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Formation et Validité des Contrats

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Partie 1: Les règles applicable à tous les contrats

I. LA FORMATION DU CONTRAT.
Le contrat se forme sur deux éléments. Il peut être formé mais remis en cause s’il ne réuni pas les
conditions de validité du contrat.

Section 1: Le consensualisme

Principe: un contrat est consensuel lorsqu’il se forme par le seul échange des consentements
quelque soit le mode d’expression.

Les exceptions: un écrit est exigé à titre de preuve (≥1500€)


Parfois le code civil impose une forme particulière: 2 grande catégories de contrat formel.

Les contrats solennels sont ceux dont la formation dépend de l’accomplissement d’une
formalité particulière en général un écrit.
2 types d’actes: acte authentique (ex: mariage devant le maire, contrat de mariage devant le
notaire, donation devant le notaire, hypothèque devant le notaire obligatoire -> constitue un
contrat sur un immeuble).

Acte sous signature privée (ex: vente d’un fond de commerce (clientèle, enseigne, bails), gage
(garantie/sureté obtenue par un créancier sur une chose -> corporelle, nantissement même chose
sur une chose incorporelle).

Les contrats réels (en général unilatéraux) sont les contrats qui se forment par la remise de la
chose. Le simple échange des consentements ne su t pas pour que le contrat se forme. Le bien
doit avoir été remis au destinataire (ex: dépôts, prêt entre particulier).
Tant que la chose n’est pas remise -> accord de volonté est juste une promesse.
(Voir cas pratiques)

Section 2: Le processus de formation du contrat

A) Les principes régissant la négociation

- Le caractère facultatif de la négociation:


On note aujourd’hui une tendance aux contrats non négociés (d’adhésion).

- La liberté dans le déroulement et la rupture des négociations:


Lorsque les négociations débute, chacun est libre de pouvoir mettre n aux pourparlers (principe
de liberté contractuelle)

- La loyauté dans les négociations:


Les contrats doivent être négociés de bonne foi.

Article 1240: 3 conditions: une faute, un préjudice et un lien de causalité -> dommage et interêt.

Plus les négociations sont longues plus la rupture sera brutale.

B) L’existence d’une obligation précontractuelle d’information

En vue de la conclusion d’un contrat, les parties sont tenu de transmettre les informations à
l’autre partie.
Le devoir d’information est soumis à des conditions:
- 1ère condition: avoir l’information, connaître l’info
- 2ème condition: l’information est déterminante pour le consentement de l’autre.
- 3ème condition: l’autre partie ignore l’information ou fait con ance à son cocontractant
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C) La contractualisation des négociations

Ces négociations peuvent faire l’objet d’un contrat autonome.


Contrat d'organisation des négociations, ayant pour objet de xer le contexte et l’organisation des
négociations. -> contrat préparatoire: avant contrat (il y en a 2): la promesse unilatéral de contrat
et le pacte de préférence.

1. La promesse unilatérale de contrat:


c’est un contrat par lequel une partie (le promettant) accorde à l’autre (le béné ciaire) le droit
d’opter à la conclusion du contrat et pour la formation duquel ne manque que le consentement du
béné ciaire.
-> c’est un contrat unilatéral car le béné ciaire ne s’engage à rien. (Ex: voir cours)
Le béné ciaire a un droit d’option, il peut par exemple acheter ou ne pas acheter. La levée de
l’option entraine la conclusion du contrat.
Si le promettant se rétracte avant la conclusion, celui-ci n’a pas le droit de se rétracter (force
obligatoire -> contrat objet de loi). La rétractation est sans e et.

2. Le pacte de préférence:
c’est le contrat par lequel une partie s’engage à proposer prioritairement à son béné ciaire à
traiter avec lui dans le cas où elle se déciderait de contracter.
⚠ Il ne consent pas au contrat, il est libre de décider oui ou non de conclure le contrat.
Si le pacte de préférence n’est pas respecté, si le promettant conclu avec une autre personne que
le béné ciaire -> le béné ciaire peut par exemple: obtenir des dommages et interêts
(responsabilité contractuelle) ou substituer au cocontractant si ce dernier a connaissance du
pacte de préférence et de l’intention du béné ciaire de s’en prévaloir.
Si le promettant vend a un autre, le béné ciaire initial peut annuler le contrat et prendre la place
de l’autre. Cependant très di cile de prouver les deux conditions ci-dessus donc la sanction
habituelle est: dommages et interêts.
Lorsque le contrat est à durée indéterminé -> rupture unilatéral avec préavis par exemple.

