Problèmes Dintégration Résolus
Thèmes abordés
Problèmes Dintégration Résolus
Thèmes abordés
On précise dans tous les exercices que la fonction est continue sur l’intervalle puis on précise où
elle est impropre.
On n’oublie pas également de préciser son signe notamment lorsqu’on utilise les critères pour
déterminer sa nature.
Exercice 1
Étudions la nature des intégrales impropres suivantes et calculons leur valeur dans le cas où elles
convergent.
Z +∞
t
I1 = f (t)dt avec f (t) = .
−∞ (1 + t2 )2
f est continue sur R. I1 est doublement impropre en −∞ et en +∞.
Z +∞
• Étudions f (t)dt.
0
Soit x ⩾ 0.
Z x
1h ix
f (t)dt = − (1 + t2 )−1
0 2 0
1 1
= −
2 1 + x2
1 1 1 Z +∞
1
Or, lim − = donc f (t)dt converge et vaut .
x→+∞ 2 1 + x2 2 0 2
Z 0
• Étudions f (t)dt.
−∞
Soit x ⩽ 0.
Z 0
1h i0
f (t)dt = − (1 + t2 )−1
x 2 x
1 1
=− +
2 1 + x2
1 1 1 Z 0
1
Or, lim − + =− donc f (t)dt converge et vaut − .
x→−∞ 2 1 + x2 2 −∞ 2
Ainsi, I1Zconverge et vaut 0.
+∞ 2
I2 = te−t dt
Z0+∞
2
I2 = f (t)dt avec f (t) = te−t .
0
f est continue sur R+ . I2 est impropre en +∞.
Soit x ⩾ 0,
Z x
1 −t2 x 1 1
−t2 2
te dt = − e = − e−x + .
0 2 0 2 2
1 −x2 1 1 1
lim − e + = donc I2 converge et I2 = .
x→+∞ 2 2 2 2
Z −1
−2
I3 = dt
−∞ t Z −1
−2
I3 est impropre en −∞ et ∀x ⩽ −1, dt = [−2 ln |t|]−1
x = −2 ln(−x).
x t
lim (−2 ln(−x)) = −∞ donc I3 diverge.
x→−∞
Z +∞
I4 = e−|t| dt
−∞
La fonction t → eZ−|t| est continue et paire sur R.
+∞
Il suffit d’étudier e−|t| dt.
0
TD - Les intégrales impropres - Correction ECG 1
Z x Z x
Soit x ⩾ 0, e−|t| dt = e−t dt = 1 − e−x .
0 0
lim (1 − e−x ) = 1.
x→+∞
Ainsi,Z I4 converge et I4 = 2.
2 1
I5 = √ dt
1 t−1
Cette intégrale est impropre en 1.
Z 2
1 h √ i2 √
Soit x > 1, √ dt = 2 t − 1 = 2 − 2 x − 1.
√ 1 t−1 x
t3/2 t2 X
lim t1/2 × √ = lim √ = lim √ .
t→0
√ 1 + t 2−1 t→0 1 + t 2−1 X→0 1 + X − 1
1+X −1 1 √
Or, lim = car c’est la limite du taux de variation de la fonction x → 1 + x
X→0 X 2
en 0 i.e le nombre dérivé de cette fonction en 0.
1
Ainsi, lim 2t1/2 × f (t) = 1 donc f (t) ∼ 1/2 .
t→0 t→0 2t
Z 1
1
Or, l’intégrale de Riemann dt converge donc il en est de même pour I4 .
0 t1/2
TD - Les intégrales impropres - Correction ECG 1
Z 1 √
t
• I5 = dt
0 ln(1 + t2 )
√
t
f5 : t → ln(1+t 2 est continue et positive sur ]0; 1].
√)
t X 1
lim t3/2 × 2
= lim = 1 donc f (t) ∼ 3/2 .
t→0 ln(1 + t ) X→0 ln(1 + X) t→+∞ t
Z 1
1
Or, l’intégrale de Riemann 3/2
dt diverge donc il en est de même pour I5 .
