Techniques de séparation en biochimie
Techniques de séparation en biochimie
Dr COULIBALY Ahmed
Licence/Biochimie fondamentale et appliquée (BIOFA) UNZ
Contenu du cours:
Techniques de séparation:
- Distillations
- Extractions
- Précipitations
- Filtrations
- Techniques chromatographiques (CCM, CPG, HPLC)
- Techniques électrophorétiques
- Séparation par membrane
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Introduction
Les besoins de l’industrie de produit qui répond à des spécifications données, nécessites une
séparation préalable en différents constituants ou différentes fractions, pour cela il existe des
méthodes de séparation, décrit comme un ensemble des procèdes mécaniques et physique
chimique permettent de séparer les divers corps purs formant un mélange, c’est à dire qu’elles
permettent de réaliser le transfert d’un soluté initialement contenu dans une phase liquide,
solide ou gaz vers une phase non miscible au premier milieu.
Les substances les plus courantes dans la nature sont des mélanges. L'eau salée, par
exemple, est un mélange d'eau et de sel tandis que l'air est un mélange de divers gaz. Il arrive
très souvent qu'une substance doive être purifiée avant d'être utilisée. Ainsi, l'eau de mer n'est
pas potable mais l'eau distillée est potable.
La séparation de divers mélanges fait appel à des techniques de purification/séparation
variées. Cela nous procure donc l'occasion d’étudier de petites techniques.
Les techniques de séparation des mélanges servent à isoler ou à séparer certains
constituants des mélanges dans lesquels ils se trouvent. Il est souvent nécessaire, pour obtenir
une substance pure, de la séparer de toutes les autres substances qui l'accompagnent. Le choix
de la technique varie en fonction du mélange, de la substance que l'on doit séparer du reste du
mélange et des phases qui constituent le mélange.
Un mélange peut être sous deux formes : hétérogène lorsqu’il forme deux ou plusieurs phases,
homogène lorsqu’il forme une seule phase. La séparation du premier mélange hétérogène
s’effectue dans un appareillage à décantation, et celle du second mélange homogène nécessite
la mise en œuvre de procédés parfois complexes.
Les principales techniques de séparation des mélanges les plus utilisées sont:
- Distillations
- Filtrations
- Précipitations
- Extractions
- Techniques chromatographiques (CCM, CPG, HPLC)
- Techniques électrophorétiques
- Séparation par membrane
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I. Distillations
La distillation est une opération de transfert de matière ayant pour but de séparer les
constituants d’un mélange liquide, homogène ou hétérogène. Elle consiste en l’ébullition d’un
mélange liquide suivie de la condensation des vapeurs obtenues, en un liquide «pur» ou en
fractions liquides plus ou moins riches en constituants du mélange vaporisé. Elle se base sur
la différence de volatilité entre ces constituants. C'est l’une des opérations de séparation les
plus employées dans le domaine de l’agroalimentaire, la chimie et de la pétrochimie.
La distillation permet de séparer les constituants d'un mélange solide-liquide (S –L) ou liquide
-liquide (L –L).
Il existe deux types de distillation: distillation simple et distillation fractionnée
I.1. Distillation simple
I.1.1. Principe
Le principe de la distillation est très simple: on chauffe un mélange de liquides pour atteindre
le point d’ébullition d’un des constituants: le plus volatile s'évaporera le premier et les
vapeurs sont recueillies et condensées dans un autre récipient. Pendant que le premier
liquide s'évapore (distillat), le deuxième n'atteint pas sa température d'évaporation et reste
sous forme liquide dans le contenant initial (résidu).
Elle se résume en deux actions:
- Chauffer un liquide impur ou un mélange de liquides pour les transformer en vapeurs par
ébullition.
- Condenser ensuite les vapeurs par refroidissement et isoler les liquides purs.
Tout dépendra donc des températures d'ébullition des produits. Si les températures ne sont
pas trop élevées (T < 120°C), une distillation sous pression atmosphérique suffit. Par contre,
si la température des composés devient trop importante, il faut recourir à un artifice: diminuer
la pression. En effet, si la pression diminue, la température d'ébullition (T eb ) d'un
liquide diminue aussi.
