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Épreuve de Mathématiques CCP 2008

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INP 1ère Année Mai 2008

EPREUVE DE MATHEMATIQUES CCP . Durée 3 HEURES.

Exercice 1 Soit n ∈ N∗ .
1. Rappeler l’expression des n racines n-ièmes de l’unité.
2. En déduire les solutions de l’équation (z + 1)n = (z − 1)n .
3. Exprimer ces solutions en fonction de la fonction cotangente.

Exercice 2 Soient P = {z ∈ C | Im(z) > 0} ; D = {z ∈ C | |z| < 1} et


f : C \ {−i} → C définie par f (z) = z−i
z+i .
1. Montrer que tout élément de P a son image par f dans D.
2. Montrer que tout élément de D possède un unique antécédent par f dans P .

Exercice 3 Soit n ∈ N∗ et ∆ : Rn+1 [X] → Rn [X] l’application définie par :


∆(P ) = P (X + 1) − P (X).
1. Montrer que ∆ est bien définie et que ∆ est une application linéaire.
2. Déterminer le noyau de ∆.
3. En déduire que cette application est surjective.

Exercice 4 Soit f : R → R continue telle que ∀x, y ∈ R, f (x + y) = f (x) + f (y).


1. Calculer f (0) et montrer que ∀x ∈ R, f (−x) = −f (x)
2. Justifier que pour tout n ∈ Z et tout x ∈ R, f (nx) = nf (x).
3. Etablir que pour tout r ∈ Q, f (r) = ar avec a = f (1).
4. Conclure, en utilisant la densité de Q dans R , que, pour tout x ∈ R, f (x) = ax.

Pn
Exercice 5 On pose pour tout entier naturel n ≥ 1, Sn = √1
k=1 k
√ √
1. Justifier que, pour tout entier naturel n ≥ 1, √1 ≤ 2( n + 1 − n) ≤ √1 .
n+1 n
2. Déterminer la limite de la suite (Sn )n≥1 .

3. On pose pour tout entier naturel n ≥ 1, un = Sn − 2 n.
Montrer que la suite (un )n≥1 converge.
4. Donner un équivalent simple de (Sn ).

1
 
3 1 −3
Exercice 6 Soit A = −1 1 1 
1 1 −1
On note B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 .
Soit f l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans B est A.
On pose 1 = (1, 1, 1),2 = (1, −1, 0), 3 = (1, 0, 1), et B 0 = (1 , 2 , 3 ).

1. Montrer que B 0 constitue une base de R3 .


2. Ecrire la matrice de f dans cette base.
3. Déterminer une base de Kerf et de Imf.

Exercice 7 Soit f :] − 1, 0[∪]0, +∞[→ R définie par

ln(1 + x) − x
f (x) = .
x2
1. Montrer, en utilisant un développement limité, que f peut être prolongée par conti-
nuité en 0.
2. Montrer que ce prolongement est alors dérivable en 0.
3. Déterminer alors la position relative de la courbe de f par rapport à sa tangente en
0 (on trouvera tout d’abord l’équation de la tangente en 0).

Exercice 8
1. Montrer que
Z π Z π
2 cos t 2 sin t
dt = .
0 cos t + sin t 0 cos t + sin t
2. En déduire que
Z π
cos t
2 π
dt = .
0 cos t + sin t 4
R1 dt
3. En déduire la valeur de l’intégrale 0 √1−t 2 +t
.

2
2ikπ
Correction de l’ Exercice 1 Notons ωk = e n avec k ∈ Z les racines n-ièmes de
l’unité.
Si z est solution, alors nécessairement z 6= 1 et ( z+1 n
z−1 ) = 1 donc ∃k ∈ {0, 1 . . . n − 1} tel
que z+1
z−1 = ωk , ce qui donne (ωk − 1)z = ωk + 1.
Si k = 0, alors cela donne 0 = 2 donc nécessairement k ∈ {1 . . . n − 1} et ωk 6= 1.
ωk +1 2 cos kπ
Par suite, z = ωk −1 = n
2i sin kπ
= −i cot kπ
n .
n
La réciproque est claire en remontant le calcul.
Finalement S = {−i cot kπ n |k ∈ {1 . . . n − 1}}.
Puique la fonction cotangente est injective sur ]0, π[, il y a exactemnt n − 1 solutions.

Correction de l’ Exercice 2
2 2 2
1. Posons x = Re(z) et y = Im(z). On a |f (z)|2 = |z−i|
|z+i|2
= xx2 +(y+1)
+(y−1)
2
2 2 2 2
Si y > 0, alors x +(y−1) < x +(y+1) , donc |f (z) < 1. Ainsi, ∀z ∈ P, f (z) ∈ D.
z−i
2. Réciproquement, soit Z ∈ D. Z = z+i ⇐⇒ z = i 1+Z
1−Z , avec i 1+Z
1−Z = i 1+Z−Z−ZZ
|1−Z|2
=
2Im(Z) 1−|Z|2
|1−Z|2
+ i |1−Z|2 ∈ P .
D’où le résultat : ∀Z ∈ D, ∃!z ∈ P, f (z) = Z.

