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Relation D'aide en Soins Infirmiers Li

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1

RELATION D’AIDE EN SOINS INFIRMIERS

PLAN DU COURS

OBJECTIFS

CHAP I NOTIONS INTRODUCTIVES SUR LA RELATION D’AIDE

CHAP II LES ETAPE DE LA RELATION D'AIDE


CHAP III LES DIFFERENTS TYPES DE RELATION D'AIDE
CHAP IV LES PRINCIPES FORTS DE LA RELATION D'AIDE
CHAP V DOMAINES D’APPLICATION DE LA RELATION D'AIDE
OBJECTIFS
2

OBJECTIFS

Amener une personne à connaitre les processus et les moyens à sa disposition


pour être en bonne santé, lui permettre de gérer au mieux sa maladie.
Dimension éducative du rôle infirmier soulignée dans le Décret de
compétences :
- le soignant éduque le patient à sa propre santé, au niveau des soins, de la
prévention
D’aider le malade à retrouver son autonomie et son indépendance, en
l'accompagnant des gestes quotidiens, aussi appelés soins courants. Ainsi, un
aide-soignant intervient avec tout type de public : Un malade, quel que soit le
type de pathologie.
SPECIFIQUES
 Définir correctement tous les concepts en rapport avec la relation d’aide,
 Enumérer et expliquer les différentes étapes de la relation d’aide,
 Distinguer les types de relation d’aide
 Expliquer les principes fondamentaux de la relation d’aide,
 Définir les champs d’application de la relation d’aide

LE BUT DE RELATION D'AIDE


La relation d'aide peut apporter une évolution, un changement, un mieux-
être à la personne aidée. Parfois, le mieux-être est à peine perceptible sur
le moment, particulièrement chez une personne angoissée, du fait qu'il
peut être perçu par la personne aidée et non par l'infirmière.

IMPORTANCE DE LA RELATION D’AIDE


La relation d'aide peut apporter une évolution, un changement, un mieux-être à
la personne aidée. Parfois, le mieux-être est à peine perceptible sur le moment,
particulièrement chez une personne angoissée, du fait qu'il peut être perçu par la
personne aidée et non par l'infirmière.
ROLE DE L’INFIRMIER FACE A LA RELATION D’AIDE

Quel est le rôle du soignant dans la relation d'aide ?


Le soignant contribue à rechercher la satisfaction de la personne soignée
en favorisant l'expression du besoin d'aide. Les objectifs relèvent ici de la
psychologie humaniste. Ce qui implique la prise de conscience des
relations interpersonnelles. Pour Carl Rogers, la relation d'aide n'est pas
une relation amicale

PRE-REQUIS
Compétences infirmières

 la disponibilité en tant qu'attitude mentale


 l'écoute silencieuse et l'écoute active
 la maîtrise d'outils de communication
 une connaissance de soi avancée
3

 une attitude empathique


 l'authenticité (ou congruence)
 la reformulation
 l'utilisation de pronom personnel, le « je » quand nous nous adressons
à notre interlocuteur
 les interventions exploratrices : utilisation de questions ouvertes
 respecter le silence de la personne si tel est son désir, mais également
savoir briser les silences trop lourds de sens
 les interventions affectives : l'aide à la verbalisation, aider la personne
à trouver les mots pour exprimer ce qu'elle ressent
 repérer et identifier les affects chez l'autre

CHAP I NOTIONS INTRODUCTIVES SUR LA RELATION D’AIDE

I.1 DEFINITION DES CONCEPTS

a) LA PRESENCE La relation est d’abord une présence à l’autre, c’est


“être là”. Ce concept peut se définir comme la capacité physique d’être là
et la capacité psychologique d’être avec la personne. Il symbolise à la fois
la force qui suscite la confiance et qui rassure, et la douceur que suppose
une approche humaine et bienveillante Sa signification lui vient des
richesses intérieures de l’aidant(e) qui l’assure, sans même parler, et qui
laisse émaner par sa qualité d’être, calme, espoir et sécurité

