Cours L3-1
Cours L3-1
I.1 Introduction
De nos jours et sans l’énergie électrique, la vie quotidienne serait difficilement envisageable, il est alors
nécessaire de savoir la produire de manière efficace et continue. Cette énergie électrique consommée dans
les installations domestiques et dans l'industrie est produite soit dans les centrales électriques ou dans les
sources de production locales à partir d'une énergie primaire. Dans un pays, le Transport et la Distribution
Publique assurent le transit de l’énergie électrique entre les points de production et les points de
consommation. Le but premier d'un réseau de Transport et la Distribution est de pouvoir alimenter la
demande des consommateurs.
I.2 Organisation du réseau électrique
Un réseau électrique simple comprend une source de production SP et une source de réception SR reliées
par une ligne électrique L.
Exemple
En cas d’un problème survenu au niveau de la SP ou la SR le réseau local simple ne sera plus fonctionnel. Un
système d'interruption K est nécessaire pour isoler la SP de la SR et dépanner l'une ou l'autre. La maintenance de la
SP ou de la SR est nécessaire aussi.
Après la maintenance de la SP ou de la SR ou leur dépannage les deux sources peuvent être reliées par l'intermédiaire
de l'interrupteur K
Ce réseau de réception est efficace car en cas de dysfonctionnement d’un récepteur, la panne peut être
facilement détectée et le récepteur isolé pou réparation.
Le fonctionnement de la SP nécessite de la matière première pouvant être éloigné de la SR. Pour des raisons
de pollution sonore et chimique l'énergie électrique fournie à la SR doit être transportée par une ligne de
transport LT plus ou moins longue.
.Pour éviter les chutes de tension sévères inhérentes à une ligne longue et des pertes de puissance il faut
élever la tension produite par la SP au départ grâce à des transformateurs élévateurs et la rabaisser à
l’arrivée au niveau du réseau de réception.
Source
La seule SP peut s’avérer insuffisante en puissance à cause de l’évolution de la demande au niveau de la SR.
On est obligé de la remplacer par une SP plus puissante en l’isolant par l’intermédiaire de K.
Pour des raisons de maintenance ou d’avarie la seule SP ne sera plus fonctionnelle. On assistera à un black-
out mettant les récepteurs en difficulté de fonctionnement. La production au niveau de ces récepteurs si elles
sont des usines sera arrêtée en entraînant un manque à gagner pour les industriels et des problèmes
d’insécurité pour les ménages la rareté des produits industriels avec un coût de produits élevés peu accessibles
aux consommateurs. Cela peut entraîner une explosion sociale.
Il est indispensable d’avoir un réseau de SP interconnectés de moyenne de puissance que d’avoir une seule SP
de grande puissance. On pourra renforcer le réseau de SP ou retirer une SP compte tenu de la demande.
U ≤ 25 KV U± 10% de Un
f stable ± 0.5% de fn
L’énergie doit être produite à un prix raisonnable abordable avec le respect de l’environnement, des
normes de sécurité du matériel et du personnel.
I.2.2 Secteur de transport
Lignes de transport longues car SP éloignée de SR → U élevée pour éviter des pertes en tension et des pertes
joules.
∆𝑃 𝑘1 𝑙 ∆𝑉 𝑘2 𝑙
Car = et =
𝑃 𝑈2 𝑉 𝑈2
I : longueur de la ligne
U : tension nominale de la ligne
P : puissance active
× Particuliers (BT)
I.2.3 Classification de tensions en courant alternatif
Les différentes classes de tension en courant alternatif sont définies, comme suit :
La demande en énergie électrique ne cesse d’augmenter et il faille produire cette énergie (l’offre) et l’adapter à
la demande.
Pour satisfaire la demande en énergie électrique, (DE) il faut produire l'énergie électrique (PE) et l'offrir à la
population.
⟹ ∆𝐸 > 0
⟹ Vente du surplus à des pays tiers ou transformation du surplus en d'autres formes d'énergie.
La vente peut permettre d'avoir des devises pour mieux se développer.
