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Croissance et développement durable : enjeux

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Devoir de maison

Sujet de type 1: Dissertation

Une croissance toujours plus élevée est-elle compatible avec un


développement durable ? Vous répondrez à cette question en utilisant
vos connaissances personnelles et les documents ci-joints.

DOSSIER DOCUMENTAIRE
Document 1

Toutes choses égales par ailleurs, une hausse de la production conduit à une
augmentation des rejets polluants. Dans le cadre de l’hypothèse de la CEK 1, cet « effet
d’échelle », qui l’emporte dans les premières phases du développement, est ensuite
contrebalancé par plusieurs mécanismes, dont l’impact sur l’environnement est bénéfique.
En premier lieu, l’environnement s’améliore sous l’effet technologique de la
croissance […]. L’effet de composition fournit une deuxième explication. Sur le long terme,
l’impact structurel de la croissance sur le système productif se traduit par un recul des
activités industrielles les plus polluantes au profit d’activités tertiaires et de pointe,
généralement plus propres. […] A ces changements du système productif se conjuguent des
évolutions du côté de la demande. A l’instar des loisirs ou de la santé, l’environnement peut
être considéré comme un bien supérieur, dont la demande croît plus vite que le revenu.

1. Courbe environnementale de Kuznets

Olivia Montel-Dumont, « L’hypothèse de la courbe environnementale de Kuznets


», Cahiers français, n°337, mars-avril 2007, in Sciences économiques et
sociales, Tle ES, Magnard, 2012, p. 156.

Document 2 Certaines tendances défavorables à l’environnement persistent dans les pays


industrialisés riches. Certes, par analogie avec la relation en forme de « U » inversé entre
inégalité et revenu par habitant avancée par Kuznets, on observe des « courbes de Kuznets »
en économie de l’environnement : la pression sur l’environnement commence par augmenter
lorsque le revenu moyen s’accroît, mais diminue par la suite. Cependant, cette relation
favorable n’est vérifiée que pour certaines pollutions locales ou régionales, comme les
concentrations moyennes de particules ou de dioxyde de soufre dans les villes. Ainsi les
émissions totales dans l’air de polluants azotés et soufrés, et à fortiori les émissions par
habitant, diminuent dans les pays de l’OCDE où l’industrialisation est ancienne, alors
qu’elles continuent à augmenter dans les pays plus « jeunes » comme la Grèce, l’Irlande,
l’Islande, le Portugal et la Turquie.
En revanche, si le Progrès technique permet de diminuer les consommations
d’énergie fossile et de matières premières par unité de PIB, les consommations par habitant
continuent à augmenter avec le revenu moyen. Ainsi la consommation totale et par habitant
des principales ressources naturelles – énergie, ressources en eau - augmente dans presque
tous les pays de l’OCDE. La production totale de déchets urbains augmente également, bien
que, par habitant, elle se soit stabilisée à partir de 1990 ; les émissions de polluants dues à
l’intensification du transport automobile sont en hausse constante dans les pays industrialisés
comme dans les pays émergents.
Nina Kousnetzoff, « Le développement durable : quelles limites à quelle croissance », CEPII,
L’Economie mondiale, 2004, Collection « Repères » 2004. Extrait tiré de Sciences économiques et
sociales, Tle ES, Hachette, 2012, p. 163.

Document 3
Date Population PIB Coefficient Concentration de Hausse Elévation du
mondiale mondial de revenu par CO2 (ppm) mondiale niveau de la
(milliards) (1012 habitant des mer (cm)
$/an) températures
(degrés)
1990 5,3 21 16,1 354 0 0

2000 6,1-6,2 25-28 12,3-14,2 367 0,2 2

2050 8,4-11,3 59-187 2,4-8,2 463-623 0,8-2,6 5-32

2100 7,0-15,1 197-550 1,4-6,3 478-1099 1,4-5,8 9-88

Prévisions globales

Special report on Emission Scenarios. GIEC, 2000.


Les deux chiffres séparés par un tiret correspondent à la fourchette de prévisions, selon les différents
scénarios.
Le coefficient de revenu mesure l’écart de revenu entre PED et pays
développés. Ppm : parties par millions (unités de mesure de la
concentration).

Document 4 Si le monde disposait seulement d’une offre fixe de ressources non


renouvelables, comment les générations futures pourraient-elles satisfaire leurs besoins ?
L’exemple typique est celui du pétrole. Lorsque la quantité disponible sera épuisée, les
générations vivant à ce moment-là devront s’en passer et auront un niveau de vie moins
élevé.
Malgré le caractère presque évident de ces arguments, des économistes répondent
que le progrès technique donne souvent des moyens de dépasser ces limites. Si on compare
l’économie d’aujourd’hui à l’économie du passé, on peut observer que la manière d’utiliser
les ressources s’est modifiée, parfois dans le sens d’une amélioration. Les voitures
consomment moins, les maisons neuves ont des performances énergétiques supérieures.
L’extraction du pétrole est plus efficiente. Le développement d’énergies alternatives permet
de substituer des ressources renouvelables à des ressources non renouvelables. […]
Toutes les politiques visant au développement des énergies renouvelables, à
encourager les logements « basse énergie », etc, s’inspirent de cette logique, et donnent un «
coup de pouce » au progrès technique pour assurer un développement durable.
Guillaume GIRMENS, « Développement durable et principes
économiques », IDEES, la revue des sciences économiques et
sociales, n° 144, juin 2006.
Document 5
Le changement climatique affectera les éléments fondamentaux de la vie d’individus
du monde entier – accès à l’eau, production de nourriture, santé et environnement. Des
centaines de millions de gens pourraient souffrir de la faim, de manque d’eau, d’inondations
au fur et à mesure que le monde se réchauffera.
En utilisant les résultats des modèles économiques, l’étude [que nous avons menée]
estime que si nous ne réagissons pas, le coût total et les risques induits par le changement
climatique seront équivalent à la perte de 5% du produit intérieur brut mondial par an, dans
les années qui viennent et pour toujours. Si un plus grand éventail de risques et d’impact sont
pris en compte, l’estimation des dommages pourrait s’élever à 20% du produit mondial. A
l’inverse, le coût de l’action (réduire les émissions de gaz à effet de serre de manière à éviter
les plus graves conséquences du changement climatique) serait limité à 1% du produit
mondial chaque année.
Les investissements entrepris pendant les 10-20 prochaines années auront un effet
profond sur le climat de la deuxième partie de ce siècle et du siècle suivant. Nos actions,
aujourd’hui et dans les décennies qui viennent, pourraient créer des risques d’effondrement
économique et de perturbation sociale d’ampleur similaire à ceux associés aux guerres
mondiales et la grande dépression de la première moitié du 20 ème siècle. Et ces changements
seront difficiles à inverser, voire irréversibles.
Stern Review, The Economics of climate change, 2006.

Document 6
L’empreinte écologique des différents pays de la
planète

Note : L’empreinte écologique est la surface de la planète, exprimée en hectares par habitant, dont une population a
besoin, compte
tenu de son mode de vie, pour satisfaire sa consommation en produits du sol et en zones de pêche, en terrains bâtis ou
aménagés, en forêts capables de recycler les émissions de CO2 et, plus généralement, en surfaces d’absorption de
déchets. L’empreinte par personne « supportable » par la planète ‘c’est-à-dire compatible avec le développement durable
est de 1,8 hectare en 2001. Source : Sciences économiques et sociales, TLe ES, Nouveau manuel, La Découverte 2012, p.35

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