Pollution
Pollution
1.1. Définition des pollutions La pollution est une dégradation de l'environnement par
l'introduction dans l'air, l'eau ou le sol de matières n'étant pas présentes naturellement dans le milieu.
Elle entraine une perturbation de l'écosystème dont les conséquences peuvent aller jusqu'à la migration
ou l'extinction de certaines espèces incapables de s'adapter au changement.
1.3. Classification des pollutions Les polluants appartenant à des classes différentes peuvent avoir
des effets voisins.
toxines algales,
les germes pathogènes
les parasites.
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2.1. Propriétés physiques
Les différentes substances ont des durées de vie dans la biosphère qui sont extrêment variables.
- Les polluants primaires: sont directement émis par des sources de pollution : CH4 : année, CO :
mois, SO2 : jours à mois, Ozone : qq jours, COV NM : heures à jours, Aerosols : 1-10 μm : minute à
jours, Aerosols : 1μm jours à semaines.
- Les polluants secondaires : ne sont pas émis, mais qui résultent de la transformation
physicochimique des polluants primaires au cours de leur séjour dans l’atmosphère.
Le rejet des polluants dans l'environnement est un phénomène complexe, Dans la quasi-totalité des cas,
les substances libérées dans l'écosphère vont être entraînées fort loin du point de rejet. La circulation
atmosphérique et hydrologique les dispersera de façon progressive dans l'ensemble de l'écosphère.
Émissions :
Transport et dispersion (la dispersion verticale et la dispersion horizontale) :
Transformations chimique par réactions complexes
Il existe deux types de courants : les courants de surface et les courants profonds. Les courants de
surface des mers et océans, générés par les vents, se déplacent très rapidement. Les courants profonds,
beaucoup plus lents, ne se déplacent que de quelques millimètres par an.
ONE STANCES ORGANIQUES Des polluants, et notamment des substances organiques, sont soumis à
des réactions biochimiques dans l’environnement. Ces réactions peuvent se faire par: - des réactions
photochimiques, (à la surface du sol), - des phénomènes chimiques (notamment l’hydrolyse et
l’oxydation des composés, - par des interactions avec des bactéries, des fungi ou des algues, on parle
alors de biodégradation.
Les polluants organiques persistants, connus par leur sigle POP, sont des substances toxiques rejetées
dans l'environnement par diverses activités anthropiques. Ils ont des effets néfastes sur la santé des
écosystèmes, des espèces sauvages et des gens .Les POP sont très stables et peuvent donc demeurer dans
l'environnement pendant des années, voire des décennies. Ils sont également biocumulatifs, ce qui
signifie qu'ils peuvent se concentrer dans les organismes vivants. Certains POP peuvent faire le tour du
monde dans l'atmosphère. Ils descendent dans les océans et les étendues d'eau douce pour ensuite
retourner, après évaporation, dans l'atmosphère où ils voyageront de nouveau pour descendre encore
dans un nouvel endroit et finalement se concentrer dans les climats les plus froids.
3. Pollution Atmosphérique
C’est dans la troposphère qu’il y a le plus d’effet. L’épaisseur de cette couche varie entre 13 et 16 km à
l’équateur, mais entre 7 et 8 km aux pôles. Elle contient 80 à 90 % de la masse totale de l’air et la quasi-
totalité de la vapeur d’eau. C’est également la couche où se produisent les phénomènes météorologiques
et les circulations atmosphériques. Ce que l’on appelle communément la pollution de l’air est en réalité
un mélange de gaz nocifs et de particules ou qui résultent de réactions chimiques (comme l’ozone par
exemple). Cette pollution atmosphérique a de lourds impacts sur l’environnement en raison des dégâts
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occasionnés aux cultures et aux écosystèmes indispensables à la vie, comme les forêts et les masses
d’eau douce. Mais la pollution de l’air a également des effets nuisibles sur la santé humaine, même à des
concentrations relativement faibles.
Les polluants dans l’air extérieur proviennent pour une part des activités humaines : les transports et
surtout le trafic routier ; les bâtiments (chauffage au bois, au fioul) ; l’agriculture par l’utilisation
d’engrais azotés, de pesticides et les émissions gazeuses d’origine animale ; le stockage, l’incinération et
le brûlage à l’air libre des déchets ; les industries et la production d’énergie. Les polluants
atmosphériques peuvent aussi avoir une origine naturelle. Ils sont émis : par les éruptions volcaniques
qui envoient dans l’atmosphère d’énormes quantités de gaz (SO2), de particules ; par des plantes qui
produisent des pollens, dont certains sont responsables d’allergies respiratoires, et des substances
organiques volatiles qui contribuent à la formation de l’ozone troposphérique ; par la foudre qui émet
des oxydes d’azote et de l’ozone ; par les incendies qui produisent des particules fines et des gaz (NOx,
CO, CO2…) ; par l’érosion qui produit des poussières minérales reprises par le vent et déposées
quelquefois très loin de leur lieu d’origine.