2) L'offre (PE) inférieure à la demande (DE)
⟹ ∆𝐸 < 0
⟹ Déficit en énergie électrique pour satisfaire la demande. Pour compenser ce déficit on est obligé d'acheter de
l'énergie grâce à l'importation de cette énergie de l'extérieur.
Si les moyens ne suivent pas pour combler ce déficit, on est obligé de procéder à des délestages qui peuvent
mettre en difficulté des entreprises, créer le black-out dans certaines localités conduisant à l'insécurité dans les
villes et les compagnes sans éclairage, rendre les couts des produits de grande consommation chères et
provoquer l'explosion sociale à cause de la non satisfaction des besoins essentiels de la population.
3) L'offre (PE) est égale à la demande à tout moment c'est le cas idéal.
⟹ ∆𝐸 = 0
En générale l'offre est inférieure à la demande sans cesse croissante et dynamique dans le temps alors que
l'offre est parfois limitée par des contingences exogènes et endogènes et surtout par indisponibilité des sources
primaire ou l'incapacité de transformer ces sources primaires en énergie électrique du fait de la non maitrise de
la technologie de transformation.
Chapitre II. Réseau électrique de la Société Béninoise d'Energie Electrique (SBEE)
Au Bénin la CEB a pour mission essentielle le monopole du transport de l'énergie électrique au Bénin et au Togo de
même que la planification et l'approvisionnement de cette énergie pour les besoins des deux Etats.
Evolution de la demande en énergie à partir de 1995-2004 Evolution de la demande en énergie à partir de 2014-2034
Extrait du tome 1- Plan directeur de développement Energie
Ces taux n’incluent pas la demande des cimenteries de SCB Lafarge et de NOCIBE qui sont alimentées par la CEB.
II.1 Schéma synoptique du réseau de de transport et distribution
II.2 Description de réseau du sud de la Société Béninoise
d'Energie Electrique (SBEE)
II.2.1 La sous station de Vèdoko de la CEB
La sous station de Gbégamey est une sous station qui dispose d'un système de télé conduite. Elle reçoit par
canalisation souterraine 63, KV de la sous-station de Vèdoko-CEB et assure une partie de la distribution
grâce à son poste de transformation équipé de deux transformateurs de puissance 63/15 KV, 20 MVA
chacun. De cette sous station partent quatre départs vers les postes:
• 262 OCBN.
L'unité de production d'Energie Electrique d'Akpakpa (ex-centrale thermique) dotée de groupes électrogènes
d'une capacité de 52 MVA installés permet de combler le déficit énergétique des départs suivants: Cotonou
1, Cotonou 2, Cotonou 3, Cotonou 4, Cotonou 6, Akpakpa et SONACI (Porto-Novo) par le biais de son poste
de transformation qui comporte deux jeux de barres:
Ces deux jeux de barres se relaient. Elles reçoivent les 63 kV par des câbles souterrains à partir des jeux de
barres de Gbégamey. Un transformateur abaisseur 63/15 kV renvoie les 15 kV sur les jeux de barres destinés
aux postes de distribution et une ligne 63 kV souterraine et aérienne dessert Porto-Novo.
En cas de panne générale, un groupe de secours de 110 kVA est mis automatiquement en marche par une
batterie de 24 V.
Dans les postes de transformation locaux, la moyenne tension est abaissée au niveau des clients, soient 220 V
monophasé ou 380 V triphasé. Ce réseau approvisionne les habitations et les petites industries environnantes à
travers des câbles torsadés avec neutre porteur et supportés par des poteaux en bois ou en béton. Les sections
sont les suivantes :
Les branchements sont dans la grande majorité aériens. Ils sont réalisés avec des conducteurs isolés torsadés 2
* 16 mm² AL, pour les branchements monophasés ou 4 * 16 mm² AL, pour les branchements triphasés.
Dans l'agglomération, la distribution se fait avec une ligne BT à 6 fils nus ou isolés torsadés.
Chaque foyer est généralement connecté entre une ligne de phase et une ligne neutre (220 V).
