PGC02
PGC02
Faculté de technologie
Département de Génie Civil
1
Chapitre II
LES FONDATIONS
I Principes et fonctions
Les fondations sont les bases de l'ouvrage; c'est donc la partie la plus importante de la construction.
On doit apporter le plus grand soin à la préparation des fondations afin de ne pas nous exposer à de graves
désordres dont la réparation est souvent difficile et toujours coûteuse. Les fondations mettent en contact le
bâtiment avec le terrain d'assise, et doivent reporter sur le « bon sol » les charges et assurer la stabilité et la
sécurité de la construction sans tassement, ni glissement, ni affouillement préjudiciable.
Dans ce but, les charges à reporter doivent être estimées. Elles comprennent: Le poids propre du bâtiment :
· Murs
· Planchers et revêtements
· Cloisons
· Charpente et couverture
Les surcharges admises pour le type de construction :
Personnel
Mobilier
Matériels divers ...
Condition à vérifiée : (Poids des charges + surcharges)/ Surface d'appui au sol est inférieur à la résistance
admissible du sol (σs).
2- Assurez la stabilité :
Le terrain ne doit pas se tasser sous les massifs de fondation. En pratique, les tassements doivent rester
inférieurs à 20 mm, et, surtout, être uniformément répartis. Des tassements non uniformes sont dits «
différentiels ». Ils peuvent se produire pour un ouvrage:
· reposant sur des sols de natures différentes
· Chargé dissymétriquement
· reposant sur un remblai d'épaisseur variable
L‟ouvrage ne doit pas se déplacer sous "action de poussées de terrain ou sous l'effet de glissements éventuels
(cas de terrains en pente ou couche de terrains inclinés).
Enfin l'ouvrage ne doit pas être soulevé par la poussée de la nappe phréatique. En conséquence vous devez: ,
- apprécier, par une reconnaissance de sol les contraintes admissibles aux différentes profondeurs.
Types de fondations:
Plusieurs cas peuvent se présenter auxquels devra être adapté le type de fondations. - Bon sol (1) à faible
profondeur ou charges et surcharges faibles.
Les fondations seront réalisées par des semelles en gros béton coulé dans des rigoles Elles sont dites «
superficielles ».
Dans le cas de charges plus fortes conduisant à des dimensions plus élevées, les semelles seront alors
exécutées en béton armé.
Sous les murs, ces fondations sont dites filantes et sous poteaux, on les désigne sous le nom de fondations
isolées.
- Le sol présente à faible profondeur une résistance faible au regard des charges qui lui sont appliquées.
On peut adopter le principe d'un radier général répartissant les charges sur totalité de la surface de la
construction.
Fondation sur radier général
Cette solution peut être également préconisée dans le cas des venues d‟eau, surtout si celles-ci sont
permanentes. Le radier devra donc aussi résister à la pression et assurer l'étanchéité.
Le bon sol se trouve à plus grande profondeur. Vous aurez recours à des fondations dites « profondes », par
puits ou pieux.
Fondation sur pieux ou sur puits
D'une manière générale, il faut penser que les fondations peuvent être en contact avec des eaux agressives:
soit séléniteuses (présence de gypse), soit eaux polluées présentes ou à venir. Pour se prémunir contre les
risques de détérioration des ouvrages enterrés en béton, il est vivement recommandé de prévoir leur exécution
en utilisant du ciment de Clinker (HRS) en remplacement du ciment Portland Artificiel.
Fondations superficielles
Ces fondations sont proches du sol naturel et se trouvent placées directement la structure porteuse (murs ou
poteaux).
Toute structure doit être fondée. L'importance des fondations dépend de deux paramètres : nature du sol,
charges à transmettre.
Parmi ce type de fondation on distingue: les fondations par rigole et les fondations par semelle de répartition.
Ce sont des fondations filantes dans un bon sol d'assise sous de faibles charges (maison individuelle).
