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Projet sur les Agents Tensioactifs

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Licence Sciences et Techniques (LST)

PROJET DE FIN D’ETUDES

Présenté par :
LAKNIT Mariam

Encadré par :

Pr. MISBAHI Khalid (FST)

Soutenu Le 9 Juin 2021 devant le jury composé de :

Pr. GRECH Hassan

Pr. CHTIOUI Hicham

Pr. MISBAHI Khalid

Année Universitaire 2020 / 2021

FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES FES – SAISS

 B.P. 2202 – Route d’Imouzzer – FES


Ligne Directe : 212 (0)5 35 61 16 86 – Standard : 212 (0)5 35 60 82 14
Site web: http://www.fst-usmba.ac.ma
Remerciement
En premier lieu, je tiens à remercier le Dieu, qui m’a donné la force d’accomplirce
modeste projet.

Je tiens à présenter mon respect, ma gratitude et mes remerciements à mon


encadrant Pr. MISBAHI KHALID pour toute l’aide qu’il m’a apportée pour la
réalisation de ce projet. Ses remarques et ses conseils précieux m’ont
beaucoup aidé.

Je remercie aussi les membres de jury Pr. H.CHTIOUI et Pr. H.GRECH pour
l’intérêt qu’ils ont porté à montravail.

J’adresse également mes remerciements les plus vifs à Pr. HARRACH,


responsable de la filière génie chimique et le doyen de la faculté des sciences et
techniques de Fès ainsi que tout le corps pédagogique de la FST Fès qui ont
contribué à ma formation pendant les trois ans de Licence.
Merci à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la réalisation et la
réussite de ce travail
Finalement, tous les mots restent faibles pour exprimer ma profonde
reconnaissance à ma petite famille pour leur soutien et l’aide précieuse qu’ils m’ont
apporté durant mes longues années d’études.
Dédicace
A mes très chers parents aucun mot ne serait exprimer à sa juste valeur le
dévouement et le profond respect que je porte en pour vers vous. Rien au
monde ne pourrait compenser tout ce que vous avez fait pour moi. Pour les
sacrifices, le soutien, l’amour et l’affection, je vous dis merci d’avoir toujours été là
pour moi, merci pour votre soutien, votre patience, vos efforts et surtout votre
amour. Puisse Dieu, vous préserver, vous accorder santé, bonheur, prospérité et
longue vie.
A ma sœur et mes frères

Les mots ne suffisent guère pour exprimer l’attachement, l’amour et l’affection


que je porte pour vous.
A toute ma famille et mes amies.

A mes enseignants et mon encadrant pour leurs efforts, leurs conseils et


informations, ainsi que leur aide pour l’amélioration de mes connaissances.
Liste des abréviations
HTAB : Bromure d’hexatriméthyl ammonium

HPCL : Chlorure d’hexadécyl pyridinium

HLB : Balance hydrophile lipophile

CMC : Concentration micellaire critique

SDS : Dodécylsulfate de sodium

TK : Température de Krafft
Liste des tableaux
Tableau 1 : Structure de quelque composés amphiphiles[4] ............................................................................ 3
Tableau 2 : Différents types de tensioactifs anioniques[6] ............................................................................... 4
Tableau 3 : HLB des mélanges[15].................................................................................................................. 9
Tableau 4 : Les rôles de tensioactif selon HLB[15] ........................................................................................ 10
Tableau 5 : Classification des systèmes dispersés[22] .................................................................................... 16
Tableau 6 : Sens d'émulsion multiple[27] ...................................................................................................... 18
Tableau 7 : Propriétés des tensioactifs utilisés .............................................................................................. 27
Tableau 8 : Exemple des matières premières ................................................................................................ 28

Liste des figures


Figure 1 : Structure d'un tensioactif ............................................................................................................... 2
Figure 2 : Différents tensioactifs[2] ................................................................................................................. 3
Figure 3 : Exemple de tensioactif anionique : le dodécylsulfate de sodium (SDS)[7] ....................................... 4
Figure 4 : Exemple de tensioactif cationique: le HTAB ET le HPCL [7] ......................................................... 5
Figure 5 : Exemple de tensioactif amphotère (Alkyl Betaїne)[7] ..................................................................... 5
Figure 6 : Exemple de tensioactif non ionique (Sorbitan ester)[9] ...................................................................... 5
Figure 7 : Comportement des molécules tensioactives dans l'eau en fonction de leur concentration .................. 7
Figure 8 : Exemples de structures formées par des molécules de tensioactive. A) micelle cylindrique, B)
micelle directe, C) bicouche, D) vésicule, E) micelle inverse [13] ..................................................................... 8
Figure 9 : Comportement d'un tensioactif en milieu aqueux et évolution de la tension superficielle en
fonction de la concentration[17] .................................................................................................................... 11
Figure 10 : Diagramme de phases du système eau-tensioactif ionique[19]..................................................... 12
Figure 11 : Diagramme de phase d'un système eau-tensioactif non ionique [20] ........................................... 13
Figure 12 : Système dispersé[23] ................................................................................................................... 15
Figure 13 : Emulsion multiple[26]................................................................................................................. 18
Figure 14 : Emulsion directe et inverse[26] ................................................................................................... 18
Figure 15 : Gouttelettes d'une microémulsion et d'une émulsion[29] .............................................................. 19
Figure 16 : Angle de contact et mouillage d'une goutte/bulle déposée sur un surface solide[35] ...................... 25
Sommaire
Introduction .................................................................................................................................................... 1
Chapitre 1 : Généralité sur les agents tensioactifs ............................................................................................. 2
I. Définition ................................................................................................................................................. 2
II. Classification de tensioactifs ..................................................................................................................... 3
1. Tensioactifs anioniques……………………………………………………………………………………………………………………………4
2. Tensioactifs cationiques…………………………………………………………………………………………………………………………..4
3. Tensioactifs amphotères (zwitterioniques)…………………………………………………………………………………………….. 5
4. Tensioactifs Non ioniques……………………………………………………………………………………………………………………… 5
5. Tensioactifs Naturels……………………………………………………………………………………………………………………………….6
III. Propriétés fondamentales des agents de surface : adsorption et association .......................................... 6
1. Adsorption……………………………………………………………………………………………………………………………………………… 6
a) Définition ………………………………………………………………………………………………………………………………………….. 6
b) Tension superficielle et interfaciale…………………………………………………………………………………………………….6

