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Actions – Participation dans une entreprise.

Également appelées titres ou


actions à revenu variable.

Actions à revenu variable – Type d’actions émises par une entreprise


qui représente la participation dans cette entreprise.

Actions ordinaires – Participation dans une entreprise qui vous donne le


droit de vote sur les décisions concernant la gestion de l’entreprise.

Actions privilégiées – Participation dans une entreprise qui comprend


généralement des versements périodiques provenant des revenus de
l’entreprise. Contrairement aux actions ordinaires, les actions privilégiées
ne comportent pas de droit de vote, mais disposent d’une créance
prioritaire sur l’actif en cas d’insolvabilité.

Agence du revenu du Canada (ARC) – Ministère du gouvernement du


Canada responsable des aspects financiers tels que la loi fiscale et de
nombreux programmes sociaux et économiques au Canada.

Agent immobilier – Personne autorisée à négocier une opération d’achat


et de vente entre l’acheteur et le vendeur.

À impôt différé – Placement détenu dans un régime enregistré exempté


d’impôt jusqu’au retrait des fonds du régime.

Antécédents de solvabilité – Renseignements que les institutions


financières, les commerçants et d’autres prêteurs ont recueillis sur la
manière dont vous avez géré vos dettes dans le passé. La majorité de ces
renseignements seront conservés dans votre dossier pendant sept ans. Ils
permettent de créer le profil de votre solvabilité, appelé cote de
solvabilité. Cette cote aide les banques et autres sociétés à décider si elles
accepteront de vous prêter de l’argent, et si tel est le cas, quelle somme
elles vous prêteront.

Assurance – Contrat par lequel une personne accepte de verser un


certain montant d’argent à un assureur autorisé en échange d’une
protection financière contre un certain type de perte (telle que l’assurance
maladie, l’assurance vie ou l’assurance habitation), en cas de dommage,
de blessure ou de sinistre dans des circonstances définies.

Assurance automobile – Type d’assurance qui couvre les frais liés aux
dommages causés à votre voiture ou aux blessures corporelles qui vous
ont été infligées ou qui ont été infligées à autrui, en cas d’accident, de
vandalisme ou de vol. Vous devez détenir une assurance automobile pour
conduire un véhicule au Canada.

Assurance de biens – Type d’assurance qui dédommage un propriétaire


de maison couvert en cas de feu, de sinistre, de vol ou de dette.
L’assurance de biens est généralement requise afin d’obtenir une
hypothèque.
Assurance des locataires – Type d’assurance qui indemnise les
locataires en cas de dommage à leurs biens personnels ou de perte.
L’assurance des locataires fournit également une couverture contre la
responsabilité d’une demande si un assuré blesse une autre personne ou
endommage sa propriété.

Assurance–emploi (AE) – Programme gouvernemental qui accorde des


prestations temporaires aux employés qui ne peuvent travailler en raison
d’un licenciement, d’une formation, d’une recherche d’emploi, d’une
maladie, d’une grossesse ou d’un congé parental (prise en charge d’un
nouveau-né ou d’un enfant adopté). Les primes de l’AE sont prélevées sur
le chèque de paie de l’employé.

Assurance maladie complémentaire – Type d’assurance souscrite pour


couvrir les frais médicaux non couverts par le régime d’assurance maladie
provincial.

Assurance mobilière – voir Assurance des locataires.

Assurance propriétaire occupant – Type d’assurance qui protège


l’assuré contre les conséquences financières découlant de la perte ou de
l’avarie de sa maison et de son contenu, en cas de vol, de feu ou de tout
autre sinistre couvert. L’assurance propriétaire occupant fournit
également une couverture contre la responsabilité d’une demande si un
assuré blesse une autre personne ou endommage sa propriété.

Assurance vie – Type d’assurance qui verse une prestation aux


bénéficiaires de l’assuré advenant le décès de la personne assurée, en des
circonstances couvertes.

Assurance vie permanente – Type d’assurance vie qui offre une


protection à une personne tant qu’elle est en vie.

Assurance vie temporaire – Type d’assurance vie dont la couverture est


fournie pour une période précise (un an, cinq ans, dix ans ou vingt ans).
Cette assurance est généralement moins chère qu’une assurance vie
permanente.

Assurance vie universelle – Type d’assurance vie qui offre une


protection pendant toute la durée de votre vie et qui comprend une
portion d’économies.

Assurance voyage – Type d’assurance qui offre une protection contre les
dépenses imprévues admissibles et encourues en cas de maladie,
d’accident ou d’autres risques imprévus couverts qui peuvent entraîner
l’annulation d’un voyage ou brouiller les plans de voyage d’une personne.
Cette assurance peut entraîner un remboursement en cas de bagages
perdus ou en retard, d’annulation de voyage de toute urgence avant le
départ et d’interruption de voyage de toute urgence après le départ ou de
soins médicaux d’urgence pendant des vacances ou un voyage d’affaires
hors Canada.

Avis de cotisation – Relevé de l’Agence du revenu du Canada envoyé


aux particuliers après qu’ils aient présenté une déclaration de revenus qui
résume les gains, le montant d’impôt dû ou qui est dû, le droit de
cotisation au régime enregistré d’épargne-retraite (REER) et d’autres
renseignements.

B
Bail – voir Crédit-bail : Convention en vertu de laquelle une personne
verse un montant mensuel en échange du droit d’utilisation d’un bien
particulier, par exemple une voiture, pour une période déterminée.

Banque en direct – Moyen pratique et sûr de faire diverses opérations,


comme le virement de fonds ou le paiement de factures, en accédant à
votre compte par Internet, à partir d’un ordinateur.

Bénéfices – Revenus d’une entreprise moins ses coûts de vente, charges


d’exploitation et impôts, pendant une période donnée (une année ou un
trimestre). Les gains personnels sont les sommes reçues par une personne
dans le cadre de son emploi (y compris la rémunération des heures
normales et des heures supplémentaires, l’indemnité de congé annuel, les
commissions et les pourboires) ou les placements, mais non les revenus
provenant des programmes d’aide sociale ou des économies personnelles.

Bénéficiaire – Personne désignée pour recevoir de l’argent ou d’autres


avantages. Selon la situation, ceci peut comprendre une personne
nommée dans votre testament, une personne désignée dans votre police
d’assurance vie ou encore un ou des enfants qui recevront les fonds d’un
régime enregistré d’épargne-études (REEE) lorsqu’ils fréquenteront un
établissement postsecondaire.

Bon d’études canadien – Subvention du gouvernement fédéral, versée


directement dans un REEE, offerte aux familles à revenu modeste afin de
les aider à payer les études postsecondaires de leurs enfants nés après
2003.

Bon du Trésor – Placement à court terme disponible en terme de un mois


à un an et émis par le gouvernement fédéral ou provincial ; il s’agit donc
d’un placement sûr.

Budget – Document que vous créez et qui dresse la liste de tous vos frais
fixes (tels que le loyer ou l’hypothèque, les services publics et la
nourriture), ainsi que les dépenses discrétionnaires, généralement chaque
mois.
C
Capital – Montant du prêt ou du prêt hypothécaire dû au prêteur à un
moment précis, à l’exclusion des intérêts.

Carte bancaire – voir Carte-client.

Carte-client – Carte qui vous est remise lorsque vous ouvrez un compte.
Elle vous permet d’accéder à vos comptes en succursale, à un GAB, chez
un commerçant ou par Banque en direct. Elle est généralement associée à
un numéro d’identification personnel (NIP) ou à un mot de passe RBC
Banque en direct. Aussi appelée carte bancaire ou carte de débit.

Carte de crédit – Carte en plastique vous permettant d’acheter des biens


ou des services d’une vaste gamme de marchands et d’établissements et
de les payer à une date ultérieure. Un montant minimal doit être
remboursé chaque mois. Si vous remboursez le solde total au plus tard à
la date d’échéance, aucun intérêt n’est facturé.

Carte de débit – voir Carte-client.

Carte Visa* RBC Banque Royale – Marque de carte de crédit largement


acceptée au Canada et dans le monde.

Catégorie de titres – Catégorie de placements financiers qui ont


certaines caractéristiques en commun. Les trois principales catégories de
titres sont les actions à revenu variable (actions), les titres à revenu fixe
(tels que les obligations et les hypothèques) et les espèces ou les quasi-
espèces (tels que les placements sur le marché monétaire).

Certificat de placement garanti (CPG) – Type de dépôt de placement


qui garantit le capital investi et paye généralement un taux d’intérêt
prédéterminé pendant une période donnée (le terme).

Chèque – Moyen de payer des biens et des services. Un chèque est établi
pour le montant à payer et, quand le bénéficiaire l’encaisse, l’argent est
transféré du compte de l’émetteur au compte du bénéficiaire.

Chèque sans provision – Lorsque le montant inscrit sur un chèque


dépasse les fonds disponibles dans le compte sur lequel il est tiré, effet
signalé par la mention « sans provision » pour indiquer le manque de
fonds. Des frais sont facturés pour les chèques sans provision.

Codemandeur – Deuxième personne nommée en plus du demandeur


principal d’une carte de crédit, d’une hypothèque ou d’un prêt et qui est
également responsable des paiements et de l’argent emprunté.

Commission sur titres – Organisme provincial qui gère et applique les


lois régissant les actions, les obligations et les instruments dérivés.
Compte d’épargne à intérêt élevé – Compte bancaire qui verse un
taux d’intérêt sur le solde qui est supérieur à celui des comptes d’épargne
ordinaires.