Creusez le sol, à l'aplomb du mur; utilisez si possible un engin mécanique qui réalise une tranchée de la
largeur d'un godet de pelle
3
Le débord d'une semelle ou empattement par rapport au mur qui la surmonte sera au moins de 5 cm
Avec A cm ≥ a cm+2x5cm
P est la charge amenée par une tranche de 1,00 m de mur et si on désigne par σs la contrainte du sol, on a:
σs = P/100xA
Cette fondation massive n'a, théoriquement, pas besoin d'être armée et peu donc être exécutée en gros béton
dosé à 250 kg de ciment par m3 de bétons.
Remplissez directement la rigole de béton coulé assez sec que l'on pilonne par couches successives de 0,20 m
environ.
Toutefois ces fondations formant une véritable ceinture périphérique de la construction, il est conseillé d'y
placer une armature dite de chaînage en utilisant un béton doser à 300 kg de ciment au m3 pour assurer une
protection efficace des armatures dans le temps.
Avant de placer l'armature dans la rigole, il est très souhaitable d'exécuter un béton de propreté. Le béton de
propreté d'une épaisseur de 5 à 10 cm va constituer un fond de fouille propre sur lequel en place les armatures
avant de déverser le béton de la semelle.
Ancrer la fondation de 10 cm au moins dans la bonne roche; effectuer le décapage par portions horizontales.
Lorsque les charges sur le mur sont plus importantes les semelles deviennent plus larges, exécutez-les
obligatoirement en béton armé.
Ce matériau permet des hauteurs de semelles moindres, toutefois celles-ci doivent- être telles que
l'épanouissement des efforts du mur dans la masse de la fondation se fasse aisément On , doit avoir:
H cm≥ (A - a) + 5 cm
4
En admet que les réactions du sol sont uniformément réparties sous la semelle. c) Fondations isolées ou
semelles isolées
Elles se situent sous des piliers ou des poteaux. Les charges sont concentrées et souvent importantes
Semelle excentrée sous poteau
Dans ce cas, la charge est concentrée, donc souvent forte.
Si la charge est modérée, agisser sur la forme du poteau situé du poteau sur la semelle comme l‟indique la
figure ci-dessus
Si la charge est forte l„équilibre est plus difficile à réaliser. Il faut trouver le moyen de recentrer la charge sur
la semelle, on y parvient par l‟intermédiaire d‟une poutre que l‟on nomme longrine de redressement
Pratiquement on intègre la longrine dans l‟épaisseur de la semelle de rive. Solution plus économique : décalez
systématiquement tous les poteaux de rive vers l‟intérieur de la construction.
e) longrines
4
On appelle longrines les poutres situées au droit des fondations. Habituellement leur rôle est d‟assurer les
liaisons entre semelles, surtout nécessaires sur sol médiocre. Les longrines reposent directement sur le sol de
fondation.
Lorsque l‟on a un dallage, celui-ci peut éventuellement servir de liaison entre semelles, dans ce cas, il est
obligatoirement armé.
∙ le terrain doit être homogène, cela veut dire que le terrain sur toute sa surface et surtout sa hauteur est de même
nature et que ses propriétés mécaniques sont identiques, en particulier, il faudra extraire du sol toutes les
anciennes fondations.
∙ Le terrain doit être inaffouillable : souvent le terrain médiocre est constitué d‟anciens remblais mis en place
pour réaliser une plateforme horizontale dans un terrain en pente ou pour combler une cavité importante
∙ le terrain doit être d'épaisseur constante, cette condition est très souhaitable Le tassement d'un remblai, par
exemple, est très long, il peut se faire sur un période de 15 à 30 ans. Notons qu'il est indépendant des
surcharges et charges appliquées sur le terrain, autrement dit que celui-ci soit construit ou non, le tassement
existe.
L‟important pour le constructeur est que ce tassement soit le même d'un bout à l‟autre de la construction.
Cela est le cas pour un terrain homogène médiocre et d‟épaisseur constante. Soulignons qu'une construction
fondée sur remblai va subir deux types de tassement: d'une part le tassement propre du remblai, d‟autre part
le tassement dû au poids de la construction.
Une couche de remblais non uniforme peut causé un tassement différentielle. Le même phénomène peut se
produire sur un remblai d'épaisseur constante pour une construction chargée dissymétriquement. Dans ce cas
le tassement différentiel est dû à une différence de poids importante entre deux points d'un bâtiment. La
solution consiste à couper le bâtiment sur toute sa hauteur par un joint de rupture pour créer deux bâtiments
indépendants.
