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Étude du Système Éducatif à Madagascar

ENS

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MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


Fahaizaña sy Fañahy

UNIVERSITÉ DE TOAMASINA
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ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE


Formation à distance en Science de l’Éducation et Administration Scolaire (S.E.A.S)


LICENCE PROFESSIONNELLE EN ADMINISTRATION ET LÉGISLATION SCOLAIRE


(L.A.L.S)
Mini mémoire pour l’obtention du Diplôme de licence professionnelle en administration
et législation scolaire

ÉTUDE DU SYSTÈME ÉDUCATIF


EN CLASSE PRIMAIRE
À MADAGASCAR

Présenté et soutenu par :


Madame Hobinandrianina Arsénie MANDIMBIARISOA

Sous la direction de :

Monsieur Clarel Harison Désiré RANDRIAMIARANTSOA,


Enseignant Chercheur à l’Université de Toamasina

Année Universitaire : 2022-2023

Novembre 2023
MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

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Fahaizaña sy Fañahy

UNIVERSITÉ DE TOAMASINA
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ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE


Formation à distance en Science de l’Éducation et Administration Scolaire (S.E.A.S)


LICENCE PROFESSIONNELLE EN ADMINISTRATION ET LÉGISLATION SCOLAIRE


(L.A.L.S)
Mini mémoire pour l’obtention du Diplôme de licence professionnelle en administration
et législation scolaire

ÉTUDE DU SYSTÈME ÉDUCATIF


EN CLASSE PRIMAIRE
À MADAGASCAR

Présenté et soutenu par :


Madame Hobinandrianina Arsénie MANDIMBIARISOA

Sous la direction de :

Monsieur Clarel Harison Désiré RANDRIAMIARANTSOA,


Enseignant Chercheur à l’Université de Toamasina

Année Universitaire : 2022-2023

Novembre 2023
SOMMAIRE

REMERCIEMENTS ................................................................................................................. iv

LISTE DES ABRÉVIATIONS SIGLES ET ACRONYMES ..................................................v

RÉSUMÉ ................................................................................................................................... vii

INTRODUCTION .......................................................................................................................1

PREMIÈRE PARTIE : CADRE THÉORIQUE ET MÉTHODOLOGIQUE

CHAPITRE 1 : MATÉRIELS ....................................................................................................5

Section 1 : CONTEXTE GÉNÉRALE DU MEN ......................................................................5

Section 2 : ORGANIGRAMME DU MEN..............................................................................11

CHAPITRE 2 : MÉTHODES ...................................................................................................12

Section I : APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE .....................................................................13

Section 2 : ANALYSE ET TRAITEMENT DES DONNÉES COLLECTÉES.......................15

DEUXIÈME PARTIE : ÉTUDES EMPIRIQUES

CHAPITRE 3 : ANALYSE DU SYSTÈME ÉDUCATIFS SUCCESSIFS...........................17

Section 1 : SYSTÈMES ÉDUCATIFS ....................................................................................17

Section 2 : RÉSULTATS ET PERFORMANCE DE L’ÉDUCATION ..................................23

CHAPITRE 4 : DISCUSSIONS ET SUGGESTIONS ...........................................................27

Section 1 : DISCUSSIONS ......................................................................................................27

Section 2 : SUGGESTIONS ET RECOMMANDATIONS.....................................................30

CONCLUSION ..........................................................................................................................32

BIBLIOGRAPHIE ....................................................................................................................35

ANNEXES ............................................................................................................................ xxxvi

LISTE DES ILLUSTRATIONS ............................................................................................... xl

TABLE DES MATIÈRES........................................................................................................ xli

iii
REMERCIEMENTS
Nous tenons à exprimer nos profonds et sincères remerciements à notre DIEU tout
puissant de nous avoir guidé et donné la force et tous les moyens pour accomplir cet ouvrage.

Nous sommes reconnaissantes envers les personnes suivantes :

 Docteur HDR Diny RAZANAKOLONA, Président de l’Université de


Toamasina

 Monsieur Wenceslas Ludovic TOTO Coordonnateur de l’École Normale


Supérieure Toamasina ;

 Madame Razafy Marie FENOTSARA, Directrice de l’École Normale


Supérieure Toamasina

 Madame Marie Michel SAHONDRAMALALA Ministre de l’éducation


Nationale

Nous tenons à remercier spécialement à Monsieur Harison Désiré Clarel


RANDRIAMIARANTSOA ; notre encadreur pédagogique qui a bien voulu nous guider et
conseiller avant, pendant et après la rédaction de notre mémoire.

Nous adressons aussi nos remerciements au membre de notre famille et à toutes les
personnes qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce mémoire pour leurs
collaborations, leurs bienveillantes disponibilités à notre égard et leurs précieux conseils.

iv
LISTE DES ABRÉVIATIONS SIGLES ET ACRONYMES
AGEMAD : Association Aide Garde Maintien à Domicile

APC : Approche par les compétences

APS : Approche par les situations

CELCO : Cellule de Coordination Sectorielle


DAAF : Directeur des Affaires Administratives et Financières
DAJ : Directeur des Affaires Juridiques

DCRP : Directeur des Curricula et des Recherches Pédagogiques

DEFP : Directeur de l’Éducation Nationale Pédagogiques

DEMC : Directeur de l’Éducation de Masse et de Civisme

DENF : Directeur de l’Éducation Non Formelle

DESIP : Directeur de l’Encadrement et de l’Inspection Pédagogique

DFP : Directeur de Formation Pédagogique

DPE : Directeur de la Planification de l’Éducation

DPFI : Directeur des Patrimoines Fonciers et des Infrastructures

DREN : Direction Régionale de l’Éducation Nationale

DRH : Directeur des Ressources Humaines

DSI : Directeur de Système d’Information

DSRP : Document A La Stratégie Pour La Réduction De La Pauvreté

EAO : Enseignement Assisté par Ordinateur

ENAC : Éducation Nationale et Affaires Culturelles

ENAC : Éducation Nationale et des Affaires Culturelles

ENF : Enseignant Non Fonctionnaire

EPP : École Primaire Publique

FADEP : Formation à Distance des Enseignant du Primaire


FEFFI : Farimbon’Ezaka ho Fahombiazan’ny Fanabeazana eny Ifotony
FRAM : Fikambanan’ny Ray Aman-dRenin’ny Mpianatra

IPS : Indicateurs de Prestation de Services"

v
MAP : Madagascar Action Plan
MEN : Ministère de l’Education Nationale

PNPSE : Plateforme Nationale pour le Pilotage du Secteur Education


PPO : Programme par Objectifs
PSE : Plan Sectoriel Educatif).
SDI : Service Delivery Indicator"
TIC : Technologie information et communication

vi
RÉSUMÉ
Ce mémoire étudie la performance des systèmes éducatifs successifs que l’éducation à
Madagascar a à son actif. Ceci évalue les systèmes éducatifs en termes de résultat scolaire,
taux d’abandon scolaire ainsi que la scolarisation sans oublier la qualité de l’enseignement, et
l’accès à l’éducation. Les observations mettent en valeur les différents défis auxquels les hauts
responsables sont confrontés, à savoir le programme scolaire qui n’est pas à jour, les systèmes
adoptés ainsi que les raisons du changement fréquent de ce dernier. Vis-à-vis de nos
constatations, nos recommandations et suggestions incluent des mesures afin d’améliorer tous
ceux qui sont à améliorer dans notre système éducatif dans le fondamental, comme les
contenus des diverses disciplines qui nous mènent nulle part, la révision budgétaire des fonds
alloués aux caisses écoles qui représente la majorités des défis qui attendent l’État Malagasy
ainsi que la sensibilisation des hauts responsables en matière d’éducation à analyser un peu
notre situation éducative. En général, nous devons nous lever et concevoir notre propre
système avec l’aide des nombreux pays africains partenaires.

vii
INTRODUCTION

Le système éducatif dans un pays joue un rôle important comme essentiel dans le
développement du pays. Dans son document cadre sur le développement économique et social
du pays, qui a été adopté en 2006, le gouvernement malagasy a décidé de mettre l’éducation
au centre des réformes visant à dynamiser l’économie et à lutter contre la pauvreté. Dans le
cadre de la mise en œuvre de ces objectifs, le MEN s’est ainsi engagé dans des transformations
profondes du secteur d’enseignement primaire. Ces réformes couvrent de nombreux aspects ;
elles vont de la restructuration du cycle des études, à la rénovation pédagogique, en passant
par la dotation de subventions aux écoles, la distribution de kits scolaires aux élèves, ou encore
la constitution prochaine d’un Fonds Catalytique Local destiné à renforcer la performance du
secteur.

L’initiative AGEMAD s’inscrit dans le cadre de ces changements. Elle constitue


l’expression même d’une volonté à améliorer la gestion du secteur, et d’accompagner dans les
meilleures conditions les réformes déjà à l’œuvre et celles à venir, pour mieux tirer parti des
efforts entrepris. En effet, les responsables du système d’enseignement primaire sont
confrontés, depuis de nombreuses années, à d’importants problèmes d’organisation et de
gestion (voir en particulier, World Bank, 2002). Malgré les investissements très importants qui
ont été consentis, et qui ont permis de doubler en à peine 10 ans la capacité d’accueil du secteur,
tous les indicateurs s’accordent pour reconnaître que le degré d’efficacité du système est
encore relativement faible. Plus d’un enfant sur deux qui entre à l’école ne parvient pas à la
fin du cycle d’études primaires.

Du point de vue économique, l’éducation est un investissement. Elle représente une


dépense qui servira à produire pour l’avenir un supplément de richesses et de bien-être. D’où
l’expression l’éducation est un précieux héritage ». Madagascar dispose de quelques atouts
importants en éducation. Le pays a été l’un des premiers à reconnaître le rôle primordial d’un
enseignement de base dispensé au plus grand nombre. Madagascar, à l’instar des pays ayant
participé au forum de Dakar en 2000 et ayant adopté les Objectifs de Développement du
Millénaire des Nations Unies, a pris l’engagement d’assurer pour tous les citoyens la
réalisation des buts et objectifs de l’éducation pour tous. D’après la Banque mondiale, dans les
pays en développement, on constate une limite de l’efficacité de l’éducation due entre- autre
au fait qu’il y a manqué de minimum de moyens nécessaires au succès de l’apprentissage.

