il peut le faire après une mise en demeure de poursuivre
l’exécution forcée en nature même si l’exécution est impossible.

La nouvelle législation permet au créancier d’exécuter lui-même l’obligation sans autorisation du juge,
exemple : le créancier peut détruire ce qui a été mal exécuté et demander au défaillant de rembourser l’argent
engagé pour…

L’exception de l’exécution
Le créancier peut refuser d’exécuter sa propre obligation tant que le débiteur défaillant n’exécute pas la
sienne mais pour justifier l’attitude du créancier il faut que l’inexécution du débiteur soit suffisamment grave.
Depuis 2016, le créancier peut avant tout commencement d’exécution du contrat surprendre l’exécution de sa
propre obligation, s’il est déjà manifeste que son cocontractant ne s’exécutera pas.

La réduction du prix

Il s’agit ….

Première situation : le créancier n’a pas encore été payé du prix convenu. Dans ce cas, il peut après mise en
demeure rester sans effet accepter l’exécution non conforme en lui demandant de réduire le prix et le débiteur
doit accepter par écrit la décision.

Seconde situation : Le créancier à déjà payé, il n’y a pas d’accord avec le débiteur alors le créancier va saisir le
juge pour demander la diminution du prix.

2. Les sanctions visant l’anéantissement

 La clause résolutoire

La résolution résulte soit de l’application d’une clause résolutoire, soit en cas d’inexécution suffisamment
grave, d’un motif du créancier au débiteur ou d’une décision de justice (article 1224 du code civil). La résolution
met fin au contrat de manière rétroactive il y a donc restitution des biens. Si cela n’est pas possible, alors on
appliquera la résiliation. C’est une clause qui va être prévue par les parties et qui va préciser les engagements
dont l’inexécution entraînera la résolution de ce contrat. Elle doit être prévue au contrat à la signature.

D’une inexécution contractuelle suffisamment grave de résoudre unilatéralement doit faire une mise en
demeure auprès du débiteur défaillant de satisfaire son engagement dans un délai raisonnable il y aura
résolution…. Si l’inexécution persiste, le créancier notifie au débiteur qu’il y a résolution et le débiteur peut
alors saisir le juge pour contester la résolution.

Si la décision de notification de résolution de … unilatéral n’est pas contestée par le juge prend effet au jour de
la notification.

B ??? C’était avant

C… La résolution judiciaire

C’est la résolution qui est prononcée par le juge qui peut :

 Constater la résolution du contrat


 Ordonner l’exécution du contrat en accordant un délai de grâce au débiteur
 Ordonner au débiteur de payer des dommages et intérêts

D- La clause pénale

Elle doit être stipulée au contrat et préciser que le débiteur s’il manque a son obligation ou s’il l’exécute avec
retard devra verser au créancier une somme d’argent en guise de dommage et intérêts.

L’action en responsabilité :

Fait générateur :

Correspond à l’inexécution ou le retard dans l’exécution …


Le créancier qui veut exécuter … mais pour cela il faut distinguer la nature de l’obligation. Obligation de moyen
ou de résultat.

Le créancier doit prouver l’inexécution mais aussi que le débiteur a commis une négligence qui a conduit a
l’inexécution contractuelle

Dans le résultat, le créancier doit prouver que le résultat n’est pas atteint.

Le dommage peut être physique, financier ou moral. Le dommage doit être né, … toutefois un préjudice future
constitué par la perte d’une chance peut être réparé.

Ce lien de causalité doit exister entre le fait générateur et le dommage, il faut s’assurer que le dommage soit la
conséquence directe du fait générateur (l’inexécution de l’obligation). Le débiteur doit réparer le dommage
que le créancier n’aurait pas subit s’il y avait inexécution du contrat.

Lors de la formation du contrat les parties peuvent insérer une clause selon laquelle le débiteur n’est pas
responsable de l’inéxécution du contrat et ne sera donc pas tenue de payer des dommages et intérêts en
réparation du préjudice subit.

Mais la jurisprudence essaie de limité la validité de ces clauses exonérative de responsabilité :

 ;… volontaire
 En cas d’inexécution par le débiteur d’une obligation essentielle au contrat.