Contrat de location-acquisition – Contrat de bail selon lequel une


personne doit acheter l’élément loué à la fin du contrat de crédit-bail.
Également appelé « Location-acquisition ».

Copropriété – Type de bien immobilier dans lequel les unités d’habitation


sont la propriété individuelle des propriétaires tandis que la superficie
commune (couloirs, vestibules, ascenseurs et espaces de loisirs) est
détenue conjointement par tous les propriétaires d’unités.

Crédit-bail – Convention en vertu de laquelle une personne verse un


montant mensuel en échange du droit d’utilisation d’un bien particulier,
par exemple une voiture, pour une période déterminée.

Crédit-bail simple – Contrat de bail selon lequel vous n’êtes pas


contraint d’acheter l’élément loué à la fin du terme du bail.

D
Déclaration de revenus – Formulaire rempli par un particulier chaque
année et envoyé à l’Agence du revenu du Canada (et à Revenu Québec
pour les résidents du Québec) dans lequel ce particulier déclare le
montant de ses gains, de ses placements et de ses autres revenus, ainsi
que les déductions admissibles, afin de rapprocher le montant qu’il a payé
en impôt sur le revenu avec le montant dû ou qui lui est dû.

Dépenses – Frais de subsistance quotidiens tels que le loyer ou


l’hypothèque, la nourriture, le chauffage, l’électricité, le transport, les
vêtements et le remboursement des dettes.

Dépôt de garantie – Somme d’argent que le locataire verse au


propriétaire, en plus du loyer, la première fois où il loue un logement. Au
terme de la période de location, le propriétaire est tenu de remettre cette
somme au locataire et d’y verser des intérêts annuels.

Dépôt de sécurité – Montant égal au crédit dont vous désirez bénéficier


sur une carte Visa RBC. RBC conserve le montant de garantie au cas où
vous seriez dans l’impossibilité de rembourser le montant dû sur la carte
de crédit.

E
Échange – Voiture dont vous êtes le propriétaire et que vous vendez au
concessionnaire au moment d’acheter une nouvelle voiture. L’échange
réduit le prix de la nouvelle voiture.
Échéance – Fin d’une période de placement ou d’un terme de prêt. Par
exemple, le dernier jour du terme d’une convention hypothécaire ou la
période avant que le capital d’une obligation ne soit remboursé.

Échelonnement – Stratégie d’achat des placements à revenu fixe tels


que des obligations ou des CPG de façon à ce que les dates d’échéance
soient étalées.

Enseignement postsecondaire – Formation reçue après le secondaire,


généralement offerte par les universités, les cégeps, les établissements
d’enseignement postsecondaire, les écoles de métier ainsi que les instituts
de technologie et les institutions professionnelles.

Entreprise constituée en société – Type d’entreprise constituée en


entité juridique distincte de ses propriétaires. Une entreprise constituée en
société peut être fermée ou ouverte.

Entreprise individuelle – Forme la plus simple de structure


organisationnelle selon laquelle une entreprise est détenue par une seule
personne qui assume la responsabilité de toutes les dettes et obligations
de l’entreprise.

F
Financement – Dispositions, généralement sous la forme de prêt ou de
crédit, pour obtenir des fonds afin qu’une personne puisse effectuer un
achat.

Fonds à revenu fixe – Type de fonds commun de placement qui investit


dans des titres de créance qui versent périodiquement des montants
prédéterminés, tels que des obligations d’État ou de sociétés ou encore
des hypothèques.

Fonds commun de placement – Portefeuille de placements géré par des


professionnels au nom d’un certain nombre d’investisseurs qui détiennent
des unités dans le fonds.

Fonds de croissance – Type de fonds commun de placement dont le


principal objectif est de générer une plus-value sur les investissements
avec le temps. Ces fonds contiennent généralement des actions à revenu
variable (actions).

Fonds de participation – Type de fonds commun de placement qui


investit dans les actions de sociétés ouvertes. Ils peuvent avoir un secteur
privilégié tel que les petites entreprises, ou un domaine privilégié tel que
la technologie ou les ressources naturelles.

Fonds de revenu – Type de fonds commun de placement dont le


principal objectif est de générer un revenu régulier en investissant dans
des obligations, des actions privilégiées, des fiducies de revenu et d’autres
éléments d’actif qui rapportent des liquidités régulières.

Fonds de revenu viager (FRV) – Fonds qui transforme une caisse de


retraite au sein d’un compte de retraite immobilisé (CRI) en revenu de
retraite avec une valeur annuelle maximale basée sur un pourcentage de
la valeur du fonds.

Fonds du marché monétaire – Type de fonds commun de placement


qui investit dans des titres de créance à court terme émis par le
gouvernement et d’autres placements en quasi-espèces à faible risque.

Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) – Compte de


placement à impôt différé dans lequel une personne peut transférer les
actifs d’un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) de façon à tirer un
revenu à la retraite.

Fonds équilibré – Type de fonds commun de placement composé de


titres à revenu fixe, d’actions à revenu variable et de quasi-espèces.

Frais de clôture – Frais divers ou frais non récurrents nécessaires pour


terminer ou conclure l’achat d’une maison. Les frais de clôture standard
comprennent : les frais de redressement des taxes foncières, des services
publics et des charges communes d’une copropriété (s’il y a lieu), versés
par le vendeur ; les droits de mutation ; les assurances ; les honoraires
(frais d’avocat ou de notaire).

G
Gain en capital (perte) – Différence entre le coût d’un actif et le produit
provenant de la vente de cet actif.

Gestionnaire de fonds professionnel – Expert financier qui gère les


placements.

Gestionnaire de portefeuille – Personne responsable de la mise en


œuvre d’une stratégie de placement de fonds commun de placement, qui
décide quoi et quand vendre et acheter.

Gestion privée – Services bancaires personnalisés pour les personnes


possédant des actifs supérieurs à une certaine valeur et des besoins de
placement ou de crédit complexes.

Guichet automatique bancaire (GAB) – Guichet libre-service où vous


pouvez faire des opérations bancaires courantes sur votre compte, comme
un retrait, en utilisant votre Carte-client et votre NIP. Ces guichets sont
aussi appelés guichets bancaires.

Guichet bancaire – voir Guichet automatique bancaire (GAB).


H
Hypothèque – Prêt garanti par un bien immobilier, généralement une
maison.

Hypothèque à échéance fixe – Type d’hypothèque qui ne peut être


remboursée, renégociée ou refinancée avant l’échéance du terme. Vous
paierez des frais sur remboursement anticipé si vous désirez renégocier
votre taux d’intérêt ou rembourser le solde de votre hypothèque avant
l’échéance du terme. Généralement offerte à un taux plus bas que celui
d’une hypothèque à échéance libre plus souple.

Hypothèque à échéance libre – Type d’hypothèque qui peut être


remboursée en intégralité ou en partie à tout moment, sans frais sur
remboursement anticipé. L’hypothèque à échéance libre peut être
convertie à n’importe quel terme, en tout temps, sans frais de
remboursement anticipé. En général, les taux d’intérêt exigés sur les
hypothèques à échéance libre sont plus élevés que ceux des hypothèques
à échéance fixe, en raison de leur plus grande souplesse.

Hypothèque à taux fixe – Type d’hypothèque dont le taux d’intérêt est


fixé jusqu’à l’échéance. Le montant des versements est également fixé ;
vous êtes donc tranquille car vous savez exactement à combien
s’élèveront tous vos versements, jusqu’au terme. Les emprunts à taux fixe
peuvent être libres (ils peuvent alors être remboursés à tout moment sans
frais de rupture de contrat) ou fermés (le remboursement avant
l’échéance entraîne des frais de rupture).

Hypothèque à taux variable – Type d’hypothèque dont les versements


sont déterminés pour le terme, même si les taux d’intérêt peuvent fluctuer
pendant cette période. Si les taux du marché baissent, la fraction du
versement affectée au remboursement du capital augmente. En revanche,
si les taux du marché montent, la fraction du versement affectée au
paiement des intérêts est plus élevée. L’hypothèque à taux variable peut
être à échéance libre ou fixe.

Hypothèque convertible – Type d’hypothèque à taux fixe ou à taux


variable qui offre les mêmes avantages qu’une hypothèque à échéance
fixe, mais qui peut être convertie en une hypothèque à échéance fixe de
plus longue durée, en tout temps, sans frais sur remboursement anticipé.

I
Impôt sur le revenu – Argent recueilli par les gouvernements fédéral et
provinciaux et utilisé pour financer les programmes et les services
gouvernementaux pour tous les Canadiens. Le montant que vous payez
est fonction de vos revenus.

Instabilité des cours – voir Volatilité.


Institution financière – Société, comme une banque ou une compagnie
d’assurance, qui s’occupe d’opérations financières telles que les dépôts,
les prêts et les placements.

INTERAC/nouveaux-arrivants/ – Les titulaires d’une Carte-client RBC


peuvent utiliser tous les GAB et tous les guichets de paiement direct qui
affichent le logo INTERAC.

L
Lié au marché – Placement qui donne un rendement qui est fonction de
l’augmentation des marchés boursiers tout en protégeant le capital
investi.

Limite de crédit – Montant de crédit que l’institution financière octroie


au client. Il peut aussi s’agir du montant maximal que l’émetteur de la
carte de crédit permet au titulaire d’emprunter avec sa carte.

Loyer – Somme d’argent, habituellement mensuelle, que le locataire


verse au propriétaire en échange d’un lieu pour se loger.

