Formation et Validité des Contrats
Formation et Validité des Contrats
I. LA FORMATION DU CONTRAT.
Le contrat se forme sur deux éléments. Il peut être formé mais remis en cause s’il ne réuni pas les
conditions de validité du contrat.
Section 1: Le consensualisme
Principe: un contrat est consensuel lorsqu’il se forme par le seul échange des consentements
quelque soit le mode d’expression.
Les contrats solennels sont ceux dont la formation dépend de l’accomplissement d’une
formalité particulière en général un écrit.
2 types d’actes: acte authentique (ex: mariage devant le maire, contrat de mariage devant le
notaire, donation devant le notaire, hypothèque devant le notaire obligatoire -> constitue un
contrat sur un immeuble).
Acte sous signature privée (ex: vente d’un fond de commerce (clientèle, enseigne, bails), gage
(garantie/sureté obtenue par un créancier sur une chose -> corporelle, nantissement même chose
sur une chose incorporelle).
Les contrats réels (en général unilatéraux) sont les contrats qui se forment par la remise de la
chose. Le simple échange des consentements ne su t pas pour que le contrat se forme. Le bien
doit avoir été remis au destinataire (ex: dépôts, prêt entre particulier).
Tant que la chose n’est pas remise -> accord de volonté est juste une promesse.
(Voir cas pratiques)
Article 1240: 3 conditions: une faute, un préjudice et un lien de causalité -> dommage et interêt.
En vue de la conclusion d’un contrat, les parties sont tenu de transmettre les informations à
l’autre partie.
Le devoir d’information est soumis à des conditions:
- 1ère condition: avoir l’information, connaître l’info
- 2ème condition: l’information est déterminante pour le consentement de l’autre.
- 3ème condition: l’autre partie ignore l’information ou fait con ance à son cocontractant
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C) La contractualisation des négociations
2. Le pacte de préférence:
c’est le contrat par lequel une partie s’engage à proposer prioritairement à son béné ciaire à
traiter avec lui dans le cas où elle se déciderait de contracter.
⚠ Il ne consent pas au contrat, il est libre de décider oui ou non de conclure le contrat.
Si le pacte de préférence n’est pas respecté, si le promettant conclu avec une autre personne que
le béné ciaire -> le béné ciaire peut par exemple: obtenir des dommages et interêts
(responsabilité contractuelle) ou substituer au cocontractant si ce dernier a connaissance du
pacte de préférence et de l’intention du béné ciaire de s’en prévaloir.
Si le promettant vend a un autre, le béné ciaire initial peut annuler le contrat et prendre la place
de l’autre. Cependant très di cile de prouver les deux conditions ci-dessus donc la sanction
habituelle est: dommages et interêts.
Lorsque le contrat est à durée indéterminé -> rupture unilatéral avec préavis par exemple.
Il faut 2 étapes: l’existence d’une o re et d’une acceptation de l’o re qui ferme le contrat.
1. L’o re:
c’est une proposition de contracter mais une proposition qui présente une certaine précision et
fermeté.
L’o re est précise, la seule acceptation doit su re à former le contrat. Les éléments essentiels du
contrat doit gurer dans l’o re.
Pour une vente: l’o re doit contenir les caractéristiques du bien et un prix xé. Si le prix n’est pas
xé, il ne s’agit pas d’une o re mais d’une invitation à rentrer en pourparler.
L’o re est ferme, en cas d’acceptation l’o rant n’a pas à con rmer l’o re sinon, c’est une
invitation à entrer en négociation.
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2. L’acceptation:
c’est l’agrément pur et simple de l’o re par le destinataire de celle-ci. L’acceptation non conforme
à l’o re est sans e et, elle s’analyse en o re nouvelle (cadre des négociations).
Acceptation tacite (sous entendu, implicite), en droit le silence ne vaut pas acceptation !
Mais il existe quelque exceptions…(ex: si dans l’interêt du destinataire, ou dans les relations
d’a aires si vente identique à une vente précédente etc…)
Pour les contrats à distance il existe un décalage entre le moment ou chaque contractant émet sa
volonté et le moment où l’autre en prend connaissance.