Les petits industriels et les gros foyers peuvent être alimentés par les trois phases et le neutre. Entre
deux lignes de phase la tension est de 380 V. Les lignes sont supportées par des poteaux en bois ou en
béton. Entre deux poteaux lorsqu'il s'agit des fils nus nous avons le neutre qui est en haut, les trois phases
sont en dessous du neutre.
Les deux fils restants qui sont totalement en bas destinés à l'éclairage public des rues.
La portée maximale est de 50 m. les isolateurs sont en verre, l'armement est en drapeau ou en quinconce. La
distance entre conducteurs situés dans un même plan vertical est de 0,70 m dans le cas d'armement en quiconce et
de 0,35 m dans le cas d'armement en drapeau. Au Bénin l'armement est généralement en drapeau en BT. Le réseau
est établi sur poteaux en béton armé ou sur potelets.
Les sections typiques des conducteurs sont identiques dans le tableau ci-dessous.
La section des conducteurs de l'éclairage public est au moins de 14,1 mm² pour une ligne en cuivre et de
34,4 mm² pour une ligne en Almélec.
La distribution de nos jours se fait en câbles isolés en faisceaux torsadés avec neutre porteur supportés par
des poteaux en bois ou en béton. Un faisceau torsadé comprend généralement trois conducteurs de phase. Un
conducteur neutre et deux conducteurs pour l'éclairage dont les sections sont indiquées dans le tableau 1. Tous
ces conducteurs sont isolés en PRC ou PCV et sont pourvus d'une âme en aluminium.
Les faisceaux de conducteurs peuvent être :
- Autoportés sur poteau,
- Posés sur façade
- Tendus sur façade,
- Tendus en traversée de rue ou d'espace non bâti
Par définition, un poste de transformation (une sous-station) est une installation d’organes de liaison et
d'organes de manœuvre où parvient l'énergie des centrales et d'où cette énergie est orientée vers les centres
de consommation.
Les postes électriques permettent d'adapter la ou les tensions en fonction des lignes et des réseaux, mais
aussi à aiguiller l'électricité et à la surveiller à distance sur les différentes lignes qu'elle emprunte. On
distingue, suivant les fonctions qu’ils assurent :
✓ les postes d’interconnexion,
✓ les postes de transformation et
✓ les postes mixtes.
II.5.1 Poste de transformation
Par définition, un poste de transformation (une sous-station) est une installation d’organes de liaison et d'organes de
manœuvre où parvient l'énergie des centrales et d'où cette énergie est orientée vers les centres de consommation.
Figure: Disjoncteur
Sectionneurs
Ils assurent la coupure visible d'un circuit électrique et aiguillent le courant dans le poste
Figure : Sectionneur
Jeux de barres
Dans la distribution électrique un jeu de barres désigne un conducteur de cuivre ou d'aluminium qui conduit de
l'électricité dans un tableau électrique, à l'intérieur de l'appareillage électrique ou dans un poste électrique.
Les jeux de barres sont typiquement soit des barres plates, soit des tubes.
Ils sont considérés comme des conducteurs de faible impédance auquel peuvent être reliés plusieurs circuits
électriques en des points séparés.
Les isolateurs assurent l’isolement électrique entre les câbles conducteurs et les supports. Ils sont utilisés en
chaîne, dont la longueur augmente avec le niveau de tension :
il faut compter environ 4 isolateurs en 63 kV, 6 en 90 kV, 12 en 225 kV et 19 en très haute tension de 400 kV.
La chaîne d’isolateurs joue également un rôle mécanique, elle doit être capable de résister aux efforts dus
aux conducteurs, qui subissent les effets du vent, de la neige ou du givre.
Figure : Isolateurs
Autres appareillage d’un poste
Outre la transformation, les postes assurent la jonction entre les différents réseaux électriques pour pouvoir
aiguiller l'énergie du lieu de production vers le lieu de consommation. Par ailleurs, grâce à leur appareillage
électrique très performant, les postes éliminent très rapidement (généralement en moins d'une seconde) les
incidents (courts-circuits) qui peuvent survenir sur les lignes ou dans le poste lui même.
