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Couche limite et transition turbulente

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TP Fluides : Jet rond turbulent MGC1021M - H.

Scolan

TP fluides : Couches limites

Fig. 1 – Dispositif expérimental.

I Introduction
Quand un fluide s’écoule autour d’un corps solide, il n’y a pas de glissement à la surface. Le fluide directement en
contact avec une surface se déplace avec elle et ainsi la vitesse relative passe d’une valeur de zéro à la surface à la
vitesse de l’écoulement libre à travers une couche de fluide appelé la couche limite.
Pour ce TP on va considérer la configuration d’un écoulement stable le long d’une plaque plane avec la vitesse
d’écoulement U constante le long de la longueur de la plaque. Il est démontré que l’épaisseur de la couche limite
augmente le long de la plaque comme présentée sur la figure 2.
L’écoulement dans la couche limite est laminaire au début, mais si la plaque est suffisamment longue, une transition à
la turbulence peut être observée. Cette transition est produite par de petites perturbations qui au-delà d’une certaine
distance, augmentent rapidement et se mélangent de façon à produire des fluctuations de la vitesse apparemment
aléatoires et qui ont les caractéristiques d’un écoulement turbulent. Le paramètre qui caractérise la position de la
transition est le nombre de Reynolds Rex à la distance x du bord d’attaque :
Ux
Rex =
ν

Fig. 2 – Schéma des caractéristiques générales d’une couche limite sur une plaque plane. (inspiré de [4])

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La nature du processus de la transition la rend sujette à des facteurs tels que la turbulence dans l’écoulement libre
ou la rugosité à la surface et ainsi il est impossible de donner une simple valeur du nombre de Reynolds quand la
transition apparait. Il est cependant habituellement compris dans une gamme de 105 à 5 × 105 .

II Théorie
II.1 Couche limite le long d’une plaque plane lisse dans un écoulement libre stable
On s’intéresse au développement d’une couche limite le long d’une plaque plane lisse dans un écoulement libre stable
i.e dans les conditions d’un gradient de pression nul le long de la plaque.
- Epaisseur de déplacement de la couche limite.
Une simple analyse montre que l’épaisseur δ de la couche limite, présentée à la figure 2 comme l’épaisseur où la
vitesse atteint la valeur de l’écoulement libre, n’est pas un concept pleinement satisfaisant. La vitesse dans la couche
limite augmente vers U de façon asymptotique. Ainsi la distance y à laquelle nous pouvons considérer que la vitesse
a atteint la valeur U dépendra de la précision de la mesure.

Fig. 3 – Distribution de la vitesse et épaisseur de déplacement de la couche limite (inspiré de [4]).

Un concept beaucoup plus utilisé de l’épaisseur est de considérer que la couche limite correspond au déplacement δ ∗
des lignes de courant de l’écoulement à l’extérieur de la couche limite.
L’écoulement à l’extérieur de la couche limite est ainsi repoussé vers l’extérieur d’une distance δ ∗ comme présenté
schématiquement sur la figure 3 avec la ligne de courant.
Sur cette figure, la courbe OA montre que la répartition de la vitesse u à l’intérieur de la couche limite est fonction
de la distance y. S’il n’y avait pas de couche limite, la vitesse de l’écoulement libre U persisterait jusqu’à la surface
comme montré par la ligne CA. La réduction du débit volumique (par unité de largeur normal au schéma) lié à la
diminution de la vitesse dans la couche limite est alors :
Z h
∆Q = (U − u) dy
0

ce qui correspond à l’aire grisée OAC sur le schéma, la valeur de h étant celle pour laquelle u = U pour toute
valeur de y supérieure à h. Si le débit volumique est modifié maintenant en considérant le déplacement de la
ligne de courant de AA’ à la position B’B d’une distance , le débit volumique entre A’A et B’B, qui est aussi ∆Q
s’écrit alors :

∆Q = U δ ∗
A partir des deux équations précédentes, on a alors :
Z h  u
δ∗ = 1− dy
0 U
où on rappelle que h est une valeur arbitraire telle que u = U ou encore 1 − U =0
u
pour toutes les valeurs de y
supérieures à h.
De par la définition de h, on peut donc augmenter la valeur de h sans changer la valeur de l’intégrale et faire tendre
h vers l’infini :

Z ∞  u
δ =

1− dy
0 U

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- Epaisseur de quantité de mouvement de la couche limite.


