Gestion de projets
L3 Science Politique (2015- 2016)
Prise de contact
Questions de départ :
- Qu’est-ce que la gestion de projets (GDP) ?
- Comment entendre la gestion de projets ?
- Quelles sont les modalités de gestion de projets ?
- Y a-t-il une connotation politiste du mot gérer, de la
gestion ? Qu’est-ce qui, dans la GDP, pourrait intéresser le
politiste ?
Sommaire :
Chapitre préliminaire
Chapitre I: Identification et formulation du projet
Section 1: gestion intégrée du projet
Section 2: cadre logique du projet
Chapitre II: Planification opérationnelle du projet
Section 1: La planification des activités de contenu
Section 2: La planification des activités de gestion
Chapitre III: suivi et évaluation de projets
Section 1: définition des concepts : suivi et
évaluation
Section 2 : les catégories de suivi et d’évaluation
Section3 : les critères d’évaluation
Thèmes d’exposé ou de dossiers en GDP (5 à 10
étudiants par groupe) :
1: Place de la planification dans la gestion de projets
2. Ressources humaines et GDP
3. Importance du cadre logique dans un cycle de GDP
4. Planification des activités du contenu et planification des
activités de suivi du projet
5. Gestion du cycle de projet et planification opérationnelle
6. Indicateurs et gestion de projet
7. Les critères de qualités et de réussite du projet
8. Les limites du cadre logique d’un projet
9. Rôle et place de l’analyse institutionnelle et organisationnelle
dans la de gestion de projet
10. Gestion intégrée de projet et gestion du cycle de projet
Chapitre préliminaire
La notion de projet : ensemble de moyens fédérés (plusieurs
moyens) c’est à dire mis en commun (techniques, financiers,
humains, logistiques, de communication…) afin d’atteindre un
ou des objectif définis et connus, subordonné à une stratégie le
tout dans une contrainte de durée (temps), facteur qui
distingue le projet du programme.
Les normes ISO mise en place de légitimation de choses ce sont
des normes internationales de consécration de la qualité du
produit. Un projet est un processus unique qui consiste en un
ensemble d’activités coordonnées et maitrisées comportant des
dates de début et de fin entrepris dans le but d’atteindre un
objectif conforme à des exigence spécifiques tels que des
contraintes de délai de coût et de ressource.
Il y’a plusieurs sens que l’on peut donner sur la notion de projet
trois sens qui correspondent à trois étapes. Il faut d’abord
clarifier ce que vous voulais faire en matière de projet ex en
voulant construire un puit il faut déterminer le genre de puit à
construire l’idée pour ainsi dire. D’un pt de vue architectural
c’est l’esquisse de matérialisation d’un projet. Le deuxième
sens. Troisièmement les étapes. Donc il faut l’idée, la
configuration et la matérialisation. Dans l’expression de
gestion de projet c’est la troisième étape qui est visée, c’est à
dire la matérialisation des étapes. Jules Vallet dira que le
projet est un ensemble d’actions de travaux qui
concourent tous à la réalisation d’un résultat unique et
mesurable : le produit du projet. C’est ce produit qu’on
appelle souvent le livrable final (le produit livré à son
bénéficiaire).
Les projets n’ont de sens que dans le cadre d’une stratégie
quel que soit la définition et la qualité des objectifs. Un projet
sans légitimité ne saurait être bénéficiaire. Il y’a toujours la
notion d’acteur c’est à dire les personnes qui sont impliqués
dans la gestion de projet (Ceux qui en ont eu l’intention ou
l’idée, ceux qui sont important sont ceux qui vont le réaliser
ceux qui ont les moyens financiers, ceux qui sont chargés de
gérer le projet : il y’a ceux qui gèrent le projet au jour le jour
mais il y’a aussi les destinataires du projet catégorie essentielle
dans la gestion de projet ou acteurs clés). Car la réussite d’un
projet ne peut se mesurer que par rapport aux destinataires
leur degré d’implication pour ainsi dire de nombreux projet
échouent faute d’avoir négligé le degré d’implication des
destinataires.