Le contrat est « conclu » lorsque l’o rant est au courant de l’acceptation.
1er: Le consentement doit être libre et éclairé. Lorsque ce n’est pas le cas, on dit que le
consentement est vicié. (Vices: violence, erreur, dol).
Sans tout ces vices, la partie victime n’aurait pas contracté ou contracter avec des conditions
substantiellement di érentes.
1. L’erreur:
c’est une mauvaise appréciation de la réalité.
Tout erreur n’ouvre pas droit à la nullité. L’erreur vice du consentement doit porter sur les qualités
essentiel de la prestation ou la personne (ex: authenticité pour oeuvre d'art). La valeur et les
mobiles (motifs) ne sont pas des qualités essentielles.
L’erreur sur les qualités essentiels du cocontractant n’est cause de nullité qu’en considération de
la personne (ex: contrat de travail).
L’erreur inexcusable n’est pas cause de nullité. -> erreur grossière qui ne devrait pas être
commise, si elle est de sa propre faute.
2. Le dol:
c’est un comportement décidé à induire une personne en erreur pour la décider à conclure un
contrat.
Le dol implique une erreur mais il s’agit d’une erreur provoqué par le comportement de l’autre
partie.
- Mensonge
- Manoeuvre, ex: tra quer le moteur/nb de km de la voiture.
- Dissimuler une information, silence (réticence dolosive)
-> comportement déloyal constitue une faute -> conséquence/préjudice -> causalité
Dol en plus de la nullité peut conduire à des dommages et interêts.
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Les conditions du dol: Une erreur, l’erreur en matière de dol est apprécié di éremment de l’erreur
vice de consentement.
L’erreur du dol peut causer nullité sans porter sur les qualités essentiels du contrat. L’erreur
provoqué par le dol est toujours excusable.
Ne constitue pas un dol le fait qu’une partie ne révèle pas à son cocontractant son estimation de
la valeur. Cependant le cocontractant ne peut pas mentir sur la valeur de son estimation.
Cependant -> problème de la preuve.
L’élément matériel du dol, la victime doit apporter la preuve d’un mensonge, d’une manoeuvre
ou d’une réticence.
Élément intentionnel: l’élément matériel a été réalisé par une des parties dans le but due tromper
l’autre. -> toute réticence n’est pas intentionnel.
3. La violence:
Dans ce cas le consentement est éclairé mais n’est pas libre. La violence peut ne pas résulter
des deux parties, elle peut provenir d’un tiers.
La violence doit être illégitime. Violence légitime: ex: menace de poursuite en justice qui est fondé
Article 1143:
« Il y a également violence lorsqu’une partie, abusant de l’état de dépendance de son
cocontractant à son égard, obtient de lui un engagement qu’il n’aurait pas souscrit en l’absence
d’une telle contrainte et en tire un avantage manifestement excessif. »
B) La capacité de contracter
1. La capacité:
c’est l’aptitude à conclure un contrat, dès lors qu’une personne a la personnalité juridique elle est
apte à conclure un contrat. Toute personne juridique peut contracter sauf en cas d’incapacité
prévu par la loi.
Une personne morale doit se limiter à son objet social (activité). Ex: concessionnaire ne va pas
signer des contrats de télé ou whatever.
2. L’incapacité:
Personne protégé; a n qu’ils ne soient pas dépendant du contractant.
Mineur -> peut demander son émancipation à partir de 16 ans. -> comme sous tutelle sinon.
Majeur protégés:
- Sauvegarde de justice (1er niveau): la personne est apte à conclure les contrats mais plus facile
à remettre en cause d’autant plus lorsqu’ils apparaissent déséquilibrés.
- Curatelle (2ème niveau): passe par la nomination d’un curateur, qui exerce un contrôle sur les
actes du majeur. Devra autoriser le majeur sur des actes importants. N’empêche pas le majeur
de contracter.
