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Guidebiodiversite Reptiles

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LES REPTILES

PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ DANS LA MÉTROPOLE DE LYON

[Link]
ORIGINE ET DIVERSITÉ
Présents sur Terre depuis Les Chéloniens ou tortues.
plusieurs centaines de
Les Archosauriens regroupent
millions d’années, les
notamment les crocodiles et les
reptiles forment une classe
dinosaures. On compte également
taxonomique, regroupant
dans cet ordre les oiseaux (près
divers embranchements, dont
de 10 000 espèces), qui sont d’un point
la plupart ont disparu au cours
de vue phylogénétique parmi leurs
de l’évolution. On compte à ce
plus « proches cousins ».
jour près de 7 000 espèces dans
le monde, dont une quarantaine Les Rhynchocéphales ne sont
en France, classées dans quatre représentés, aujourd’hui, que par
ordres : une seule espèce : le Sphénodon. Ce
fossile vivant de 200 millions d’années
ressemble vaguement à un gros lézard
crêté, mais présente des adaptations
particulières et uniques parmi les
reptiles.
Les Squamates, dont font partie
les Sauriens (lézards) et les Ophidiens
(serpents), sont les plus connus
et les plus faciles à observer.
Dans ce livret, nous ne traiterons
que des reptiles indigènes au
sens animaux rampants, couverts
d’écailles épaissies : lézards,
serpents et tortues.
Vipère Aspic (Vipera aspis).
BIOLOGIE
Comme leurs ancêtres Cette nouvelle faculté a permis à ce
amphibiens, les reptiles sont groupe émergeant de coloniser la
des animaux à température terre ferme. Les embryons de vipères
variable et leur métabolisme est se développent à l’intérieur du corps
donc dépendant des conditions des femelles. Après la mise bas, les
météorologiques : température, vipéreaux déchirent leur enveloppe
ensoleillement… translucide.
Ils ont de fait tendance à rechercher La peau des reptiles est recouverte
des zones d’ensoleillement pour d’écailles et périodiquement
accumuler suffisamment de chaleur, changée en se déchirant par
énergie thermique, pour partir lambeaux : c’est la mue. Seuls les
à la recherche de leur nourriture. serpents quittent une chaussette
Contrairement aux amphibiens, parfois entière à la mue.
dont les œufs et le développement
Exceptés les serpents dont la vue
larvaire dépendent du milieu
est plus limitée, les reptiles ont une
aquatique, les reptiles se sont
assez bonne à très bonne vision
affranchis de l’eau pour leur
ce qui leur permet de bien repérer
reproduction. Les œufs des reptiles
les mouvements de leurs proies et
sont recouverts d’une coquille
prédateurs.
calcaire qui limite la dessiccation
des embryons. Ces derniers sont
pondus et incubent dans divers
substrats (tas de pierres ou de bois,
dans le sable ou la terre…).

QUELQUES IDÉES REÇUES


> Les serpents n’hypnotisent pas leurs proies, encore
moins les hommes...
> Ils ne boivent pas de lait, nourriture digeste
seulement chez les jeunes mammifères.
1

Les vipères détectent les sources de chaleur, proies,


prédateurs, grâce à des écailles supra labiales. Les
tortues ont un odorat développé qui leur permet de
s’orienter et de rechercher leur nourriture : végétaux,
petits animaux, cadavres.
2
Les squamates respirent aussi à l’aide de leurs
narines, mais l’olfaction est assurée par un organe
particulier situé sous la voûte palatine, qui se nomme
organe de Jacobson.
La langue fourchue des serpents, et de certains lézards
comme les varans, est un capteur de molécules
olfactives. Ils l’agitent dans l’air ambiant puis la collent
dans cet organe qui analyse les différentes odeurs. Les
lézards entendent bien alors que les serpents eux n’ont
pas d’oreilles externes. Ils détectent cependant les
vibrations du sol (infrasons).
3
Les yeux des serpents et des geckos, sont recouverts
d’une peau transparente, changée à chaque mue.