D’un point de vue historique on a commencé à utiliser le terme
pendant les années 50 relativement à des programmes
militaires dans le domaine spatial. Mais on retrouve l’utilisation
du mot dans un certain nombre de secteurs tels que le
bâtiment les travaux publics. On mettait surtout l’accent sur
les méthodes de structuration et les outils d’une opération
quelconque ou de petites opérations reliées les unes aux autres
et le tout dans une perspective de planification des tâches,
d’anticipation et le suivi de leur déroulement. Dans ce cas on
vise l’affectation des ressources. A cet égard un certain nombre
d’outils avaient été mis en avant. Il y’a ce que l’on appelle aussi
les tableaux de bord (des fiches de renseignements des niveaux
d’exécution).
Chapitre I : Identification et formulation du projet
Section 1 : La gestion intégrée du projet
On peut considérer ces dernières années beaucoup
d’organisations ont acquis la gestion du projet. A travers cette
expérience s’est développée une approche largement partagée
dans l’univers des professionnels des projets. Cette approche
répartit la gestion des projets en un nombre de phases
distinctes qu’on appelle cycle de projet. On distingue trois
phases dans le cycle de projet : il y’a la phase dite avant le
projet, celle dite pendant le projet et la phase d’après le
projet. Dans la première phase il y’a différentes tâches qui
correspondent à des temps précis dans la réalisation de la
phase : il y’a le premier temps: c’est la programmation
du projet où il s’agit de définir la politique du projet.
Deuxième moment l’identification du projet. Troisième
moment c’est celui de la formulation. Dernier moment
l’appréciation et la prise de décision. La seconde phase de
réalisation du projet ou pendant le projet. Il y’a deux moments
essentiels : le premier c’est ce lui de la mise en place des
outils de gestion du projet. Deuxième moment c‘est le
suivi de la rédaction ; le rapport, l’audite contrôle du projet
et enfin l’évaluation à mi -parcours du projet. Troisième phase
c’est celle dite de l’après projet. Dans cette phase on va
procéder à deux chose dont l’une va s’agir d’élaborer le
rapport de fin de projet et l’autre de l’évaluation ex post
du projet qui va venir quelque temps après pour voir l’impact
des résultats du projet par rapport aux destinataires du projet.
Ce qu’on appelle la gestion d’un cycle de projet sera
considéré comme intégrée si toutes les phases du cycle
sont conçues et gérées de telle sorte qu’elles soient
interdépendantes. Ceci implique la gestion de chaque phase
tienne compte des éléments de là où des phases précédentes.
La gestion est ici définie comme un ensemble de
processus structurant et facilitant l’objectif
l’accomplissement d’objectifs fixés de façon efficace et
efficiente. Autrement dit ce qu’on appelle la gestion intégrée
du cycle de projet se focalise plutôt sur la gestion des
interventions ou projet de développement ayant comme objectif
de contribuer à changer une situation insatisfaisante en une
situation satisfaisante. Ces projet développement s’inscrit dans
un contexte plus large. La prise en compte de ce contexte revêt
une grande importance. Et pour les politistes là réside le grand
défi dans la gestion de projet. Il s’agit en effet de prendre en
compte des situations complexes mouvantes et souvent
difficiles à maitriser. Par ailleurs les personnes ainsi que leurs
interactions constituent d’importants facteurs dans ce
processus de changement. Par conséquent les gestionnaires
des projets pour la réussite de leur mission doivent tenir
compte de la complexité des interactions humaines des
tempéraments et des valeurs socio culturelles des acteurs
impliqués. La gestion d’un projet doit tenir compte de ces défis
en tant qu’ils sont liés au contexte et aux acteurs par le biais de
la collecte des infos des échanges et des analyses. Ainsi dans
ce processus toutes les principales parties concernée seront
appelées à prendre continuellement des décisions sur base
d’informations disponibles. L’information est un facteur clé dans
la marche du projet mais il faut veiller au contenu de
l’information la qualité de l’information pour ainsi dire car la
façon dont les acteurs l’utilisent est déterminante. Une
mauvaise information peut être fatale pour le projet.
Section 2 : Le cadre logique du projet
On peut rappeler d’un point de vue historique que la cadre
logique est un outil qui a été développé dans les années 1960
par les américains comme outil des gestions pour améliorer
la planification et l’évaluation de projet. C’est un outil qui
est beaucoup utilisé aujourd’hui par beaucoup d’organismes de
développement comme GTZ chez les allemands ou bien le SIDA
organisme canadien. Le cadre logique présente les éléments
essentiels pour comprendre t gérer une intervention de manière
simple systématique t compréhensible.