Si on veut prendre en compte les effets de quantités de mouvement à l’intérieur de la couche limite, en effectuant
un bilan sur un volume de contrôle de largeur δx, de hauteur h (supérieure à l’épaisseur de la couche limite δ) et
d’épaisseur unitaire normale au plan du diagramme (cf figure 4) et en tenant compte de la contrainte de cisaillement
à la paroi τw , on peut montrer que :
"Z #
d h
u u
τw = ρU 2
1− dy
dx 0 U U

Fig. 4 – Débit massique et quantité de mouvement dans la couche limite (inspiré de [4])

[Optionnel : on pourra inclure dans le compte-rendu la démonstration du bilan de quantité de mouvement (et du
bilan de masse) qui mène à cette formule. On pourra noter ṁ le débit massique et Ṁ la quantité de mouvement du
volume selon la direction x, comme illustré figure 4.]
On définit alors une épaisseur de quantité de mouvement Θ, qui exprime la perte de quantité de mouvement :

Z ∞
u u
Θ= 1− dy
0 U U

et un coefficient de frottement local cf :

τw dΘ
cf = =2
1
2 ρU 2 dx

Le frottement total à la paroi par unité de largeur sur une plaque plane de longueur L est alors :

L
1 2 L
1 2 L
dΘ 1
Z Z Z
Df = τw dx = ρU cf dx = ρU × 2 dx = ρU 2 × 2ΘL
0 2 0 2 0 dx 2

où ΘL est l’épaisseur de la quantité de mouvement à la distance L du bord d’attaque (et en tenant compte que Θ = 0
pour x = 0).
Le frottement à la paroi peut être exprimé en terme adimensionnel avec le coefficient de frottement global Cf
avec :

Df
Cf = 1 2
2 ρU L

L’expression précédente de Df conduit alors à :

2ΘL
Cf =
L
Cette équation donne le coefficient de frottement global sur une plaque plane très simplement en fonction
de l’épaisseur de quantité de mouvement au bord de fuite et de la longueur de la plaque.
Il est fréquent de se référer aussi au rapport de l’épaisseur de déplacement à l’épaisseur de quantité de mouvement,
appelé le facteur de forme H :
δ∗
H=
Θ

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– Pour
√ une couche laminaire, on peut montrer que l’épaisseur le long de la plaque augmente proportionnellement
avec x et que l’épaisseur de déplacement et l’épaisseur de quantité de mouvement s’écrivent [1-5] :

1.721x 0.664x
r r
νx νx
δ = √

= 1.721 et Θ = √ = 0.664
Rex U Rex U
Le facteur de forme est alors H = 2.59.
– Pour une couche limite turbulente le long d’une plaque plane lisse, il n’y a pas de résultats calculés corres-
pondants. La répartition de la vitesse est généralement exprimée sous la forme suivante :

u  y  n1
=
U δ
avec n qui varie de 5 à 8 en fonction de l’augmentation de Rex de 105 à 109 .
Mais il existe aussi d’autres formes d’expression. Les épaisseurs de déplacement et de quantité de mouvement sont
fréquemment calculées avec :
0.046x 0.036x
δ∗ = et Θ = (∗∗)
Rex0.2 Re0.2
x

avec le facteur de forme H = 1.29.

II.2 Effets de gradient de pression


Contrairement au cas d’un écoulement libre stable (avec un gradient de pression nul le long de la plaque), si l’écou-
lement est accéléré ou ralenti, des changements substantiels vont se passer dans le développement de la couche
limite.

a) b)
dp dp
Fig. 5 – a) Profils de vitesses dans la couche limite en présence de gradient de pression favorable dx < 0 ou adverse dx > 0. b) Profils
de vitesses et lignes de courant illustrant l’effet d’un gradient de pression adverse et le décollement de couche limite. La ligne pointillée
représente le lieu des points où u = 0 et le point d’inflexion par la lettre I. Schémas issus de [3].

– Pour une accélération de l’écoulement libre (par exemple dans le cas d’une conduite avec un profil convergent),
la pression chute dans la direction de l’écoulement et le gradient de pression est alors donné en dérivant
l’équation de Bernoulli dans l’écoulement libre :
dp dU
= −ρU
dx dx
La couche limite augmente moins rapidement que dans le cas d’un gradient de pression nulle et il n’y a pas de
transition vers la turbulence.
– Pour un écoulement libre se ralentissant, par exemple si la section de la conduite dans la direction de l’écoulement
est augmentée (i.e conduite avec un profil divergent), les effets inverses sont observés. La couche limite augmente plus
rapidement et le facteur de forme augmente dans la direction de l’aval. La pression augmente dans la direction
de l’écoulement dx dp
> 0 et l’augmentation de la pression tend à freiner le fluide dans la couche limite de façon plus
importante que dans l’écoulement principal puisqu’il se déplace plus lentement. On parle de gradient de pression
adverse. De l’énergie passe de l’écoulement principal vers la partie extérieure de la couche limite en direction de la
surface pour maintenir le mouvement avant contre l’augmentation de la pression. Cependant si le gradient de pression
est suffisamment fort, la diffusion sera insuffisante pour soutenir le mouvement avant et l’écoulement le long de la
surface changera de sens (cf figure 5, forçant l’écoulement principal à décoller. C’est le décollement ou le décrochage
comme il est parfois appelé, qui sera la principale composante de la trainée sur des corps à large surface exposée et
à l’effondrement de la portance sur les surfaces portante quand l’angle d’incidence est excessif.