1. Tortue de Floride ou tortue à tempes rouges (Trachemys


scripta elegans) | 2. Couleuvre verte et jaune (Hierophis
viridiflavus) adulte | 3. Tarente ou Gecko (Tarentola
mauritanica) | 4. Couleuvre hélvétique (Natrix helvetica).
LES DIFFÉRENTS GROUPES
DE REPTILES

1. Tortues 2. Crocodiles
> Les tortues sont des reptiles > Ces grands carnivores ne se
recouverts de grosses écailles rencontrent aujourd’hui que dans
caractéristiques. Leur carapace est les zones intertropicales ou dans les
soudée aux côtes et referme les zoos. Malgré une peau très épaisse
fragiles organes abdominaux. qui leur a permis de traverser près
La tortue bourbeuse ou cistude de 400 millions d’années toutes les
d’Europe (Emys orbicularis) est espèces sont désormais menacées.
aquatique et vit donc dans les
mares, étangs et autres bras
morts de cours d’eau. Le régime
alimentaire des tortues aquatiques
est carnivore, herbivore et
opportuniste. Cette espèce est
rare autour de l’agglomération
lyonnaise.
On peut parfois croiser la tortue
d’Hermann (Testudo hermanni)
souvent enlevée illégalement
de son milieu. Elle survit encore LE SAVIEZ-VOUS ?
naturellement dans le massif Groupe herpétologique Rhône-Alpes
des Maures (Var) au milieu de la
garrigue chaude et sèche. En 2009, la section rhodanienne du Groupe
Herpétologique Rhône-Alpes (GHRA) a été fondée
par les associations naturalistes du département :
LPO-69 (anciennement CORA-69), la FRAPNA-69,
les Naturalistes Rhodaniens et ARTHROPOLOGIA.
Le GHRA permet de coordonner des actions
(inventaires, protection), de mutualiser
les compétences et de centraliser les données,
notamment dans la perspective d’un atlas régional.
5. Couleuvre d’Esculape (Zamenis longissimus) |
6. Cistude d’Europe ou tortue bourbeuse (Emys
orbicularis) | 7. Tortue d’Hermann (Testudo hermanni) |
8. Lézard des murailles (Podarcis muralis).

3. Squamates
> Les serpents, descendent d’un groupe de lézards
quadrupèdes (munis de quatre pattes), qui se sont
adaptés à la recherche de proies dans les galeries
souterraines. Lézards et serpents ont un corps allongé
et cylindrique, recouverts de petites écailles 6
et de plaques cornées. Ils affectionnent les milieux
chauds et secs, c’est pourquoi les murets, les tas
de pierres ou de bois, les zones sablonneuses,
les pentes exposées au sud sont des milieux privilégiés
pour les observer.
Les squamates sont carnivores et chassent en fonction
de leur taille : insectes, arachnides, rongeurs (souris,
rats, mulots, campagnols). De fait, ils remplissent
une vraie fonction d’auxiliaires en participant
à la limitation des populations de petits animaux,
notamment autour des maisons, dans les champs…
Les couleuvres aquatiques (couleuvre helvétique 7
et vipérine) se nourrissent également d’amphibiens
et de poissons.

8
OBSERVER LES REPTILES
SUR LE TERRITOIRE
DU GRAND LYON
Voici les espèces présence est très probablement liée
potentiellement présentes et à des individus isolés transportés
observables sur le territoire de involontairement depuis le sud de
l’agglomération lyonnaise et de la France. On la retrouve en zone urbaine
ses environs. chassant de nuit des insectes sur
les murs.
Les Lézards
> Le Lézard des murailles, Les Serpents
Podarcis muralis (Laurenti, 1768) > La Couleuvre verte et jaune,
Le plus commun, on le rencontre Hierophis viridiflavus (Lacépède,
vers les murs et les pierres et 1789)
autour des maisons chassant les L’un des serpents le plus commun sur
insectes. le territoire de l’agglomération.
> Le Lézard à deux raies, Inoffensive, elle n’hésite pas à siffler
Lacerta bilineata (Daudin, 1802) et à mordre si on tente de la capturer.
Le plus grand des lézards que l’on > La Vipère aspic, Vipera aspis
peut rencontrer sur le territoire. Les (Linnaeus, 1758)
mâles peuvent dépasser les 40 cm. Devenue rarissime, si vous l’observez ou
Ils se cachent dans les fourrés parvenez à la photographier, n’hésitez pas
et les talus en lisière de bois à transmettre l’information à l’association.
ensoleillés.
On peut également rencontrer des
> L’Orvet fragile, Anguis fragilis Coronelles lisses (Coronella
(Linnaeus, 1758) austriaca [Laurenti, 1768]), des
Ce sont des lézards sans pattes que Couleuvres d’Esculape (Zamenis
l’on appelle aussi « serpents de longissima [Laurenti, 1768]), des
verre » car leur queue peut aussi se Couleuvres à collier (Natrix helvetica
rompre. L’espèce est devenue rare. [Lacepède, 1789]) et des Couleuvres
> La Tarente de Maurétanie, vipérines (Natrix maura [Linnaeus,
Tarentola mauritanica 1758]).
(Linnaeus, 1758)
C’est une espèce introduite de
gecko, un lézard nocturne. Sa
Lézard à deux raies (Lacerta bilineata) mâle en parure nuptiale.