1) Le cadre logique comme outil majeur de la gestion
des cycles de projet
L’instrument fondamental de la GCP est en effet constitué par le
cadre logique. Celui-ci comprend toutes les informations
nécessaires pour comprendre et gérer un projet durant toutes
ces phases. Présenté de façon explicite et transparente ces
infos sont orientées vers des objectifs et résultat. Cela procure
en effet une certaine flexibilité. Les gestionnaires des projets
doivent en effet avoir la latitude de corriger les composantes du
cadrer logique. Celui-ci reste un outil utilisable à toutes les
étapes du cycle de projet. La cadre logique comprend tous les
éléments nécessaires pour mettre en œuvre une intervention
utile pour assurer la qualité de la gestion. Il permet par ailleurs,
aux différentes parties prenantes impliquées dans le projet de
préciser ultérieurement leurs objectifs en les formulant au
besoin de manière plus transparente. Ce faisant il permet de
faciliter les négociations entre partenaires.
2) Les composantes du cadre logique
A) La logique d’intervention ou la description du projet
La logique d’intervention constitue la première colonne du
cadre logique celle qui donne une description du projet. On
retrouve dans cette première colonne les objectifs que le projet
se propose d’atteindre. A l’intérieur de ces objectifs, il y’a lieu
de mettre en exergue le ou les objectifs majeurs et ce qu’on
appelle les objectifs spécifiques. Ils sont situés dans la seconde
rangée après les objectifs globaux dont la portée est plus large
et qui sont destinés à expliquer en quoi le projet revêt une
importance pour la société de façon générale. On peut
cependant être en présence de plusieurs objectifs globaux dans
la relations entre les objectifs il faut noter que l »objectif
spécifique est conçu toujours pour contribuer à la réalisation
d’objectif global. En réalité il doit y avoir un lien entre objectifs
global et objectifs spécifiques. Après les deux première rangées
on a en une troisième dans la laquelle figure les résultats du
projet. Les résultats décrivent les avantages ou les bénéfices
que le projet doit générer pour atteindre l’objectif spécifique.
Après on a la quatrième rangée dans laquelle sont énumérées
les activités qui seront entreprises dans le cadre du projet pour
atteindre les résultats escomptés. Les quatre niveaux ou
rangées ainsi décrites sont intimement liées avec une logique qi
s’articule de la façon suivante : à chaque fois que les activités
sont mises en œuvre les résultats correspondants sont
normalement atteints. Mais si les résultats sont atteints
l’objectif spécifique du projet aura ainsi été réalisé et du coup
le projet aura contribué à la réalisation des objectifs globaux.
B) Les hypothèses du cadre logique
On peut dire que chaque projet s’implante dans un contexte
large. De ce point de vue ce qui est attendu du gestionnaire de
projet c’est qu’il analyse continuellement les changements qui
s’opèrent dans son environnement. En effet certaines données
peuvent influencer négativement le projet alors que celui-ci n’a
pas forcément une maitrise directe sur elle (l’environnement
influence le projet et non le contraire). C’est pourquoi il est
important d’identifier lesdites données durant la formulation du
projet. Ces données sont classées dans la quatrième colonne du
cadre logique et les hypothèses qu’on émet à leurs égard
doivent être formulées de manière positive ça veut qu’elles
doivent être considérées comme devant se réaliser par
exemple par une tierce personne. On distingue trois niveaux
d’hypothèses dans le cadre logique. Situées dans la 4em
colonne, elles sont appréhendées au niveau respectif
correspondant à l’objectif spécifique, aux résultats
intermédiaires, et aux activités. Les conditions préalables
situées généralement plus bas que le niveau des activités
doivent être remplies pour que le projet puisse démarrer.
