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2024 19:29

Cap-aux-Diamants
La revue d'histoire du Québec

Les défis de la cohabitation


Les Premières nations
Véronique Rozon

Numéro hors-série, 2004

Québec : oeuvre du temps, oeuvre des gens

URI : [Link]

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Éditeur(s)
Les Éditions Cap-aux-Diamants inc.

ISSN
0829-7983 (imprimé)
1923-0923 (numérique)

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Citer cet article


Rozon, V. (2004). Les défis de la cohabitation : les Premières nations.
Cap-aux-Diamants, 6–10.

Tous droits réservés © Les Éditions Cap-aux-Diamants inc., 2004 Ce document est protégé par la loi sur le droit d’auteur. L’utilisation des
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[ES Dips BE li cotaijAp
LES PHEMÎÈHES NAJÏONS
PAR VERONIQUE ROZON

D. 'es voyages de Jacques Cartier, au XVIe


siècle, jusqu'à l'établissement permanent des
situer sur le versant du cap Diamant, à Qué-
bec, sans toutefois pouvoir en faire la preuve
Français le long du Saint-Laurent, dans la archéologique. Taignoagny et Domagaya, fils
première moitié du siècle suivant, la région du chef Donnacona, avaient été enlevés et
de Québec subit de profondes mutations dans conduits en France par Cartier, qui les avait
l'occupation de son territoire. Certaines popu- rencontrés, l'année précédente à Gaspé, en
lations autochtones disparaissent mystérieu- compagnie d'un groupe d'environ 200 Amé-
sement, tandis que d'autres s'y installent rindiens. À son second voyage, Cartier visi-
pour exploiter les ressources du fleuve et de tait pour la première fois la «province de Ca-
l'environnement laurentien. Après 1608, la nada» qui, s'étendant de l'île aux Coudres
formation d'un premier noyau de peuplement jusqu'à Portneuf, rassemblait sept villages
français transforme aussi Québec en pôle autochtones : Ajoaste, S t a r n a t a m , Tailla,
d'attraction commercial, politique et reli- Sitadin, Stadaconé, Tequenonday et Achelacy.
gieux, entraînant du coup, de fréquents ras-
semblements amérindiens. Cette «province», celle des Stadaconéens, for-
mait avec Hochelaga (Montréal) le territoire
BOULEVERSEMENTS DANS d'un ensemble d'Amérindiens que les an-
L'OCCUPATION DU TERRITOIRE thropologues ont désigné par l'appellation
Dessin extrait «Iroquoiens du Saint-Laurent», étant donné
de la carte de Samuel de
Champlain, en 1613, En septembre 1535, deux Amérindiens à leur proximité culturelle et linguistique avec
montrant une Montagnaise bord du navire de Jacques Cartier guidaient la famille iroquoienne, qui comprend, entre
et un Montagnais. (Rêves
d'empire. Le Canada avant l'explorateur malouin vers leur village natal, autres, les Iroquois des Cinq-Nations et les
1700, 1982, p. 112). Stadaconé, que certains chercheurs ont voulu Hurons de la baie Géorgienne. L'origine de ce
groupe, de même que le moment de son ins-
tallation sur la rive nord du Saint-Laurent,
quelque p a r t entre le cinquième et le troi-
sième millénaire avant notre ère, suscitent
encore aujourd'hui plusieurs interrogations.
Les données archéologiques, jumelées aux do-
cuments historiques, fournissent néanmoins
les éléments nous permettant de dresser un
portrait du mode de vie de ces Iroquoiens.