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Les Particules trouvent dans l’air que nous respirons
Les particules présentes dans l’air sont très diverses. La diversité touche autant les sources de particules
(phénomènes météorologiques, activités humaines, origine biologique) que leur taille : les grains de
pollen ont un diamètre compris entre 20 et 50 μm ; les bactéries mesurent quelques micromètres ; les
moteurs diesel émettent des particules d’une taille allant de 50 nm à 1 μm ; les virus font entre 10 et 100
nm.
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La composition chimique des particules présentes dans l’air
7 polluants sont réglementés et font l’objet de mesures continues dans l’air réalisées par les associations
de surveillance de la qualité de l’air: le dioxyde de soufre : SO2 ; le monoxyde de carbone : CO ; le
dioxyde d’azote : NO2 ; l’ozone : O3 ; les particules (PM10) ; le benzène : C6H6 ; le plomb : Pb.
d’autres substances peuvent s’ajouter à la liste : les hydrocarbures aromatiques polycycliques : (HAP);
le cadmium : Cd; l’arsenic : As; le nickel : Ni; le mercure : Hg.
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les diènes et les terpènes (multiples doubles liaisons)
les aromatiques mono ou polycycliques (assez abondants, par exemple, benzène,
toluène ...)
les composés oxygénés (aldéhydes, cétones, esters, alcool ...).
les aromatiques mono ou polycycliques (assez abondants et réactifs, par exemple
benzène).
Il existe douze composés organiques toxiques à basse concentration. Ce sont des résidus industriels
souvent toxiques, mutagènes et cancerigènes, qui interfèrent avec notre système hormonal et sexuel. La
liste la plus communément admise est la suivante : Trichloroéthylène (TRI), Trichloroéthane (TCE),
Tetrachloroéthylène (PER), Dioxines et furanes (Diox), Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques
(HAP), Polychlorobiphényls (PCB) et Hexachlorobenzène (HCB).
Les éléments traces métalliques désignent en général les métaux dont le poids atomique est supérieur à
celui du fer. Ces métaux sont parfois également désignés par le terme de métaux traces ou métaux
lourds. On distingue en Particulier :
Mercure: est le seul métal liquide à température ambiante. IL se combine très aisément avec
d’autres composés et a une volatilité importante.
Plomb: une source importante des émissions de plomb dans l’atmosphère
Cadmium: il provient surtout de l’incinération des déchets, ainsi que de procédés industriels
(métallurgie..).
Les particules regroupent également une variété importante de substances, sont classées en fonction de
leur granulométrie :
Les chlorofluorocarbones ou les CFCs (également connus sous le nom de Fréons) sont non toxiques,
ininflammables et non-cancérogènes. Ils contiennent des atomes de fluor, des atomes de carbone et des
atomes de chlore. Les CFCs sont largement répandus comme liquides réfrigérants dans la réfrigération
et les climatiseurs, comme dissolvants dans les décapants, en particulier pour les cartes électroniques.
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3.3. Les effets des différentes substances
L’effet de serre est un phénomène avant tout naturel de piégeage par l’atmosphère du rayonnement de
chaleur émis par la terre sous l’effet des rayons solaires. Il permet une température sur Terre bien
supérieure à celle qui régnerait en son absence; il s’agit, pour l’essentiel, de la vapeur d’eau, du gaz
carbonique (CO2), du méthane (CH4) et du protoxyde d’azote (N2O).
"Les pluies acides" est un terme utilisé pour décrire toute forme de précipitation acide (pluies, neige,
grêles, brouillard). Le dioxyde de soufre et les oxydes d’azote sont les principales causes des pluies
acides. Ces polluants s’oxydent dans l’air pour former de l’acide sulfurique et de l’acide nitrique, ou des
sels. On les retrouve dans les nuages et les précipitations parfois à des milliers de kilomètres de leur
point d’émission, (pollution transfrontière à longue distance). Ceci concoure à des dépôts acides et à
l’acidification accrue des pluies par rapport à celles résultant de la seule présence de gaz carbonique
dans l’air (qui fait que le pH "naturel" d’une pluie est toujours acide, de l’ordre de 5,6). Les pluies
acides modifient les équilibres chimiques des milieux récepteurs, en particulier lorsque ceux-ci sont déjà
naturellement acides. Ceci peut se répercuter par des atteintes sur la faune et la flore aquatique, des
carences nutritives engendrant des chutes de rendement et des lésions visibles chez les végétaux, ainsi
que des jaunissements et la défoliation des arbres.
b. L’eutrophisation
c. photochimie
Les oxydes d’azote et les composés organiques volatils (COV) réagissent dans la troposphère, sous
l’effet du rayonnement solaire, pour former des polluants photochimiques. Le principal polluant
photochimique est l’ozone. Sa présence s’accompagne d’autres espèces aux propriétés acides ou
oxydantes telles que des aldéhydes, des composés organiques nitrés, de l’acide nitrique, de l’eau
oxygénée.
