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Phénomène "Tya Foin" à Ngaliema

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1

INTRODUCTION

1. Problématique

Notre étude porte sur la représentation du phénomène


« tya foin » chez les jeunes filles de Ngaliema.

Connu sous le nom commercial de C4, la cyproheptadine,


conçue comme étant un antihistaminique, est aujourd’hui utilisé
par les filles Kinoises dans le but d’élargir leurs bassins.

Tya foin est une expression argotique lingala qui veut dire
« veux-tu parier ? ». Le pari dont il est question dans le cadre de
ce phénomène, consiste pour les filles à consommer par voie orale
ou anale le produit pharmaceutique C4 afin d’augmenter la masse
fessière.
C4 constitue donc pour les jeunes filles un moyen d’être
à la page des idéaux véhiculés par la société notamment
« tubeleuse ». Cela veut dire la vraie femme doit avoir une masse
fessière.

En utilisant ce produit, elles ne voient que son « côté


positif », oubliant qu’il ya des graves conséquences qui peuvent
découler de cette utilisation, notamment la stérilité, la crise
cardiaque, l’obésité, la lourdeur, l’incapacité de travailler etc.

L’augmentation de l’appétit, la somnolence, la prise de


poids, sont parmi les effets secondaires de la prise de la
cyproheptadine en cas de trouble de nutriment.

Qualifiée de terme polysémique depuis la nuit des temps,


la communication couvre un champ immense et revêt multiples
2

aspects. D’une manière générale, la communication est une action


de se communiquer ou encore, le résultat de cette action. On peut
dire aussi qu’elle est l’ensemble des moyens qui permettent
d’atteindre une cible.

Notre étude cherche à déterminer la représentation de


« tya foin » auprès des jeunes de la commune de Ngaliema, l’une
des municipalités de la ville province de Kinshasa.

De l’inventaire des travaux antérieurs relatifs à notre


thème de recherche, nous avons retenu l’étude GembiKangi Lord1
portant sur le phénomène « tya foin » dans la commune de
Selembao. Approche communicationnelle.

Cette étude tourné autour des motivations du phénomène


« tya foin » chez les jeunes filles de la commune de Sélembao.
L’auteur a avancé l’hypothèse selon laquelle le phénomène « tya
foin » est une pratique d’automédication qui vise à modifier
l’apparence physique de la femme afin de lui procurer de chances
supérieures de séduction.

Contrairement à cette étude, la présente recherche à


déterminer la représentation de ce phénomène chez les jeunes
filles de Ngaliema. Ainsi, nous posons la question de recherche de
manière ci-après : Quelle est la représentation de phénomène « tya
foin » chez les jeunes filles de Ngaliema ?

1
Gembi, L., le phénomène « tiya foin » dans la commune de Selembao. Approche communicationnelle, TFC,
Kinshasa, IFASIC, 2013.
3

II. Hypothèse

A cette question, nous émettons l’hypothèse selon


laquelle le phénomène « tya foin » constitue pour les jeunes filles
un moyen d’augmentation de la capacité séductionnelle.

III. Intérêt du sujet

L’intérêt pour cette étude est d’ordre théorique dans la


mesure où elle met en évidence l’importance de la modalité non
verbale de la communication présentielle dans le processus de
l’influence.

IV. Méthodes et techniques

Aucune recherche ne peut prétendre scientifique sans


recourt à une approche méthodologique. Pour ce travail, la
méthode ethnographique nous semble pertinente. Celle-ci permet
aux chercheurs d’étudier un groupe, ses conduites, ses actions et
de les interpréter en contexte.
Cette méthode a été mise en œuvre par les techniques
d’observation, d’analyse documentaire et d’entretien.

V. Champ d’analyse

Tout travail scientifique doit être délimité dans le temps


et dans l’[Link] le temps, la période d’une année prise en
compte va du mois d’Août 2015 au mois d’Août 2016 laquelle
coïncide avecnos investigations. Dans l’espace, notre enquête sera
menée au sein à la commune de Ngaliema.
4

VI. Division du travail

Hormis l’introduction et la conclusion, notre étude


comporte trois [Link] premier chapitre porte sur le cadre
conceptuel et théorique, le deuxième présente l’objet d’analyse, le
troisième porte sur détermine la représentation de phénomène
« tiya foin » chez les jeunes filles de Ngaliema.
5

Chapitre I : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE

Dans ce premier chapitre, nous allons définir les concepts


clés de notre travail et évoquer la perspective théorique qui nous
permet d’observer le phénomène étudié.

Section I : Définition des concepts

Les concepts à définir sont les suivants : représentation,


séduction, jeune fille et produit pharmaceutique.

I.1. Représentation

C’est au sociologue français Emile Durkheim que l’on doit


l’invention, en 1989, du concept de représentation. Abandonnant
la notion de représentation collective pour s’intéresser aux
représentations sociales, Durkheim a essayé de voir en quoi la
production intellectuelle des groupes sociaux joue un rôle dans la
pratique sociale. Aussi, il la notion de représentation collective
pour expliquer divers problèmes d’ordre sociologique.

Durkheim soutient que la société forme un tout, une


entité originale, différente de la simple somme des individus qui la
compose. Il fait apparaitre une idée de contrainte sur l’individu
lorsqu’il évoque la représentation collective. La représentation
impose à l’individu des manières de penser et d’agir et se
matérialise dans les institutions sociales au moyen de règles
sociales, morales, juridiques. Durkheim avance l’idée d’une
supériorité des éléments sociaux : conscience collective et
représentation collective, sur les éléments individuels.
6

En 1961, Moscovici2 a repris et renouvelé les acquis


Durkheimiens. Selon lui, les représentations sont des formes de
savoir naïf destinées à organiser les conduites et orienter les
communications. Pour Moscovici, ces savoirs naturels constituent
les spécificités des groupes sociaux qui les ont produits.

En 1987, Abric soutient que la représentation sociale est


le produit et le processus d’une activité mentale pour laquelle un
individu ou un groupe reconstitue le réel auquel il est confronté et
lui attribue une signification spécifique.3

En 1989, Jodelet estime que les représentations sociales


sont des systèmes d’interprétations régissant notre relation au
monde et aux autres qui orientent et organisent les conduites et
les communications sociales. D’après lui, les représentations
sociales sont des phénomènes cognitifs engageant l’appartenance
sociale des individus par l’intériorisation de pratiques et
d’expériences, de modèles de conduites et de penser.4

La communication, la reconstruction du réel et la maîtrise


de l’environnement sont les trois aspects caractéristiques et
interdépendant que l’on retrouve dans la plupart des définitions
psycho-sociales des représentations.