Les activités de subsistance des Iroquoiens


du Saint-Laurent reposaient principalement
sur la culture du maïs, et en partie sur la pê-
che, la chasse et la cueillette. S'ils étaient
tous sédentaires et habitaient des maisons
longues, leur mode de vie différait quelque
peu selon leur situation géographique : à
Hochelaga, le climat plus tempéré augmen-
tait les r e n d e m e n t s agricoles, tandis qu'à
Stadaconé, les Amérindiens attachaient une
plus grande importance aux ressources gi-
boyeuses et marines. La recherche de nourri-
t u r e pouvait conduire les h a b i t a n t s de la
«province de Canada», hommes femmes et en-
fants, jusque dans la péninsule gaspésienne.
L'archéologue Claude Chapdelaine a ainsi

CAP-AUX-DIAMANTS, HORS SÉRIE, 2004


postulé l'existence, chez les Iroquoiens du
Saint-Laurent, d'une forme de transhumance
entre un campement permanent, autour du-
quel étaient concentrées les activités de cul-
ture printanières et automnales, et u n cam-
pement d'été, spécialement aménagé pour la
pêche et la chasse aux mammifères marins.

Les récits de voyage de Cartier nous ap-


p r e n n e n t q u e les S t a d a c o n é e n s et les
H o c h e l a g u i e n s g u e r r o y a i e n t contre les
Toudamans (Micmacs), peut-être en raison
d'une concurrence pour les ressources du
Saint-Laurent. En effet, selon l'archéologue
Charles A. Martijn, les Micmacs entrepre-
naient, dès le XVIe siècle, des expéditions sur
le fleuve et se rendaient même jusqu'aux en-
virons de Québec, en traversant les terres à
partir de la baie des Chaleurs. Des indices
linguistiques contenus dans Le Grand Insu-
laire (1586) d'André Thevet portent à croire
que les ennemis des Iroquoiens auraient fré-
quenté l'île d'Orléans, puisque l'auteur la
nomme Minigo, qui signifie «île» en langue
micmacque. D'ailleurs, le mot «Québec» se-
rait lui aussi d'origine micmacque : il pro-
viendrait du terme Kepe.k, un «verbe d'usage
courant en micmac» que l'on peut traduire
par «là où c'est fermé, bloqué, obstrué».
Page de titre du livre
En 1603, lorsque Samuel de Champlain re- du frère Gabriel Sagard sur
monte le fleuve pour la première fois, les vil- les missions des récollets.
(Rêves d'empire. Le Canada
lages iroquoiens décrits par Cartier au siècle avant 1700, 1982, p. 348).
précédent ont tous é t r a n g e m e n t disparu,
sans exception. Une conjonction de plusieurs pratiquaient un mode de vie nomade, où la
facteurs explique sans doute cette disparition : chasse et la pêche occupaient une place cen-
les conflits intertribaux (avec les Micmacs, les trale. La saison estivale sonnait l'heure des
Algonquins, les Hurons et possiblement les grands rassemblements (pouvant atteindre
Iroquois), les épidémies déclenchées p a r les de 100 à 200 personnes) sur le bord du fleuve
nouvelles maladies introduites par les Euro- ou d'un cours d'eau significatif et l'abondance
péens ou même u n refroidissement clima- des ressources côtières invitait aux célébra-
tique a u r a i e n t pu causer leur perte. Cette tions et aux réjouissances. Règle générale, le
phase de l'histoire amérindienne du Québec retour à l'intérieur des terres pour l'hiver
souffre m a l h e u r e u s e m e n t de l'absence de marquait le début d'une période plus difficile,
témoignages écrits, qui permettraient de la les résultats de la chasse au gros gibier étant
reconstituer, ce qui laisse la porte ouverte à plus aléatoires, et obligeait à la fragmenta-
bien des spéculations. tion du groupe en cellules multifamiliales de
dix à vingt individus. Au moment du contact,
Au XVIIe siècle, d'autres groupes autochto- le mode de vie et la situation géographique
nes, appartenant cette fois à la famille algon- de ces chasseurs feront d'eux d'excellents
quienne (qui regroupe notamment les Monta- partenaires dans le développement du com-
gnais, les Algonquins, les Atikamekws et les merce de la fourrure, une ressource qui allait
Malécites, des nations toutes apparentées sur assurer l'existence d'une colonie française en
les plans linguistique et culturel), se parta- Amérique du Nord.
geaient les rives du Saint-Laurent. À l'ouest
du Saint-Maurice, plusieurs bandes d'Algon- Q U É B E C , U N L I E U DE RENCONTRE
quins occupaient le territoire jusque dans la L E C O M P T O I R DE T R A I T E
vallée de l'Outaouais, tandis qu'à l'est, les
Montagnais (ou Innus) étaient présents jus- C'est durant les années 1580 que le com-
qu'aux environs de Mingan. merce des fourrures prend son véritable en-
vol d a n s la vallée du S a i n t - L a u r e n t et se
C o n t r a i r e m e n t a u x Iroquoiens du Saint- développe comme une activité économique
Laurent, les Algonquins et les Montagnais autonome. Rapidement, des réseaux de traite,