2. Association…………………………………………………………………………………………………………………………………………….. 7
Chapitre2 : Propriétés physico-chimiques de tensioactif et leurs fonctions ........................................................ 9
I. Balance hydrophile-lipophile(HLB) de tensioactif ....................................................................................... 9
II. Concentration micellaire critique(CMC) ................................................................................................... 10
III. Solubilité ............................................................................................................................................ 11
1. Point de Krafft……………………………………………………………………………………………………………………………………….11
2. Point de Trouble…………………………………………………………………………………………………………………………………… 12
IV. Corrélation entre les propriétés physico-chimique des tensioactifs et leur structure ............................. 13
V. Fonctions du tensioactif .......................................................................................................................... 14
Chapitre 3 : Utilisation d’un tensioactif et critère de choix .............................................................................. 15
I. Introduction ........................................................................................................................................... 15
II. Milieux dispersés .................................................................................................................................... 15
1. Définition……………………………………………………………………………………………………………………………………………… 15
2. Propriétés générales…………………………………………………………………………………………………………………………….. 15
III. Classification des milieux dispersées.................................................................................................... 16
1. Emulsion………………………………………………………………………………………………………………………………………………. 17
a) Définition et compositions…………………………………………………………………………………………………………………17
b) Types et caractérisations des émulsions………………………………………………………………………………………….. 17
c) Instabilité des émulsions………………………………………………………………………………………………………………….. 20
d) Formulation d’émulsion…………………………………………………………………………………………………………………… 21
2. MOUSSES……………………………………………………………………………………………………………………………………………… 22
a) Définition…………………………………………………………………………………………………………………………………………. 22
b) Formation et stabilisation des mousses……………………………………………………………………………………. 22
c) Destruction des mousses (antimousse)…………………………………………………………………………………………….. 23
3. SUSPENSION………………………………………………………………………………………………………………………………………….23
a) Définition et propriétés……………………………………………………………………………………………………………………..23
b) Instabilité d’une suspension ……………………………………………………………………………………………………. 24
c) Techniques de stabilisation des suspensions……………………………………………………………………………… 25
IV. Exemple de formulation des détergents .............................................................................................. 26
Conclusion ..................................................................................................................................................... 29
Webographie ................................................................................................................................................. 30
Introduction

La formulation recouvre l’ensemble des savoir-faire nécessaires au


développement et la fabrication d’un produit commercial caractérisé par sa valeur
d’usage et répondant à un cahier de charge préétabli.

Un produit formulé est obtenu par association et mélange de diverses matières


premières d’origine synthétique ou naturelle parmi lesquelles on distingue généralement
les matières actives qui remplissent la formulation principale recherchée et les
auxiliaires de formulation qui assurent les fonctions secondaires, facilitent la
préparation ou la mise en œuvre du produit commercial, ou prolongent sa durée de vie.

La formulation touche, par conséquent, toutes les industries de transformation de


la matière depuis les industries amont produisant les matières premières jusqu’aux
industries aval, directement en contact avec l’utilisateur final (industriel ou grand
public), qui fabriquent des formulations prêtent à l’emploi.

Les industries chimiques sont concernées par la formulation car elles fabriquent
les matières actives de synthèse et les auxiliaires de formulation. Ces composés,
communément appelés spécialités chimiques, présentent des propriétés fonctionnelles
qu’ils confirent au mélange final (colorer, épaissir, filmifier, filtrer les UV, hydrater la
peau, etc…).

Dans ce mémoire, nous allons essayer de donner un aperçu succinct sur ces
formulations et sur les agents tensioactifs principaux ingrédients de ce type de mélange.

1
Chapitre 1 : Généralité sur les agents tensioactifs

I. Définition
Les tensioactifs ou agents de surface sont des composés qui modifient la tension
de surface entre deux surfaces, Ils sont caractérisé par la présence conjointe d'une
partie hydrophile et d'une partie hydrophobe (Figure 1), qui leur donne un caractère
amphiphile. C’est l’antagonisme de cette structure chimique bien particulière qui leur
confère ces propriétés incroyables.

Les agents de surface sont des substances dont la molécule possède à la fois un
groupe polaire et un groupe apolaire, le groupe polaire est un groupe fonctionnel qui
comporte des hétéroatomes : oxygène, soufre, azote ou phosphore. Ce sont ces
hétéroatomes qui produisent une forte interaction avec les solvants polaires,
particulièrement l'eau [1].

Figure 1 : Structure d'un tensioactif

C'est sa structure amphiphile qui donne au tensioactif ses propriétés, entre autre de
remonter à la surface d'une solution aqueuse ou de se regrouper en cas de forte
concentration en tensioactifs [2].

On peut diviser les tensioactifs en plusieurs catégories en fonction de leur structure


(nombre et disposition des pôles hydrophiles et hydrophobes au sein de la molécule). La
structure la plus courante nommée tensioactif monocaténaire est celle comportant une
tête hydrophile et une chaîne hydrophobe. On peut également rencontrer des tensioactifs
possédant deux ou trois chaînes hydrophobes greffées sur la même tête hydrophile
(tensioactifs bicaténaires et tricaténaires), mais aussi plusieurs têtes hydrophiles reliées
à une ou plusieurs chaînes hydrophobes appelés tensioactifs bolaformes ou géminés
(Tableau1)[3].

2
Tableau 1 : Structure de quelque composés amphiphiles[4]

Structure Type

Géminé

Bolaforme

Bolaforme double chaine

Bicaténaire

Tricaténaire

Monocaténaire

II. Classification de tensioactifs


Il existe différentes classifications possibles des tensioactifs; ils peuvent être
classés en fonction de :

- La nature de leur tête polaire (non ionique; anionique; cationique ou


amphotère).

Figure 2 : Différents tensioactifs[2].

- La longueur de la partie lipophile : agents mouillants(C8-C10), détergents (C12-


C16), émulsionnants (C18-C22).
- Selon leur origine : naturelle ou synthétique.

3
1. Tensioactifs anioniques
Ce sont les tensioactifs les plus utilisés dans les applications industrielles en raison
de leur coût de fabrication relativement bas et de leur utilisation dans pratiquement tous
les types de détergents. Pour une détergence optimal, la chaîne hydrophobe est un
groupe alkyle linéaire avec une longueur de chaîne de l'ordre de 12 à 16 atomes de
carbone. Les chaînes linéaires sont préférées car elles sont plus efficaces et facilement
dégradables que les chaînes ramifiées.

Les tensioactifs anioniques possèdent un groupement ionique chargé


négativement; on trouve des carboxylates, des sulfates, des sulfonates ou encore des
phosphates. Une formule générale peut être attribuée aux agents de surface anioniques
selon le type de tête hydrophile (tableau 2) [5] :

Tableau 2 : Différents types de tensioactifs anioniques[6]

Groupe hydrophile Formule générale


Carboxylates Cn H2n+1COO-X
Sulfates CnH2n+1OSO3-X
Sulfonâtes CnH2n+1SO3-X
Phosphates C nH2n+1OPO(OH)O-H

Avec n = 8 à 16 atomes

Figure 3 : Exemple de tensioactif anionique : le dodécylsulfate de sodium (SDS) [7].