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III Description du dispositif


Le banc expérimental est présenté figures 1 et 6. Une soufflerie munie d’une chambre de tranquilisation et d’un
convergent débouche sur la section d’essai.
Une plaque plate est placée à mi-hauteur dans la section, avec un bord aiguisé orienté vers le flux entrant. Un côté
de la plaque est lisse et l’autre est rugueux, de sorte qu’en retournant la plaque, les résultats peuvent être obtenus
sur les deux types de surface.
Un fin capteur de pression totale "tube Pitot" peut se déplacer dans la couche limite proche de la fin de la plaque.
Ce tube est un instrument de mesure délicat qui doit être manipulé avec beaucoup de précaution afin d’éviter qu’il
soit endommagé. L’extrémité du tube est aplatie afin qu’il présente une étroite fente dans l’écoulement.
Un mécanisme de déplacement avec ressort compressé pour prévenir de tout déplacement brusque et une vis micro-
métrique sont utilisés pour le déplacement et la mesure de la position du tube de Pitot dans l’écoulement.
Des éléments amovibles (profils "convergents" ou "divergents", cf zones grisées figure 6) peuvent être placés sur les
parois de la veine d’essai afin soit de créer une accélération, soit un ralentissement de l’écoulement libre dans la veine
d’essai. Sans les profils, les conditions d’un écoulement libre uniforme sont obtenues sur toute la plaque.

Fig. 6 – Schéma du dispositif expérimental.

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IV Mesures
IV.1 Rappels
Capteur de pression totale et mesure de vitesse.
Qu’appelle t’on en mécanique des fluides la ‘pression dynamique’ (Pdyn ) ? Quelle est son expression en fonction de
la vitesse ?
Contrairement à un vrai tube de pitot (capteur différentiel), le capteur utilisé ici est un seul capteur de pression
totale P i.e qui mesure la somme de de la pression dynamique Pdyn et de la pression statique (pression atmosphérique
environnante Patm ).
Donnez alors l’expression de la vitesse en fonction d’une différence de pression.
Remarque : Par simplicité, par la suite le terme abusif "tube de pitot" sera utilisé pour désigner ce capteur.
Lecture du manomètre
Quelle loi utilise t’on ici pour déduire la différence de pression à partir des hauteurs d’eau dans les tubes ? (si besoin
se référer au document sur Moodle concernant le manomètre).
Pourquoi va t’on lire ici les hauteurs d’eau du tube relié au capteur et d’un des tubes non bouché ?
On utilisera le manomètre avec une inclinaison à 80°. En déduire le facteur numérique correctif dans la formule.
Donnez alors l’expression de la vitesse u en fonction des quantités lues.
On inclura bien avec le compte-rendu les fichiers avec les données lues brutes sous forme de tableau (tableaux excels
et fichiers python) et on pourra faire une estimation des incertitudes de mesure de vitesse avec ce dispositif dans le
compte-rendu.
Remarque : au tout début, on s’assurera bien qu’aucun tube de l’eau colorée n’a un niveau trop bas, hors lecture
(sinon dysfonctionnement et mauvaise lecture ; ajustement nécessaire de la pression au niveau du ‘réservoir d’air’ à
faire).
Remarque : la lecture de la hauteur d’eau associée à la pression "Po " au niveau du ‘réservoir d’air’ au dessus du jet
est optionnelle mais peut être intéressante à relever comme valeur limite de pression.
Lecture de la vis micrométrique

Fig. 7 – Palmer avec vis micrométrique et exemple de lecture

Ce dispositif de mesure est une vis micrométrique et se trouve par exemple aussi sur un Palmer (voir figure 7).
L’utilisation d’un manchon gradué, par exemple, avec un pas de 0,5 mm associé à un tambour gradué confère une
précision de lecture au 1/100ème de millimètre. Dans ce cas avec une vis au pas de 0,5 mm, le tambour est gradué
en 50 parties égales et chaque partie représente une lecture de 1/100ème de millimètre. Il faut donc faire tourner le
tambour de deux tours pour que la partie mobile se déplace de 1 mm.
La méthode de lecture du micromètre est alors la suivante (voir figure 7 à droite) :
– Compter le nombre de graduations qui indiquent les millimètres apparaissant à gauche du tambour, sur le manchon
gradué en haut (ici 8 mm), lecture provisoire 8 mm.