I.1.2. Montage
Le montage se fait en partant le chauffe ballon puis du ballon de réaction et en déposant
successivement la tête de distillation, le réfrigérant, l’allonge puis le récipient.
Le démontage se fera dans l’ordre inverse.
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II. Filtration
Après une décantation ou une centrifugation, les corps solides et liquides sont séparés mais
dans un même récipient. La filtration va permettre de séparer physiquement le solide
d'un liquide en faisant passer le mélange dans un filtre plus ou moins gros. Les corps solides
sont piégés dans le filtre et le liquide est récupéré dans un récipient.
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II.1. Définition
La filtration est une opération dont le but est de séparer une phase contenant (liquide ou
gazeuse) des matières solides ou liquides (phase dispersée) qui y sont présentes en
suspension, par l’aide d’un entonnoir, elle se réalise par le passage de la suspension à travers
un milieu filtrant adéquat capable de retenir par action physique, plus rarement chimique, les
particules solides.
Le milieu filtrant est constitué par des particules solides, elles sont mêmes déposées sur un
support qui peut être selon les cas, des feuilles de papier spécial, des tissus, des toiles
métalliques, du sable, des gravières. Pour faciliter l’opération et augmenter la vitesse
de passage du liquide, qui dépend de la perte de charge dans les canaux du milieu
filtrant, on exerce une aspiration sur le filtre, ou on augmente la pression sur le liquide à
filtrer.
La filtration continue ou discontinue est utilisée lorsqu’on désire traiter des liquides ou des
gaz ayant une très petite teneur en solide et en particulier lorsque les particules de solides ont
une faible vitesse de sédimentation.
La microfiltration est une séparation de particules de l’ordre de micromètre.
La filtration stérilisante est un cas particulier, les particules étant des microorganismes.
Les applications de la filtration courante résultent de la séparation d’un solide dispersé dans
un liquide pour obtenir:
- Un liquide clarifié, débarrassé des particules solides.
- Un solide essoré de l’excès de liquide.
C’est une technique très utilisée que ce soit dans le domaine de l’agro-alimentaire ou de la
pharmacie ou par de nombreuses espèces animales, principalement aquatiques.
II.2. Principe de la filtration
La filtration est une technique qui permet de séparer les constituants d’un mélange
lorsqu’un des constituants est sous la phase liquide et l’autre est sous la phase solide. Pour ce
faire on utilise un filtre, ce filtre permet de retenir les particules solides qui sont plus grosses
que les pores (trous) du filtre. Le liquide qui passe au travers du filtre est appelé filtrat et le
solide que l’on recueille dans le filtre est appelé résidu.
Il existe trois types de filtration:
- Filtration gravimétrique
- Filtration sous vide
- Filtration sous pression
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Cette méthode est généralement lente et ne permet pas une séparation optimale du
solide et du liquide. Pour pallier ces inconvénients, une filtration sous vide est
souvent utilisée.
II.4. Filtration sous vide
La vitesse de filtration est augmentée par la création d’une dépression en aval du
matériau filtrant (Fig. 4). C’est le mode de filtration utilisé d’une manière courante pour les
verres frittés et les membranes filtrantes. Des entonnoirs Büchner spéciaux adaptés sur
une fiole à succion, dans laquelle on crée une dépression, sont utilisés. L’entonnoir est adapté
sur la fiole par l’intermédiaire d’un cône en caoutchouc, Il s’agit d’un entonnoir en porcelaine
ou en plastique qui collera à la fiole et l’entonnoir lorsque la dépression est établie.
Parfois le solide est constitué de particules trop fines qui risquent de passer à noirs à
travers le filtre. Un entonnoir en verre fritté, sur lequel est versé directement le mélange, peut
alors être utilisé. Différentes porosités de verre fritté existent, il convient de choisir celle qui
est adaptée à la taille des particules de solide à filtrer.
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Cependant, on ne pourra pas utiliser ce type de filtre avec des solutions d’acide fluorhydrique
qui réagit avec la silice du verre.