M
Marge de crédit – Type de crédit offrant au client un accès immédiat et
sur demande à une partie ou à la totalité d’un montant en espèces
prédéterminé. La marge de crédit peut être garantie ou non. Le titulaire
peut fournir en garantie des valeurs personnelles, par exemple des
obligations, des dépôts à terme ou la valeur nette d’une propriété. La
marge de crédit garantie permet à l’emprunteur de bénéficier d’un taux
d’intérêt plus bas.

Marge de crédit garantie – Type de prêt accessible en tout temps et


garanti par un actif tel qu’un bien immobilier ou des placements. Cette
marge de crédit est octroyée à un taux d’intérêt inférieur à celui d’une
marge de crédit non garantie.

Marge de crédit non garantie – Type de prêt accessible en tout temps


jusqu’à la limite de crédit approuvée et qui n’est pas garanti par un actif
tel que des placements ou un bien immobilier, et qui, par conséquent,
affiche un taux d’intérêt légèrement plus élevé que celui d’une marge de
crédit garantie, mais qui est habituellement moins élevé que le taux d’une
carte de crédit.

Monnaie – Devise acceptée dans un pays. La monnaie du Canada est le


dollar canadien.

N
Numéro d’assurance sociale (NAS) – Numéro d’identification à neuf
chiffres émis par le gouvernement du Canada aux particuliers. Nécessaire
pour travailler au Canada, recevoir des prestations du gouvernement,
détenir des placements et payer des impôts.

Numéro d’entreprise – Numéro à neuf chiffres émis à une entreprise par


l’Agence du revenu du Canada (ARC) comme numéro d’identification pour
traiter avec l’ARC, notamment au sujet de la paie, l’impôt des sociétés ou
la collecte de la TPS et de la TVH.

Numéro d’identification personnel (NIP) – Mot de passe,


généralement de quatre chiffres, choisi par l’utilisateur pour accéder à ses
comptes lorsqu’il fait une opération avec sa Carte-client à un GAB ou à un
point de vente.

Numéro d’unité – Numéro à quatre chiffres qui se trouve devant le


numéro de compte bancaire d’une personne et qui indique la succursale
où le compte est détenu.

O
Obligation – Façon pour les gouvernements et les entreprises
d’emprunter de l’argent. En retour, l’émetteur promet de verser un
montant d’intérêt déterminé au détenteur pendant une période définie et
de rembourser le prêt à l’échéance.

Opération de change/taux de change – Niveau auquel la monnaie d’un


pays peut être convertie en monnaie d’un autre pays.

Options de remboursements hypothécaires anticipés – Versements


sur capital supplémentaires effectués sur votre hypothèque avant la date
d’échéance. Ces paiements sont en sus de vos remboursements prévus
afin de vous aider à rembourser votre prêt plus rapidement.

P
Paie nette – Montant du revenu d’emploi restant après les prélèvements
tels que l’impôt sur le revenu, les cotisations aux régimes de pensions du
Canada et de rentes du Québec ainsi que les primes d’assurance-emploi.

Période d’amortissement – Nombre d’années requis pour rembourser la


totalité de l’hypothèque.

Placement – Argent utilisé par un particulier dans le but de recevoir un


revenu ou un profit.

Placement garanti – Placement qui garantit la sécurité du capital


(l’argent investi) et possiblement le montant des intérêts acquis sur ce
capital, témoignant d’un seuil de tolérance peu élevé.
Placement non enregistré – Placement détenu hors d’un régime à
impôt différé enregistré auprès de l’Agence du revenu du Canada.

Placement non remboursable – Placement qui ne peut être retiré avant


la date d’échéance.

Placement remboursable – Placement qui peut être encaissé ou


retourné à l’institution émettrice avant la date d’échéance.

Planification financière – Processus de création d’une stratégie pour


atteindre vos objectifs futurs qui tient compte de vos avoirs, de vos dettes
et de vos revenus futurs au cours des années intermédiaires.

Points Récompenses – Points accumulés en effectuant des achats chez


des marchands participants ou des services admissibles au moyen d’une
carte de crédit qui offre un programme de points Récompenses tel que la
carte Visa* RBC/nouveaux-arrivants/ avec RBC Récompenses/nouveaux-
arrivants/. Les points Récompenses peuvent être notamment échangés
contre des voyages, des articles ménagers ou des chèques-cadeaux.

Portefeuille – Groupe de produits de placements détenu par une


personne.

Portefeuille des placements – voir Portefeuille.

Prestation nationale pour enfants (PNE) – Prestation mensuelle


versée par le gouvernement fédéral afin d’aider les familles à faible
revenu à faire face aux dépenses reliées aux enfants.

Prêt – Convention en vertu de laquelle un emprunteur reçoit des liquidités


d’un prêteur (le plus souvent, une banque) pour une période
prédéterminée, à un taux d’intérêt donné, généralement assortie d’un
calendrier de remboursement. Le capital doit être remboursé à une date
ultérieure précise. Les acomptes peuvent consister en intérêts seulement
ou en versements mixtes d’intérêts et de capital. Un prêt à taux fixe
signifie que le taux d’intérêt demeure le même pendant tout le terme du
prêt, alors qu’un prêt à taux variable signifie que le taux d’intérêt varie
avec le taux du marché.

Prime d’assurance – Montant payé à une compagnie d’assurance,


généralement chaque mois ou chaque année, en échange d’une
protection financière dans les circonstances définies.

Procuration – Document juridique autorisant une personne à prendre des


décisions financières ou de soins personnels pour une autre personne si
cette personne devient incapable de prendre ses propres décisions.

Profil de l’investisseur – Analyse d’une personne à titre d’investisseur,


y compris son niveau de tolérance au risque, ses objectifs de placement et
la durée prévue de l’investissement.
Programme d’accueil – Programme du gouvernement du Canada qui
jumelle un nouvel arrivant avec une famille canadienne ou un citoyen
canadien.

Programme d’aide au réétablissement – Programme du


gouvernement du Canada qui aide les réfugiés et protège les personnes
qui s’établissent au Canada. Le programme apporte du soutien financier
pour couvrir les dépenses courantes essentielles telles que l’hébergement,
les vêtements de base et les articles ménagers essentiels.

Programme de prêts aux immigrants (PPI) – Programme du


gouvernement du Canada qui offre des prêts aux membres parrainés par
des organismes du secteur privé ou public afin de les aider à payer les
examens médicaux à l’étranger, les documents de voyage et le transport
vers le Canada.

Programme d’établissement et d’adaptation des immigrants


(PEAI) – Programme financé par le gouvernement du Canada afin d’aider
les immigrants à s’installer au Canada et s’intégrer à la société
canadienne.

Protection contre les découverts – Moyennant des frais mensuels


modiques, vous bénéficiez d’une protection si votre compte n’est pas
suffisamment provisionné.

Protection en cas d’interruption de voyage – Assurance voyage qui


rembourse les dépenses encourues en cas de maladie, d’accident ou
d’autres risques imprévus couverts qui peuvent entraîner l’annulation d’un
voyage ou brouiller les plans de voyage d’une personne.

R
Rapport de solvabilité – Vos antécédents de solvabilité, établis par les
agences de notation centrales du Canada. Pour évaluer une demande de
crédit ou de compte, les banques et fournisseurs de services demandent
un rapport de solvabilité sur le demandeur à l’une des agences de
notation.

REEE-MATIQUE/nouveaux-arrivants/ – Cotisations automatiques au


REEE effectuées par RBC Banque Royale, où les montants sont déduits de
votre compte bancaire à intervalles réguliers et contribuent directement à
un REEE.

Régime d’accession à la propriété (RAP) – Programme du


gouvernement fédéral canadien qui permet aux acheteurs d’une première
maison de retirer de l’argent de leur régime enregistré d’épargne-retraite
(REER) pour acheter ou bâtir une habitation admissible. Certaines
restrictions s’appliquent.
Régime d’encouragement à l’éducation permanente – Régime du
gouvernement fédéral qui vous permet d’emprunter des fonds de votre
régime enregistré d’épargne-retraite (REER) pour financer votre formation
ou celle de votre conjoint légal ou conjoint de fait.

Régime d’épargne automatique (REA) – Régime pour lequel vous


prenez des dispositions pour qu’un montant d’argent précis soit
automatiquement transféré de votre compte bancaire vers un compte
d’épargne ou un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) de façon
périodique (hebdomadairement, aux deux semaines ou mensuellement).

Régime d’épargne automatique par paiements préautorisés – voir


Régime d’épargne automatique.

Régime d’épargne-études (REE) – voir Régime enregistré d’épargne-


études (REEE).

Régime de pensions du Canada (RPC) – Programme social exploité par


le gouvernement canadien qui fournit aux retraités un revenu de retraite
en fonction de leur cotisation au régime pendant les années travaillées. Il
permet également aux retraités et à leurs personnes à charge de profiter
d’une protection financière de base en cas d’invalidité ou de décès du
retraité.

Régime de rentes du Québec (RRQ) – Régime public obligatoire. Sa


raison d’être est d’offrir aux personnes qui travaillent au Québec (ou qui
ont travaillé au Québec) ainsi qu’à leur famille une protection financière de
base en cas de retraite, de décès ou d’invalidité.

Régime enregistré d’épargne-études (REEE) – Compte à impôt différé


enregistré auprès du gouvernement fédéral qui permet à un particulier
d’économiser spécifiquement pour les études d’un enfant.

Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) – Compte de placement


spécial enregistré auprès du gouvernement et dont les cotisations sont
déductibles et l’impôt sur les rendements est différé.