SDS est un tensioactif anionique intégrer dans différents soins d’hygiènes
personnels. En effet il est utilisé dans de nombreuses formulations cosmétiques, mais on
le retrouve principalement dans les nettoyants industriels (lessives et les savons à
vaisselle), à des concentrations beaucoup plus élevées dans les savons de lavage de
voiture, les dégraissants pour moteurs et pour le plancher. Cependant il est également
très utilisé dans d'autres industries tel que le pharmaceutique, le textile, la production de
fibres ainsi que dans les industries de plastique, de la peinture, du cuir, de la
photographie et des métaux.

2. Tensioactifs cationiques
Les tensioactifs cationiques possèdent un groupement ionique chargé positivement
en solution aqueuse, ce sont généralement des sels d’ammonium quaternaire. Ils sont
4
largement utilisés en tant qu’agents de conditionnement dans les produits de soins pour
cheveux et textiles. Les tensioactifs cationiques forment des complexes avec les
anioniques insolubles dans l’eau[3].

Figure 4 : Exemple de tensioactif cationique: le HTAB ET le HPCL [7].

3. Tensioactifs amphotères (zwitterioniques)


Les tensioactifs amphotères sont la combinaison des deux caractères anionique et
cationique, comme les aminoacides, les bétaїnes ou les phospholipides. Dans la plupart
des cas c’est le pH qui détermine le caractère dominant, du fait qu’il favorise l’une ou
l’autre des dissociations possibles : anionique à pH alcalin, cationique à pH acide. À une
température donnée, ils peuvent être réellement amphotères, c'est-à-dire qu’ils possèdent
deux charges à la fois[7].

Figure 5 : Exemple de tensioactif amphotère (Alkyl Bétaїne)[7].

4. Tensioactifs Non ioniques


En solution aqueuse ils ne s'ionisent pas, car ils possèdent un groupe hydrophile
du type alcool, phénol, ester, éther ou même amide. Une forte proportion de ces
surfactifs est rendue relativement hydrophile grâce à la présence d'une chaîne polyéther
de type poly (oxyde d'éthylène)[8].

Figure 6 : Exemple de tensioactif non ionique ( Sorbitan ester)[9].

5
5. Tensioactifs Naturels
Un tensioactif naturel est issu de ressources naturelles, soit végétales ou animales.
Les tensioactifs naturels doivent être obtenus par des procédés de séparation tels que
l’extraction, la précipitation ou la distillation qui n’introduisent pas de pollution. Pour
les tensioactifs naturels aucun procédé de synthèse organique ne doit être réalisé. En
réalité, il y a très peu de tensioactifs qui remplissent ces conditions. Les phospholipides,
tels que les lécithines, restent parmi les meilleurs exemples de tensioactif réellement
naturel. Le facteur limitant la production de ces tensioactifs naturels reste leur coût de
production beaucoup plus élevé que celui des tensioactifs synthétiques aux propriétés
équivalentes, car ces produits sont généralement présents en faibles quantités et les
procédés de séparations sont laborieux[10].

III. Propriétés fondamentales des agents de surface : adsorption et


association

1. Adsorption
a) Définition
Un agent de surface est un composé qui s’adsorbe à une interface grâce à ses
caractéristiques structurelles, responsables de leur tendance à se concentrer aux
interfaces et à réduire ainsi l’énergie libre interfaciale du système dans lequel il se
trouve. Cette propriété leurs confère divers phénomène : mouillage, dispersion,
détergence et émulsification[11].

b) Tension superficielle et interfaciale

La tension de surface est une force qui existe au niveau de toute interface entre
deux milieux différents, dans le cas de liquide/liquide on parle de tension interfaciale et
dans le cas de liquide/gaz c’est une tension superficielle. Concrètement, il est important
de la mesurer et de la modifier, en industrie pour obtenir, par exemple de bonnes qualités
d'impressions, collages ou laquages.

En effet, Lorsqu’on introduit un tensioactif dans l’eau, sa partie hydrophobe a


tendance à fuir la solution pour se placer spontanément à la surface qui lui procure un
espace disponible pour se stabiliser.

6
Quand la concentration en tensioactif augmente dans la phase aqueuse, une partie
des molécules tensioactives est adsorbée à la surface eau/air et la tension superficielle
diminue rapidement. A partir d’une certaine valeur, il se forme alors un film mono
moléculaire de tensioactif à la surface de l’eau et la tension superficielle décroît de façon
linéaire avec le logarithme de la concentration. Lorsque l’interface est saturée, les
tensioactifs en solution vont se regrouper en micelle au sein du liquide pour se stabiliser
entre eux[12].

Figure 7 : Comportement des molécules tensioactives dans l'eau en fonction de leur


concentration

2. Association

La deuxième propriété fondamentale des tensioactifs est leur capacité


d’association. En fonction de l’amplitude relative des forces hydrophobes et hydrophiles
les tensioactifs s’auto associent pour former une grande variété de structures (colloïdes
d'association) que l’on peut moduler en ajustant des paramètres moléculaires et
thermodynamiques. En effet, en jouant sur l’architecture moléculaire (structure des
chaînes hydrophobe et hydrophile) et la concentration du tensioactif, la nature du
solvant, la concentration d’un sel ou d’un cotensioactif ajoutés, et enfin la température,
on obtient des agrégats de structures très variées : micelles directes sphéroïdales,
cylindriques, micelles inverses, vésicules, cristaux liquides lyotropes cubiques,
hexagonaux ou lamellaires (bicouches), microémulsions … Figure 7.

7
Figure 8 : Exemples de structures formées par des molécules de tensioactive. A) micelle
cylindrique, B) micelle directe, C) bicouche, D) vésicule, E) micelle inverse [13] .
Ces différentes structures, qui possèdent des propriétés rhéologiques et optiques
différentes, doivent leur existence au fait que, dans chaque condition de composition et
de température, le système doit opter pour la configuration de plus basse énergie. Les
micelles directes sont formées en présence de solvants polaires, leurs parties hydrophiles
sont orientées vers l’eau et leurs parties hydrophobes vers l’intérieur de l’agrégat, en
évitant le contact avec le diluant (eau, par exemple). Les micelles inverses se forment
lorsque l’on dissout des tensioactifs dans l’huile (ou un autre solvant aprotique non
polaire). Dans ce cas les têtes polaires se retrouvent au cœur de la micelle alors que les
chaînes hydrophobes sont en contact direct avec l’huile[13].