Le radier peut être assimilé à un plancher courant de bâtiment, mais c'est un plancher très chargé qui reçoit
l'ensemble du poids de la construction et qui travaille à l'envers. Les charges appliquées (qui sont les
réactions du sol) sont dirigées du bas vers le haut. Les dispositions structurales d'un plancher courant se
retrouvent : dalles, murs, poutres, poteaux. On distingue:
5
Le radier plat que l'on trouve sous une structure porteuse par mur continu. On remarque sa disposition simple,
c'est une dalle d‟épaisseur constante reposant sur le sol par l'intermédiaire du béton de propreté. Les
armatures principales sont placées en haut.
Pour le radier sous structure par points d'appui isolés: Il faut alors raidir la dalle du radier par des poutres
situées au droit des files de poteau.
Fondations profondes
Lorsque la qualité du terrain à faible profondeur ne permet pas de fonder la construction sans risque de
désordres, il faut chercher à reporter les charges sur les couches inférieures plus résistantes, par
l'intermédiaire de points d'appui séparés.
Deux solutions s'offrent aux constructeurs:
- puits
- pieux
(Regroupées sous le nom de « fondations profondes »). Ce type de fondations doit être réalisé par des
entreprises spécialisées après étude précise par un Ingénieur Conseil.
Si vous vous trouvez en présence d'eaux agressives, employez du ciment de type HRS. Le pilonnage par
couches ou la vibration sont recommandés dans la mesure où l‟inconvénient ci-dessus (décollements de la
terre des parois) peut être évité.
- liaisonnement : Les puits, généralement espacés de 6 à 8 m et résistant mal aux efforts horizontaux, doivent
être liaisonnés par des poutres, longrines ou voiles en béton armé dont le rôle peut être également de
transporter les charges apportées par la structure (fig. II. 55).
- Principe: Le pieu reporte sur le terrain l'effort qui lui est appliqué:
- par effet de pointe (en principe sur le bon sol)
- et par frottement latéral sur les couches intermédiaires
On distingue principalement deux techniques de mise en œuvre:
Les pieux battus sont préfabriqués en béton armé et enfoncés ensuite dans le sol par battage jusqu‟au refus.
Cette technique nécessite l‟emploi d‟un engin appelé sonnette et portons un mouton (partie mobile venant
frapper le pieu)
6
∙ au moyen d'un tube métallique descendu à un niveaux de 6 à 10 m d'appui par forage.
∙ sans tubage, au moyen d'une simple tarière ou grâce aux boues bentonite (dans le cas de chantiers
importants)
Les pieux moulés dans le sol peuvent être ferraillés, mais la présence d'armatures limite la possibilité de
compactage du béton.
Pieux battus :
- les efforts de battage éliminent toute incertitude sur la qualité de la réalisation - la force portante peut être
connue par le contrôle du battage
PGC Procédés Généraux de Construction
- le risque de tassements sous charge est faible (frottement mobilisé lors du battage) - leurs parois lisses
limitent le frottement négatif
- emploi aisé en présence d'eau
- il peut être difficile de prévoir leur longueur exacte
- la présence locale d'un élément dur (rocher) peut provoquer une cassure - le battage provoque des vibrations
susceptibles d'affecter les bâtiments voisins.
- leur longueur peut être déterminée exactement et il est aisé d‟atteindre de grandes profondeurs
- leur mise en œuvre n'apporte pas de vibrations aux ouvrages voisins - la réalisation de pieux de diamètre
important est possible.
- Très sensibles au frottement négatif (remblais non consolidés en particulier), un chemisage perdu peut être
nécessaire, grevant fortement le prix.
Il existe beaucoup de variantes aux méthodes exposées ci-dessus, mais elles sont souvent brevetées et
nécessitent un matériel spécialisé.
Liaisonne ment des pieux
Plus sensibles encore que les puits aux efforts horizontaux, les pieux isolés doivent être coiffés d‟une semelle
et liaisonnés entre eux par l‟intermédiaire d‟une longrine. Les groupes de pieux doivent être reliés par une
semelle qui assure la transmission des efforts. Les efforts dans les pieux doivent toujours être axiaux.