Régime privé d’assurance maladie – Assurance maladie financée par


un particulier pour couvrir les frais médicaux et de soins de santé lorsqu’il
n’est pas admissible à l’assurance maladie provinciale.

Relevé – Document provenant de l’institution financière d’une personne


et qui dresse la liste de toutes les opérations pour un compte, un prêt, un
placement ou une carte de crédit donnés, pour une période donnée.

Rendement composé – Revenu de placement qui s’accumule sur le


revenu de placement déjà accumulé. Ces « revenus des revenus »
augmentent votre taux de croissance avec le temps.
Rente – Revenu de retraite versé à ceux qui ont cotisé à une caisse de
retraite gérée et dont les fonds ont été investis précisément dans ce but.

Retenue – Période d’attente prédéterminée suivant le dépôt d’un chèque


afin de s’assurer que le chèque a été compensé (que le compte de
l’émetteur a les fonds suffisants) avant d’avoir accès à l’argent. La durée
de la période d’attente varie selon l’emplacement de l’institution
financière émettrice. Veuillez toutefois noter qu’une retenue ne représente
pas une garantie que le chèque ne sera pas retourné pour une autre
raison après la période de rétention. Les clients sont responsables de tout
chèque déposé qui est retourné, que la période de rétention soit passée
ou non.

Retenue sur salaire – Somme d’argent retenue sur la paie d’un employé
pour couvrir les paiements obligatoires ou volontaires tels que l’impôt sur
le revenu, les cotisations au régime de retraite du gouvernement ou de
l’employeur, les primes d’assurance-emploi et d’autres retenues à la
source.

Retrait – Action de retirer de l’argent d’un compte bancaire, en retirant


l’argent à un guichet automatique bancaire (GAB) ou en succursale, en
tirant un chèque ou en utilisant une carte de débit.

Retraite – Période de la vie où une personne cesse de travailler.

Revenu – Argent qu’une personne reçoit de diverses sources, y compris


de son emploi, des intérêts et des placements, de l’aide sociale ou des
rentes.

Revenu/paie brut – Montant total d’argent qu’une personne reçoit d’un


employeur, y compris le salaire normal, les heures supplémentaires et
l’indemnité de congé annuel, avant les prélèvements tels que l’impôt sur
le revenu, les cotisations au Régime de rentes du Québec et au Régime de
pensions du Canada et les primes d’assurance-emploi.

Risque de financement – Possibilité que le rendement du capital investi


d’une personne ne soit pas aussi élevé que prévu, ou que cette dernière
puisse perdre une partie du placement initial.

S
Salaire – Montant qu’une personne reçoit pour un emploi, exprimé
annuellement, par rapport à un salaire horaire.

Sécurité de la vieillesse (SV) – Rente fournie par le gouvernement du


Canada aux personnes âgées de 65 ans et plus qui ont vécu au Canada
pendant au moins dix ans après l’âge de 18 ans.
Services bancaires par téléphone – Moyen pour les clients d’effectuer
des opérations bancaires par téléphone.

Société de personnes (entreprise) – Structure d’entreprise officielle


entre deux ou plusieurs personnes avec partage des responsabilités et du
passif.

Solde de carte de crédit – Montant total dû sur votre carte de crédit.

Solde du compte – Montant d’argent qui se trouve actuellement dans


votre compte.

Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) – Subvention


du gouvernement fédéral déposée automatiquement dans un régime
enregistré d’épargne-études (REEE), correspondant à 20 % de la première
tranche de 2 500 $ de la cotisation annuelle au REEE, jusqu’à concurrence
de 7 200 $ par enfant. Des subventions supplémentaires de 10 % ou de 20
% sur les premiers 500 $ de cotisations annuelles sont offertes aux
familles admissibles (en fonction du revenu familial).

T
Taux d’intérêt – Taux de rendement que l’emprunteur verse au prêteur
en retour du droit d’utiliser l’argent pour une durée déterminée. Le taux
d’intérêt est habituellement exprimé en pourcentage annuel. La
périodicité de la composition (par exemple, intérêts composés
semestriellement) dépend du type de prêt ou d’hypothèque sélectionné.

Taux fixe – Prêt dont le taux d’intérêt demeure inchangé pendant le


terme du prêt.

Taux variable – Prêt dont le taux augmente ou baisse avec les


fluctuations des taux d’intérêt du marché.

Taxe de vente harmonisée (TVH) – Taxe sur les produits et services,


applicable sur la vente, qui reflète à la fois la taxe fédérale sur les produits
et services (TPS) et la taxe de vente provinciale (TVP). La TVH existe au
Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Taxe sur les produits et services (TPS) – Taxe fédérale (actuellement


5 %) applicable sur la vente de la plupart des produits et services au
Canada. Elle est prélevée par le vendeur au nom du gouvernement.

Télévirement/transfert de fonds – Moyen sécuritaire de virer des fonds


électroniquement d’un compte bancaire vers le compte d’une autre
personne ou d’une entreprise au Canada ou dans un autre pays.
Terme – Durée pendant laquelle un contrat de prêt, de crédit-bail ou
d’hypothèque est en vigueur. Le terme peut varier de quelques mois à
plusieurs années.

Testament – Document juridique mentionnant les dernières volontés


d’une personne en ce qui a trait au partage de ses actifs à sa mort.

Traite bancaire – voir Traite et mandat bancaire.

Traite et mandat bancaire – Façon de payer un produit ou un service en


toute sécurité. Le mandat ou la traite est acheté à la banque et établi à
l’ordre du commerçant.

Tolérance au risque – Niveau de confort d’une personne à l’idée que la


valeur de ses placements puisse fluctuer ; fait partie du profil de
l’investisseur d’une personne.

V
Valeur nette immobilière – Valeur marchande actuelle de votre maison
moins l’hypothèque en cours ; elle représente la portion de la valeur de
votre maison dont vous êtes propriétaire. Par exemple, si votre maison
vaut 300 000 $ et que l’hypothèque en cours est de 125 000 $, votre
valeur nette immobilière est de 175 000 $.

Valeur résiduelle – Valeur de la voiture à la fin du terme du prêt ou du


bail.

Vérification du crédit – Vérification par un prêteur ou un tiers, comme


un propriétaire potentiel, des antécédents d’une personne à rembourser
les fonds empruntés conformément aux délais prescrits.

Volatilité – Fluctuations, généralement en lien avec le prix courant des


actions.

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Afficher le déni de responsabilité

L a situation politique de ce début de vingt-et-unième siècle est paradoxale : elle oscille


entre alignement et désalignement des citoyens face aux cadres de la compétition
démocratique. Le modèle de la démocratie pluraliste est, plus que jamais, au cœur du
consensus civique dans les « sociétés libres », et la légitimité des gouvernements élus n’est
plus remise en question (Diamond 1999, pp. 24-31 ; pp. 174-91). De même, dans les sociétés
« en transition », le rôle pivot des partis politiques dans la démocratisation est une donnée
largement partagée par la société civile. Cependant, l’opinion publique des pays
démocratiques, ou démocratisés, est gagnée par une insatisfaction croissante. On assiste à une
perte de confiance généralisée dans les organisations partisanes, et à une marginalisation
progressive de l’engagement politique. Signe des temps, de nombreux travaux universitaires
sont consacrés au « déclin » des organisations partisanes. Toutefois, les idéologies « anti-
partis » ne trouvent qu’un très faible écho auprès des masses. Aucun élément statistique ne
vient confirmer la renaissance de puissants mouvements politiques antiparlementaires, tels
ceux qui ont marqué le « court vingtième siècle » (période allant selon Eric Hobsbawn de
1914 à la fin de l’ère soviétique).

2Ce paradoxe politique provient des déterminations contradictoires entre les conceptions
participatives et « schumpétériennes » de la démocratie. Une majorité de citoyens mêlent
désirs de performance et ressentiments démocratiques. Cette collision cognitive est,
probablement, à l’origine du mécontentement envers les systèmes partisans. Une explication
satisfaisante d’un tel phénomène nécessite une vérification empirique qui n’a, jusqu’à
aujourd’hui, jamais été entreprise. En l’absence de tels travaux, nous ne sommes pas en
mesure de connaître (avec précision) ce que les gens pensent lorsqu’ils expriment leur
insatisfaction ou leur désaveu. Si la récente étude de Gunther, Montera et Torcal (2002)
constitue une excellente base de départ, il nous est difficile d’avancer une modélisation
définitive. Outre les conflits de perception, doit-on incriminer la fin des partis de masse,
l’émergence de partis attrape-tout, ou la complexité accrue des responsabilités
gouvernementales, pour identifier la source du sentiment d’insatisfaction ? D’autant plus que
ce désalignement rampant n’est le monopole d’aucun système de partisan en particulier. Dès
lors, il est nécessaire d’analyser les raisons de sa diffusion et la nature des éléments qui l’ont
provoqué. Par ailleurs, il est intéressant de noter que les démocraties, en dépit de leurs
différences institutionnelles (parlementaires ou présidentielles), sont victimes des mêmes
réactions. Cette homologie structurelle du « désenchantement critique », dans des systèmes
partisans différenciés, suppose la possibilité d’une explication mono-causale de la
désaffection citoyenne. Dans cette perspective, les formes organisationnelles prises par les
formations politiques importent peu. Mais, sans des recherches plus approfondies, il est
impossible de confirmer si cette perte de confiance est une réponse à des facteurs communs
ou multiples. Dans cet essai programmatique, nous examinerons l’ambiguïté du rapport
citoyen/parti dans les systèmes démocratiques.

