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Champs Tournants

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Champs tournants

Source: SUPELEC PARIS


Introduction
ACTIVITES D'ENSEIGNEMENT, D'ENCADREMENT ET DE RECHERCHE

Il s'agit du champ magnétique des machines tournantes à courant alternatif


Champ Tournant.

Principe de fonctionnement:

Réalisation dans l'entrefer d'une induction périodique animée d'un


mouvement de rotation uniforme autour de l'axe de la machine

2
Description de la machine

Description de la machine:

Inducteur

Bobinages

Induit

Machine Tournante

Stator

Circuit Magnétique Rotor

Entrefer
3
Rôle du Circuit Magnétique : Canaliser L’induction magnétique
crée par le bobinage inducteur
Stator : Armature externe-fixe-cylindrique creuse supportant un
bobinage monophasé ou triphasé
Rotor : Armature Interne - Tournant autour de l’axe de la machine
supportant bobinages monophasé ou triphasé
2 types de rotors:
- Armature cylindrique à pôles lisses, bobinage monophasé
ou triphasé, entrefer constant.
- Armature cylindrique à pôles saillants, bobinage monophasé
• Hypothèses simplificatrices:
• Circuit magnétique non saturé( pouvoir ajouter localement des inductions magnétique)
• Circuit magnétique bipolaire (un seul pôle Nord + un seul pôle Sud)
• Harmoniques négligées (ne s'intéresser qu'au fondamental)
• Enroulements (3ρ) équilibrés

Remarque:
- Présence de la saturation, considerer la force magnétomotrice ξ
- Absence de la saturation, considerer l’induction B

On affecte au rotor l’indice 1


On affecte au stator l’indice 2

(l’enroulement logé dans le rotor est parcouru par un courant continu)


II. Etude du champ tournant bipolaire crée par l’enroulement du rotor :
(Hypothèse sinusoïdale saturée)

2.1. Rotor immobile:


- Enroulement logé dans 2 encoches diamétralement opposées
- Parcouru par i1 (continu)
- e : épaisseur de l'entrefer
- R: rayon du rotor (e << R )
- Ox: origine des angles dans l'espace fixe lié au stator
- Spires rectangulaires
- L : Longueur du cylindre
- E,S : Bornes d'entrée et de
sortie
- 2n1: Nombre de spires

Schéma de Bobinage

7
2n1 spires parcourues par i1 circulation d’un champ magnétique +
induction suivant lignes de force

B1(Ɵ): induction dans l’entrefer (radiale) au voisinage de la surface interne du stator

Théorème d’Ampère appliqué à une ligne de force):

2n1i1 f .dl .dl


a (g
fer air

0 r 0 f .dl a .dl
fer air

a
Ha
0

f
f f a
0 r

a f

8
a 1 ( )
a .dl .dl 2e (on passe d’un bord à l’autre de l’entrefer)

air air 0 0

En outre:
n1 i1 1
2 [ f .dl a .dl ] 1
2 f .dl e
0 1 ( )
fer air fer

e
1( ) 1( )
Force magnétomotrice d’entrefer

0
e (Circuit non saturé)
1( ) n1i1 1( )
0

1 ( ) et 1 ( ) ont des formes d’onde périodique (2π)

9
4
n1i1
0
n1i1 ( n1i1 pour 1 ( ))
e

4
1s ( ) n1i '1 cos

4 0
1s ( ) ( )n1i1 cos
e

Termes Fondamentaux

10
2. Rotor immobile, enroulement réparti dans plusieurs encoches voisines

m1 : nombre d’encoches/pôle
ne1 : nombre de conducteurs par encoche
n1 : nombre de spires / pôle

n1= (m1 ne1)/2


Application du théorème d’Ampère aux différents trajets des lignes de force

1 1 ( ) 0
Division par 2 se ramener à une seule
2 1 ( ) ne1i1 traversée de l'entrefer

3 1 ( ) 2ne1i1

( ) n1i1
n i
m1 e1 1 Au-delà de l’encoche N°: m1
1
2 2

12
n’1i1

4
1s ( ) n1i '1 cos

4 0
1s ( ) ( )n1i1 cos
e

Avec:
Forme s'approchant de la forme sinusoïdale
n'1 kb1 n1 0.9 kb1 0.95

kb1 : Coefficient de bobinage

Remarque :
1 ( ) n'est considéré proportionnel à i1 qu'en absence de saturation
13
3. Rotor immobile-Axe magnétique du rotor occupant une position quelconque:
Remarque : l’enroulement rotorique sera représenté par un solénoïde dont l’axe fera un angle avec Ox.

Même principes, amplitudes inchangées de ξ1(Ɵ) et B1(Ɵ)


+ translation

4
1s ( ) n1i '1 cos( )

4 0
1s ( ) ( )n'1 i1 cos( 0 )
e

1s max et 1s max a lieu au droit de l’angle


4. Rotor tournant d’un mouvement uniforme:

- Rotor tournant à la vitesse angulaire constante ω .