CAP-AUX-DIAMANTS, HORS SÉRIE, 2004


mêmes aux comptoirs de traite de la vallée
du Saint-Laurent pour y troquer leurs pelle-
teries et celles qu'ils auront obtenues d'autres
nations amérindiennes. Chaque année, une
soixantaine de canots, maniés par près de
200 hommes, descendront ainsi des Grands
Lacs jusqu'à Québec, transportant quelque
10 000 peaux de castor.

Au cours des années 1630, les Atikamekws,


qui habitent à cette époque le bassin du
Haut-Saint-Maurice, viennent à leur tour au
poste de Québec et quelques années plus
tard, on y note même la présence des Mic-
macs, qui font le voyage depuis l'Acadie pour
troquer de l'eau-de-vie et des marchandises
alimentaires. Toutes ces rencontres s'accom-
pagnent d'un cérémonial qui prolonge le sé-
jour des Amérindiens à Québec, comme en té-
moigne le jésuite Paul Le Jeune dans sa
Relation de 1633 :

«Le premier jour qu'ils arrivent ils font leur


cabane, le second ils tiennent leurs conseils,
& font leurs présents; le troisième & qua-
trième ils traittent, ils vendent, ils acheptent,
ils troquent leurs pelleteries [...]. C'est un
plaisir de les voir pendant cette traitte, la-
quelle pour estant finie ils prennent encore
u n jour pour leur dernier conseil, pour le
festin qu'on leur fait ordinairement, & pour
danser.»

Périodiquement donc, le site de Québec se


p r ê t e à u n rendez-vous commercial, réu-
nissant les Autochtones et les m a r c h a n d s ,
et offre parfois du m ê m e coup l'occasion
d'échanger sur des questions politiques.

DIPLOMATIE, ALLIANCES ET DÉFENSE

Dès son arrivée dans la vallée du Saint-Lau-


calqués sur des réseaux d'échanges autochto- rent, Champlain se trouve plongé dans un
Représentation d'un nes traditionnels, se dessinent depuis les contexte géopolitique tendu, marqué par la
Iroquois avec son casse-tête Grands Lacs et la baie James jusqu'à Québec violence des conflits entre deux ennemis :
et sa pipe, publiée dans
Jacques Grasset-Saint- et Tadoussac. Sur ce vaste échiquier commer- d'un côté, l'alliance formée par les Monta-
Sauveur, Encyclopédie des cial, les Montagnais et les Algonquins ten- gnais, les Algonquins, les E t c h e m i n s
voyages. Costumes civils,
militaires et religieux, 1793.
tent, au début du XVIIe siècle, de protéger leur (Malécites) et les Hurons, et, de l'autre, la
(Collection Yves position maîtresse d'intermédiaires commer- confédération des Cinq-Nations iroquoises. Il
Beauregard). ciaux. Les premiers se font une chasse gar- est difficile de situer avec précision le début
dée du Saguenay et les seconds bloquent l'ac- des hostilités, mais selon une mention de
cès aux Grands Lacs de telle sorte que les Champlain, en 1622, elles remonteraient aux
Français et les Amérindiens pourvoyeurs de années 1570. Au cœur du conflit, l'enjeu est
fourrures ne peuvent négocier directement de taille : les parties se battent pour l'accès
entre eux. Les intermédiaires se réservent aux marchandises européennes qui circulent
ainsi u n e p a r t des profits de l'échange, sur le Saint-Laurent.
mais ne p o u r r o n t c e p e n d a n t m a i n t e n i r
cette situation indéfiniment, car lorsque les L'appui militaire des Français est rapide-
Hurons s'allieront officiellement aux Fran- ment sollicité par les Autochtones. Un pre-
çais, en 1615-1616, ils deviendront rapide- mier accord est conclu, en 1603, à la pointe
ment des partenaires privilégiés. Dès lors, Saint-Mathieu, près de Tadoussac, entre les
jusqu'à la destruction de leur pays par les Algonquins, les Montagnais, les Etchemins et
Iroquois, en 1649, les Hurons viendront eux- les Français, ce qui permettra à la «coalition