Configurations institutionnelles et systèmes


partisans

3Dans un premier temps, il est nécessaire de préciser la différence fondamentale entre les
partis politiques des systèmes parlementaires et des systèmes présidentiels. Cet examen
préalable est un exercice obligé pour « typifier » les sentiments d’insatisfaction logés au cœur
des démocraties contemporaines. Premier constat, le présidentialisme génère sa propre
critique. Le régime présidentiel réduit significativement le rôle des partis dans la formation
des gouvernements. À l’inverse, dans les régimes parlementaires, la constitution d’une équipe
gouvernementale contribue au renforcement des liens entre le législatif et l’exécutif. Les
partis n’ont pas pour fonction d’articuler, dans les régimes présidentiels, le programme du
gouvernement avec les politiques publiques mises en place. Le président incarne, à lui seul, la
décision et l’application des mesures sociales et politiques. Toutefois, lors d’une cohabitation,
le Parlement a la capacité de mettre en échec les ambitions d’un leader élu au suffrage
universel. Le Président peut alors s’en prendre aux partis représentés au Parlement pour leur
faire porter la responsabilité de son échec éventuel (Linz, 1994). Quant à ces derniers, ils
peuvent se targuer de maîtriser les tentations autoritaires et les dérives populistes de
l’exécutif. Dans un tel contexte de « tension politique », les soutiens du chef de l’Etat
critiquent le rôle négatif des partis, alors que le Président et les candidats au poste suprême se
façonnent un profil politique « anti-parti ».

4S’il existe une dynamique conflictuelle indéniable entre législatif et exécutif, les élections
présidentielles au suffrage universel n’en contribuent pas moins à la marginalisation des
partis. Le président n’est pas élu en tant que leader du parti. Les candidats se doivent d’être
des challengers sans liens directs ou affirmés avec des organisations politiques. Ainsi, un
Président élu avec le soutien actif d’une formation partisane prend immédiatement ses
distances, et se déclare « au-dessus des partis ». Certaines constitutions de pays de l’Europe
post-communiste stipulent que le chef de l’État ne doit avoir aucune identité partisane. Aux
États-Unis, un candidat élu sous le label d’un parti (ce qui est souvent le cas ailleurs) n’a que
rarement été choisi par la direction de l’organisation qu’il représente. Le processus de
sélection passe par des primaires organisées dans des circonscriptions aux contours souples.
Une telle nomination est bien souvent le produit d’une autopromotion financée par les
ressources personnelles du candidat et d’une fraction minoritaire d’électeurs. L’organisation
et l’action militantes n’interviennent que très peu dans l’investiture finale. La légitimité du
candidat devenu Président repose sur le suffrage universel et non sur le parti. Selon le niveau
d’identification des électeurs à sa personnalité, l’activité des partis politiques est considérée
comme un obstacle aux mandats qu’ils lui ont donné. Seuls ceux ayant préféré son opposant
se satisfont du rôle joué par leur parti dans l’opposition. Mais, de par leur activité
oppositionnelle, ils représentent (ou sont critiqués comme tels) des intérêts particuliers ou «
spéciaux » contredisant les priorités programmatiques du parti. Car, logiquement, les électeurs
sont d’abord préoccupés par leurs intérêts élémentaires. Ils attendent de leurs représentants à
la Chambre qu’ils les défendent concrètement. L’action des leaders de parti, d’ordre plus
général, provoque l’insatisfaction de citoyens en attente de mesures immédiates et concrètes.

5Dans les régimes présidentiels, les députés de la majorité peuvent s’opposer aux politiques
du chef de l’exécutif et voter avec l’opposition sans toutefois mettre en danger la cohésion du
parti. Ces parlementaires « rebelles » ne souhaitent généralement pas menacer la stabilité de
l’exécutif mais défendre les intérêts ponctuels de leur circonscription. Le danger principal de
telles pratiques réside dans l’institutionnalisation de logiques de marchandage en faveur
d’intérêts particuliers (ou électoralistes) contre l’intérêt général. En fonction du nombre de
parlementaires qui partagent l’idée que « toutes les politiques sont locales », la législature
peut ainsi perdre son caractère de représentation nationale pour devenir une chambre de
lobbies. Certes, individuellement, les électeurs peuvent se satisfaire d’un tel détournement
politique en leur faveur. Mais au niveau de la collectivité, la défense « d’intérêts spéciaux »
conduit la plupart du temps à négliger les politiques d’ensemble, économiques, politiques et
sociales. Comme Shugart et Carey ont pu le montrer (1992), le système uninominal et
majoritaire des États-Unis renforce la défense prioritaire des intérêts particuliers de chaque
circonscription. Il en résulte une incohérence et un manque de discipline partisane qui
renforce, en dernière instance, l’insatisfaction envers les partis. La faible qualité des
engagements idéologiques et programmatiques des formations politiques ne permettant pas
d’équilibrer une telle dispersion. Si une organisation ne se préoccupe que des intérêts propres
à chaque circonscription, on lui reproche son manque de vision politique. Inversement, si les
dirigeants et élus du parti ne se consacrent qu’à la mise en place de programmes d’actions
globaux, on leur tient grief de leur absence sur le terrain.

6Pour chaque type de systèmes partisans, il y a des critiques ou des ressentiments différents.
Si on laisse de côté les systèmes multipartisans polarisés par de puissants (ou considérés
comme tels) partis anti-systèmes, aucun système partisan ne provoque des réactions hostiles
pour telle ou telle raison particulière. Une compétition bipartisane entraîne une réduction de
l’offre politique, les électeurs ne peuvent effectuer qu’un choix politique limité. Les citoyens
qui remettent en question le leadership de leur parti, sans adhérer au candidat de la formation
rivale, se sentent alors prisonniers. Dans le cadre d’un fort clivage droite/gauche, il y a peu de
probabilité de volatilité électorale inter-bloc. Critiquer l’organisation dont on se sent le plus
proche revient donc à dénoncer le système dans son ensemble. Le motif de ce rejet est, en
définitive, le sentiment d’une absence d’alternatives électorales. Un système multipartisan
modéré et non-polarisé est plus attractif pour des électeurs insatisfaits du choix contraint de la
compétition bipartisane. Le nombre des organisations partisanes en concurrence permet un
réel potentiel de coalitions. Néanmoins, cette offre politique plurielle peut entraîner une perte
de contrôle des électeurs sur la formation et la composition des gouvernements. Une coalition
gouvernementale peut procéder de marchandages peu louables entre partis politiques, et
contrarier ainsi les souhaits exprimés lors de l’élection par une majorité de citoyens. Par
conséquent, de nombreux électeurs sont insatisfaits des performances du bipartisme et du
multipartisme. Le premier permet un lien direct entre le résultat des suffrages et la formation
du gouvernement, mais dans le cadre d’un choix électoral restreint. Le second offre un large
panel de choix, mais une faible maîtrise de la composition du gouvernement.

7Mais, quelle que soit la différence des critiques à l’encontre des systèmes partisans et des
cadres institutionnels, les partis politiques restent au centre des complaintes. Ces critiques
sont-elles l’expression d’inquiétudes raisonnées quant à la performance actuelle des
formations partisanes ? Ou, inversement, reflètent-elles l’ambiguïté, la confusion des attentes,
l’incompréhension des électeurs envers les enjeux complexes de la politique démocratique ?
Ce sont ces questions qui attirent particulièrement notre attention.
Personnalisation et professionnalisation de la
politique

8De façon générale, on observe que les électeurs ont tendance à voter pour le candidat le plus
attractif. C’est ainsi qu’ils votent pour le parti et ses candidats sans pour autant adhérer au
programme, et sans désirer la victoire de son candidat sur leur circonscription. Ils souhaitent
avant tout s’assurer de l’élection de leur dirigeant au niveau national, ou la défaite de son
adversaire direct. Cette tendance à la personnalisation du leadership politique, à l’œuvre dans
les régimes présidentiels comme dans les régimes parlementaires, s’est considérablement
accrue ces dernières années. La concentration des pouvoirs entre les mains d’un leader
national influe sur les attitudes électorales. L’opinion publique est consciente que cette
montée en puissance de l’équipe dirigeante dans les partis n’est pas sans conséquences sur
leur vie interne. La personnalisation entraîne la remise en question du caractère démocratique
de la sélection des élites partisanes, au profit d’une nouvelle dynamique oligarchique. Dès
lors, de nouveaux motifs d’insatisfaction apparaissent, les citoyens critiquant cette perte
d’autonomie et de capacité délibérative. Encore une fois la situation est paradoxale. D’une
part, le leader est critiqué pour avoir stérilisé la vie interne de l’organisation et d’autre part, il
est souvent reproché aux partis leurs incessantes divisions internes et l’incapacité du « team
leader » de contrôler le factionnalisme.

9Pour les partis qui ont engendré ou soutenu un leadership « pseudo-charismatique », cette
situation, de paradoxale, devient complexe. En effet, ce type de leader en quittant ses
fonctions officielles perd normalement toute autorité aux yeux des électeurs et des militants,
mais il est difficile (si ce n’est impossible) de le réduire au silence (Felipe Gonzalez ou
Margaret Thatcher). En effet, le parti est toujours ouvert à l’exercice de son influence. Dans
les cas d’une division du travail entre les leaders qui sont en compétition pour se faire élire et
un leader « symbolique » qui domine l’organisation (tel Xabier Arzallus, le président du Parti
Nationaliste Basque), il est difficile de s’y retrouver. Le parti prend alors une forme bicéphale
et s’adresse avec deux voix différentes à deux publics souvent distincts. Il en résulte une
confusion des stratégies de communication assortie d’une perte de contrôle sur l’activité des
leaders. Le dirigeant « symbolique » n’est pas responsable devant les électeurs, mais ses
déclarations ne sont jamais l’expression d’une simple opinion privée. Le trouble règne.

