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M1GC Thermique Dec2021 Corr Vdef

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Université Grenoble Alpes - M1GC

Thermique du bâtiment (UE PAX7GCAA)


Examen du lundi 13 décembre 2021

Durée 2h. Calculatrice autorisée, + 1 feuille A4 recto/verso manuscrite.

Des points pour les justications sont prévus dans le barème, surtout pour les questions
en montrer que.

1 Pièce sèche, pièce humide

On s'intéresse à une pièce thermostatée à θint = 18◦ C , dont la fenêtre est constitué
e = 4 mm (conductivité thermique verre : λv = 1 W.K −1 .m−1 ).
d'une vitre d'épaisseur

La température extérieure est θext = 2 C .

1.0) Quelle est, en Celsius, la température θsi de la surface interne de la vitre (à


calculer exactement, on ne se contentera pas d'une approximation) ? On prendra
comme coecient d'échange de surface, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur : h =
12, 5 W.K −1 .m−2 .
1/h
Diviseur de tension (ou passer par ∆T = Rth Φ = ∆θ ) : θint −θsi = (θint − θext ),
(2/h)+(e/λv )
soit :
θint − θext
θsi = θint −
2 + (eh/λv )
h i h i
A.N. : θsi = θext + (θint − θext ) 1 − 1
2+(eh/λv )
= 2◦ C + 16 × 1 − 1
2+(0,004×12,5/1)
=
h i
◦ 1 ◦
2 C + 16 × 1 − 2,05
= 10, 24 C
1.1) Entre 0◦ C et 100◦ C et à la pression atmosphérique P0 = 105 P a, une loi empirique
donne avec une approximation raisonnable la pression de saturation de l'eau :

!4
θ
Psat (θ) =
100

où θ Psat s'exprime en atmosphère (1 atm = 105 P a).


est la température en Celsius, et

1.1-a) Quel est la pression de saturation Ps1 de l'eau dans la pièce, en unités du système
international ?

1
En atm : Psat (18◦ C) = (0, 18)4 = 0, 00105 atm, soit : Ps1 = 105 P a
1.1-b) Le taux d'humidité de la pièce est de 60%, quelle est la pression partielle Pp de
l'eau ?
60
Par dénition du taux d'humidité : Pp = 100
× Psat = 63, 0 P a

1.1-c) On prendra θsi = 10 C . Quelle est la pression de saturation Ps2 au niveau de la
surface interne de la vitre, en S.I. ?
 4
On reprend la loi empirique : Ps2 = 10
100
= 10−4 atm = 10 P a
1.1-d) Y a-t-il condensation d'eau sur cette face interne de la vitre, ou non ?

La pression de saturation de l'eau sur la face interne de la vitre (10 P a) est inférieure
à la pression partielle de l'eau (63 Pa) : l'air humide de l'intérieur ne peut accepter
autant d'eau quand il se refroidit à proximité de la vitre. L'air est saturé en eau, l'eau
se condense donc sur la vitre intérieure.

1.2) En admettant que, tant qu'il n'y a pas condensation, la pression partielle de l'eau
à proximité de la face interne de la vitre est la même que dans le reste de la pièce
: à quelle température extérieure θseche (en Celsius) est-on en limite de condensation
(justier toutes les étapes du raisonnement) ?
 4
θsi
On est en limite de condensation lorsque Peau = Psat (θsi ), soit : Pp = 100
en atm! =⇒
θsi = 100 × Pp1/4
1/4
AN : θsi = 100 × Pp = 15, 84 ◦ C (attention : bien mettre Pp en atm !)
 
eh
Or Text = Tint − 2 + λv
(Tint − Tsi )
Soit, en Celsius et pour le cas traité :
    
eh eh
θseche = θint − 2 + λv
(θint − θsi ) = θint − 2 + λv
θint − 100 × Pp1/4
θseche = 18 − 2, 05 × (18 − 15, 84) = 18 − 2, 05 × 2, 16 = 18 − 4, 43 = 13, 6◦ C
1.3) Remplacer le vitrage simple par un vitrage double permet de multiplier la résistance
spécique de la fenêtre par un facteur 3. À quelle valeur θ2 la température extérieure
peut-elle alors descendre sans que de la buée apparaisse sur les vitres ?