Section 3: La conclusion du contrat:

La conclusion du contrat repose sur l’échange des volontés.

A) La rencontre des volontés

Il faut 2 étapes: l’existence d’une o re et d’une acceptation de l’o re qui ferme le contrat.

1. L’o re:
c’est une proposition de contracter mais une proposition qui présente une certaine précision et
fermeté.
L’o re est précise, la seule acceptation doit su re à former le contrat. Les éléments essentiels du
contrat doit gurer dans l’o re.
Pour une vente: l’o re doit contenir les caractéristiques du bien et un prix xé. Si le prix n’est pas
xé, il ne s’agit pas d’une o re mais d’une invitation à rentrer en pourparler.
L’o re est ferme, en cas d’acceptation l’o rant n’a pas à con rmer l’o re sinon, c’est une
invitation à entrer en négociation.

Régime de l’o re: La question de la rétractation:


Tant que l’o re n’a pas été communiqué à son ou ses destinataires elle ne peut être rétracté. Si
l’o re est parvenue au destinataire elle ne peut être librement rétracté. La loi impose de maintenir
l’o re dans un délai raisonnable (déterminé pas le juge si litige). Si l’o rant a prévu un délai dans
l’o re, il doit maintenir cet o re jusqu’à expiration du délai.
La caducité de l’o re: -> l’extinction de l’o re
L’o re s’éteint en cas de décès de l’o rant, aussi en cas d’incapacité de contracter (ex: tutelle)

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2. L’acceptation:
c’est l’agrément pur et simple de l’o re par le destinataire de celle-ci. L’acceptation non conforme
à l’o re est sans e et, elle s’analyse en o re nouvelle (cadre des négociations).
Acceptation tacite (sous entendu, implicite), en droit le silence ne vaut pas acceptation !
Mais il existe quelque exceptions…(ex: si dans l’interêt du destinataire, ou dans les relations
d’a aires si vente identique à une vente précédente etc…)

B) Les facteurs de complication

L’existence de délai de ré exion et de rétractation.

Délai de rétractation -> après contrat conclu


Délai de ré exion -> avant contrat conclu (ex: crédit immobilier 10 jours de ré exion)

Pour les contrats à distance il existe un décalage entre le moment ou chaque contractant émet sa
volonté et le moment où l’autre en prend connaissance.
Le contrat est « conclu » lorsque l’o rant est au courant de l’acceptation.

II. LES CONDITIONS DE VALIDITÉ DU CONTRAT


Si le contrat ne respecte pas l’une des conditions de validité la sanction est la nullité du contrat.
La nullité c’est l’anéantissement du contrat (rétroactivement).
1er Le consentement des parties
2ème Leur capacité de contracter
3ème Un contenu licite et certains

A) Le consentement des parties:

1er: Le consentement doit être libre et éclairé. Lorsque ce n’est pas le cas, on dit que le
consentement est vicié. (Vices: violence, erreur, dol).
Sans tout ces vices, la partie victime n’aurait pas contracté ou contracter avec des conditions
substantiellement di érentes.

1. L’erreur:
c’est une mauvaise appréciation de la réalité.
Tout erreur n’ouvre pas droit à la nullité. L’erreur vice du consentement doit porter sur les qualités
essentiel de la prestation ou la personne (ex: authenticité pour oeuvre d'art). La valeur et les
mobiles (motifs) ne sont pas des qualités essentielles.
L’erreur sur les qualités essentiels du cocontractant n’est cause de nullité qu’en considération de
la personne (ex: contrat de travail).
L’erreur inexcusable n’est pas cause de nullité. -> erreur grossière qui ne devrait pas être
commise, si elle est de sa propre faute.

2. Le dol:
c’est un comportement décidé à induire une personne en erreur pour la décider à conclure un
contrat.
Le dol implique une erreur mais il s’agit d’une erreur provoqué par le comportement de l’autre
partie.
- Mensonge
- Manoeuvre, ex: tra quer le moteur/nb de km de la voiture.
- Dissimuler une information, silence (réticence dolosive)
-> comportement déloyal constitue une faute -> conséquence/préjudice -> causalité
Dol en plus de la nullité peut conduire à des dommages et interêts.

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Les conditions du dol: Une erreur, l’erreur en matière de dol est apprécié di éremment de l’erreur
vice de consentement.

