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Cours D'irs

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UNIVERSITE KONGO

Mbanza-Luvaka, Quartier Noki


République Démocratique du Congo
Kongo Central
Mbanza Ngungu

Excellence – Solidarité - Développement

COURS D’INITIATION A LA
RECHERCHE SCIENTIFIQUE
(IRS)
(A l’usage des étudiants de L1 - LMD)

Par

Pascal KAMUFUENKETE LUVUMBU


Professeur associé

Année académique 2024-2025

1
0. Introduction

0.1. Place de la recherche dans l’Enseignement supérieur et


universitaire
La triple mission de l’université est l’enseignement, la recherche et
le service à la société. L’enseignement et le service à la société sont
nourris par la recherche grâce à la production des connaissances
scientifiques nouvelles et/ou la consolidation des acquis du passé. Car les
vérités scientifiques sont toujours provisoires ou du moins toujours
perfectibles. C’est dire que la recherche occupe une place centrale dans
l’enseignement supérieur et universitaire.

0.2. L’objectif du cours

Ce cours est une initiation à la recherche. Il vise à guider les


premiers pas de l’étudiant dans la recherche à l’université.

0.3. L’objet du cours

Etant une initiation à la recherche, ce cours se veut avant tout une


réponse aux innombrables questions qui se bousculent dans l’esprit du
nouvel étudiant, notamment : qu’est-ce que la recherche scientifique ? De
quelles sources d’information disposer pour mener une recherche ? Quelle
est la démarche à suivre, quels outils utiliser ? Comment exploiter
efficacement les documents dont on dispose ? Comment collecter et
utiliser les informations pertinentes pour sa recherche ? Quelles sont les
normes à respecter dans la rédaction des travaux, des notes de bas de
page et de la table bibliographique ? etc.

0.4. Articulation du cours

Eu égard à cet objet du cours, notre enseignement s’articule en


quatre chapitres suivants :

- Chapitre 1 : Généralités
- Chapitre 2 : La recherche documentaire et bibliographique
- Chapitre 3 : L’exécution d’un projet de recherche

2
- Chapitre 4 : La présentation matérielle des travaux écrits

Chapitre 1 : Généralités

1.1. Elucidation de l’intitulé du cours

1.1.1. Que veut dire initiation ?

Le terme initiation s’appréhende ici comme « l’action de donner ou


de recevoir les premiers éléments d’une science, d’un art… ». Ainsi parler
de l’initiation à la recherche scientifique n’est rien d’autre qu’apprendre à
l’étudiant les éléments de base nécessaires pour mener à bien une
recherche scientifique.

Il en découle, dès lors, que les différentes notions abordées ici


pourront être approfondies dans d’autres cours.

1.1.2. Qu’est-ce que la recherche ?

De manière générale, la recherche peut se comprendre comme un


« effort pour trouver quelque chose » et, dans le cadre de ce cours,
comme un effort de l’esprit vers la connaissance. Suivant cette
appréhension, elle est une activité intellectuelle qui vise la découverte de
nouvelles connaissances.

1.1.3 Que signifie scientifique ?

Est dit scientifique ce qui emploie les méthodes de la science, c’est-


à-dire qui se fait de façon méthodique, rigoureuse et contrôlable dans le
fait ou rationnellement.

1.1.4. Que veut dire alors recherche scientifique ?

De ce qui précède, la recherche scientifique peut se comprendre


comme une activité intellectuelle, qui vise la découverte de nouvelles
connaissances. Cette activité est menée de façon rigoureuse, méthodique
et qui, de ce fait, génère des connaissances vérifiables intellectuellement
ou de façon expérimentale.

[Link]. Types de recherche scientifiques

On peut distinguer plusieurs types de recherches scientifiques :

3
1° Suivant le type des résultats attendus, on distingue :

- La recherche pure : c’est une recherche générale et abstraite qui


vise à générer de nouvelles théories, à découvrir de nouveaux
principes, de nouvelles lois…
- La recherche appliquée : qui vise à résoudre un problème technique,
pratique.

2° Suivant la manière dont la recherche est menée, on distingue :

- La recherche expérimentale : qui va de l’observation à la


généralisation en passant par l’expérimentation. Cette dernière
consiste à la manipulation d’une variable pour voir et/ou mesurer
son effet sur une autre.
- La recherche descriptive : qui recherche les caractéristiques d’un
groupe, d’un fonctionnement, d’une situation afin d’en rassembler
des connaissances à appliquer ou à éviter à des groupes, activités
ou situations semblables à d’autres époques.

3° Suivant le cadre où la recherche est menée, on distingue :

- La recherche de laboratoire : elle est menée dans des conditions


bien contrôlées afin d’en appliquer les résultats dans des conditions
plus ouvertes.
- La recherche de terrain : celle qui est menée en milieu réel en vue
de contrôler plusieurs variables et leurs liens.

[Link]. Caractéristiques de la recherche scientifique

Nous pouvons noter les caractéristiques suivantes :

- L’esprit critique : rejet des arguments d’autorité et besoin de


confronter les idées.
- Le relativisme : en sciences les conclusions ont un caractère
provisoire.
- L’explication des faits : il ne suffit pas de constater des faits, encore
faut-il les expliquer. Le fait avancé doit être explicable.
- La cherté du coût : la recherche requiert des moyens conséquents.

4
- La dangerosité : par le risque qu’elle fait courir au chercheur.
- L’exigence : le chercheur doit s’imposer une discipline conforme à la
rigueur scientifique.
- L’exactitude et l’objectivité : une recherche doit être appuyée par
des procédés opératoires appelés méthodes et techniques qui
varient suivant les disciplines.

[Link]. Les fonctions de la recherche


La recherche scientifique remplit les fonctions majeures :

- elle suscite de nouvelles connaissances,


- elle refond les connaissances existantes ou les réoriente ou encore
les clarifient,
- elle contribue au développement de la théorie.
[Link]. Les modèles de la recherche

Dans son intention d’expliquer et de comprendre les données, la


science utilise quatre modèles dans la recherche :

- Le modèle descriptif qui propose de présenter les faits sans rien


préjuger de leur explication ou de leur prévision.
- Le modèle explicatif qui propose d’expliquer les régularités
suggérées par les modèles descriptifs et les enchaînements de
cause à effet se constatent.
- Le modèle prévisionnel qui utilise les résultats obtenus dans
l’analyse des faits. Il repose sur l’extrapolation du passé.
- Le modèle décisionnel qui a pour but de dégager quelles mesures
devraient être prises en vue d’obtenir tel résultat désiré. Son point
de départ est normatif et il relève d’une conception éthique.

Théoriquement, la recherche doit passer par la description, l’explication, la


prévision et la décision pour être complète. Aussi une recherche n’est
scientifique qu’à partir du modèle explicatif. Le chercheur doit expliquer
les faits qu’il observe sur le terrain pour qu’ils soient bien saisis.

5
1.2. L’intérêt de la recherche scientifique : La recherche pour
quoi faire ?

L’enseignement ne consiste pas seulement à transmettre les


connaissances déjà constituées, mais toujours aptes à répondre aux
nouveaux défis que pose l’existence, la société.

Le monde est en perpétuel changement. Chaque jour apporte de


nouveaux défis auxquels l’homme doit répondre pour survivre et améliorer
ses conditions existentielles. Et c’est par la recherche que l’on produit de
nouvelles connaissances ou la consolidation de celles existantes.

1.3. Formes de la recherche scientifique

Selon l’objet et la discipline, la recherche scientifique peut prendre


plusieurs formes. Nous en épinglons trois principales : l’observation,
l’expérimentation et la documentation. De chaque forme prise par la
recherche découlent des méthodes et techniques adéquates pour
permettre au chercheur d’obtenir les résultats escomptés. Ces méthodes
et techniques sont étudiées dans les cours de méthodologie de recherche
spécifiques à chaque discipline scientifique. Elles varient par conséquent
d’une science à une autre et elles sont innombrables.

1° L’observation : notamment dans des recherches empiriques de terrain


ou de laboratoire. Elle peut être directe (directement avec les cinq sens)
ou indirecte (avec l’aide d’un matériel technique). L’observation, pour être
scientifique est menée suivant un protocole rationnellement et
rigoureusement préétabli.

6
2° L’expérimentation : sous forme d’un dispositif construit. Elle consiste
dans la manipulation des variables1 pour observer leurs effets les unes les
autres.

3° La documentation : c’est la recherche des documents de diverses


formes contenant des informations utiles dans la construction de nouvelles
connaissances. Qu’elle prenne la forme d’observation ou
d’expérimentation, la recherche scientifique, pour autant qu’elle entend
toujours se situer par rapport à une histoire, exige du chercheur une revue
de littérature qui le renvoie à la documentation.

Pour mieux situer la problématique de sa recherche et éviter les redites ou


le plagiat, le chercheur est appelé à faire une revue de littérature sur sa
thématique. Ce qui l’amène toujours à engager une recherche
documentaire qu’il doit non seulement savoir mener, mais aussi rendre
compte.

Ainsi, dans la mesure où les différentes formes de recherche requièrent


toujours une dimension théorique et documentaire, ce cours portera
essentiellement sur la forme documentaire de la recherche. D’où l’objet et
l’étendue de notre deuxième chapitre : la recherche documentaire et
bibliographique.

1
La forme expérimentale de la recherche, qui implique aussi l’observation, fait intervenir
deux notions importantes : celle de variable et d’indicateur. Le cours de méthodologie,
notamment en sciences sociales, les aborde plus largement. Limitons-nous ici à en
indiquer la définition.
- La variable est tout élément pouvant varier dans une expérience et qui intervient
dans la recherche pour expliquer une autre ou comme un fait à expliquer : sexe,
âge, race, revenus, niveau d’instruction, religion…
Exemple : Parlant du taux de natalité dans une ville, le niveau d’instruction, le revenu des
parents peuvent être des variables expliquant la variable natalité.
- L’indicateur rend une variable observable. C’est un fait réel et un trait concret qui
permet de reconnaître les variables. Ainsi une variable peut être saisie par
plusieurs indicateurs.
Exemple : la variable « Fortune » peut se reconnaître par les indicateurs suivants :
possession des biens de valeur, compte en banque, aisance matérielle…
7
Chapitre 2: La recherche documentaire et
bibliographique

2.1. Définition

Quand, en tant que chercheur, on est appelé à répondre à une


question ou à un problème qui se pose dans la société, il importe de se
documenter pour savoir si cette question ou problème ne s’est pas déjà
posé aux autres. Si oui, comment y ont-ils répondu.