8
Chapitre2 : Propriétés physico-chimiques de
tensioactif et leurs fonctions

I. Balance hydrophile-lipophile(HLB) de tensioactif


La balance hydrophile-lipophile est une grandeur caractéristique d’un tensioactif
permettant de chiffrer l’importance relative en masse de son pôle hydrophile par rapport
à son pôle lipophile. L’échelle varie de 0 à 20 pour les tensioactifs non ioniques : plus la
valeur est élevée, plus la solubilité dans l’eau est grande. Pour les tensioactifs ioniques,
la valeur du HLB peut dépasser 20.

Ainsi, les tensioactifs possédant une HLB supérieure à 10 sont plutôt hydrophiles
et ceux possédant un HLB inférieure à 10 sont plutôt lipophile[14].

Il est possible d’évaluer grossièrement la valeur de HLB en observant le tensioactif


étudié lorsqu’il est mélangé dans l’eau :

Tableau 3 : HLB des mélanges[15]

Observation HLB

Deux phases séparées 1-3


Mélange grossier 3-6
Mélange laiteux peu stable 6-8
Mélange laiteux stable 9-10
Mélange opalescent 10-13
Mélange transparent > 13

La valeur de la HLB d’un tensioactif permet de donner une indication sur ses
utilisations possibles. Donc en peut classer les tensioactifs selon leur HLB :

9
Tableau 4 : Les rôles de tensioactif selon HLB[15].

HLB Rôle
1-3 Antimousse
3-6 Emulsifiant E /H
7-9 Mouillant
8-16 Emulsifiant H/E
13-15 Détergent
15-40 Solubilisant

II. Concentration micellaire critique(CMC)


A faible concentration, les molécules tensioactives sont dispersées dans l’eau à
l’état de monomères, avec une adsorption préférentielle à l’interface air-eau du liquide.
L’augmentation de la concentration en tensioactif en gendre une saturation progressive
de l’interface. La concentration à laquelle le seuil de solubilité est atteint, est celle où
apparaissent les premiers agrégats et est définie comme étant la concentration micellaire
critique (CMC). Ce phénomène est appelée micellisation et peut avoir lieu dans divers
solvants, mais l'eau reste le milieu plus privilégié.

Le phénomène de micellisation correspond à une variation brutale des propriétés


physico-chimiques de la solution de tensioactifs. Les méthodes expérimentales les plus
largement étudiées pour déterminer la CMC sont la tensiomètrie, la conductivimétrie, la
spectrophotométrie et la spectroscopie d’absorption UV-visible. En portant l’évolution
de ces propriétés physico-chimiques en fonction de la concentration en tensioactifs, cette
variation se traduit par un changement de pente sur les courbes expérimentales.

Par exemple, l’explication de la variation de la tension superficielle en fonction de


la concentration, l’évolution de la tension de surface d’une solution de tensioactifs en
fonction de la concentration est représentée sur la figure 8. Les parties (1) et (2) de la
courbe expliquent l'équilibre entre les monomères en solution et la monocouche
superficielle monomérique. La partie (1), rarement visible sur les courbes
expérimentales, correspondant à des concentrations en tensioactifs très faibles, montre
un remplissage progressif de la surface par les tensioactifs, sous forme d'une
monocouche, jusqu'à saturation. Dans la partie (2), la surface est saturée et les
tensioactifs, de plus en plus nombreux au sein du liquide, exercent une pression pour
accéder à la surface. C'est cette pression, exercée à l'intérieur du liquide, qui engendre
10
une diminution de la tension de surface de manière linéaire. En fin, la partie (3)
traduit un équilibre entre les monomères en solution, la monocouche de surface et les
micelles formées à l'intérieur du liquide. L’intersection des deux parties (2) et (3) permet
de déterminer la valeur de la concentration micellaire critique[16].

Figure 9 : Comportement d'un tensioactif en milieu aqueux et évolution de la tension


superficielle en fonction de la concentration[17].

III. Solubilité
La solubilité des tensioactifs dans l’eau varie énormément avec la température,
celle des tensioactifs ioniques croît brusquement à partir d’une certaine température
appelée point de Krafft ou température critique de micellisation. La connaissance du
point de Krafft est souvent nécessaire, dans la plupart des applications, il est
indispensable de choisir un tensioactif dont le point de Krafft est au-dessous de la
température d’utilisation. D’autre part, la solubilité des tensioactifs non ioniques dans
l’eau diminue lorsque la température augmente. Cette température est appelée point de
trouble, température à laquelle une solution de concentration donnée en tensioactif
commence à décanter[18].

1. Point de Krafft
Le point de Krafft est un paramètre caractéristique des tensioactifs ioniques : il
s’agit de la température au-dessous de laquelle aucune micellisation n’intervient. Il
correspond également à la température à partir de laquelle la solubilité des tensioactifs
ioniques atteint la valeur de la concentration critique pour la formation de micelles. A
partir de cette température, la solubilité augmente brusquement tandis que la CMC reste
11
pratiquement constante. De plus, ce point de Krafft correspond à un point triple dans le
diagramme de phases température- composition du binaire eau-tensioactif ionique
(Figure 9). Le point de Krafft est très sensible à la formule chimique du tensioactif,
comme exemple citons : le laurylsulfate de sodium (TK= 16°C) et le dodecanoate de
sodium (TK= 36°C). Dans de nombreuses applications, la connaissance de ce paramètre
permet le choix d’un tensioactif possédant un point de Krafft inférieur à leur température
d’utilisation.

Figure 10 : Diagramme de phases du système eau-tensioactif ionique[19].

2. Point de Trouble
Le point de trouble est un paramètre caractéristique des tensioactifs non ioniques.
Lorsque l’on chauffe une solution micellaire refermant ces surfactifs l’apport d’énergie
thermique provoque une déshydratation partielle de la chaîne hydrophile en rompant des
liaisons hydrogène entre les molécules d’oxyde d’éthylène et d’eau.

Si le nombre de ces liaisons n’est pas suffisant pour contre balancer


l’enchaînement de la chaîne hydrocarboné du tensioactif, la taille des micelles augmente
rapidement et le système se sépare en deux phases en équilibre, la plus concentrée en
tensioactif étant appelée coacervat et l’autre phase diluée, présent une concentration en
tensioactif en général voisine de la CMC (Figure 10).

Il est connu que la formule chimique des tensioactifs non ioniques a une influence
assez importante sur le point de trouble. Signalons également que cette température est
très sensible aux agents externes, tels que, les électrolytes, les alcools, les additifs
organiques et les tensioactifs ioniques[20].
12
Figure 11 : Diagramme de phase d'un système eau-tensioactif non ionique [20].