II.5. Filtration sous pression
La vitesse de filtration est augmentée en exerçant une pression sur le liquide à filtrer en amont
du matériel filtrant représenté par une membrane filtrante (Fig. 5). La filtration sous
pression évite le moussage et l’évaporation du solvant; elle est d’un emploi fréquent
dans l’industrie. Ce système de filtration sous pression avec membranes filtrantes existe
également sous forme de cartouches filtrantes (millipore) adaptable sur une seringue
pratique pour la filtration des petits volumes de solution à filtrer. Au laboratoire, la
microfiltration stérilisante à l’aide du dispositif Swinnex Millipore est une filtration sous
pression. Ce dispositif est constitué de deux pièces plastiques, que l’on visse l’une sur
l’autre enserrant une membrane filtrante.
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- Le résidu solide est récupéré dans le filtre, si son obtention est l’objectif de la filtration alors
il peut être mis à sécher dans une étuve.
- Le filtrat peut être récupérer dans un erlenmeyer
II.7. Exemples d’application
Fabrication de produits alimentaires à base de café:
Dans le processus de production, le café est transféré d'un réservoir à l'autre, pendant la
lyophilisation. Au cours de cette étape, il est nécessaire d'enlever tout café aggloméré du
système pour maintenir la qualité du produit et pour protéger la pompe. L'échelle et
la conception de l'opération ont nécessité l'utilisation de dix filtres de transfert pour
cette application. Les filtres devaient être de conception hygiénique / sanitaire et résister
à un traitement agressif (nettoyage par voie chimique).
III. Précipitation
Il existe des techniques plus complexes de séparation des mélanges, qui nécessitent
l'ajout de réactifs pour initier une réaction chimique (la précipitation). La précipitation peut
être utilisée afin d'extraire une espèce chimique particulière d'un mélange, l'espèce précipitée
étant ensuite filtrée.
Un certain nombre de paramètres peut servir à séparer un échantillon intéressant des
impuretés en réduisant sa solubilité et désolidarisé de la solution sous forme de solide. Tout
d’abord, la force ionique de la solution peut changer une solubilité de substances. Cela
implique souvent l’ajout de sel supplémentaire (également appelé relargage), ou l’ajout d’un
contre-ion, qui forme une espèce moins soluble avec le composé d’intérêt.
La précipitation est la création d'un solide à partir d'une solution. Lorsque la réaction se
produit dans une solution liquide, le solide formé est appelé "précipité". Le produit qui
provoque la formation du solide est appelé «précipitant».
III.1. Principe
La précipitation consiste à former une phase hétérogène au sein d’une autre phase. Si l’on
suspecter la présence de certains ions dans une solution, nous pouvons ajouter un autre ion qui
formera une substance solide avec eux. Ainsi, s’il y a effectivement présence de l’ion
recherché, on verra apparaître une substance solide qu’on pourra par la suite filtrer et
récupérer. La précipitation est un moyen de séparation des mélanges.
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IV. Extraction
Les extractions sont parmi les méthodes les plus utilisées en analyse pour séparer les
mélanges. Cette technique utilise un moyen pour séparer sélectivement un ou plusieurs
composés d'un mélange sur la base de propriétés chimiques ou physiques. Le moyen
d'extraction n’est pas ou peu miscible avec les composants principaux du mélange alors que le
composé à extraire possède plus d'affinité avec le moyen d'extraction qu'avec les composants
principaux du mélange. L'opération d'extraction se compose dès lors de 2 parties: une
première phase d'extraction proprement dite où on assiste à un transfert du composé à extraire
entre le mélange initial et le moyen d'extraction.
L’évolution des techniques est motivée par la diversité des matières premières et par
l’optimisation des conditions d’échange entre phases tout en cherchant à minimiser la
consommation de solvant. C’est au cours du 18 ème siècle que commence l’utilisation
de solvant organique pour l’extraction des matières naturelles.
IV.1. Définition
L‘extraction est une opération ancienne utilisée pour retirer des plantes et de certains organes
d‘animaux, des produits alimentaires, pharmaceutiques ou odoriférants, sous formes de
breuvages, drogues ou parfums. Les solvants utilisés dans ces procédés de séparation des
produits végétaux sont généralement l‘eau, les alcools, les solvants organiques et/ou chlorés…
L’extraction consiste à transférer un composé d’une phase à une autre:
• D’une phase liquide à une autre phase liquide.
• D’une phase solide à une phase liquide.