La communication, d’après Moscovici, les représentations


sociales offrent aux personnes un code pour leurs échanges et un
code pour nommer et classer de manière univoque les parties de
leur monde et de leur histoire individuelle ou collective.

La reconstruction du réel, selon Jodelet, les


représentations sociales nous guident dans la façon de nommer et

2
Moscovici cité par jouet LE PORTS M., [Link].
3
Adric cité par jouet le PORT M ; [Link]
4
Jodelet cité par Joue et le pors M. [Link] 0
7

de définir ensemble les différents aspects de notre réalité de tous


les jours, dans la façon de les interpréter, de statuer sur eux et, le
cas échéant, de prendre une position à leur égard et de la défendre.
La maîtrise de l’environnement par le sujet, l’ensemble de
ces représentations ou de ces connaissances pratiques permet à
l’être humain de se situer dans son environnement et de le
maîtriser.

I.2. Séduction

La séduction amoureuse est un processus de création des


conditions d'une relation intime ou encore l'induction des
sentiments d'attirance ou d'amour qu'on éprouve vis-à-vis de
l'autre. C'est une quête de statut d'intime qui vise à susciter
délibérément une admiration, une attirance, etc5.

Ce processus implique tout l'homme, c'est-à-dire ses


organes de sens ainsi que l'environnement dans lequel les
protagonistes évoluent. Perçue comme un échange entre deux
partenaires, la séduction est d'abord une communication et tout
dans le processus réductionnel n'est que communication. Aussi la
séduction amoureuse trouve toute sa place dans le champ de la
communication interpersonnelle, c'est-à-dire « le face-à-face ».

Cette forme de communication était considérée jadis


comme l'affaire des psychologues. Elle est désormais un objet de
savoir en train de se construire théoriquement, dans un axe
disciplinaire spécifique, au sein des sciences de l'information et de
la communication, pour lutter contre les évidences du sens
commun.

5
Voto, A., les traits de la séduction comme enjeu de la communication « face à face, in cahier congolais de
communication, Vol XII, Paris, L’Harmattan, 2015, p.153.
8

Il suffit simplement de deux individus qui causent, dans


n'importe quelle condition pour parler de la communication
interpersonnelle. C'est effectivement le cas de la séduction.

Un phénomène qui relève de l'ordinaire, tel que décrit par


Jean Louise, c'est-à-dire « 'ce qui se passe chaque jour et qui
revient chaque jour, le banal, le quotidien, l'évident, le commun,
l’infra –ordinaire.6

Adolphe Voto7 dresse plusieurs traits séductionnels :


l’Artifice, l’attraction, l’apparence, le banal, les beaux actes, le
choix, la contrainte, le défi, le duel, les discussions, la distraction,
l’esthétique, le fardeau, l’héroïsme, l’hypocrisie, l’hypothétique,
l’humour, l’illogisme, l’immoral, l’implicite, l’imprévisible,
l’intemporelle, l’irréversibilité, l’isolement, la liberté, le ludique, le
mutisme, le nom linéarité, le paradoxe, la participation, la passion,
la patience, la perversité, la peur, le piège, le plaisir, le
rebondissement, la réciprocité, le rêvé, le risque, le rituel, la ruse,
le scepticisme, le tête –à-tête, la valorisation, la vulgarité.

Parmi ces traits séductionnels, cette étude en retient


quatre :
 Le défi : la séduction reste un défi à relever pour
leséducteur. Défi vis-à-vis de soi-même, défi vis-à-vis de l'autre
qu'on doit conquérir. Le dernier mot ne peut être laissé à l'autre.
Tel et l'enjeu fondamental de la séduction. Mais ce défi n'est pas
frontal. Même pour la cible, résister reste un défi, celui de ne
pas être séduit. Tous les moyens sont bons pour y échapper,
même faire semblant d'être séduit pour couper court à toute
séduction.
 Le duel : la séduction est une sorte de jeu guerrier, une forme
de duel. Mais cette guerre n'est jamais celle d'une violence ou

6
LOHISSE, J, la communication, de la transmission à la relation, Bruxelles, de Boeck, 2001, p.108
7
Voto, A., [Link], pp.155-163.
9

d'un rapport de force. C'est le caractère de duel qui explique le


cri de victoire et l'enthousiasme que pousse souvent un acteur
qui se sépare de sa partenaire après que celle-ci lui ait dit oui :
une bataille vient d'être gagnée.
 Les discussions : le processus séductionnel est un espace de
discussion, de surenchère, de dialogue. La séduction est
communication et la communication séductionnelle est un
espace d'échange. Echange d'informations, de renseignements,
d'opinions, d'avis, de point de vue sur plusieurs sujets pour
savoir si la cohabitation serait possible ou pour faire changer
pourquoi pas l'autre d'avis. Ces échanges, loin d'être
conflictuels, sont des discussions qui recourent à des arguments
de toutes natures, puisés dans toutes sortes de répertoires,
usant de tous les stratagèmes, mais dans le respect de l'autre.
La séduction ne s'impose pas. Il faut convaincre, sinon, plaider
coupable pour bénéficier ne fut ce que de la compassion de
l'autre. Mais au fur et à mesure que ces discussions tendent vers
le consensus, le silence s'impose, « une situation où le contenu
de la communication approche de zéro, tandis que la relation
tend vers l'infini ».

 La valorisation : quelle que soit l'issue de la séduction, elle fait


prendre conscience à la cible de ses qualités et ses capacités de
séduire. La séduction valorise aux yeux de soi et de l'autre. Pour
le séducteur, l'issue favorable de la séduction constitue une
prouesse, un défi relevé, une confiance en soi, en même temps
qu'il s'investit à valoriser sa partenaire.
10

I.3. Jeune fille

I.3.1. Définition

Une fille est un mot polysémique qui peut, entre autres


sens, désigner une jeune fillepré-pubère ou un lien de parenté se
référant à son père ou à sa mère8.

Le mot est employé avec des connotations diverses dans


plusieurs expressions : petite fille (ou fillette), désignant un enfant
de sexe féminin, généralement non-employé. Cette expression
peut également être utilisée comme qualificatif péjoratif à l'égard
d'une personne plus grande, y compris de sexe masculin. « Jeune
fille » désigne une fille pubère. « Vieille fille » désigne une grande
fille et célibataire.
Ce terme est assez péjoratif, et est employé pour
reprocher à la personne de ne pas être mariée. « Fille mère »
désigne une personne mère d'un enfant sans être mariée. « Fille
de joie » est un euphémisme pour désigner une prostituée.