- L’axe magnétique tourne avec le rotor.
-A l’instant t, il aura tourné de ωt remplacer par t 0
4
1s ( ) n1i '1 cos( t 0 )
4 0
1s ( ) ( )n'1 i1 cos( t 0 )
e

- Maximums pour t 0
max se déplace d’un mouvement uniforme de
vitesse ω c’est-à-dire à la vitesse angulaire du rotor.
- 1s et 1s se propagent le long de l’entrefer à cette vitesse
- Le champ magnétique est donc animé d’un mouvement circulaire uniforme de vitesse ω .
C’est un Champ Tournant.
1.5. Rotor à 2 épanouissements polaires :
(Pôles saillants – étude succincte) Ici : Rotor équivalent à un électroaimant à deux
épanouissements polaires
• n1 spires bobinées sur le rotor
• n1 spires parcourues par i1
Θ=0
• rotor tournant à la vitesse ω constante
circulation d’un champ magnétique
M B₁(θ)=B₁Mcos(θ- ω t – α₀) ;
n1
B₁M = K1n1i1
B1(θ) est max pour θ= ω t + α₀
i1 • Le maximum positif coïncide avec l’axe du
pôle nord du rotor.
• Le champ est animé d’un mouvement
circulaire uniforme de vitesse ω.
C’est un champs tournant
2.2. Action du champ tournant sur le stator:
2.2.1. flux magnétique

• Stator supporte des bobinages au voisinage de • Conducteurs logés dans des encoches
l’entrefer. reparties sur la face interne du stator
• Spires sous forme de « cadres » • Ea, Sa : entrée/sortie de
• Chaque cadre comporte 2 conducteurs l’enroulement a
diamétralement opposés. • B₁(θ)=B₁Mcos(θ- ω t – α₀)
• Φ1a : flux traversant la spire

Θ= π/2 Θ= -π/
Sa Ea

(Tracé d’un seul conducteur par encoche)


Considérons la surface ABCDEA:
• dS : élément de surface compris dans dθ.
• R : rayon de la spire.
• L : longueur du cylindre.
• dΦ1 : flux élémentaire.

dΦ1 =B1dS = B1M * cos(θ –ωt-α0)RL dθ

Φ1a = = 2B1M RL cos(ωt+α0)

Remarque: le flux est une fonction sinusoïdale du temps. Φ1a passe par son maximum quand
ωt= -α0 , cad, lorsque l’axe Nord Sud du rotor passe par θ=0.
θ=0 correspond à l’axe de symétrie de la spire
2.2.2. Fem induite:
ea = - dΦ1 /dt = ω Φ1n sin(ωt + α0 ) ; avec Φ1M =2B1M RL
ea = ω Φ1M cos(ωt + α0 - п/2)
ea sinusoïdale de pulsation ω égale à la vitesse angulaire du rotor (cas bipolaire)
S’il y’a n2 spires en série ea = n2 ω Φ1M cos(ωt + α0 - п/2)
2.2.3 création d’une fem 3ϕ/
On obtient:

Résumé:
-Le rotor animé d’un mouvement circulaire
uniforme, son enroulement parcouru par un courant
continu i1 donne naissance à un champ magnétique
tournant à la même vitesse que le rotor.
D’où: fém.
- les phases statoriques sont traversées par les flux
Φ1a , Φ1b et Φ1c .
-Naissance d’un système 3ϕ équilibré de fem
induites dans les phases statoriques.

Avec e1M= ω Φ1M


III. Champs tournants créé par les phases du stator
3.1. Champ crée par des bobinages immobiles:
B1, B2: Bobines identiques parcourues respectivement par i1, i2 et créant H1, H2.
i1, i2 courants sinusoïdaux en quadrature.

I1=[Link](ωt)
I2=[Link](ωt-π/2)

H a un module constant et tourne autour du point O à la vitesse angulaire


constante ω, d’où un champ tournant obtenu à partir de bobinages immobiles.
Bobinage triphasé immobile:

Résultat analogue pour les bobinesB1, B2 B3


parcourues par des courants triphasés équilibrés

Problème : Champ tournant localisé au point O, ce qui n’est pas pratique.

• Etendre la zone où existe ce champ.