1
L’éducation de base est un minimum d’années d’école durant lesquelles les
bénéficiaires sont supposés apprendre à lire, à écrire et à compter suffisamment bien.
Promouvoir le développement de l’éducation primaire oblige en général à consacrer chaque
année un montant considérable de ressources à l’amélioration de la capacité et la qualité de
l’enseignement qui dépendent d’éléments variés tels que les infrastructures scolaires mais non
moins importants comme les compétences des enseignants et les institutions de l’éducation.

Nous nous sommes alors intéressés aux caractéristiques de l’éducation de base à


Madagascar. C’est pour cela que nous incitons à formuler la problématique de cette recherche
comme suit : En quoi les systèmes éducatifs mis en place à Madagascar peuvent-ils
contribuer à l’essor de l’éducation ?

Cette situation nous pousse à choisir un thème axé sur l’ÉTUDE DU SYSTÈME
ÉDUCATIF EN CLASSE PRIMAIRE À MADAGASCAR.

L’objectif de notre recherche consiste à identifier les différents paramètres qui


contribuent au développement de l’éducation en classe primaire à Madagascar. Sur ce, deux
objectifs spécifiques sont établies à savoir :

 Détecter les systèmes pédagogiques adoptés au sein de l’éducation en classe


primaire à Madagascar ;
 Mesurer la performance de l’éducation en classe primaire à Madagascar selon
les systèmes adoptés.

La réponse à notre problématique nous incite à formuler les hypothèses opérationnelles


suivantes :

 Les systèmes pédagogiques adoptés conditionnent le développement de


l’éducation en classe primaire à Madagascar ;
 La fiabilité des systèmes pédagogiques améliore la performance de l’éducation
en classe primaire à Madagascar.

La réalisation de ce travail nous a demandé une approche méthodologique qui nous


permis de mettre en adéquation la recherche universitaire et la pratique professionnelle. Nous
avons fait des recherches auprès de divers centres de documentations et d'informations, dont le
MEN, à la DREN, CISCO, ZAP, Commune rurale, FKT, village et l'EPP pour recueillir les
données nécessaires pour la réalisation du projet et pour évaluer sa faisabilité. Nous avons
négocié auprès de différentes personnes, de natures professionnelles diverses, surtout dans le

2
domaine éducatif. En outre, nous avons consulté plusieurs sites internet pour recouper les
informations.

Le présent ouvrage est structuré ainsi : il dispose deux parties qui contiennent chacune
deux chapitres et deux sections. La première partie porte sur le cadre théorique et
méthodologique qui subdivise en deux chapitres bien distincts à savoir : le matériel en premier
et les méthodes sur le second. Cela pour mieux cerner le domaine de l’étude qui est la Ministère
de l’Éducation Nationale ainsi que la méthodologie. Dans la seconde partie, nous abordons
l’étude empirique. Cette partie nous a permis d’effectuer une analyse approfondie en faisant
un flash-back sur tous les systèmes éducatifs successifs à Madagascar et nos constats et
recommandation pour terminer.

3
PREMIÈRE PARTIE : CADRE THÉORIQUE ET
MÉTHODOLOGIQUE
Cette partie regroupe la généralité sur le ministère de l’éducation nationale en se basant
sur ces historiques marquants ainsi que son organigramme dans le premier chapitre, quant au
second chapitre. Il a comme objectif de bien cerner le domaine de l’étude qui est le ministère
de l’éducation nationale en matière de système éducatif. Quant au second chapitre, il va mettre
en exergue les différentes procédées de collectes de donnée recourues pendant la réalisation
de ce présent ouvrage ; le but de ce chapitre est de présenter les méthodes de collectes
recourues ainsi que les types de populations enquêtées intitulé méthodes.

4
CHAPITRE 1 : MATÉRIELS

Ce chapitre subdivisera en deux sections bien distinctes à savoir : le contexte général


du MEN sur le premier chapitre et l’organigramme du MEN en seconde sections.

Section 1 : CONTEXTE GÉNÉRALE

Cette section met en valeur l’historique du ministère de l’éducation nationale en


générale ainsi que ses historiques sur vif du sujet qui est le système éducatif.

1-1 Historique du MEN

De 1959 à 1972, Laurent BOTOKEKY est nommé Ministre de l’ENAC (Education


Nationale et des Affaires Culturelles) bureau à Antsahavola en 1960, l’indépendance de
Madagascar C’est lui qui étrenne le bureau de la Maison ronde (Trano boribory) d’Anosy,
construite au cours des Années 60. Sous son mandat, qui dure 12 ans, l’enseignement est
entièrement en français sauf pour la discipline malagasy. Originaire de Morondava, il aime le
contact direct avec les enseignants. Et après, son successeur Norbert RANOHAVIMANAN a
pris le trône du ministère en question. Et suite au mouvement estudiantin de 1972 qui oblige
le Président de la République, Philibert Tsiranana, à limoger le Ministre Botokeky Est nommé
à sa place Norbert Ranohavimanana, professeur de mathématiques dit « RAMOSE » en Mai
1972. Une semaine après sa nomination Ramose est lui aussi par le mouvement sus cité, qui
se mue en Mouvement populaire. Il est originaire d’Ambatondrazaka. Le Président Tsiranana
donne le plein pouvoir au Général Gabriel Ramanantsoa. Actuellement, Madame Marie
Michelle Sahondramalala est le Ministre de l’Education Nationale Malagasy et selon la source
du gouvernement, elle a pu construire 59 écoles et 800 salles 1 de classe dont les travaux ont
débuté en mois de décembre 2020.

1-2 Systèmes éducatifs successifs et ses situations

Le système se définit par un ensemble d’élément différenciés et qui intègre, accomplit


et renouvelle un cycle d’activités en utilisant des ressources dans le but de produire des
résultats déterminés. C’est ce qui nous suscite à faire une réflexion sur le sujet en déterminant
tout au long de notre analyse que seul un système éducatif adapté à la réalité journalière des
élèves suscite un bon résultat. Mais pas seulement, chaque système contient des éléments
séparés spécifiques mais forme un tout. La déficience de l’un des éléments perturbe le système.

1
www.education.gov.mg

5
C’est en ce sens que le système éducatif est donc un ensemble d’éléments différenciés
et normalement interdépendants qui sont censés produire des résultats déterminés.
Pratiquement c’est un ensemble de services intégrant et accomplissant le cycle renouvelé
d’activité en utilisant des ressources propres en vue d’objectifs spécifiques et spécifiés. Le
système éducatif occupe donc une place importante dans le processus de développement d’un
pays.

Tout pays qui veut se fixer comme finalité le développement économique et social se
verrait obliger de combiner objectif de développement et système éducatif. Il est en effet
indispensable d’élever le niveau de connaissance et de compétences de la population puisque
le développement requiert la participation de chacun, mais comment tout un chacun pourrait-
il y contribuer sans être éduqué. Cette contribution serait impossible sans un certain niveau
d’instruction. De ce fait, le système éducatif devrait être inclus dans l’une des priorités des
stratégies de développement national.

Compte tenu des défis qui nous attendent, de nombreuses lacunes dans les systèmes
éducatifs ont été observées à savoir : l’inadéquation avec la situation du pays, l’inefficacité de
la majore partie du système adopté.

En tant que système, le système éducatif se compose de nombreux éléments et des


organisations relatives à l’éducation en l’occurrence les programmes scolaires, les
infrastructures, les formations des ressources humaines et bien d’autre encore. Pour atteindre
cet objectif général, nous allons nous intéresser particulièrement sur l’organisation des
programmes scolaires et les approches pédagogiques adoptées. Certainement, ces deux
éléments du système ont des impacts qu’ils soient positifs ou négatifs sur les autres et vice
versa.

En ce qui concerne les programmes scolaires, est-ce que les contenus répondent
vraiment aux besoins de chaque région qui a certainement sa particularité les plans social,
culturel et économique ? Quant aux approches adoptées, les enseignants, dans leur qualité
actuelle en matière de formation professionnelle, arrivent-ils à affronter des changements
fréquents, brusques voire brutaux ? Ces questions nous amènent à penser que pour un système
éducatif plus efficace, il serait nécessaire d’établir des programmes scolaires propres à chaque
région de Madagasikara. Quant aux changements des approches, nous n’y sommes nullement
réticents. Toutefois des mesures d’accompagnement plus efficaces sont exigibles : des moyens
matériels quantitativement et qualitativement disponibles pour la mise en pratique. Également,

6
il est très évident que les enseignants soient dotés de bon encadrement en la matière. A-t-on
dit : « Il n’y a pas de mauvais enseignants en pédagogie ».

Nous allons voir ci-après les différents systèmes appliqués à Madagascar.

1-2-1 Pédagogie par objectifs

Suite à l’application de la loi 78-04054, le pays vit 10 ans de malgachisation abusive


de l’enseignement dont les préceptes trouvent leur origine dans les mouvements de
contestation de 197255qui ont été marquants. Les mouvements de méthodes nouvelles à
Madagascar sont surtout alors marqués par l’introduction du PPO ou Programme par Objectifs
et de l’approche curriculaire, de l’approche par les compétences (APC) et plus récemment de
l’approche par les situations (APS). Plus précisément en 1987, face à l’état de délabrement de
l’enseignement, les accords de financement du CRESED de la Banque Mondiale ont été mis
en place, pour laisser suite à l’adoption du PPO dans les années 90. Les principes mêmes de
celui-ci sont résumés de la façon suivante. Une séquence d’enseignement par objectifs
opérationnels adoptera le plus souvent le déroulement ci-après :

 Il s’agit tout d’abord d’évaluer où en sont les élèves par rapport aux notions ou
aux capacités que l’on se propose de leur faire acquérir : un inventaire de ces préalables
sera donc opéré (on parle encore de prérequis pour utiliser un terme emprunté au langage
de l’enseignement programmé) ;
 Les objectifs de l’apprentissage ou de la formation seront alors formulés et leur
cohérence avec les buts et les finalités sera étudiée ;
 Les méthodes, les techniques, les procédures d’apprentissage seront prévues,
en relation avec les contenus (qui dépendent de la ou des disciplines d’enseignement) ;
 Puis ce sera la séquence d’apprentissage proprement dite, dont la durée est
variable ;
 Les acquisitions seront évaluées, au terme de l’apprentissage, au moyen d’une
épreuve où les élèves seront amenés à produire un comportement qui signifie l’atteinte de
l’objectif, selon des critères précisément déterminés ;
 Le feed-back ou retour d’information à l’élève ou à l’enseignement sera alors
possible.

