Fractures du
Membre inferieur
Mr: bougrinat
Fractures du bassin
Fractures du bassin de type A
– Parcellaires
Fractures du bassin de type B
– Rupture incomplète de l’arc
postérieur
Fractures du bassin de type C
– Rupture complète de l’arc
postérieur
Fractures du bassin
Fracture du bassin type A:
parcellaire
Arrachement
– Épines iliaques Ant-Sup et Ant-Inf
– Crête iliaque
– Ischion
Choc direct
– Aile iliaque
– Branches pubiennes
Fracture du sacrum
Fractures du bassin
Fracture du bassin type B: rupture
incomplète de l’arc post
– En rotation « livre ouvert »
– Disjonction sacro-iliaque antérieure
– Fracture du sacrum
– En rotation interne “compression latérale”
– Fracture tassement ant du sacrum
– Luxation partielle sacro-iliaque
– Lésion incomplète de l’arc post, bilatérale
Fractures du bassin
Fracture du bassin type C: rupture complète
de l’arc post
– Rupture complète de l’arc postérieur unilatérale
– Rupture complète de l’arc postérieur d’un
côté et incomplète de l’autre
– Rupture complète de l’arc postérieur, bilatérale
Fractures du bassin
Imagerie et bilan radiologique dans les
fracture du bassin
Radiographie standard:
La tomodensitométrie TDM: analyse en 3D
Echographie abdominopelvienne
Artériographie
Urographie intraveineuse
Fractures du bassin
Complications des fractures du bassin
Complications vasculaires: vaisseaux
étroitement liés aux relief osseux, artère iliaque
hypogastrique et plexus veineux péri viscérale
(risque de choc hémorragique)
Complications neurologiques: plexus
lombaire et surtout sacré dans les formes B
et C .
Complications urologiques: intéressant la vessie
et les uretères
Complication générale: embolie
graisseuse, thrombophlébite.
Fractures du bassin
Traitement des fractures du bassin:
En 1er lieu lever l’urgence et prendre en charge
les lésions mettant en jeu la pronostic vitale
(choc hémorragique, lésion viscérale associée…)
Traitement orthopédique ou chirurgical en
fonction du type de la lésion; Vissage, plaque
vissée, fixateur externe
Fractures du col de fémur
Généralités:
Fracture très fréquente chez le sujet âgé
Ostéoporose +++
Chute de la hauteur
Parfois chez le sujet jeune en cas de
traumatisme violent.
Signes cliniques:
Douleur
Impotence fonctionnelle
Déformation caractérisée par:
raccourcissement et rotation externe
Fractures du col de fémur
• Radiographie de la hanche de face, Les travées
osseuses ou spongieuses, font la solidité du
col fémoral
Fractures du col de fémur
• La classification de GARDEN est la plus
utilisée en cas de fracture du col fémoral
• GARDEN I: travées sont rompues et
déplacées en coxa-valga
• GARDEN II: travées rompues mais non
déplacées
• GARDEN III: travées déplacées en coxa-vara
• GARDEN IV: perte de contacte totale entre
la tête fémorale et le col
Fractures du col de fémur
Traitement des fractures du col: il est toujours
chirurgical.
Les différents types de traitements:
Traitement conservateur: âge inf. à 65 ans,
Ostéosynthèse par Vissage simple,
double ou triple
Vis plaque (DHS)
Traitement radical: âge sup. à 65 ans
prothèse totale de la hanche
Fractures du col de fémur
• Complications des fractures de col du fémur
Complication de décubitus (escarre, embolie
pulmonaire, infection respiratoire et urinaire…)
Pseudarthrose
Ostéonécrose aseptique de la tête fémorale
Fracture de la diaphyse fémorale
➢Fréquence et mécanismes :
traumatisme violent (accident de la
circulation, de la voie public, accident de
travail…)
Fréquent chez l’adulte jeun.
Signes cliniques
Douleur
Impotence fonctionnelle totale
Déformation caractéristique à crosse postéro-
externe
Attention aux complications générales (choc
hémorragique, embolies graisseuse)Dont il faut
chercher les signes de choc systématiquement.