- Tutelle (3ème niveau): un tuteur est nommé, celui ci va représenter le majeur. Le tuteur va agir à
la place du majeur protégé. Il ne peut plus exercer ses droits.
Le mineur est représenté par les parents, on dit qu’ils sont administrateurs légaux des enfants.
Pour qu’un majeur soit protégé il faut une altération médicalement constaté des facultés mentales
ou physique qui l’empêche de contracter/d’exprimer un consentement.
3. Pouvoir:
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Le fait de pouvoir conclure à la place d’autrui. Il permet à une autre personne de conclure ou
d’émettre un ou plusieurs actes au nom et pour le compte d’une autre personne. Le pouvoir
autorise la représentation.
Lorsque le représentant agis sans pouvoir, l’acte est ine cace vis-à-vis du représenté. Il est
possible d’interroger le représenté au sujet du représentant si il y a un doute. Si le représenté ne
répond pas c’est comme si elle avait donné le pouvoir.
Le pouvoir peut avoir une origine légale (ex: les parents représentent leurs enfants), les dirigeants
qui sont investis par la loi pour prendre les décisions pour la société.
Le pouvoir volontaire qui est donné par procuration à une autre personne pour conclure en son
nom. Le contrat s’appelle le mandat. Celui qui donne le pouvoir -> mandant et celui qui le reçoit
-> mandataire. Dans le cadre d’un procuration le pouvoir « spécial » se limite au actes dé nis
dans la procuration (peut aussi être des actes de dispositions).
C) Le contenu du contrat
1. La licéité du contrat
contenu et but licite.
Il existe des mécanismes qui permettent de rééquilibrer les contrats. Les régimes des clauses
abusives qui permettent de supprimer les clauses qui créeraient des déséquilibres entre les
parties.
Par ailleurs les autres types de clause susceptible d’être éradiqués sont les clauses qui privent de
leur substance l’obligation essentiel du débiteur. (Ex: Chronopost). -Stop révision CC1
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1. Le critère de distinction:
Nullité absolue Nullité relative
Titulaire de l’action Toute personne justi ant d’un La partie que la loi entend
(Art.1180 et 1181) intérêt et le ministère public protéger.
Exception de nullité La nullité demandée par voie d’exception est imprescriptible dès lors
qu’elle se rapporte à un contrat qui n’a pas été exécuté.
2. L’interêt de la distinction:
La nullité est en principe prononcé par le juge donc implique une action en justice.
La force obligatoire (respecter la parole donnée sous peine de sanction) n’interdit pas la
modi cation du contrat.
Pour modi er un contrat:
- Obligation de résultat: obligation de discuter.
- Obligation de moyen: faire leur possible pour modi er le contrat sans garantir le résultat.
Si les modi cation sont très importantes cela peut changer la nature du contrat, l’accord des
volonté crée alors un nouveau contrat.
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2. L’opposabilité du contrat
Ex: contrat de travail conclu -> clause de non concurrence, entreprise tierce débauche le salarié.
Entreprise tierce -> responsabilité extracontractuelle -> si connaissance du contrats et du terme.
1. Caractère irrésistible
Obstacle inévitable et insurmontable qui rend impossible l’exécution du contrat; les e ets de
l’événement sont tels qu’ils « ne peuvent être évités par des mesures appropriés ».
2. Caractère imprévisible
Événement qui ne pouvait être prévu par une personne raisonnable au moment de la
conclusion du contrat.
3. Caractère extérieur
Événement qui échappe au contrôle du débiteur de l’obligation.
1. L’exception d’inexécution
Elle permet a l’une des parties de suspendre l’exécution de son obligation parce que l’autre ne
s’exécute pas ou ne pourra pas s’exécuter dans le futur.
Elle vise a exercer une pression au cocontractant.
Pas besoin du juge forcément.
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3. La réduction du prix
En cas d’exécution imparfaite de la prestation, le créancier peut après noti er dans les meilleurs
délais le débiteur sa décision d’en réduire de manière proportionnelle le prix.