7
d‟un canevas de base établi à partir de 3 points fixes de coordonnées connues et un quatrième point origine
dont l‟altitude est prédéfinie.
1.1 Forage
La teneur en sable dans la bentonite avant bétonnage nous renseigne de la qualité du curage du fond du pieu
- Densité < 1,20
- 35 s ≤ Viscosité ≤ 90 s
- Teneur en sable ≤ 5 %
Des valeurs supérieures peuvent être tolérées sur justification vis à vis de la décantation.
Le forage est l‟opération la plus importante dans l‟exécution du pieu parce qu‟elle conditionne en grande
partie la réussite de l‟exécution du pieu et qu‟elle peut se heurter à des difficultés imprévisible tant d‟ordre
géotechnique (nature et profondeur des terrains traversés) que d‟ordre matériel (aptitude et fiabilité des
moyens de forage mis en œuvre)
Le forage à l‟intérieur de la gaine se fait à la tarière et à sec étant donné que la gaine empêche les arrivée
d‟eau et cette outil permet un avancement rapide et sans pollution des environs (contrairement au forage sous
8
bentonite) ce type d‟excavation se prolonge jusqu‟à deux à trois mètre au dessus de la base inférieure de la
gaine.
A l‟approche de la base inférieure de la gaine on remplit la gaine de bentonite on change d‟outil de forage (
bucket) et continue le forage on rajoutant au fur et à mesure de l‟avancement du forage la boue de bentonite
A la fin du forage on procède au nettoyage du fond du pieu avec une bucket à fond tournant voir à la soupape
si c‟est nécessaire, afin de régulariser le fond, permettre un bon contact sol béton en pointe et éliminer la
totalité des déblais du fond du pieu . Après mise en place de la cage d‟armatures nous procédons au recyclage
de la boue afin d‟élimination les sédiments fin en suspension ou en dépôt au fond du forage On cas
d‟impossibilité de traversée de couche dure intermédiaire on procède au trépannage afin de percer le banc en
question suite à quoi on reprend le forage au moyen des outils habituels jusqu‟à l‟horizon prévu pour
l‟ancrage du pieu.
Les pieux peuvent êtres ferraillés sur toute leur longueur et sont équipés systématiquement par des tubes
métalliques destinés à l‟auscultation sonique.
2010/2011 Boulbaba Koubaa
Cette étape intervient suite au forage et consiste à mise en place du ferraillage qui est descendu dans le forage
par élément de 12 m reliés entre recouvrement sur une hauteur de 60 fois le diamètre des armatures
longitudinales soit 1,50 m et des ligatures en fil de fer. Le ferraillage est caractérisé par un frettage par des
spires au droit des recouvrements et la zone critique à la base des semelles.
∙ Tubes d’auscultations
Conformément au DTU 13.2 les pieux sont équipés de trois tubes métalliques deux 50/ 60 et un 102/114,
pour les pieux de diamètres 800 les trois peuvent êtres 50/60 cette disposition a été engendrée par les
difficultés de bétonnage de profondeurs importante 60 à 61 m et particulièrement du suivi de la montée de la
colonne bétonnée.
9
- une batterie de cuves de stockage
- un lot de tubes (boer) pour l‟alimentation et la récupération de la boue
- un lot de contrôle de la qualité de la boue ( balance barroïde, cône de marsh, élutriométre etc …)
1.2.3 Matériels pour mise en place gaine
2 vibrofonceur hydraulique type PTC avec leur pince
Arrachage d‟une après bétonnage du pieu
2. Contrôle qualité
Le contrôle de l‟exécution concerne la vérification de la conformité des différente phase de l‟exécution des
pieux (forage, niveau d‟ancrage, ferraillage et coulage) et des différents matériaux la constituant ( acier et
béton)
Les documents de référence sont les suivants :
∙ Le DTU 13.2
∙ CCTG, Fascicule 62 Titre V, règles de calcul des fondations des ouvrages de génie civil – décembre 1993
∙ Les pieux forés recueil des règles de l‟art – décembre 1978
∙ NFP 94-160-1, Auscultation d‟un élément de fondation, partie I – Méthode par transparence.