Fracture de la diaphyse fémorale
Traitement:
La méthode de référence est
l’enclouage centromédullaire chez
l’adulte.
Cependant la plaque vissée est
toujours utilisé alors qu’elle n’est
plus d’actualité.
Chez l’enfant, on fait généralement
un enclouage élastique, le
traitement orthopedique est toléré
à bas-âge.
Fracture de la patella
Mécanisme:
souvent un choc direct ou une chute sur le genou.
Rarement choc indirect par contraction volante du
quadriceps sur genou fléchie.
Les signes cliniques:
Douleur
Impossibilité de mobiliser le genou
Gonflement du genou dû au saignement dans
l’articulation (l’hémarthrose).
La radiographie: confirme le diagnostic clinique.
NB: La rotule est attachée au squelette par deux tendons, le tendon
quadricipital et le tendon rotulien. Lors de fracture transversale, le
fragment supérieur est souvent ascensionné avec rupture de l’appareil
extenseur.
Fracture de la patella
Anatomo-pathologie:
• On distingue 2types:
1. FR respectant l’appareil extenseur :
FR parcellaire : détachant un coin
supero – ext ou int :
NB : pose un problème de diagnostic différentiel
avec la « patelle bipartita » qui est une anomalie
congénitale, bilatérale.
FR verticale : avec un trait sagittale peu
déplacé , elle consolide sans séquelles.
FR Ostéo chondrale : suite à une luxation
de la rotule, c’est une FR parcellaire détachant
un Frgment comprenant Os et cartilage.
FR en étoile
Fracture de la patella
2 FR interrompant l’appareil extenseur :
Extra- articulaire:
– FR du la base de la rotule : assimilée à une désinsertion du
tendon quadricipital .
– FR de la pointe de la rotule : réalisant une désinsertion du
tendon rotulien.
Articulaire:
FR transversales déplacée : Classification de
MOULLAY et RICARD
• Type I : Fracture transversale simple : séparant 02
fragment, , avec déplacement vers le haut du bout
proximal, réduction facile.
• Type II : FR complexe : un gros fragment principal et
un petit fragment sup ou plus souvent inf., refondu
ou éclaté ou comminutif .
• Type III : FR comminutive : a trait multiples,
s’accompagne d’un tassement Antéro –post .
Fracture de la patella
• Schématiquement la classification de MOULLAY
et RICARD
Type I Type II Type III
Fracture de la patella
TRAITEMENT :
Orthopédique :
• Immobilisation par un plâtre inguino –
malléolaire Genou en extension » pendant
5 -6 semaines
• Dans les fractures respectant l’appareil extenseur
peu déplacées.
• Risque de raideur du genou
Fracture de la patella
TRAITEMENT :
chirurgicales :
o Méthodes conservatrices : stabilisation
solide, par des moyens d’ostéosynthèses.
• Haubanage : contention par 02 broches
parallèles, tenant les 02 fragments on fait un
cerclage au fils d’acier qui est passé en « 8 »
• Cerclage équatorial : pour les Fr complexes et
comminutives risque de strangulation du cercle artériel .
• vissage simple ; ne s’oppose pas au forces de traction,
trouve son indication dans :
o Méthodes radicales :
• Patellectomie partielle
• Patellectomie totale : grandes communisions
non ostéosynthètisables
Fracture de la patella
Complications des fractures de la patella:
Nécrose cutanée
Cal vicieux, patella magna
Pseudarthrose
Arthrose fémoro-patellaire et complication
cartilagineuse
Intolérance aux matériel d’ostéosynthèse, sépsis
et risque d’arthrite du genou.
Démontage du matériel
Les fractures de la jambe
Fractures fréquentes au cours des traumatismes directes
et accident de la voie publique.
Peuvent concerner un seul os, surtout le tibia ou les deux
os de la jambe.
Diagnostic facile devant la douleur, la déformation,
l’impotence fonctionnelle confirmé par la radiographie.