b) L’ECOUTE L’écoute est souvent synonyme de disponibilité


dans le temps, mais aussi de disponibilité intérieure pour être
prêt(e) à accueillir ce que dit l’autre. L’écoute est à la fois
silence et parole, elle est le silence, mais un silence qui parle de
notre ouverture bienveillante à la demande du malade et de sa
souffrance. Ce n’est pas le silence froid de la neutralité ou le
silence vide de la distraction, mais le silence chaleureux qui
laisse une place à l’autre, qui lui donne un espace de vie, un
pouvoir, et qui lui communique par là son désir d’écouter
c) L’ACCEPTATION
Il s’agit d’un sentiment d’ouverture à l’expérience de l’autre, à
sa souffrance et à sa manière d’être sans exigence de
changement, ce qui constitue la première condition à
l’établissement d’une relation d’aide. L’aidant(e) reconnait
l’aidé dans toute sa dignité en dépit de son aspect physique, de
son caractère, de ses valeurs et de sa conduite, et consent à
s’en occuper de manière active et chaleureuse
d) LE RESPECT CHALEUREUX.
4

La relation d’aide repose sur la confiance et le respect. Par le


respect, l’aidant(e) reconnait dans l’autre une personne
humaine investie d’une dignité et d’une valeur très grande. Elle
la perçoit comme un être unique et libre capable de prendre ses
propres décisions, même si c’est parfois avec de l’aide. La
respecter, c’est lui manifester de l’estime, la traiter avec
déférence et politesse, c’est l’accueillir dans sa différence et lui
montrer une considération réelle pour ce qu’elle est,
indépendamment de ce qu’elle dit.
e) L’EMPATHIE, LE SOCLE DE LA RELATION D’AIDE
L’empathie est un profond sentiment de compréhension de
l’aidant(e) qui saisit la difficulté de l’aidé comme si elle
pénétrait dans son univers, comme si elle se mettait à sa place
pour se rendre compte de ce qu’il vit et de la façon dont il le vit,
et qui lui apporte le réconfort dont il a besoin, mais sans
s’identifier à son vécu et sans en vivre elle -même les émotions.
La relation d’aide informelle est surtout fondée sur l’empathie
et, au cours d’un entretien formel, l’aidant(e) crée un climat de
compréhension empathique, source de confiance, et de
connivence thérapeutique, et la base du soutien qu’elle apporte
à l’aidé

f) L’AUTHENTICITE
Il s’agit de la capacité de l’aidant(e) de demeurer strictement
elle-même au cours de la relation avec l’aidé. Grâce à
l’authenticité, l’aidant(e) reste transparent(e), spontané(e) et
ouvert(e), ne cherche pas à présenter une façade artificielle et
ne se prétend pas être l’expert(e) de la situation de l’autre.
Cette capacité est essentielle à l’établissement du climat de
confiance et de simplicité nécessaire à la création d’une saine
alliance thérapeutique entre l’aidant(e) et l’aidé L’authenticité
est souvent confondue avec la congruence, il existe un lien
profond entre ces deux concepts. Une personne authentique
manifeste un certain degré de congruence entre ce qu’elle
pense, ressent et exprime
g) LA CONGRUENCE Il

s’agit de la manière d’être de l’aidant qui manifeste une


certaine adéquation entre ce qu’il ressent, ce qu’il pense, ce
qu’il dit et ce qu’il fait, et entre son comportement verbal et son
5

comportement non verbal. En agissant ainsi, l’aidant crée une


harmonie entre ses émotions, ses pensées et ses actions. Cette
harmonie interne lui permet d’exprimer ce qu’il pense de
manière thérapeutique (avec une forte énergie positive) ou de
faire ce qu’il croit approprié afin de faciliter une prise de
conscience chez l’aidé ou une évolution de la perception de sa
situation. Nous devons aussi nous interroger : quelles attitudes
adopter face à des émotions fortes d’un malade, d’un aidant,
d’une collègue (colère, tristesse, souffrance, …)
h) La reformulation
La reformulation est une pratique de communication qui
consiste à formuler des pensées de façon plus claire. Ce n'est
pas de l’empathie. Elle ne cherche pas à faire parler davantage
son interlocuteur, ni à le convaincre. En cela, elle est
assimilable à un comportement assertif.
CHAP II LES ETAPE DE LA RELATION D'AIDE

Elle peut se définir comme un processus en six étapes :


 créer tout d'abord un lien de confiance,
 ensuite écouter et observer,
 démontrer de la compréhension,
 identifier le besoin d'aide,
 amener la personne à reconnaître ;
 accepter son besoin, enfin, soutenir la personne dans
l'action
Les fondamentaux de la relation d’aide

La relation que le soignant et le patient – ou le résident – établissent


ensemble crée un espace interpersonnel qui concerne et dépasse la
dimension strictement thérapeutique ou soignante : les personnes sont
engagées en tant que telles, au-delà de leurs compétences profession-
nelles, au-delà de la position de « patient » pour l’une et l’autre.