• Paratonnères et Parafoudres
Les parafoudres sont des appareils destinés à limiter les
surtensions imposées aux transformateurs, instruments et
machines électriques par la foudre et par les manœuvres de
commutation.
La partie supérieure du parafoudre est reliée à un des fils de la
ligne à protéger et la partie inférieure est connectée au sol par une
mise à la terre de faible résistance, généralement de moins d’un
Ohm.
Figure : Eclateurs
Supports
Le rôle des supports (pylônes) est de maintenir les câbles à une distance minimale de sécurité du sol et
des obstacles environnants, afin d’assurer la sécurité des personnes et des installations situées au
voisinage des lignes.
Le choix des pylônes se fait en fonction des lignes à réaliser, de leur environnement et des contraintes
mécaniques liées au terrain et aux conditions climatiques de la zone. Leur silhouette est caractérisée par la
disposition des câbles conducteurs.
On a recours à des pylônes composés d’un treillis en acier. Plus la tension est élevée, plus l’envergure est
grande et plus les poteaux sont élevés.
La canalisation souterraine haute tension s’effectue à l’aide des câbles électriques à haute tension. ce câble est
composé de différentes parties assemblées de manière concentrique, les principales sont :
au centre un conducteur permet de transporter l'électricité, entouré d’une couche semi-conductrice interne,
ensuite vient une isolation électrique pour empêcher le courant de s'écouler vers la terre, le tout est entouré d'une
gaine métallique afin de confiner le champ électrique à l'intérieur du câble et d'une protection extérieure qui
assure de bonne propriété mécaniques et le protéger des agressions extérieures.
Les câbles de garde ne conduisent pas le courant. Ils sont situés au-dessus des conducteurs de lignes
aériennes à haute tension. Ils jouent un rôle de paratonnerre au-dessus de la ligne, en attirant les coups de
foudre, et en évitant le foudroiement des conducteurs. Ils sont en général réalisés en acier.
Le système de transport et de fourniture d’énergie électrique est exploité par un centre de conduite réseau
également appelé dispatching. Le Dispatching est responsable de l’équilibre entre la demande et la
fourniture d’énergie électrique, la maîtrise du plan de tension et du transit sur le réseau interconnecté. Les
équipes du dispatching se relaient 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour veiller à cet équilibre en
supervisant en temps réel l’état du réseau haute tension.
Il est aussi responsable des réseaux de répartition, et veille particulièrement à la continuité de l’alimentation
des réseaux de distribution et des consommateurs raccordés en moyenne tension.
Introduction
Le problème majeur de l’exploitant est de maintenir, en permanence, l’équilibre entre l’offre disponible et la
demande potentielle. Etant entendu que l’équilibre instantané entre production et consommation est une
condition nécessaire pour le fonctionnement du réseau. Pour cet effet la topologie des réseaux sera différente
selon leurs fonctions car les conditions d’exploitation vont exiger les caractéristiques du fonctionnement des
réseaux. Dans ce contexte, le système électrique est alors composé de trois segments de base : la
production, le réseau et les consommateurs.
Au niveau du réseau on parle d’un réseau de transport et d’un réseau de distribution car ils différent dans leur
topologies, niveaux de tension, dimension, exploitation, etc. Ils différent également dans leur objectifs et donc
par les acteurs qui vont intervenir dans l’un ou l’autre.
Description des réseaux électriques
Les réseaux électriques sont constitués par l’ensemble des appareils destinés à la production, au transport,
à la distribution et à l’utilisation de l’électricité depuis les centrales de génération jusqu’aux maisons de
campagne les plus éloignées.
La nouvelle norme en vigueur en France UTE C18-510 définit les niveaux de tension alternative comme suit :
Réseau maillé
✓ Les réseaux de transport d’énergie et d’interconnexion sont liés entre eux sous forme des boucles,
réalisant ainsi une structure semblable aux mailles d’un filet.