I.4. Produit pharmaceutique

Un produit pharmaceutique est toute substance ou


composition présentée comme possédant des propriétés curatives
ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales9.

Par extension, un médicament comprend toute substance


ou composition pouvant être utilisée chez l'homme ou l'animal ou
pouvant leur être administrée, en vue d'établir un diagnostic
médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions
physiologiques en exerçant une action pharmacologique,
immunologique ou métabolique.

8
Encyclopédie, Universelle, Paris, Hachette,2013,p.456.
9
Bernard, D., Le Moniteur des pharmacies, Paris, (ISSN 0026-9689), no 2875, 2011, p. 10
11

L'ensemble de la chaîne des médicaments (recherche,


production, contrôle qualité, distribution en gros, délivrance aux
patients, pharmacovigilance) est sous la responsabilité de
spécialistes diplômés des médicaments, les pharmaciens10.

Les médicaments peut-être dangereux pour la santé dans


un trop gros abus.
Nous avons donc :
 Posologie : c'est la dose usuelle du médicament utilisé. Elle
dépend de la maladie, de l'âge du patient, de son poids et de
certains facteurs propres : fonction rénale, fonction hépatique.
Elle ne doit naturellement être en aucun cas modifiée sans un
avis médical ou éventuellement du pharmacien.
 Pharmacocinétique : c'est la vitesse à laquelle la substance
active du médicament va être absorbée, distribuée dans
l'organisme, métabolisée (transformée), puis éliminée de
l'organisme. Elle conditionne la méthode de prise : orale (par la
bouche), intraveineuse, etc., le nombre quotidien de prises, leur
horaire, la dose journalière (quotidienne). Schématiquement, la
pharmacocinétique est l'étude de l'action de l'organisme sur le
médicament.
 Pharmacodynamie : c'est le mode d'action de la substance
active qui va entrainer les effets thérapeutiques.
Schématiquement, la pharmacodynamie est l'étude de l'action
du médicament sur l'organisme.
 Indication : c'est une maladie ou une situation pour laquelle un
médicament est utilisé.
 Contre-indication : c'est la ou les situations où la prise du
médicament peut se révéler dangereuse. Ce dernier ne doit, par
conséquent, pas être donné. On distingue les contre-indications
relatives où dans certains cas, le rapport bénéfice-risque de la
prise de la molécule reste acceptable, et les contre-indications

10
Idem
12

absolues où le médicament ne doit pas être pris, quel que soit


le bénéfice escompté.
 Associationdéconseillée : à éviter, sauf après évaluation du
rapport bénéfice/risque ; nécessité d'une surveillance étroite.
 Précautiond'emploi : c'est le cas le plus fréquent ; association
possible en respectant les recommandations.
 Aprendreencompte : signalement du risque ; au praticien
d'évaluer l'opportunité de l'association ; pas de conduite
spécifique à tenir
 Synergie : cela correspond à l'interaction entre deux
médicaments présentant une activité pharmaceutique
identique. L'intensité de l'activité de l'association est supérieure
à celle que l'on pourrait obtenir avec l'un des médicaments
administré seul.
 Potentialisation : elle s'exerce entre deux médicaments dont
l'activité pharmaceutique est différente.
 Antagonisme : il s'agit d'une interaction entre deux
médicaments dont l'activité pharmaceutique est identique ou
différente. L'administration simultanée de 2 médicaments
entraîne l'inhibition partielle ou complète de l'action de l'un
d'entre eux.

Section II : Cadre théorique

La double théorie auquel recourt la présente étude est :


la théorie de la communication interpersonnelle de Palo Alto et la
théorie sociale de la communication d’Alain Eraly.

II.1. Théorie de la communication interpersonnelle

La communication interpersonnelle n’a été formalisée


qu’aux cours des deux derniers siècles. Elle est fondée sur
l’échange de personne en personne, chacune étant à tour de rôle
13

émetteur et/ou récepteur dans une relation de face à face. On dit


parfois que la communication est « holistique », c’est-à-dire qu’elle
fait intervenir le tout de l’homme (communication verbale et non
verbale), ainsi que l’environnement (possibilité d’interférences
environnementales dans la communication).

Pour l’Ecole de Palo Alto, la communication est


fondamentale et essentielle pour l’homme : « on ne peut ne pas
communiquer ». Que l’on se taise ou qu’on parle, tout est
communication. Nos gestes, notre posture, nos mimiques, notre
façon de dire ou d’être, notre façon de ne pas dire, toutes ces
choses parlent à notre récepteur.

La communication est aussi une forme de manipulation.


Quand bien même notre intension primaire voire délibérée n’est
pas de manipuler, nous communiquons souvent dabs l’intention
d’influencer ou de modifier l’environnement ou le comportement
d’autrui.
La communication interpersonnelle, appelée aussi
comportementale, se définit par l’échange des messages et des
codes entre deux individus11. La notion de distance constitue un
vecteur très important de la communication, car elle permet
d’identifier quel genre de communication les interlocuteurs
s’octroient.
Elle vise la forme du message pour le rendre le plus
adéquat possible entre les personnes et éviter de générer des
émotions négatives, tout en disant néanmoins ce que l’on pense.
Des nombreux domaines conflictuels vont faire appel à la
communication individuelle pour être résolus, par exemple 12:
 Les conflits familiaux ;
 Les problèmes au sein d’une entreprise : situation de stress,
démotivation, etc. ;

11
BRUNO Joly, La communication, Paris, De Boeck, 2009.
12
Les Experts Ooreka, La communication interpersonnelle, article scientifique en ligne, aout 2016.
14

 Les problèmes de comportement : phobies, addictions


(comportement nuisible à la santé), troubles obsessionnels
compulsifs, etc. ;
 Les problèmes liés à l’affirmation de soi : confiance en soi,
assertivité, empathie, difficulté à lâcher-prise…
 Les problèmes liés à la gestion de ses émotions dans la
communication avec l’autre : colère, jalousie, anxiété, peur
de l’abandon…

Pour l’école de Palo Alto, la communication n’est pas


uniquement verbale, elle est tout autant non verbale, c’est-à-dire
que l’on communique que l’on parle ou que l’on ne parle pas. Les
gestes, les mimiques, les comportements, la posture ou la façon de
ne pas dire les choses communiquent vers le récepteur.

Le comportement de deux individus qui communiquent


relève d'une approche complexe, où la circularité et la rétroactivité
des échanges fait place à une causalité linéaire.

Lorsqu'une communication entre deux personnes est


établie, il n'y a plus ni commencement ni fin, mais un modèle
circulaire d'échanges, dont ni l'un ni l'autre des interlocuteurs n'a
la prééminence. La communication est considérée alors comme
système d'interactions en marche, et, à l'extrême, certains ont pu
dire que : « On ne communique pas, mais on prend part à une
communication ».