Les arbres vivent et dépérissent pour des causes naturelles très variées ne serait-ce que l’âge. Les
responsables considèrent que la pollution atmosphérique est l’un des nombreux éléments participant aux
dépérissements forestiers. Des recherches en laboratoires ont montré que les causes du dépérissement
forestier sont très complexes : sols de mauvaise qualité, sécheresses anormales, présence de polluants
dans l’atmosphère principalement la pollution acide et l’ozone. Mais à proximité de certains sites
générateurs de pollution (site industriel, grosses infrastructures routières), on observe également des
baisses de rendements des terres agricoles.
Les limites de concentration dans l’air ambiant de certains polluants (SO2, Poussières, NO2, Pb, O3)
tiennent compte des effets sur la santé de certaines substances. L’Organisation Mondiale de la Santé
(OMS) édicte les règles qu’il faudrait respecter pour les divers polluants. Certains effets sont associés à
des seuils, c’est à dire qu’on peut déterminer une valeur de concentration dans l’air en dessous de
laquelle la substance n’est pas dangereuse.
Pour certaines substances, il n’existe pas de seuil au sens médical du terme, mais il existe des seuils
réglementaires (niveau de pollution acceptable, mais non dénué de conséquences). Les effets sur la santé
ayant été le plus étudiés sont les effets à court terme liés à des concentrations élevées. Pour déterminer
les seuils (Information, alerte, protection de la santé..), on se base sur des études toxicologiques et
épidémiologiques.
La toxicologie vise à étudier par une analyse phénomélogique ce qui fait qu’une substance est bien
tolérée et l’autre non, à découvrir à partir de quelle dose une molécule deviendra dangereuse.
L’épidémiologie consiste à analyser statiquement les relations entre une exposition et des effets.
Particules: plus les particules sont fines plus elles pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire
et plus leur temps de séjour y est important.
SO2: le SO2 entraîne une inflammation des bronches avec un spasme qui provoque une altération de
la fonction respiratoire.
NO-NO2: NO2 est toxique pénètre profondément dans les poumons. NO est un gaz irritant pour les
bronches, il réduit le pouvoir oxygénateur du sang.
COV: certains composés organiques tels que les aromatiques, les oléfines provoquent des irritations
des yeux. Certains COV tels que le benzène, sont cancérigènes.
CO: se fixe sur l’hémoglobine du sang. Le phénomène est irréversible. On connaît les accidents
mortels liés à l’inhalation de CO lors du fonctionnement défectueux de chauffe eau. - Ozone: est un
oxydant puissant. C’est un irritant des yeux, de la gorge et des bronches. Ses effets sont majorés par
l’exercice physique.
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POP : Les conséquences observées sur les animaux sont: stérilité plus fréquente et baisse de l’effectif
des populations, dysfonctionnements hormonaux, mutations sexuelles, déficiences du système
immunitaire, anomalies de comportement, tumeurs et cancers, graves malformations congénitales.
a. Le sol
Le sol est l’interface entre la terre, l’air et l‘eau. Il remplit une multiplicité de fonctions complexes,
c’est : un réservoir d’éléments nutritifs ; une éponge et un filtre (cycle de l’eau) et un régulateur des
grands cycles naturels (eau, carbone, azote, soufre, …). La formation d’un sol résulte de l’altération
d’une roche superficielle sous l’influence : du climat (provoque une érosion) et de la végétation et
d’organismes vivants (formation d’humus).
Un site est pollué quand il présente un risque pérenne, réel et potentiel pour la santé humaine et/ou
l’environnement, du fait d’une pollution des milieux résultant d’une activité actuelle ou ancienne.
La propagation de la pollution sera différente selon que les sols sont composés de :
– Graviers à particules grossières centimétriques ;
– Sables à particules fines millimétriques ;
– Sables limoneux à particules très fines micrométriques.
Les principaux polluants
– Les métaux lourds (arsenic, chrome, cuivre, cadmium, mercure, nickel,
plomb, zinc...)
– Les hydrocarbures (essences, fioul, huiles...)
– Les solvants chlorés ou aromatiques
– Les produits phytosanitaires (pesticides, herbicides).