C’est une opération qui consiste à séparer certains composés d’un organisme (animal ou
végétal) selon diverses techniques.
IV.3. Principe
L’extraction consiste à traiter un mélange homogène ou non de liquides ou de solides par un
solvant pur dans le but d’en extraire un constituant solide ou liquide.
L'opération d'extraction se déroule en deux parties:
- une 1ère partie de transfert du composé à extraire entre le mélange initial et le moyen
d'extraction
- une deuxième partie de séparation du moyen d'extraction du mélange principal.
Il existe plusieurs méthodes d’extraction:
- Extraction liquide – liquide (Liq – Liq)
- Extraction solide – liquide (Sol – Liq)
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IV.5.1. Principe
L’appareil est constitué de:
- Un ballon contenant une réserve de solvant.
- Un appareil (l’extracteur proprement dit) permettant le contact entre le solvant et le solide
dans une cartouche poreuse et l’évacuation de la solution vers le ballon par un siphon.
- Un réfrigérant à eau permettant de condenser les vapeurs de solvant dans la
cartouche poreuse.
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- La macération: est une infusion dans un solvant à froid. L’opération bien que généralement
longue et à rendement souvent médiocre, est la seule méthode utilisable dans le cas
de l’extraction d’un ensemble de molécules fragiles. la macération peut être opérée
dans un récipient couvert, le tout à l’abri de la lumière et dans certains cas, maintenue
dans un réfrigérateur.
- La digestion: est une macération à chaud. Cette opération et la macération sont
utilisées particulièrement en pharmacie et en parfumerie. Il s’agit là d‘une opération plus
rapide que la précédente.
IV.5.3. Extraction continue
L’extraction continue est une méthode beaucoup plus longue que l’extraction
discontinue, mais plus efficace.
Percolation: elle consiste à faire passer lentement un solvant à travers une couche de
substance finement pulvérisée, habituellement contenue dans une cartouche de papier poreux
et épais ou une pochette de papier filtre.
IV.5.4. Protocole d'extraction
1- La matière à extraire est pesée et ensuite mise dans la cartouche du Soxhlet.
2- Le solvant est introduit dans le ballon puis chauffé pour démarrer l’extraction.
3- L’extraction est arrêtée lorsque le liquide entourant la cartouche devient clair, cette couleur
indiquant que le solvant n’extrait plus rien du solide.
IV.6. Extraction par hydrodistillation
L’hydrodistillation consiste à distiller un composé par entraînement à la vapeur d’eau.
L’hydrodistillation est la méthode la plus utilisée pour extraire des huiles essentielles.
Elle montre ses limites lorsque les molécules à extraire sont fragiles et ne résisteront
pas au chauffage.
IV.6.1. Principe
La matière première aromatique naturelle est mise dans un ballon rempli d'eau qui est ensuite
porté à ébullition. Sous l'action de la chaleur, les cellules végétales éclatent et libèrent les
molécules odorantes qui sont entraînées par la vapeur d'eau formée. Elles passent dans un
réfrigérant pour y être condensées par refroidissement. La séparation de l'eau et de
l'huile essentielle se fait par différence de densité dans une ampoule à décanter. L'eau
décantée appelée distillat reste très parfumée. Le distillat obtenu à partir des fleurs se
nomme eau florale.
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V. Techniques chromatographique
La chromatographie est une méthode séparative qui permet l’identification et le dosage des
différents composés d’un mélange. Le principe est basé sur les différences d’affinité des
composés du mélange avec la phase stationnaire et la phase mobile.
Le chromatogramme traduit la variation du soluté dans l’éluant en fonction du temps.
Le terme de chromatographie recouvre donc plusieurs technologies basées sur un
principe commun: l'identification par la séparation.
Nous avons à retenir avant tout que: Chromatographie = Séparation.
Il existe différents types de chromatographie suivant la méthode de séparation utilisée:
- la chromatographie en couche mince (CCM).
- la chromatographie en phase gazeuse (CPG).
- la chromatographie en phase liquide à haute performance (HPLC).
Les différentes techniques exposées ci-dessus sont très différentes sur le plan technologique
mais ont de nombreux points communs sur le principe de fonctionnement.