IV. Corrélation entre les propriétés physico-chimique des


tensioactifs et leur structure[3]
La valeur de la CMC est une caractéristique du tensioactif, elle dépend
principalement de la structure (longueur de la chaine lipophile, nature de la tête
polaire …), par conséquent peut trouver pour un même tensioactifs :

 La valeur de la CMC diminue lorsque le caractère hydrophobe augmente


(augmentation du nombre d’atomes de carbone).

 La valeur de la CMC augmente avec le caractère hydrophile du tensioactif.

 Certaines formulations utilisent des mélanges de composés tensioactifs,


quis’avèrent souvent plus efficaces qu’un tensioactif unique. Cet effet de
synergie, couramment rencontré dans le cas de mélanges de tensioactifs
non ioniques et anioniques, est justifié en partie par la formation de
micelles mixtes. Dans ce cas, la CMC du mélange est inférieure aux
CMC des tensioactifs pris séparément.

 Les tensioactifs non ioniques conduisent à des micelles de grandes tailles


(nombre d’agrégation très important) 100 à 1000 monomères par micelle,
par rapport aux tensioactifs ioniques qui se situe entre 10 et 100.

En qui concerne la température de KRAFFT :

 La température de Krafft augmente avec la langueur du groupe lipophile


du tensioactif; et diminuer par les mélanges isométriques.

13
La structure du tensioactif peut également avoir une influence sur le point
trouble, et donc on peut trouver :

 Pour un tensioactif non ionique polyéthoxylé, le nombre de groupes


oxyde d’éthylène et la longueur de la chaine hydrophobe du tensioactif
ont une importance majeure sur la température de trouble.

 Lorsque le nombre de chaînons d’oxyde d'éthylène (OE) augmente dans


la même famille, pour les alcools polyéthoxylés et les alkylphénols
polyéthoxylés, la solubilité du tensioactif dans l'eau augmente d’où une
augmentation de la température de trouble également ; en revanche,
l'allongement de la chaîne hydrophobe provoque l’abaissement de la
température de trouble par diminution de la solubilité et elle peut se
stabiliser entre les longueurs de chaînes C16 et C18.

V. Fonctions du tensioactif
En général, le rôle des molécules tensioactives peut se situer entre les fonctions
suivantes :

 Détergents : ils facilitent l’élimination des souillures, salissures et leur dispersion dans l’eau.

 Dispersants : ils augmentent la stabilité de suspension de petites particules solides dans un


liquide.
 Émulsionnants : Ils facilitent la formation d’une émulsion, c’est-à-dire une dispersion sous
forme de fines gouttelettes d’un liquide dans un autre (huile dans eau par exemple) et en
augmentent la stabilité.
 Mouillants : Ils favorisent l’étalement d’un liquide sur une surface solide ou augmentent sa
vitesse de pénétration dans les corps poreux (coton, cuir, papier, …).
 Moussants : Ils provoquent ou empêchent la formation de mousse.

 Solubilisant : Ils augmentent la solubilité apparente dans l’eau de corps peu solubles [21] .

14
Chapitre 3 : Utilisation d’un tensioactif et critère de
choix

I. Introduction
Les tensioactifs font partie de notre quotidien. L’ambivalence de leur structure et
la diversité de leurs propriétés et fonctions sont mises à profit dans de nombreux
produits de la vie courante, notamment dans les détergents ménagers et industriels et
dans les formulations cosmétiques et pharmaceutique… . Par conséquent un tensioactif
est utilisé comme un stabilisateur de différents milieux dispersés, pour obtenir des
produits miscibles et homogènes.

II. Milieux dispersés

1. Définition
Un système dispersé est formé d’au moins deux phases dont l’une est la phase
dispersante : c’est un milieu continu parfois appelé extérieur. L’autre phase est la phase
dispersée et elle est discontinue[22].

2. Propriétés générales
Milieu Dispersé : c’est un Système sous forme de particules ayant une taille
typique de l’ordre du micromètre, contenu dans une autre phase avec laquelle il est
immiscible (Phase dispersante).

Figure 12 : Système dispersé[23].


En apparence, un milieu dispersé semble homogène, il est le plus souvent opaque,
en raison du phénomène de diffusion de la lumière par les particules. Cependant, il est
hétérogène à l’échelle microscopique, les deux substances occupant deux phases
distinctes[14].
15
III. Classification des milieux dispersées
La classification selon la nature de la phase dispersante se fait comme suit :

Tableau 5 : Classification des systèmes dispersés[22].

Milieu disperse

Solide Liquide Gaz

Dispersions solides : Emulsions solides : Mousses solides :


-plastiques chargés -beurre -plastiques expansés
-verres -margarine (mousses
photochromes -opales polyuréthane)
SOLIDE
charges -agro-alimentaire -bâtiment
-pigmentaires -ameublement
-transformation des
matières plastiques
Suspensions (sols) : Emulsions colloïdales : Mousses:

(hydrosols et organo-sols) (huile/eau, eau/huile et -mousse de raser


MILIEU -eau boueuse microémulsion
-encre de chine -lait
- encres -mayonnaise
DISPERSANT -fabrication des papiers -crèmes cosmétiques
LIQUIDE -fabrication des céramiques -agro-alimentaire
-additifs pour ciment - peintures
-clarification des boissons -fluides pour industrie
pétrolière
-extraction
liquide/liquide

Aérosols solides : Aérosols liquides :


-fumées -brouillards
GAZ
-dépoussiérage -cosmétique /
-imprimantes à jet
d’encre
-formulation de
médicaments et
produits phytosanitaires

16
1. Emulsion
a) Définition et compositions
L’émulsion est constituée de deux liquides non miscibles, de solubilités
différentes. Le liquide sous forme de gouttelettes est appelé phase dispersée ou
discontinue, tandis que l’autre liquide constitue la phase dispersante ou continue[24].

 Les compositions
 Une phase lipophile et hydrophile

On l’appelle phase lipophile, phase grasse, phase huileuse ou phase organique,


elle est généralement constituée d'un mélange d'ingrédients d'origines variées. Elle peut
être composée d'huiles, de matières grasses et/ou de cires qui, à température ambiante, se
trouvent respectivement sous forme liquide, et semi-solide. Des substances synthétiques
peuvent aussi être utilisées.

La phase hydrophile ou aqueuse, est une phase qui contient l’eau et des composés
solubles en phase aqueuse (composés hydrosolubles).

