Dans le système universitaire anglo-saxon ou franco-canadien, il s’agit-là de l’intitulé le plus
couramment utilisé, pour désigner un diplôme de doctorat.
Le terme philosophie est utilisé ici dans son acception antérieure au XXe siècle. En effet,
jusqu’à cette période, ce mot désignait l’étude générale des connaissances, ne s’appliquant
donc pas seulement à la philosophie mais à un ensemble de disciplines. C’est l’équivalent
français du doctorat. Ex. PhD en Psychologie (équivalent au grade de docteur ou au diplôme
de doctorat en Psychologie).
À noter que l’on voit souvent l’appellation de PhD student (ou PhD Candidate) qui
signifient Doctorant. En effet, sur les profils des réseaux sociaux professionnels ainsi que
dans les signatures des courriers électroniques des doctorants, l’on trouve régulièrement les
termes de PhD student ou PhD candidate, en raison de l’internationalité de la recherche,
permettant aux étudiants de faire connaître leur statut à leur réseau ou réseau potentiel non
francophone.
Position meta et prise de distance sur le grade de PhD
Actuellement, le grade de docteur ou le diplôme de doctorat (PhD) représente le plus haut
grade universitaire. L’on peut donc le considérer comme le niveau le plus haut, de la
pyramide universitaire.
Pourtant, dans son ouvrage « PhD: an uncommon guide to research, writing & PhD life« ,
James Hayton indique qu’au lieu de considérer le doctorat (PhD) comme étant le sommet
du système éducatif, il convient plutôt de la considérer comme le niveau le plus bas
d’une carrière académique.
La raison est que, suite à l’obtention d’un doctorat, les étudiants souhaitant faire carrière au
niveau académique (comme enseignants-chercheurs) s’engagent habituellement dans un
postdoc (post doctorat).
Puis, tout au long de leur carrière, ils devront monter tour à tour les différents « échelons » du
professorat universitaire, depuis le statut de Maître de Conférences, Maître de Conférences
HDR, Professeur, Professeur de rang A… jusqu’à pouvoir enfin accéder à la direction d’un
département ou d’une faculté (cf. image ci-dessous proposée par James Hayton).
Il me faut citer cette phrase de Rishabh Jain pour qui : « The PhD is a path, not an end »,
que l’on peut traduire par « Le PhD est un chemin, pas une fin ».
En ce sens, le doctorat (PhD) ne devrait en aucun cas être considéré comme une fin en soi,
mais comme un moyen de parvenir au projet que l’on s’est fixé préalablement et dont le grade
de docteur n’est que le premier échelon.
Nous aurons l’occasion de revenir plus en détail sur les degrés que tout enseignant-chercheur
doit monter, afin de faire carrière à l’université.
Toutefois, beaucoup de doctorants sont pressés de terminer et de soutenir leur thèse,
qu’ils considèrent comme leur Graal. Pour eux, obtenir le grade de docteur est
l’aboutissement de plusieurs années d’étude, et la fin d’un parcours encore considéré
comme un parcours étudiant.
Dans son ouvrage intitulé Le doctorat : un rite de passage. Analyse du parcours doctoral et
post-doctoral, Laetitia Gérard, Docteur en Sciences de l’Éducation, montre en quoi le
doctorat constitue un processus long et une aventure semée d’embûches qui participent
à une transformation identitaire et professionnelle de « soi ». Une évolution marquée
notamment par l’obtention d’un nouveau statut, à l’issue de la soutenance.
Je vous invite à lire cet ouvrage très riche et bien documenté, et à visionner la vidéo d’un
quart d’heure synthétisant ce dernier.