Correction de l’ Exercice 3
1. P (X + 1) et P (X) sont deux polynômes de même degré et de coefficients dominants
égaux donc deg(P (X + 1) − P (X)) < deg(P ) à moins que P = 0.
Par suite, ∆ est bien définie : ∀P ∈ Rn+1 [X], ∆(P ) ∈ Rn [X].
Soient λ, µ ∈ R, P, Q ∈ Rn+1 [X], on a clairement :

∆(λP + µQ) = λ∆(P ) + µ∆(Q)

donc ∆ est bien linéaire.


2.

P ∈ Ker∆ ⇔ P (X+1) = P (X) ⇔ a0 +a1 (X+1)+. . . an (X+1)n = a0 +a1 .X+. . . an .X n .

En développant et en identifiant les coefficients, on obtient successivement an =


0 . . . a1 = 0 et donc Ker∆ = R0 [X].
3. Par le théorème du rang, rg∆ = dimRn+1 [X] − dimKer∆ = n + 2 − 1 = n + 1 =
dimRn [X] donc ∆ est surjectif.

Correction de l’ Exercice 4
1. Pour x = y = 0, la relation donne f (0) = 2f (0) donc f (0) = 0. Pour y = −x, la
relation donne f (0) = f (x) + f (−x) donc f (−x) = −f (x)
2. Par récurrence, on montre que pour n ∈ N f (nx) = nf (x).
L’extension à n ∈ Z− s’obtient par f (nx) = −f (−nx) = −(−n)f (x) = nf (x).

3
p
3. Soit r ∈ Q. On peut écrire r = q avec p ∈ Z et q ∈ N ∗ .

1 p 1 p
f (r) = p(f ( ) = qf ( ) = f (1) = ar.
q q q q

4. Pour tout x de R , par densité de Q dans R , il existe une suite (un ) de rationnels
convergeant vers x. Par continuité de f , f (un ) → f (x) , or comme f (un ) = aun → ax
donc par unicité de la limite, f (x) = ax.

Correction de l’ Exercice 5
√ √ 2 √ 1
√ √
1. 2( n + 1 − n) = √n+1+ n
, donc √n+1 ≤ 2( n + 1 − n) ≤ √1n
√ √ √
2. Sn ≥ nk=0 2( k + 1 − k) = 2 n + 1 − 2 donc Sn → +∞
P
1
√ √
3. un+1 − un = √n+1 − 2( n + 1 − n) ≤ 0 donc (un ) est décroissante. Or, un =
√ √ √
Sn − 2 n ≥ 2 n + 1 − 2 − 2 n ≥ −2donc (un ) et aussi minorée. Par suite, (un )
converge.
√ √ √ √
4. Sn = 2 n + un = 2 n + o( n) ≈ 2 n

Correction de l’ Exercice 6
1. Aisément la famille B 0 est libre, donc c’est une base car formée de trois vecteurs en
dimension 3.
2. f (1 ) = 1 , f (2 ) = 22 , et f (3 ) = 0
 
1 0 0
donc M at0B (f ) = 0 2 0
0 0 0
3. On observe que 3 ∈ Kerf et que 1 , 2 ∈ Imf. Le théorème du rang permet donc
de conclure que 3 est une base de Kerf et que (1 , 2 ) est une base de Imf.

Correction de l’ Exercice 7
1. On obtient
1 x x2
f (x) = − + − + o(x2 ).
2 3 4
2. On prolonge donc f par continuité en 0 en posant f (0) = −1/2.
3. Ce prolongement est dérivable en 0, et f 0 (0) = 1/3.
4. L’équation de la tangente en 0 est donc
1 1
y = − + x.
2 3
La courbe est en dessous de la tangente.

4
Correction de l’ Exercice 8
π
1. Par le changement de variables x = 2 −t
Z π Z π
2 cos t 2 sin t
dt =
0 cos t + sin t 0 cos t + sin t

Or,
Z π Z π Z π
2 cos t 2 sin t 2 π
dt + = dt =
0 cos t + sin t 0 cos t + sin t 0 2
donc Z π Z π
2 cos t 2 sin t π
dt = =
0 cos t + sin t 0 cos t + sin t 4
2. Par le changement de variables : t = sin x (avec x ∈ [0, π2 ])
π
Z 1 Z
dt 2 cos x π
√ = =
0 1 − t2 + t 0 cos x + sin x 4

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