8
La question ou le problème qui se pose est formulé en sujet ou
thème de recherche, c’est-à-dire ce qui est soumis à votre réflexion et aux
recherches destinées à confirmer, à infirmer ou simplement à approfondir
et à consolider les connaissances.

Ainsi la recherche documentaire et bibliographique, c’est


généralement une série des démarches intellectuelles et techniques à
suivre pour identifier, relever et noter les documents (livres, articles,
cassettes audio-visuelles, planches, plans, photos…) pertinents contenant
des renseignements dont on peut se servir pour réaliser un travail de
recherche (TP, exposé oral, TFC, Mémoire, thèse, livres, etc.).

Mais où et comment chercher rapidement ces informations ? Tel est


l’objet du point suivant.

2.2. Où trouver les informations ?: les sources d’informations

Si le thème de la recherche est relatif à un cours, la première source


d’information, c’est la bibliographie du cours fournie par le professeur.
Sinon, de manière générale, pour mener une recherche documentaire le
chercheur dispose de trois grandes catégories de sources d’informations,
à savoir :

- Les ouvrages de référence,


- Les sources documentaires et d’information courantes,
- Les instruments bibliographiques.

2.2.1. Les ouvrages de référence

Les ouvrages de référence permettent de se faire une première idée et de


situer son sujet dans un cadre général. Ils aident à élaborer l’introduction,
à définir le sujet, à présenter des statistiques…, et surtout à élaborer la
revue de la littérature.

On distingue trois catégories d’ouvrages de référence : les encyclopédies,


les grands dictionnaires et les annuaires.

1° Les encyclopédies

9
Elles servent à obtenir une vue d’ensemble sur un sujet, sur une doctrine,
sur un auteur. Pour les consulter il faut se référer à leur index qui reprend
la liste de différentes matières traitées dans l’encyclopédie. Généralement
l’index est dans la dernière partie ou le dernier volume.

Exemple : Encyclopaedia of 20th century Architecture

2° Les dictionnaires

Ce sont des ouvrages de référence qui regroupent toujours les


informations dans l’ordre alphabétiques des matières traitées.

Exemple : Dictionnaire raisonné de l’Architecture française du XIe au XVIe


siècle

3° Les annuaires

Ce sont des publications annuelles sur un ou quelques sujets. Ils ont un


caractère officiel et sont de lecture facile.

Exemple : Conjoncture économique (Banque Centrale du Congo)

2.2.2. Autres sources de documentation et d’information

Outre les ouvrages de référence, nous pouvons citer douze autres


sources de documentation et d’information.

1° Les livres

On distingue principalement quatre types de livres :

- Les ouvrages scientifiques, les traités : ils décrivent, analysent,


comparent sous tous ses aspects un thème, une question ou un
sujet.
- Le manuel : c’est un livre destiné à l’enseignement. Il résume les
connaissances de base dans une science de donnée.
- La monographie : c’est une étude poussée et complète sur un objet
particulier.
- L’essai : qui traite une question sans prétendre l’épuiser.
Contrairement à un traité.

10
Les librairies constituent une source d’informations sur les livres.
Leurs listes périodiques de publications peuvent aider à actualiser notre
bibliographie sur un thème.

2° Les périodiques ou les revues scientifiques

On y trouve des articles qui ont l’avantage d’informer sur les


connaissances les plus récentes sur une question.

3° Les journaux

Ils contiennent des rubriques, des éditoriaux, des tribunes libres où


on peut trouver des renseignements pertinents des spécialistes. Il faut
toutefois noter qu’on ne lit pas un journal comme on lit un livre ou un
périodique. (cf. A. FALCONI, Le journal à la loupe, Kinshasa, Médiaspaul,
1995 ; AYMPAM MWANANGO, Comment lire un journal, Kinshasa, 1994)

4° Les thèses et travaux académiques des autres étudiants lorsqu’ils sont


bien rédigés contiennent aussi une bonne source d’information. Il est bon
de savoir si d’autres étudiants n’ont pas abordé votre sujet pour ne pas
faire de la répétition et ouvrir une porte déjà ouverte.

5° Les publications gouvernementales et internationales (ou les


documents officiels) : statistiques, données officielles…

6° L’information des centres de documentation des organismes,


associations, ambassades….

7° La documentation audio-visuelle : films, vidéos, diaporamas, disques,


photos, caricatures…

8° Les émissions de télévision et de radio : cf. des chaînes spécialisées tel


que Sciences et vie TV, Discovery science…

9° Les spécialistes, les témoins et les praticiens du domaine de recherche.


Ils constituent des personnes ressources.

10° Vos propres expériences, connaissances, lectures et réflexion (culture


générale).

11° Les archives.

11
12° L’internet ou la webographie.

2.2.3. Les instruments bibliographiques

Pour identifier les documents pertinents par rapport au sujet de sa


recherche, on peut utiliser différents instruments bibliographiques. Ceux-ci
aident non seulement à constituer sa liste bibliographique, mais aussi à
orienter vers d’autres documents.

Il va sans dire que ces instruments n’aident pas nécessairement à


accéder à toutes les sources de documentation prédécrites. Ces
instruments sont entre autres :

- Les bibliographies,
- Les catalogues des bibliothèques,
- Les index des périodiques et des journaux.
[Link]. Les bibliographies

Les bibliographies sont des listes de documents (livres, articles, etc.)


sur un sujet donné. Elles peuvent être :

Suivant la quantité de leur contenu :

1° Exhaustives : celles qui contiennent les plus nombreuses références


proposées possibles ;

2° Sélectives : celles qui contiennent les références jugées les plus


appropriées ;

Suivant la qualité de leur contenu :

1° Signalétiques : quand la liste des documents est simplement donnée


sans commentaires ;

2° Analytiques : quand un résumé de chaque document est fourni :

3° Critiques : lorsque des jugements sont portés sur les documents


signalés.

Il existe aussi des Bibliographies générales dans des pays où les


services dans ce domaine sont bien organisés ; ces bibliographies sont en

12
fait des bibliographies de bibliographies ; et des Bibliographies
spécialisées qui existent pour chaque discipline scientifique.

[Link]. Les catalogues de la bibliothèque

Ce sont des documents (écrits, informatisés) qui permettent de


repérer les autres documents contenus dans une bibliothèque donnée, et
ceci par trois catégories d’accès :

- Par noms d’auteurs : suivant l’ordre alphabétique,


- Par titre d’ouvrages : suivant l’ordre alphabétique,
- Par cotes : ici l’ordre peut être alphabétique, numérique ou
alphanumérique.
[Link]. Les index de périodiques et de journaux

Un index (ou répertoire) dépouille les articles de plusieurs revues ou


journaux et il en fait la liste. On peut trouver dans sa table des matières
les articles classés par titres, par sujets ou par auteurs. Parfois, l’index
contient aussi des résumés d’articles appelés en anglais « abstracts ».

On peut distinguer des index généraux (pour toutes les disciplines)


et les index spécialisés (pour chaque discipline).

2.3. Comment collecter les informations ?


2.3.1. La lecture documentaire

Après avoir identifié et trouvé les documents pouvant lui fournir les
informations relatives à sa recherche, le chercheur doit pouvoir les lire afin
d’en tirer celles qui sont utiles. Pour ce faire, il importe de mener cette
lecture de la bonne manière et bien collecter les informations trouvées.

[Link]. Pour sauver le temps

Le temps c’est de l’or, dit-on. Le temps pour mener une recherche


n’est pas indéfini. Aussi le chercheur doit-il faire l’économie du temps dont
il dispose.

13
Pour réaliser une recherche scientifique sans perdre trop de temps,
on peut suivre la démarche suivante, dont les étapes peuvent être
modifiées, inversées ou complétées selon ses besoins :

- Identifier un sujet qui vous intéresse ;


- Vous représenter le sujet et le situer dans un cadre général ;
- Connaître l’état de la question ou l’évolution d’une idée ;
- Chercher l’information spécifique ;
- Prendre connaissance des recherches et analyses récentes ;
- Chercher des exemples, regarder les deux côtés de la médaille, vous
alimenter à des expériences vécues ;
- Sortir des sentiers battus.

1° Identifier un sujet qui vous intéresse

On ne fait pas de recherche scientifique en l’air, sur « rien ». La


recherche scientifique pore toujours sur « quelque chose », sur « une
question », sur « un problème », bref sur « un sujet », c’est-à-dire ce sur
quoi porte la réflexion dans un travail scientifique.

Comment faire pour trouver un sujet ? Il s’agit d’analyser vos


connaissances et de préciser votre point de vue. La documentation vous
amènera par la suite à les confronter.

2° Vous représenter le sujet et le situer dans un cadre général

Pour ce faire, il faut utiliser des ouvrages de référence, consulter des


ouvrages d’ensemble et d’en lire des chapitres choisis. Il s’agit de vous
faire une idée de la théorie ou de l’œuvre d’un auteur : de trouver des
renseignements, des définitions, des statistiques qui vous serviront pour la
réalisation de votre travail et peut-être surtout pour son introduction.

3° Connaître l’état de la question ou l’évolution d’une idée

Cette troisième étape constitue le moment de décider du type de


travail et des objectifs, de formuler des questions ou des hypothèses, de
faire un plan provisoire et identifier des mots-clés pour la recherche dans
les catalogues ou les index.

14
A cette étape il est conseillé de parcourir un livre blanc, une
synthèse collective ou une thèse, etc.

4° Chercher l’information spécifique et élaborée

Dans une recherche il ne faut pas se contenter d’informations


générales et presque passe-partout. Pour y arriver, il vous faut :

- Demander au professeur, au bibliothécaire, aux autres étudiants ou


à des gens de métier de vous suggérer des livres et/ou des
documents à exploiter ;
- Prendre comme point de départ la bibliographie d’une thèse récente
ou d’un livre récemment publié sur la question ;
- Utiliser des instruments bibliographiques

Cette étape constitue le moment de restreindre ou d’élargir le sujet


compte tenu de la documentation disponible et de remanier le plan. Il
s’agira ensuite de prendre des notes de lecture en tenant compte des
parties de votre plan.

5° Prendre connaissance des recherches et analyses récentes

Il s’agit de donner un cachet d’actualité à votre recherche. Pour ce


faire, vous devez passer aux revues et aux journaux, rencontrer un(e)
spécialiste, une ou des personnes ressources.

6° Chercher des exemples, regarder les deux faces de la médaille, vous


alimenter à des expériences vécues

La recherche scientifique ne doit pas apparaître comme une activité


sans aucun lien avec la vie réelle. Aussi pour donner à votre travail de
recherche la dimension de la vie réelle, il vous faut :

- Visiter un centre de documentation ;


- Discuter avec une personne du métier ou des usagers ;
- Chercher des illustrations, des photos, introduire dans votre texte
des contextes de la vie réelle.