Les réseaux de répartition qu’ils alimentent, ont fréquemment une structure bouclée et peuvent alors être
exploités soit en boucle fermée (le réseau est dit bouclé) soit en boucle ouverte (le réseau est alors dit
débouclé).
Les réseaux de répartition fournissent l’énergie aux réseaux de distribution à moyenne tension assurant
l’alimentation d’un grand nombre d’utilisateurs, soit directement, soit après transformation en basse
tension. Leur configuration et leur mode d’exploitation sont variables. On peut trouver, selon les pays, des
réseaux maillés exploités débouclés, des réseaux aux structures en antenne ou radiale.
Le réseau de distribution moyenne tension commence à partir du poste source HT/MT d’où partent plusieurs
départs MT constitués d’un ensemble de conducteurs et d’appareils de coupure qui alimentent les charges
moyenne tension ou les postes de distribution publique (MT/BT).
Ce type de poste (figure II.4) est constitué d’un transformateur (T1) alimenté par une ligne HT (HT1). Avec
l’augmentation des charges à desservir, on peut y adjoindre un deuxième (T2), puis, en stade final, un troisième
transformateur (T3) généralement en double attache.
Au Bénin cette architecture est composée, au niveau de la moyenne tension, de trois conducteurs qui sont
les trois conducteurs de phase. Le neutre est directement relié à la terre par une impédance au niveau du
poste source HT/MT. Cette architecture présente une ossature principale de forte section de laquelle partent
des dérivations plus économiques qui alimentent des grappes de postes sources MT/BT.
La figure ci-dessous illustre la distribution de type européenne.
Figure : Modes de distribution sans neutre distribué, mixte deux ou trois phases
Postes HTA/BT
Ils sont l’interface entre les réseaux HTA et BT. Ils ont essentiellement un rôle de transformation HTA/BT auquel
peuvent éventuellement être associées une fonction d’exploitation HTA et une fonction de répartition BT, suivant
la charge à desservir.
Une des caractéristiques essentielles des postes HTA/BT est leur puissance nominale. On rencontre à travers
le monde des puissances comprises entre quelques kilos Voltampères et plusieurs méga Voltampères. On peut
citer plusieurs types de postes HTA/BT de niveau de complexité croissante
Généralement préfabriqué, raccordé exclusivement sur des réseaux aériens MT, ce type de poste permet de
délivrer des puissances (160; 250; 400kVA) supérieures à celles du H61, dans des conditions encore
économiques.
L’énergie BT peut être répartie par un ensemble comportant un organe de coupure et jusqu’à quatre départs
protégés par fusibles.
Du fait des structures de réseau MT en coupure d’artère ou en double dérivation, ils comportent un appareillage
MT composé en général de deux arrivées MT (MT1, MT2) avec cellules interrupteur en technique protégée, et
une cellule de protection du transformateur avec fusible et éventuellement un interrupteur. Le poste est prévu en
général pour un seul transformateur, mais dans certains cas, il peut y en avoir plusieurs pour faire face à des
charges ponctuelles importantes. Les puissances normalisées de transformateur sont : 250; 400; 630 et 1000
kVA
Réseaux BT
Il existe plusieurs modes d’alimentations des tableaux BT, avec une ou plusieurs sources d'alimentation. Dans
ce qui suit nous citerons deux exemples.
III.1 Introduction
Les lignes aériennes constituent des circuits de transmission des réseaux triphasés reliant des générateurs
aux charges. Chacune possède ses propres caractéristiques résistive, inductive et capacitive.
Ces impédances sont réparties uniformément sur toute la longueur de la ligne si bien qu’on peut représenter
la ligne par une série de section R, L, C identiques. Chaque section représente un tronçon de ligne d’une
longueur donnée (1km, par exemple) et les éléments r, 𝑋𝐿 et 𝑋𝐶 représentent les impédances
correspondantes pour cette longueur
Avec :
l : Longueur de la ligne (m) ; s: Section du conducteur (m²) ; ρ: Résistivité du métal (Ω.m).