Les origines de pollution à prendre en compte :
– des anciennes pratiques sommaires d’élimination des déchets,
– des fuites ou épandages de produits chimiques,
– des contaminations dues à des retombées de rejets atmosphériques
Les types de pollution sont classés
– En fonction de leur durée : pollutions accidentelles et pollutions chroniques ;
– En fonction de leur étendue : pollutions locales ou pollutions diffuses.
Les formes de pollution des sols
– La pollution diffuse: concerne une grande superficie. Elle peut être due aux
pratiques agricoles comme l’épandage ou aux retombées atmosphériques
d’origine urbaine, industrielle ou routière.
– La pollution ponctuelle: demeure très localisée et intense. Elle est en rapport
avec des sites industriels, des dépôts de déchets ou à d’autres sites pollués de
façon chronique ou accidentelle (métaux lourds, hydrocarbures, benzène,
solvants organiques industriels).
Les conséquences de la pollution de sol:
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– Une modification de la flore ;
– Une modification de la chaîne alimentaire ;
– Une pollution rentrant dans le cycle de l’eau (atteinte à l’homme et à
l’écosystème) ;
– Superficie des terres utilisables en décroissances.
Les types de risque de pollution des sols
– Des risques liés aux trois facteurs suivants: existence d’une source de pollution
dangereuse, les possibilités de transfert et l’existence de cibles.
– Des risques liés à la mobilité des substances polluantes : les possibilités de
transfert dans l’air, l’eau des nappes phréatiques, dans les cultures... et les
combinaisons chimiques plus ou moins dangereuses des polluants au contact des
constituants
Le danger pour la santé et l’environnement :
Les sols pollués peuvent présenter un risque :
– à court ou moyen terme pour les eaux souterraines, les eaux superficielles et les
écosystèmes ;
– à moyen et long terme pour les populations (les risques pour la santé résultent le
souvent d’une exposition de longue durée pouvant équivaloir à une vie entière).
L'agriculture constitue la principale utilisation des terres par les humains. Les pâturages et les cultures
représentaient à eux seuls 37 pour cent de la surface émergée du globe en 1999, Plus des deux tiers de la
consommation humaine d'eau sont destinés à l'agriculture. La culture et l'élevage ont un profond effet
sur l'environnement au sens large. Ce sont les causes principales de la pollution de l'eau par les nitrates,
les phosphates et les pesticides. Ils constituent aussi les principales sources anthropiques des gaz à effet
de serre (le méthane et l'oxyde nitreux) et ils contribuent massivement à d'autres types de pollution de
l'air et de l'eau. L'étendue et les méthodes de l'agriculture, de la foresterie et de la pêche sont les
principales causes de perte de biodiversité dans le monde.
L'agriculture nuit également à son propre avenir par la dégradation des sols, la salinisation, le soutirage
excessif d'eau et la réduction de la diversité génétique des cultures et du bétail. Les conséquences à long
terme de ces processus sont toutefois difficiles à quantifier.
L'agriculture est également cause de pollution atmosphérique. C'est la principale source anthropique
d'ammoniaque. Le bétail produit environ 40 pour cent des émissions de ce gaz dans le monde, les
engrais minéraux 16 pour cent et la combustion de la biomasse et les résidus de culture environ 18 pour
cent. L'agriculture ainsi, est une source importante d'émissions de gaz à effet de serre. Elle dégage de
grandes quantités de gaz carbonique lors de la combustion de la biomasse, également responsable de
presque la moitié des émissions de méthane. Bien que le méthane reste moins longtemps dans
l'atmosphère que le gaz carbonique et responsable du dégagement de grandes quantités d'un autre gaz à
effet de serre: l'oxyde nitreux. Ce gaz est produit par des processus naturels, mais sa production est
renforcée par le lessivage, la volatilisation et le ruissellement des engrais azotés, et la décomposition des
résidus de cultures et des déchets animaux.
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4.2.1. Pollution par les engrais
Les engrais sont cause de pollution quand ils sont appliqués en quantité supérieure à ce que les cultures
peuvent absorber, ou lorsqu'ils sont emportés par l'eau ou par le vent avant de pouvoir être absorbés
Les engrais chimiques sont utilisés dans le cadre d'une agriculture intensive afin d'augmenter la
croissance et le rendement des cultures. Il existe trois grandes familles d'engrais chimiques :
Les engrais azotés: l'azote est un élément très important pour la croissance des végétaux. IL est présent
naturellement dans l'atmosphère, mais les engrais chimiques en apportent de bien plus grandes quantités.
Les engrais potassiques : la potasse est naturellement présente dans les terres, certains sols étant plus
riches que d'autres. Quelques végétaux sont particulièrement avides de potasse, tels que les pommes de
terre, les betteraves, ou encore la vigne.