Partant des modèles mathématiques de la théorie des


groupes et des types logiques pour expliquer les différents types
de changements et leurs implications dans le comportement
humain, les auteurs en ont déduit cinq axiomes de base qui
gouvernent toute communication.
15

a) On ne peut pas ne pas communiquer


Si l'on prend comme exemple de communication le comportement
humain, alors on peut dire que le comportement n'a pas de
contraire, ce qui revient à dire qu'on ne peut pas ne pas avoir de
comportement. Si le comportement existe, alors il a valeur de
message, et tout message a valeur de communication. Donc, on ne
peut pas ne pas communiquer.
b) Toute communication présente deux aspects : le contenu et la
relation.
Tout message transmet une information mais induit également un
comportement. Toute interaction suppose un engagement et définit
par suite une relation. L'information, c'est le contenu de la
communication : elle a valeur d'indice. La relation, c'est la manière
dont on doit entendre le contenu : elle a valeur d'ordre. La relation
est donc une communication sur la communication ou une méta-
communication.

Une relation saine est spontanée et donne priorité aux


messages, donc au contenu. Une relation perturbée ou malade est
une relation qui pose problème et parasite le contenu qui passe en
arrière-plan et finit par perdre toute importance.

c) La nature d'une relation dépend de la ponctuation des séquences


de communication entre les partenaires."
De l'extérieur, une interaction peut être considérée comme un
échange ininterrompu d'échanges de messages, mais, de
l'intérieur, chacun ponctue ces messages à sa façon. Le problème
en jeu est donc un problème de dépendance, de prééminence ou
d'initiative.
Il existe foule de conventions culturelles admises qui structurent
notre vie sociale, avec de telles ponctuations.
d) Deux modes de communication : digitale et analogique.
16

Le langage digital possède une syntaxe logique très


complexe et très commode mais manque d'une sémantique
appropriée à la relation. Par contre, le langage analogique possède
bien la sémantique mais non la syntaxe appropriée à la définition
non équivoque de la relation.

La communication digitale est de nature symbolique. Ces


symboles sont les mots que l'on emploie pour désigner les choses,
mots qui relèvent d'une convention sémantique propre à une
langue donnée. La communication digitale possède une syntaxe
logique souple, précise et pratique, qui se prête facilement à
l'abstraction. Elle définit le contenu de la relation

Par contre, toute communication non verbale est une


communication de nature analogique. C'est une communication
primitive et animale, riche de sens et directement compréhensible
même entre espèces différentes. L'expression de nos sentiments,
qui est la base de nos relations interpersonnelles, est un exemple
de communication analogique. Il est, de plus, difficile de mentir
dans le domaine analogique.

La communication analogique définit la relation. Elle est


très intuitive et signifiante mais manque de souplesse, et peut
s'avérer ambiguë par manque de discriminant. On ne peut nier une
émotion ou un sentiment, on ne peut que le vivre. Pour lever dans
certains cas l'ambiguïté propre à ce mode de communication, il faut
le traduire, c'est-à-dire passer de l'analogique au digital, ou encore
parler sur la relation, c'est-à-dire méta-communiquer.
Naturellement, cette traduction, comme toute traduction, soulève
le problème de la distorsion et de la perte d'information.
17

e) Tout échange de communication est symétrique ou


complémentaire
Une relation symétrique est une relation d'égalité qui minimise la
diffé[Link] relation complémentaire, au contraire, maximise la
différence, avec deux positions, l'une est dite haute, l'autre basse.
Chacun toutefois se comporte d'une manière qui présuppose et en
même temps justifie le comportement de l'autre.
Pour donner une base à notre étude, nous allons la mettre dans la
théorie sociale de la communication d’Alain Eraly13.

II.2. Théorie sociale de la communication.

Cette théorie postule que toute communication est une


interaction ; il en résulte qu’une théorie de la communication
s’inscrit nécessairement dans une théorie de l’interaction.

Suivant cette perspective, la communication, qu’elle soit


verbale ou non verbale, recouvre les divers usages de
l’intercompréhension intentionnelle dans les échanges sociaux.
L’objectif intentionnel n’est pas synonyme de volontaire ou de
rationnel, il indique seulement que la communication commence,
non point sitôt que des agents sociaux se comprennent les uns les
autres, mais lorsqu’ils se mettent à agir pour se faire comprendre
dans la perspective d’une activité commune.

D’après Eraly, non seulement les agents sociaux, en


s’échangeant des messages, agissent les uns sur les autres, ces
messages eux-mêmes sont des comportements d’un genre
particulier ; des comportements expressifs ou expression. Un
comportement expressif est la manifestation à autrui d’une
disposition affective et pratique, ainsi l’adoption d’une posture

13
Eraly, A., L’expression de la représentation. Une théorie sociale de la communication, Paris, L’Harmattan,
[Link], 2006
18

ouvertement menaçante exprime-t-il la colère de l’émetteur et sa


disposition à agresser son vis-à-vis.

Ce comportement expressif s’inscrit lui-même dans


l’interaction sociale, où il sert à provoquer une réaction déterminée
du partenaire, par exemple sa fuite ou sa soumission. On peut
distinguer à cet égard l’action directe sur la réaction d’autrui,
lorsque l’émetteur tente explicitement d’obtenir une réaction
déterminée du récepteur, par une menace ou un ordre, et l’action
indirecte lorsqu’il se contente d’influencer et d’user des dispositions
cognitives et affectives de sorte d’accroitre les chances que le
récepteur, dans la suite, agisse conformément aux attentes de
l’émetteur.

Eraly soutient qu’un comportement prend valeur de


message lorsque le partenaire prend conscience que ce
comportement s’adresse à lui et sert faire comprendre quelque
chose. Dans ce cas, le message est le comportement expressif, non
ce qu’il représente, traduit ou transporte.

Il ne saurait être dissocié de l’émetteur et circuler vers le


récepteur s’agissant d’un comportement, que cela voudrait-il dire
en effet ? Ce qui est susceptible de circuler entre les partenaires,
c’est seulement les traces déchiffrables des comportements
expressifs.14

Conclusion partielle

Nous de préciser les notions théoriques relatives à la


présente recherche. En premier lieu, nous avons défini les concepts
représentation, séduction, jeune-fille et produit pharmaceutique.