10La professionnalisation de la politique crée une série de problèmes similaires. Dans une
société qui « croit » dans le professionnalisme, dans le dévouement à la tâche, la compétence,
l’expérience et la connaissance, l’expression « professionnel de la politique » est pourtant
connotée négativement. Pour les électeurs, l’homme politique doit être un citoyen ordinaire et
non quelqu’un qui « deals in vote » (pour reprendre l’expression de Schumpeter). Ce mythe
démocratique de la capacité de chacun d’exercer des responsabilités publiques, tire son
origine de l’élection par tirage au sort (la boulé) de la démocratie athénienne. On retrouve
dans le marxisme cette croyance illusoire dans l’affirmation qu’il est possible de pêcher le
matin et d’administrer l’après-midi.

11L’activité politique prend de plus en plus de temps, l’engagement en politique n’est plus de
l’ordre du loisir. Par le passé, des notables ou des dirigeants syndicaux possédaient des sièges
« bloqués ». Dans ce cas, maintenir un contact régulier avec les sections locales du parti
n’était pas un exercice obligé. Aujourd’hui, les élections sont fréquentes, à l’échelon local,
national, régional et européen. Les électeurs utilisent cette répétition des échéances électorales
pour sanctionner les partis. Les sollicitations médiatiques sont nombreuses, les partis comme
les comités locaux font régulièrement appel aux dirigeants, les charges officielles sont de plus
en plus personnalisées… Une étude systématique des conséquences de l’accroissement des
responsabilités sur les élus, en termes d’impact sur leurs ressources financières ou leurs vies
personnelles, serait intéressante pour comprendre les défis contemporains du métier politique.
Plus que jamais, les responsables politiques se transforment en professionnels.

12De plus, les contraintes actuelles du marché du travail dans le secteur privé découragent les
tentatives « d’entrer » en politique pour une durée déterminée. Les métiers qui par le passé
étaient des activités à temps partiel demandent désormais un investissement à plein-temps.
Seuls les fonctionnaires, les enseignants, universitaires, retournent à leur travail d’origine
après un passage en politique, sans rencontrer de problèmes majeurs. L’accueil des pairs après
des années d’absence peut toutefois être délicat dans certains systèmes académiques.
Actuellement, on imagine difficilement qu’un responsable politique, docteur en médecine,
continue de recevoir des patients tout en enseignant sa discipline. La professionnalisation
renforcée des métiers limite inévitablement le nombre de politiciens amateurs.

13En dépit de la grande difficulté de poursuivre simultanément des carrières politiques


publiques et d’exercer un emploi dans le privé, le mythe démocratique perdure. En effet, un
certain nombre de citoyens rejettent la professionnalisation de la politique et croient en la
possibilité d’une pratique des responsabilités en dilettante. Or, pour que cela soit une réalité, il
serait nécessaire de réformer en profondeur le rapport au travail dans les économies de
marché. Mais, comme nous l’avons signalé plus haut, la nature des systèmes démocratiques et
la spécialisation professionnelle interdisent une telle transformation de « l’agir politique ».
Désormais, on entre en politique très tôt, sans avoir une solide position sur le marché du
travail qui puisse assurer un revenu autonome des indemnités octroyées, soit par le parti, soit
par l’État. Après une défaite électorale, il devient difficile de se recycler dans la vie active «
civile », même si l’organisation peut, par le biais d’associations de patronage ou
d’organisations internationales, leur assurer, pour une période donnée, un revenu alternatif.

14De manière assez étonnante, ceux qui s’opposent à la professionnalisation sont les premiers
défenseurs de règles décourageant le choix d’entrer en politique et d’y rester. Alors qu’ils
militent pour une banalisation de l’action politique, par leurs choix institutionnels réels, ils
favorisent la limitation de l’activité politique à un cercle élitaire réduit. L’effet pervers du
principe « d’incompatibilité » dont l’objectif est d’assurer « l’indépendance » du politique
contre les intérêts sociaux et « spéciaux » en est une bonne illustration. Rappelons que les
partis issus du mouvement ouvrier, qui ont toujours préconisé l’accession au Parlement de
dirigeants syndicaux ou du mouvement social, ont fini par s’aligner sur cette norme. C’est
ainsi qu’ils ont établi une règle d’incompatibilité entre l’exercice de responsabilités syndicales
et politiques. Une enquête réalisée par le Centro de Investigaciones Sociologicas [2][2]Les
données espagnoles utilisées dans cet article proviennent… révèle le consensus des Espagnols
autour de cette notion d’étanchéité. En effet, une majorité d’entre eux (58 %) partage l’avis
que les députés doivent arrêter toute activité professionnelle extérieure pour être totalement
indépendants. Ils sont seulement 27 % à choisir cette solution alternative : « les députés ne
doivent pas abandonner leur profession en se dévouant totalement à leur activité politique, car
il est nécessaire qu’ils restent en contact avec la société ».
15Ce principe rend impossible la poursuite de deux carrières en même temps et contribue au
processus de professionnalisation, mais des initiatives « populistes » viennent encadrer la
profession politique pour le limiter dans le temps. « L’incompatibilité » est alors une gageure
qui encourage la reproduction de tendances oligarchiques. Car s’engager devient un sacrifice
pouvant conduire à des situations extrêmement difficiles. La professionnalisation politique
devrait impliquer la possibilité pour des femmes et des hommes d’envisager une carrière sur
le long terme. La politique serait alors un métier autant qu’une vocation (Beruf dans le double
sens du mot entendu par Max Weber). Ce choix s’effectuerait au moment de rentrer dans la
vie active. Mais, l’existence de limites dans le temps expose les politiques à vivre dans
l’insécurité et à multiplier les mandats. Leur sort reste lié à l’approbation ou à la sanction des
électeurs.

16Cette professionnalisation est inévitable dans les démocraties contemporaines. Elle est
souhaitable. À la lumière des positions contradictoires décrites précédemment, il est clair que
les « démocrates-radicaux » défendent des positions irresponsables. Les règles qu’ils édictent
pour limiter la professionnalisation de la vie politique sont indésirables, dans leurs
conséquences empiriques, et leurs fondements idéologiques. Ils contrarient le principe
démocratique élémentaire selon lequel c’est aux seuls électeurs et élus de décider de la
prolongation d’un mandat.

17Or, nous devons nous demander si les partis seront capables dans le futur de servir de
filière de recrutement élitaire et de jouer leur rôle s’ils ne suscitent que du désintérêt. Il y a
peu de postes électifs dans les régimes démocratiques. Toutefois, l’analyse des élites a
démontré que la sélection de candidats compétents, motivés et qualifiés requiert une réserve
importante de candidats. Les partis politiques peuvent les recruter par le bas, dans les
mouvements sociaux, mais le transfert d’un engagement sectoriel vers une position
multidimensionnelle consensuelle est loin d’être évident. Il est également possible d’effectuer
un recrutement par le haut, au sein du monde universitaire, des cercles académiques, de la
finance, des instituts ou des experts. Faut-il encore qu’ils soient capables de communiquer
avec les électeurs et de savoir interpréter les peurs ou les angoisses de la société. Cela ne va
pas de soi. Certes, il y a des « viviers » pour le recrutement du personnel politique au sein des
instances locales, régionales et gouvernementales, mais il n’est pas évident qu’ils acceptent
d’affronter les incertitudes et les risques qu’offre la compétition électorale à un niveau
national.

18Au total, il est nécessaire d’en savoir plus sur ce qui motive et démotive l’entrée dans
l’action politique au sein des démocraties contemporaines. Rares sont les connaissances sur ce
qui motive l’engagement dans la vie politique active. Pour étudier ce phénomène, nous avons
privilégié une analyse multi-niveaux des responsables politiques et de leurs micro-
interactions. Il est, par exemple, intéressant de connaître la réaction des électeurs à
l’introduction de quotas selon l’âge, le sexe, l’ethnie etc., par les partis. En particulier, si cela
signifie le remplacement ou le renouvellement de responsables en exercice exemplaires et de
militants méritants.

Partis, Argent et Démocratie

19La question de l’argent en politique a souvent généré de l’hostilité envers les partis et les
hommes politiques. Les citoyens et les responsables publics n’admettent qu’avec réticence
l’élévation du coût de l’action politique. Les réactions des électeurs sont ambivalentes et
complexes. Peu d’individus s’engagent dans un parti, ou lui apportent une aide financière
volontaire. Par contre, les critiques sont nombreuses sur la nature légale ou illégale de
financement des organisations partisanes. Les partis politiques sont considérés comme
nécessaires à la démocratie, mais rares sont les électeurs décidés à les aider. Par ailleurs, ils
refusent les procédés de financement alternatif, que cela soit par le biais de groupes d’intérêts
ou par l’impôt et les ressources publiques.
20Est-ce aux électeurs, aux militants, ou aux supporters des candidats en compétition de
payer pour pouvoir choisir ? Est-ce aux contribuables, qui ne votent pas et ne militent pas, de
le faire ? Si ce n’est le cas alors qui peut financer l’activité des partis ? Les cotisations payées
par les adhérents, les aides publiques, les déductions de salaires des élus, les activités
rétribuées et légales des partis ? Comment un accès juste et équitable à de telles ressources
peut-il être assuré ? Les candidats ne devraient-ils pas utiliser leurs fonds propres, ou
s’impliquer pour lever des fonds ?