7° Sortir des sentiers battus

15
Dans un travail scientifique, il faut, autant que faire se peut, viser
l’originalité, éviter de répéter les mêmes idées, de faire la même chose
que tout le monde. C’est cela « sortir des sentiers battus ».

Au-delà de suivre ces différente étapes on veillera aussi à produire


un texte intéressant à lire. Pour ce faire, vous devez utiliser des
synonymes, respecter les règles de grammaire et l’orthographe des mots.
Il est conseillé pour cela d’utiliser une grammaire, des dictionnaires de la
langue, de synonymes, étymologique, analogique, du français
contemporain, bilingue.

[Link]. Pour une lecture efficace

Une lecture efficace est celle qui vous permet d’atteindre un


maximum des résultats pour une grande économie de temps. Pour une
lecture efficace, il faut s’en tenir à quatre séries de conditions :

- Sélectionner vos lectures suivant des critères clairs ;


- Etablir vos objectifs de lecture ;
- Vous initier à la lecture active ;
- Lutter contre les habitudes qui ralentissent la lecture.
[Link].1. Comment sélectionner vos lectures

On n’utilise pas n’importe quel document qu’on a entre les mains


pour un travail scientifique. Vous devez sélectionner les documents qui
conviennent. Pour cela il faut se donner des critères pour comparer,
choisir, ordonner vos lectures, puis pour évaluer les documents dont vous
disposez pendant ou après la lecture.

1° Des critères pour le choix

Nous pouvons retenir quatre critères de sélection de ses lectures : le


fond, la forme, la pertinence et des critères personnels.

- Le fond : pour juger du fond d’un document, on peut se poser les


questions suivantes : Est-ce un livre qu’on vous recommande ou qui
provoque des discussions ? L’auteur expose-t-il le but de son
travail ? parle-t-il de ses expériences, de ses motivations ? Cerne-t-il
bien ses questions, les problèmes traités et leurs différentes

16
facettes ? Présente-t-il clairement sa position ? distingue-t-il ses
opinions et ses jugements des faits et des événements ? Justifie-t-il
ses affirmations ? Les renseignements fournis sont-ils suffisants et
exacts ? l’argumentation est-elle solide et convaincante ? la pensée
est-elle originale ? l’auteur propose-t-il des solutions de
changement ?

Certes il est parfois difficile de répondre à ces questions avant


d’avoir lu les documents. D’où l’intérêt d’une lecture sélective et attentive.

- La forme : au sujet de la forme du document l’on peut se poser des


questions suivantes se rapportant à la forme du document : le style
est-il vivant et le niveau de langage compréhensible ? les termes
techniques ou spécialisés sont-ils définis ou expliqués ? y a-t-il des
redites ?
- La pertinence par rapport au travail : ne retenir que des documents
ayant un rapport plus ou moins évident avec le sujet de votre travail.
Pour cela, posez-vous les questions suivantes : les renseignements
cherchés y sont-ils ? les questions que vous vous posez y sont-elles ?
(cf. la table des matières) Des chapitres peuvent-ils alimenter votre
introduction, votre conclusion.
- Les critères personnels : dans le choix des documents il faut rester
attentif aux points suivants : l’intérêt que vous portez à l’auteur, à la
maison d’édition, votre fait de lire ce livre ; les liens entre l’ouvrage
et ce que vous avez déjà lu sur le sujet ; la facilité à vous procurer le
document ; le nombre de pages, la grosseur des caractères…

2° Lecture exploratoire

Pour pouvoir appliquer ces différents critères, il importe de connaître


d’une certaine manière l’objet du document dont on dispose. Il n’est pas
nécessaire pour cela d’en prendre connaissance en entier. Une lecture
exploratoire s’impose. Comment explorer un livre ?

L’exploration d’un livre se fait par une lecture sélective. Celle-ci


consiste à :

17
- Lire l’endos du livre (4e page de la couverture où on trouve la
biographie, résumé…) ;
- Lire la page derrière la page de titre (les publications de l’auteur) ;
- Noter le copyright ou/et le dépôt légal du livre et les nombre
d’éditions. Ce qui vous permet de situer l’ouvrage dans le temps ;
- Prendre connaissance de la table des matières ;
- Lire la préface, si elle existe. La préface sert, en effet, à situer et
présenter le nouvel ouvrage et son auteur ;
- Repérer les « poteaux indicateurs », c’est-à-dire les titres, sous-
titres, les mots ou expressions en caractères gras ou italiques, les
photos qui transportent dans le contexte décrit, les graphiques qui
fournissent des synthèses visuelles ;
- Lire l’index qui renvoie à quelle page où l’auteur traite de tel ou tel
sujet ;
- Lire le chapitre d’introduction et le chapitre de conclusion ;
- Prendre connaissance du premier paragraphe de chaque chapitre ;
- Vérifier si, à la fin de chaque chapitre, l’auteur n’a pas lui-même
résumé ce chapitre. Pour ce faire, lire attentivement les derniers
paragraphes de chaque chapitre.

Une fois ce survol effectué, vous devriez être en mesure de savoir à


quel type d’ouvrage vous avez affaire, ce que signifie le titre et ce que
l’auteur veut démontrer.

[Link].2. Etablir vos objectifs de lecture

Connaissant maintenant à quel type d’ouvrages vous avez affaire, il


vous faut immédiatement préciser vos motivations et vos objectifs de
lecture. Les questions suivantes peuvent vous aider à le faire :

- Quelles sont les raisons qui me poussent à entreprendre cette


lecture ?
- Ce document correspond*il à mes préoccupations ?
- Qu’est-ce que je connais déjà du sujet ?
- Quelles sont les questions auxquelles je cherche des réponses ?
- Quels sont les renseignements dont j’ai besoin ?

18
- Quels sont les chapitres qui m’intéressent particulièrement ?
[Link].3. Lutter contre les habitudes qui ralentissent la lecture et
augmenter la vitesse de lecture

Une lecture efficace est celle qui permet au lecteur :

- De repérer rapidement l’information désirée, et


- De comprendre aussi vite que possible le message de l’auteur.

Voici quelques suggestions pour atteindre ce double but :

1° Vous défaire des habitudes qui ralentissent la lecture. Par exemple :

- Remuer les lèvres en lisant ;


- Prononcer les mots mentalement ;
- Faire glisser les doigts (ou le crayon) sur chaque mot :
- Déplacer la tête de gauche à droite en lisant les lignes.

2° Essayer de déchiffrer le maximum des mots d’un seul coup d’œil et de


couper les phrases en groupes logiques plutôt que de vous arrêter à
chaque mot isolé. Saisir du regard le plus grand nombre de mots à la fois
améliore la vitesse et la compréhension.

3° Résister à la tentation de revenir en arrière et terminer le paragraphe


même si la signification n’apparaît pas clairement. Parce qu’il est possible
qu’en cours de lecture, vous obteniez des éléments nécessaires à la
compréhension ou que le sens d’un terme vous soit donné par un
contexte. Si tel n’est pas le cas, reprenez alors les paragraphes non
compris.

4° Apprendre le sens des préfixes et des suffixes les plus usuels.

5° Lire les paragraphes en essayant de comprendre la suite des idées et


d’anticiper la suite.

6° Porter attention au début et à la fin des divisions (paragraphes,


chapitres…), l’information a tendance à y être concentrée.

7° Lire rapidement une première fois un texte difficile ; tenter ensuite


d’assimiler chacun des détails par une relecture…

19
N.B. :

La vitesse de lecture ne peut s’obtenir que moyennant des exercices


quotidiens. Réservez quinze minutes (15’) par jour à un exercice de
lecture.

[Link].4. La lecture active

Une fois que vous avez déterminé ce que vous voulez lire et dans
quel but, il faut passer à la lecture effective du livre ou des passages
épinglés.

1° Les qualités d’un lecteur actif

- Vous veillerez à être un lecteur objectif : cherchez avant tout à


comprendre les idées de l’auteur, son message…
- Méfiez-vous de vos préjugés : ils sont sources d’interprétations
fantaisistes ou erronées.
- Soyez un lecteur vigilant, ceci ne doit néanmoins vous empêcher
d’être également un lecteur engagé.
- Mobilisez toutes vos capacités intellectuelles : réagissez au texte,
comparez les idées aux vôtres, jugez de la qualité de l’information,
anticipez la suite.

Bref, la lecture active consiste précisément dans l’usage de toutes


vos capacités intellectuelles. Ce qui implique notamment de réagir au
texte en l’annotant et de faire des fiches documentaires.

2° Réagir au texte en l’annotant

Pour cela il faut :

- Souligner (au crayon) les idées principales et les idées secondaires


qui viennent les appuyer ;
- Utiliser l’accolade pour identifier les passages intéressants et noter
les numéros des pages importantes.
- Encercler des statistiques, dates, noms, définitions.
- Etre attentif aux mots-clés tels que : de plus, en outre, qui ajoutent
une idée ; cependant, par ailleurs, qui expriment une opposition ou

20
une restriction ; considérant, attendu, qui motivent un jugement ;
ainsi, qui annonce un exemple ; etc.
- Ecrire vos commentaires, critiques et questions.
- Parler d’une section lue avec une personne de son entourage.
- Interrompre une lecture qui ne suscite aucun intérêt, réfléchir sur
ses motivations ou chercher une autre source d’information plus
stimulante.
- Quitter momentanément un ouvrage qui nécessite des prérequis
que vous n’avez pas ou pas encore.

N.B. : 1° Après chaque chapitre lu :

- Résumer dans ses propres mots le chapitre, revoir ses annotations si


c’est nécessaire ;

- Intégrer les informations nouvelles à ses connaissances, faire des liens


avec d’autres lectures ;

- Répondre aux questions qu’on s’était posées au début.

2° A la fin du livre lu

- Résumer les idées essentielles en reliant les chapitres ou thème


central : un schéma produit à partir de la table des matières peut
suffire ;
- Relire les parties à approfondir ;
- Vérifier si chaque question a été élucidée ;
- Discuter du contenu avec d’autres étudiants
[Link]. Pour conserver les informations documentaires trouvées

Quelle que soit la source de votre documentation (livre, revue,


rencontre, réflexion personnelle…) la technique la plus pratique pour
conserver vos informations consiste à reporter sur des fiches
documentaires tous les renseignements que vous avez tirés de vos
lectures.