• Disposer convenablement les enroulements triphasés sur toute la
périphérie du stator.
3.2. Principe de réalisation des enroulements triphasés bipolaires:
- Enroulements triphasés disposés dans des encoches équidistantes
- Nombre d’encoches multiple de 6 (2fois le nombre de phases)
- Chaque phase occupe le 1/3 de la périphérie, soit 2π/3.

le schéma de bobinage montre le mode de raccordement des conducteurs pour former,


pour chaque phase, des spires en série.
Les conducteurs d’une même spire sont diamétralement opposés (ou presque!)
schéma de bobinage dans le cas de 6 conducteurs/encoches
3.3. Fmm et induction crées par une phase du stator:
Seule la phase a est alimentée par ia
n2 nombre de spires en série par pôle et par phase.
Par comparaison, la fmm et l’induction crées par une phase du stator sont similaires à ceux crées
par un rotor immobile, enroulement réparti dans plusieurs encoches voisines.
- Par application du théorème d'Ampère à une ligne d’induction entourant 2n2 conducteur de
la phase a, il vient:

et grandeurs périodiques

- Par application du théorème d'Ampère aux autres lignes traitement analogue, mais
nombre de spires à considérer inférieur à 2n2 allure en escalier dont le fondamental est :

Repartition du bobinage dans plusieurs encoches voisines


correction

(Ox origine des phase confondu avec


l’axe de la phase a)
: Nombre effectif de spires en série/pôle/phase
: Coefficient de bobinage, 0.9 < < 0.95
3.4. Fmm et induction crées par les phases b et c:

-Phases b et c identiques à la phase a, même nombre de


spires /pôle/phase, axes décalés de 2π/3 et 4π/3.
-Phases représentées par des solénoïdes portés par leurs axes
de symétrie.

-Même traitement qu’en 3.3

ia=[Link](ωt - φ2 )
ib=[Link](ωt - φ2 - 2π/3)
ic=[Link](ωt - φ2 - 4π/3)
ξ2(θ,t) =ξa+ξb+ξc= 4/π.3/2.n2’.[Link](θ-ωt+φ2)

4 3 '
2( , t) n 2 I 2 M cos( t 2 )
2
4 3 ' 0
B2 ( , t ) n2 cos( t 2 )
2 e

Les 3 fmm immobiles, d’amplitude modulée à ω, ont donné naissance à 1 fmm sinusoïdale,
d’amplitude fixe (4/π.3/2.n2’.I ), tournant à la vitesse ω.
2M

ξ2 et B2 sont maximales pour θ= ωt-φ2

ia est maximal si ωt1-φ2=0 donc θ=0 axe phase a


ib est maximal si ωt2-φ2-2π/3=0 donc θ=2π/3 axe phase b
ic est maximal si ωt3- φ23-4π/3=0 donc θ=4π/3 axe phase c

Théorème de Ferrari:
Un bobinage triphasé parcouru par un système de courants triphasés équilibrés, produit une
f.m.m et une induction tournante dont les maximums passent par l’axe d’une phase lorsque
le courant dans cette phase est maximum.
- Le sens du champ tournant est déterminé par l’ordre de succession des phases.
-Egalité de la vitesse du champ tournant crée par le stator et le rotor , si le rotor tourne à la
vitesse angulaire ω (synchrone).
3.5. Flux –Inductances propre –mutuelles inductance:
3.5.1. cas géneral:
Inductance propre d’une phase:

Correction
Inductance de fuite dû aux flux de fu
Inductance mutuelle entre deux phases:
*Inductance mutuelle entre deux enroulements triphasés situés l’un au stator,
l’autre au rotor: ( cas de la machine asynchrone, à compléter)
3.6. Fem induite:
3.6.1. Fem d’induction mutuelle
- Rotor tournant à ω
- Rotor muni d’un enroulement parcouru par i1
- Création d’une induction flux traversent les phases statoriques naissance d’une fem
induite.
Un Système de fem triphasé équilibré est crée, il a pour pulsation ω égale à la vitesse
angulaire du rotor. C’est le cas des machines synchrones.

3.6.2. Fem d’induction propre de l’enroulement triphasé du stator:


(On suppose les phases statoriques seules alimentées)

ia=[Link](ωt - φ2 )
ib=[Link](ωt - φ2 - 2π/3)
ic=[Link](ωt - φ2 - 4π/3)
3.7. Couple électromagnétique:

α : position du rotor/stator

- Inductances propres est indépendant de α


- Mutuelles entre enroulements du stator indépendantes de α

M ij' cos( ij ) M ij (ici i=1, j=2)


Cem M a' 1i1 I 2 n cos( wt ) sin( )
2
4 RL
2 2 M a' 1 (2n1' )( 2n2' )( 0
)
M a' 1i1 I 2 n cos( wt 2 ) sin( ) avec e
3 3
4 4 M a1 M a' 1 cos( )
M a' 1i1 I 2 n cos( wt 2 ) sin( )
3 3

Cem: Couple électromagnétique s’éxerçant entre les deux armatures (rotor-stator)


3.8. Machine multipolaire:
- p groupes de 3 bobines ( ici p=3)
- Chaque groupe occupe 2 π /p et se reproduit quand on avance de 2 π /p.
Shéma de bobinage:

Cheminement de la phase a depuis l’entrée Eₐ jusqu’à la sortie Sₐ ( 2 conducteurs par encoche)

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