– Regarder si après la graduation des millimètres, une graduation des 1/2 millimètres apparaît on non.
⋆ Cas 1 : la graduation n’apparaît pas, lire le nombre de centièmes affichés sur le vernier et les ajouter à la lecture
des millimètres.
⋆ Cas 2 : la graduation est juste en face du tambour vernier qui à lui même sa graduation « 0 » en face du trait
horizontal (comme la figure 7), lire le nombre de mm et ajouter un 1/2 mm soit 50/100 de mm, la lecture est
donc de 8,50 mm.
⋆ Cas 3 : La graduation des 1/2 mm est visible et les graduations du tambour indiquent une valeur positive en
regard du trait horizontal du manchon gradué, lire le nombre de mm , ajouter 50/100 de mm de la graduation
des 1/2 mm et ajouter enfin le nombre de 100 ème de mm lus sur le tambour vernier par rapport à la barre
horizontale du manchon gradué.

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⇒ Application : Quelle lecture doit-on faire pour chacun des cas de la figure 8 ?

a) b) c)
Réponses : a) 37,02 mm - b) 23,21 mm - c) 19,93 mm

Fig. 8 – Lectures sur une vis micrométrique

IV.2 Obtention de profils : protocole général


– Pour obtenir un profil de vitesse dans la couche limite, le tube de Pitot est d’abord être doit être placé "loin" de la
plaque i.e placé à environ 10 mm de la surface de la plaque et la vitesse du vent souhaitée obtenue par le réglage
de la vanne qui change la pression P0 dans la boîte à air.

– Les relevés de la pression totale P mesurée par le tube de Pitot sont ensuite enregistrés au fur et à mesure que le
tube est déplacé vers la gauche vers la plaque, en lisant la position absolue sur le micromètre.
Les premières mesures de pression doivent être constantes, indiquant que le tube de Pitot est dans l’écoulement
libre. Si ce n’est pas le cas, recommencez l’expérience en choisissant une position de départ plus éloignée de la
plaque.

– Quand les valeurs relevées de la pression totale commencent à diminuer, les incréments de déplacement du tube
de Pitot doivent être réduits.
Par exemple, dans le cas de la plaque lisse et d’un écoulement libre uniforme (murs ’droits’, sans profils ajoutés),
on se déplacera typiquement tous les 1 mm loin de la plaque, puis tous les 0,5 mm puis tous les 0,2 mm
puis 0,1 mm voire 0,05 mm très très proche de la plaque.
La valeur de la pression mesurée par le tube de Pitot ne peut atteindre la valeur zéro même quand le tube atteint
la surface de la plaque car le tube, même aplati a une certaine épaisseur e.
Le déplacement du tube doit être stoppé dès que les valeurs de la pression totale redeviennent constantes (on est
alors au contact).

IV.3 Travail à effectuer.


– Attention ! : Toujours défaire l’ensemble de la section d’essai pour mettre/enlever la plaque ou les profils conver-
gents/divergents par le haut. i.e ne pas bouger le tube de pitot selon la verticale. Pour enlever la plaque et
changer de côté (de lisse à rugueux), la vis se situe derrière.

– Sur le manomètre, bien lire la pression statique au niveau du tube ouvert à chaque fois (important pour la précision
sur la valeur de vitesse près de la paroi (par définition de plus en plus faible).

– On effectuera les mesures de profils dans l’ordre suivant :


1) Ecoulement uniforme (murs droits, pas de profil ajouté) et plaque lisse.

1) Ecoulement uniforme (murs droits, pas de profil ajouté) et plaque rugueuse.

1) Ecoulement avec profil divergent et plaque lisse, puis plaque rugueuse.

1) Ecoulement avec profil convergent et plaque rugueuse, puis plaque lisse.