C) Les indicateurs
Les indicateurs servent à clarifier les objectifs et les
résultats ils sont placé dans le niveau du cadre logique au
même niveau que les objectifs ou les résultats. Les indicateurs
servent à un double objectif. 1ere utilité : ils obligent les
différentes parties impliquées dans un projet à décliner ou à
définir le plus précisément possible les objectifs sur lesquels ils
se sont accordés. De cette façon toutes les parties sont amené
à clarifier leurs besoins ce qui va contribuer à rehausser le
niveau entre elles. 2em : les indicateurs dans le cadre logique
peuvent être formulés de telle sorte qu’ils soient objectivement
vérifiables et dans ce cas précis ils sont désignés par le sigle
IOV (indicateur objectivement vérifiable). Ce la va faciliter le
processus de suivi et évaluation. Ce dont il est question ici c’est
que les indicateurs doivent être décrits aussi concrètement que
possible l’objectif auquel il se réfère.
D) Les sources de vérification
Les sources d’informations nécessaires qui renseignent sur les
indicateurs sont mentionnées dans la 3em colonne du cadre
logique. Il est important de les définir déjà durant la phase
d’étude du projet parce qu’elles impliquent des activités
spécifiques devant faire l’objet de planification et de
budgétisation.
E) Les moyens et les coûts
La dernière case de la colonne des indicateurs et celle de la
colonne des sources de vérification contiennent respectivement
les indications générales sur les moyens et les ressources du
projet y compris le budget devant supporter toutes les activités
du projet. Et dans la déclinaison de ce budget il ne faut pas
oublier la part de contribution de chaque partenaire.
Chapitre II : La planification opérationnelle du projet
Le cadre logique dont il a été question précédemment tel qu’il
est décliné à la fin d la phase de formulation devrait servir à la
planification opérationnelle. Cette phase contient des éléments
essentiels au déroulement du projet. On y retrouve notamment
1 la planification plus détaillé des activités à entreprendre et 2
la planification des activités de gestion.
Section 1 : La planification des activités de contenu
Ce qu’on appelle ainsi c’est une activité relativement
simple qui consiste à détailler toutes les activités
nécessaires en vue d’atteindre la réalisation de l’activité
en question. La démarche est semblable à celle de la
planification des activités pour chaque résultat intermédiaire.
En cas de besoin on peut même ajouter un niveau
supplémentaire de détails en prévoyant une colonne de sous
activités. Toutefois il y’a lieu d’éviter d’élaborer un plan trop
détaillé. De fait le niveau de détail approprié est difficile à
décider d’avance et il dépend du moment qui est atteint dans le
cycle de projet. En fonction du moment choisi la description des
activités doit permettre de proposer un ordre de grandeur du
budget. A la fin de la formulation le détail dans la description
des activités doit permettre l’élaboration d’un budget exact. Au
moment du démarrage de l’exécution du projet, la description
des activités doit permettre d’arrêter un certain nombre de
choses comme par exemple. 1 un échelonnement adéquat de
l’activité, 2 une ventilation adéquate des tâches et des
responsabilités 3 une estimation aussi adéquate des moyens
financiers et humains ainsi qu’un calcul précis de coûts.
Section 2 : La planification des activités de gestion
Pour rappel ces activités de gestion sont nécessaires pour
soutenir et gérer les activités énumérées précédemment(les AC
de contenu). On distingue cinq groupes d’activités de
gestion qui se rapportent chacun à un aspect spécifique de
l’intervention. C’est ainsi qu’on a des activités liées à la gestion
du temps tout comme des activités liées à la gestion des
finances.il y’a aussi des activités liées à la garantie de
l’intervention. Il y’a en quatrième lieu des activités liées au
processus d’information. Il y’a enfin des activités lié »d à
l’organisation du personnel qui est affecté à l’intervention. Les
activités dans ce domaine peuvent être considères comme des
efforts destinés à guider les activités de contenu. Autrement dit
chacune des activités de contenu peut être abordé sous l’angle
de chacun des cinq aspects de la gestion c’est-à-dire le temps
les finances la qualité la circulation de l’information et enfin
l’organisation du personnel.
Chapitre III: Suivi et évaluation de projets
Section 1: définition des concepts : suivi et évaluation
Section 2 : les catégories de suivi et d’évaluation
Section3 : les critères d’évaluation
GESTION DE PROJETS
Pour un politiste, gérer c’est s’occuper des choses qui peuvent
échapper à l’œil nu.
Le politiste s’occupe de ce qui n’a pas marché dans la gestion
du projet.