Ainsi, outre les gestes nécessaires au maintien de l’état de santé, la


relation humaine construite à l’occasion du soin va, dans une large
mesure, contribuer non seulement à l’efficacité de l’intervention, mais
aussi, et plus globalement, au bien être de la personne. A condition que
cette relation soit empreinte d’empathie, d’acceptation de l’autre, et
d’authenticité.
6

Ces conditions, mises en évidence par Carl R. Rogers, sont nécessaires


pour permettre à la personne de s’accepter elle-même, de reconnaître ses
états affectifs, de mieux réguler ses émotions et ses relations aux autres.
Ce champ d’humanité relève de ce que C. Rogers nomme une attitude, ou
une posture. Il ne s’agit pas de techniques d’écoute à proprement parler
et il est intéressant de noter que C. Rogers lui-même avait du mal à
supporter ce que les européens ont appelé la « technique de la
« reformulation » ! En effet, la relation d’aide n’est pas affaire de
technique mais, fondamentalement, d’empathie, d’ouverture tolérante, de
bienveillance et de stabilité émotionnelle.

« L’individu possède en lui-même des ressources considérables pour se


comprendre, se percevoir différemment, changer ses attitudes
fondamentales et son comportement vis-à-vis de lui-même. Mais seul un
climat bien définissable, fait d’attitudes psychologiques facilitatrices, peut
lui permettre d’accéder à ses ressources »

Le concept d’approche centrée sur la personne

Les travaux de Rogers sur l’efficacité thérapeutique lors de l’entretien l’ont


mené à formuler le concept d’approche centrée sur la personne. Il s’agit
d’une approche non directive du thérapeute qui repose sur le présupposé
humaniste que chaque personne a en elle les ressources nécessaires pour
son épanouissement et les réponses à ses questionnements. Le rôle du
thérapeute ou du professionnel dans ce contexte est de faire prendre
conscience au patient (ou client) de son potentiel « d’actualisation », ce
qui est possible grâce à une ensemble d’attitudes facilitatrices de la part
du thérapeute.

Les attitudes facilitatrices au cœur de l’approche centrée sur la


personne

Ces attitudes facilitatrices au cœur de l’approche centrée sur la personne


reposent sur trois conditions essentielles que sont l’empathie, la
congruence, le regard positif inconditionnel. Elles permettront au clinicien
de créer un climat favorable à la « croissance de l’individu ». Voici au sens
large les outils rogériens qui permettent au patient d’accéder à ses
ressources.

1. L’écoute

L’écoute doit être bienveillante et non-directive. Il s’agit de ne pas donner


de conseils, d’émettre ses propres idées, de faire des interprétations, mais
de créer les conditions pour que la personne puisse régler son problème,
trouver ses propres solutions. L’écoute est active : le professionnel
manifeste son degré d’attention pour aider et favoriser le développement
de la personne. Elle demande une implication personnelle. Cette écoute
active passe entre autres par la technique de la reformulation qui résume
l’histoire de la personne.
7

Écouter la personne aînée pour faire le point sur la situation que


vous percevez comme étant de la maltraitance afin de vérifier
si votre perception de la situation correspond à celle de la
victime.
• sensibiliser la personne victime sur ce qu’est la maltraitance
envers les personnes aînées.
• encourager la personne victime à parler de sa situation et
des émotions ressenties.
• favoriser l’expression des craintes et des peurs ressenties par
la personne victime.
2. L’empathie
C’est la disposition psychique à se représenter la représentation d’autrui