La survenue de condensation a lieu pour la même température θsi de la face intérieure


2
de la vitre intérieure. Si on appelle rs =
h
+ λev la résistance spécique du vitrage
simple, on a : 
 θ − θ = 1/(hS) (θ − θ
int si rs S int seche )
 θint − θsi = 1/(hS) (θint − θ2 )
3rs S

Soit nalement :
1 1
(θint − θseche ) = (θint − θ2 ) ⇐⇒ 3 (θint − θseche ) = θint − θ2
rs h 3rs h

On a en n de compte :

θ2 = 3θseche − 2θint = 3 × 13, 6 − 2 × 18 = 4, 8◦ C

2
2 Conséquences thermiques de l'existence d'un pan-

neau

2.1 Déperdition d'une salle troglodyte


Dans un site archéologique, une salle troglodyte est utilisée pour projeter des vidéos
au public. Elle est fermée par un mur de granite de 2 m × 3, 5 m, d'épaisseur 10 cm,
percé d'une petite porte en chêne de 1, 80 m × 70 cm, et d'épaisseur 18 mm. Le mur
en granite est isolé, à l'intérieur, avec des plaques de liège d'épaisseur ei = 2 mm. La

température de la salle est maintenue à Tint = 19 C la journée (8h-20h), alors que la

température extérieure est Text = 0 C (toute la journée).

On donne les conductivités thermiques des matériaux utilisés dans cette section et la
suivante :

matériau λ (W.K −1 .m−1 )


granite 3,5
liège 0,05
chêne 0,17
bronze 28

−1
On prendra pour les coecients d'échange thermique : hint = 8 W.K .m−2 à l'intérieur,
−1
et à l'extérieur h = 10 W.K .m−2 (hext = h pour tout l'exercice).
2.1.1) Calculer la résistance spécique rs du mur (= sans la porte !), en K.W −1 .m2 (cette
résistance spécique tient compte des échanges de chaleur par conducto-convection dans
les couches limites).
ei 0,002 0,1
rs = 1
hint
+ λi
+ e
λ
+ 1
h
= 1
8
+ 0,05
+ 3,5
+ 1
10
= 0, 294 K.W −1 .m2
NB : dans la suite, tout est en fonction de ce rS

2.1.2) La température de la roche étant en moyenne de 10°C à la saison considérée,


on On ne tiendra pas compte des échanges de chaleur entre la salle et la roche dans
laquelle elle est creusée, et on ne considérera que ceux à travers la paroi extérieure (mur
+ porte). Proposer une température moyenne pour la nuit (1 ligne).

Pas de question dans cette question.

2.1.3) En ne considérant que les échanges à travers la paroi extérieure (= mur + porte),
montrer qu'une puissance de chauage P = 443 SI est nécessaire en journée.

On veut maintenir 19°C à l'intérieur alors qu'il fait °C à l'extérieur :


   
Smur Sporte 2×3,5−1,8×0,7 1,8×0,7
P = rS
+ 1 e
+ λbois + h 1
(Tint − Text ) = 0,294
+ 1
+ 0,018 1
+ 10
(19 − 0) = 443 W
hint bois ext 8 0,17

2.1.4) Écrire le ux Φ passant à travers une surface S de mur (= sans la porte !), en
fonction de rS , S , Tint et Text .
Flux passant à travers une surface S de mur : application immédiate de ∆T = RΦ :

3
S
Φ= rS
(Tint − Text ) (cette expression algébrique sert dans la question suivante)

2.1.4) En tenant compte de la conservation du ux à travers une surface S de couche lim-
ite intérieure, montrer que la température de surface du mur à l'intérieur peut s'exprimer
−Text
Tsi = Tint − Tinthint rs

. Dans la suite, on prendra Tsi = 11 C . On pourrait de même
montrer (ne pas le faire !!!) que la température de surface du mur à l'extérieur est de
6,5°C.

Flux à travers la CL intérieure : Φ = hint S (Tint − Tsi ), or le ux se conserve donc


−Text
S
rS
(Tint − Text ) = hint S (Tint − Tsi ) d'où Tsi = Tint − Tint
hint rs
.

Ou directement avec le diviseur de tension (et un schéma !).

A.N. : Tsi = 0 + 19
8×0,294
= 10, 9◦ C

2.2 Prol de température dans un panneau extérieur


Le mur de granite est en fait en contact avec un panneau en bronze (largeur L = 1m,
épaisseur e = 3 cm, hauteur H = 1, 7 m) dans lequel sont gravées les grandes heures de
la guerre de 100 ans à Rochemenier (Maine&Loire) :

Pour étudier le comportement en température du panneau, on fait l'hypothèse que la


température dans celui-ci ne dépend que de l'abscisse x (voir schéma) : T (x, y, z, t) =
T (x).