8 CAP-AUX-DIAMANTS, HORS SÉRIE, 2004


laurentienne» d'affronter les Iroquois et de 1697, ils s'établissent finalement au bord de
maintenir le rapport de force jusqu'au début la rivière Saint-Charles pour donner nais-
des années 1640. Pour quelques décennies, sance à la communauté de la Jeune-Lorette,
cette première alliance placera Québec au aujourd'hui Wendake.
cœur de la diplomatie et de la politique
franco-amérindiennes. L'ENTREPRISE DE CONVERSION

En fait, l'Abitation de Québec, construite en L'activité missionnaire, particulièrement in-


1608, devient un lieu de négociation et d'offi- tense durant la première moitié du XVH' siè-
cialisation d'ententes. En 1609, par exemple, cle, est un autre facteur qui contribue à faire
une délégation de Hurons vient à Québec de la région de Québec un lieu de rassemble-
afin d'y rencontrer pour la première fois les ment autochtone. L'arrivée des récollets dans
Français, qui les accueillent chaleureuse- la colonie, en 1615, suivie de celle des jésui-
ment. Au cours des discussions, un chef huron, tes, dix ans plus tard, marque le début d'une
Atironta, invite Champlain à venir en vaste entreprise de conversion, sinon de véri-
Huronie pour poser les termes d'un pacte com- table «civilisation», auprès des populations
mercial. Champlain n'effectue ce voyage qu'en amérindiennes de la Nouvelle-France. Les ef-
1615, mais à son retour, l'année suivante, il forts des prêtres sont surtout concentrés en
est raccompagné jusqu'à Québec par quelques- Huronie, le mode de vie sédentaire facilitant
uns de ses hôtes, qui en profitent pour réaffir- le contact avec les néophytes. Mais, parallèle- Représentation d'une
mer et sceller l'alliance franco-huronne. ment, d'autres missionnaires tentent d'ensei- Iroquoise tenant son enfant
gner les vertus chrétiennes aux nomades : dans un porte-bébé, publiée
dans Jacques Grasset-Saint-
La présence amérindienne à Québec, durant dans ce contexte, à une lieue et demie au-des- Sauveur, Encyclopédie des
la première moitié du XVIT' siècle, est défini- sus de Québec, l'anse Kamiskoua-Ouangachit voyages. Costumes civils,
(Sillery) sera choisie comme emplacement de militaires et religieux, 1793.
tivement facilitée par le soutien militaire des (Collection Yves
Français, car il apaise le climat de terreur la première «réduction» en Nouvelle-France. Beauregard).
iroquoise régnant parmi leurs alliés autoch-
tones. Les Montagnais, qui voient leurs for-
ces s'amenuiser en raison notamment des
épidémies, peuvent alors s'installer aux envi-
rons de l'Abitation pour pêcher l'anguille du-
rant l'été ou encore quitter leurs territoires
de chasse l'hiver afin de se ravitailler auprès
des Français si la nourriture se fait trop rare.
L'Abitation de Québec offre même u n lieu
de refuge pour les M o n t a g n a i s qui crai-
gnent une attaque imminente des Iroquois,
comme c'est le cas p e n d a n t l'hiver 1632 :
«un c a p i t a i n e des S a u v a g e s v i n t voir le
s i e u r E m e r y de Caen, & luy diet que les
Algonquains estait allez à la guerre contre
les Hiroquois [...]. Ce qui avait tellement
espouvanté les Montagnaits qu'ils s'en re-
venaient tous de la chasse du castor, & de
l'ours, pour se cabaner près du fort».