Selon le type d’émulsion et le domaine d’application (cosmétique, pharmaceutique


ou alimentaire..), on peut ajouter dans la phase lipophile ou hydrophile différentes
substances afin de conférer aux produits diverses propriétés supplémentaires. Ces
différentes substances vont se distribuer entre les deux phases selon leur solubilité.

 les émulsifiants

Les tensioactifs utilisées pour stabiliser une émulsion, sont émulsifiants,


également appelées émulsionnants, ce sont des ingrédients qui forment un film
interfaciale autour des gouttelettes se trouvant dans la phase dispersée, ce qui confére
une stabilité importante aux émulsions[25].

b) Types et caractérisations des émulsions


Il existe deux types d’émulsion ; Les émulsions simples composées de deux phases
(hydrophile et lipophile) et les émulsions multiples constituées de deux phases lipophiles
et d'une phase hydrophile ou de deux phases hydrophiles et d'une phase lipophile[24].

17
Figure 13 : Emulsion multiple[26].

Tableau 6 : Sens d'émulsion multiple[27].

Sens de l’émulsion Phase dispersée Phase dispersante Symbole


Émulsion huile dans eau
(huile /eau ou oïl/water)
Lipophile Hydrophile L/H, O/W, H/E
émulsion de type aqueux
émulsion à eau externe

Émulsion eau dans huile


(eau/huile ou water/oïl)
Hydrophile Lipophile H/L, W/O, E/H
émulsion de type huileux
émulsion à huile externe

En fonction de la phase dispersante, il existe deux types d'émulsions simples : les


émulsions huile dans eau (H/E) (directe) et eau dans huile (E/H) (inverse)[24].

Figure 14 : Emulsion directe et inverse.[26]


 Caractérisations
 Aspect :

L'aspect d'une émulsion dépend de trois paramètres :


18
- La taille des gouttelettes en phase dispersée.

- La concentration de l'émulsion.

- Le rapport d'indice de réfraction entre la phase dispersée et la phase dispersante.

L'aspect des émulsions liquide-liquide dépend principalement de la taille des


gouttelettes. En effet, les gouttelettes permettent une transmission plus ou moins
importante de la lumière. Plus les gouttelettes sont grosses, plus la diffusion est
importante et plus l'émulsion se rapproche de la couleur blanc laiteux. Au contraire, plus
les gouttelettes sont fines et plus l'émulsion est transparente.

En fonction de la taille moyenne des gouttelettes de la phase dispersée, différentes


émulsions peuvent être distinguées : des émulsions grossières, appelées émulsions ou
macro émulsions, et des émulsions fines, appelées mini-émulsions et
microémulsions[28].

Figure 15 : Gouttelettes d'une microémulsion et d'une émulsion[29].

 Concentration

La concentration de la phase dispersée, est en général mesurée par sa fraction


volumique, c’est-à-dire par le nombre de gouttelettes présentes dans la phase
dispersante.

Une émulsion diluée se distingue d’une émulsion concentrée par l’interaction entre
les gouttelettes de la phase dispersée. En effet, les gouttelettes d’une émulsion diluée ont
moins d’interaction les unes avec les autres, contrairement aux gouttelettes d’une
émulsion concentrée[30].

 Granulométrie

La granulométrie correspond à la taille de la gouttelette de la phase dispersée : distribution de


taille et diamètre moyen.

Si la distribution de taille des gouttelettes ou distribution granulométrique est


généralement monomodale (les diamètres se distribuent en un pic unique), dans certains

19
cas, on observe des distributions bimodales.

Si la distribution est resserrée, on parle d’émulsion homogène ou monodisperse, si


non l’émulsion hétérogène ou poly disperse[31].

c) Instabilité des émulsions

 Taille des gouttelettes

 Coalescence : les gouttelettes ont tendance à se réunir pour en


former de plus grosse, de manière à réduire la surface de contact
entre les deux liquides, et donc l’énergie de surface. Ce phénomène
aboutit à une rupture de phase (séparation des deux phases).

La coalescence peut être maitrisée de plusieurs manières :

- En limitant les phénomènes de floculation, de crémage et de sédimentation.

- En augmentant le phénomène de répulsion entre des gouttelettes dispersées.

 Murissement d’Ostwald : Si la solubilité entre les ingrédients des


phases dispersées et dispersantes n’est pas nulle, les gouttelettes
les plus fines de la phase dispersée diffusent dans la phase
dispersante d’où le terme de murissement, ceci peut être maitrisée
en :

- Homogénéisant les gouttelettes.

- Ajoutant des émulsifiants : ils favorisent la répulsion entre les


gouttelettes dispersées[24].

 Migration des gouttelettes

 Crémage : lorsque la phase huileuse migre vers la surface par ce qu’elle


est moins dense que l’eau, et la sédimentation c’est le cas inverse. Ils
peuvent être maitrisés en :

- Augmentant la viscosité de la phase dispersante.

- Réduisant la taille des gouttelettes.

- Choisissant des ingrédients permettant d’avoir des phases dispersées et


dispersante de densité proche[24].

20
 Inversion des phases

C’est-à-dire le passage d’une émulsion directe à une émulsion inverse, ce passage va modifier les
propriétés du produit. L’inversion des phases peuvent être maitrisée par :

- Le type et la concentration de l’émulsifiant.


- La température.
- La concentration de l’émulsion.

Donc on peut conclure que la stabilisation des émulsions dépend de :

- La tension interfaciale : elle doit être faible entre les phases dispersée et dispersante.
- Les tensioactifs utilisés : ils doivent favoriser la répulsion entre les gouttelettes.
- Des gouttelettes : elles doivent être homogènes de faible diamètre.
- La viscosité de la phase dispersante : elle doit être forte [32].

d) Formulation d’émulsion

 Choix de la phase grasse

Sachant que la phase hydrophile est composée d'eau (ou d'eau florale, de
glycérine, etc.), la première étape est la sélection des ingrédients de la phase lipophile.
Le choix de ces ingrédients se fait selon :

- les propriétés physico-chimiques des ingrédients déterminants le sens de


l'émulsion (E/H, H/E, viscosité, solubilité, etc.).

- le coût et la disponibilité des ingrédients présents sur le marché.

- les ingrédients autorisés ou interdits selon le secteur d'utilisation[25].

 Le choix des tensioactifs

Le choix des tensioactifs est très important car ils assurent la formation et la
stabilité de l'émulsion dans le temps. Les tensioactifs peuvent utilisés en couples. En
général, l'un des tensioactifs joue le rôle de stabilisateur d'interface et l'autre empêche la
migration des gouttelettes (séparation des deux phases).

Pour que des couples de tensioactifs puissent se former, il faut prendre en compte
différents paramètres :

- La HLB des tensioactifs : l'un doit être hydrophile (HLB > 10) et l'autre
doit être hydrophobe (HLB < 10).

21
- Le pH : certains tensioactifs ioniques sont incompatibles entre eux à un
certain pH.