L’erreur du dol peut causer nullité sans porter sur les qualités essentiels du contrat. L’erreur
provoqué par le dol est toujours excusable.
Ne constitue pas un dol le fait qu’une partie ne révèle pas à son cocontractant son estimation de
la valeur. Cependant le cocontractant ne peut pas mentir sur la valeur de son estimation.
Cependant -> problème de la preuve.

Il faut que l’erreur soit déterminante -> change le choix du cocontractant.

L’élément matériel du dol, la victime doit apporter la preuve d’un mensonge, d’une manoeuvre
ou d’une réticence.
Élément intentionnel: l’élément matériel a été réalisé par une des parties dans le but due tromper
l’autre. -> toute réticence n’est pas intentionnel.

Si le cocontractant a été silencieux légitimement on est plus dans le dol.


Toute ces conditions sont la pour assurer la sécurité législative des contrats.

3. La violence:
Dans ce cas le consentement est éclairé mais n’est pas libre. La violence peut ne pas résulter
des deux parties, elle peut provenir d’un tiers.

La violence comme contrainte: violence physique ou morale


La victime peut être un personne physique ou morale. La violence doit être su samment grave,
elle doit viser le cocontractant ou ses proches.

La violence doit être illégitime. Violence légitime: ex: menace de poursuite en justice qui est fondé
Article 1143:
« Il y a également violence lorsqu’une partie, abusant de l’état de dépendance de son
cocontractant à son égard, obtient de lui un engagement qu’il n’aurait pas souscrit en l’absence
d’une telle contrainte et en tire un avantage manifestement excessif. »

B) La capacité de contracter

1. La capacité:
c’est l’aptitude à conclure un contrat, dès lors qu’une personne a la personnalité juridique elle est
apte à conclure un contrat. Toute personne juridique peut contracter sauf en cas d’incapacité
prévu par la loi.
Une personne morale doit se limiter à son objet social (activité). Ex: concessionnaire ne va pas
signer des contrats de télé ou whatever.

2. L’incapacité:
Personne protégé; a n qu’ils ne soient pas dépendant du contractant.
Mineur -> peut demander son émancipation à partir de 16 ans. -> comme sous tutelle sinon.
Majeur protégés:
- Sauvegarde de justice (1er niveau): la personne est apte à conclure les contrats mais plus facile
à remettre en cause d’autant plus lorsqu’ils apparaissent déséquilibrés.
- Curatelle (2ème niveau): passe par la nomination d’un curateur, qui exerce un contrôle sur les
actes du majeur. Devra autoriser le majeur sur des actes importants. N’empêche pas le majeur
de contracter.
- Tutelle (3ème niveau): un tuteur est nommé, celui ci va représenter le majeur. Le tuteur va agir à
la place du majeur protégé. Il ne peut plus exercer ses droits.
Le mineur est représenté par les parents, on dit qu’ils sont administrateurs légaux des enfants.
Pour qu’un majeur soit protégé il faut une altération médicalement constaté des facultés mentales
ou physique qui l’empêche de contracter/d’exprimer un consentement.
3. Pouvoir:

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Le fait de pouvoir conclure à la place d’autrui. Il permet à une autre personne de conclure ou
d’émettre un ou plusieurs actes au nom et pour le compte d’une autre personne. Le pouvoir
autorise la représentation.
Lorsque le représentant agis sans pouvoir, l’acte est ine cace vis-à-vis du représenté. Il est
possible d’interroger le représenté au sujet du représentant si il y a un doute. Si le représenté ne
répond pas c’est comme si elle avait donné le pouvoir.

Le pouvoir peut avoir une origine légale (ex: les parents représentent leurs enfants), les dirigeants
qui sont investis par la loi pour prendre les décisions pour la société.

Le pouvoir judiciaire est accordé par le juge.

Le pouvoir volontaire qui est donné par procuration à une autre personne pour conclure en son
nom. Le contrat s’appelle le mandat. Celui qui donne le pouvoir -> mandant et celui qui le reçoit
-> mandataire. Dans le cadre d’un procuration le pouvoir « spécial » se limite au actes dé nis
dans la procuration (peut aussi être des actes de dispositions).