Chapitre III
10
- le corps en construction soudée, pour les petites et moyennes installations, doit respectes le gabarit routier.
Une peinture intérieure facilitera la vidange en diminuant les frottements,
- la partie supérieure comporte une cheminée (évent de décompression) équipée en général d'un
dépoussiéreur, un trou d'homme avec fermeture étanche, un garde-corps, l'arrivée de la tubulure de
chargement (avec raccord type pompier) et des anneaux de levage. - le cône (parfois dissymétrique « cône
déjeté» limitant la formation de voûtes) comporte en partie inférieure le dispositif de fermeture (diamètre
d‟ouverture mini. recommandé = 40 cm), - le piétement en tubes et profilés en acier,
- les équipements complémentaires; dispositifs anti-voûte (a) et détecteurs de niveaux (b).
1-4. L'eau
Lorsqu‟un stock tampon est prévu, il devra rester à l'abri des pollutions (matières organiques, n
Le ciment est acheminé du silo à la trémie de dosage, par des vis sans fin (qui assurent un débit régulier) à
l‟abri de l'humidité ambiante, ou, par transport pneumatique. Le dosage pondéral (préférable au dosage en
volume) est :
- mécanique: la trémie emplie de ciment, portée par un fléau déclenche l'arrêt de l'arrivée de ciment lorsque
le poids requis est atteint,
- ou bien électronique : le fléau classique est remplacé par une jauge de déformation. Les granulats sont repris
par skip, dragline ou par bras raclant et acheminés jusqu'à la doseuse par bande, tapis ou directement par «
bec verseur ». La teneur en eau des granulats doit être
mesurée de façon continue à l'aide de sondes (capacitives, par résistivité, à neutrons) moyennant un
étalonnage.
Le dosage en eau de gâchage sera effectué, par des compteurs volumétriques ou pompes doseuses, déduction
faite de l'apport d'eau contenue dans les granulats.
Le choix d'une bétonnière ou d'un malaxeur dépend de sa capacité de production, 'de son aptitude à malaxer
différents types de mélanges (secs, plastiques, caverneux, pleins) pour donner des bétons réguliers adaptés
aux besoins d'un chantier.
1. BÉTONNIÈRES
11
Le mélange des constituants est obtenu par simple rotation de la cuve autour d'un axe horizontal ou
légèrement incliné. Des palettes solidaires de la cuve entraînent' les matériaux qui retombent par gravité.
∙Bétonnières à axe incliné ou à cuve basculante
Envisageables pour des gâchées n'excédant pas 500 litres et pour des bétons plastiques de qualité moyenne,
leur axe peut avoir différentes inclinaisons selon l'opération en cours (rem plissage, malaxage ou vidange). Le
brassage des éléments s'améliore pour une faible inclinaison de l'axe sur l'horizontal (sans excéder 25 à 30°).
Le malaxage est facilité si l‟on introduit le gros granulat en dernier.
e est obtenue en faisant basculer la cuve autour d"un axe horizontal.
∙Bétonnières à axe horizontal (cylindro-coniques)
Pour des gâchées supérieures à 500 litres, le poids des matériaux rend impossible l'utilisation d'un tambour
basculant. L'axe de rotation reste donc horizontal, ce qui augmente le volume de la cuve, comparativement
aux précédentes, à production équivalente. Ces appareils, plus lourds, plus coûteux et plus robustes
permettent un malaxage et sont de meilleure qualité. Ils
comportent, en général, deux ouvertures, l'une pour l'arrivée des matériaux, l'autre pour la vidange, obtenue
par inversion du sens de rotation ou partais par basculement d'une goulotte. Le béton est en général de
meilleure qualité qu'avec des bétonnières à axe incliné, mais: -plus il est ferme, plus la vidange est longue et
incomplète,
- plus la durée de malaxage est longue, plus la queue de gâchée est riche en gravillons et pauvre en sable,
- la queue de gâchée est toujours plus pauvre en eau, sauf pour des durées de malaxage très faibles (quelques
secondes).