Elles sont différentes quant au matériel utilisé. Une CCM nécessite une feuille de papier, un
solvant et une cuve en verre. La CPG, ou la HPLC nécessite des appareils de
technologies poussées de coût élevé.
V.1. Chromatographie sur Couche Mince (CCM)
La chromatographie sur couche mince est la plus simple des méthodes chromatographiques.
Elle consiste à placer sur une feuille (papier, silice ou autre….) une tache et de la
laisser éluer en la trempant dans un solvant ou un mélange de solvant (appelé éluant),
l’éluant diffuse le long du support. La tache migre sur la feuille plus ou moins vite selon la
nature des interactions qu'elle subit de la part du support et de l'éluant.
V.1.1. Principe
Lorsque la plaque sur laquelle on a déposé l’échantillon est placée dans la cuve, l’éluant
monte à travers la phase stationnaire, essentiellement par capillarité. En outre, chaque
composant de l’échantillon se déplace à sa propre vitesse derrière le front du solvant. Cette
vitesse dépend d’une part, des forces électrostatiques retenant le composant sur la
plaque stationnaire et, d’autre part, de sa solubilité dans la phase mobile.
Les composés se déplacent donc alternativement de la phase stationnaire à la phase
mobile, l’action de rétention de la phase stationnaire étant principalement contrôlée par
des phénomènes d’absorption.
Les principaux éléments d’une séparation chromatographique sur couche mince sont:
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Figure 10: Schéma d’une CCM. Les points colorés sont les dépôts d’échantillons
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V.2.2. Appareillage
L’appareil utilisé pour réaliser une analyse par chromatographie en phase vapeur est
appelé chromatographe. Un appareil de chromatographie en phase gazeuse comporte
trois parties: un injecteur, une colonne et un détecteur, comme indiqué sur le schéma ci-
dessous:
- Injecteur: Il permet d'introduire un liquide qui doit être vaporisé instantanément
avant d'être transféré dans la colonne.
- Colonne: C'est l'organe principal. Elle est constituée d'un tube généralement métallique de
diamètre intérieur de l'ordre du millimètre.
- Détecteur: Il permet de mettre en évidence le passage des différents gaz séparés par
la colonne. La détection peut être basée sur des techniques de mesures différentes. Le
détecteur le plus utilisé en CPG est celui à conductibilité thermique appelé catharomètre.
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L’électrophorèse est une technique permettant de déplacer des ions (molécules ayant
perdu leur neutralité électrique) sous l’effet d’un champ électrique. Ceux-ci migrent vers leur
électrode respective: Les anions migrent vers l’anode et les cations migrent vers la cathode.
Pour les molécules non chargées, il n’existe pas de migration. Du fait de leurs caractéristiques
propres et des conditions de l’électrophorèse, la vitesse de migration et la distance parcourue
dans la matrice par ces diffèrent ions, ce qui permet leur séparation.
VI.2. Types d’électrophorèse
L’électrophorèse peut être en des conditions non dénaturantes ou en des conditions
dénaturantes.
VI.2.1. Electrophorèse en des conditions non dénaturantes
Les molécules sont séparées dans leur état le plus proche possible de leur état natif. La vitesse
de migration dépend de la charge native de la molécule et de sa structure
tridimensionnelle.
VI.2.2. Electrophorèse en des conditions dénaturantes
Les molécules sont soumises à un traitement dénaturant avant la séparation électrophorétique,
détruisant la structure tridimensionnelle native. La séparation est donc en fonction de la masse
moléculaire. Les agents de dénaturation sont le SDS (Sodium Dodécyl Sulfate) et le β-
mercaptoéthanol qui réduit les ponts disulfures des protéines. Le SDS est un dénaturant doux
et un surfactant, il agit sur les protéines de plusieurs façons:
- Si la protéine est oligomérique, ses sous unités sont séparées les unes des autres.