- La température : étant donné que la température peut varier lors d'une


émulsion, il faut que les tensioactifs utilisés gardent les mêmes propriétés.

- Utilisation d’un agent de HLB voisin des produits à émulsifier.

- L'efficacité du tensioactif : bien que certains tensioactifs aient la même


HLB, ils n'auront pas les mêmes effets.

- L'état physique du tensioactif : les tensioactifs sont plus faciles à utiliser


lorsqu'ils sont sous forme liquide[25].

2. MOUSSES
a) Définition

Une mousse est une dispersion de bulles de gaz (azote, gaz carbonique, air) dans une
phase continue (renfermant des protéines) liquide ou solide[33].

b) Formation et stabilisation des mousses[14]

 le choix de tensioactif

Les tensioactifs le plus appropriés pour faire de la mousse, doivent être caractérisé
par deux paramètres: la moussabilité et la stabilité de la mousse. Moussabilité est la
capacité à former de la mousse, tandis que la stabilité de la mousse reflète son aptitude à
perdurer dans le temps.

Lorsque l’on introduit des tensioactifs (polymères, particules, etc.) dans un liquide,
ces derniers vont s’adsorber spontanément à l’interface liquide/gaz et abaissent ainsi la
tension de surface du liquide de façon plus ou moins importante suivant le liquide en
question. Cet abaissement de tension de surface, même s’il favorise la moussabilité,
n’est pas suffisant. En fait, c’est la dynamique d’adsorption qui importe plus que la
valeur à l’équilibre. Il faut comparer le temps typique d’adsorption des agents
tensioactifs au temps caractéristique de formation des films. Seuls les systèmes pour
lesquels le temps d’adsorption est court devant le temps de formation des films
formeront des films stables et donc une mousse stable même avec de faibles
concentrations de tensioactifs.
22
 Autre facteurs importants

Il existe d’autres facteurs qui peuvent favoriser la stabilité de la mousse:

- La nature du gaz utilisé : la mousse sera plus stable si le gaz utilisé est
peu soluble dans l’eau.

- La viscosité du milieu : plus le milieu est visqueux plus la mouse est stable.

- La quantité du tensioactif : les tensioactifs doivent être disposés sous


forme des micelles, et donc en concentration supérieure à la CMC même
lorsque les bulles sont formés.

c) Destruction des mousses (antimousse)

La mousse peut également être un élément indésirable : une lessive textile pour
machines ne doit pas trop mousser, par exemple. De la même façon la formation de
mousse est totalement indésirable lors de la fabrication ou de l’utilisation d’une peinture.
Or, tous ces produits contiennent des tensioactifs et sont donc susceptibles de former de
la mousse. Pour évite cela, on introduit dans la formule des agents antimousse, destinés
soit à prévenir la formation de mousse (antimousses proprement dits) ou bien à détruire
les mousses une fois celles-ci formées (démoussants).

3. SUSPENSION
a) Définition et propriétés
Une suspension est une dispersion hétérogène d’un solide finement divisé dans un
liquide aqueux ou huileux dans lequel il est insoluble. La composition est donc la
suivante :

- Une phase liquide, externe, continue ou dispersante.

- Une phase solide, interne, discontinue ou dispersée.

La classification selon les dimensions des particules est très appropriée à une
caractérisation générale de ces systèmes. On distingue deux grandes catégories de
suspension.

 Si les particules sont de tailles inférieures à 1μm, on parle de suspensions


colloïdales.

23
 Si les particules sont de tailles supérieures à 1μm, on parle de suspensions
grossières.

De ce fait, les facteurs qui peuvent influencer une suspension restent les suivants :

- La viscosité : la viscosité de la phase continue (dispersant) et de la concentration en phase


dispersée, peuvent avoir une grande influence sur une mousse.
- La dispersibilité : après conservation, la remise en suspension doit être aisée par simple
agitation manuelle de la préparation.
- La taille des particules : pour assurer une répartition optimale de la phase dispersée dans la
phase dispersante, les particules doivent être très fines (de taille inférieure à 50µm) et
homogènes[15].

b) Instabilité d’une suspension [14]


 Rupture de phase

Les particules solides pouvant fusionner les unes avec les autres ; on observe un
autre type de séparation de phases :

 Floculation : Agglomération des particules en suspension pour former des


particules plus grosses (agglomérats). Ces phénomènes conduisant ensuite
à une coalescence des gouttelettes et donc à une rupture de phase, peuvent
être maitrisés en :

- Ajoutant des émulsifiants.

- Augmentant la viscosité se la phase dispersante.

 Sédimentation : Les agglomérats, plus volumineux que les particules ;


migrent vers le font du récipient sous l’effet de la gravité.

 Influence du pH

La charge de surface s’annule avec une valeur de pH (appelée point isoélectrique).


Ainsi, à ce point, on assiste à une floculation de la suspension. Par conséquent, ils vont
mieux éviter le passage du pH par le point isoélectrique, au moment de la fabrication.

En réalité, on ne peut pas mesurer directement la charge de surface, on mesure un


potentiel électrique appelé potentiel zêta.

 Influence de la salinité

En ajoutant un sel dans l’eau, les charges apportées par celui-ci jouent un rôle
entre les particules, ce qui affaiblit les forces répulsives dues aux charges de surface.
24
Ainsi, plus la salinité augmente, plus il y a risque de floculation. Donc la qualité de l’eau
est importante pour la stabilité d’une suspension.

c) Techniques de stabilisation des suspensions[34]

 Mouillage

Le mouillage c’est le remplacement de l’interface solide-gaz par une interface


solide-liquide (le liquide étant le milieu de dispersion). Pour favoriser ce phénomène, on
utilise des agents mouillants, ce sont des tensioactifs qui permettant de réduire la tension
superficielle du milieu de dispersion. On peut le mesurer par l’angle de raccordement à
la frontière solide-liquide-air θ.

Figure 16 : Angle de contact et mouillage d'une goutte/bulle déposée sur un surface


solide[35].

Une goutte de liquide déposée sur une plaque solide plane et horizontale peut se
présenter selon les cas suivants :

-  = 0 : Solide parfaitement mouillable

- 0    90° : Solide plus ou moins mouillable

- 90°    180° : Solide plus ou moins non mouillable

 Dispersion

Dispersion c’est une destruction des agglomérats pour obtenir des particules
isolées. Pour stabiliser la dispersion on peut employer les dispersants qui permettant
d’éviter le processus inverse de floculation.

 Epaississement de la phase continue

Il existe des suspensions pouvant être stabilisées sans l’emploi des agents de
surfaces. On peut les stabiliser par : l’augmentation de la viscosité du milieu, les
mouvements sont bloqués, ce qui permet d’éviter le phénomène de floculation.