Les engrais chimiques permettent d'obtenir un plus grand rendement agricole, mais sont responsables
d'une pollution massive des sols et de l'eau.
Si les effets bénéfiques des engrais et pesticides ne sont plus à démontrer, leur utilisation pose de sérieux
problèmes pour l’environnement et la santé humaine et animale. Une fertilisation excessive ou encore
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maladroite de la part des agriculteurs entraîne la pollution des eaux par une concentration élevée en
nitrates et phosphates.
Les risques environnementaux : Les conséquences de l'utilisation des engrais, qui peuvent comporter
des risques, sont les suivantes :
Les pesticides (insecticides, raticides, fongicides, et herbicides) sont des composés chimiques dotés de
propriétés toxicologiques, utilisés par les agriculteurs pour lutter contre les animaux (insectes, rongeurs)
ou les plantes (champignons, mauvaises herbes) jugés nuisibles aux plantations.
Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution diffuse qui contamine toutes les eaux
continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales. Mais la source la plus importante de
contamination par des pesticides demeure la négligence (stockage dans de mauvaises conditions,
techniques d’application défectueuses, rejet sans précaution de résidus ou d’excédents, ou encore
pollutions accidentelles. Si les pesticides sont d’abord apparus bénéfiques, leurs effets secondaires
nocifs ont été rapidement mis en évidence. Leur toxicité, liée à leur structure moléculaire, ne se limite
pas en effet aux seules espèces que l’on souhaite éliminer. Ils sont notamment toxiques pour l’homme.
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Les principaux pesticides utilisés actuellement appartiennent à quelques grandes familles chimiques :
Les organochlorés (hydrocarbures chlorés), comme le DDT synthétisé dès les années 1940, sont
des pesticides très stables chimiquement. Le DDT a été utilisé partout dans le monde dans la lutte
contre les insectes, jusqu'à ce que l'on découvre qu’il était peu dégradable et pouvait se concentrer
dans les organismes en bout de chaîne alimentaire, par bioaccumulation, avec des risques certains
pour la santé humaine.
Les organophosphorés sont des composés de synthèse qui se dégradent assez rapidement dans
l’environnement mais qui ont des effets neurotoxiques sur les vertébrés.
Les pyréthroïdes sont des insecticides de synthèse très toxiques pour les organismes aquatiques.
Une pollution accidentelle des eaux par ces composés peut être dramatique.
Les carbamates, très toxiques, sont utilisés comme insecticides et fongicides.
Les phytosanitaires, qui regroupent un très grand nombre de produits de la famille des triazines ou
des fongicides.
La pollution des sols va dépendre de deux types de facteurs : les premiers auront trait à la nature des
polluants, les seconds seront liés à la nature physicochimique des sols considérés.
Les substances présentes dans le sol sont extrêmement nombreuses : ce sont des hydrocarbures: fuel,
carburants divers, goudrons, hydrocarbures aromatiques, hydrocarbures paraffiniques ou oléfiniques;
des solvants ; des halogènes ; des pesticides, des produits phytoparasitaires ; des matières plastiques ;
des peintures ; des PCB, des HFC ; de l'amiante ; etc.
D'une manière générale le devenir des polluants dans les sols vont dépendre d'un certain nombre de
comportements conjoints entre les molécules polluantes et les caractéristiques physicochimiques des
sols.
L'eau est présente sur Terre sous trois formes : liquide, solide et gaz. Elle recouvre 70 % de la surface
de la Terre. Sur le volume d'eau présent sur Terre : Eau salée (mers et océans): 97, 4% ; eau sous
forme de glace (pôles et glaciers) : 2,1% et eau douce "accessible" (cours d'eau, lacs, nappes) : 0,5%.
Les ressources en eau :
Les eaux naturelles sont présentes dans la nature sous la forme : de lacs ; fleuves ou rivières ;
nappes souterraines ; marais ou lagunes et mers ou océans.
Les caractéristiques physiques et chimiques seront différentes suivant : leur origine et leur
transit dans le milieu naturel.
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Les sources d’eau brute utilisées pour la production d’eau de consommation sont classées en
3 catégories : les eaux des nappes souterraines ; les eaux superficielles courantes et les eaux
superficielles de retenues.
Entre les différentes sources d’eau et l’atmosphère, l’échange d’eau est permanent et forme ce que
l’on appelle le cycle externe de l’eau. Le moteur de ce cycle en est le soleil : grâce à l’énergie
thermique qu’il rayonne, il active et maintient constamment les masses d’eau en mouvement. Ce
cycle se divise en 2 parties intimement liées :
- Une partie atmosphérique qui concerne la circulation de l’eau dans l’atmosphère, sous forme de
vapeur d’eau essentiellement ;
- Une partie terrestre qui concerne l’écoulement de l’eau sur les continents, qu’il soit superficiel ou
souterrain.