14
Eraly A., [Link].p.28
19

En second lieu, nous avons posé le cadre théorique constitué de la


théorie de la communication interpersonnelle et la théorie sociale
de la communication. Il nous reste de présenter les résultats de
notre recherche.
20

CHAPITRE II- CHAMP D’ETUDE

Nous allons présenter, dans ce chapitre, la commune de


Ngaliema ainsi que le quartier Kinsuka–pompage. Cette partie est
subdivisée en deux sections ; la première porte sur la présentation
de la commune de Ngaliema en s’attelant sur les renseignements
généraux de la commune ainsi que son organisation
administrative ; la dernière section présente le quartier Kinsuka –
Pompage.

Section I - Présentation de la commune de Ngaliema

I.1. Renseignements généraux sur la Commune de Ngaliema

I.1.1. De la création

La Commune de Ngaliema est créée le 12 octobre 1957 par


l’arrêté n°21/429 du 12 octobre 1957 du gouverneur de la province
de Léopoldville. 15

I.1.2. Situation géographique


a. Limites territoriales

La Commune de Ngaliema est bornée au Nord par le fleuve


Congo, la séparation de la République sœur du Congo Brazzaville,
la Commune de Kintambo et celle de la Gombe ; à l’Est par les
Communes de Bandalungwa et de Selembao ; à l’Ouest et au Sud
par la Commune de Mont – Ngafula. 16

15
Entretien réalisé avec Monsieur Romain Matondo, Secrétaire du bureau de la Commune de Ngaliema, le 24
janvier 2016 dans son bureau.
16
Idem.
21

b. Coordonnées géographique

La Commune de Ngaliema est située entre la latitude 5° et


10° au Sud, son altitude est de 530m et la longitude 18° et 16° à
l’Est, sa superficie est de 224Km.

I.1.3. Données géographique


a. Type de climat

Deux saisons s’observent à Ngaliema à savoir : la saison


des pluies allant du quinzième jour du mois d’août (15/08/ au
quinzième mois de Mai (15/05) et la saison sèche qui va du
quinzième mois de mai (15/05) au quinzième mois d’août (15/08).

- Pluviométrie : Des fortes pluies sont enregistrées entre le mois


d’octobre et le mois d’avril, la période entre janvier et février est
caractérisée par une petite saison sèche. 17

b. Nature du sol.

Le sol de la commune de Ngaliema est de nature argilo-


sablonneuse, il y a des parties de la commune entièrement dominées
par le sable et d’autres par l’argile.

c. Relief du sol.

Le relief de la Commune de Ngaliema est caractérisé par des


collines et des vallées. Une partie de la Commune de Ngaliema se
situe au plus haut niveau de Kinshasa, on note également la présence
et le développement des grandes érosions à Ngaliema.

d. Renseignement sur le sous sol.

Le sous sol de la partie Nord-Ouest de la Commune de


Ngaliema renferme d’importances quantités de pierre de construction.
Ces pierres ont servi à la construction de la ville de Kinshasa.

17
Entretien réalisé avec Monsieur Romain Matondo, Op. Cit.
22

e. Kilométrage des routes vitales

Par manque des données fiables nous ne pouvons à travers


ce travail donner le kilométrage exact des routes de la Commune.
Cependant, la Commune dispose des routes vitales asphaltées et non
asphaltées qui sont :

1. Routes vitales principale asphaltées :

La chaussées Laurent Désiré Kabila ‘elle traverse la


Commune du Nord au Sud Ouest); l’avenue du Tourisme; l’avenue
Nguma; l’avenue des écuries, l’avenue Colonel Mondgiba, elle relie la
Commune au centre ville; l’avenue Kasa-Vubu et l’avenue 24
novembre (en réfection).

2. Routes vitales secondaires asphaltées :

L’avenue Mbenseke; l’avenue Nsuala; l’avenue marine;


l’avenue Ma campagne; l’avenue Mokari; l’avenue de l’école; l’avenue
des 80 jours; l’avenue Lalou et l’avenue Télécom.

3. Routes vitales non asphaltées

L’avenue Kinshasa (seule voie d’accès au quartier Bumba) ;


l’avenue Nzakara (seule vois d’accès au quartier Lukunga); l’avenue
Mahenga (unique voie d’accès au camp Luka) et l’avenue Buadi.

f. Végétation

En survolant la Commune de Ngaliema, on constate qu’il


existe au plus un arbre dans chaque parcelle. Ainsi donc la végétation
de la Commune de Ngaliema apparaît comme foret de construction.
23

g. Hydrographie

La commune de Ngaliema présente une hydrographie riche,


outre le fleuve Congo, on y retrouve les rivières suivantes : Binza,
Lukunga, Makelele, Basoko et Gombe.

h. Population

Ethnie et tribus dominante : Autant que la ville de Kinshasa,


la Commune de Kinshasa est une municipalité cosmopolite, on y
retrouve les ressortissants de toutes les provinces de la République
démocratique du Congo.

Du point de vue de l’importance en nombre, les originaires


de la province de Bandundu se classent en têtes suivies de ceux de la
province du Bas-Congo, toutes les autres provinces sont également
représentées. 18

18
Bureau du service d’Etat civil et population, Op. Cit.
24

Tableau synoptique de la population par province d’origine exercice


(2012)19.
N° PROVINCE HOMMES FEMMES GARÇONS FILLES TOTAL

01 BANDUNDU 36062 36618 35055 37399 145134

02 BAS-CONGO 31159 32721 30796 31762 126438

03 EQUATEUR 11308 12264 11488 12883 47943

04 PROV. ORIENTALE 6701 7405 6480 6627 27213

05 KINSHASA 3731 4104 4117 4226 16178

06 KASAI-ORIENTAL 12448 10610 12620 11373 48977

07 KATANGA 6029 5902 10610 10909 42013

19
Entretien réalisé avec Monsieur Romain Matondo, Op. Cit.
25

08 NORD-KIVU 5517 5367 5902 6922 25064

10 SUD-KIVU 6000 5253 5690 21940

4997

11 MANIEMA 6143 6825 5677 6109 24754

TOTAL 135.250 139605 132766 13917 54338

i. Les principales activités économiques.

Les principes activités économiques de la Commune de


Ngaliema sont : l’industrie, le commerce. L’hôtellerie, l’exploitation
artisanale des moellons et caillasse, l’agriculture maraîchère et la
pèche.

I.1.4. Les différentes autorités communales depuis la création.

Il est à noter que l’actuel bourgmestre de la commune de


Ngaliema et monsieur Diantete Luntadila Clément nommée par
ordonnance présidentiel n°08/57 du 24 septembre et son
26

bourgmestre adjoint s’appelle Madame Gereyabizo Ahunzila Béatrice.