C) Le contenu du contrat

1. La licéité du contrat
contenu et but licite.

2. L’objet de l’obligation/de la prestation:


La prestation doit être possible. (Ex: aller sur mars)

3. L’équivalence des prestations:


Défaut d’équivalence n’est pas sanctionné -> article 1168 -> Un contrat « synallagmatique »
déséquilibré n’est pas cause de nullité.

Cependant il y a quelques exceptions:


Vente d’immeuble avec la règles des 7/12ème en e et, lorsqu’il y a lésion/di érence des 7/12ème
du prix. (Ex: immeuble vaut 120k, vente 49k, 71k de di érence > 70k (7/12)).
La lésion ne peut pro ter qu’au vendeur !

Nullité si la contrepartie est jugée illusoire ou dérisoire.

Il existe des mécanismes qui permettent de rééquilibrer les contrats. Les régimes des clauses
abusives qui permettent de supprimer les clauses qui créeraient des déséquilibres entre les
parties.

Par ailleurs les autres types de clause susceptible d’être éradiqués sont les clauses qui privent de
leur substance l’obligation essentiel du débiteur. (Ex: Chronopost). -Stop révision CC1

D) Les sanctions du non-respect des conditions de validités du contrat

Question CC2: Di érence entre nullité et résolution:


-> La nullité est la sanction relative à la violation des conditions de formation du contrat.
-> La résolution sanctionne l’inexécution du contrat (période qui découle)
Mais les deux produisent l’anéantissement du contrat (rétroactive pour nullité à contrario de la
résolution).
-> Nullité: lorsque que le contrat est non valide
-> Résolution: sanctionne l’inexécution du contrat

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1. Le critère de distinction:
Nullité absolue Nullité relative

Titulaire de l’action Toute personne justi ant d’un La partie que la loi entend
(Art.1180 et 1181) intérêt et le ministère public protéger.

Exemple de vice a ectant des Protégeant une partie,


Vices de formation règles protégeant l’interêt général sauvegarde de l’interêt privée:
concernés Ex: illicéité du contenu du contrat ex: vice du consentement, défaut
Ex: vente d’un animal menacé de capacité ou de représentation,
d’extinction. Lésion ou déséquilibre du contrat
Absence d’autorisation judiciaire etc…
lorsqu’elle est exigée.

Exception de nullité La nullité demandée par voie d’exception est imprescriptible dès lors
qu’elle se rapporte à un contrat qui n’a pas été exécuté.

Régularisation de l’acte par la


formation

2. L’interêt de la distinction:
La nullité est en principe prononcé par le juge donc implique une action en justice.

3. Les modes d’exercice de la nullité


En principe la nullité est judiciaire, le juge prononce la nullité.
Depuis la réforme, nullité conventionnelle: la nullité doit être constatée d’un « commun accord »
sinon -> recours au juge.

4. Les e ets de la nullité


Pas de di érence entre nullité absolue et relative, l’e et est le même: anéantissement rétroactif du
contrat -> le contrat n’est censé jamais avoir exister.
Rétroactif: chaque partie a le droit à la restitution de ce qu’elle a fourni.
-> remettre les biens et le fruit de la chose (ex: interêt).
Si l’une des parties était fautive, elle peut être condamné en plus de la nullité, à des dommages et
interêt (ex: dol).

III. LES EFFETS DU CONTRATS

A) La force obligatoire du contrat

La force obligatoire (respecter la parole donnée sous peine de sanction) n’interdit pas la
modi cation du contrat.
Pour modi er un contrat:
- Obligation de résultat: obligation de discuter.
- Obligation de moyen: faire leur possible pour modi er le contrat sans garantir le résultat.
Si les modi cation sont très importantes cela peut changer la nature du contrat, l’accord des
volonté crée alors un nouveau contrat.

B) L'e et relatif du contrat


Les conditions n’ont d’e et qu’entre parties contractantes et réciproquement et ne peuvent pas
demander l’exécution…
Exception: il est possible dans un contrat de prévoir un avantage au pro t d’un tiers.

1. La stipulation pour autrui


Ex: vente conclu, parties prévoient qu’une partie du prix sera versé à un tiers, le tiers pourra alors
réclamer l’exécution de l’avantage (donation indirecte). Ex: assurance vie

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2. L’opposabilité du contrat
Ex: contrat de travail conclu -> clause de non concurrence, entreprise tierce débauche le salarié.
Entreprise tierce -> responsabilité extracontractuelle -> si connaissance du contrats et du terme.