Soulignons alors à cet égard que la préoccupation du PPO avec les taxonomies
d’origine américaine des années 50 est de rationaliser l’acte d’enseignement. Il s’agit d’une
vision fonctionnelle du travail scolaire dans laquelle les élèves doivent être capables de

7
comportements identifiables et mesurables. Pourtant, et il faut le rappeler que, de la part même
de ceux qui s’en étaient montré les défenseurs, des objections ont été déjà formulées à l’endroit
du PPO, amenant à parler de saucissonnage pédagogique, puisqu’il y aurait émiettement,
fragmentation et parcellarisation de la démarche intellectuelle de l’apprenant. Il y aurait donc
contradiction avec la recherche de l’unité de la formation, de l’esprit et de la traduction de
celle-ci en actes. C’est ainsi que, dans la suite logique du PPO, l’approche curriculaire fit
également son apparition, étant entendu que le curriculum est le programme avec son mode
d’emploi. Le curriculum définit un ensemble cohérent sur :

 Les successions d’objectifs de l’enseignement ;


 Les contenus de l’enseignement ;
 Les matériels y compris les manuels scolaires ;
 Les méthodes et techniques pédagogiques ;
 La durée de l’apprentissage ;
 La formation adéquate des enseignants ;
 Le critère de réussite des enseignants ;
 Les processus d’évaluation ;

L’approche curriculaire : c’est la mise en œuvre des programmes scolaires en tenant


compte des composantes citées ci-dessus. Il s’agit de respecter la quadruple cohérence :
objectifs spécifiques- stratégies / support –évaluation. L’assimilation du programme émerge
alors comme objectif à atteindre. La question éducative semble ainsi réduite à la question
scolaire. Or même si plusieurs opinions ne cessent de dénoncer toute forme d’hégémonie
culturelle, elles demeurent en proie aux illusions occidentalo-centriques et n’arrivent pas à
saisir que la scolarisation basée sur les méthodes découlant de celles-ci ne sont pas
nécessairement les meilleures. En effet, la méthode éducationnelle française avec son
évolution dont Madagascar a hérité a induit des résultats quantitativement et qualitativement
certes, mais d’une façon paradoxale, à la fois insuffisants et excessifs2.

À titre d’illustration, on peut constater les clivages sociaux que cela a induits. C’est
alors que peu à peu, le PPO et l’approche curriculaire ont progressivement sombré dans l’oubli,
peut-être aussi faute de financement et d’adhésion massive. Tant et si bien que, même si l’on
clamait partout que désormais l’enseignement était centré sur l’élève, cela demeure un vœu
pieu. Ce qui montre une fois de plus que les méthodes d’enseigner c’est-à-dire les activités du

2
Yassine Z. (2010) Pédagogie et didactique à l’épreuve de la modernité, question vive, vol N° 4 n° 13.

8
professeur sont confondues avec et tendent à absorber les méthodes d’apprentissage qui sont
les activités des élèves et que par ailleurs, la politique d’EPT lancée à Jomtien à l’époque
aidant, seule a résisté la méthode traditionnelle et tout le monde y est revenu.

La raison de cette résistance et ou de ce retour est que, au plan des méthodes,


absolument aucune autre alternative ne s’est profilée dans les milieux éducatifs malgaches.
Dès lors, les premières années de la IIIe République Malgache des années 90 semblèrent
connaître un remous de surface au plan éducatif, car la loi 94-0333 elle-même sur l’orientation
de l’éducation et de la formation à Madagascar fut mort-née. En effet, prometteuse du moins
dans ses ambitions, au final, aucun décret de son application sur une vingtaine préconisé n’a
même pas été sorti. Dans ses articles est stipulée une entrée plutôt timide des approches de la
pédagogie différenciée au niveau des méthodes.

Les lignes directrices de celle-ci sont soulignées par Philippe Meirieu pour qui « elle
se propose de mettre en place des processus différenciés d’appropriation des savoirs,
respectueux des identités des élèves et de leur hétérogénéité mais se donnant comme objectif
l’acquisition par tous les outils linguistiques et conceptuels permettant de comprendre et de
construire le monde ». Encore faut-il préciser que des dérives assimilent pédagogie
différenciée à celui de méthode, voire de technique, de pratique et de procédé, c’est-à-dire ce
que désigne la didactique.

Ainsi est- ce à bon droit qu’Avanzini souligne qu’il faut distinguer pédagogie de la
différenciation qui a pour objet la discussion de la pertinence de celle-ci et didactique
différenciée qui consiste en une pluralité effective de procédures d’enseignement et de travail
scolaire4. Si l’approche de la pédagogie différenciée n’a pas été pratiquement mise en œuvre,
insidieusement s’est installée simultanément à l’avènement de la TICE des formes de
pédagogie cybernétique. Rappelons que la cybernétique est la science et technique de
traitement des informations permettant d’aboutir rapidement, par des procédés mécaniques, à
la résolution de problèmes qui se posent et d’en déclencher automatiquement l’exécution.

La pédagogie cybernétique est un enseignement organisé de telle sorte que l’élève est
conduit par des exercices établis suivant une méthode rigoureuse. Ces exercices sont même
exécutés à l’aide de machines à enseigner à acquérir les connaissances et le savoir dont l’élève
a besoin. Automatiser l’apprentissage, faire en sorte que l’apprenant soit rigoureusement,

3
Loi N° 94-033 du 13 mars 1995 portant Orientation générale du Système d’Éducation et de Formation à
Madagascar
4
vanziniG. (1996), « La pédagogie aujourd’hui », Paris, Dunod.

9
méthodiquement conduit à intégrer des comportements dont l’acquisition est préalablement
nécessaire. Si l’expression « TIC » regroupe l’ensemble des dispositifs techniques qui
permettent la gestion d’information numérisée, la « TICE » désigne la variété des applications
éducatives ou à l’éducation de ces technologies.

Les évolutions technologiques étant un fait à Madagascar, on était à peine passé par ce
qu’il convenait d’appeler EAO (Enseignement Assisté par Ordinateur) et très rapidement au
multimédia. S’il est indéniable que les nouvelles formes d’instrumentation ont un impact
considérable sur l’enseignement, leur étendue et leur couverture restent toutefois limitées.

1-2-2 APC (Approche par les Compétences)

Les méthodes d’enseignement préconisées sont basées sur l’approche par les
compétences (APC) de Xavier Roegiers 5 pour qui celle-ci repose sur trois principes. Le
premier est d’améliorer le lien entre l’école et les situations de travail ; le deuxième est centré
sur la remise en question de la mission de l’école, tandis que le troisième renvoie aux dérives
d’utilisation des compétences acquises par les apprenants. C’est ainsi que « la compétence est
la possibilité, pour un individu, de mobiliser de manière intériorisée un ensemble intégré de
ressources en vue de résoudre une famille de situations problèmes, ressources désignant
l’ensemble des savoirs, savoir être, savoir-faire de différents types mobilisés par un élève ou
toute autre personne. La situation ou situation-problème est un ensemble contextualisé
d’informations à articuler en vue d’une tâche déterminée, autrement dit, ce sont les possibilités
pour un apprenant d’exercer sa compétence ». Dès lors, au lieu de s’interroger sur ce que
l’élève doit savoir ou sur ce qu’il doit savoir à l’école, l’APC pose la question : que doit –il
savoir-faire dans une situation naturelle de la vie quotidienne ? On parle alors de sa capacité à
intégrer ses acquis.

Jean Marie De Ketele en 1980 pour la mention de l’intégration et Xavier Roegiers avec
la formalisation de l’APC à la suite de la publication de sa trilogie en sont les promoteurs
principaux. En effet, il est notoire que les connaissances conjoncturelles dispensées à l’école,
ainsi que les situations et les contextes de leurs acquisitions sont disjointes au niveau des
pratiques. De plus l’élève et l’apprenant en général doivent actuellement faire face au
déferlement d’informations de plus en plus nombreuses et parfois envahissantes pour ne plus

5
Roegiers X. (2001), « Une pédagogie de l’intégration : compétences et apprentissage ponctuel ou système
d’enseignement », Bruxelles, De Boeck.

10
savoir qu’en faire, en se demandant lesquelles retenir et lesquelles rejeter. À travers les
ouvrages des auteurs pré cités, les objectifs de l’APC sont pour ces auteurs de :

 Donner du sens aux apprentissages en montrant aux élèves à quoi sert tout ce
qu’ils apprennent à l’école dans la vie courante ;
 Permettre à l’élève d’intégrer ses acquis scolaires dans le but de résoudre des
problèmes de la vie quotidienne ;
 Réduire l’écart entre les forts et les faibles.
 Certifier les acquis de l’élève en termes de résolution de situations concrètes ;
 Réduire les taux de redoublement et d’abandon (ces taux étant variables selon
les politiques éducatives de chaque pays) mais les applications sont très limitées.