21Une enquête réalisée en Espagne, indique que la plupart des électeurs sont prêts à voter
pour les partis existants. Mais quand il leur est demandé : « Que feriez-vous si le parti que
vous affectionnez le plus, ou qui est le plus proche de vos idées, vous demandait de l’aider
financièrement ? », seulement 22 % des personnes interrogées ont répondu qu’ils aideraient,
tandis que 68 % déclarent qu’il y a peu ou pas de chance qu’ils soutiennent financièrement un
parti (43 % répondent « définitivement non »). Seuls les supporters d’Izquierda Unida se
démarquent, ils sont plus d’un quart à déclarer la volonté d’aider leur formation, ceux
du Partido Popular et du PSOE rejettent globalement cette possibilité. Dans leur grande
majorité, les électeurs ne remettent pas en question le rôle décisif des partis, mais ils
entretiennent envers eux une attitude de free-riders. Toutefois, de légères différences
apparaissent quand nous examinons les réponses dans le détail par un autoplacement des
enquêtés sur une échelle droite-gauche. Seule une minorité, des deux côtés de l’échelle,
accepte de financer un parti. Les électeurs qui se placent aux extrêmes sont plus volontaires
que les électeurs qui se positionnent au centre : respectivement 36 % et 33 % des positions 1
et 2 (extrême gauche), 9 et 10 (extrême droite) partagent cette opinion. C’est parmi les
citoyens qui refusent de se positionner, ou qui répondent « je ne sais pas » que l’on retrouve le
plus de réticence à aider un parti (ils ne sont que 10 % à déclarer pouvoir le faire). Ces
données suggèrent que si la pacification des clivages a permis la consolidation de la
démocratie espagnole (à l’inverse de la polarisation idéologique de la Seconde République,
entre 1931 et 1936), elle a également contribué à l’affaiblissement de la vigueur
démocratique. Le niveau de l’engagement financier en est une bonne mesure.

22L’exemple américain est une bonne illustration des abus et des dangers que recèlent les
relations entre argent et politique. Pour éviter tout dérapage, une commission de contrôle et de
régulation indépendante s’avère dans ce cas nécessaire. Sans de tels contrôles, l’argent, et non
l’élection, détermine les choix des politiques publiques à mettre en place. La politique n’est
plus une question de vie ou de mort comme dans les années 30, aujourd’hui les motivations
sont autres.

Partis et démocratie interne

23Ces dernières années, les demandes pour une plus grande transparence du fonctionnement
interne des partis se sont accrues. Les significations et les implications de cette revendication
n’en sont pas moins très claires. En effet, que peut signifier le rejet du scrutin de liste dans les
systèmes proportionnels, et le désir d’une plus grande personnalisation des campagnes, alors
que peu d’électeurs connaissent les candidats en lice ? Dans le cadre de grandes
circonscriptions, comment les électeurs peuvent-ils procéder à un choix rationnel, sans une
meilleure médiatisation des campagnes et une augmentation considérable des dépenses ?
Peut-on s’attendre à un changement de comportement de la part d’électeurs qui restent
attachés à un parti ou à la personne d’un leader pour former un gouvernement ?
24Depuis les travaux de Robert Michels (1911), le problème de la démocratie interne des
organisations partisanes a souvent été débattu. De nombreuses constitutions précisent
l’obligation pour les partis politiques d’être « démocratiques », c’est-à-dire d’être dirigé
démocratiquement (Linz, 1966). En réponse aux critiques qui dénoncent leur caractère
oligarchique, certains partis sont allés au-delà de la démocratie délégative. Les procédures de
démocratie directe se sont répandues pour l’élection des instances de direction ou pour la
sélection des congressistes. L’usage désormais courant de primaires pour désigner l’équipe
dirigeante que l’on souhaite voir à la tête du parti en est l’illustration (Vargas Machuca, 1998 ;
Boix, 1998). La démocratisation des modes de sélection est souvent perçue comme un remède
efficace au déclin des organisations. Cependant, les candidats au leadership affirment tous
défendre l’unité du parti, le programme du parti, contre les divisions factionnelles. Si la
compétition est devenue un leitmotiv de la pratique partisane, personne ne semble vouloir un
débat interne qui se réduise à un affrontement de personnalités. Or, les primaires exacerbent la
personnalisation des luttes intestines. Ces efforts pour une plus grande transparence sont
marqués du sceau de l’ambiguïté et de l’ambivalence, on souhaite plus de débats mais on en
redoute les conséquences. De plus, il y a un déficit de réflexions sur la manière dont on doit
organiser et financer la compétition interne sans pour autant porter préjudice à l’équilibre du
système de partis.

25A priori, l’horizontalisation des procédures de sélection devrait octroyer au demos du parti
un rôle clef (Hopkin, 2001). Mais le demos du parti et le demos qui élit les législateurs sont
deux demoi différents. Le premier est relativement limité quand le second inclut des millions
d’électeurs. Quel public le leader, notamment s’il est à la tête du gouvernement, doit-il
privilégier ? Quelle que soit la réponse il y aura toujours des insatisfaits.

26La démocratie directe au sein des partis est un principe attractif pour tous les démocrates,
nous ne devons pas en ignorer certains effets pervers et autres dysfonctionnements non
anticipés. Pour quelles raisons devons-nous préférer la démocratie directe à la démocratie
représentative ou délégative ? En quoi les primaires sont-elles des modes de sélection plus
performantes que les congrès et les conventions ? Il est vrai, les congrès n’ont plus le même
rôle qu’auparavant. Ils ne sont plus les arènes d’expression des débats internes entre les élites
intermédiaires du parti, mais un show et, surtout, un moyen pour le parti de mettre en scène sa
force et son unité. Les orateurs les plus en vue, les leaders amis, les notables du parti
interviennent pour renforcer ce sentiment de puissance. L’agenda est ficelé au point de ne
laisser aucune part aux assemblées délibérantes. Le congrès du parti est désormais une scène
médiatique. Dès lors, on comprend l’attractivité exercée par l’organisation de primaires qui
paraissent favoriser une sorte de démocratie participative interne.

27Signe de l’époque, les partisans d’une plus grande « participation » sont méfiants à l’égard
des parlementaires dont ils souhaitent la mise à l’écart des instances de décision. Il leur est
notamment reproché d’être nommés par l’appareil du parti. De ce point de vue, une plus
grande démocratie interne signifie une démocratisation de l’appareil contre lui-même. Ces
attitudes ne sont pas nouvelles, déjà à l’époque de Robert Michels on se posait la question de
savoir si les leaders et le groupe parlementaire devaient être sanctionnés lors de chaque
congrès. Dans ce cas faut-il, pour accroître le contrôle par la base du parti, transformer le
mandat non impératif en mandat impératif ? Ce qui aurait pour conséquence de transformer en
profondeur la nature des régimes démocratiques, transformations dont on ne peut prévoir les
effets. D’autres envisagent de séparer la fonction de leader du parti de celle de leader du
groupe parlementaire, ou de chef de gouvernement. Cette séparation reviendrait à établir une
dyarchie fondée sur des organes de décisions différenciés avec une structure de contrôle
formée de deux corps de membres et d’électeurs distincts. L’histoire et la sociologie nous ont
enseigné les problèmes associés au modèle dyarchique.

28À l’origine, les partis étaient des regroupements de membres du Parlement. Ils se sont
développés en facilitant les adhésions et ont évolué vers des organisations plus ou moins
bureaucratisées et professionnalisées. L’ambition première des partis est aujourd’hui d’être les
plus compétitifs. De nombreux travaux universitaires ont été consacrés à l’évolution de la
forme parti, mais peu se sont penchés sur le « parti parlementaire » (Veyme 1983 ; Bowler,
2000; Heidar, Koole, 2000). Or, nous avons besoin d’en savoir plus sur la nature des relations
entre l’appareil du parti et le groupe parlementaire, sur les circuits de décisions internes et sur
les préférences des adhérents comme de l’électorat. Mais nous pouvons d’ores et déjà
examiner les challenges affrontés lors des tentatives de « démocratisation » des partis.

Démocratisation des institutions et « partitocratie


»

29Un thème central de la théorie démocratique, notamment dans les débats sur les partis, est
le besoin fonctionnel qu’ont les démocraties de se démocratiser. Il est préconisé une
multiplication des institutions sociales afin d’accroître les capacités de contrôle de la société
sur le pouvoir. Ces conclusions théoriques ne s’embarrassent pas de considérations sur les
attitudes, les comportements des citoyens, et les désirs des militants des partis, ni sur les
conséquences de telles réformes sur la qualité de la gouvernance. Ainsi, le faible niveau de
participation électorale ou citoyenne est compris comme le résultat d’une défaillance globale
des partis et des institutions. Une transformation démocratique radicale du système
institutionnel est alors perçue comme le seul remède adéquat au déclin du pluralisme. Mais
c’est une erreur de croire que l’activisme et l’endiousiasme que l’on trouve dans les
mouvements sociaux peuvent servir de modèles à la revitalisation de la culture politique
démocratique. C’est oublier leur caractère ultra-minoritaire dans des sociétés qui cultivent
plutôt le désengagement et la modération.