IV. L’INEXECUTION DU CONTRAT


Si une partie n’exécute pas ces obligations -> viole la force obligatoire du contrat

A) L’inexécution non fautive: Force majeur

Lorsqu’il y a inexécution l’une des parties peut invoquer la force majeur.


La force majeur ne peut être invoqué que par le débiteur qui doit exécuter l’obligation et non au
créancier qui veut jouir d’un bien.
Trois éléments sont nécessaire pour qu’un événement soit quali é de force majeur: (article 1218)

1. Caractère irrésistible
Obstacle inévitable et insurmontable qui rend impossible l’exécution du contrat; les e ets de
l’événement sont tels qu’ils « ne peuvent être évités par des mesures appropriés ».

2. Caractère imprévisible
Événement qui ne pouvait être prévu par une personne raisonnable au moment de la
conclusion du contrat.

3. Caractère extérieur
Événement qui échappe au contrôle du débiteur de l’obligation.

B) Les sanctions de l’inexécution du contrat…

1. L’exception d’inexécution
Elle permet a l’une des parties de suspendre l’exécution de son obligation parce que l’autre ne
s’exécute pas ou ne pourra pas s’exécuter dans le futur.
Elle vise a exercer une pression au cocontractant.
Pas besoin du juge forcément.

a) L’exception d’inexécution en cas d’inexécution avéré:


Une partie peut refuser d’exécuter son obligation alors même que celle-ci est exigible si l’autre
n’exécute pas la sienne et que cette inexécution est « su samment grave ». (Contrats
synallagmatiques, les deux obligations doivent être échues.)

b) L’exception d’inexécution anticipée (avant inexécution):


Peut être exercée alors même que la créance de l’autre partie n’est pas échue si il est manifeste
que le débiteur ne pourra pas s’exécuter à l’échéance et que cette inexécution aura des
conséquences « su samment grave ».
Conditions: - Inexécution certaine
- Conséquences su samment grave
- Noti er au cocontractant l’inexécution anticipée.

2. L’exécution forcée en nature


Elle va passer par une saisie (des fonds du compte du débiteur, des rémunérations ou des biens
qui doivent être restitué).
Si l’exécution en nature entraine des frais trop important pour le débiteur de bonne foi l’exécution
en nature sera écarté/écarté aussi si exécution intellectuelle ou personnelle.
La faculté de remplacement: l’exécution du contrat sera fait pas un tiers à la place du débiteur. Le
coût de ce remplacement est à la charge du débiteur initial. Eventuellement le créancier peut
saisir le juge a n d’obtenir une avance sur les sommes nécessaires à l’exécution par les tiers.

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3. La réduction du prix
En cas d’exécution imparfaite de la prestation, le créancier peut après noti er dans les meilleurs
délais le débiteur sa décision d’en réduire de manière proportionnelle le prix.
2 conditions générales puis deux hypothèses:
- exécution imparfaite de la prestation -> mise en demeure préalable au débiteur -> ensuite:
1ère hypothèse: le créancier n’a pas tout payé: réduction unilatérale
- Noti cation au débiteur de sa décision de réduire le prix, - le débiteur accepte (pas obligatoire),
si le débiteur n’est pas satisfait avec la réduction, - il peut saisir le juge a n de contrôler la
réduction de prix.

2ème hypothèse: le créancier a tout payé:


- Noti cation au débiteur de sa décision de réduire le prix, - le débiteur accepte (ou non), si défaut
d’accord entre les parties, - le créancier peut saisir le juge a n de faire constater l’exécution
imparfaite du contrat pour solliciter la réduction de prix correspondante.

4. La résolution pour inexécution (Art. 1224)


C’est l’anéantissement du contrat en raison d’inexécution de l’autre partie. Le domaine de la
résolution est le contrat synallagmatique.
La résolution sera demandée si le créancier aura perdu tout interêt à l’exécution du contrat.
Résolution + exécution forcée = impossible car incompatible.