25
 Mode d’action des agents dispersants

Les agents dispersants sont des additifs permettant d’empêcher le phénomène de


floculation en créant des forces de répulsion entre les particules. Leur structure dépend
du type de solide à disperser (organique ou inorganique), et de la phase continue (phase
aqueuse ou phase solvant). Deux mécanismes interviennent principalement :

- Répulsion électrostatique.

- Répulsion stérique

 Stabilisation stérique

La stabilisation stérique consiste à ajouter de macromolécules de type non-ionique,


qui s’adsorbent à l’interface des particules solides, tels que les polymères amphiphiles.
Ces couches macromoléculaires agissent en créant une barrière physique qui
augmente la distance entre les particules.

 Stabilisations électrostatiques

Lorsque le milieu dispersion est l’eau, cette méthode consiste à augmenter la


charge de surface des particules de manière à créer des forces de répulsion
électrostatique. Les contre- ions se concentrent à proximité de la surface des pigments
pour former une double couche électrique.

Les additifs utilisés pour cette stabilisation sont des polyélectrolytes, tels que les
polyphosphates, ou le polyacrylate de sodium.

IV. Exemple de formulation des détergents[14]


La détergence consiste à enlever les salissures adhérentes sur la surface d’un solide
et à les maintenir en suspension pour éviter leur redéposition.

 Constituants

La composition des détergents dépend beaucoup du type de surface à nettoyer (sol,


textile, vaisselle, etc.), ainsi que de la nature des salissures à éliminer. Néanmoins, on
peut indiquer la composition générale suivante :

 Tensioactifs : c’est ici la matière active, qui assure la détergence.

 Additifs : conservateurs, parfums, azurants optiques (apportent de la


blancheur aux textiles), assouplissants, etc.

26
 Eau : Les détergents sous forme liquide sont principalement constitués d’eau.

 L’étude détaillée des tensioactifs sera abordé dans le chapitre consacré à


la stabilisation des émulsions. Nous pouvons néanmoins citer ici les 4
grandes familles, ainsi que quelques propriétés générales en lien avec leur
utilisation comme détergents :

Il existe 4 grandes familles de tensioactif utilisé dans des formations détergentes


(tableau 7) :

Tableau 7 : Propriétés des tensioactifs utilisés

Famille Exemples Propriétés générales


Anioniques Sels d’acides gras (savons) Bon pouvoir détergent
Alkylbenzènes sulfonates Mousse abondante
Dodécyle sulfate de sodium Irritants pour la peau
(SDS ou sodium laurylsulfate)
Lauryléther sulfate de sodium
(sodium laurethsulfate)
Cationiques Sels d’amines Efficacité plus faible
quaternaires que les anioniques
Action antimicrobienne
Irritants
Amphotères Cocoamidopropylbetaïne Bon pouvoir moussant
(CAPB) Très bonne compatibilité
avec la peau
Moins détergents
que les anioniques
Non ioniques Alcools gras éthoxylés Peu moussants
(AGE) Très bonne compatibilité
Cocoamide DEA avec la peau
Neutralisent l’effet
irritant des anioniques

 Exemple

 Lessive en poudre pour lave-linge.

Une lessive à laver le linge doit être efficace : élimination des salissures,
décoloration des taches, tout en préservant la souplesse du textile. Elle doit apporter au
linge une odeur agréable après lavage. En machine, elle ne doit pas mousser.

27
Tableau 8 : Exemple des matières premières

Matière première Fonction et caractéristiques Masse(%)

Alkyl benzène sulfonate de sodium Tensioactif anionique 2

Alcool gras éthoxylé (AGE) Tension non ionique 1

Savon Tensioactif anionique 1,2

Protéase, lipase, cellulase Enzymes 0,2

Distyrylbiphényle (DSBP) Azurant optique 10

Tétraacétylènediamine (TEAD) Décolorant 4

Tripolyphosphate de sodium Activateur de l’Anticalcaire 27

Silice hydrophobée Antimousse 0,6

Silicate de sodium Alcalinisant, anticalcaire 7

Carbonate de sodium
Alcalinisant, anticalcaire 12

Argile (bentonite)
Adoucissant 13

Parfum
0,6

Eau
Assure la cohésion de la poudre 6,9

 Remarques sur la formule :

 Les enzymes permettent de dégrader les salissures d’origine naturelle.

 L’azurant optique permet d’apporter au linge un blanc éclatant en


compensant le jaune du textile.

 Les phosphates, tel que le tripolyphosphate de sodium, sont responsable


de la prolifération des algues lorsqu’ils sont rejetés dans les eaux usées.
C’est pourquoi ils sont interdits en France depuis 2007. Ils sont désormais
remplacés par d’autres composés, comme les zéolithes.
28
Conclusion
Il est désormais bien établi que la formulation est une activité industrielle
consistant à fabriquer des produits homogènes stables et possédant des propriétés
spécifiques, en mélangeant différentes matières premières. Cette activité concerne
notamment les produits cosmétiques, les produits pharmaceutiques, les parfums, les
peintures, les matières plastiques, les produits phytosanitaires, les produits d’entretien,
les produits nettoyage, les adhésifs, les produits agro-alimentaires….

Le secteur industriel qui s’occupe de la formulation des produits issus de


l’industrie chimique (hors industrie pharmaceutique et cosmétique) s’appelle la
parachimie. La formulation est aujourd’hui une des branches les plus importantes de la
chimie.

La formulation dans l’industrie chimique et parachimie comprend l’ensemble des


savoirs et savoir-faire nécessaires en développement d’un produit commercial.

Une formulation comprend généralement un ou plusieurs composés actifs et


différents additifs (colorants, parfums, solvants, plastifiants, charges,
conservateurs…) .Les principaux composés actifs d’une formulation restent les agents
de surfaces ou tensioactifs dont la structure et propriétés peuvent avoir une incidence
directe sur les produits formulés. De ce fait, une bonne connaissance du fonctionnement
de ces agents actifs permet aux utilisateurs de bien maitriser l’art de formulation.

29
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[24] « Émulsion ». http://www.chimiegenerale.com/emulsion.php (consulté le juin 06, 2021).
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[26] « La cuisine moléculaire - PDF Téléchargement Gratuit ». https://docplayer.fr/11875053-La-
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[27] « L’émulsification : la fabrication d’émulsion - Génie Alimentaire ». https://genie-
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[34] « CHAPITRE 10 ». http://uqac.ca/chimie_ens/Chimie_physique/Chapitres/chap_10.htm (consulté
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[35] « FIGURE 1.13-Angle de contact et mouillage d’une goutte/bulle déposée... », ResearchGate.
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