Objectifs du cours :
-Former à la gestion du projet
-Identifier dans la formulation du projet les caractéristiques
humaines dans la gestion du projet.
-comment faire pour réussir un projet et étudier ce qui ne
relève pas du matériel dans la gestion du projet.
-comment planifier la gestion du projet.
Sommaire :
Chapitre préliminaire :
Chapitre 1 : identification et formulation du projet
Section 1 : gestion intégrée du projet
Section 2 : le cadre logique du projet
Chapitre 2 : planification opérationnelle du projet
Section 1 : la planification des activités de contenue
Section 2 : la planification des activités de gestion
Chapitre 3 : suivi et évaluation du projet.
Section 1: définition des concepts : suivi et évaluation
Section 2 : les catégories de suivi et d’évaluation
Section 3 : les critères d’évaluation de projet
Chapitre préliminaire
La notion de projet : c’est un ensemble de moyen fédéré
mise en commun (technique, financier, humain, logistique, de
communication etc.) afin d’atteindre un ou des objectifs définis
et connus subordonnés à une stratégie le tout dans une
contrainte de durée, facteur qui le distingue du programme.
Extrait de l’ouvrage le pilotage de grands travaux par les
risques de l’auteur AEDIAN.
Dans l’iso 2006 un projet est un processus unique qui consiste
en un ensemble d’activités coordonnés et maitrisés comportant
des dates de début et de fin entrepris dans le but d’atteindre un
objectif conforme à des exigences spécifiques telles que des
contraintes de délais, de coups, et de ressources.
Les deux définitions ont en commun les contraintes.
Les 3 étapes de matérialisation ou sens du mot projet :
1- l’identification de ce qu’on veut faire
2-On peut parler de projet quand on a le souhait de faire
quelque chose
3- dégager les étapes à parcourir pour arriver à mettre à jour
notre souhait.
Dans l’expression gestion des projets c’est la 3 e étape qui nous
intéressera
Jules VALLET définit le projet comme « un ensemble d’action ou
de travaux qui concourt tous à la réalisation d’un résultat
unique et mesurable : le produit du projet.» c’est ce produit que
l’on appelle le livrable final. Extrait de l’ouvrage technique de
planification de projet publié par la maison d’édition Dunod.
Quel que soit la définition, le projet n’a de sens que dans la
stratégie et la qualité des objectifs.
Dans la gestion de projet il y a la notion d’acteur. Qui sont les
acteurs ? L’acteur est celui qui est impliqué dans la réalisation
du projet : il y a ceux qui ont eu l’idée du projet, ceux qui
gèrent le projet au quotidien ce sont les premiers acteurs, ceux
qui financent le projet, ceux qui sont chargés de procéder au
contrôle du projet, ceux qui sont chargés de réaliser le projet, il
y a enfin les destinataires du projet. Ces derniers sont les
acteurs clés du projet. Car la réussite ou la légitimité d’un projet
ne peut se mesurer que par rapport aux destinataires. De
nombreux projets échouent faute d’avoir négligé le degré
d’implication des destinataires.
Historiquement, on retrouve la gestion du projet dans les
années 50 relativement à des programmes militaires ou
spatiaux notamment aux USA. On note l’utilisation du concept
dans le secteur de bâtiments et travaux publics et travaux
d’ingénierie. Dans ces domaines, on mettait surtout l’accent sur
les méthodes de structuration et les outils d’une opération
quelconque ou de petites opérations reliées les unes aux autres
et le tout dans une perspective de planification des taches,
d’anticipation et le suivi de leur bon déroulement. Dans ce cas
on vise l’affectation des ressources. A cet égard un certain
nombre d’outils tel que le contrôle budgétaire était mis en
avant. Les tableaux de bord de gestion (avoir des fiches de
renseignement des niveaux d’exécution…) ont constitué un
outil important dans les gestions de projet. L’importance de la
gestion de projet dépend de la conception de chacun dans le
projet. Pour les politistes l’intérêt doit se focaliser sur les
destinataires du projet. La façon dont le projet est perçu par les
destinataires dépend largement de la fabrication au moment de
la réalisation du projet et de l’organisation du travail.
L’importance est de susciter une dynamique collective qui
permet de réussir le projet.