Les formes de la résolution:

a) La clause résolutoire:
c’est un stipulation prévoyant que le contrat sera résolu de plein droit en cas d’inexécution par
l’une des parties de ses obligations. La stipulation doit indiquer les manquements susceptible
d’entrainer l’anéantissement du contrat.
-> Mise en demeure obligatoire, elle doit mentionner la clause résolutoire.
-> Toutefois parties peuvent écarter la mise en demeure dans la clause.

b) La résolution unilatérale:
Elle est intéressante dans le cas ou les parties n’ont pas inséré dans le contrat une clause
résolutoire. Le créancier peut, à ses risques et périls résoudre le contrat par voie de noti cation.
L’inexécution doit être « su samment grave » (qui porte sur une des obligations essentielles du
contrat, ou en cas d’inexécutions répétées). Dans la noti cation de résolution, les raisons de la
résolution doivent être mentionnées.

c) La résolution judiciaire:
Inconvénients: longue et couteuse.
Avantages: décision du juge -> donc incontesté -> souvent dommage et interêt.
Toujours si l’inexécution est « su samment grave ».

Les e ets de la résolution:

Résolution conduit à la nullité (à ne pas confondre à la nullité lors de la formation du contrat).


-> disparition/anéantissement du contrat
Si le contrat a déjà été exécuté il y a souvent des restitutions sauf pour certains contrats (contrat
à exécution successives/contrat qui s’étale dans le temps avec des prestations qui sont faites
régulièrement et périodiquement: ex: contrat téléphonique).

Lorsque la résolution n’entraine pas d’e et sur le passé on parle de résiliation.

5. La responsabilité contractuelle
Constitue en l’octroi de dommage et interêt.

Conditions de la responsabilité contractuelle:


- Faute (inexécution)
- Préjudice
- Lien de causalité entre faute et préjudice
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a) 2 types d’inexécutions:
- Inexécution a proprement dite.
- L’obligation a été exécuté mais tardivement (en retard) -> faute -> dommage et interêt
moratoire.

Cause d’exonération: Force majeur.

b) Le dommage/préjudice:
Une partie doit prouver qu’elle a sou ert
Le dommage doit être certain et prévisible, le dommage non prévisible n’est pas réparé.
Ex: valise -> transporteur, le créancier n’a pas prévenu le transporteur du contenu de la valise
(pierres précieuses), valise perdu -> manquement -> dommage et interêt -> mais pas au montant
des pierres précieuses car imprévisible (le transporteur ne pouvait pas savoir).

c) Le lien de causalité:
Montrer que c’est l’inexécution elle même qui à entrainer le dommage.

La mise en œuvre de la responsabilité contractuelle


Exigence de la mise en demeure si une des parties veut des dommages et interêts.
Sauf exceptions: Ex: si l’exécution n’est plus possible (ex: valise détruite).

Il existe des clauses qui sont dites limitatives de responsabilité voire même exclusive -> possible
mais avec des nuances importante -> éradications si clause abusive; ou ex: chronopost,
exclusion aussi en cas de faute lourd (ex: volonté de nuire).

Clause pénale: clause par lequel les parties évaluent par avance et de manière forfaitaire le
montant des dommages et interêts indépendamment du préjudice subit.
-> clause dangereuses et si elles sont excessive le juge peut modérer voire diminuer le montant
de la clause.
Cas pratique (voir cours)

LES CONTRATS SPÉCIAUX

A) Le cautionnement

C’est un contrat conclu entre deux personnes, la caution, et le créancier par le lequel la caution
s’engage à payer tout ou partie les dettes du débiteurs en cas de défaillance.
Ex: contrat de prêt entre un établissement bancaire et une société. A n de garantir le prêt, le
créancier pourra obtenir l’engagement du dirigeant de la société a n de garantir le prêt.
Contrat dangereux -> car unilatéral

Il existe deux variétés de cautionnement: simple et solidaire:


Solidaire: le créancier en cas de défaillance du débiteur peut agir directement sur la caution sans
saisir préalablement les biens du débiteur. (En pratique tout les cautionnement)
Simple: la caution peut demander au créancier de saisir d’abord les biens du débiteur.

Puisque ce contrat est très dangereux, il existe une protection assuré par la loi particulièrement
lorsque la caution est une personne physique.
Caution souscrit par une personne physique: le cautionnement doit contenir une mention
manuscrite limitant la caution a un montant chi ré et lettré comprenant à chaque fois le principal
et tous les accessoires dû (ex: interêt).
Si cette mention n’est pas présente: cautionnement est entaché de nullité.

Si le cautionnement est solidaire; la caution doit écrire une mention précisant qu’elle renonce au
béné ce de discussion.

(???)Le cautionnement doit être proportionné au bien et revenu de cette dernière. Si ce n’est pas
le cas; le cautionnement est réduit à hauteur de la disproportion.
Le créancier doit mettre en garde la caution du risque d’endettement du débiteur principal.
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