L’APC pourrait alors être une réponse aux problèmes de l’enseignement qui prépare
les élèves aux capacités théoriques limitées et non opérationnelles au plan pratique dans le
monde professionnel. Cependant constats ont été faits que depuis la structure système 7 -3-2-
jusqu’à la mise en œuvre de l’approche – les instructions y différentes n’étaient respectées. Le
« redoublement zéro » est recommandé. Pour cette approche, l’exploitation du programme
scolaire (curriculum) se fait en deux périodes : la période d’apprentissage ponctuel ou
systématique pendant laquelle les élèves doivent réaliser des activités d’ordre pratico-pratique
et la période d’intégration où les élèves exécutent des activités d’évaluation préalablement
définies dans des cahiers dits de situation. La plupart des enseignants, si malhonnêtes qu’ils
soient, ne s’intéressent que sur cette deuxième période. Approche plus inefficace par rapport
aux objectifs éducatifs visés et aux résultats escomptés.

Section 2 : ORGANIGRAMME DU MEN

Dans cette section, nous allons évoquer la structure du ministère de l’éducation


nationale. Dans le cadre de la réalisation des objectifs stratégique, le ministère met en œuvre
la politique générale de l’État en matière d’éducation nationale, d’alphabétisation afin de
garantir une émergence éducative et une éducation de qualité pour tous.

Figure n° 1 : Organigramme MEN

11
MINISTRE DE L’EDUCATION
NATIONALE

CABINET PRM UCP UFP Ucom USOR UCA

SG

DIRECTION GENERALE EN
DIRECTION GENERALE EN
CHARGES DES ETABLISSEMENT
CHARGES DE LA PEDAGOGIE
SCOLAIRES

DEFP DENF DES DEX DCRP DEP DESI

DEFP DENF DES DEX DCRP DEP DESI

22 DREN

114 CISCO
Source : www.educatiion.gov.mg 2023

12
CHAPITRE 2 : MÉTHODES

La méthodologie fait référence à l'ensemble des moyens déployés et à l'approche suivie


pour mener à bien le travail. Dans le cadre des disciplines scientifiques, le processus débute
généralement par la formulation d'hypothèses, l'élaboration de méthodes, l'observation
méticuleuse et aboutit à la production de résultats. Il est indéniable que la précision et la
cohérence des résultats obtenus sont étroitement liées à la méthodologie adoptée. Ce deuxième
chapitre se focalise sur les diverses approches employées pour la collecte et l'analyse des
informations nécessaires au cours de notre enquête. Il englobe également les procédures de
traitement et d'analyse des données accumulées.

Section I : APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE

La présente section prend sa raison d'être de la méthodologie choisie pour conduire


cette étude. Les méthodes englobent l'ensemble des procédures et techniques adoptées pour
rassembler, traiter et analyser les informations, dans le but d'optimiser la rédaction ainsi que
l'interprétation des résultats. Cette démarche débute par l'établissement d'une liste des éléments
à étudier en accord avec le thème défini. Elle se poursuit avec la collecte minutieuse
d'informations nombreuses, fiables et justifiées.

1-1 Procédées et collectes de données.

La collecte de documentation joue un rôle de première importance tout au long de la


phase d'acquisition d'informations au cours de notre travail. Cette étape se révèle essentielle
pour répondre à diverses interrogations liées à notre sujet d'étude. Au-delà des notions
intégrées au cours de notre parcours universitaire, l'étude documentaire se poursuit par
l'accumulation de références concernant les systèmes éducatifs successifs à Madagascar. Nous
faisons appel à la consultation d'une variété de sources, notamment des ouvrages et des
ressources en ligne, pour approfondir notre compréhension du sujet, ainsi que pour obtenir des
références solides et des sources d'information. Ces documents ont représenté une ressource
inestimable, enrichissant nos connaissances existantes et nous permettant d'explorer des
perspectives variées issues du monde entier.

L'Internet se positionne comme un outil technologique incontournable dans le domaine


de la recherche et de la science. Il facilite les échanges d'informations entre les universités et
les institutions, tout en étant une ressource précieuse pour l'approfondissement de nos
connaissances. Cet outil nous procure un accès virtuellement illimité à des ressources
éducatives variées et à des perspectives culturelles diverses, favorisant ainsi notre

13
enrichissement intellectuel. Bien que l'Internet puisse présenter certains désavantages, il
demeure une source majeure d'avantages, tels que la possibilité de choisir parmi une pléthore
d'informations provenant de sources diverses, ainsi que l'ouverture à un vaste réservoir de
connaissances. Le site web du MEN a été consulté pour mieux obtenir une multitude
d’informations servant d’appui à nos idées. De multiples sources de savoir sont à notre portée,
notamment les encyclopédies, les dictionnaires, les journaux et les livres.

1-2 Caractéristiques des données

Deux approches méthodologiques distinctes sont envisageables dans le cadre de la


recherche, à savoir la méthodologie qualitative et la méthodologie quantitative. D'une part, la
recherche qualitative implique la collecte approfondie d'informations auprès des hôtels, lors
du stage, auprès du responsable concerné. Cette démarche permettra d'obtenir des informations
précises et substantielles, quantitativement significatives, afin d'acquérir une compréhension
plus approfondie de l'étude ou des entités en question. Dans cette optique, les données
recueillies sont de haute qualité et contribueront à enrichir l'analyse.

En revanche, l'approche quantitative de la recherche vise à collecter des données


étendues au sein d'un échantillon. Les données recueillies dans cette démarche ont été obtenues
auprès des employés de l’hôtel, dans le but de mieux appréhender la position de la démarche
environnementale des entités. Ces informations seront quantifiées en fonction du nombre élevé
de personnes enquêtées. Contrairement à la recherche qualitative, ces données seront moins
spécifiques. Il est donc important de noter que les informations collectées dans cette approche
sont déterminées par la quantité d'échantillonnage.

1-3 Échantillon

Dans le cadre d’un sondage, la réalisation de l’étude s’effectue sur une partie de la
population appelée échantillon. Mais la détermination de l’échantillon doit être calculée afin
de fournir des informations et des résultats cohérents avec ceux qui seraient obtenue si toute
la population était interrogée. Il faut alors définir la population mère pour être en mesure de
déterminer un échantillon fiable et représentatif. Cette étude se focalise essentiellement sur les
travailleurs œuvrant au sein des hôtels Radisson à Madagascar. Pourtant, il est impossible
d’enquêter le nombre total des employés, alors il nous est utile de procéder à l’échantillonnage.
La raison étant de représenter les avis et ressentis des employés grâce à l’échantillonnage.

14
Section 2 : ANALYSE ET TRAITEMENT DES DONNÉES COLLECTÉES

Une fois les données sur terrain collectées, nous avons procédé au traitement et à
l’exploitation de celles-ci.

2-1 Méthode de traitement

Une fois que les données ont été rassemblées, nous avons entamé le processus de
traitement et d'analyse. Initialement, chaque prise de note a été minutieusement examinée à la
fin de l'enquête. Cette étape visait notamment à apporter des ajustements aux consignes en cas
de malentendu dans certaines questions, à prendre en compte les questions sans réponse ou les
réponses difficiles à interpréter. Les questionnaires insuffisamment renseignés ont été exclus
de l'analyse. Il est à noter que lors du stage, un questionnaire a été préparé pour récolter le
maximum d’informations.

Pour ce faire, nous avons utilisé le logiciel Microsoft Office Excel à part le logiciel
Word. Ce logiciel a été d'une utilité considérable. Il nous a permis de présenter les résultats de
l'enquête, menée sur le terrain, sous forme de tableaux et de graphiques. Microsoft Excel a
facilité la lecture des données recueillies, favorisant ainsi une analyse claire. En outre, il a été
instrumental dans l'exécution des calculs nécessaires pour notre étude.

2-2- Analyse des données

Le logiciel Sphinx qui est un logiciel d’enquête et d’analyse des données a également
été utilisé. Il sert généralement en la conception du questionnaire et permet d’analyser tout
fichier contenant des nombres et texte quel que soit son origine. À cet effet, il présente l’intérêt
d’intégrer la conception du questionnaire au traitement statistique des données. Le Sphinx offre
des possibilités diverses pour définir et formuler les questions du sondage, pour enregistrer les
réponses obtenues, pour organiser l’ensemble de questions et diffuser le questionnaire. Il nous
permet ici de réaliser le questionnaire, la saisie des réponses, le traitement des données et
l’interprétation des résultats.

15
DEUXIÈME PARTIE : ÉTUDES EMPIRIQUES
Cette partie est consacrée en la présentation du résultat de l’étude sur terrain que nous
avons effectué en s’appuyant sur les analyses du système éducatif successif. Ce chapitre vise
à fournir une vue d'ensemble des informations concrètes que nous avons rassemblées en
réponse à nos questions de recherche. Une étude sans résultat serait le fruit d’un travail inutile,
alors nous avons réservé cette partie pour l’illustration et la preuve de notre travail. Cette partie
est également le fruit de nos collectes de données aux quelles nous nous sommes basés sur un
questionnaire bien rédigé comportant une vingtaine de questions adressé aux plusieurs
responsables, représentant des employés et publics. Dans ce chapitre suivant, on va se
consacrer à l’analyse de diverses recommandations pour pouvoir démontrer leurs efficacités.

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CHAPITRE 3 : ANALYSE DU SYSTÈME ÉDUCATIFS SUCCESSIFS

Conscient aux changements fréquents au niveau du système éducatif a adopté à


Madagascar. Afin d’atteindre son objectif, il y va de soi que le mouvement commence en
interne pour ensuite pouvoir trouver écho dans son entourage.

Cette hypothèse vise à ce que les hauts fonctionnaires du ministère concerné, à


commencer par le chef du gouvernement jusqu’aux chefs de service de chaque département,
puisse jouer un rôle dans cette démarche. Il convient de noter que le ministère de l’éducation
nationale est constitué de plusieurs départements, dans ce chapitre, nous allons mettre en avant
les éventuelles causes des changements fréquents en premier lieu et ses impacts dans le
développement au second lieu.

Section 1 : SYSTÈMES ÉDUCATIFS

Depuis son existence, Madagascar a connu quatre systèmes éducatifs dès le début. Le
but de cette section est de cerner les principaux objectifs de chacun de ces systèmes afin de
bien déterminer lequel est le mieux adapté à Madagascar.