Les bétonnières (à axe incliné ou horizontal) peuvent être équipées de dispositifs de chargement (chargeur
relevable), de dosage en eau et de roulements pour leurs déplacements. ∙Bétonnières portées:
Auto bétonnières (petites bétonnières portées montées sur châssis autotractés) : certaines disposent de leur
propre système d'alimentation en constituants. Le béton peut être déchargé à son lieu d'utilisation (petits
chantiers de VRD, équipement de chaussées, fondations de maison individuelle).
2. MALAXEURS
Les palettes, animées de mouvements relatifs, assurent une homogénéité du mélange, supérieure à celle
obtenue avec bétonnières, grâce au déplacement relatif des composants à l'intérieur du mélange et de la cuve
(auge).
La plupart des malaxeurs sont à axes verticaux (fig. 2) et les déplacements sont essentiellement horizontaux.
Dans les malaxeurs à axes horizontaux (fig. 3), le béton est soumis à des élévations, des chutes et des
mouvements horizontaux) inverses dus aux formes des palettes hélicoïdales. Ces appareils, équipés, de
moteurs 2 à 3 fois plus puissant que les bétonnières (à volumes égaux de béton malaxé), sont plus coûteux et
consomment plus d‟énergie.
Ils sont intéressants pour des débits de béton importants, des productions variées et des productions de qualité
(faible dispersion des résistances).
3. PARAMÈTRES DE MALAXAGE (fig. 4)
4. CHOIX DES ENGINS DE MALAXAGE (fig. 5)
Les centrales à béton mobiles compactes, au gabarit routier connaissent an essor important. Transportables,
montées sur remorques, elles se mettent en place sans génie civil, tout en étant dotées d'automatismes et de
pesages de haute précision. Équipées de bétonnières à axe horizontal ou de malaxeurs à axe vertical, elles ont
des capacités de débit de 8 à 150 m3/h (voire 200 m3/h pour des centrales de BPE).
12
5-1. Caractéristiques et fonctionnement
∙Mise en service et repliement très rapides.
∙Production horaire : 6 à 40 m3/h, sans intervention humaine après la mise en route journalière.
L'opérateur affiche sur un tableau de programmation les quantités des différents constituants puis enclenche
le fonctionnement automatique donnant le départ du cycle. Ces centrales peuvent également fonctionner en
manuel.
Les granulats, stockés en étoile (fig. 2) et chargés par bras raclant (1 à 5 selon les modèles et les fabricants),
sont déversés directement dans une bétonnière auto chargeuse ou dans leur trémie de pesage pour être
acheminés par un lapis d'alimentation dans la bétonnière. Le ciment stocké en silos (deux au maximum) est
chargé, par l'intermédiaire d'une vis incorporée au silo, dans une trémie de pesage et acheminé par me vis à
ciment vers la bétonnière.
Certaines centrales sont équipées de panier porte benne coulissant qui, en fin de course, déclenche
l'inversion du sens de rotation de la cuve qui se vide alors dans la benne. Dans ce cas, le cycle, (dosage,
transfert des granulats. malaxage et vidange) se répète automa tiquement par la seule intervention du grutier
qui dépose la benne.
La centrale est assise sur une plate forme (fig. 3) (terminée huit jours avant l'installation) constituée par un
radier en BA (épaisseur et constitution à déduire des charges et de la nature du sol).
5-2. Critères de choix
∙Seuil de rentabilité de la centrale à béton par rapport au BPE fonction de la quantité de béton (1 000 à 2 000
m3),
∙Rendement journalier,
∙Portée maximale de la grue: fixée avant le choix de la centrale, elle limite le volume par benne et par
gâchée,
Prendre aussi en compte:
- la grande souplesse d'utilisation (pas de temps d'attente éventuels dans le cas du BPE), - le temps de
montage : 1 à 2 jours selon les modèles (en fonction du nombre de rayons raclants et de silos),
- la mise en place du matériel
- les caractéristiques de l'installation électrique
6. CENTRALES DE CHANTIER DE TRAVAUX PUBLICS
Les matériels sont plus puissants mais doivent rester malgré tout transportables au gabarit routier
Le stockage des granulats se fait :
- en étoile à compartiments séparés par des murs et alimentation par dragline (fig. 3),
- ou dans des trémies en ligne avec alimentation par chargeur à l'aide de rampes sur un ou deux côtés ou par
tapis peseur (fig. 4).