Les tortues
On peut rencontrer la Cistude
d’Europe (Emys orbicularis
[Linnaeus, 1758]), et la Tortue
de Floride (Trachemys scripta
elegans [Schoepff, 1792])
et ses « cousines » importées).
La Tortue d’Herman (Testudo Coronelle lisse (Coronella austriaca).
hermanni) et la Tortue grecque
(T. graeca) sont parfois élevées dans
des jardins. Elles ont été rapportées
en toute illégalité du sud de la France
et ou d’Afrique du Nord.

Couleuvre d’Esculape (Zamenis longissima).

ÉCHAPPÉES BELLES
En septembre 2009, un tout jeune serpenteau de couleuvre
verte et jaune a été trouvé sur un trottoir à proximité
du pont Morand (Lyon 6e). Il a été sauvé et rapporté
à l’association Arthropologia. Il provenait, sans doute,
des zones plus favorables : Parc de la Feyssine, berges
du Rhône, Crépieu…
En juillet 2008, un agent du Grand Lyon a observé
un lézard ocellé (Timon lepidus) dans un parking
souterrain. Les mâles de cette espèce méridionale
dépassent parfois les 60 cm ! Orvet ou « Serpent-de-verre » (Anguis Fragilis).
MENACES ET PROTECTION
DES REPTILES
Les reptiles sont des animaux REFUGES ET CORRIDORS
très menacés par les activités D’une manière générale, fournir
humaines sur le territoire de une continuité de quelques espaces
l’agglomération lyonnaise et sauvages dans les jardins ou
partout ailleurs. Peu mobiles, au sein d’une commune permet
ils subissent la destruction et d’accueillir et de maintenir une
le morcellement de leur habitat faune diversifiée et nécessaire pour
(urbanisation, mécanisation, le bon fonctionnement des milieux.
pesticides…). L’empoisonnement
de leurs proies les intoxique
également. Les voitures et les chats
domestiques restent des menaces
très sérieuses.
Rappelons pourtant que toutes
les espèces sont protégées
par la loi française, sauf les
espèces exotiques invasives.
En participant à la protection des
milieux, vous pouvez contribuer au
maintien des habitats nécessaires
à la vie des reptiles et de leurs
proies. Tous les espaces de nature
sont utiles : friches, talus, haies LE SAVIEZ-VOUS ?
et bosquets, mares, pierriers,...
> Les reptiles sont des animaux mal-aimés, pourtant
Plusieurs petits aménagements très
leurs mœurs, notamment prédatrices de rongeurs
simples à réaliser fournissent des
et insectes devraient les élever au rang de super-
refuges ou des gîtes aux reptiles :
auxiliaires !
tas de pierres, tas de bois…
> Les vipères font, sauf cas très rares, beaucoup
plus de peur que de mal. Leurs morsures sont
souvent sèches ou blanches, c’est-à-dire sans
injection de venin.
Les vipères souffrent à tort comme nombre
d’animaux qualifiés de nuisibles d’une très mauvaise
réputation.
Lézard des murailles (Podarcis muralis), femelle gravide.

Lézard à deux raies (Lacerta bilineata).

Lézard à deux raies (Lacerta bilineata) mâle.

Couleuvre vipérine (Natrix maura). Tortues aquatiques exotiques (Emydidés).

Couleuvre helvétique (Natrix helvetica) Juvénile de couleuvre verte


se faisant passer pour morte (Thanatose). et jaune (Hierophis viridiflavus).
Métropole de Lyon - Février 2019 - Rédaction : Hugues Mouret, ARTHROPOLOGIA - Coordination : La Métropole de Lyon / Délégation au Développement Urbain et Cadre de Vie -
POUR ALLER PLUS LOIN FRAPNA RHÔNE-ALPES
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ARTHROPOLOGIA
Écocentre du Lyonnais LES NATURALISTES RHODANIENS
60, chemin du Jacquemet - [Link]
69890 La Tour-de-Salvagny
GHRA : GROUPE HERPÉTOLOGIQUE
04 72 57 92 78
RHÔNE-ALPES
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Crédits photos : © Fabien Dubois, O. Montavon, © ARTHROPOLOGIA - Hugues Mouret, Frank Vassen CC BY 2.0.
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LPO RHÔNE
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avec la Métropole de Lyon

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CS 33569 - 69505 Lyon Cedex 03
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