C'est également pour bénéficier de la pro-


tection militaire française qu'au cours de
l'année 1650-1651, un groupe d'environ 600
Hurons s'établit de façon permanente dans
la région de Québec. L'intensification des
a t t a q u e s iroquoises dans les Grands Lacs
les force à fuir leurs territoires de la baie
Géorgienne, sans quoi, déjà grandement af-
fectée par les épidémies, leur nation serait
vouée à l'extermination complète. Leur pre-
mière migration, planifiée par les jésuites,
est suivie de plusieurs déplacements suc-
cessifs d a n s la région : ils s'installent
d'abord sur l'île d'Orléans, ensuite dans la
haute-ville de Québec, puis sur la côte
Saint-Michel, pour enfin faire une dernière
halte de 24 ans à L'Ancienne-Lorette. En

CAP-AUX-DIAMANTS. HORS SÉRIE, 2004


L'expérience imaginée par le père Paul Le Samuel de Champlain. Œuvres, édité par
J e u n e avait pour objectif de «réduire [les C.H. Laverdière. Québec, Desbarats, 1870, 65' vol-
Amérindiens] dans une espèce de bourgade, Réimpression en fac-similé avec une présentation
[...] de les aider à défricher & cultiver la de G.-É. Giguère. Montréal, Éditions du Jour,
terre & à se bastir», autrement dit, de les in- 1973, 3 vol.
citer à mener une vie à la française, dans la Claude Chapdelaine. Le site Mandeville à Thacy.
foi chrétienne. Bien que cet épisode n'ait Variabilité culturelle des Iroquoiens du Saint-
guère connu de succès auprès des chasseurs Laurent. Montréal, Recherches amérindiennes
attachés à leur nomadisme et que, en 1643, au Québec, 1989.
Sillery ne comptait toujours que quatre mai- Serge Courville et Robert Garon (dir.). Atlas
sons, le registre de la mission, t e n u entre historique du Québec, vol. 5, Québec. Ville et capi-
1638 et 1690, consigne plusieurs baptêmes tale. Québec, Presses de l'Université Laval, 2001.
d'Amérindiens provenant de divers horizons. Denys Delâge. Le pays renversé, Amérindiens et
Mise sur pied d'abord pour convertir les Mon- Européens en Amérique du Nord-Est. Montréal,
tagnais et les Algonquins, la mission accueille Boréal, 1985.
pourtant quelques Atikamekws, un groupe Olive Patricia Dickason. Les Premières Nations
partiellement christianisé au milieu du XVHe du Canada. Sillery, Septentrion, 1996.
siècle, ainsi que des Nipissingues et, dans le Dion-McKinnon. Sillery, au carrefour de l'histoire.
dernier quart du siècle, des Abénaquis. Montréal, Boréal, 1987.
Duhaime, Gérard (dir.). Atlas historique du
Au cours du siècle qui s'écoule après le séjour Québec, vol. 7, Le Nord, Habitants et mutations.
de Jacques Cartier dans la vallée du Saint- Québec, Presses de l'Université Laval, 2001.
Laurent, la présence amérindienne dans les Camil Girard et Edith Gagné. «Première alliance
environs de Québec connaît ainsi plusieurs interculturelle, Rencontre entre Montagnais et
transformations, en raison notamment des Français à Tadoussac en 1603» dans Recherches
conflits intertribaux, mais aussi d'autres fac- amérindiennes au Québec, vol. XXV, n° 3, 1995,