Madagascar a connu trois systèmes éducatifs à savoir :

 PPO (pédagogie par objectifs) ;


 APC (approche par la compétence) ;
 PSE (plan sectoriel éducatif).

Figure n° 2 : Les systèmes éducatifs

PPO (1995 - 2003) APC (2003)

PSE (2018)

Source : www.educatiion.gov.mg

17
L’Éducation nationale comporte actuellement quatre niveaux d’études formelles :

 Éducation préscolaire ;
 Enseignement primaire ;
 Enseignement général post-primaire.

Le MEN est aussi partie prenante dans l’éducation non formelle : alphabétisation,
éducation inclusive et éducation à la citoyenneté et au civisme, notamment. À noter que
l’enseignement secondaire en faisant partie de l’État des lieux mais nous nous trouvons dans
l’obligation de le supprimer car ce n’est pas dans le cadre de notre étude qui est dans
l’enseignement primaire.

1-1 Pédagogie par Objectif (PPO)

Est une pratique éducative qui met l’accent sur la réflexion relative aux objectifs de
formation en vue de ka détermination des stratégies et modes d’évaluation correspondante. La
PPO repose sur 3 principes clés à savoir : gestion de l’apprentissage ; planifier l’enseignement
et faciliter l’évaluation. D’après nos recherches, la PPO est le système le plus recommandé par
tout le monde car ses principes correspondent à la valeur des jeunes talents Malagasy ainsi
qu’à la situation éducative Malagasy selon leurs principes.

L’Approche par Objectif est née à partir des théories béhavioristes. Ces dernières ont
influencé la PPO jusque dans les années 70. Elles ont trouvé un terrain d’application dans cette
PPO. Il s’agit donc de proposer une formulation très précise des objectifs pédagogiques plus
précisément au niveau de leur opérationnalisation en termes de comportement observables,
c'est-à-dire par des comportements indicateurs de la réussite ou de l’échec de l’apprentissage.
Alors « un objectif pédagogique doit contenir un verbe d’action qui décrit la performance
attendue de l’étudiant, une description des conditions de réalisation et les critères de
performance. ». Ainsi, c’est capital de tenir compte des besoins des apprenants : le contenu la
leçon et les compétences à faire acquérir ; du contexte dans lequel s’effectuera l’apprentissage
: le lieu et la situation de l’apprentissage ; la population visée par l’apprentissage : le public
cible c'est-à-dire le groupe, la classe et le niveau des apprenants.

Notamment, la PPO définit l’apprentissage comme une modification durable du


comportement résultant de la conséquence d’un entraînement particulier, cela signifie que
l’apprentissage est basé sur la répétition, on apprend par cœur les savoirs, accompagné par des
stimuli qui favorise les souvenirs. Par exemple par l’intermédiaire d’un chant, de la rime d’une
récitation. On peut facilement se souvenir du contenu de la leçon.

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Donc l’objectif pédagogique décrit le comportement final de l’apprenant à l’issu de
l’apprentissage en précisant les conditions dans lesquelles les comportements doivent se
reproduire. On assiste aussi à l’utilisation de récompenses appelées « renforcements positifs :
en cas de bonne notes, renforcements négatifs : en cas de punitions et mauvaises notes chez
les élèves ».

La P.P.O a été utilisée dans le système éducatif malgache depuis 1995 jusqu’à nos jours
pour enseigner le français. Le but c’est limiter la disparité entre les grandes villes et les
campagnes étant donné que tous les enseignants n’ont pas le privilège de bénéficier d’une
formation pédagogique et ils ne possèdent pas non plus le même profil (niveaux d’études
différents). Les enseignants ainsi que les élèves sont confrontés à un milieu et contexte divers.

1-2 Approche par la compétence (APC)

Quant à ce système, il a pour principe de l’enseignement en situation ; situation


d’apprentissage significatives ; enseignement centré sur les centres d’intérêt de l’apprenant.
L’objectif général de ce système est de redoublement zéro ceux qui les amènent à faciliter
l’admission des jeunes talents Malagasy et qui n’est pas bien du tout pour notre
développement.

Une compétence c’est un ensemble intégré de savoirs, savoir-faire, savoir être et savoir
devenir qui permettent face à une catégorie de situations, de s’adapter, de réaliser une tâche ou
un projet. Donc c’est un processus d’adaptation des activités aux situations.

En effet, l’APC est née à partir des deux théories d’apprentissages qui sont : le
cognitivisme (années 80) l’apprentissage est vu comme un changement de structure mentale
donc il y a un traitement de l’information ; le constructivisme (années 90) l’apprentissage est
un processus de construction des connaissances, l’existence des réalités multiples.

L’APC devrait être mise en œuvre dans le système éducatif malgache depuis 2003 car
on a constaté que les élèves ont besoin plus de compétences puisque en utilisant la PPO, on
parle de n’importe quoi, comme des exemples de phrase qui n’ont rien à avoir avec les
compétences à faire acquérir aux élèves (par exemple : Maman est malade/maman va au
marché). Ce genre d’exemple ne va jamais contribuer aux développements de leur compétence.
On a également constaté que la PPO ne favorise pas la pratique orale qui est indispensable
dans l’enseignement/apprentissage d’une langue.

Malgré cette constatation, l’insuffisance des matériels et des outils pédagogiques ainsi
que le manque de formation pour les enseignants ne permettent pas l’usage de cette A PC à

19
Madagascar. D’ailleurs, les enseignants ne veulent pas laisser tomber la PPO qui est une
approche avec laquelle ils se sentent plus à l’aise car il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une
approche qui facilite leur tâche.

Tableau n° 1 : Taux de scolarisation

Nombres
Scolarisation Année Taux d’évolution
(millions)
3,6 2004 - 2005
PRIMAIRE 2,8%
4,7 2014 – 2015

Source : MAP 2007

D’après le tableau, en une espace de 10 ans le taux de scolarisation a rencontré une


hausse de 2,8% si c’était à 3,6 millions en 2004 2005 et 4,7 millions en 2014 et 2015

1-3 Plan Sectoriel Éducatif (PSE)

Au plan institutionnel, un dispositif à deux niveaux va être institué :

 une structure de concertation ;


 une Plateforme Nationale pour le Pilotage du Secteur Éducation (PNPSE) ;
 une Cellule de Coordination Sectorielle (CELCO) avec un Bureau Permanent.

La PNPSE sera destinée à promouvoir le dialogue entre parties prenantes sur les
politiques sectorielles de l’éducation sous la conduite du Gouvernement. Elle sera composée
de représentants des autorités nationales, des partenaires au développement, de la société civile
et du secteur privé, y compris l’enseignement privé.

La CELCO sera chargée de faciliter la coordination, le suivi et les arbitrages entre les
trois ministères. Présidée collégialement par les trois Secrétaires Généraux des ministères en
charge de l’Education, elle sera composée de directeurs de ces ministères (planification,
aspects financiers, suivi-évaluation), du point focal pour le secteur Education au sein de la
Direction Générale du Budget du MFB et des membres du Bureau Permanent de la CELCO,
lui-même composé d’un coordonnateur et de chargés d’études et qui assistera techniquement
les ministères dans la mise en œuvre du PSE.

Le cadre de programmation regroupera les plans d’action des trois ministères concernés
par le PSE. Ces plans sont la base sur laquelle s’appuiera la mise en œuvre du PSE à la fois

20
sur les plans juridique (mesures et réglementation), matériel (constructions, équipements,
recrutements, formations, etc.) et financier (multiplicité des sources et modes de financement).

Un élément novateur du PSE est l’importance donnée aux structures déconcentrées,


principalement au sein du MEN, également au sein du MEETFP (autonomie des
établissements, en particulier. Les plans d’action ont prévu ce changement qui ne pourra avoir
des conséquences positives que si ces structures disposent de pouvoirs réels, d’agents
compétents et de moyens matériels et financiers à la hauteur de leurs nouvelles responsabilités.

Les concepteurs du PSE ont conscience que ce processus de transfert de pouvoirs sera
long et coûteux mais que les retombées positives devraient être importantes quoique décalées
par rapport aux efforts demandés au départ. Un nouvel équilibre devra donc être rapidement
trouvé entre les services centraux des ministères, leurs services déconcentrés et le Bureau
Permanent de la CELCO dont les attributions seront définies prochainement.

Le suivi-évaluation sera une pièce majeure dans la réussite du PSE car il fournira aux
décideurs les bornes à ne pas dépasser pour atteindre sans dommages les résultats prévus.

Ce suivi repose d’abord sur une batterie d’indicateurs pour chacun des ministères.
Ceux-ci sont tous reliés à des programmes pour éviter qu’ils soient déconnectés des stratégies
appliquées. Ils balaient également les trois axes qui structurent le PSE : scolarisation,
qualité/pertinence et Gestion/gouvernance ainsi qu’un axe transversal : l’équité.

L’établissement d’indicateurs a donné lieu à d’intenses discussions pour choisir les


bons indicateurs (de moyens et de résultats) ainsi que les modes de collecte des données pour
les chiffrer et les structures responsables de ce chiffrage. A l’usage, certains indicateurs
pourront être abandonnés et d’autres, plus pertinents par rapport aux problématiques
évolutives, les remplaceront.

Deux revues annuelles ont été prévues pour faire le point au sein de la PNPSE. L’une
de ces revues (en mars) analysera la situation de l’année précédente, au vu du rapport
d’exécution élaboré par le Bureau Permanent de la CELCO et fera des propositions pour une
mise à jour des plans d’action.

Une revue à mi-parcours sera l’occasion de réfléchir plus profondément sur les
orientations du PSE avec l’appui d’un évaluateur externe. Elle est prévue pour mars 2020.

21
Figure n° 3 : Allocation des enseignants du primaire public et communautaire par
région en 2013 - 2014
TAUX
29
35% % 26%
25% 25%
30% 24% 22% 21%
25% 20% 19%
19% 17% 17% 16%
15%
20% 15% 13
% 11% 11% 10% 10% 9%
15% 9%
10%
5%
0%

Source : RESEN, 2004-2014.