4
2.2.1) Exprimer en fonction de H , e, de la fonction T et de la conductivité thermique λ
du bronze, le ux algébrique Φ (x) entrant en x dans une tranche de panneau comprise
entre x et x + dx.
Loi de Fourier : le vecteur densité de ux thermique (puissance thermique par unité

− −−→ →

de surface) s'écrit : j = −λgrad (T ). Comme T ne dépend que de x : j (x, y, z, t) =


−λ ∂T
∂x
(x) →

ux = j (x)
Donc le ux entrant en x est :
− −−−−−−→ R R

Φ (x) = f ace de gauche j .dSentrante = abscisse x −λT 0 (x) →

ux .dS →

ux = −λT 0 (x) abscisse x dS =
RR RR

−λT 0 (x) eH
2.2.2) Exprimer en fonction des mêmes données le ux algébrique Φ (x + dx) entrant
en x + dx dans une tranche de panneau comprise entre x et x + dx.
−−−−−−→ →

Idem, au détail près que pour la face de droite à x + dx, dSentrante = −dS ux

Donc le ux entrant en x + dx est :

Φ (x + dx) = +λT 0 (x + dx) eH


2.2.3) Exprimer en fonction de h, H , Text et T (x) la puissance thermique δΦext qu'une
tranche de panneau comprise entre x et x + dx reçoit de l'atmosphère extérieure (on
négligera les échanges au niveau de la base et de l'arête, et on considérera dans cette
question uniquement que la tranche est tout entière à la température T (x)).
Loi de Newton : ux surfacique jext→surf ace = h (Text − Tsurf ace ), soit ici : jext→surf ace =
h (Text − T (x)) donc en tenant compte des deux faces du mur :
δΦext = 2hHdx (Text − T (x)) est la puissance thermique reçue de l'extérieur par la
tranche d'épaisseur dx.

2.2.4) Déduire des trois questions précédentes que T (x) obéit à l'équation diérentielle
:
T (x) − L2p T 00 (x) = Text
où Lp est une grandeur que l'on exprimera à l'aide des données. Quelle est la dimension
de Lp ? Calculer Lp .
On est en régime permanent car, par hypothèse, la température ne dépend pas de t.
Le bilan thermique doit donc être nul, soit Φ (x) + Φ (x + dx) + δΦext = 0 :

λT 0 (x + dx) eH − λT 0 (x) eH + 2hHdx (Text − T (x)) = 0

T 0 (x+dx)−T 0 (x)
On en déduit, avec
dx
≈ T 00 (x) :

h h
λT 00 (x) − 2 T (x) = −2 Text
e e

Soit nalement :
λe 00
T (x) − T (x) = Text (1)
2h

5
C'est l'équatiobn d'une ailette.
q
λe
On a donc : Lp = 2h
q
28×0,03
Lp est homogène à une longueur. Lp = 2×20
= 0, 205 m
2.2.5) Résoudre l'équation diérentielle. Expliquer pourquoi, si le mur est susamment
long, les solutions intéressantes sont de la forme T (x) = Text + (T0 − Text ) exp (−x/Lp ).
Que représente T0 ?

Solution générale de l'équation (1) : T (x) = Text + A exp (x/Lp ) + B exp (−x/Lp )
Si le mur est susamment long (x  Lp ), exp (−x/Lp )  1 et on peut considérer
comme CL que le mur a une température Text au bout (x = ∞), soit : Text = Text +
A exp (x/Lp ), d'où A = 0.
La température T0 est la température en x = 0.
λHe
2.2.6) Montrer que le ux qui entre dans le panneau en x = 0 est Φpanneau =
Lp
(T0 − Text ).
 
Loi de Fourier : j = −λT 0 (x) = −λ × − L1p (T0 − Text ) exp (−x/Lp )
λHe
d'où Φpanneau = j(x = 0) × He = Lp
(T0 − Text )
2.2.7) En considérant que le vecteur densité de ux est partout dirigé selon


ux , exprimer
 
1
le lien entre Tint , T0 , Φpanneau , e, H , et rS − .
h
Entre T0 et Tint (au niveau du panneau), on a une résistance spécique rS − h1 (= comme
le mur de la maison, sans la couche limite extérieure). Le panneau corrrespond à une
surface He de mur de maison, donc (avec conservation du ux entrant dans le panneau)
:
rS − h1
Tint − T0 = × Φpanneau
He
He(Tint −Text )
2.2.8) En déduire que Φpanneau = √ e 1.
rs + 2hλ −h
 