Une fiche documentaire est celle sur laquelle on prend des notes en
vue de la rédaction de son travail universitaire. Le thème étant le sujet de

21
votre travail, vous pouvez rédiger ces fiches par sous-thèmes (parties,
chapitres, questions… du plan provisoire).

Comment confectionner vos fiches documentaires ?

Diviser la fiche en deux parties :

- Une petite bande supérieure devant servir de vedette,


- Une bande très large appelée à recueillir les informations
bibliographiques et documentaires

Vedette
Bande à informations

C’est dans la vedette qu’il faut inscrire le thème ou le sous-thème et


dans la large bande, les informations bibliographiques (auteur, titre de
l’ouvrage…) ou documentaires (page résumée ou commentée, passage
cité, idées, etc.).

Quelle est la matière qui doit faire l’objet des notes à prendre ? Il ne faut
noter que l’essentiel.

Mais comment distinguer l’essentiel ?

Après mûre réflexion. Pour cela, lorsqu’en lisant vous faites les
commentaires suivants, il y a lieu de prendre des notes :

- Cela sera utile à mon introduction, à ma conclusion ;


- C’est essentiel à mon argumentation ;
- Cela appuie ou démolit mon hypothèse ;
- C’est la réponse à une question que je me posais ;
- J’aurais voulu y avoir pensé ;
- Il faut absolument que je m’en souvienne ;
- C’est le meilleur exemple pour mon travail ;
- Je vais me servir de ce renseignement, de ces statistiques.

Comment porter de telles informations dans les fiches ?

Cela dépend du type de la fiche. Et on peut, en gros, faire état de


cinq (5) types de fiches :

22
- Fiche bibliographique
- Fiche de citation
- Fiche de résumé
- Fiche de commentaire
- Fiches d’idées

1° La fiche bibliographique

C’est celle où on retranscrit les notes bibliographiques d’un document


qu’on a lu. Elle reprend les noms de l’auteur, le titre du document, le lieu,
la date (année), les nombre de pages, l’édition, l’éditeur…

L’architecture congolaise

Roger MUMBERE TSHAKA, L’architecture congolaise : mythe ou


réalité ? Kinshasa, Les Editions du Cerdaf, 2014, 96p.

2° La fiche de citation

C’est celle sur laquelle on retranscrit telles quelles une ou plusieurs


phrases en les mettant entre guillemets (« … »). La citation se reconnaît à
ces signes bien précis : les guillemets.

Habitat traditionnel : caractéristique essentielle

MUMBERE TSHAKA, Roger, L’architecture congolaise…, p. 29-30.

« S’agissant de la caractéristique de l’habitat traditionnel, on notera


qu’elle est fondée sur l’adaptation aussi bien aux exigences de
logement qu’aux us et coutumes du milieu. Quatre éléments
principaux sont pris en compte :
1) l’adaptation aux besoins ;
2) l’observation des coutumes et mœurs ;
3) l’influence du climat ;
4) l’utilisation des ressources locales (régionales).
La combinaison de tous ces éléments faisait de la case traditionnelle
une structure harmonieuse, culturellement équilibrée et fidèle aux
besoins existentiels. »

23
N.B. : Quand on retranscrit ainsi une ou plusieurs phrases d’un auteur, il faut les
reprendre telles quelles, sans modification ni correction. Toutefois, pour qu’une « faute »
éventuelle (de frappe ou grammaire) contenue dans le passage cité ne vous soit pas
attribuée, il y a lieu de le signaler par les signes communément admis [sic] ou [!] à
insérer immédiatement après le mot mal écrit ou utilisé à mauvais escient.

3° Fiche de résumé

C’est celle sur laquelle le lecteur reformule dans ses propres mots, la
position, les arguments et la conclusion d’un auteur. Elle commence le
texte par des expressions telles que « d’après X », « selon Y », « à en
croire Y », etc. et se reconnaît à l’absence de guillemets et/ou de tout
autre signe (accolades, par exemple).

Retour aux études – Difficultés Chap. III


FORTIN-LINCK, Louise, Guide méthodologique, p. 11
Selon Louise Fortin-Linck, beaucoup d’adultes qui reprennent des
études rencontrent des difficultés méthodologiques car l’institution
scolaire dans laquelle ils se retrouvent n’est plus celle qu’ils avaient
connue.

4° La fiche de commentaires

C’est la fiche sur laquelle le lecteur donne ses réactions, ses


réflexions, ses jugements, ses critiques.

Pour éviter toute confusion avec le résumé ou la citation, mettez


votre commentaire entre [ ] crochets.

Retour aux études – Difficultés Chap. III

[Beaucoup d’adultes qui reprennent des études rencontrent des


difficultés méthodologiques, c’est vrai. Mais n’es est-il pas aussi de
même pour les étudiants qui proviennent directement de l’école
secondaire ?]

5° La fiche d’idées

C’est celle sur laquelle le lecteur mêle des citations, des


commentaires en rapport avec les idées.

24
Selon qu’il s’agit de citation, de commentaire ou de résumé, le
rédacteur de la fiche est invité à utiliser les signes appropriés.

Retour aux études - Chap. III


Solutions méthodologiques

FORTIN-LINCK, Louise, Guide méthodologique, p. 60-64


1. Le travail d’équipe : bien choisir ses partenaires, bien gérer
son temps (OUI)
2. Avantages : plus d’idées et d’expériences, sujet plus
approfondi (vraiment ?)

2.3.2. Méthodes et techniques de recherche

L’aboutissement heureux de toute recherche scientifique est


largement tributaire de l’utilisation des procédés rigoureux, bien définis,
adaptés au genre des problèmes ou phénomènes à étudier. Ce sont des
méthodes et techniques.

Le problème de méthode et/ou technique donne une réponse à la question


« comment faire ? ». Il est largement et profondément abordé dans le
cours de méthodologie relatif à chaque discipline concernée.

[Link]. Les méthodes de recherche

La méthode en science peut se définir comme la marche, l’ensemble


des démarches que suit l’esprit pour découvrir et démontrer la vérité. De
ce fait, elle est tributaire de l’objet de la recherche. C’est ainsi qu’on
distingue plusieurs méthodes de recherche, notamment :

1° La méthode historique : elle permet d’examiner un fait, un phénomène


dans la diachronie, dans sa réalité évolutive et qui exploite l’expérience du
passé pour comprendre la situation présente.

2° La méthode comparative : celle-ci met en exergue des types qu’elle


met en parallèle.

3° La méthode fonctionnelle : elle met en évidence la fonction, le


fonctionnement, les mécanismes de fonctionnement d’un organisme,
d’une institution.
25
4° La méthode structurale : elle cherche à comprendre l’objet de sa
recherche par l’étude de ses structures, par la description de m’objet.

La méthode fonctionnelle fait souvent appel à la méthode structurale, on


parle alors de la méthode structuro-fonctionnelle qui vise à expliquer le
fonctionnement d’une entité par les relations entre structures.

5° La méthode génétique : elle est très proche de la méthode historique,


dans la mesure où elle cherche la genèse des événements, elle remonte le
temps pour expliquer la situation présente.

6° La méthode dialectique : c’est une approche empirique qui va des


observations concrètes au dégagement d’une thèse, d’une antithèse et de
la synthèse.

7° La méthode systémique : elle étudie les relations entre différents


niveaux d’un même système et entre les systèmes et les sous-systèmes.
C’est une spécification de la méthode structurale.

8° la méthode statistique : elle analyse des résultats chiffrés pour en tirer


une prévision ou comprendre une réalité. D’aucuns parmi les chercheurs
la considère comme une technique.

9° La méthode analytique :

10° La méthode critique :

11° La méthode phénoménologique :

12° La méthode herméneutique :

Etc.

[Link]. Les techniques de recherche

Il ne suffit pas au chercheur de se définir la ou les méthodes à


utiliser, il convient aussi de déterminer les procédés particuliers ou
instruments à exploiter pour collecter les données de sa recherche. Ce
sont les techniques.

26
Les techniques sont des outils utilisés dans la collecte des
informations qui devront plus tard être soumises à l’interprétation et à
l’explication grâce aux méthodes.

On distingue différents types de techniques de recherche que l’on


peut regrouper en deux grandes catégories : les techniques
documentaires ou non vivantes et les techniques vivantes.

1° Les techniques documentaires ou non vivantes

Elles sont utilisées lorsque l’accès aux informations recherchées


transite par la lecture, l’audition ou la vision d’œuvres matérielles ou
immatérielles. On distingue :

- Les documents écrits : archives, revues, journaux, livres, etc.


- Les documents technologiques : ce sont les objets produits et qui
peuvent renseigner sur une question. C’est le cas poterie, statues,
costumes, modèle de maison…
- Les documents iconographiques, photographiques et cinématiques ;
- Les documents phonétiques.

2° Techniques vivantes

C’est des techniques basées sur un contact entre humains. Elles


mettent en face le chercheur et les enquêtés détenant l’information. Elles
revêtent différentes formes : questionnaires, interview, sondage
d’opinions et observation.

a) La technique du questionnaire : elle consiste à administrer un


questionnaire par écrit ou oralement. Ces questions peuvent être
directes, indirectes, ouvertes, fermées…
b) La technique d’interview ou entretien : c’est un tête-à-tête au cours
duquel on demande oralement des informations à l’enquêté.
c) La technique d’observation : elle consiste à suivre la vie des groupes
étudiés.
d) La technique de sondage : c’est l’enquête menée sur une partie
(échantillon) de la population à laquelle on s’intéresse suite à
l’impossibilité d’interroger individuellement tout le monde visé.

27
Le cours de méthodologie s’appesantira sur ce point.

2.4. Comment utiliser les informations collectées ?

2.4.1. Organisation et exploitation des informations collectées

Au terme de principales lectures et de la collecte de principales


informations données, il importe d’en faire une relecture générale en vue
de vous en rafraichir la mémoire. De la sorte, les informations et
connaissances accumulées sur votre sujet au fur et à mesure de vos
lectures, interviews et/ou enquêtes vont vous permettre d’élaborer un
plan provisoire de rédaction de votre travail qui pourra s’étoffer tout au
long de la rédaction.

Sur base de ce plan provisoire de rédaction, vous regroupez vos


fiches de lecture et de note des données suivant les différents points, à
développer dans le travail, auxquels le contenu des fiches se rapporte. Ce
classement doit être fait soigneusement. Il permet de les exploiter
facilement lors de la rédaction du travail.

2.4.2. Les normes bibliographiques

Après le travail de triage et de regroupement des informations, en


fonction des points du travail auxquels elles se rapportent, il s’agit ensuite
de les exploiter dans la confection de votre travail.