✓ L'augmentation de la résistance due à la spirale est d'environ 1% pour les trois conducteurs de fils
et d'environ 2% pour les conducteurs toronnés concentriquement.
Avec :
d : Diamètre du conducteur (mm) ;
f : Fréquence du réseau (Hz) ;
ρ : Résistivité du métal (Ω.mm²/km)
Tab : Résistance en courant alternatif en fonction du facteur de Kelvin.
✓ La résistance du conducteur augmente avec l'augmentation de la température. Etant donné que la valeur de
ρ est donnée à une température spécifique et la ligne fonctionne à une température plus élevée, la résistance
réelle est supérieure à la valeur trouvée dans 𝑅𝐶 . Pour de petites variations de température, la résistance
augmente linéairement lorsque la température augmente comme il est montré sur la figure ci-dessous et
donnée par l’expression ci-dessous:
Figure : Effet de la température sur la résistance d’un conducteur électrique
Avec,
Req : Résistance équivalente du faisceau ;
n : Nombre de conducteurs ;
R : Résistance d’un conducteur du faisceau.
Le passage d’un courant électrique d’intensité ‘i’, dans un conducteur cylindrique de longueur supposée
infinie, crée un champ d’induction magnétique circulaire dont la composante tangentielle à une distance x du
conducteur est donnée par le théorème d'Ampère :
Soit un conducteur infiniment long de section circulaire et uniforme figure ci-dessous, on considère la portion l
du conducteur.
✓ A une distance x = D, le flux d’induction magnétique à l’extérieur du conducteur est :
Figure: Induction magnétique à l’extérieur d’un conducteur circulaire long
L’inductance par unité de longueur à l’extérieur du conducteur est définie par: alors,
Avec :
r : Rayon du conducteur (m) ;
φext : Flux d’induction magnétique à l’extérieur du conducteur à une distance D (Wb/m) ;
Lext : Inductance linéique à l’extérieur du conducteur à une distance D (H/m).
Alors :
Avec,
Inductance d’une ligne monophasée
avec
Soit une ligne monophasée formée de ‘m’ conducteurs sur une de ses lignes et de ‘n’ conducteurs sur l’autre
Enfin,
Avec,
De la même manière,
On remplace dans l’expression générale de Lx
Comme les conducteurs sont tellement proches l’un de l’autre donc on peut considérer 𝑫𝟐𝟏 m fois.
Avec :
m : Nombre de conducteurs du faisceau ;
r : Rayon du conducteur ;
A : Rayon du cercle circonscrivant les conducteurs du faisceau
Notion de rayon moyen géométrique RMG
Pour les conducteurs constitués de brins toronnés ci-figure ci-dessous, les valeurs du RMG peuvent être
calculées à partir de la section utile S du conducteur et du nombre de brins.
Avec :
g11 : RMG de chacune des cordes ;
G11 : RMG résultant du faisceau.
Tab : RMG des conducteurs toronnés
Un conducteur de phase peut être constitué d’un faisceau de 2 ou plusieurs cordes de mêmes diamètres,
disposées symétriquement les unes par rapport aux autres.
Tableau : RMG des conducteurs en faisceaux
Inductance d’une ligne triphasée transposée
L’ensemble d’une ligne triphasée et du sol ne constitue pas un système symétrique (dépend de la disposition
des conducteurs). Pour rattraper les effets de la dissymétrie, on effectue une transposition conformément à ce
qu’indique la figure
avec
ou
Cas particulier : ligne triphasée double circuit en faisceaux
et
Caractéristiques transversales
Dans l'établissement des caractéristiques longitudinales, nous nous sommes occupés des phénomènes liés
aux courants dans les conducteurs et aux champs magnétiques que ces courants créent, ce qui a permis de
définir les caractéristiques linéiques R’, L’.
Lorsqu’il n’y a pas de courant dans le sol (cas du réseau équilibré), nous pouvons complètement ignorer sa
présence, ce que nous n’avons pas le droit de faire pour l’étude des caractéristiques transversales.