0 t
Z 2
1
• I6 = dt
1 ln(t)
1
f6 : t → ln(t) est continue et positive sur ]1; 2].
Cette intégrale est impropre en 1.
Effectuons tout d’abord un changement de variable pour nous ramener à une intégrale im-
propre en 0.
Soit u = t − 1, du = dt.
t → t − 1 est C 1 sur [x; 2] pour tout x ∈]1; 2] et on a :
Z 2
1 Z 1
1
dt = dt.
x ln(t) x−1 ln(u + 1)
Z 2
1 Z 1
1
Ainsi, dt converge ssi du converge.
1 ln(t) 0 ln(u + 1)
1
Or, lim u × = 1 donc
u→0 ln(1 + u)
1 1
∼ .
ln(1 + u) u→0 u
Z 1
1
Or, l’intégrale de Riemann du diverge donc il en est de même pour I6 .
0 u
Z 1
ln(t) + 3
• I7 = √ dt
0 t
ln(t) + 3
t→ √ est négative sur ]0; e−3 ].
t
ln(t) + 3
Considérons alors f7 : t → − √ ; elle sera positive sur ]0; e−3 ].
t
lim t3/4 × f7 (t) = lim(t1/2 ln(t) + 3t3/4 ) = 0.
t→0
t→0
1
Ainsi, f7 (t) = o .
t→0 t3/4
Z e−3
1
Or, l’intégrale de Riemann dt converge donc il en est de même pour I7 .
0 t3/4
Z +∞
1
• I8 = √ dt
2 t−1
1
f8 : t → √t−1 est continue et positive sur [2; +∞[.
1 1
√ ∼ 1/2
t − 1 t→+∞ t
Z +∞
1
Or, l’intégrale de Riemann 1/2
dt diverge donc il en est de même pour I8 .
1 t
Z 1
1
• I9 = √ dt
0 t+t
1
f9 : t → √ est continue et positive sur ]0; 1].
t+t
TD - Les intégrales impropres - Correction ECG 1
1 1
√ ∼ √
t + t t→0 t √
t 1
En effet, lim √ = lim √ = 1.
t→0 t + t t→0 1 + t
Z 1
1
Or, l’intégrale de Riemann 1/2
dt converge donc il en est de même pour I9 .
0 t
1 1 1 1
ATTENTION : √ ∼ √ alors que √ ∼ .
t + t t→0 t t + t t→+∞ t
Exercice 6
Z +∞
Pour n ∈ N, on pose In = tn e−t dt.
0
1. En utilisant le critère de négligeabilité, montrons que cette intégrale converge quel que soit
n ∈ N.
Soit n ∈ N, fn : t → tn e−t est continue et positive sur [0; +∞[.
In est impropre en +∞.
lim t2 × fn (t) = 0 par CC.
t→+∞
1
Ainsi, fn (t) = o .
t→+∞ t2 Z +∞
1 Z +∞
Or, l’intégrale de Riemann dt converge donc il en est de même pour tn e−t dt et
Z +∞ 1 t2 1
n −t
par suite, pour t e dt.
0
2. Calculons I0 .
Z +∞ h ix
I0 = e−t dt = lim −e−t = 1.
0 x→+∞ 0
3. Trouvons une relation de récurrence entre In+1 et In .
Soit x ⩾ 0.
Soient u′ (t) = e−t et v(t) = tn+1 .
u(t) = −e−t et v ′ (t) = (n + 1)tn .
u et v sont de classe C 1 sur [0; x] donc par IPP, on a :
Z x h ix Z x
tn e−t dt = −e−t × tn+1 − −e−t × (n + 1)tn dt i.e
0 0 0
Z x
xn+1 Z x
tn e−t dt = −x
+ (n + 1) e−t × tn dt.
0 e 0
xn+1
Comme lim = 0 par CC et d’après la convergence de In , on en déduit que :
x→+∞ ex
In+1 = (n + 1)In .