Il s’agit de comprendre ce que pense et ce que ressent autrui. C’est donc


un processus intellectuel et non affectif. L’empathie permet de « se mettre
à la place d’autrui » tout en conservant une certaine distance. Le
professionnel doit donc se représenter ce que ressent sont patient, mais
aussi lui signifier qu’il comprend ce qu’il ressent.
Déterminer dans quel profil la personne aînée subissant de la
maltraitance se retrouve afin d’évaluer la meilleure façon de
l’aider et d’aborder la discussion.
• La personne aînée reconnaît l’existence de la maltraitance et
accepte l’aide.
• La personne aînée reconnaît l’existence de la maltraitance,
mais refuse l’aide.
La personne aînée ne reconnaît pas l’existence de la
maltraitance et accepte l’aide.
• La personne aînée ne reconnaît pas l’existence de la
maltraitance, mais refuse l’aide.
3. La congruence ou authenticité
Il s’agit pour le professionnel de savoir rester vrai, authentique et fidèle à
lui-même, face à son patient ou client et de ne pas se cacher derrière un
masque.
Préciser les attentes que la personne aînée a à votre endroit.
• Posez la question suivante : qu’est-ce que vous attendez de
moi en me racontant cette situation
4. Le regard positif inconditionnel
Il s’agit pour le professionnel de créer un climat d’acceptation, d’estime et
de confiance, par une attitude positive et sans jugement.
 Soutenir la personne aînée dans ses choix afin de préciser les
solutions et les démarches qu’elle souhaite, en respectant
son rythme.
• explorer avec la personne victime les moyens utilisés jusqu’ici
pour résoudre ses difficultés.
8

• vérifier l’accord de la personne victime quant aux démarches


possibles.
• prendre en considération les peurs vécues par la personne
aînée afin de la rassurer.

5 INFORMER
La personne aînée sur ses droits et sur les ressources
disponibles puis utiliser la liste des ressources locales
disponibles.
6 Au moment opportun, GUIDER la personne aînée vers les
institutions ou les organisations qui peuvent le mieux répondre
à ses besoins.
Si on observe une incapacité de la personne aînée à se
représenter elle-même, demandez-lui d’identifier la meilleure
personne de son entourage avec qui la mettre en contact.

CHAP III LES DIFFERENTS TYPES DE RELATION D'AIDE


Ce chapitre tiendra compte de quelques éléments clés pour faire asseoir
les relations d’aide notamment :
 L'entretien directif.
 L'entretien non-directif.
 L'entretien semi directif.

1. L’entretien directif
Ce premier type d’entretien, aussi appelé “entrevue normalisée”, a une
structure bien définie et plutôt stricte par rapport aux autres types.

Il vous faut respecter :

 L’ordre des questions.


 La formulation des questions.
 La durée de l’entretien.

Cette rigueur scientifique permet de garantir que tous les individus


interrogés sur le plan de l’entretien, le seront dans les mêmes
circonstances. Les résultats seront donc facilement comparables.
Les questions de l’entretien directif sont souvent spécifiques et fermées :

 Réponses avec “oui” ou “non”


 QCM
Également utilisé pour des études quantitatives, ce type d’entretien
permet de réaliser une analyse statistique des réponses obtenues.
9

Avantages et limites

 L’entretien directif est rassurant pour l’étudiant : celui-ci arrive en


entretien avec ces questions écrites au préalable, sans besoin d’engager la
conversation durant l’échange.
 Le chercheur est pieds et poings liés : il ne peut pas approfondir un sujet
avec une nouvelle question. Il est aussi impossible pour lui de rebondir
pour en savoir plus sur un élément entendu ou bien de créer un vrai lien
de confiance à travers une discussion.

2. L’entretien semi-directif
Ce second type d’entretien, aussi appelé “entretien qualitatif ou
approfondi”, se base sur des interrogations assez généralement formulées
et ouvertes. Il est possible de poser de nouvelles questions si la personne
interviewée soulève un aspect encore inconnu.
Pour réaliser ce type d’entretien vous devez :

 Préparer en amont vos questions.


 Les classer dans un ordre logique et par thème.
 Poser de nouvelles questions pendant l’entretien.

Avantages et limites

 Pouvoir poser des questions plus ouvertes et de pouvoir relancer la


personne interrogée. Une vraie discussion peut avoir lieu ici.
 Les comparaisons entre les divers entretiens seront plus difficiles à faire.
Une étude statistique ne peut être réalisée. De plus, l’interviewé ne peut
pas s’étendre de longues minutes sur un seul sujet, il doit répondre à
plusieurs questions dans un temps défini.

3. L’entretien non directif (libre)


Ce dernier type d’entretien, aussi appelé « entretien libre », ne comporte
pas de questions pré-écrites ou de structure. L’étudiant propose un thème
général et n’intervient que pour relancer la conversation et encourager la
personne interrogée à aller plus loin dans l’explication de sa pensée.
L’enquêteur adopte une attitude d’écoute, de compréhension et de
neutralité.
Avantages et limites

 Laisser libre cours à la personne interrogée pour connaître son point de


vue fondamental sur la question. Il permet d’aller au bout d’un
raisonnement. Il est possible de développer d’autres hypothèses pendant
l’échange.
 Cet entretien peut dévier de sa route initiale. Il existe en effet un risque
que la personne interrogée propose un développement qui ne réponde pas
à la problématique initiale de l’étudiant. Celui-ci doit donc redoubler de
vigilance pour recadrer si besoin, le sujet de discussion. Ce type
d’entretien peut donc ajouter un stress pour le chercheur.