Les caractéristiques transversales rendent compte des effets des charges superficielles des conducteurs de
phase et du sol. Ces charges superficielles provoquent un champ électrique perpendiculaire à la surface des
conducteurs qui engendre des courants capacitifs lorsqu’ils varient. Ce phénomène est représentés par les
capacités linéiques, C’. Pour son calcul, le fait qu’un conducteur soit creux ou plein ne joue plus aucun rôle
puisque la charge se concentre à la périphérie.
Etant donné que toutes les parties de la surcharge sont à égale distance du conducteur, qui a une
charge uniformément répartie, la surface cylindrique est une surface équipotentielle et la densité de flux
électrique à la surface est égale au flux sortant du conducteur par mètre de longueur divisée par l’aire de
la surface à une longueur axiale de 1 m.
La densité de flux électrique est :
Où :
q : Charge sur le conducteur en coulombs par mètre de longueur ;
x : Distance en mètre du conducteur jusqu'au point où la densité de flux électrique est calculée.
L'intensité du champ électrique, ou le négatif du gradient de potentiel est égale à l’induction électrique divisée
par la permittivité du milieu. Par conséquent, l'intensité du champ électrique est :
La différence de potentiel est indépendante de la trajectoire suivie. La façon la plus simple pour calculer la chute
de tension entre les deux points est de calculer la tension entre les surfaces équipotentielles traversant D1 et
D2 en intégrant l'intensité de champ sur un trajet radial entre les surfaces équipotentielles (figure ci-dessous)
Alors,
En supposant que les charges sont uniformément réparties sur la surface de tous les conducteurs, la capacité
d’une ligne dans un groupe de conducteur, montré sur la figure ci-dessous, est obtenue ainsi :
Soit :
En supposant qu’un conducteur m a une charge la différence de potentiel entre le conducteur
En réalité, le sol affecte la capacité des lignes de transmission, car sa présence altère les lignes du champ
électrique (figure ci-dessous). Si on suppose que la terre est un conducteur parfait de longueur infinie, de forme
horizontale plane, les valeurs des capacités calculées précédemment seront différentes, puisqu’on doit introduire
le terme qui est en fonction du sol.
(a) Conducteur unique et le plan de la terre (b) Image du conducteur par rapport au plan de la terre
Fig. : Effet du sol
On applique la méthode des images à une ligne à 2 conducteurs (figure ci-dessous), qui consiste à remplacer la
terre, par un conducteur identique à celui qui est tendu parallèle à la surface du sol, de charge contraire disposé
symétrique au conducteur réel par rapport à la surface du sol.
avec
Le même raisonnement a été appliqué pour les conducteurs d’une ligne triphasée (abc) avec transposition des
phases.
✓ Capacité d’une ligne triphasée en faisceaux (avec m sous conducteurs) Sans effet du sol
Lorsqu’un conducteur est porté à un potentiel très élevé, un champ électrique au voisinage des conducteurs peut
dépasser la limite d’ionisation de l’air ambiant et produire alors autour de ce conducteur et surtout autour de ses
attaches un phénomène électrique lumineux (figure III.18) en forme de couronne appelé « effet couronne ».
Cette effet couronne est surtout dû à une dérivation de courant entre conducteur et vers le sol. Il en résulte alors
une conductance linéique cyclique dont la valeur ramenée à un schéma équivalent sera notée G’ [S/km].
La valeur de cette conductance étant toujours faible (surtout pour U<400kV), on est donc souvent amené à la
négliger. La tension disruptive au-dessous de laquelle apparait l’effet couronne est déterminée par la formule de
Peeck suivante :
Avec :
g: Gradient disruptif de l’air en [kV/cm] (pratiquement g=21,1) ;
m : Facteur d’irrégularité de la surface des conducteurs ;
𝛿: Facteur de correction proportionnel à la densité de l’air ;
d: Diamètre des conducteurs en (mm) ;
Fig : Effet couronne
Circuits équivalents des lignes électriques
Dans une ligne électrique, quel que soit la portion prise, on enregistre une différence de tension et de courant
(entre l’entrée et la sortie de cette portion). est dû aux paramètres longitudinaux de la ligne
Il en résulte qu’une ligne d’énergie électrique est un circuit à constante uniformément réparties et que par
conséquent ses équations de fonctionnement doivent être établies, en considérant des éléments de longueurs
infiniment petites à l’aide d’équations différentielles par rapport à la variable x.