Lp Lp
On a, d'après la question 6 : T0 = Text + λHe Φpanneau , d'où : Tint − Text + Φ
λHe ailette
=
1
rS − h
He
× Φpanneau soit :

rS − h1
!
Lp
Tint − Text = + × Φpanneau
He λHe

Ou encore :
He (Tint − Text )
Φpanneau =
rS + Lλp − h1
q
λe
Soit, avec Lp = 2h
:
He (Tint − Text )
Φpanneau = q
e 1
rS + 2hλ
− h

6
2.2.9) En utilisant le calcul de la question 2.1.4 pour une surface He (justier), donner
la condition sur e
pour que la présence du mur extérieur augmente la déperdition

thermique de la pièce troglodyte. Calculer la valeur seuil correspondante es = .
h
Est-on dans le cas où la présence du panneau augmente les déperditions thermiques ?

La présence du mur induit une déperdition si en présence de l'ailette, le ux sortant est
plus grand que lorsqu'il n'y a pas l'ailette, pour la même surface.
He(Tint −Text ) He(Tint −Text )
Φpanneau = √ e 1 pour une surface de mur S = He, donc Φsans = rs
rS + 2hλ −h
He(Tint −Text ) He(Tint −Text )
q q
Φpanneau > Φsans =⇒ √ e 1 > rs
⇔ rS > rS + e
2hλ
− h1 ⇔ 1
h
> e
2hλ

rS + 2hλ −h

e< h

Valeur seuil : es =
h
= 2×28
10
=5,6 m. On a bien e < eS , donc les déperditions thermiques
sont accrues par la présence du panneau.

2.2.10) Calculer Φpanneau , comparer à P (toujours pour les conditions : Tint = 19◦ C et
Text = 0◦ C ). Commentaire ? Cette valeur permet d'obtenir T0 = 0, 69◦ C .
1,7×0,03×19
A.N. : Φpanneau = q
0,03 1
= 5, 67 W c'est faible devant P = 140, 5 W (~ 4%).
0,294+ 2×10×28,
− 10

2.2.11) À 2% près, la présence du panneau change-t-elle la consommation thermique de


la salle troglodyte ou non ?

La présence du panneau provoque une déperdition de 5, 67 W à l'endroit du mur où il


s'ancre, ce qui représente une surface He. Sans le panneau, la déperdition à cet endroit
He
aurait été de Φsans =
rS
(Tint − Text ) = 3, 88 W . La consommation augmente donc de
5,67−3,88
100 × 140,5 = 1, 27 %. À 2% près, la présence du panneau ne change donc pas la
consommation.

2.2.12) Au niveau du panneau, calculer la température de surface côté intérieur de la


cloison granite+liège (= en x = − (e + ei ))
−Text

Diviseur de tension : Tsi = Tint − h Tr int e 1 = 19 − 19
10×0,20
= 7, 18◦ C au lieu de
int ( s + 2hλ
−h )
11°C

2.2.13) Quel est l'inconvénient principal de la présence du panneau ? Quelles sont les
conséquences possibles ?

Il n'augmente pas signicativement la consommation énergétique (moins de 1%), mais il


crée une ligne froide verticale sur le mur intérieur, ce qui peut induire de la condensation,
et donc générer des moisissures.

2.2.14) Aurait-on pu retrouver directement l'équation diérentielle de la question 2.2.4


en appliquant l'équation de Poisson complète, ou l'équation de Laplace ? Qu'en
déduisez-vous ?
∂T
Equation de Poisson complète : ρ cm × ∂t
(M, t) = λ∇2 T (M, t) + q (M )
Lorsqu'il n'y a pas de sources de chaleur dans le matériau : q = 0

En régime permanent :
∂t
=0

7
2
La température doit donc obéir en tout point à cette équation : ∇ T (M, t) = 0 (ou
2 ∂ 2
∇ T (M ) = 0, puisque ∂t = 0, ou ∇ T (x, y, z) = 0 en coordonnées cartésiennes). C'est
l'équation de Laplace (qu'on peut donner directement si on justie qu'on est en régime
permanent et qu'il n'y a pas de sources de chaleur dans le matériau).

Si T = T (x), on doit donc avoir T 00 (x) = 0, ce qui n'est pas l'équation diérentielle
obtenue.
2 2
Nécessaire : la température doit dépendre de de y , pour qu'on puisse avoir ∂∂xT2 + ∂∂yT2 = 0
L'hypothèse faite que la température ne dépend que de x permet d'avoir une idée du
type de variation selon x, mais ne permet évidemment pas d'obtenir la variation selon
y.

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