Le caractère scientifique d’une recherche tient, en bonne partie, au


caractère contrôlable des sources dont se sert le chercheur. Ces sources
doivent être clairement indiquées soit dans le texte (sous forme des
notes), soit dans la table bibliographique généralement placée à la fin du
travail. Le non-respect de cette exigence expose le chercheur à être taxé
de plagiat.

L’indication des sources obéit à des règles précises codifiées sous


forme des normes ou des règles dites bibliographiques.

[Link]. Les zones de référence bibliographiques

28
Comme n’importe quel autre texte, la notice et/ou la note
bibliographique comporte des parties bien identifiables qu’on appelle
« zones de référence bibliographique ». On distingue :

1° La mention de responsabilité,

2° Le titre (titre principal et sous-titre),

3° Le complément du titre,

4° La collection,

5° L’édition,

6° L’adresse bibliographique (ville, éditeur, millésime),

7° La collation,

8° Les notes,

9° L’ISBN et indications commerciales

Les zones peuvent être subdivisées en sous-zones (nom, post-nom et


prénom d’un auteur ; titre et sous-titre d’un ouvrage, et., par exemple).

Les zones Quelle graphie


respecter ?
1. Mention de responsabilité En capitales
2. Titre :
Titre principal et sous-titre, avec la ponctuation de En italiques
la page de titre ou un point pour les séparer
3. Zone du complément du titre :
Par exemple : 2 volumes, préface de … Acte du 3e
Colloque international, traduit de l’anglais par… / En romains
Mémoire de DEA en…. / Thèse de doctorat en…
4. Zone de la collection : Le nom de la collection se
A la place de la collection se met le titre de la revue met entre parenthèses.
(s’il s’agit d’un article de revue) ou le titre de Exemple : (Que sais-je ?)
l’ouvrage (si le texte est une contribution à un Le titre de la revue, le titre
ouvrage collectif) de l’ouvrage collectif se
mettent en italiques ou
sont soulignés.
5. Zone de l’édition, En romains
Par exemple : 2e édition / nouvelle édition revue et
corrigée / reproduction en facsimilé…
6. Zone de l’adresse bibliographique :
Lieu (ville), éditeur (maison d’éditions), date En romains
(millésime).
7. Zone de la collation (de la description matérielle du
document) :
Cette description se limite souvent aux aspects
suivants :
- Nombre de pages (le nombre de pages est En romains

29
déterminé par la dernière pagination
imprimée)
- Illustrations, carates.
- Dimensions (hauteur seule ou hauteur x
largeur)
8. Zone des notes :
Compléments et précisions qui peuvent par
exemple indiquer les grandes divisions de En romains
l’ouvrage, en donner un résumé et fournir toute
annotation jugée utile
9. Zone de l’ISBN et des indications commerciales En romains
éventuelles (prix en telle monnaie)

N.B. : Les zones (7) à (9) ne doivent pas être systématiquement remplies dans la
bibliographie. Elles sont facultatives. On n’en garde le plus souvent que le nombre de
pages et, éventuellement, une note du genre « fait suite à… » après le titre d’une revue.

[Link]. Les sources des informations à utiliser

Où puiser les informations à utiliser dans les différentes zones


bibliographiques ?

Les informations doivent provenir du document lui-même.

Là où manquent les informations telles que la date et le lieu


d’édition, il est prévu de le signaler par les indications telles que s.d. (pour
sans date, en latin sine data) ou s.l. (sans lieu, sine loco).

1° Pour les zones 1,2 et 3, soit la mention de responsabilité et le titre, se


référer à la page de titre (du 1er volume si le livre en a plusieurs) et pas à
la couverture (celle-ci peut comporter des éléments qui relèvent plutôt de
la publicité).

2° Pour la zone 4, soit la collection : se référer à la page de titre, aux


éléments préliminaires, à la couverture, au dos du livre ou au colophon
(achevé d’imprimé…, à la fin du volume).

3° Pour les zones 5 et 6, soit l’édition et l’adresse bibliographique : se


référer à la page de titre, aux éléments préliminaires ou au colophon.

4° Pour la zone 7, soit la description matérielle du document : se référer à


l’ouvrage lui-même.

5° Pour les zones 8 et 9, soit les notes et l’ISBN : n’importe où dans le


document

30
Tableau récapitulatif

N° Les zones Les sources des informations à utiliser


1. Mention de responsabilité Page de titre (pas la couverture)
2. Titre (= titre principal et sous-titre) Page de titre (pas la couverture)
3. Zone du complément du titre Page de titre
Page de titre / éléments préliminaires /
4. Zone de la collection couverture / dos du livre / colophon
(achevé d’imprimé… à la fin du volume).
5. Zone de l’édition Page de titre / éléments préliminaires /
colophon
6. Zone de l’adresse bibliographique Page de titre / éléments préliminaires /
colophon
7. Zone de la collation L’ouvrage lui-même
8. Zone des notes Dos de la page de faux titre / Dos de la
page de titre / Colophon / 4 e page de la
couverture
9. Zone de l’ISBN et des indications Dos de la page de titre / Colophon / 4e
commerciales page de la couverture

[Link]. L’orthographe dans les notes et table bibliographiques

Il faut respecter l’orthographe de l’original, avec éventuellement


[sic] ou [!] ou la correction sous la forme [i.e. …] en ajoutant entre
crochets [ ] ce qui manque ou ne provient pas des sources reconnues (la
date de publication par exemple).

Dans les éléments d’une référence qui ne proviennent pas de la


source utilisée, il faut utiliser, en principe, la langue française. Par exemple
« dans » et pas « in ».

[Link]. La ponctuation

Dans une bibliographie nous adoptons le principe de mettre un point


à la fin de chaque zone, sauf entre la mention de responsabilité et le titre,
avec les deux réserves suivantes :

1° Dans les références à un article :

Les zones sont séparées par des virgules et non par des points. Il
peut cependant y avoir des points, deux points ou un point-virgule à
l’intérieur d’une même zone, notamment dans la zone du titre et du sous-
titre.

2° Dans les notes infrapaginales :

31
On applique la même règle de séparer les zones par des virgules.

Nous adoptons le principe de séparer par un tiret entre deux


espaces les éléments répétés d’une zone qui ne sont pas unis par une
conjonction : deux auteurs, deux lieux d’édition ou deux éditeurs, etc.

Le signe = est utilisé pour séparer des mentions parallèles, par


exemple le titre dans une deuxième langue.

Nous n’employons pas le point-virgule comme ponctuation de


formatage entre les zones ou les sous-zones de 1 à 6. Il peut cependant
figurer dans un titre et être utilisé dans la rédaction des notes.

Nous employons les deux points plutôt que les guillemets après des
expressions introductives figurant dans les notes, par exemple pour une
revue, « fait suite à : … ». Nous ne le faisons pas après « dans » faisant
suite au titre d’un article

[Link]. Les normes systématiques

1° Dans une bibliographie

A. Les livres

Zone 1 : Nom de l’auteur en capitales, suivi du post-nom en minuscules,


d’une virgule et du prénom (en entier si possible).

S’il y a plusieurs auteurs, on les sépare par un tiret entre deux


espaces, sauf s’ils sont unis par une conjonction. A partir du 3 e auteur, on
indique e.a. (= et autres / et alii). Cette zone de référence se termine par
une virgule.

Le nom s’indique en capitales, même s’il s’agit d’une collectivité-


auteur. Dans ce cas, c’est l’institution immédiatement responsable qui est
considérée comme auteur et non les instances supérieures. Par exemple
c’est l’Institut National de la Statistique et non le Ministère du Plan qui est
l’auteur des résultats du recensement de 1984.

Sur la page de titre qu’il faut voir si une personne ou une institution
est désignée comme « l’auteur » de la publication, soit par la position de

32
son nom, soit par une formule d’introduction : « sous la direction de… »,
« Édité par… »

S’il n’y a pas d’auteur indiqué, la référence commence


immédiatement par le titre et est classée d’après la première lettre du
titre (en ne tenant pas compte des articles).

Pour l’ordre alphabétique, on n’élimine aucun élément des noms


d’auteurs : De Robiano est classé à D ; Van den Bossche à V.

Les titres (O.P., Mgr, Cardinal, Général, Amiral, Colonel…) ne sont


pas repris que s’ils figurent sur la page de titre et s’ils sont vraiment utiles
pour identifier la référence. On les indique alors après le post-nom ou le
prénom, entre parenthèses s’ils figuraient avant le nom dans la source.

Exemple : NLANDU MAYI, Daniel (Mgr),…

Pour les ouvrages collectifs, le nom de l’ « éditeur » ou des


« éditeurs », c’est-à-dire des responsables de l’édition, est à faire suivre
de (éd.) entre parenthèses, - ou (ed.) selon la langue du volume – avant la
virgule qui précède le titre.

Pour les éditions de texte, la page de titre indique si le livre est à


considérer comme le travail de l’éditeur ou celui de l’auteur ancien du
texte. Dans le premier cas, l’auteur ancien figure habituellement dans le
titre. Dans le second, la mention de l’éditeur est habituellement donnée
dans le complément du titre.

Zone 2 et 3 : Titre en italique (ou souligné), terminé par un point. Entre le


titre et le sous-titre, on reprend la ponctuation de la page de titre si elle
existe ou on met un point.

Compléments du titre en romains, terminés par un point. Les


compléments du titre doivent aussi provenir de la page de titre. Il n’y a
pas de règles absolues pour distinguer un sous-titre d’un complément. La
différence est précisément que le complément ne sera plus en italiques et
qu’il sera omis dans les références abrégées.

33
Zone 4 : (Collection, suivie, s’il existe, du n° après une virgule) entre
parenthèses et suivie d’un point. On n’écrit pas le signe « n° ».

Exemple : (Recherches philosophiques africaines, 15).

Zone 5 : Edition, si une indication de ce genre est à indiquer, suivie d’un


point.

Zone 6 : Adresse bibliographique : Lieu, éditeur, date. (Avec une virgule


après les deux premiers éléments et un point après la date).

S’il y a plusieurs lieux d’édition, on les sépare par un tiret entre deux
espaces. S’il y a plusieurs éditeurs, on fait de même.

Zone 7 à 9 : Après le point terminant l’adresse bibliographique, on peut


indiquer le nombre de pages suivi de p. et éventuellement des Notes
séparées par un point (par exemple : Original allemand de 1866). Le
nombre de pages est déterminé par la dernière pagination imprimée. Elle
peut comporter plusieurs indications :

XVI-384 p. / 298 et 314 p., si on a indiqué qu’il y avait 2 vol.

B. Les articles

Retenir, avant tout, qu’ici les zones sont séparées par une virgule.