- Il se fixe sur les protéines, les tapissant de charge négative. Les protéines transformées en
manopolyanions, possèdent toutes la même mobilité électrophorétique. La charge négative
globale permet la migration vers l’anode, mais les molécules sont séparées uniquement
en fonction de leur masse moléculaire. Selon le support électrophorétique, il existe deux
types d’électrophorèse:
VI.2.2.1. Electrophorèse en veine liquide (électrophorèse libre)
Il s’agit de la première méthode électrophorétique décrite. La solution échantillon est
placée dans un tube en U et recouverte d’une solution tampon de densité plus faible que celle
de l’échantillon pour éviter les courants de convection. Les électrodes sont placées
dans le tube où l’on applique le champ électrique. La migration dans ce cas s’effectue au sein
d’un liquide constitué par une solution tampon de pH et de concentration convenable dont les
ions conduisent le courant d’un pôle à un autre. Ce type d’électrophorèse présente de
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VII.2. Microfiltration
La microfiltration tangentielle peut être définie comme un procédé de séparation solide
liquide qui met en oeuvre des membranes dont les diamètres de pores sont compris entre 0,1
et 10 μm. Ce procédé permet donc la rétention des particules en suspension, des
bactéries, indirectement des colloïdes et de certains ions après fixation de ces derniers sur des
particules plus grosses obtenues par complexation, précipitation ou floculation.
Une pression de filtration comprise entre 0,5 et 3 bars, un flux de l’ordre de 200 à 450 m3.h-1
.m-2 et une vitesse de l’eau d’environ 3m/s sont les paramètres moyens de fonctionnement.
Les particules d’un diamètre supérieur à celui des pores sont arrêtées par criblage. Un
colmatage progressif se développe. Le dé-colmatage est très difficile. En général, une
préfiltration à un seuil d’environ 500μm, est nécessaire pour éviter toute détérioration
prématurée des membranes. La microfiltration est adaptée pour le traitement des eaux
souterraines à forte turbidité occasionnelle telles que les eaux karstiques.
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VII.3. Ultrafiltration
Cette technique utilise des membranes microporeuses. La porosité de membrane est
comprise entre 0,5 et 0,002 μm. La pression de service est en moyenne de 0,5 à 10 bars et la
vitesse tangentielle de l’eau est 1 m/s. Les ions sont en partie retenus en amont de la
membrane, ce qui provoque une polarisation de concentration et un colmatage.
L’ultrafiltration permet la rétention de la totalité des particules en suspension, des
colloïdes, protéines, polymères et des micro-organismes, y compris les virus. L’ultrafiltration
n’élimine pas les micropolluants organiques s’il n’y a pas d’association du charbon actif en
poudre (CAP). L’injection du CAP se situe dans la boucle de circulation. Les taux de
traitement sont compris entre 10 et 20 g. m-3. Généralement, les membranes utilisées sont en
polysulfone, matériau qui autorise une température d’utilisation de 80 à 121°C. La membrane
peut être sous forme tubulaire ou spiralée comme les membranes d’osmose. Un rétro lavage
horaire et un dé-colmatage chimique tous les trois mois sont recommandés. Les applications
sont multiples:
- Concentration de solutions macromoléculaires (protéines, polysaccharides, polymères
variés)
- Elimination de macro solutés présents dans les effluents ou dans l’eau à usage domestique.
VII.4. Nanofiltration
Nanofiltration (NF) est le terme utilisé pour désigner une nouvelle technique séparative à
membranes se situant entre l’osmose inverse et l’ultrafiltration. Elle permet la séparation de
composants ayant une taille en solution voisine de celle du nanomètre. Les sels
ionisés monovalents et les composés organiques non ionisés de masse molaire inférieure
à environ 300 g/mol ne sont pas retenus par ce type de membrane. Les sels ionisés
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Celui-ci considère que le taux de transmission d’un soluté à travers une membrane d’osmose
inverse résulte d’un processus dans lequel le soluté se solubilise dans la phase membranaire
puis diffuse à travers celle-ci pour rejoindre le compartiment perméat. Les principales
applications industrielles de l’osmose inverse sont les suivantes:
- Dessalement d’eau de mer et d’eaux saumâtres
- Elimination de pesticides et d’herbicides
- Production d’eau ultra pure (industrie électronique, pharmaceutique…)
- Concentration d’antibiotiques
VII.6. Applications
Analyse biomédicale
Les techniques d'extraction par membrane ont été appliquées à la détermination de
divers composés, principalement les médicaments mais également d'autres composés, dans les
fluides biologiques (plasma sanguin, urine etc.). Dans ces applications, la sélectivité est
cruciale aussi bien que la possibilité d’automation.
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