Complications cutanées fréquentes, souvent c’est des
fractures ouvertes mettant en communication le milieux
extérieur et l’os.
Les fractures de la jambe
Traitement des fractures
diaphysaires
En cas de fracture fermée non
déplacée, le traitement est
orthopédique par plâtre cruro-
pédieux.
Si la fracture est déplacée, le
traitement est Chirurgicale par
enclouage du tibia.
Si fracture ouverte, fixation externe.
Les fractures de la jambe
Complication des fractures de jambe
Syndrome de loge +++
Se voie surtout au cours des traitement
orthopédiques
Risque de compression vasculaire à l’intérieure
des loges musculaires.
Se méfier devant douleur du mollet, mollet dur,
paresthésies distales et difficultés pour bouger
les orteils.
Traitement= aponévrotomie
Les fractures de la jambe
Complication des fractures de jambe
Ouverture cutanée
Soit initiale due au traumatisme ou secondaire
Cal vicieux
En cas de réduction imparfaite, ou due aux
déplacements secondaires.
Pseudarthrose
Absence de consolidation ,qui peut être septique surtout
dans les fractures ouverte, ou bien aseptique.
Les fractures bimalléolaires
➢ Fréquence et mécanismes
Traumatisme le plus souvent indirect
Mouvement forcé de la cheville
Parfois choc direct
Survient à tout âge
Signes cliniques
Douleur
Impotence fonctionnelle
Élargissement du cou de pied par
œdème et ecchymose
La radiographie confirme le
diagnostic et permet la
classification
anatomopathologique.
Les fractures bimalléolaires
Traitement
En cas de fracture non déplacée: traitement
orthopédique: plâtre fémoro-pédieux 3 semaines
puis botte plâtrée pendant 3 semaines
En cas de fracture déplacée: ostéosynthèse
chirurgicale
Les fractures bimalléolaires
Complications précoces
Cutanées: ouverture, souffrance cutanée.
Vasculo-nerveuse
Luxation associée
Interposition des parties molles
en particulier des tendons.
Complications tardives
Pseudarthrose surtout de la malléole
interne
Cal vicieux rare
Algodystrophie suite aux
traitement orthopédiques.
Rôle infirmier
Pré- opératoire :
• Immobiliser le membre dans une attelle postérieure.
• vérifier pouls, TA, température, douche bétadinée ,
rasage du membre, limer les angles, chemise de bloc
• Enlever lunettes, prothèse dentaire, bijoux, vêtements
personnels, maquillage et vernis
• Donner la prémédication prescrite par l’anesthésiste ainsi
que les consignes au patient
• Vérifier que le dossier s’il est complet (radio, dossier
médical, bilan pré opératoire et anesthésie, autorisation
d’opérer pour les mineurs)
Rôle infirmier
Post-opératoire:
surveillance générale: des constantes
,évaluer la douleur, administrer l’antalgique
et traitements prescrits, et surveillance de
la perfusion,
surveillance local : s’assurer que le plâtre
n’est pas trop serré (dépistage syndrome
des loges et syndrome de VOLKMAN)
Rôle infirmier
surveillance local :
o Syndrome des loges: Ischémie avec augmentation de la
pression des loges musculaire.
Tension cutané, douleur à la contraction musculaire.
Impossibilité de mobiliser les doigts.
Anesthésie sensitivomotrice distale
Pâleur, refroidissement des extrémités.
o Syndrome de VOLKMAN : Nécrose ischémique avec
rétraction et paralysie musculaire.
Main tombante et en griffe.
Diminution ou abolition du pouls radial. Le syndrome de
VOLKMAN est la conséquence du syndrome des loges.
surélever le membre (coussin, écharpe), et traitement anti
inflammatoire. Fonte du plâtre si doute ablation du plâtre.
Rôle infirmier
En plus: surveillance de la plaie, l’hématome,
le drain et des sondes(quantité et aspect )
Réhydrater puis réalimenter le patient selon la
prescription de l’anesthésiste,
Faire une radio de contrôle à J1 (prescription),
prévoir un bilan sanguin de control selon
prescription.