Les opérations sont gérées à partir d'une cabine de commande équipée d'un pupitre où, sur un tableau
synoptique on visualise à chaque instant l'état de l'installation en fonction du déroulement des opérations. Les
panneaux de commande sont répartis par fonction. La fabrication peut être assurée selon trois modes de
fonctionnement: commande presse-bouton ou automatique, ou isolement des commandes et blocage de la
séquence automatique en cours.
13
7- TRANSPORT DU BETON
Au cours du transport, deux phénomènes peuvent survenir et compromettre la qualité de l'ouvrage à réaliser:
- la ségrégation du béton due aux secousses et vibration.
- le raidissement du béton qui est provoqué par le début de la prise
Le béton doit aussi être protégé vis-à-vis des agents atmosphériques :
- le vent ou le soleil provoque une déshydratation en surface
- la pluie risque de délaver le béton frais.
La température a une incidence sur le temps de prise. Une augmentation de 10°C peut diviser le temps de
prise par deux.
Le délai de transport, temps entre la fabrication de la gâchée et la mise à disposition du béton sur le chantier,
est de 1 h 30, pour une température inférieure ou égale à 20°C. Pour une température de 10°C, il faut réduire
ce temps par deux.
Le béton doit avoir pris sa forme définitive au plus tard deux heures sa fabrication à la centrale (t = 20°C). La
mise en place dans les coffrages doit se faire dans les 30 minutes suivant l‟arrivée du béton.
7 .1. TRANSPORT DU BETON DE LA CENTRALE DE BETON PRET A L’EMPLOI (BPE) AU
CHANTIER
7-1.1 Camions bennes
Ils sont utilisés pour transporter du béton ferme (ou béton sec, faible affaissement au cône d'Abrams) sur une
distance maximale de 30 km. Le béton est alors protégé des agents atmosphériques par une bâche.
A l‟heure actuelle, 95 % des centrales de béton prêt à l'emploi du type central de malaxage, le rôle du camion
est réduit à celui du transport et accessoirement celui d‟homogénéisation du béton.
La réserve d'eau est utilisée pour le nettoyage de la cuve.
La réhomogénéisation (après transport ou incorporation de fluidifiant) est obtenue en augmentant la vitesse
de rotation de la cuve (brassage) pendant 1 à 2 minutes. En sortie de la cuve, on évite toujours d‟utiliser les 50
premiers litres.
Certaines bétonnières portées sont équipées d'accessoires facilitant la mise en œuvre sur le chantier:
14
- tube de 4 à 5 m pour mise en œuvre en contrebas de béton fluide
- tapis transporteur articulé en trois éléments, longueur développée 18 m maximum, déchargement jusqu'à 10
m du camion sur une hauteur de 5 à 6 m, (attention au risque de ségrégation en sortie de tapis),
- pompe à béton, avec ou sans flèche de distribution, distance de transport horizontal 200 m, verticale 80 à
100 m.
∙Recommandations
- Précautions à prendre contre les risques de ségrégation du béton :
* limiter la hauteur de chute du béton : hauteur < 3 m,
*utiliser un tuyau souple en sortie de benne: diamètre standard 200 mm, longueur 1,50 m et plus.
- Le béton utilisé dans les bennes à tuyau doit être fluide, l'affaissement minimum au cône sera de
* 5 à 6 cm pour des granulats roulés,
* 7 à 8 cm pour des granulats concassés.
* 14 à 18 pour les dallages industriels
*18 à 22 pour les pieux
8. POMPES À BÉTON
Quand les grues sont saturées ou quand les accès par des bennes distributrices sont difficiles (travaux
souterrains), on a recours au pompage du béton.
Cette technique permet le transport et la distribution du béton sur de grandes distances et à des grandes
hauteurs.
8-1. Principes
On dispose d'une trémie dans laquelle est versé le béton, d'un système de pompage et de tuyaux d'acier
jusqu'au lieu de bétonnage.
Les pompes sont de deux types :
- Pompe à écrasement de tube flexible,
- pompe à pistons
∙Le pompage par tube flexible est assuré par l'écrasement d'un tuyau souple par des galets en caoutchouc,
entraînés par une chaîne ou un rotor. Ce système est utilisé pour des pompages courts (longueur 50 m,
dénivelé 10 m) et des débits de l'ordre de 15 m3/heure.