EN cas de dommage causé à l’intégrité physique…

La loi intervient au cas par cas concernant les clauses exonératives de responsabilité

Grand 5 : les tiers et l’exécution du contrat

A. L’effet relatif et l’opposabilité à l’égard des tiers.

Un contrat ne peut pas lié un tiers, un effet relatif vis-à-vis d’un tiers.

Un contrat valablement formé est opposable aux tiers et l’opposabilité du contrat au tiers … ne peuvent pas
prétendre que le contrat n’existe pas.

A. Le portefort

C’est un contrat par lequel le promettant s’engage … envers un bénéficiaire … à obtenir d’un tiers qu’il
contracte avec ce bénéficiaire.

….

S’engage envers le cocontractant … au profit d’un tiers, .. dans ce cas le bénéficiaire devient partie au contrat.

Ex : contrat d’assurance vie


Petit 2 : Les ayants causes des parties..

Un ayant cause c’est une personne à laquelle les droits d’une personne sont transmis, l’ensemble di
patrimoine…

Les ayants causes a titre particulier vont receuillir certains droits déterminés par l’auteur.

3. Les créanciers des parties

A. Les créanciers priviligiés

Il s’agit des créanciers qui sont titulaires de garanties sur la créance :

 Une sûreté personnelle (la caution) La caution s’engage à réaliser l’obligation du débiteur en cas de
défaillance de celui-ci.
 Une sûreté réelle qui confère à son titulaire un droit de préférence et un droit de suite. Le droit de
suite est le droit de saisir et de faire vendre la chose peu importe qui la détient. On y rouge
l’hypothèque (biens immeubles), le gage (biens meubles) et le nantissement (biens incorporelles)

B. Les créanciers chirographaires

Ce sont ceux qui n’ont aucune sureté particulière mais qui détiennent un droit de gage général.

4. Les créanciers

A. L’action oblique

C’est l’action qui permet à un des créanciers d’exercer à la place du débiteur ses actions et ses droits cad que le
créancier va se substituer à cause de la négligence du débiteur.

B. L’action paulienne

C’es une action qui permet au créancier de faire déclarer inopposable à leur égard les actes passés en fraude de
leur droit. (Ex : débiteur qui fait une donation alors qu’il est insolvable)

C. Les actions directes en paiement

C’est lorsque le créancier va agir directement en paiement de sa créance contre le débiteur de son débiteur.
(Ex : un créancier qui par le biais de la saisie sur salaire va récupérer son paiement)

D. Les recours dans le cadre des groupes de contrat

Un groupe de contrat c’est un contrat qui existe en raison d’un autre (ex : sous traitance, sous-location).

Dans ce cas, le bailleur devient tiers au contrat mais en cas de non-paiement il dispose d’une action directe.

E. La responsabilité extra contractuelle

L’exécution d’un contrat peut causer un dommage à un tiers, comme il n’y a pas de contractuelle entre la
victime et l’auteur il s’agit d’un lien extra contractuelle. La victime peut engager la responsabilité civile de
l’auteur.

VI. Le juge et l’exécution du contrat


A. L’interprétation du contrat

Les juges du fond ont un pouvoir souverain cad qu’ils ont les pleins pouvoirs pour interpréter le contrat.

Les juges du fond vont regarder le comportement des parties, ce qu’ils ont voulu mettre dans le contrat.

Le juge ne doit surtout pas dénaturer le contrat, il doit respecter la volonté des parties et lorsque le contrat est
interprété alors le contrat s’impose aux juges qui doit le faire respecter et/ou exécuter des parties.

B. L’intangibilité du contrat

1. Principe

Le juge ne peut pas :

 Modifier les obligations des parties


 Substituer les clauses qui ont été accepté par les parties.

Mais,

Atténuation des principes :

Le juge peut toutefois prononcer des clauses abusives, modifier des clauses pénales.
Le juge peut :

 Rétablir l’équilibre contractuelle


 Écarter une clause qu’il estime illégitime au contrat
 Accorder un délai moratoire
 Imposer le respect d’un usage professionnel aux parties
 Imposer des obligations dans certains contrats
 Le juge peut également faire application au contrat de dispositions légales spéciales d’OP qui peut
survenir en plein milieu du contrat.

Le contrat peut donc être remodeler à la suite de l’intervention du juge.

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