Dans le compte-rendu on pourra intégrer au moins pour le premier cas les résultats bruts sous forme de tableau :
Position absolue lue
Distance à la plaque Pression totale Vitesse adimensionnée
la vis micrométrique Vitesse u [m/s]
y [mm] P [N/m2 ] u/U
[mm]

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V Résultats et discussion
V.1 Quelques valeurs numériques
Accélération de la pesanteur g = 9,81 m/s2
Masse volumique de l’air à 22 ◦ C ρ = 1,210 kg/m3
Viscosité cinématique de l’air à 22 ◦ C ν = 1,5 × 105 m2 /s
Masse volumique de l’eau ρeau = 1000 kg/m3
Longueur de la plaque L = 0,265 m
Epaisseur du tube de Pitot au niveau de la pointe 2e = 0,4 mm
Déplacement du centre du tube par rapport à la surface de la plaque quand il y a contact : e = 0,2 mm

V.2 Analyse des résultats


Nombre de Reynolds
Calculer en ordre de grandeur le nombre de Reynolds dans l’écoulement libre loin de la plaque.
Ecoulement uniforme : plaque lisse versus rugueuse

9
Lisse
Rugueuse
Ajustement loi de puissance en 1/7
8

5
y [mm]

0
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
u/U

Fig. 9 – Vitesse dans la couche limite turbulente pour une plaque lisse et pour une plaque rugueuse (Re = 5.37 × 105 ).

– Tracer sur une même figure les profils de vitesse pour les cas lisse et rugueux dans le cas de murs ‘droits’ (sans
éléments ajoutés). Comme sur la figure 9, on tracera en positionnant en ordonnée y la distance transversale à la
plaque et en abscisse u/U où U est la valeur de la vitesse loin de la plaque dans l’écoulement libre. Pour le calcul
de la distance à la plaque à partir de la position absolue lue sur la vis micrométrique, on tiendra bien compte de
l’épaisseur du tube de Pitot e lorsque le tube de Pitot est au contact de la plaque.
L’épaisseur de la couche limite dans le cas de la plaque rugueuse est-elle plus grande ou plus petite que celle pour
le cas de la plaque lisse ? Est-ce attendu ?

– Pour le cas d’une plaque lisse, on peut montrer que la théorie prévoit une loi de puissance de la forme :
u y 1
= ( ) n avec n=7.
U 3
Dans une nouvelle figure, comment tracer différemment u/U en fonction de y pour mettre en évidence une telle
loi de puissance ?
A l’aide de l’outil python, effectuez un ajustement linéaire de variables bien choisies pour vérifier cette loi.
(Reportez-vous si besoin à la fiche pdf et aux fichiers d’exemples python téléchargeables sur Moodle). On in-
diquera quels points de l’ensemble des données sont utilisés pour l’ajustement. Donnez votre valeur expérimentale
nmes de l’exposant de la loi de puissance ainsi trouvé.
On superposera dans une deuxième figure finale les points expérimentaux et l’ajustement comme illustré figure 9.

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– Dela même façon que la figure 10, tracer sur une même figure pour les cas lisse et rugueux, les profils de la quantité
u u
1− . A quoi correspond Θ pour cette courbe ?
U U

Lisse
Rugueuse
8

6
y [mm]

0.00 0.05 0.10 0.15 0.20 0.25


u/U (1 − u/U )

Fig. 10 – Vitesse dans la couche limite turbulente pour une plaque lisse et pour une plaque rugueuse (Re = 5.37 × 105 ).

– Estimer quantitativement δ ∗ et Θ et facteur de forme H pour chaque cas lisse et rugueux. On pourra par exemple
sous python utiliser la fonction simpson de scipy.integrate. Dans le cas de la plaque lisse, comparer à la valeur
théorique (voir formules (**) section II page 3).

Ecoulement avec profils convergent / divergent.


– Pour la cas de la plaque lisse uniquement, superposer sur une même figure les profils de vitesse dans les trois cas :
"écoulement uniforme (murs droits)", "écoulement décéléré", "écoulement accéléré". Calculez de même δ ∗ , Θ et H
à chaque fois. Interprétez les résultats. Est-ce cohérent avec les effets de gradients de pression favorables /adverses
attendus (voir II.2) ?

– Répétez les tracés et calculs pour le cas de la plaque rugueuse et les trois cas d’écoulement.

– Pour chaque type d’écoulement avec gradient de pression non nul donné (convergent ou divergent), on présentera
aussi les tracés superposés comparant le cas plaque lisse et rugueux.

Références
[1] George Keith Batchelor, An introduction to fluid dynamics, Cambridge university press, 2000.
[2] Etienne Guyon, Jean-Pierre Hulin, Luc Petit et Pierre Gilles de Gennes, Hydrodynamique physique, EDP sciences
Les Ulis, 2001.
[3] Pijush K Kundu, Ira M Cohen et David R Dowling, Fluid mechanics, Academic press, 2015.
[4] Manuel d’utilisation "AF13 Round Turbulent Jet apparatus ".
[5] Hermann Schlichting et Klaus Gersten, Boundary-layer theory, springer, 2016.

9/9

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