On appelle pollution de l’eau toute modification des caractéristiques de l’eau ayant un caractère
gênant ou nuisible pour les usages humains, la faune ou la flore. Au cours de son utilisation, l’eau
s’appauvrit ou s’enrichit de substances de toutes sortes, ou change de température. Les pollutions qui
en résultent se retrouvent dans le milieu naturel (cours d’eau, mer). La pollution de l’eau survient
lorsque des matières sont déversées dans l’eau qui en dégrade la qualité. La pollution dans l’eau
inclut toutes les matières superflues qui ne peuvent être détruites par l’eau naturellement.
Les rejets urbains: résultant de la collecte et du traitement des eaux usées des ménages, des
activités domestiques, artisanales et tertiaires ainsi que du ruissellement des eaux pluviales
dans les zones urbaines,
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Les rejets agricoles: résultant de la percolation des eaux de pluie dans les sols et de son
ruissellement, de l’épandage de produits chimiques sur les sols, des activités maraîchères et
des élevages,
Les rejets industriels: les proportions de pollution des secteurs varient selon les types de
pollutions et la part d’origine industrielle étant par exemple plus élevée pour certains
polluants toxiques.
La pollution par les matières en suspension par leur effet obscurcissant, les matières en suspension
présentes dans les eaux diminuent la photosynthèse qui contribue à l’aération de l’eau. Les organismes
vivants peuvent alors manquer d’oxygène. Par ailleurs, les matières en suspension donnent aux rivières
un aspect sale et trouble et peuvent gêner les poissons ou entraîner leur mortalité par bouchage des
branchies.
Une augmentation de la pollution azotée entraîne, d’une manière générale, une croissance excessive
des algues et plantes dans le milieu récepteur et une consommation supplémentaire de l’oxygène
dissous, d’où une dégradation du milieu aquatique (phénomène d’eutrophisation). Elle a également un
impact sur la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.
Certaines substances présentes dans les rejets industriels peuvent, même à dose infinitésimale, être
dangereuses pour le milieu aquatique et pour l’homme (en cas de baignade ou d’ingestion). Les
pollutions toxiques peuvent être classées en deux groupes suivant leur origine : les produits d’origine
minérale, tels que les métaux ou métalloïdes (mercure, cadmium, plomb, arsenic…) ; les produits
d’origine organique (produits de synthèse, dérivés nitrés…).
Les rejets contenant des substances organiques sont à l’origine d’une consommation de l’oxygène
présent dans le milieu récepteur et peuvent, s’ils sont trop abondants, entraîner la mortalité des
poissons par asphyxie. La pollution organique présente également un impact sur la qualité des eaux
destinées à la consommation humaine.
5.3.5. Hydrocarbures
A la suite de leur déversement sur un plan d’eau, les hydrocarbures et les produits chimiques sont
soumis aux conditions existantes : température de l’eau et de l’air ; vent et courant et agitation du plan
d’eau en surface. En fonction de ces paramètres, les hydrocarbures se transforment plus au moins
rapidement. Les hydrocarbures peuvent réagir différemment, soit : flotter et s’étaler en formant un film
plus ou moins épais ; s’évaporer, pour les plus volatiles ou quelques rares hydrocarbures, plus lourds
que l’eau peuvent couler dès leur déversement.
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5.4. Pollution domestique et urbaine
Des milliers de produits chimiques différents sont utilisés dans la fabrication des biens de
consommation courants. Bien souvent, ces produits chimiques se retrouvent dans l’eau, puis rejetés
dans l’environnement après que les eaux aient été traitées. C’est le cas de plusieurs usines
manufacturières, métallurgiques et de fabriques de pâtes et papiers notamment.
L évolution de l’agriculture est une source importante de contamination de l’eau. Cette évolution est
responsable d’une pression accrue sur l’environnement et de là, a émergé une prise de conscience
sociale de la nécessité de protéger cet environnement et particulièrement les ressources en eau. La
problématique de la pollution de l’eau par l’agriculture découle de l’épandage des déjections utilisées
comme fertilisants ainsi que de l’utilisation de pesticides dans les champs cultivés où le sol et les
plantes ne peuvent pas les absorber, et les éléments fertilisants partent alors avec la pluie et se
retrouvent dans les cours d’eau. L’eau contient donc surtout des excédents de phosphore et de nitrates.