Soit une ligne de longueur l de paramètres linéiques montré sur la figure ci-dessous.
Fig : Schéma unifilaire en π d’une ligne électrique
En notant Z ′ l′impédance longitudinale par unité de longueur, et y ′ l′admittance transversale par unité de
longueur.
Par séparation des variables, nous obtenons deux équations différentielles du second ordre indépendantes:
ഥ définie par les expressions suivantes :
Notons la constante de propagation 𝜸
Où :
Avec :
Chapitre IV: Puissance transmises et compensation du facteur de puissance
Quelques simplifications peuvent être introduites dans le schéma équivalent de la ligne dans les cas suivants :
✓ G’≈ 0 pour une tension US < 225 kV (HT)
✓ C’≈ 0 pour une tension US < 60 kV (MT)
✓ L’≈ 0 pour une tension US < 1 kV (BT)
Calculs de puissance en régime permanent
Convention du phaseur
Puissance complexe
On peut aussi représenter les différents types de puissances (complexe, active et réactive) sous forme de triangle (figure 2.3).
Le facteur de puissance indique si la charge se comporte de façon inductive, capacitive ou résistive. Si le comportement est
inductif, on dit que le facteur de puissance est en retard (ou arrière, ou positif). Si le comportement est capacitif, on dit que le
facteur de puissance est en avance (ou négatif), comme à la figure 2.4.
3.2 Système triphasé
Un système triphasé est un système polyphasé d’ordre 3 (p = 3). On a déjà énuméré quelques avantages des systèmes triphasés.
3.2.1 Utilisation
3.2.2 Générateur 3𝛟
Un générateur triphasé est une machine synchrone composée d’un rotor (aimant tournant) et de 3 bobinages fixes. Les
bobinages sont séparés de 1200 , autour du rotor. Puisqu’ils sont séparés, physiquement de 1200 , les tensions créés dans les
bobinages A, B, et C, sont déphasées de 1200 :
La rotation dans la séquence directe (négative)
Une source de tension triphasée équilibrée est composée de 3 sources de tension monophasées de même amplitude ( 2V) et
2𝜋
décalée de 3 , comme à la figure 3.10.
Il y a deux combinaisons possibles pour brancher ces trois sources :
3.3.1 Connection en Y
On peut aussi calculer la tension entre les différentes lignes, comme à la figure 3.12.
Les tensions ligne-ligne (L-L) sont en avance de 300 par rapport aux tensions ligne-neutre (L-N) et supérieures d’un
facteur 3 (figure 3.13).
3.3.2 Connection en ∆
Ici, les tensions ligne-ligne sont les mêmes que celles des sources. Remarquer aussi qu’il n’y a pas de neutre.
3.4 Charge triphasée
Une charge triphasée est une charge composée de trois charges monophasées de même impédance, comme à la figure 3.15.
3.4.1 Connection en Y
La connection ∆ d’une charge triphasée est montrée a la figure 3.18. Les courants Ia,
Courants de ligne
On peut aussi calculer les courants de ligne (LKC aux nœuds) :
Les courants de ligne sont en arrière de 300 par rapport aux courants de phase et supérieurs d’un rapport 3 , comme a la 3.19.
3.5 Analyse des circuits triphasés
3.5.1 Montage Y–Y (avec neutre)
Les circuits branches en forme Y–Y n’ont parfois pas de neutre, comme à la figure 3.22.
Dans ce cas-ci, on utilise une approche un peu différente pour faire l’analyse :
Soit une charge ∆ et une charge Y, montres à la figure 3.24. On cherche a convertir d’une forme a une autre. Pour que les
circuits soient égaux, il faut que l’impédance mesurée entre n’importe quel 2 points soit la même dans les deux formes.