- Auteur et Titre : comme pour les livres, suivis d’une virgule.

S’il s’agit d’un article de revue :

- Titre de la revue en italiques, précédé de « dans ».


- La numérotation des revues : Le principe est de considérer le titre de
la revue et son numéro comme un seul élément : il n’y a donc pas
de ponctuation qui les sépare.
Le principe est aussi de n’indiquer que deux éléments : le tome (ou
le volume) en chiffres arabes suivi de l’année entre parenthèses. On
n’indique pas le mois en dehors des exceptions qui seront indiquées.
Cet ensemble est suivi d’une virgule, de « p. » et de la référence
précise (la page où se trouvent le texte cité ou la première et la
dernière page de l’article). Exemple :
Le Muséon 102 (1989), p. 19-42.
34
Les difficultés viennent de deux sources.

D’une part, certaines revues ont une numérotation continue, comme


Congo-Afrique ; et cette numérotation est devenue le mode de référence
le plus simple. Dans ce cas, on peut omettre l’indication du tome et on
inscrit le numéro après « n° » sans virgule après l’année. On peut aussi
maintenir l’indication du tome, comme c’est l’usage pour les Cahiers des
Religions africaines :

Cahiers des Religions africaines 23 (1989) n° 45-46, p. 49-85.

D’autre part, la difficulté résulte de la pratique de centaines revues


de recommencer la pagination à 1 dans chacun de leurs numéros. Il est
alors nécessaire d’indiquer la numérotation intérieure à chaque année.
Dans ce cas, le n° fait partie de l’indication de l’année par une barre
oblique, comme c’est l’usage pour Telema. Selon le même principe, on
pourrait devoir mentionner le mois avec l’année entre parenthèse si la
numérotation des pages recommençait chaque mois et si la revue ne
portait pas d’indication de numéro :

Telema 14 (1988/2), p. 37-56.

Journal Officiel (15 juin 1989), p. 16-25.

Si un article se prolonge dans plusieurs numéros, les références


successives peuvent se suivre sans répétition du titre de la revue, en
reprenant seulement les indications nécessaires selon le mode de
numérotation de la revue :

- Congo-Afrique (1976) n° 108, p. 461-473 et n° 109, p. 527-538, si on


a adopté la pratique d’indiquer les n° de cette revue, ou
- Congo-Afrique 16 (1976), p. 461-473 et 527-538.
- Revue d’histoire ecclésiastique 57 (1962), p. 45-65 et 446-469.
- Zaïre 11 (1957), p. 901-932 et 12 (1958), p. 36-64, 165-177 et 275-
291.

On peut utiliser des abréviations pour désigner une revue, par


exemple RAT pour Revue Africaine de Théologie, à condition qu’une table

35
des abréviations ait été fournie. Un renvoi à cette table des abréviations
doit être indiqué au début de la biographie.

C. S’il s’agit d’un ouvrage collectif

Cet ouvrage doit avoir sa référence complète dans la table


bibliographique. Les références aux diverses contributions sont traitées
comme celles des articles de revue. Le titre de l’ouvrage est suivi du lieu
d’édition, de la date et enfin de l’indication de la première et de la
dernière page de l’article, séparées par un tiret. Les éléments de cette
référence sont séparés par les virgules.

2° Dans les notes infra-paginales

Les zones d’une note infrapaginale sont séparées par des virgules et
non par des points et les références sont indiquées sous une forme
abrégée : sans indication ni de la collection, ni de l’édition, ni de l’éditeur.

- NOM DE L’AUTEUR : en capitales, précédé de l’initiale du prénom.


S’il y a plusieurs auteurs, on peut indiquer « e.a. » immédiatement
après le nom du premier. Cette indication est suivie d’une virgule.
- Titre et sous-titre en italiques, sans indication du complément de
titre. Le titre est suivi d’une virgule s’il s’agit d’un livre, de «, dans »
s’il s’agit d’un article.
- Une revue s’indique par son titre et la numérotation comme stipulé
pour la table bibliographique.
- Un ouvrage collectif est désigné sous la forme abrégée : AUTEUR,
titre, lieu et date de publication, pages.
- Les références se terminent par le lieu d’édition et la date, suivis de
l’indication p. et de la (ou des) page(s) citées(s).
- Une zone de « note », précédée d’un point peut compléter cette
citation, précisant par exemple la portée de l’ouvrage.

N.B. : Dans les notes d’un article, qui ne comporte en principe pas de table
bibliographique, les notes doivent se suffire à elles-mêmes. L’auteur peut dès lors estimer
utile de reproduire certaines mentions omises dans les notes d’un ouvrage : le
complément du titre, la collection ou l’édition notamment.

[Link]. Les abréviations

36
Nous adoptons le principe d’éviter les abréviations latines non
nécessaires (op. cit. par exemple) et de répéter le nom d’un auteur plutôt
que de le remplacer par id. ou idem.

Les abréviations suivantes sont reconnues sans besoin d’une


mention dans la table des abréviations :

- ib. : ibidem (au même endroit)


- i.e. : id est (c’est-à-dire)
- o.c. : ouvrage cité ou, en latin, opus citatum (opere citato)
- p. (et non pp.) : page(s)
- s.l., s.d., s.n. : sans lieu (sine loco), sans date (sine data), sans nom
(sine nomine).
- t. : tome
- vol. : volume
- fasc. : fascicule
[Link]. Synthèse récapitulative

1° Dans une bibliographie, nous adoptons le principe de mettre un point à


la fin de chaque zone, sauf entre la mention de responsabilité et le titre.

2° Dans les références à un article, les zones sont séparées par des
virgules et non par des points. Dans les notes infrapaginales, on applique
la même règle.

3° Nous adoptons le principe de séparer par un tiret entre deux espaces


les éléments répétés d’une zone qui ne sont pas unis par une conjonction :
deux auteurs, deux lieux d’édition ou deux éditeurs, etc.

4° Le signe = est utilisé pour séparer des mentions parallèles, par


exemple le titre dans une deuxième langue.

5° C’est sur la page de titre qu’il faut voir si une personne ou une
institution est désignée comme « l’auteur » de la publication, soit par la
position de son nom, soit par une formule d’introduction : « sous la
direction de … », « édité par… »

37
6° S’il n’y a pas d’auteur indiqué, la référence commence immédiatement
par le titre et est classée d’après la première lettre du titre (en ne tenant
pas compte des articles).

7° Pour l’ordre alphabétique, on n’élimine aucun élément des noms


d’auteurs : de Robiano est classé à de ; van den Bossche à van.

8° Les titres (O.P., Mgr, Cardinal, Général, Colonel, …) ne sont repris que
s’ils figurent sur la page de titre et s’ils sont vraiment utiles pour identifier
la référence.

9° Pour les ouvrages collectifs, le nom de l’ « éditeur » ou des « éditeurs »,


c’est-à-dire des responsables de l’édition, est à faire suivre de (éd.) entre
parenthèse, - ou (ed.) selon la langue du volume – avant la virgule qui
précède le titre.

10° Pour les éditions de texte, la page de titre indique si le livre est à
considérer comme le travail de l’éditeur ou celui de l’auteur ancien du
texte. Dans le premier cas, l’auteur ancien figure habituellement dans le
titre. Dans le second, la mention de l’éditeur est habituellement donnée
dans le complément du titre.

11° Le nombre de pages est déterminé par la dernière pagination


imprimée. Elle peut comporter plusieurs indications : XVI-384 p. ; 298 et
314 p., si on a indiqué qu’il y avait 2 vol.

12° Cet ouvrage doit avoir sa référence complète dans la table


bibliographique. Les références aux diverses contributions sont traitées
comme celles des articles de revue. Le titre de l’ouvrage est suivi du lieu
d’édition, de la date et enfin de l’indication de la première et de la
dernière page de l’article, séparées par un tiret. Les éléments de cette
référence sont séparés par des virgules.

13° Les zones d’une note infrapaginale sont séparées par des virgules et
non par des points et les références sont indiquées sous une forme
abrégée : sans indication ni de la collection, ni de l’édition, ni de l’éditeur.

14° Dans les notes d’un article, qui ne comporte en principe pas de table
bibliographique, les notes doivent se suffire à elles-mêmes. L’auteur peut

38
dès lors estimer utile de reproduire certaines mentions omises dans les
notes d’un ouvrage : le complément du titre, la collection ou l’édition
notamment.

Chapitre 3 : Conception et exécution d’un projet de


recherche

3.1. Conception d’un sujet de recherche

Un projet de recherche suppose le choix d’un sujet, la définition de


l’état de la question, de la problématique, de l’hypothèse et des objectifs
d’étude ainsi que de son intérêt.

3.1.1. Le choix du sujet

Le choix du sujet justifie la motivation du chercheur. Choisir un sujet


de recherche n’est pas une tâche aisée. Penchants personnels et
jugement de valeur sont déterminants dans ce choix.

39
Le choix d’un sujet peut être motivé par :

- Une conjoncture sociale : une situation de crise, des opportunités de


financement, des appels d’offre de recherche…
- Le souci de prestige : être premier dans un domaine rare et laisser
son nom.
- Une problématique que la recherche doit résoudre.
- L’objet qui attire l’attention du chercheur ou frappe son imagination.

Le choix du sujet constitue le premier acte de toute recherche


scientifique. Il résulte de l’intuition personnelle ou de la proposition d’un
tiers. Quoi qu’il en soit, il requiert du chercheur d’être bon observateur
pour détecter / identifier des problèmes qui se posent dans son
environnement.

Le chercheur doit, en outre, pouvoir justifier le choix de son sujet. Et


pour être crédible, ce choix doit répondre à quelques contraintes ou
conditions suivantes :

- L’intérêt du sujet choisi pour le chercheur ou le commanditaire de la


recherche.
- La compétence, c’est-à-dire la capacité intellectuelle du chercheur à
pouvoir mener la recherche jusqu’au bout.
- La disponibilité du chercheur, c’est-à-dire avoir le temps nécessaire
à la recherche.
- Disposition des moyens matériels et financiers nécessaires à l’étude.
- L’accessibilité aux sources d’informations.

En définitive, un bon sujet doit être simple, bien défini et limité.

Un sujet bien délimité permet au chercheur de traiter son sujet en


profondeur, de mener sa recherche avec efficacité et lucidité. La
délimitation du sujet peut se faire sur le plan temporel, spatial et
typologique. C’est-à-dire il faut déterminer la période concernée par la
recherche, le territoire des faits à observer ainsi que leur nature ou type.