20

Les autres bourgmestres qui se succèdent à la commune de


Ngaliema depuis sa création à savoir :

1. Werry Rele (1958-1960)

2. Alphonse Paulusi Kabongo (1960-1970)

3. Lufungula Eseko (1970-1973)

4. Zolana Vungudi (1973-1975)

5. Mondumbele Alona (1975-1977)

6. Moyo Ntala Mfumu (1977-1978)

7. Naubukulu Nzinga (1978-1982)

8. Vungbo Nguma (1982-1988)

9. Matshoko Matshi (1988-1989)

10. Ngombi Kindemba (1989-1997)

11. Mania Siasia (1997-2001)

12. Kapungu Mwamisa (2001-2002)

13. Musey Nguanga (2002-Septembre 2002)

14. Amato Rudahindwa (2002-2003)

15. Kiaku Mayamba (2003-2005)

16. Muanandeka B. Bongob (2005-2008)

17. Inona Sengi (Avril 2008- septembre 2008).

20
Document, acte de nomination, Kinshasa, 2008,p.2
27

Sur les 18 bourgmestres, il y a 8 qui sont décédés, il s’agit de :

18. Lufungu Eseko

19. Zolana Yungudi

20. Mondombele Alona

21. Moyontala Mfumu

22. Vungbo Nguma

23. Ngombi

24. Musey Nguanga

25. Alphonse Palusi Kabongo

I.2. Organisation Administrative.

La Commune de Ngaliema est subdivisée en 21 quartiers et


198 localités. Sur les 21 quartiers que compte la Commune de
Ngaliema, quatre seulement sont urbanisés et occupés en majorité
par des personnalités nationales et étrangères de haut rang, le reste
de quartiers sont non seulement moins urbanisés où pas du tout, mais
aussi, occupés par la population moyenne.21

Sur le plan administratif, la plupart des chefs de quartiers ont


atteint soixante-dix ans, ils sont devenus inefficaces du fait du poids
de l’âge. Sur le plan de l’étendue, la Commune de Ngaliema regorge
des quartiers plus vastes que certaines communes de la ville, ce qui
rend la tâche difficile aux chefs de quartiers minés par le poids de
l’âge d‘y assurer une couverture administrative adéquate.

21
Entretien réalisé avec Monsieur Romain Matondo, Op. Cit.
28

Pour mieux gérer la population la commune de Ngaliema


s’organise en service suivant :

1. Personnel

2. Contentieux

3. Etat-civil

4. Population

5. F.P/active et retraite

6. Urbanisme

7. Développement

8. Habitat

9. IPMEA

10. Economie

11. Budget et finances

12. Environnement

13. Tourisme

14. Affaire sociale

15. Famille

16. Culture et arts

17. Hygiène

18. TP I.T

19. Jeunesse

20. Sport et Loisir

21. Salubrité.
29

I.2.2. Les différents quartiers de la Commune.

La Commune de Ngaliema comporte 21 quartiers qui sont :

1. Basoko

2. Joli Parc

3. Ancien Combattant

4. Congo

5. Kukenda

6. Lukunga

7. Manenga

8. Lonzo

9. Lubudi

10. Bangu

11. Punda

12. Kinpe

13. Musey

14. Mama Yemo

15. Djelo Binza

16. Pigeon

17. Bumba

18. Ngoma Kinkusa

19. Mfinda

20. Camp Munganga

21. Kinsuka Pecheurs


30

Tous ces quartiers sont sous l’autorité hiérarchique du


bourgmestre, il sont supervisés par un chef de quartier et contient
des avenues et rues des fois utilisées comme limite. Notre enquête
s’effectue dans le quartier Kinsuka pêcheurs qui va jusqu’au terminus
de Pompage. 22

Section II - Kinsuka – Pécheurs

II.1. Historique

Etymologiquement le mot Kinsuka signifie « fin fond de la


ville ». Le quartier Kinsuka pêcheurs est très vaste, c’est le deuxième
quartier le plus vaste de la Commune de Ngaliema au niveau de la
superficie, il a été crée en 1964 après le départ massif des peuples
« Balaries » d’en face, qui ont été chassés par le premier ministre
Tshombe Kapemba Moise. Ces personnes étaient pour la plupart des
pêcheurs.

Le quartier Kinsuka – Pêcheurs s’appelait « Village Mova »,


c’était la succursale de Kasangulu Monsieur Nganga Paul fut
l’administrateur du territoire de Kasangulu et le bourgmestre de
l’époque était Kabongo. Après le départ des colonisateurs, Monsieur
Tamba Salomon sera le premier chef du village « MOVA », à la
première république. Le village « MOVA » deviendra collectivité au
regard de la première constitution de la république. 23

II.2. Situation Géographique


Le quartier Kinsuka – Pêcheurs se trouve dans la commune de
Ngaliema, il est borné au Nord par le fleuve Congo, au Sud par le
quartier Mama Yemo, à l’Est par le Camp Tshatshi à l’Ouest par la
rivière Mbinza et Lukunga. 24

22
Entretien réalisé avec Monsieur Romain Matondo, Op Cit,
23
Entretien avec Monsieur Baudouin Kitoko., chefs du bureau du quartier, le 16 janvier 2016 dans son bureau.
24
Entretien avec Monsieur Baudouin Kitoko., Op. cit.,
31

II.3. Les localités

Les localités du quartier Kinsuka Pêcheurs sont au nombre de


dix savoir :

1. Mpoka

2. Punga

3. Mbenga

4. Kamba

5. Mboto

6. Olende

7. Monganza

8. Mbamba

9. Misenga

10. Mangungu
Les localités sont dirigées par un chef du quartier avec toute
l’administration.

II.4. Superficie :

La population de Kinsuka–Pêcheurs est de 27.273 habitants.


32

II.5. Les sites touristiques

Le quartier Kinsuka – Pêcheurs regorge quelques sites


touristiques à savoir : les îls des singes et de Kiudi, ainsi que les
différentes faunes et flore se trouvant le long du fleuve.

Nous avons aussi dans ce quartier quelques entreprises que


nous citons : Safricas, Ostra Betton, Carigresse et Brikin. 25

II.6. L’origine du mot « Pompage »

Sur l’origine de ce nom, nous avons deux versions.

Premièrement, ce nom Pompage vient de l’usine de


Regideso qui se trouve dans la commune de Mont-Ngafula, comme
les gens devraient avoir un point de référence, c’est pourquoi ils ont
tablé sur pompage, l’usine date de 1967. Aujourd’hui pompage est
devenu un carrefour, et/ou un terminus des différents quartiers de
cette partie de la commune que le centre commerciale.