Chapitre I : Identification et formulation du projet
Section 1 : La gestion intégrée du projet
On peut considérer que dans ces dernières années beaucoup
d’organisations ont acquis la gestion du projet. A travers cette
expérience, s’est développée une approche largement partagée
dans l’univers des professionnels. Cette approche réparties la
gestion des projets en un nombre de phase distinct qu’on
appelle cycle de projet. On distingue 3 phases dans le cycle de
projet :
- La phase d’avant le projet
- La phase pendant le projet
- La phase d’après le projet
Dans la 1ere phase (avant le projet), il y a différentes
tâches qui correspondent à des moments précis d’avant la
réalisation et déroulement de cette phase :
1-il y a le moment de la programmation du projet où il s’agit de
définir la politique du projet.
2-il y a le moment de l’identification du projet
3-il y a le moment de la formulation du projet
4- il y a le moment de l’appréciation et la prise de décision.
Dans la 2e phase (pendant le projet), il y a 2 moments
essentiels qui correspondent à 2 actes essentiels :
1-le moment de la mise en place des outils de gestion
2-le moment du suivi, de la rédaction de rapport, de l’audit
contrôle du projet et de l’évaluation à mi parcourt.
Dans la 3e phase (l’après projet), on procédera à 2choses :
-l’une consistera à élaborer le rapport de fin de projet.
-Ensuite, on aura l’évaluation ex post du projet.
La gestion d’un cycle de projet sera considérée comme
intégrée si toutes les phases du cycle sont conçues et
gérées de telles sortes qu’elles sont interdépendantes.
Ceci implique que la gestion de chaque phase tienne
compte des éléments de la ou des phases précédentes. La
gestion ici est définie comme un ensemble de processus
structurant et facilitant l’accomplissement d’objectifs fixés
de façon efficace et efficiente. Autrement dit ce qu’on
appelle la gestion intégrée du cycle de projet se focalise
plutôt sur la gestion des interventions ou projet de
développement ayant comme objectif de contribuer à
changer une situation insatisfaisante en une situation
satisfaisante. Ces projets de développement s’inscrivent
dans un contexte plus large. La prise en compte de ce
contexte revêt une grande importance. Et pour les
politistes là réside le grand défi dans la gestion du projet. Il
s’agit en effet de prendre en compte des situations
complexes mouvantes et souvent difficiles à maitriser. Par
ailleurs, les personnes ainsi que leur interaction
constituent d’importants facteurs dans ce processus de
changement. Par conséquent les gestionnaires des projets
pour la réussite de leur mission doivent tenir compte de la
complicité des interactions humaines, des tempéraments
et des valeurs socio-culturelles des acteurs impliqués. La
gestion d’un projet doit tenir compte de ces défis en tant
qu’ils sont liés au contexte et aux acteurs par le biais la
collecte des informations, des échanges et des analyses.
Ainsi dans ce processus toutes les principales parties
concernées seront appelées à prendre continuellement
des décisions sur la base d’information possible disponible.
(L’information est la ressource clé dans la marche d’un
projet. La qualité de l’information, le contenu et la façon
dont les acteurs utilisent l’information sont aussi
importants. L’information est destinée à nourrir une
décision donc garder l’information ne sert à rien ça tue
l’information).
Thèmes :
1. La place de la planification en gestion de projet
2. Ressources humaines et gestion de projet
3. L’importance du cadre logique dans le cycle de gestion
de projet
4. Planification des activités du contenu et planification
des activités du suivi du projet
5. Gestion du cycle d projet et planification opérationnelle.
6. Indicateurs et gestion de projet
7. Les critères de qualité et de réussite d’un projet
8. Les limites du cadre logique de projet
9. Rôles et places de l’analyse institutionnelle et
organisationnelle en matière de gestion de projet.
10. Gestion intégrée de projet et gestion cycle de projet.
Section 2 : Cadre logique de projet
D’un point de vue historique, le cadre logique peut être définit
comme un outil de gestion et a été développé dans les années
60 pour améliorer la planification et l’évaluation des projets.
C’est un outil qui est beaucoup utilisé aujourd’hui par des
organismes de développement comme par exemple GTA ou le
CIDA qui est un organisme canadien. Le cadre logique présente
les éléments essentiels pour comprendre et gérer une
intervention de manière simple, systématique et
compréhensive.