TABLEAU RECAPILATIF DE TYPES DE LA RELATION D’AIDE


10

Eléments Entretien directif Entretien semi- Entretien non directif


clés directif (libre)

Structure bien définie. Questions/thèmes à Aucune question pré-


aborder connus au écrite.
préalable.
Poser les mêmes questions La personne Donner un thème général
aux interlocuteurs, interrogée peut sur lequel la personne
respecter leur ordre et la poser de nouvelles interrogée donne son
durée de l’entretien. questions pendant avis.
l’entretien.
Interroger les individus dans Possibilité de Ne pas intervenir dans
les mêmes circonstances rebondir pour obtenir l’explication, sauf pour le
de nouveaux relancer et inviter la
éléments personne à aller plus loin.
d’information.
Avantages Permet de réaliser une Il permet Efficace pour connaître
analyse statistique. d’approfondir un l’avis complet d’une
sujet si besoin. personne sur un sujet.
Facile d’établir des Il rend possible un La personne interrogée a
comparaisons entre vrai échange entre le le temps d’expliquer son
plusieurs entretiens directifs chercheur et son raisonnement
interlocuteur
Si l’entretien est bien Peut faire naître de Faire émerger de
préparé en amont, celui-ci nouvelles nouvelles hypothèses.
est simple à mener hypothèses.

Inconvénien Le chercheur ne peut pas Comparaison entre Risque de perdre le fil de


ts poser d’autres questions ou les entretiens plus l’entretien si l’individu
rebondir. difficile à établir. interrogé sort du sujet
. principal : il faut être
capable de recadrer le
sujet, ce qui peut ajouter
un stress supplémentaire.

Discussion de fond Analyse statistique L’établissement de


impossible. difficile à mettre en comparaisons entre
place plusieurs entretiens libres
est plus difficile à réaliser
Ne permet pas de connaître L’individu interrogé Plus difficile à retranscrire.
un point de vue complet et ne peut pas
nuancé d’une personne sur s’étendre
une question. longuement sur un
sujet précis.

CHAP IV LES PRINCIPES FORTS DE LA RELATION D'AIDE

Ce chapitre s’appuiera sur les 4 principes de base de la Relation d'Aide :

 Le Respect,
11

 l'Ecoute active,
 l'Empathie,
 la Congruence.

Dans un contexte où le respect et la dignité des seniors en EHPAD sont


au cœur des préoccupations, la méthode Montessori émerge
comme une approche prometteuse pour améliorer leur qualité de vie. En
s’appuyant sur des principes fondamentaux, cette méthode
adapte les fondements de l’éducation conçue par Maria Montessori à la
réalité des personnes âgées. Elle vise à promouvoir l’autonomie,
la participation active et le bien-être des résidents, tout en tenant
compte de leurs capacités et de leurs besoins spécifiques. Découvrir
comment ces douze principes peuvent transformer la vie
quotidienne des seniors ouvre la voie à une expérience enrichissante et
respectueuse de leur individualité.
La méthode Montessori, initialement conçue pour les enfants, trouve
également son application dans le domaine des soins aux personnes
âgées. En intégrant les principes Montessori, il est possible de
transformer la vie des seniors en EHPAD, leur offrant ainsi un cadre
propice au maintien de leur autonomie, de leur dignité et de leur bien-
être. Cet article explore comment ces principes peuvent être mis en
œuvre pour améliorer la qualité de vie des résidents.

Un autre principe essentiel de la méthode Montessori est de veiller à ce


que les résidents aient leur mot à dire dans les activités qu’ils
choisissent. En consultant les personnes âgées sur leurs préférences,
on leur donne l’opportunité d’exprimer leur volonté et d’importer un
sentiment d’importance dans les choix quotidiens. Cela contribue non
seulement à améliorer leur morale, mais aussi à créer un climat de
respect mutuel entre le personnel soignant et les résidents.