Le programme des cinq chantiers a contribué à la


modernisation de ce quartier. Avec la construction du pont, on a pu
relier Mbudi et Pompage. 26

La deuxième version sur ce terme Pompage nous vient d’un


agent de la Regideso. Pour lui, le terme pompage désignait ce quartier
dans lequel on trouvait un tuyau de la Regideso. Ce tuyau s’appelait
(Pompage), il était visible dans les anciens temps mais maintenant ce
tuyau de la Regideso est couvert par l’asphalte, il n’est plus visible et
le nom pompage est resté comme une référence de tout le monde, un
carrefour, du terminus de tous les transports. 27

25
Idem,
26
Entretien avec Monsieur Baudouin Kitoko, Op. Cit.
27
Idem,
33

ORGANIGRAMME

BOURGMESTRE

BOURGMESTRE ADJOINT

DGM ANR
CHEF DE BURREAU CIAT/NGALIEMA CIAT/UPN

SECRETAIRE

5. F.P/active et retraite

1. Personnel 6. Urbanisme

2. Contentieux 7. Développement

3. Etat-civil 8. Habitat

9. IPMEA

10. Economie
QUARTIERS
11. Budget et finances

12. Environnement
MARCHES
Source : Secrétariat de la commune de Ngaliema. 13. Tourisme

14. Affaire sociale

15. Famille

16. Culture et arts


34

CHAPITRE III : RESULTATS EMPIRIQUES

Dans ce chapitre, il s’agit d’analyser les données


recueillies auprès de nos universités d’observation. Pour ce faire,
nous subdivisons le présent chapitre à trois sections. La première
pose le protocole méthodologique, la deuxième présente les
résultats de l’étude et la troisième interprète ces résultats.

Section : Protocole méthodologique

Pour rappel, la question qui nous sert du fil conducteur


est la suivante : Quelle est la représentation de phénomène « tya
foin » chez les jeunes filles de Ngaliema ?

Notre hypothèse est le phénomène « tya foin » constitue


pour les jeunes filles un moyen d’augmentation de la capacité
séductionnelle.

La méthode ethnographique soutenue par l’entretien


comme technique de collecte des données nous a été d’un grand
apport. Précisément nous avons utilisé l’entretien semi-directif.

Pour Guibert et Jumel,28 l’entretien semi-directif est une


méthode qui consiste à faciliter l’expression de l’interviewé en
orientant vers des thèmes jugés prioritaires pour l’étude tout en lui
laissant une certaine autonomie.

Pour ces deux auteurs, « l’entretien semi-directif introduit


un niveau intermédiaire entre l’attitude non directive qui donne
priorité à la liberté, l’autonomie, l’expression de l’interlocuteur et
l’attitude directive qui vise à obtenir des réponses à une série des

28
GUIBERT,J, et JUMEL,G, Méthodologie des pratiques de terrain en sciences humaines et sociales, Paris,
Armand Colin, 1997, p. 103.
35

questions dont l’ordre et la formulation sont conçus par


anticipation ».29

L’entretien semi-directif suppose la préparation d’une


grille de thèmes, d’un cadre de référence qu’on désigne le plus
souvent par guide d’entretien et qui facilitera en particulier
l’expression de l’interviewé.

Cette technique exige un guide d’entretien. Dans le cadre de notre


travail, notre guide d’entretien est composé des thèmes ci-après :
 Connaissance du produit C4 ;
 Année de connaissance ;
 Utilisation du produit C4 ;
 Raison de l’utilisation ;
 Le rôle du C4 ;
 Connaissance de l’expression tya foin ;
 Compréhension de l’expression tya foin ;
 Ceux qui sont considérés par les messages

Ce guide d’entretien nous a permis de mener notre


investigation à Ngaliema, l’une de commune de la ville province de
Kinshasa auprès de dix jeunes filles.

D’après Pierre Bréchon30, « la question du nombre


d’entretiens se règle souvent de manière plus pragmatique, et sans
que le problème de la saturation ait le temps d’apparaitre. En effet,
dans un contexte universitaire, les étudiants disposent d’un délai
limité et le nombre d’entretiens doit être adapté à cette contrainte
temporelle. Ainsi, pour un travail d’enquête conduit sur un
semestre, on préférera dix entretiens bien conduits et approfondis
que vingt-cinq bâclés et mal analysés ».

29
Idem, p.104.
30
BRECHON, P., Enquêtes qualitatives, enquêtes quantitatives, Grenoble PUG, Presses Universitaires de
Grenoble, 2011, p.32.
36

Pour ce qui est de la présentation des résultats, Bonneville


est ses amis soulignent que, traditionnellement, la présentation des
données qualitatives prend la forme d’un texte narratif, comme un
compte rendu d’étude de cas ou recherche ethnographique. Le
chercheur peut, par exemple, décider d’organiser son compte
rendu chronologiquement (retraçant ainsi le cours des événements
étudiés), ou autour de thèmes qu’il développera pour construire un
argumentaire.31

Dans cette partie nous reprenons les données fournies par


nos enquêtées soit dix filles.

Luc Bonneville précise la manière dont les données d’une


recherche qualitative doivent être présentées. Pour lui,
traditionnellement, la présentation de données qualitatives prend
la forme d’un texte narratif, comme un compte rendu d’étude de
cas ou de recherche ethnographique.

Le chercheur peut, par exemple, décider d’organiser son


compte rendu chronologiquement (retraçant ainsi le cours des
événements étudiés), ou autour de thèmes qu’l développera pour
construire un argumentaire43.

Section II : Présentation des résultats

Toutes les filles enquêtés affirment de connaitre C4. En


ce qui concerne l’année de connaissance ce produit
pharmaceutique, la majorité de filles font entendre qu’il a cela à
peu près quatre ans depuis qu’elles connaissent ce produit.
Sur les dix filles interrogées, sept utilisent C4. Plusieurs
raisons ont été avancées par les filles qui consomment ce produit

31
BONNEVILLE, L., GROSJEAN, S., LAGACE, M., Introduction aux méthodes de recherche en communication,
Montréal (Québec), Gaëtan Morin éditeur, 2007, p.200.
43
Idem,
37

pharmaceutique. Parmi lesquelles : avoir une bonne santé, avoir


l’appétit, pour maintenir la taille et pour avoir le sommeil.
« J’utilise C4 pour avoir une taille de rêve. Il permet aux filles
maigres de grossir », a fait savoir l’une des filles de Ngaliema.
Pour ce qui est de la connaissance de l’expression « tya foin », les
filles de Ngaliema enquêtées, la majorité de nos enquêtées ont opté
dit qu’il a y cela trois à quatre années passées qu’elles entendent
cette expression.
« Fait gaffe je veux devenir comme toi », telle est la
signification donnée de cette expression par l’une autre fille,
toujours de la même commune de Kintambo.