3.1.2. L’état de la question et la problématique

40
Un chercheur doit éviter la prétention d’être le premier dans un
domaine, aussi doit-il, avant d’avancer dans son étude, chercher à
circonscrire son sujet. Une bonne investigation débute par la revue de
littérature qui permet d’établir l’état de la question.

1° L’état de la question

Après le choix du sujet de son étude, le chercheur se doit de savoir


si quelqu’un d’autre n’a pas étudié ce sujet, quelles ont été ses
conclusions et difficultés en ces temps-là, de mieux cerner son problème.
C’est l’inventaire des travaux réalisés dans le domaine sous étude tout en
précisant les lignes de démarcation entre son sujet (étude) et les études
précédentes. Cela permet d’éviter de traiter une étude déjà réalisée.

2° La problématique

Après avoir choisi le sujet et décrit l’état de la question, le chercheur


doit être capable de formuler en termes précis le ou les problèmes qui
nécessitent une recherche. C’est la problématique ou argumentaire.

La problématique est l’ « ensemble de questions posées dans un


domaine de la science, en vue d’une recherche des solutions ». C’est ici où
les questions centrales seront formulées sous forme interrogative et
doivent susciter l’hypothèse de la recherche.

La problématique justifie la recherche et doit être bien argumentée.

3.1.3. La formulation de l’hypothèse et les objectifs de la


recherche

[Link]. L’hypothèse du travail

La question centrale ayant été posée, l’hypothèse anticipe la


réponse (solution) que la recherche va confirmer ou infirmer. La recherche
vérifie donc le bien-fondé ou mal-fondé de l’hypothèse.

Le chercheur peut énoncer une ou plusieurs hypothèses selon le


nombre de questions.

Du point de vue de l'origine, on peut distinguer deux sortes


d’hypothèses :
41
1° Sortes d’hypothèses

- Les hypothèses induites, découlant de l’observation des faits ;


- Les hypothèses déduites, découlant des théories existantes ou par
analogies, des conclusions antérieures.

Du point de vue de la forme, on distingue :

- L’hypothèse-proposition

Exemple :

Question : Existe-t-il une différence dans le pourcentage de réussite entre


les filles et les garçons ?

Hypothèse-proposition : les garçons réalisent un pourcentage de réussite


plus élevé, même quand les deux sexes présentent les mêmes aptitudes
intellectuelles.

- L’hypothèse-interrogation

Elle s’impose quand le chercheur n’a pas d’éléments pour un rapport


efficace entre les facteurs des faits étudiés.

Exemple :

Question : Les étudiants sportifs réussissent-ils plus que les non-sportifs ?

Hypothèse-interrogation : le sport est-il un facteur de réussite sur le plan


académique ?

Question : les femmes guérissent-elles plus les malades que les hommes ?

Hypothèse-interrogation : le sexe serait-il une source supplémentaire de


guérison ?

2° Qualités d’une bonne hypothèse

- Etre plausible, c’est-à-dire vraisemblable, le plus proche possible de la


réalité.

- Etre concise : sans équivoque ni ambiguïté.

42
- Etre communicable c’est-à-dire portable à la connaissance d’autres
chercheurs.

- Etre neutre : sans jugement de valeur ni parti pris.

- Etre une réponse intégrale à la question posée.

- Etre vérifiable.

Lorsque ces conditions sont réunies, « l’hypothèse guide la recherche de


façon efficace ».

[Link]. La définition des objectifs de la recherche

Les objectifs précisent le but poursuivi par le chercheur.

Les objectifs de la recherche sont les résultats escomptés. Ils sont


fort liés au problème et à l’hypothèse. L’objectif général annonce en
termes globaux les objectifs spécifiques dérivent des tâches particulières à
accomplir pour atteindre l’objectif principal.

Exemple :

Sujet : Des conséquences sanitaires de la sécheresse dans la zone de


santé de Kimvula de 2000 à 2005

Question : La sécheresse, par ses effets sur la végétation, n’a-t-elle pas


réduit la santé des habitants de la zone ?

Hypothèse : La réduction de l’alimentation et la poussière ont entamé la


santé des habitants.

Objectif principal ou général : Déceler le méfait de la sécheresse pour


d’éventuelles solutions exogènes.

Objectifs spécifiques :

- Connaître le nombre de cas d’hospitalisation pendant cette période dus à


la sous-alimentation.

- Connaître les cas des morts relatifs à la sous-alimentation et à l’excès de


poussière.

- Définir l’alimentation des habitants pendant la période.

43
- Connaître les végétations alimentaires résistantes à encourager

Importance ou but des objectifs :

- Limiter l’étude aux nécessaires.

- Aider à la division de l’étude en parties ou étapes clairement définies.

- Permettre un bon choix des méthodes et techniques de recherche.

Pour une bonne formulation des objectifs, il faut :

- Utiliser les termes opérationnels, des verbes d’action évaluables.

- Préciser ce qu’on compte faire.

3.1.4. Intérêt de la recherche

L’intérêt de la recherche représente ce à quoi serviront les résultats


de la recherche pour le commanditaire ou le destinataire.

3.2. Exécution d’un projet de recherche

L’exécution d’un projet de recherche comprend plusieurs étapes à


suivre pour atteindre les objectifs escomptés. Nous pouvons épingler 6
étapes essentielles, à savoir :

- Le choix du sujet
- L’élaboration du projet de recherche
- La collecte des données
- Le dépouillement et le traitement des données
- L’analyse et l’interprétation des résultats
- La rédaction du travail

3.2.1. Le choix du sujet

Comme indiqué précédemment, le choix du sujet constitue le


premier acte de toute recherche scientifique. Il résulte de l’intuition
personnelle, nourrie par l’observation de son environnement, ou de la
proposition d’un tiers.

44
Hormis le fait de pouvoir justifier le choix de son sujet, l’on veillera à
ce qu’il revête de l’intérêt et que l’on ait des capacités intellectuelles,
matérielles et financières de le traiter. Un bon sujet doit être simple, bien
défini et limité.

N.B. : la formulation du sujet peut varier avec l’évolution de la recherche


sans néanmoins se départir du fil conducteur de l’étude menée.

3.2.2. L’élaboration du projet de recherche

Une fois le choix du sujet de recherche opéré, il importe d’élaborer


un projet de recherche. Il consiste à faire une revue de la littérature sur le
sujet, à formuler l’argumentaire (problématique), à définir les objectifs de
la recherche, à préconiser les méthodes et techniques à convoquer pour
atteindre les objectifs définis, à présenter l’intérêt de la recherche et à
indiquer une bibliographie sommaire sur le sujet ainsi qu’un plan de
recherche, même provisoire.

Il va sans dire que l’élaboration du projet de recherche requiert une


recherche préliminaire pour en nourrir les différents points. La lecture de
principaux travaux effectués sur le thème de la recherche et le contact
réel de l’objet de ses recherches s’avèrent ici nécessaires.

N.B. : L’élaboration du projet nécessite souvent beaucoup d’échanges


avec le directeur de la recherche. Une bonne formulation du projet est un
atout pour l’aboutissement de la recherche.

3.2.3. La collecte des données

Après la formulation du projet, vient la collecte des données. Cette


étape est ardue et longue. Selon la nature de la recherche, elle comprend
la recherche documentaire, les enquêtes de terrain, des interviews, des
observations, des expériences de laboratoire… Elle met en œuvre
différentes méthodes et techniques définies lors de l’élaboration du projet
de recherche et requiert la mise en pratique des notions apprises au
chapitre 2 du présent cours.

3.2.4. Le dépouillement et le traitement des données

45
Au retour du terrain, le chercheur met de l’ordre à la multitude des
données récoltées. Il les classe par catégories et les regroupe en fonction
de leur ordre de présentation dans le travail.

C’est à cette étape que s’élabore des tableaux et graphiques des


données collectées ainsi que leur traitement statistique éventuel et le
draft du plan de rédaction du travail.

3.2.5. L’analyse et l’interprétation des résultats

Faisant suite au dépouillement et au traitement des données


collectées, et suivant la nature de la recherche, le chercheur discute les
résultats obtenus afin d’en tirer une meilleure compréhension. Une bonne
analyse et une bonne interprétation permettent enfin de tirer une
conclusion sur la recherche afin de confirmer l’hypothèse de départ.

La conclusion générale consistera alors à donner le point de vue


retenu définitivement par le chercheur. Pour certaines écoles, la
conclusion rappelle les objectifs et hypothèse du début, souligne les
difficultés de la recherche avant de passer aux recommandations ou
suggestions. D’autres font des difficultés et des recommandations des
points à part.

3.2.6. La rédaction du travail

Dès que le travail de recherche est fini, que les données sont
classées et traitées, les résultats analysés et interprétés, il convient au
chercheur de donner une forme à ce travail. C’est la rédaction. Avant de
se mettre à rédiger son travail, le chercheur doit peaufiner son plan de
rédaction ébauché lors du dépouillement et du traitement des données. Ce
plan permet de définir un ordre logique et harmonieux à suivre.

Le chapitre suivant nous indique quelques principes de la rédaction


d’une dissertation scientifique.

Chapitre 4 : Présentation matérielle des travaux écrits

46
Les travaux écrits diffèrent suivant leur ampleur plus ou moins
grande. Chaque institution d’enseignement supérieur est universitaire est
censée donner aux étudiants les indications précises. Il revient à tout
étudiant d’en prendre connaissance et de les appliquer le plus
scrupuleusement possible.

4.1. Présentation des travaux écrits de petite ampleur

Les travaux de petite ampleur, comme une dissertation, un TP, un


rapport, etc. n’ont pas besoin de disposer d’une page de couverture. Il
peut suffire de prévoir, sur la première page du travail, un cadre dans
lequel seront clairement identifiés l’auteur du travail, sa promotion (suivie
de l’année académique), la date (du dépôt ou de la passation de
l’examen), la nature du travail (travail pratique, examen écrit de telle ou
telle discipline, etc.), le nom du titulaire du cours (à qui le travail est
destiné), la date et le sujet du travail.

Exemple :

NKENGE LAU Fanny


G1 Architecture (2019-2020)
Samedi le 18 avril 2020

T.P. du cours d’Initiation à la recherche scientifique

Sujet : Qu’est-ce que l’architecture ?

Professeur Pascal KAMUFUENKETE LUVUMBU

4.2. Règle générale de présentation du travail

4.2.1. Le papier et les interlignes

Le papier utilisé doit être blanc et de format uniforme, généralement


le A4. Le texte est écrit au recto des feuilles. Quant à l’interligne à
observer, il sera :

- De 1.5 dans le corps du texte ;


- Double entre les paragraphes ;

47
- Simple dans les citations mise en retrait, dans les notes au bas des
pages, dans la bibliographie, dans les annexes (ou appendices) et
dans les listes des tableaux ou des figures.