Au cours des événements pluvieux, les polluants des eaux de pluie et des surfaces des bassins versants
sont transportés, par le ruissellement, sur les surfaces urbaines ainsi que dans les caniveaux et les
bouches d’égout, puis au sein des réseaux d’assainissement où ils s’ajoutent aux polluants des eaux
usées et des éventuels dépôts des réseaux remis en suspension par l’augmentation des débits générée
par les événements pluvieux.
Agents physiques
Comprend les matières inertes insolubles de toutes dimensions pouvant rester en suspension dans l'eau.
Elles sont sans activité chimique ou biologique. Que ce soit du sable, du limon ou de l'argile, ces
matières sont en grande partie le fait de l'érosion.
Le ruissellement dans les zones végétales entraîne toutes sortes de matières organiques dans les cours
d'eau et dans les lacs. Provenant de la dégradation des matières végétales, elles confèrent une
coloration plus ou moins forte à l'eau et la rendent esthétiquement rebutante au consommateur.
Les polluants chimiques inorganiques apparaissent dans les eaux lorsque le sol et les formations
géologiques sont lessivés par les précipitations. Ce lessivage provoque une solubilisation des sels
constituants de la lithosphère et la présence d'ions plus ou moins toxiques dans les eaux de drainage.
La nature géologique du terrain conditionne les types d'ions qui s'y trouvent. La quantité et la qualité
de la précipitation déterminent l'intensité du phénomène. Le facteur humain agira ici comme catalyseur
important.
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Agents biologiques
Les cours d'eau contiennent une multitude d'organismes de toutes tailles formant des chaînes
alimentaires spécifiques. L'apport naturel d'éléments organiques ou inorganiques peut modifier ces
équilibres de façon temporaire ou permanente en favorisant ou en inhibant la croissance de certains
organismes. De plus, des organismes étrangers peuvent être injectés dans le milieu aquatique. Il s'agit
de voir si ceux-ci nuisent aux êtres humains
6. Pollution Nucléaire
6.1. Introduction
Parmi les différents types de pollution du milieu, la pollution radioactive est incontestablement celle
qui est la plus mal connue, et cependant c'est aussi celle qui a suscité les mesures de protection à la fois
les plus sévères et les plus scientifiquement établies.
Certes, la pollution radioactive a ses propres caractéristiques, mais du point de vue de l'homme et de
l'écologie, c'est une pollution parmi les autres et les risques qui en résultent devraient être évalués sur
les mêmes bases.
Le développement de la production d'énergie nucléaire, ainsi que la multiplicité des usages sans cesse
croissants des radioisotopes dans la recherche, l'industrie, la médecine, sont inévitablement liés à la
production de déchets ou d'effluents radioactifs dont il faut bien se débarrasser d'une façon ou d'une
autre, le traitement et l'évacuation de ces déchets constitue donc un problème essentiel pour le
développement de l'industrie nucléaire.
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Les Principales origines des polluants et contaminants radioactifs sont :
tritium 3H carbone-14 14C ; cobalt-60 60Co ; strontium-90 90Sr avec son descendant (90Y) ; césium-
137 137Cs avec son descendant (137mBa) ; américium-241 241Am, radionucléides de la famille du
thorium-232 : 232Th, 228Ra, 228Ac, 228Th, 224Ra, 220Rn, 216Po, 212Pb, 212Bi, 208Tl et 212Po ;
radionucléides de la famille de l’uranium-238, dont notamment radium226 226Ra et ses descendants :
222Rn, 218Po, 214Pb, 214Bi, 214Po, 210Pb, 210Bi, 210Po.
D’une façon générale, les sources des polluants et contaminants radioactifs sont :
- dans le domaine médical qui crée également un certain nombre de déchets radioactifs
De tous temps, les populations humaines ont été soumises à des rayonnements d'origine très variée.
Indépendamment de l'irradiation directe due aux rayons cosmiques et aux rayonnements de matières
radioactives contenues dans les roches,
La plus grande partie de la radioactivité naturelle de l'organisme est due à des éléments des séries de
l'uranium et du thorium, au potassium 40 et au carbone 14.
Les débits de dose provenant des rayonnements d'origine naturelle varient d'une région à l'autre dans
d'assez larges limites.
De nombreux facteurs affectent la dose d'irradiation absorbée par l'homme à partir de la radioactivité
naturelle. Parmi ces facteurs, citons l'âge, le sexe, les habitudes alimentaires, le site de la résidence, le
type d'habitation, le système de chauffage.
La dose absorbée dans les poumons, due au radon (222-Rn) qui s'échappe des matériaux de
construction, peut varier d'un facteur 100 suivant les types de construction. Des niveaux de radium et de
thorium dépassant les niveaux admissibles pour l'eau de boisson ont été relevés dans certaines eaux
actuellement consommées.