∙Les pompes à pistons sont constituées par deux pistons travaillant en opposition. Un cylindre refoule le béton
dans les tubes alors que l'autre aspire le contenu de la trémie d'alimentation. Un système de distribution par
tube orientable assure la continuité du pompage.
8-2. Matériel
La pompe peut être fixe, utilisée à demeure sur le chantier, ou montée sur un camion . L'installation de
distribution est aussi fixe ou mobile grâce à une flèche de pompage.
7-2.1. Système mobile
Sur certain camion- pompe, les tuyaux liés à un mât articulé permettent un bétonnage à des distances
importantes (fig. 4).
15
Pour d'autres chantiers, on utilise un mât, monté sur une colonne tubulaire ou encore sur un fût de grue (fig.
5).
7-2.2. Réseau fixe
Les tubes utilisés pour réaliser le réseau de distribution sont en acier, d'épaisseur 4,5 à 10 mm selon la
pression de pompage, de longueur 1, 2, 3 et 6 m. Les diamètres classiques sont 100, 125 et 150 mm. Leurs
extrémités sont munis de collerettes mâle et femelle qui, à l'aide d'un collier, permettent un accouplement aisé
et étanche.
Des coudes à 90, 60, 45, 30 ou 15° servent aux changements de direction (rayon des coudes : 25 cm). Des
aiguillages rendent possible la distribution en différents points. Les tubes doivent être rigidement liés au
support sur lequel ils reposent.
En fin de réseau, ou en extrémité de mât, le béton est mis en place dans les coffrages par un flexible spéciale.
54
Le bétonnage terminé, un soin important doit être pris pour le nettoyage de la pompe et du réseau. Un premier
nettoyage est fait à l'eau, puis une boule de mousse est alors poussée, par de l'eau ou de l'air, dans les tubes.
8-3. Caractéristiques et dimensionnement d'une pompe
Pour un constructeur donné, le choix dépend:
- du débit de béton en m3par heure,
- du diamètre des tuyaux de distribution,
- de la longueur des tuyaux et de la hauteur à franchir,
- de l'ouvrabilité du béton à mettre en œuvre.
Pour tenir compte de la perte de charge dans les angles, on compte chaque coude pour une longueur de tuyau
supplémentaire: un angle de 10° correspond à 1 m de tube horizontal.
9. MATÉRIEL DE VIBRATION
L‟aiguille vibrante étant plongée verticalement dans le béton frais, la vibration et le serrage du béton
concernent un cylindre de béton dont le rayon est appelé rayon d'action de l'aiguille. Il dépend du diamètre de
l'aiguille.
Le temps de vibration optimal correspond à la fin du dégagement des bulles et à l'apparition de la laitance en
surface.
∙Recommandations:
- la distance entre les points de vibration est donnée.
- Eviter de vibrer près de la peau du coffrage.
16
- Munir les armatures de cales pour éviter leur déplacement pendant la vibration. - Epaisseur des couches de
béton de 40 à 50 cm.
- Faire pénétrer le vibreur de 10 cm dans la couche inférieure.
9-2. Vibration externe
9-2.1. Vibration du coffrage
Ces vibreurs, fixés aux coffrages, sont utilisés :
- en préfabrication,
- sur le chantier pour des coffrages compliqués en complément de la vibration interne. Ce type de vibreur est
le plus souvent constitué d'un axe et d'une masselotte excentrée. L'énergie de vibration est réglable:
- en agissant sur la vitesse de rotation, entre 1000 et 3000 tours par minute,
57
17
- mise en place de toiles perméables humidifiées en permanences.
10-1.2. Cure par protection imperméable
Deux solutions se rencontrent sur les chantiers:
- l'ouvrage est habillé de bâches étanches,
- le béton est recouvert d'un produit de cure: un film est réalisé par projection sur l'ouvrage. 10-2. Durée de
cure
Elle est fonction de l'atmosphère ambiante, donc de la température, du vent, de l'ensoleillement ainsi que du
type de ciment mis en œuvre.
18