4. Déduisons-en la valeur de In .
On conjecture et on démontre par récurrence que ∀n ∈ N, In = n!.
5. A l’aide d’un changement de variables, montrons la convergence et calculons l’intégrale
Z +∞
un e−2u du.
0
Cette intégrale est impropre en +∞.
Soit x ⩾ 0.
Considérons le CHV suivant : t = 2u.
Lorsque u varie de 0 à x, t varie de 0 à 2x.
TD - Les intégrales impropres - Correction ECG 1
1
t = 2u ⇒ u = t
2
1
du = dt.
2
1
t → t est de classe C 1 sur [0; x] donc le changement de variable est licite et :
Z x
2
n −2u
Z 2x
1 1 Z 2x n −t
u e du = (t/2)n e−t dt = n+1 t e dt.
0 0 2 2 0
Z +∞
n!
Comme In est une intégrale convergente, un e−2u du converge et vaut n+1 .
0 2
Exercice 7
ex
Soit f la fonction définie sur R par f (x) = .
(1 + ex )2
1. Étudions la parité de la fonction f .
e−x e2x × e−x
∀x ∈ R, −x ∈ R, et f (−x) = i.e f (−x) = = f (x).
(1 + e−x )2 e2x (1 + e−x )2
Ainsi, f est paire.
Z +∞
2. Donnons une primitive de f sur R, puis montrons la convergence de f (t)dt et calculons
0
sa valeur.
L’intégrale est impropre en +∞.
Soit x ⩾ 0. " #x
Z x
(1 + et )−1 1 1
f (t)dt = =− x
+ .
0 −1 0
1+e 2
1
On en déduit que l’intégrale converge et vaut .
2
Z +∞
3. Déduisons-en la convergence et la valeur de f (t)dt.
−∞
Z +∞ Z +∞
f est paire et f (t)dt converge, donc f (t)dt converge et vaut 1.
0 −∞
Z +∞
4. Montrons la convergence de tf (t)dt et déduisons-en la convergence et la valeur de
Z +∞ 0
tf (t)dt.
−∞
Z +∞
tf (t)dt est impropre en +∞.
0
t → tf (t) est continue et positive sur [0; +∞[.
t3
lim t2 × tf (t) = lim t = 0.
t→+∞ t→+∞ e (1 + 2e−t + e−2t )
1
Ainsi, tf (t) = o 2 .
t→+∞ t Z +∞
1 Z +∞
Or, l’intégrale de Riemann dt converge donc il en est de même pour tf (t)dt et
Z +∞ 1 t2 1
1
donc tx−1 e−t = o 2 .
t→0 t Z +∞
1 Z +∞
Or, l’intégrale de Riemann 2
dt converge donc il en est de même pour tx−1 e−t dt.
1 t 1
Si x ⩾ 1, alors t → tx−1 e−t est définie et continue sur R+ donc Γ(x) existe.
Z +∞
Si x < 1, alors tx−1 e−t dt est également impropre en 0.
0
1
Or, tx−1 e−t ∼ .
t→0 t1−x Z 1
1
Or, l’intégrale de Riemann dt converge ssi 1 − x < 1 i.e x > 0.
0 t1−x
Ainsi, pour x > 0, Γ(x) est convergente.
2. Montrons que ∀x > 0, Γ(x + 1) = xΓ(x).
On réalise une intégration par parties ce qui permet d’obtenir le résultat.
3. Déduisons-en que ∀n ∈ N∗ , Γ(n) = (n − 1)!.
On détermine tout d’abord Γ(1) qui vaut 1 puis on démontre la formule par récurrence.
Z +∞ √
−t2 π
4. On admet que e dt = .
0 2
1 √
A l’aide du changement de variable t = u2 , on obtient Γ = π.
2
7
5. On en déduit la valeur de Γ( 2 ).
√
7 5 3 1 1 15 π
Γ( 2 ) = × × Γ( 2 ) = .
2 2 2 8