Pour une gestion rationnelle et utilisation optimale des enseignants, le recrutement des
ENF et l’affectation des enseignants fonctionnaires doivent suivre une gestion claire dictée par
les besoins réels de l’école et un plan très structuré de redéploiement du personnel.

Comme dans celle des enseignants, l’analyse de l’allocation des salles de classe menée
sur 23 418 écoles primaires publiques et communautaires, à partir des salles utilisées en 2013-
2014 a abouti aux résultats suivants :

 dans 3 cas sur 5, la dotation de salles de classe n’est pas fonction des effectifs
des élèves, ce qui suppose une assez faible relation entre les dotations en salles
de classe et les effectifs des élèves ;
 dans 2 cas sur 3, le nombre de salles de classe d’une école est fonction du
nombre d’enseignants.

Cette gestion ou allocation non-ciblées des salles de classe ont des impacts très négatifs
sur l'apprentissage des élèves. L’insuffisance de salles de classe, en général dans les écoles
rurales et enclavées, est l’une des causes ayant conduit au système de double vacation et de
classes pédagogiques multigrades (allant de 3 à 5 classes) qui engendrent une diminution du
temps d’apprentissage, avec pour conséquence une baisse du niveau d’acquisition des élèves.
La gestion de l’allocation des moyens aux écoles primaires reste encore à améliorer. Les
nombres d’enseignants et de salles de classe ne sont pas encore liés au nombre d’élèves pour
respectivement 1 cas et 2 cas sur 5. Comme les ressources disponibles sont très limitées et
demandent à être gérées de façon rationnelle et optimale pour l’atteinte de l’objectif d’une

22
éducation fondamentale universelle, le MEN doit encore faire beaucoup d’efforts dans la
gestion des ressources qui lui sont attribuées.

Les résultats provisoires de l’enquête sur la qualité de prestation de services


d'éducation, connue sous le nom de "Service Delivery Indicator" (SDI) ou "Indicateurs de
Prestation de Services" (IPS) menée à Madagascar en 2015, donnent les situations suivantes
lors des visites inopinées d'écoles :

 31/100 des enseignants sont absents des écoles ;


 8/100 des enseignants sont présents mais n'enseignent pas ; et
 61/100 des enseignants sont présents et enseignent.

Le taux d’absence des enseignants est plus élevé dans le secteur public que dans le
secteur privé et se traduit par une perte journalière de 40 minutes d’enseignement pour les
élèves des écoles publiques, soit une perte de 52 jours dans l'année scolaire.

L’objectif d’un enseignement fondamental équitable, de qualité et pour tous ne peut


être atteint sans une gestion rationnelle et déconcentrée jusqu’aux établissements scolaires des
moyens et/ou ressources mis à la disposition de ce niveau d’enseignement. Cette gestion
permettra de jumeler l’offre à côté des actions relatives à la demande, tant pour améliorer la
rétention/la qualité que pour assurer l’équité.

Section 2 : RÉSULTATS ET PERFORMANCE DE L’ÉDUCATION

Sur cette section, on a comme objectif de présenter nos constatations durant notre
passage et pour ce faire, nous avons deux sous sections, la première porte sur les résultats
scolaires obtenus sur chaque système éducatif et la seconde met en exergue les raisons des
changements fréquents et ses impacts.

2-1 Résultats scolaires pendant la PPO

Depuis 1995, la pédagogie par objectif a été créé dans le but d’instauré un bon système
éducatif pour assurer une bonne base pour nos étudiants. Pendant notre entretien, la PPO est
considéré comme système le plus recommandé pour ses objectifs ainsi que ses principes qui
correspond à la bonne éducation et certaines ont même affirmé que s’ils ont droit de demander
de le réadopté ils le feront. Théoriquement, comparer à l’APC (approche par la compétence)
la PPO marque beaucoup de point contrairement à ce dernier.

23
2-2 Résultats scolaires pendant l’APC

Selon le principe de l’approche par la compétence, qui est le zéro redoublement, nous
avons pu relever quelques observations à l’encontre de ce système. D’après les enseignants
ainsi que les chefs des établissements qui ont fait l’objet de notre entretien ils ont affirmé que:

 Avec l’APC, durant les examens, tant que l’élève écris sur leurs feuilles de copies, les
examinateurs doivent donner une note à l’élève concerné ;
 Les résultats scolaires ont toujours été bonne avec ce principe, nous avons fait face à
un résultat annuel plus de 75%. Pour y voir claire, nous allons l’illustré sous forme de
tableau les résultats, taux d’abondons, redoublement comme la promotion.
Tableau n° 2 : Les indicateurs de résultats par niveau

Source : RESEN, 2004-2014

24
2-3 Performance

On peut constater que :

 Le taux d’achèvement scolaire a connu un recul de six points depuis 2009 ;


 L’effectif des élèves a stagné malgré le fait que 1,4 Millions d’enfants sont à
scolariser ;
 Les connaissances du français et des mathématiques des élèves se sont
gravement détériorées en comparaison avec les pays africains francophones.

Actuellement avec le contexte covid19, le système éducatif est laissé pour compte s’il
ne fallait mentionner les mesures édictées qui ne correspondaient pas à la majorité précaire et
vulnérable de la population.

L’évolution du budget de l’éducation à Madagascar se présente ci-après :

Figure n° 4 : Taux d’évolution du budget MEN

1400 BUDGET MEN AVEC SES ÉVOLUTIONS 25,00%

23%
1200
20,00%

1000

15,00%
800
13,59%

600 11,14%
10,00%

7,77%
400

5,00% 5,00%
200
680 714 811 874 1077 1197

0 2014 2015 2016 2017 2018 2019 0,00%


BUDGET MEN TAUX D'ÉVOLUTION

Source : LOLF 2020

25
Tableau n° 3 : Les indicateurs PSE

Source : PSE Narratif 2018-2020

26
CHAPITRE 4 : DISCUSSIONS ET SUGGESTIONS

Madagascar a rencontré trois (3) systèmes éducatifs depuis sa création. Durant nos
passages et nos collectes de données ainsi que les entretiens effectués de nombreuses
observations ont été relevées sur tous les aspects du cadre éducatif notamment dans le système
éducatif en fonction voire même dans les programmes scolaires. Afin qu’on puisse bien
organiser cette étude, nous avons subdivisé notre constat en deux sections : la première porte
sur les résultats et constats en se basant sur les raisons éventuelles du changement fréquent ses
impacts qui est le cœur et la base de notre éducation et en second lieu les résultats sur chaque
système.

Section 1 : DISCUSSIONS

1-1 Approche curriculaire

L’approche curriculaire consiste à mettre en place des programmes scolaires adéquats,


elle tourne autour de contenu, objectif et évaluation. L’approche curriculaire permet d’assimiler
et maîtriser la connaissance, d’acquérir des aptitudes ainsi que d’adopter des attitudes. Cette
approche permet aussi l’utilisation du PPO (Pédagogie Par Objectifs).

Étant donné que le système éducatif malgache est engagé dans l’éducation de qualité
pour tous (EPT) à laquelle contribue l’innovation pédagogique dite APC. Cette approche se
situe dans le courant des modèles basés sur le développement des compétences.

Les objectifs de cette approche sont de réduire le taux de redoublement et l’abandon ;


réduire les disparités dont l’écart entre forts et faibles, donner un sens à l’apprentissage en
montrant à l’élève l’utilité dans la vie pratique de tout ce qu’il a appris à l’école, permettre à
l’élève d’intégrer les acquits scolaires en vue de résoudre des problèmes inhérents à la vie
quotidienne ou de les utiliser efficacement en cas de besoin, ainsi de pouvoir évaluer l’élève sur
sa capacité à s’améliorer à partir de ce qu’il sait.

1-1-1 En quoi consiste l’APC ?

Les changements principaux introduits par l’APC tiennent au fait que l’ensemble des
apprentissages de chaque année est articulé autour de 2 ou 3 compétences de base à acquérir
dans chaque discipline par les enfants.

Voici, à titre d’exemple, trois compétences que les élèves doivent maîtriser en malgache,
en mathématiques et en français au terme du conseil pédagogique.

27
 En malgache : produire à l’écrit en malgache officiel 3 phrases de 2 ou 3 mots,
dans des situations de communication adaptées au niveau et à l’environnement
de l’élève ;
 En mathématiques : résoudre une situation – problème de son environnement en
faisant appel à l’addition, à l’addition, à la soustraction avec ou sans retenue, à
la comparaison sur des nombres entre 0 et 1 000 et / ou aux notions d’heure, de
mois, d’année, de monnaies et de billets jusqu’ à 1 000 Ar, de comptage 2 par
2,5 et 10 par 10 ;
 En français, produire à l’oral un message court d’au moins deux phrases dans
des situations de communication adaptées au niveau et à l’environnement de
l’élève.
1-1-2 Comment les élèves développent – ils ces compétences ?

L’année est divisée en 5 « bimestres » de 6 semaines. Les 5 premières semaines de


chaque période sont consacrées aux apprentissages ponctuels des « ressources » qui vont nourrir
les compétences : les savoirs, les savoir- faire, les savoir- être. Ces apprentissages se déroulent
dans un premier temps en tous cas selon les pratiques habituelles des enseignants, avec les
manuels existants.

Le changement principal intervient au cours de la dernière semaine de la période,


appelée « semaine d’intégration », au cours de laquelle l’enseignant arrête les apprentissages
ponctuels, et soumet aux élèves, avec l’aide de cahiers de situations, des situations complexes
au sein desquelles chaque élève est invité à intégrer ses acquis.

Ces situations correspondent à un niveau déterminé de maîtrise de la compétence, appelé


«palier de la compétence» Une première situation complexe est présentée aux élèves à titre
d’apprentissage de l’intégration. Elle est travaillée en partie en groupe, et en partie
individuellement. Une deuxième situation, qui fait partie de la même famille de situations que
la première, est ensuite présentée aux élèves, de manière individuelle, à titre d’évaluation
formative. Cette deuxième situation est suivie d’une remédiation, qui se base sur les erreurs
relevées chez les élèves ; c’est utilisation de PPO en considérant la situation.