teurs, telle l'activité missionnaire. À partir de p. 3-14.
1608, Québec, au centre des activités colonia- Handbook ofNorth American Indians.
les françaises, attire des Amérindiens appar- Washington, Smithsonian Institution, vol. 5,
tenant à diverses nations et devient un lieu Subarctic, 1981 et vol. 15, Northeast, 1978.
de rencontre, où sont jetées les bases d'un Léo-Paul Hébert. «Évangéliser les Amérindiens,
premier dialogue entre colonisateurs et Le vieux registre de Sillery (1663-1688)»,
autochtones. Dès la seconde moitié du XVIIe dans Cap-aux-Diamants, automne 1992, n° 31,
siècle cependant, Montréal délogera Québec p. 14-17.
de sa position centrale en s'imposant comme Conrad E. Heidenreich. Huronia. A History
la nouvelle plaque tournante de la vie diplo- and Geography of the Huron Indians, 1600-1650.
matique et commerciale en Nouvelle-France. Toronto, McClelland and Stewart, 1971.
Charles A. Martijn. «Gepèg (Québec) : un
toponyme d'origine micmaque» dans Recherches
amérindiennes au Québec, vol. XXI, n° 3, p. 51-64.
Véronique Rozon est étudiante à la maîtrise. Charles A. Martijn (dir.). Les Micmacs et la mer.
Département d'histoire, UQAM Montréal, Recherches amérindiennes au Québec,
1986.
Elle tient à remercier M. Alain Beaulieu et Robert McGhee. Le Canada au temps des
aventuriers. Montréal/Hull, Libre Expression/
M. Maxime Gohier, qui ont généreusement Musée canadien des civilisations, 1991.
accepté de commenter des versions de ce
texte. Raynald Parent. Histoire des Amérindiens,
du Saint-Maurice jusqu au Labrador : de la
Bienfaisance d'une famille préhistoire à 1760. Québec, SAGMAI, 1985.
Sauvage du Canada envers
les Français, gravure Pour en savoir plus : Reuben G. Thwaites. The Jesuit Relations and
d'après une œuvre de Alain Beaulieu. Convertir les fils de Caïn. Jésui- Allied Documents, Travels and Explorations of
Moreau le Jeune, vers
tes et Amérindiens nomades en Nouvelle-France the Jesuit Missionaries in New France, 1610-
1780. (Collection Yves 1791. Cleveland, Burrougs, 1896, 73 vol.
Beauregard). 1632-1642. Québec, Nuit Blanche Éditeur, 1994.
Alain Beaulieu. Les Autochtones du Québec. Bruce G. Trigger. Les Indiens, la fourrure et les
Québec/Montréal, Musée de la Civilisation/Fides, Blancs. Boréal, Seuil, Montréal, Paris, 1990.
2000. Bruce G. Trigger. Les enfants dAataentsic.
Jacques Cartier. Voyages en Nouvelle-France, L'histoire du peuple huron. Montréal, Libre
texte remis en français moderne par Robert Expression, 1991.
Lahaise et Marie Couturier. Montréal, Hurtubise Marcel Trudel. Histoire de la Nouvelle-France,
HMH, 1977. vol. II, Le comptoir, 1604-1627. Montréal, Fides,
Samuel de Champlain. Des Sauvages, texte 1966.
établi, présenté et annoté par Alain Beaulieu Anne Vitart (dir.). Les Indiens montagnais
et Real Ouellet. Montréal, Typo, 1993. du Québec. Paris, Éditions Sépia, 1995.

10 CAP-AUX-DIAMANTS, HORS SÉRIE, 2004

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