4.2.2. Les marges

Les marges seront :

- De 3 cm à gauche, en prévision de la reliure ;


- De 2.5 cm à droite ;
- De 2.5 cm en haut et en bas.

Ces marges doivent être respectées également sur les pages


contenant des tableaux, des figures et pour les annexes (ou appendice).
Grâce à l’ordinateur aujourd’hui, cela se fait automatiquement par la
machine. D’où il est utile de communiquer les instructions en vigueur dans
votre établissement à l’opérateur de saisie si celui-ci est un tiers.

4.2.3. Les coupures dans les mots

Afin de faciliter la lecture de votre texte, évitez de couper un mot à


la fin d’une page de telle sorte qu’une partie du mot se trouve sur une
page et l’autre partie sur la page suivante. Evitez aussi, le plus possible de
couper les mots au bout d’une ligne. Ne jamais couper un mot à l’endroit
d’une élision (l’/étudiant) ni après une première syllabe formée d’une
seule voyelle (u/niversité). Grâce à l’ordinateur, ceci se fait généralement
automatiquement aujourd’hui.

4.2.4. Les soulignements et les italiques

Selon les institutions universitaires, on souligne ou on met en


italiques les titres d’ouvrages, livres et thèses que l’on mentionne dans
son travail. Que ces titres soient mentionnés dans le corps du texte, dans
les références au bas des pages ou dans la bibliographie, il faut vous
conformer aux instructions de l’institution. Les mêmes instructions
peuvent valoir pour les titres d’articles de revue, de journal ou autres
périodiques : on les souligne ou on les met en italiques.

48
Vous pouvez soulignez ou mettre en italiques les passages et les
expressions cités sur lesquels vous désirez attirer l’attention du lecteur.
Dans ce cas, indiquez dans le texte ou dans une note au bas de la page
que le mot (ou le texte) souligné est de vous.

Si, dans un passage cité, une partie se trouvait déjà entre guillemets
(… « … »…), ceux-ci pourraient être avantageusement remplacés par des
apostrophes (« …’…’… »).

4.2.5. La transcription des nombres

- Dans un texte où les nombres sont rares, on se sert des mots pour
transcrire les nombres inférieurs à dix et des chiffres arabes pour les
autres.

- Dans un texte où les nombres sont fréquents et où ils sont tour à tour
inférieurs et supérieurs à dix, on ne peut utiliser partout que des chiffres.

- Par contre, on ne commence pas une phrase par un ou plusieurs


chiffres ; on transcrit le nombre avec des mots ou on reconstruit la phrase.

4.2.6. Les citations et les notes au bas des pages

Il vous faudra dans votre texte indiquer vos sources. Suivez, sur ce
point, les normes en vigueur dans votre institution.

Un modèle de citations en notes infra-paginales est donné dans le


présent opuscule.

Pour la table bibliographique, voir la bibliographie à la fin du présent


document.

4.2.7. Les tableaux et les figures

On nomme « tableau », toute liste de mots ou des chiffres ; on


nomme « figure », un graphique, un dessin, une carte, une photographie.

Les tableaux et les figures sont reproduits dans le sens du texte,


mais immédiatement à la suite du texte (quand ils sont de dimensions
réduites), ou sur une page distincte suivant immédiatement le texte qui
s’y rattache. Si un tableau ou une figure ne peut être présenté dans le

49
sens du texte, il pourra l’être dans l’autre sens, le haut du tableau ou de la
figure du côté gauche de la page.

La numérotation est différente selon qu’il s’agit d’un tableau ou


d’une figure :

- chaque tableau doit être numéroté en chiffres romains majuscules (par


exemple : IV) et titré en haut du tableau ;

- chaque figure doit être numérotée en chiffres arabes (par exemple : 4) et


titrée au bas de la figure.

Si cette règle vous semble trop pointilleuse, vous pouvez, après


entente avec votre professeur-e, numéroter tous les tableaux et les
figures en chiffres arabes de même que les titres en haut des pages.

Les tableaux ou figures dont le format dépasse les dimensions des


autres pages du texte peuvent être pliés une seule fois de droite à
gauche, de façon à pouvoir les déplier facilement lors de la lecture.

4.2.8. La pagination

- Toutes les parties peuvent être paginées en chiffres arabes.

- Les pages qui portent un titre sont comptées, mais non paginées (la
page-titre, la première page de la table des matières, de l’introduction, de
chacune des parties, de chacun des chapitres, de la conclusion, de la
bibliographie, des appendices). Il en va de même pour les pages des
tableaux et figures insérés dans le texte.

- Le chiffre de la page, le folio, prend place soit dans le coin supérieur droit
(à une distance égale – à 2.5 cm – du haut de la page et du bord droit de
la feuille), soit en haut au centre. Dans certaines universités, aucun trait,
point ou parenthèse ne doit accompagner le chiffre. De même, aucun
autre trait ne doit figurer au bas de la page.

4.2.9. L’articulation du contenu d’un travail scientifique de grande


ampleur

Un travail de recherche contient dans l’ordre : la page-titre ; la table


des matières ; la liste des tableaux, s’il y a lieu ; la liste des figures, s’il y a
50
lieu ; l’épigraphe ; la dédicace ; l’introduction ; le corps du texte ; la
conclusion ; la bibliographie ; les appendices ou annexes, s’il y a lieu.

Après les appendices ou annexes, il est de mise d’insérer une feuille


blanche, dite de garde. Cette page blanche peut inciter votre professeur à
rédiger ses commentaires, suite à la lecture et à la correction de votre
travail.

[Link]. La page-titre

Elle contient les renseignements suivants :

- Les références identifiant l’institution ;


- Le titre du travail ;
- Le ou les noms des auteur-e-s ;
- Le nom de la personne à qui le travail sera remis ou du directeur du
travail ;
- La nature, le statut ou le niveau du travail (T.P., mémoire de graduat
ou de licence, dissertation de D.E.A., thèse ou dissertation doctorale,
etc.)
- La date de remise (mois et année).

(Prévoir un modèle d’une page-titre)

[Link]. La table des matières

Elle suit immédiatement la page-titre ou la bibliographie, les


appendices ou les annexes, s’il y a lieu.

Elle contient le titre de différentes parties du travail ainsi qu’un


renvoi à la page où le sujet est traité. Les titres des chapitres sont en
majuscules alors que les subdivisions à l’intérieur de chaque chapitre sont
en minuscules.

Table des matières


Page
Liste des abréviations (s’il y a lieu) Romain
Liste des tableaux (s’il y a lieu) «
Liste des figures (s’il y a lieu) «
INTRODUCTION 1
CHAPITRE I : TITRE EN MAJUSCULES 5
A. Titre en minuscules 5
B. Titre en minuscules 25

51
C. Titre en minuscules 35
CHAPITRE II : TITRE EN MAJUSCULES 46
A. Titre en minuscules 46
B. Titre en minuscules 66
C. Titre en minuscules 86
CHAPITRE III : TITRE EN MAJUSCULES 100
A. Titre en minuscules 100
B. Titre en minuscules 121
C. Titre en minuscules 141
CONCLUSION 160
BIBLIOGRAPHIE 166
ANNEXES (s’il y a lieu) 168
A. Titre en minuscules 169
B. Titre en minuscules 176
C. Titre en minuscules 179
TABLE DES MATIERES 183

[Link]. La liste des tableaux, s’il y a lieu

Si le travail contient des tableaux, une liste appropriée doit faire


suite à la table des matières, sur une page distincte et titrée. L’on doit lors
transcrire les titres sans les abréger.

[Link]. La liste des figures, s’il y a lieu

Si le travail contient des figures, une liste appropriée doit faire suite
à celle des tableaux, sur une page distincte et titrée.

[Link]. L’épigraphe

C’est une courte citation placée en tête d’un ouvrage ou d’un


chapitre, par laquelle l’auteur tente de résumer l’essentiel de sa pensée.

[Link]. La dédicace

C’est un texte relativement court par lequel l’auteur dédie son


travail à une ou plusieurs personnes qui lui tiennent à cœur pour l’une ou
l’autre raison.

[Link]. L’introduction

Le titre (INTRODUCTION) se place en lettres majuscules à cinq


centimètres du bord supérieur de la feuille et le texte commence à trois
centimètres plus bas.

[Link]. Le corps du texte

52
Il peut contenir deux ou trois parties qui sont divisées en chapitres. Il
inclut les citations et les notes de bas des pages de même que les
tableaux et figures. Les parties et les chapitres sont indiqués
généralement par le système classique ou logique de division que voici :

I, A), 1), a) ou I, 1.1., 1.1.1. ; II, 2.1., 2.1.1., [Link]. etc.

Les parties sont séparées par une page-titre. La numérotation de la


partie est reproduite en majuscules (PREMIERE PARTIE), à 12 centimètres
du bord supérieur de la feuille. Le titre de la partie est écrit à deux
centimètres au bas de la numérotation.

La numérotation d’un chapitre se place en majuscules à cinq


centimètres du bord supérieur de la feuille et le titre du chapitre, aussi en
majuscules et non souligné, à trois centimètres de la numérotation. Le
texte du chapitre commence à cinq centimètres sous le titre du chapitre.

Un retrait de cinq frappes marque le début de chaque paragraphe,


de chacune des citations intercalées dans le texte et de chaque note en
bas de page.

Chaque chapitre s’ouvre sur une page.

[Link]. La conclusion

Même disposition que pour l’introduction

[Link]. La bibliographie

La bibliographie décrit les sources utilisées. Placée à la fin du travail,


elle permet de retracer rapidement les documents qui ont été utilisés pour
sa réalisation.

- Pour savoir comment indiquer une référence bibliographique, consultez


les normes bibliographiques en vigueur dans votre institution
d’enseignement supérieur ou universitaire.

- Pour avoir une idée de la manière dont vous pouvez regrouper des
documents dans une bibliographie, consultez toujours les normes de votre
institution.

53
[Link]. Les annexes ou appendices

Il est parfois nécessaire d’ajouter des annexes : une lettre, un


procès-verbal, par exemple, peuvent ne pas cadrer avec le texte mais
rendre service au lecteur.

On identifie les appendices au moyen de lettres majuscules (A, B,…)


et o y réfère dans le texte de la même façon.

Chaque appendice est séparé par une page-titre appropriée. Le mot


appendice et son identification (A ou 1) sont dactylographiés en
majuscules à environ 12 centimètres du bord supérieur de la feuille, et le
titre de l’appendice en minuscules à deux centimètres plus bas, le tout
centré.

54

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