30Que signifie la notion de « démocratisation des institutions » ? Est-il possible et/ou


envisageable d’étendre sans limites les structures élues ? Les partisans de cette position
semblent oublier la quantité de connaissances qu’il est nécessaire d’intégrer pour effectuer un
choix rationnel. Qui peut transmettre un tel flux d’informations et de données ? Combien
d’électeurs sont prêts à faire l’effort d’ingérer un tel volume de savoir? Où trouver des
candidats compétents ? Et, étant donné l’insatisfaction soulevée par la plupart des candidats
présentés, rien n’est assuré. Si la sélection des candidatures passe par les partis existants, et
que les électeurs continuent de se positionner en fonction des lignes de clivage fondatrices, en
quoi cette démocratisation ne contribue-t-elle pas à créer une nouvelle partitocratie ? Cette
omnipotence des partis est rejetée par l’ensemble des électeurs. Mais si les partis ne nomment
ni ne sélectionnent plus les candidats, qui le fera? Les groupes d’intérêts, les médias, les
candidats (ils devront être assez riches) ? Si les électeurs ne peuvent plus se référer à une
étiquette partisane, comment vont-ils choisir ? Globalement, leur niveau d’information reste
excessivement bas. Par conséquent, ces considérations sur la nécessaire démocratisation des
institutions sont le point faible du courant théorique démocratique.

Réactivité, responsabilité et contrôle


31Les électeurs tendent à être perturbés par l’actuelle structuration des campagnes. Ils ne
comprennent pas très bien l’utilité des recherches sur des groupes cibles, la multiplication des
enquêtes, ou des sondages d’opinion effectués par les candidats en compétition. Ces recours
permanents à des succédanés de consultation électorale génèrent un certain malaise des
citoyens qui se sentent dépossédés de leurs choix. Ils estiment que les hommes politiques
doivent représenter la volonté du peuple, de celles et de ceux qui votent pour eux. La
possibilité que les politiques puissent poursuivre leurs propres inclinations (même par des
procédés indirects), et non celles des électeurs, a toujours été critiquée comme une dérive
élitiste. La perception d’une telle tendance est source d’une grande insatisfaction.

32Pour les électeurs, la responsabilité, le contrôle démocratique, les croyances, l’idéologie,


sont sacrifiés au profit d’une réactivité à une opinion publique diffuse. Mais une réflexion
rationnelle sur les circuits de la décision, sur les conséquences des choix en matière de
politiques publiques, sur l’équilibre entre fins et moyens de l’action politique, prend de revers
ce sentiment dominant. Les électeurs ne sont pas en possession de l’expertise technique, des
connaissances factuelles, ni de l’expérience attendue de la part des hommes politiques. Les
électeurs répondent à une situation immédiate, à un simple stimulus, et ne sont pas aptes à
affronter les problèmes complexes aux conséquences décisives sur le long ou moyen terme.
Cette position est-elle une critique de la démocratie ? Non, car les sondages ignorent un
élément fondamental de la politique démocratique, ils ne prennent pas en compte la capacité
du leader à construire, changer et prendre à revers l’opinion, quand il estime qu’elle fait
fausse route. Diriger ne signifie pas ignorer le peuple, mais expliquer, mobiliser, justifier les
politiques et mesurer toutes les répercussions des actions entreprises. Quoi qu’il arrive, les
citoyens ont la possibilité de sanctionner les leaders à chaque échéance électorale. En
définitive, la démocratie peut se résumer à un contrôle, en dernière instance, des électeurs sur
ceux qu’ils élisent à intervalles réguliers. Bien que cette formulation ne nous éclaire pas plus
sur les niveaux de responsabilité, en principe et en pratique, le leadership national du parti
doit rendre compte des actions entreprises par les élus au niveau local. Le parti est perçu
comme un tout, quelle que soit l’action de ses élus, c’est à lui que l’on demande des comptes.
Pour autant, les représentants locaux sont jaloux de leur autonomie et protestent contre toutes
ingérences qu’ils estiment injustifiées. Le parti et l’équipe dirigeante sont critiqués s’ils se
montrent trop interventionnistes dans les instances intermédiaires. Dans les élections
fédérales, comme lors de celle du Parlement européen, les électeurs ne se limitent pas à
interroger leurs représentants sur leurs performances ou leurs qualifications, ils expriment
avant tout leur insatisfaction sur le gouvernement, le leadership et le Parlement national. La
fréquence des élections permet aux citoyens de manifester régulièrement leur insatisfaction,
dont personne ne souhaite assumer la responsabilité (Linz, 1998). C’est ainsi que les
dirigeants évitent de prendre des décisions pénibles pour ne pas contrarier leur électorat et
leur chance de réélection. L’usage des référendums leur permettant de se dédouaner des choix
d’une politique difficile sur les citoyens (même si les électeurs s’alignent sur les positions des
partis). Certains aimeraient étendre le poids des comités ou agences « indépendantes », « non
partisanes » (incluant des responsables syndicaux, des associations patronales, ou des
syndicats d’agriculteurs) et de tribunaux dans la prise de décision politique. Ce glissement
vers une forme de contrôle « corporatiste » va à l’encontre des principes de base de la
régulation démocratique.

Légitimité démocratique et perte de confiance


dans les partis
33Un niveau excessivement bas de confiance dans les partis politiques peut-il affecter la
légitimité démocratique ? La confiance dans les partis est liée à un soutien de la démocratie, la
méfiance est associée à une méfiance envers le régime démocratique. Le rejet peut, selon son
niveau d’intensité, conduire en la croyance selon laquelle un régime autoritaire pourrait, dans
certaines circonstances, être un recours (Torcal, Gunther, Montera, 2004).

34Or, un examen de quelques données en Espagne, au Chili, en Equateur interrogent cette


explication simpliste. En Espagne, la croyance dans la démocratie est élevée (81 %), le
soutien à la démocratie baisse légèrement à 75 % parmi ceux qui n’ont pas confiance dans les
partis. En Equateur, le niveau de soutien à la démocratie est beaucoup plus bas, on ne
remarque aucune relation entre les attitudes de confiance envers la démocratie et la confiance
dans les partis. Au Chili, le niveau total de confiance dans la démocratie est de 54 %, la
possibilité d’une alternative militaire est soutenue par 19 % des enquêtes (contre 8 % en
Espagne) ; le bas niveau du soutien aux partis est significatif chez tous les enquêtés, qu’ils
soient pro-démocratiques ou pas. Au Chili, la confiance dans les partis semble avoir un
impact sur l’engagement démocratique des électeurs. Mais nous considérons que l’attitude
envers la démocratie précède, de manière décisive, d’autres comportements.

35À l’inverse de la première moitié du vingtième siècle, la critique des responsables


politiques et des partis ne s’accompagne pas d’une remise en question des institutions
démocratiques. Aucune alternative à la démocratie libérale ne soulève l’adhésion d’une masse
d’électeurs. Du point de vue de la démocratie, c’est un développement progressif, même si les
partis sont ainsi privés de leurs défenseurs traditionnels. Par le passé, les démocrates
convaincus étaient prêts à défendre le système et indirectement les gouvernants contre les
adversaires de la démocratie. Aujourd’hui, l’absence d’un défi radical lancé à la démocratie
permet d’avoir des discussions plus ouvertes et dépassionnées sur les performances des
institutions.

36Il nous semble douteux que l’image des partis et des hommes politiques s’améliore. On
peut critiquer certaines ambiguïtés et ambivalences de la situation actuelle, mais on ne peut
les éliminer. Il est envisageable de bricoler des réformes, mais comme les primaires
l’illustrent, de nouveaux problèmes ne tardent pas émerger. Quelles sont les limites à cette
insatisfaction grandissante ? La démocratie est-elle menacée à terme ? Les récents
développements de la situation en Amérique Latine laissent présager une recrudescence du
populisme. Mais sans une meilleure compréhension des sentiments antipartisans, du
fonctionnement réel de la démocratie représentative, toute tentative de trouver une solution
rationnelle pour guérir cette insatisfaction nous semble impossible. L’ingénierie
institutionnelle ne permet pas de corriger les défaillances des partis politiques. Les partis sont
par nature un nœud de paradoxes, aucun traitement exogène ne peut donc être efficace. S’ils
suscitent le désintérêt, le désalignement, ils ne sont pas rejetés par la population. Les
politiques subissent aussi le feu de la critique, néanmoins peu de personnes remettent en
question la démocratie représentative.

37Jusqu’à aujourd’hui les analystes des partis politiques se sont principalement intéressés à
l’étude des systèmes de parti, des systèmes électoraux et des modèles de partis. Nous devons
désormais étendre nos recherches pour interpréter la relation dynamique entre le
fonctionnement des partis, le rôle des hommes politiques, et l’image qu’en ont les citoyens.
Nous devons dépasser l’étude des élites par les trajectoires et le background, la relative
homogénéité de l’élite politique ayant été démontrée. Mais, nous avons besoin de comprendre
en quoi l’opinion envers les partis et les politiques affecte le processus de sélection des
dirigeants. C’est ce que nous avons essayé d’esquisser dans ce modeste essai.
Notes

 [1]

Cette traduction est une version abrégée de la contribution


de Juan J. Linz, « Parties in Contemporary Democracies :
Problem and Paradoxes » in Gunther R., Montero J.-R.,
Linz J., (2002).

 [2]

Les données espagnoles utilisées dans cet article


proviennent de l’enquête n° 2240, avril 1997, du Centro
de Investigaciones Sociológicas.

Mis en ligne sur Cairn.info le 01/12/2008


https://doi.org/10.3917/psud.021.0055

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