2 conditions générales puis deux hypothèses:
- exécution imparfaite de la prestation -> mise en demeure préalable au débiteur -> ensuite:
1ère hypothèse: le créancier n’a pas tout payé: réduction unilatérale
- Noti cation au débiteur de sa décision de réduire le prix, - le débiteur accepte (pas obligatoire),
si le débiteur n’est pas satisfait avec la réduction, - il peut saisir le juge a n de contrôler la
réduction de prix.
a) La clause résolutoire:
c’est un stipulation prévoyant que le contrat sera résolu de plein droit en cas d’inexécution par
l’une des parties de ses obligations. La stipulation doit indiquer les manquements susceptible
d’entrainer l’anéantissement du contrat.
-> Mise en demeure obligatoire, elle doit mentionner la clause résolutoire.
-> Toutefois parties peuvent écarter la mise en demeure dans la clause.
b) La résolution unilatérale:
Elle est intéressante dans le cas ou les parties n’ont pas inséré dans le contrat une clause
résolutoire. Le créancier peut, à ses risques et périls résoudre le contrat par voie de noti cation.
L’inexécution doit être « su samment grave » (qui porte sur une des obligations essentielles du
contrat, ou en cas d’inexécutions répétées). Dans la noti cation de résolution, les raisons de la
résolution doivent être mentionnées.
c) La résolution judiciaire:
Inconvénients: longue et couteuse.
Avantages: décision du juge -> donc incontesté -> souvent dommage et interêt.
Toujours si l’inexécution est « su samment grave ».
5. La responsabilité contractuelle
Constitue en l’octroi de dommage et interêt.
b) Le dommage/préjudice:
Une partie doit prouver qu’elle a sou ert
Le dommage doit être certain et prévisible, le dommage non prévisible n’est pas réparé.
Ex: valise -> transporteur, le créancier n’a pas prévenu le transporteur du contenu de la valise
(pierres précieuses), valise perdu -> manquement -> dommage et interêt -> mais pas au montant
des pierres précieuses car imprévisible (le transporteur ne pouvait pas savoir).
c) Le lien de causalité:
Montrer que c’est l’inexécution elle même qui à entrainer le dommage.
Il existe des clauses qui sont dites limitatives de responsabilité voire même exclusive -> possible
mais avec des nuances importante -> éradications si clause abusive; ou ex: chronopost,
exclusion aussi en cas de faute lourd (ex: volonté de nuire).
Clause pénale: clause par lequel les parties évaluent par avance et de manière forfaitaire le
montant des dommages et interêts indépendamment du préjudice subit.
-> clause dangereuses et si elles sont excessive le juge peut modérer voire diminuer le montant
de la clause.
Cas pratique (voir cours)
A) Le cautionnement
C’est un contrat conclu entre deux personnes, la caution, et le créancier par le lequel la caution
s’engage à payer tout ou partie les dettes du débiteurs en cas de défaillance.
Ex: contrat de prêt entre un établissement bancaire et une société. A n de garantir le prêt, le
créancier pourra obtenir l’engagement du dirigeant de la société a n de garantir le prêt.
Contrat dangereux -> car unilatéral
Puisque ce contrat est très dangereux, il existe une protection assuré par la loi particulièrement
lorsque la caution est une personne physique.
Caution souscrit par une personne physique: le cautionnement doit contenir une mention
manuscrite limitant la caution a un montant chi ré et lettré comprenant à chaque fois le principal
et tous les accessoires dû (ex: interêt).
Si cette mention n’est pas présente: cautionnement est entaché de nullité.
Si le cautionnement est solidaire; la caution doit écrire une mention précisant qu’elle renonce au
béné ce de discussion.
(???)Le cautionnement doit être proportionné au bien et revenu de cette dernière. Si ce n’est pas
le cas; le cautionnement est réduit à hauteur de la disproportion.
Le créancier doit mettre en garde la caution du risque d’endettement du débiteur principal.
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