« Les garçons de Kinshasa aiment les filles grosses. Pour


attirer leur attention, nus toutes nous devons devenir grosses. Car,
ils disent mwasi mwasi nde nzoto », a ajouté une autre fille de
Ngaliema.

Section III : Interprétation des résultats de recherche

La démarche de recherche étant élucidé, les résultats


étant présentés, nous entendons interprétés dans cette troisième
section les résultats de notre investigation.

Ces résultats se rapportent à la représentation de


phénomène « tyafoin » chezlesjeunesfillesdeNgaliema. Lesdonnées
de recherche confrontées à l’hypothèse nous permettent de valider
notre hypothèse, car il a été démontré que les jeunes filles
appliquent C4 pour devenir comme des filles grosses afin de séduire
les garçons. Dans l’entendement des filles, les garçons aiment les
filles grosses.

Les résultats révèlent également que les filles appliquent


C4 pour répondre à la rivalité implicite qui existe entre les filles
grosses et les filles maigres.
38

Conclusion partielle

Nous venons d présenter dans ce troisième chapitre les


résultats de notre recherche. Ces résultats nous ont permis de
valider notre hypothèse.
39

Conclusion générale

Notre étude a porté sur la représentation de phénomène


« tya foin » chez les jeunes filles de Ngaliema. Notre préoccupation
était de déterminer la représentation de phénomène « tya foin »
chez les jeunes filles de Ngaliema.

Nous avons émis à titre d’hypothèse que le phénomène


« tya foin » constitue pour les jeunes filles un moyen
d’augmentation de la capacité séductionnelle.

La méthode ethnographique nous a aidé de mener cette


recherche. Cette méthode a été soutenue par l’entretien comme
techniques de collecte des données. Les techniques d’analyse
documentaire et d’entretien ont été également convoquées pour
réaliser cette étude.

En plus de l’introduction et de la conclusion, trois


chapitres ont composé l’ossature de ce travail. Le premier chapitre
a porté sur le cadre conceptuel et théorique. Il était question de
définir les concepts représentation, séduction, jeune fille et produit
pharmaceutique, et de circonscrire la théorie de la communication
interpersonnelle et la théorie sociale de communication.

Le troisième chapitre a présenté les résultats empiriques.


Ces résultats ont démontré que les filles prennent le C4 pour
séduire les garçons, car ces derniers aiment les filles grosses. C’est
qui a permis de valider notre hypothèse. Mais, elle relève
également qu’elle constitue une réponse des filles maigres aux filles
grosses.
40

Bibliographie

I. Ouvrages

1. Bernard, D., Le Moniteur des pharmacies, Paris, (ISSN 0026-


9689), no 2875, 2011.
2. BONNEVILLE L., GROS JEAN, S., LAGACE, M., Introduction
aux méthodes de recherche en
communication, Montréal (Québec), Gaëtan
Morin éditeur, 2007.
3. BRECHON, P., Enquêtes qualitatives, enquêtes quantitatives,
Grenoble PUG, Presses Universitaires de
Grenoble, 2011.
4. BRUNO Joly, La communication, Paris, De Boeck, 2009.
5. Encyclopédie, Universelle, Paris, Hachette,2013.
6. Eraly, A., L’expression de la représentation. Une théorie
sociale de la communication, Paris,
L’Harmattan, [Link], 2006
7. GUIBERT,J, et JUMEL,G, Méthodologie des pratiques de terrain
en sciences humaines et sociales, Paris,
Armand Colin, 1997.
8. Les Experts Ooreka, La communication interpersonnelle,
article scientifique en ligne, aout 2016.
9. LOHISSE, J, la communication, de la transmission à la
relation, Bruxelles, de Boeck, 2001.
10. Voto, A., les traits de la séduction comme enjeu de la
communication « face à face, in cahier
congolais de communication, Vol XII, Paris,
L’Harmattan, 2015.
II. TFC
1. Gembi, L., le phénomène « tiya foin » dans la commune de
Selembao. Approche communicationnelle,
TFC, Kinshasa, IFASIC, 2013.
41

TABLE DE MATIERES

DEDICACE…………………………………………………………………………………………I
REMERCIEMENTS……………………………………………………………………………II
INTRODUCTION....................................................................... 1
1. Problématique ................................................................... 1
II. Hypothèse ....................................................................... 3
III. Intérêt du sujet ............................................................... 3
IV. Méthodes et techniques..................................................... 3
V. Champ d’analyse ............................................................... 3
VI. Division du travail ............................................................ 4
Chapitre I : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE ......................... 5
Section I : Définition des concepts ........................................... 5
I.1. Représentation ............................................................. 5
I.2. Séduction ....................................................................... 7
I.3. Jeune fille......................................................................10
I.3.1. Définition .................................................................10
I.4. Produit pharmaceutique ..................................................10
Section II : Cadre théorique ..................................................12
II.1. Théorie de la communication interpersonnelle .................12
a) On ne peut pas ne pas communiquer .............................15
b) Toute communication présente deux aspects : le contenu et la
relation. ...........................................................................15
c) La nature d'une relation dépend de la ponctuation des
séquences de communication entre les partenaires." ..............15
d) Deux modes de communication : digitale et analogique. ......15
e) Tout échange de communication est symétrique ou
complémentaire .................................................................17
II.2. Théorie sociale de la communication. .............................17
Conclusion partielle ..............................................................18
CHAPITRE II- CHAMP D’ETUDE .................................................20
42

Section I - Présentation de la commune de Ngaliema ................20


I.1. Renseignements généraux sur la Commune de Ngaliema ..20
I.1.1. De la création ...........................................................20
I.1.2. Situation géographique ..............................................20
I.1.3. Données géographique...............................................21
I.1.4. Les différentes autorités communales depuis la création. 25
Section II - Kinsuka – Pécheurs ..............................................30
II.1. Historique ..................................................................30
II.2. Situation Géographique ...............................................30
II.3. Les localités ...............................................................31
II.4. Superficie : ................................................................31
II.5. Les sites touristiques .....................................................32
II.6. L’origine du mot « Pompage » ......................................32
CHAPITRE III : RESULTATS EMPIRIQUES ...................................34
Section : Protocole méthodologique ........................................34
Section II : Présentation des résultats .....................................36
Section III : Interprétation des résultats de recherche ...............37
Conclusion partielle ..............................................................38
Conclusion générale ................................................................39
Bibliographie ..........................................................................40
TABLE DE MATIERES ...............................................................41

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