1- Le cadre logique comme outil majeur de la gestion des
cycles de projet (GCP)
L’instrument fondamental de la GCP est en effet constitué par le
cadre logique. Celui-ci comprend toutes les informations
nécessaires pour comprendre et gérer un progrès durant toutes
ses phases. Présentée de façon explicite et transparente, ces
informations sont orientées vers des objectifs et des résultats.
Cela procure en effet, une certaine flexibilité. Les gestionnaires
des projets doivent en effet avoir la latitude de corriger les
composantes du cadre logique. Celui-ci reste un outil utilisable
à toutes les étapes du cycle de projet. Le cadre logique
comprend tous les éléments nécessaires pour mettre en œuvre
une intervention utile pour assurer la qualité de la gestion. Il
permet par ailleurs aux différentes parties prenantes impliquées
dans le projet de préciser ultérieurement leur objectif en les
formulant aux besoins de manière plus transparente. Ce faisant,
il permet de faciliter les négociations entre partenaires.
2-Les composantes du cadre logique
A-La logique d’intervention ou la description du projet
La logique d’intervention constitue la première colonne du
cadre logique celle qui décrit une description du projet. On
retrouve dans cette première colonne les objectifs que le projet
se propose d’atteindre à l’intérieur de ces objectifs, il y a lieu de
mettre en exergue le ou les objectifs majeurs c’est ce qu’on
appelle les objectifs spécifiques ils sont situés dans la seconde
rangée après les objectifs globaux dont la portée est plus large
et qui sont destinés à expliquer en quoi le projet revêt une
importance pour la société de façon générale. On peut
cependant être en présence de plusieurs objectifs globaux.
Dans la relation entre les objectifs, il faut noter que l’objectif
spécifique est conçu toujours pour contribuer à la réalisation de
l’objectif global. Donc il doit y avoir un lien entre objectif
globaux et objectif général et objectif spécifique et vice versa.
Après les deux premières rangées on en a une 3é dans laquelle
figure les résultats du projet. Les résultats sont conçus pour
décrire les avantages ou les bénéfices que le projet doit générer
pour atteindre l’objectif spécifique. Après la 3e rangée on la 4e
dans laquelle sont énumérées les activités qui seront
entreprises dans le cadre du projet pour atteindre les résultats
escomptés. Les 4 niveaux ou rangée ainsi décrites sont
ultimement liés avec une logique qui s’articule de la façon
suivante : à chaque fois que les activités sont mises en œuvre
les résultats correspondants sont normalement atteints. Mais si
les résultats sont atteints l’objectif précis du projet aura ainsi
été réalisé et du coup le projet aura contribué à la réalisation
des objectifs globaux.
B-Les hypothèses du cadre logique
On peut dire que chaque projet s’implante dans un contexte
large de ce point de vue ce qui est attendu du gestionnaire de
projet c’est qu’il analyse continuellement les changements qui
s’opèrent dans son environnement. En effet, certaines données
peuvent être influencées négativement le projet alors que celui-
ci n’a pas forcément une maitrise directe sur elle. (C’est
l’environnement influence le projet et non pas le contraire).
C’est pourquoi il est important d’identifier les dites données
dans l’étape de la formulation du projet. Ces données sont
classées dans la 4e colonne du cadre logique. Et les hypothèses
qu’on émet à leur égard doivent être formulées de manière
positive. Elle doit être considérée comme devant se réaliser et
probablement par une tierce personne. On distingue 3 niveaux
d’hypothèse dans le cadre logique. Situées dans la 4 e colonne
elles sont appréhendées ou sont logées au niveau respectif
correspondant à l’objectif spécifique aux résultats
intermédiaires et aux activités. Les conditions préalables
situées généralement plus bas que le niveau des activités
doivent être remplies pour que le projet puisse démarrer.
C- Les indicateurs
Ils servent à classifier les objectifs et les résultats. Ils sont
placés dans la 2e colonne du cadre logique au même niveau que
les objectifs où les résultats auxquels ils se réfèrent. Les
indicateurs servent à un double objectif :
1- ils obligent les différentes parties impliquées dans un projet à
décliner ou définir le plus précisément possible aux objectifs sur
lesquels ils se sont accordés. De cette façon toutes les parties
sont amenées à clarifier leur besoin. Ce qui va contribuer à
rehausser le niveau de négociation entre elles.