1-2 Approche Par Situation (APS)

L’Approche Par Situation est une approche pédagogique qui vise à mettre l’élève en
situation problème pour développer chez lui une connaissance envie de pouvoir résoudre des

28
situations problèmes. C’est l’apprentissage dans l’eau, c'est-à-dire l’élève construit lui-même
son savoir dans une situation problème. La pédagogie de l’erreur favorise cette approche.

SITUATION PROBLÈME SAVOIR, SAVOIR-FAIRE, SAVOIR-ÊTRE

L’Approche Par Situation permet d’exploiter la représentation mentale de l’élève en lui


mettant dans une situation problème pour qu’il ait un savoir-faire affronter seule le problème,
de mettre l’accent sur l’activité des apprenants pendant l’apprentissage, de développer la
capacité intellectuelle de l’élève sous le guide de l’enseignant et enfin d’insister sur
l’amélioration de la situation d’apprentissage c'est-à-dire la situation pauvre devient une
situation améliorée.

Selon les acteurs en matière d’éducation, seule la Pédagogie par objectif (PPO)
rapproche aux attentes en matière de qualité de l’éducation. Afin qu’on puisse pouvoir mieux
présenter et nos points de vu, nous allons le présenter sous forme de tableau comparatif.

Tableau n° 4 : Tableau comparatif des SE

Approche Spécificités Avantages Limites

Thème, Idéologie ; Riches en connaissance ; Savoir théoriques ;


Fandaharam-pianarana Facilitations des tâches Formation des élites
Thématiques
fanabeazana Fototra décline enseignants
sous forme de liste de leçon à
enseigner

Programme scolaire ; Riche en savoir, centré sur Recette toute faite ;


objectifs, triple cohérence les objectifs, participations difficile à faire face à la
(objectif contenu, effectives des apprenants, situation réelle ;
évaluation), cinq volet facilitation des tâches des absence d’application
(objectif, activité, contenu, enseignants dans lavie quotidienne
PPO
moyen, évaluation), objectifs
à atteindrepar les enseignants

Curriculum, Outils bien Pratique de la règle


compétence de base déterminés, situation de ¾, niveau en
(C1, C2, C3/H1, H2, contextualisée, baisse ; temps
H3 , Ressources (S, réduction de taux de d’apprentissage et

29
APC SF, SE) déperdition temps d’intégration
apprentissage valorisation des séparés ; difficultés
ponctuel, phase acquis (acquisition des enseignants dans
d’intégration, cahier des compétences) la gestion de la
de situation, Evaluation critériée semaine
évaluation critériée, d’intégration et la
compétence à intégrer par les construction
apprenants dessituations des
problèmes

Programme Situation Gestion du temps et


d’études, attente, contextualisée, des ressources,
situation problème, participation active évaluation pas claire
situation réelle, des apprenants, (logique de
APS situation problème à l’apprenants est progression non
améliorer durant l’acteur principal évidente/savoirs
l’apprentissage principal de la éparpillés, savoir
construction de son non détailler dans le
savoir motivant pour programme
l’apprenant
Source : livret d’autoformation module psychopédagogie FADEP.mg Edition 2021

On constate que le PPO, c’est la participation effectives des apprenants tandis que
l’APC, les apprenants valorise l’acquisition de ces compétences et l’APS l’apprenant est
l’acteur principal de la construction de son savoir.

Section 2 : SUGGESTIONS ET RECOMMANDATIONS

Cette section représente notre participation pour l’amélioration de notre système


éducatif. Cette section se subdivise en deux sous sections afin de pouvoir développer en détail
nos recommandations et suggestions d’après les résultats constatés. Le but de la présente
section est de présenter nos idéologies générales que détaillées à partir des interprétations et
constatations susmentionnés dans la précédente section.

2-1 Au niveau du système éducatif

Le système éducatif appliqué dans un pays détermine la qualité de son éducation. Mais,
jusqu’ici nos innombrables hauts fonctionnaires et experts en matière de l’éducation ne sont

30
pas capables de nous fournir un système qui répond aux besoins du marché de travail actuel
d’un point de vue général, mais d’un autre œil, c’est comme si notre bien aimé pays est toujours
colonisé et nous ne sommes pas en mesures de contre dire tout ceux qu’ils imposent. Au niveau
du système éducatif, ceux que nous avons à apporter comme suggestion sont :

 Révision du système éducatif Malagasy ;


 Une vraie réunion des experts malagasy en matière d’éducation ;
 L’agriculture et l’élevage devront faire partie des matières obligatoires
dans le programme scolaire ;
 Étudier la situation de Madagascar avant de décider quel système faut-il adopté ;
 Il faut que nos experts en la matière aient l’audace de changer les choses ;
2-2 Au niveau du programme scolaire

D’abord, notre programme scolaire devrait faire l’objet d’un changement radical car
d’après les enseignants avec qui nous avons discuté, que notre programme scolaire ne jamais
mais seulement les systèmes de pilotage du programme qui changent de temps en temps,
notamment à chaque fois qu’on change de président de la République. Selon nos constatation
et observations : les suggestions suivantes ont été jugées nécessaire pour y remédier :

 Révision du programme scolaire de basse, le fondamental 1 ;


 Supprimer les chapitres inutiles dans le programme scolaire (à titre d’exemple, le criquet
; le poisson dans SVT) ; savoir les éléments constitutifs des criquets et du poisson nous mène
en quoi ? Ce savoir est jugé inutile de nos jours. Voilà pourquoi les étrangers ne cessent de
s’évoluer car ils ont la situation bien en main, leur programme scolaire est bien à jour ;
 Remplacer ces chapitres inutiles par l’agriculture moderne et l’élevage ;
 Privilégier les pratiques de l’agriculture et l’élevage afin de motiver les jeunes talents à
aimer le terrain ;
 Sensibiliser les centres de formation professionnelle à ajouter l’agriculture et l’élevage
dans leurs programmes de formation ;
 Réviser les budgets scolaire ou caisse école afin que les chefs des établissements
puissent ajouter le volet agriculture et élevage dans la ligne de dépenses annuelle de
l’établissement.

31
CONCLUSION
Le système d’éducation de base à Madagascar comporte des inégalités au niveau de
l’accès et de l’efficacité selon l’origine socio-économique des élèves et entre zones rurales et
urbaines. La faiblesse de l’efficacité interne du système éducatif malgache montre la qualité
encore peu satisfaisante de l’école : les taux de scolarisation indiquent que beaucoup restent à
faire pour améliorer la couverture des besoins. L’effectif des enseignants ne satisfait pas aux
besoins des élèves et la situation est aggravé par la fermeture d’école. Mais, on peut aussi dire
que l’éducation de base à Madagascar est en plein essor malgré les difficultés rencontrées dans
ce domaine. L’évolution générale de l’éducation primaire sur la période 1999- 2007 est
caractérisée par l’accroissement continu des effectifs scolaires. La connaissance de l’histoire
de l’éducation de nos pays est nécessaire pour comprendre son évolution et surtout le niveau
de développement.

Malgré le caractère sélectif et inadapté du système éducatif hérité de la colonisation qui


plane encore, l’efficacité interne et externe de l’éducation est insuffisante et insatiable et reste
faible surtout en milieu rural. Le système de l’éducation à Madagascar ne cesse pas d’améliorer
que ce soit formel et non formel. Le système de l’éducation formel repose sous la direction du
ministère de l’éducation national et le ministère de l’enseignement supérieur et la recherche
scientifique. Il est donc régi par la loi 94-033 et divisé en quatre catégories à savoir :
l’éducation fondamentale (préscolaire et primaire), l’enseignement secondaire, l’enseignement
technique et formation professionnelle, et l’enseignement supérieur. Malgré, l’effort de l’Etat
en matière de l’éducation, les frais et les coûts de scolarité sont encore très lourds pour les
ménages. En effet, l’éducation dispose d’une liaison étroite à notre économie. Donc, l’Etat doit
dépenser publiquement et prioriser cette éducation pour lutter le poids de la pauvreté.

Dans ce cas, il est nécessaire de définir la politique et la réforme la plus adaptée et


appropriée pour les enfants malgaches. Et cette politique est la clé de la mise en œuvre du
fameuse Plan National de l’EPT. De plus, Madagascar a absolument tous les atouts nécessaires
pour éradiquer à la source l’analphabétisme : l’environnement écrit est partout et avec la
multiplication des panneaux publicitaires, il ne cesse de s’accroître. Tous les journaux sont
bilingues et plusieurs sont rédigés uniquement en malgache. L’existence des brochures voire
des livres permet d’assurer l’éducation de base. Pour s’en convaincre, il suffit de passer en
revue les rayons des librairies.

32
Cependant, l’éducation occupe une place importante pour un pays. Elle constitue un
véritable outil de réalisation personnelle et d’ascension sociale. Elle apporte des externalités
positives provoquant des réactions en chaîne en améliorant le bien-être social, la dynamique
d’innovation et la productivité de la société. De ce fait, elle est déterminante pour aller dans le
sens du progrès technologique et du développement économique et social d’une nation.
L’éducation forme l’individu dans sa vie individuelle et professionnelle. Elle forme la capacité
intellectuelle en apprenant à l’école. Toutefois, l’éducation ne se fait pas seulement dans une
école, elle se fait dans la société par l’intermédiaire de notre famille, des gens qui vivent autour
de nous…

Les efforts entrepris par les autorités malgaches pour réformer le système éducatif dans
son ensemble n’ont pas atteint les résultats escomptés et n’ont profité qu’à une faible
proportion de la population. Malgré les réformes engagées et le rôle joué par le secteur privé
d’éducation, l’efficacité du système éducatif est médiocre. Face à l’ampleur du déficit éducatif
de la population, de nouvelles aspirations émanant de la population en matière d’éducation ont
été recensées. La satisfaction des besoins fondamentaux est dans l’immédiat l’une des
aspirations dominantes. Il s’agit pour l’individu et sa famille d’avoir une alimentation
convenable, de disposer d’un logement décent, de bénéficier d’un enseignement de base de
qualité et d’accéder aux soins de santé primaire.