La dose d'irradiation externe provenant des rayons cosmiques varie avec l'altitude et la latitude.
L'irradiation naturelle est importante à considérer car elle sert de référence pour comparer les doses de
rayonnement d'origine artificielle.
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6.2.2. Les sources artificielles de contamination radioactive
Dans les conditions actuelles, la pollution radioactive du milieu a deux origines principales qui sont
les explosions d'armes nucléaires et les déchets radioactifs.
Les doses d'irradiation dues aux retombées dépendent de la nature et de la quantité des radioéléments
qui se trouvent dans le milieu ambiant. Elles dépendent également de facteurs géographiques et
humains, tels que le régime alimentaire des populations.
21
[Link]. Les déchets radioactifs
Le fonctionnement des usines atomiques pour la production d'énergie et de radioéléments, aussi bien
que l'utilisation de ceux-ci à des fins médicales ou de recherche scientifique aboutissent inévitablement
à la production de déchets radioactifs. Ces déchets apparaissent à tous les stades de production :
Les quantités les plus importantes de déchets proviennent du traitement des combustibles irradiés et
comprennent presque uniquement des produits de fission. Les déchets résultant des applications
médicales, industrielles et scientifiques des radioéléments contiennent moins de radioactivité, mais la
dispersion des établissements pose un problème d'évacuation non négligeable.
La radioactivité des déchets ne pouvant être détruite ni par voie chimique, ni par voie biologique, leur
élimination pose des problèmes particuliers. Pour cela, on dispose de deux moyens essentiels :
2) le stockage lorsque la radioactivité est plus élevée. Le choix des moyens à mettre en oeuvre dépend
donc de l'activité des déchets, mais aussi de leur nature physique, suivant que les déchets se présentent
sous forme de gaz, de poussières, de liquides ou de solides.
D’une façon générale, Le corps humain peut être amené à fixer des radio-éléments :
- par contact et fixation sur la peau, les cheveux ou dans une blessure ouverte ;
- Par inhalation, lors du processus de respiration,
- Par ingestion via l'alimentation ou la boisson ;
Les substances radioactives rejetées dans les différents milieux peuvent atteindre l'homme par des voies
et selon des modes différents suivant le type de rejets effectués et la nature des radioéléments rejetés.
Suivant le mode d'évacuation des rejets, on distingue : l'évacuation dans l'air, l'évacuation dans les cours
d'eau et les lacs, l'évacuation dans les mers et les océans et l'évacuation à la surface du sol.
Les gaz entraînent principalement une irradiation externe de l’organisme. Les aérosols insolubles
contaminent l'appareil respiratoire après inhalation. Les aérosols solubles pénètrent dans l'organisme par
ingestion alimentaire.
22
6.3.2. Évacuation dans les cours d'eau et les lacs
Les risques d'irradiation externe que peuvent entraîner les rejets dans les cours d'eau et les lacs sont
limités à des circonstances telles que les bains et sports nautiques, qui entraînent un contact plus ou
moins prolongé avec les eaux contaminées et les sédiments. Les risques de contamination interne sont
généralement plus importants. Ils sont liés à l'utilisation de l'eau à des fins alimentaires ou agricoles.
En premier lieu, l'eau contaminée peut être ingérée par l'homme sous forme d'eau de boisson, ou d'eau
incorporée aux aliments. L'eau polluée peut en effet contaminer les végétaux et les animaux directement
ou indirectement par l'intermédiaire des sédiments et des chaînes alimentaires aquatiques.
La capacité des océans offre de très larges possibilités d'isolement d'une part, de dilution d'autre part, qui
sont mises à profit suivant deux méthodes. La première consiste à déverser directement des déchets
liquides d'installations atomiques dans les eaux côtières ; la seconde, consiste à déposer les déchets
solides au fond de la mer après les avoir scellés dans des récipients étanches, ce qui permet un isolement
pendant un temps suffisant pour que, en raison de la décroissance, les substances radioactives passant
dans les eaux marines, se diluent à un niveau acceptable.
A partir de la mer, les risques de retour à l'homme se font suivant trois processus principaux, à savoir, la
contamination d'organismes marins comestibles, la contamination des sédiments et par conséquent des
engins de pêche, et la contamination des plages.
L'évacuation de déchets radioactifs dans le sol est possible, à condition de pouvoir garantir leur
isolement. Un certain nombre de possibilités existent, donnant cette garantie. C'est le cas en particulier
de l'utilisation de mines de sel abandonnées, ou de certaines formations géologiques imperméables. On
peut également imaginer de construire spécialement des sites artificiels, en béton par exemple. Mais de
telles solutions sont toujours très coûteuses.
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