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Cours L3-1

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Licence 3 : Système industrie (SI)

Module: Réseau électrique: Production Transport et distribution

Enseigné par: Dr ADEGBOLA Romaric


PARTIE I
COURS: RESEAU PRODUCTION
TRANSPORT ET DISTRIBUTION
Chapitre I

Généralités sur un réseau d'énergie électrique

I.1 Introduction

De nos jours et sans l’énergie électrique, la vie quotidienne serait difficilement envisageable, il est alors
nécessaire de savoir la produire de manière efficace et continue. Cette énergie électrique consommée dans
les installations domestiques et dans l'industrie est produite soit dans les centrales électriques ou dans les
sources de production locales à partir d'une énergie primaire. Dans un pays, le Transport et la Distribution
Publique assurent le transit de l’énergie électrique entre les points de production et les points de
consommation. Le but premier d'un réseau de Transport et la Distribution est de pouvoir alimenter la
demande des consommateurs.
I.2 Organisation du réseau électrique

I.2.1 Réseau électrique simple

Un réseau électrique simple comprend une source de production SP et une source de réception SR reliées
par une ligne électrique L.

Exemple
En cas d’un problème survenu au niveau de la SP ou la SR le réseau local simple ne sera plus fonctionnel. Un
système d'interruption K est nécessaire pour isoler la SP de la SR et dépanner l'une ou l'autre. La maintenance de la
SP ou de la SR est nécessaire aussi.

Après la maintenance de la SP ou de la SR ou leur dépannage les deux sources peuvent être reliées par l'intermédiaire
de l'interrupteur K

On peut adopter une représentation simplifiée

Ksp: Interrupteur de la source de production

KSR: Interrupteur de la source de réception


La SR peut être constituée de plusieurs récepteurs appelés charges en parallèle constituant un réseau de récepteurs
connectés à une barre, à la même tension avec chaque récepteur ayant son propre interrupteur.

Ce réseau de réception est efficace car en cas de dysfonctionnement d’un récepteur, la panne peut être
facilement détectée et le récepteur isolé pou réparation.

I.2.2 Réseau électrique complexe

Le fonctionnement de la SP nécessite de la matière première pouvant être éloigné de la SR. Pour des raisons
de pollution sonore et chimique l'énergie électrique fournie à la SR doit être transportée par une ligne de
transport LT plus ou moins longue.
.Pour éviter les chutes de tension sévères inhérentes à une ligne longue et des pertes de puissance il faut
élever la tension produite par la SP au départ grâce à des transformateurs élévateurs et la rabaisser à
l’arrivée au niveau du réseau de réception.

Source

La seule SP peut s’avérer insuffisante en puissance à cause de l’évolution de la demande au niveau de la SR.
On est obligé de la remplacer par une SP plus puissante en l’isolant par l’intermédiaire de K.

Pour des raisons de maintenance ou d’avarie la seule SP ne sera plus fonctionnelle. On assistera à un black-
out mettant les récepteurs en difficulté de fonctionnement. La production au niveau de ces récepteurs si elles
sont des usines sera arrêtée en entraînant un manque à gagner pour les industriels et des problèmes
d’insécurité pour les ménages la rareté des produits industriels avec un coût de produits élevés peu accessibles
aux consommateurs. Cela peut entraîner une explosion sociale.

Il est indispensable d’avoir un réseau de SP interconnectés de moyenne de puissance que d’avoir une seule SP
de grande puissance. On pourra renforcer le réseau de SP ou retirer une SP compte tenu de la demande.

Toutes ces SP de moyenne puissances interconnectées peuvent être regroupées dans un


même lieu appelé centrale plusieurs centrales peuvent être aussi interconnectées par des
sous stations d’interconnexion pour assurer la stabilité de tout le système.

Le réseau est décomposé en 03 grands secteurs la production, le transport et la


distribution. En plus de ces trois secteurs, il existe des secteurs de liaison : les postes de
transformation, les stations et les sous stations

LT₁ : ligne de transport 1


LT2 : ligne de transport 2
Nous avons trois secteurs principaux

I.2.2 Secteur production

Centrale de production de grande puissance ou source de production locale

U ≤ 25 KV U± 10% de Un

𝑓𝑛 = 50Hz Système Européen

f stable ± 0.5% de fn

𝑓𝑛 = 60Hz Système Nord-Américain

L’énergie doit être produite à un prix raisonnable abordable avec le respect de l’environnement, des
normes de sécurité du matériel et du personnel.
I.2.2 Secteur de transport

Lignes de transport longues car SP éloignée de SR → U élevée pour éviter des pertes en tension et des pertes
joules.

∆𝑃 𝑘1 𝑙 ∆𝑉 𝑘2 𝑙
Car = et =
𝑃 𝑈2 𝑉 𝑈2

I : longueur de la ligne
U : tension nominale de la ligne
P : puissance active

I.2.3 Secteur distribution dense

× Abonnés : industriels HTΑ

× Particuliers (BT)
I.2.3 Classification de tensions en courant alternatif

Les différentes classes de tension en courant alternatif sont définies, comme suit :

Tableau: Classification de tensions


I.2.4. Besoins en énergie électrique

La demande en énergie électrique ne cesse d’augmenter et il faille produire cette énergie (l’offre) et l’adapter à
la demande.