Les activités planifiées doivent avoir un but et un sens pour les


résidents. Cela implique de concevoir des activités qui s’alignent sur les
centres d’intérêt et les souvenirs des personnes âgées. Par exemple,
des ateliers d’artisanat ou des séances de jardinage peuvent éveiller des
souvenirs riches et précieux, instaurant un lien entre leur passé et leur
présente réalité, et leur apportant ainsi une satisfaction et un
épanouissement personnel.

Transformation de la vie des personnes âgées grâce aux


principes Montessori
Principe Montessori Impact sur la vie des personnes âgées
1 Donner du sens aux activités Impact sur la vie des personnes âgées
12

2 Demander l’avis de la personne âgée Favorise l’engagement et le plaisir, renforçant


le bien-être.
3 Le choix Permet aux seniors de s’exprimer et de
favoriser leur indépendance.
4 Environnement adapté Crée un espace sécurisé et accessible,
stimulant l’exploration.
5 Respecter le rythme de chacun Favorise le bien-être mental en réduisant le
stress.
6 Activités basées sur les capacités Encourage l’estime de soi et le
développement personnel.
7 Formation continue Stimule l’apprentissage et l’adaptation,
essentiel pour le développement cognitif.

CHAP V DOMAINES D’APPLICATION DE LA RELATION D'AIDE

Le soutien de l’aidant va de la mobilisation des ressources


de son réseau familial jusqu’à la psychothérapie
individuelle, en passant par les groupes de parole, les
programmes psycho-éducatifs et les consultations de
guidance conjugale ou familiale. Ce soutien inclut des
interventions dont les buts éducatifs ou pratiques sont a
priori éloignés du soin du couple aidant-aidé mais qui
trouvent néanmoins place ici en raison de leur large
pratique et de leur adéquation aux attentes de certains
aidants.
Nombreux sont, en effet, les aidants qui refusent toute
prise en charge individuelle de peur qu’elle ne remette en
cause leur représentation de leur rôle et leur sentiment de
bien s’en acquitter. Expérimenter une séance de groupe
représente déjà pour eux un pas considérable
hors du terrain familier des conseils demandés en privé.
Des dispositifs modestes d’aide aux aidants, tels qu’un
accueil en Centre local d’information et de coordination
gérontologique (C.L.I.C.) ou l’invitation à quelques séances
de groupe de parole, suffisent, dans la majorité des cas,
pour soulager leur souffrance et leur permettre d’être ou de
rester les aidants suffisamment dévoués qu’exige la
dépendance de leur proche.
Nous irons de la définition de l’aide des aidants à la
présentation des dispositifs les plus répandus puis nous
13

aborderons la discussion de cette aide avec pour hypothèse


que l’efficacité de l’aide de l’aidant dépend d’un travail
d’intégration reposant notamment sur sa capacité de
respecter les singularités de l’aidant et de sa relation avec
son proche…
LES DOMAINES D’APPLICATION DU SOIGNANT
 4.1 Soins de suppléance.
 4.2 Soins en gériatrie ou aux personnes âgées.
 4.3 Soins en médecine et chirurgie.
 4.4 Soins à la mère et à l'enfant.
 4.5 Soins en psychiatrie et santé mentale.
 4.6 Soins en médecine communautaire et en humanitaire.
Difficultés
Les situations problématiques qui représentent parfois un frein à la
relation d'aide :

 l'organisation des soins et la charge de travail


 l'absence d'objectifs déterminés avec la personne soignée
 la non-reconnaissance de l'aspect relationnel des soins, autant par
les professionnels de santé que par les institutions
 l'absence de formalisation et de traces de la démarche relationnelle
(dans les transmissions ciblées notamment)
 la confusion des termes et concepts tournant autour de la relation
d'aide
 la méconnaissance de ce rôle par les autres professionnels
 la méconnaissance de ce rôle par le public
 le manque de compétences des soignants à la relation d'aide et la
nécessité de formation
 l'absence de travail sur soi de la part du professionnel, la
méconnaissance de soi

Référence :

 Kirschenbaum Howard et Ducroux-Biass Françoise, « L’Approche


centrée sur la personne: que signifie être « centré sur la personne
» ? », Approche Centrée sur la Personne. Pratique et recherche,
2013/2 n° 18, p. 5-29.

1. Carpenito, Lynda Juall, Manuel de Diagnostics infirmiers, traduction de


la 9e édition Handbook of Nursing Diagnosis et adaptation française par Lina
Rahal, diffusion éditions Masson, Paris, France, 2003 (ISBN 2294012860).


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