Le développement humain durable passe par la réalisation de ces aspirations. Cela


implique la mise en place de politiques cohérentes au niveau global et sectoriel dont la réussite
conditionne la réalisation des autres aspirations corollaires parmi lesquelles on peut citer
notamment : une société fondée sur un système de valeurs, harmonieuse et sans exclusion, une
bonne gouvernance et une économie prospère, libérale et compétitive. En parcourant l’état des
lieux de l’éducation à Madagascar, on arrive à la malheureuse conclusion qu’il s’agit vraiment
d’un crime contre la société, d’un crime envers les générations victimes des expérimentations
hasardeuses en matière d’éducation. Pour Madagascar, la poursuite des programmes et des
politiques d’éducation est en perpétuelle remise en question du fait du non-respect de la
continuité de l’Etat. Les conséquences néfastes issues de ces problèmes sont irrémédiables. A
l’échelle individuelle, on croirait qu’elles sont à peine sensibles, pourtant en les évaluant sur
les générations successives, on ne peut que constater un problème incommensurable ! Avons-
nous déjà évalué le nombre de victimes des bouleversements générés par les orientations
éducatives expérimentales sans garanties ni plans fiables à long terme mais juste dictées par la
loi du gouvernant ? Sommes-nous conscients des souffrances accumulées au fil des années par

33
nos communautés du fait des problèmes liés à l’éducation ? La prise en compte des conditions
économico-sociales des populations’ cibles est avant tout nécessaire avant toute mise en œuvre
de politiques publiques. C’est l’une des raisons pour lesquelles Madagascar faille en certains
de ses domaines de développement. Voilà pourquoi il est indispensable de connaître les
désidératas des populations, quitte à des consultations populaires : par une approche par la
base, une démocratie participative. Certes, des facteurs exogènes ne sont pas étrangers à la
situation actuelle de notre pays : l’acculturation étrangère véhiculée par la mondialisation, les
dominations coloniale et néocoloniale passées, l’aliénation du malgache… Mais ces facteurs
à eux seuls n’expliquent pas entièrement la situation chaotique de l’éducation dans notre pays.
Nous sommes bel et bien les premiers responsables du malheur qui nous accablent. En fait,
nous n’avons jamais fait preuve de pragmatisme dans l’élaboration des politiques éducatives,
mais notre empressement à l’exercice du pouvoir nous a fait échouer. Nous ignorons que la
réussite est façonnée par la pratique. Au-delà de ce constat, réaliste malheureusement, mais
non pessimiste, il est temps actuellement d’avancer des propos éclairés pour faire face au futur.
Comment donc canaliser, diriger et coordonner les bonnes volontés et les actions de tous les
acteurs afin de se rapprocher d’une façon continue et durable de l’image souhaitée de
l’éducation dans le futur ? Il faut avoir la conviction que réaliser ses rêves n’est pas utopique,
mais c’est plutôt garder un regard permanent sur notre entreprise. Dès lors, l’adoption de cette
vision « éducation promoteur de la paix sociale, maître d’œuvre du développement » nous
demandera de rudes efforts quotidiens doublés d’une fidélité dans nos engagements. Une
institution forte et dotée des moyens nécessaires est aussi requise. Seule une normalisation
institutionnelle garantira le respect des droits, des structures et des règles de fonctionnement à
suivre. Cela permettra une pérennisation des stratégies politiques éducatives du pays par la
continuité des processus de construction ou de reconstruction du système éducatif. Nous
soutenons ainsi le noble principe selon lequel tout homme d’État devrait être une personne
éthique, une personne de parole, de valeur et d’engagement, une personne au service du peuple,
au service de Madagascar. Et cela commence par chacun d’entre nous, car nous également,
nous sommes des acteurs de cette (nouvelle) éducation.

34
BIBLIOGRAPHIE
OUVRAGES GÉNÉRAUX

 -AVANZINI G. (1996), « La pédagogie aujourd’hui », Paris, Dunod


 BOURDIEU P., 1970 - « La reproduction sociale : Eléments pour une théorie du
système d’enseignement », Edition du Minuit, 283p.
 CLIGNEt R. et Ernst, « l’école à Madagascar », édition Karthala,
 DENISE Bouche, « L’enseignement dans les territoires français de l’Afrique
occidentale de 1817 à 1920 », thèse 2vol, Lille III,1975
 DURKHEIM E– « les règles de la méthode sociale », Paris : Les Presses universitaires
de France, 16e édition, 1967, 149 pages. Collection : Bibliothèque de philosophie
contemporaineé1894
 THÉBAULT E.P., Code des 305 articles dont les articles de l’enseignement ont été
partiellement retraduits par Raharinarivonirina dans le manuel scolaire. F. Labatutet
Rah ; Madagascar, Nathan,1969.
 DURKHEIM Emile (1922), Education et Sociologie, PUF, 1968,121p.
 RAISON F. J., « A Madagascar, l’échange inégal de la langue », Annales E.S.C,
n°4,1977.
DOCUMENTS ET PÉRIODIQUES

 Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique (ENSET) de Libreville, «


Sciences de l’éducation »
 Ministère de l’Education Nationale :
http://www.education.gov.mg
SITES WEB

 http://www.un.org/fr

 http://portal.unesco.org/fr

35
ANNEXES

xxxvi
ANNEXE I : TEXTES LÉGISLATIFS

Loi n°2004 – 007 Portant loi organique sur la loi des finances :

Loi-n°-2004-004 ;Portant-Orientation-générale-du-Système-d’Education-
d’Enseignement-et- de-Format ;

Loi-n°-2022-018 Système-éducatif ;

xxxvii
ANNEXE II : TAUX DE PAUVRETÉ SELON LE NIVEAU D’ÉDUCATION

Source :PASEC 2017

xxxviii
ANNEXE III : TAUX D’ACCÈS AU PRIMAIRE SELON LE NIVEAU DE RICHESSE
ET LE MILIEU

Les enfants des familles plus pauvres, notamment ceux issus du milieu rural, présentent
lestaux d’accès largement inférieurs à ceux des enfants issus de milieux urbains favorisés

xxxix
LISTE DES ILLUSTRATIONS
FIGURES

Figure n° 1 : Organigramme MEN .............................................................................................. 11

Figure n° 2 : Les systèmes éducatifs ............................................................................................ 17

Figure n° 3 : Allocation des enseignants du primaire public et communautaire par région en


2013 - 2014.............................................................................................................. 22

Figure n° 4 : Taux d’évolution du budget MEN ......................................................................... 25

TABLEAUX

Tableau n° 1 : Taux de scolarisation ............................................................................................ 20

Tableau n° 2 : Les indicateurs de résultats par niveau ................................................................ 24

Tableau n° 3 : Les indicateurs PSE .............................................................................................. 26

Tableau n° 4 : Tableau comparatif des SE .................................................................................. 29

xl
TABLE DES MATIÈRES
SOMMAIRE .............................................................................................................................. iii
REMERCIEMENTS ................................................................................................................. iv
LISTE DES ABRÉVIATIONS SIGLES ET ACRONYMES ..................................................v
RÉSUMÉ ................................................................................................................................... vii
INTRODUCTION .......................................................................................................................1
PREMIÈRE PARTIE : CADRE THÉORIQUE ET MÉTHODOLOGIQUE
CHAPITRE 1 : MATÉRIELS .......................................................................................................5
Section 1 : CONTEXTE GÉNÉRALE ...................................................................................5
1-1 Historique du MEN .............................................................................................................5
1-2 Systèmes éducatifs successifs et ses situations ........................................................5
1-2-1 Pédagogie par objectifs...............................................................................................7
1-2-2 APC (Approche par les Compétences) .....................................................................10
Section 2 : ORGANIGRAMME DU MEN...........................................................................11
CHAPITRE 2 : MÉTHODES ......................................................................................................13
Section I : APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE ................................................................13
1-1 Procédées et collectes de données. ....................................................................................13
1-2 Caractéristiques des données ............................................................................................14
1-3 Échantillon ........................................................................................................................14
Section 2 : ANALYSE ET TRAITEMENT DES DONNÉES COLLECTÉES ................15
2-1 Méthode de traitement ......................................................................................................15
2-2- Analyse des données ........................................................................................................15
DEUXIÈME PARTIE : ÉTUDES EMPIRIQUES
CHAPITRE 3 : ANALYSE DU SYSTÈME ÉDUCATIFS SUCCESSIFS ................................17
Section 1 : SYSTÈMES ÉDUCATIFS ..................................................................................17
1-1 Pédagogie par Objectif (PPO) ..........................................................................................18
1-2 Approche par la compétence (APC) .................................................................................19
1-3 Plan Sectoriel Éducatif (PSE) ..........................................................................................20
Section 2 : RÉSULTATS ET PERFORMANCE DE L’ÉDUCATION.............................23
2-1 Résultats scolaires pendant la PPO ..................................................................................23
2-2 Résultats scolaires pendant l’APC ...................................................................................24
2-3 Performance ......................................................................................................................25
CHAPITRE 4 : DISCUSSIONS ET SUGGESTIONS ................................................................27
Section 1 : DISCUSSIONS ....................................................................................................27
1-1 Approche curriculaire .......................................................................................................27

xli
1-1-1 En quoi consiste l’APC ? ..........................................................................................27
1-1-2 Comment les élèves développent – ils ces compétences ? ........................................28
1-2 Approche Par Situation (APS) .........................................................................................28
Section 2 : SUGGESTIONS ET RECOMMANDATIONS ................................................30
2-1 Au niveau du système éducatif .........................................................................................30
2-2 Au niveau du programme scolaire ...................................................................................31
CONCLUSION ..........................................................................................................................32
BIBLIOGRAPHIE ....................................................................................................................35
ANNEXES ............................................................................................................................ xxxvi
LISTE DES ILLUSTRATIONS ............................................................................................... xl

xlii

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