Pour satisfaire la demande en énergie électrique, (DE) il faut produire l'énergie électrique (PE) et l'offrir à la
population.

Il y a 3 possibilités pour satisfaire à l'équation : PE – DE = ΔE

1) L'offre (PE) supérieure à la demande (DE)

⟹ ∆𝐸 > 0

⟹ Vente du surplus à des pays tiers ou transformation du surplus en d'autres formes d'énergie.
La vente peut permettre d'avoir des devises pour mieux se développer.
2) L'offre (PE) inférieure à la demande (DE)

⟹ ∆𝐸 < 0

⟹ Déficit en énergie électrique pour satisfaire la demande. Pour compenser ce déficit on est obligé d'acheter de
l'énergie grâce à l'importation de cette énergie de l'extérieur.
Si les moyens ne suivent pas pour combler ce déficit, on est obligé de procéder à des délestages qui peuvent
mettre en difficulté des entreprises, créer le black-out dans certaines localités conduisant à l'insécurité dans les
villes et les compagnes sans éclairage, rendre les couts des produits de grande consommation chères et
provoquer l'explosion sociale à cause de la non satisfaction des besoins essentiels de la population.

3) L'offre (PE) est égale à la demande à tout moment c'est le cas idéal.

⟹ ∆𝐸 = 0

En générale l'offre est inférieure à la demande sans cesse croissante et dynamique dans le temps alors que
l'offre est parfois limitée par des contingences exogènes et endogènes et surtout par indisponibilité des sources
primaire ou l'incapacité de transformer ces sources primaires en énergie électrique du fait de la non maitrise de
la technologie de transformation.
Chapitre II. Réseau électrique de la Société Béninoise d'Energie Electrique (SBEE)

Au Bénin la CEB a pour mission essentielle le monopole du transport de l'énergie électrique au Bénin et au Togo de
même que la planification et l'approvisionnement de cette énergie pour les besoins des deux Etats.

Evolution de la demande en énergie à partir de 1995-2004 Evolution de la demande en énergie à partir de 2014-2034
Extrait du tome 1- Plan directeur de développement Energie

Ces taux n’incluent pas la demande des cimenteries de SCB Lafarge et de NOCIBE qui sont alimentées par la CEB.
II.1 Schéma synoptique du réseau de de transport et distribution
II.2 Description de réseau du sud de la Société Béninoise
d'Energie Electrique (SBEE)
II.2.1 La sous station de Vèdoko de la CEB

La sous station de Vèdoko CEB reçoit les 161 KV issues de


quatre lignes triphasées en provenance de Momé-hagou au
Togo. Il possède un poste équipé d'un transformateur de
puissance 161/63/15 kV, 55-49-15 MVA et de deux
transformateurs de puissance 161/15 kV, 19 MVA chacun.
Chaque transformateur alimente en 15 kV le réseau de
distribution de Cotonou et de ses périphéries. La sous station de
Vèdoko-CEB assure également le transport de l'énergie jusqu'à
la sous-station de Gbégamey par des câbles souterrains 63 kV
(fig. ci-contre).
Autres sous-stations
Djimė (Bohicon), Ouando (Porto-Novo), Avakpa (Allada),
Lokossa. Figure: sous station de vèdoko
II.2.2 Sous station de Gbégamey

La sous station de Gbégamey est une sous station qui dispose d'un système de télé conduite. Elle reçoit par
canalisation souterraine 63, KV de la sous-station de Vèdoko-CEB et assure une partie de la distribution
grâce à son poste de transformation équipé de deux transformateurs de puissance 63/15 KV, 20 MVA
chacun. De cette sous station partent quatre départs vers les postes:

• 181 (Ancien pont)

• 263 (Marché st Michel)

• 179 et 180 respectivement à Gbégamey et Cadjèhoun,

• 262 OCBN.

De la sous station de Gbégamey part une ligne 3ф 63 KV dérivée de la ligne 63 kV en provenance de


Vèdoko vers l'unité de production d'énergie Electrique d'Akpakpa (ex Centrale thermique d'Akpakpa).
II.2.3 L’Unité de Production d'Energie Electrique d’Akpakpa (UPEE)

L'unité de production d'Energie Electrique d'Akpakpa (ex-centrale thermique) dotée de groupes électrogènes
d'une capacité de 52 MVA installés permet de combler le déficit énergétique des départs suivants: Cotonou
1, Cotonou 2, Cotonou 3, Cotonou 4, Cotonou 6, Akpakpa et SONACI (Porto-Novo) par le biais de son poste
de transformation qui comporte deux jeux de barres:

• Le jeu de barres 89-1 L2

• Le jeu de barres 89-2 L2

Ces deux jeux de barres se relaient. Elles reçoivent les 63 kV par des câbles souterrains à partir des jeux de
barres de Gbégamey. Un transformateur abaisseur 63/15 kV renvoie les 15 kV sur les jeux de barres destinés
aux postes de distribution et une ligne 63 kV souterraine et aérienne dessert Porto-Novo.