2- les indicateurs dans le cadre logique peuvent être formulés
de tel sorte qu’ils soient objectivement vérifiables. Dans ce cas
ils sont désignés par le sigle IOV Indicateur Objectivement
Vérifiable. Ce qui va faciliter le processus de suivi et évaluation.
Ce dont il est question c’est que les indicateurs doivent être
décrits aussi concrètement que possible l’objectif auquel ils se
réfèrent.
D- Les sources de vérification
Les sources d’information nécessaire qui renseignent sur les
indicateurs sont mentionnées dans la 3 e colonne du cadre
logique. Il est important de les définir déjà durant la phase
d’étude du projet parce qu’elles impliquent des activités
spécifiques devant faire l’objet de planification et de
budgétisation.
E- Les moyens et les couts
La dernière classe de la colonne des indicateurs est celle de la
colonne des sources de vérification contiennent respectivement
les indications générales sur les moyens et les ressources du
projet y compris le budget devant supporter toutes les activités.
Dans la déclinaison de ce budget il ne faut pas oublier la part de
contribution de chaque partenaire.
NB : cadre logique c-à-d logique d’action de la réalisation du
projet
Chapitre II : Planification opérationnelle du projet
Le cadre logique dont il a été question précédemment tel qu’il
est décliné à la fin de la phase de formulation devrait servir de
base à la planification opérationnelle. Cette phase dite de
planification opérationnelle contient des éléments essentiels au
déroulement du projet. On y retrouve notamment 1 la
planification plus détaillée des activités entre temps et 2 la
planification des activités de gestion.
Section 1 : La planification des activités de contenu
Ce qu’on appelle ainsi c’est une activité relativement simple
qui consiste à détailler toutes les activités nécessaires en vue
d’atteindre la réalisation de l’activité en question. La démarche
ici est semblable à celle de la planification des activités pour
chaque résultat intermédiaire. En cas de besoin on peut même
ajouter un niveau supplémentaire de détail c’est-à-dire prévoir
une colonne des sous activité. Toutefois, il y a lieu d’éviter
d’élaborer un plan trop détaillé. De fait le niveau de détail
approprié est difficile à décider d’avance et il dépend du
moment qui est atteint dans le cycle de projet. En fonction du
moment choisi la description des activités doit permettre de
proposer un ordre de grandeur du budget. A la fin de la
formulation le détail dans la description des activités doit
permettre l’élaboration d’un budget exact. Au moment du
démarrage de l’exécution du projet la description des activités
doit permettre d’arrêter un certain nombre de chose comme
par exemple :
1- un échelonnement adéquat des activités,
2-une ventilation adéquate des taches de responsabilités ;
3- une estimation adéquate des moyens financiers et humains
ainsi qu’un calcul précis des couts.
Section 2 : La planification des activités de gestion
Pour rappel ces activités de gestion sont nécessaires pour
soutenir et gérer les activités déclinées précédemment c’est-à-
dire les activités de contenu. On distingue 5 groupes d’activité
de gestion qui se rapporte chacun à un aspect spécifique de
l’intervention :
des activités liées à la gestion du temps
des activités liées à la gestion des finances.
des activités liées à la garantie de la qualité de
l’intervention.
des activités liées au processus d’information.
des activités qui sont liées à l’organisation du personnel
qui est affectée à l’intervention.
Les activités dans ce domaine peuvent être considérées
comme des efforts destinés à guider les activités de
contenu. Autrement dit chacune des activités de contenu
peut être abordées sous l’angle de chacun des 5 aspects
de la gestion. C’est-à-dire le temps, les finances, la gestion
du projet envisagé sous l’angle de la qualité, la circulation,
l’information et sous l’angle de l’organisation du
personnel. En d’autres termes il faudrait prendre en
compte tous ces différents aspects pour réussir à gérer un
projet.
Chapitre III : Suivi et évaluation du projet
Section 1: définition des concepts : suivi et évaluation
Section 2 : les catégories de suivi et d’évaluation
Section3 : les critères d’évaluation