En cas de panne générale, un groupe de secours de 110 kVA est mis automatiquement en marche par une
batterie de 24 V.

Le réseau de distribution HT alimente à leur tour le réseau de distribution MT et BT.


II.3 Réseau interconnecté de Porto-Novo et ses environs
Le réseau de distribution MT de Porto-Novo et de ses environs
prend sa source à l’Unité de Production d'Energie Electrique (UPEE)
interconnectée avec la sous station de Gbégamey sur les jeux de
barre de 63 kV. De l'UPEE une ligne de 222,8 mm² à 63 kV d'une
longueur de 32 km alimente la sous-station de Ouando. A Ouando,
la tension 63 kV est rabaissée en 15 kV par un transformateur (63
kV/15 kV, 20 MVA) qui alimente Akpro-Missérté, Dangbo et
Adjohoun, par une ligne de 54,6 mm², 15 kV d'une longueur de 29
km de même que la ville de Porto-Novo.
De l'UPEE la tension 63 kV est rabaissée en 15 kV par un
transformateur (63 kV/15 kV, 20 MVA) renforcée par des groupes
thermiques de l'UPEE à une tension de 15 kV pour alimenter la
zone d'Akpakpa et est environs et les localités de Sèmė-Kpodji,
Djrègbé, Houinta, Tohoué, Dja, Owodé par une ligne de 54,6 mm²,
15 kV sur une longueur de 19 km. Le réseau est interconnecté
entre Houinta et Ouando.
II.4 Réseau de distribution basse tension (BTA): 380 V

Dans les postes de transformation locaux, la moyenne tension est abaissée au niveau des clients, soient 220 V
monophasé ou 380 V triphasé. Ce réseau approvisionne les habitations et les petites industries environnantes à
travers des câbles torsadés avec neutre porteur et supportés par des poteaux en bois ou en béton. Les sections
sont les suivantes :

3 * 70mm², 1 * 54,6 mm² et 2*16 mm²

3 * 50mm², 1 * 54,6 mm² et 2*16 mm²

3 * 35mm², 1 * 54,6 mm² et 2*16 mm²

Les branchements sont dans la grande majorité aériens. Ils sont réalisés avec des conducteurs isolés torsadés 2
* 16 mm² AL, pour les branchements monophasés ou 4 * 16 mm² AL, pour les branchements triphasés.

Dans l'agglomération, la distribution se fait avec une ligne BT à 6 fils nus ou isolés torsadés.
Chaque foyer est généralement connecté entre une ligne de phase et une ligne neutre (220 V).
Les petits industriels et les gros foyers peuvent être alimentés par les trois phases et le neutre. Entre
deux lignes de phase la tension est de 380 V. Les lignes sont supportées par des poteaux en bois ou en
béton. Entre deux poteaux lorsqu'il s'agit des fils nus nous avons le neutre qui est en haut, les trois phases
sont en dessous du neutre.

Figure: Disposition des fils nus entre deux poteaux

Les deux fils restants qui sont totalement en bas destinés à l'éclairage public des rues.
La portée maximale est de 50 m. les isolateurs sont en verre, l'armement est en drapeau ou en quinconce. La
distance entre conducteurs situés dans un même plan vertical est de 0,70 m dans le cas d'armement en quiconce et
de 0,35 m dans le cas d'armement en drapeau. Au Bénin l'armement est généralement en drapeau en BT. Le réseau
est établi sur poteaux en béton armé ou sur potelets.
Les sections typiques des conducteurs sont identiques dans le tableau ci-dessous.

Tableau: Sections typiques des conducteurs

La section des conducteurs de l'éclairage public est au moins de 14,1 mm² pour une ligne en cuivre et de
34,4 mm² pour une ligne en Almélec.

La distribution de nos jours se fait en câbles isolés en faisceaux torsadés avec neutre porteur supportés par
des poteaux en bois ou en béton. Un faisceau torsadé comprend généralement trois conducteurs de phase. Un
conducteur neutre et deux conducteurs pour l'éclairage dont les sections sont indiquées dans le tableau 1. Tous
ces conducteurs sont isolés en PRC ou PCV et sont pourvus d'une âme en aluminium.
Les faisceaux de conducteurs peuvent être :
- Autoportés sur poteau,
- Posés sur façade
- Tendus sur façade,
- Tendus en traversée de rue ou d'espace non bâti

Figure: câble en faisceau, posé Figure : faisceau tendu sur


Figure: faisceau autoporté sur poteau,
sur façade. On utilise ce façade (mode le plus utilisé et
avec pince d'alignement sur le neutre
procédé partout où l'architecture le plus économique)
des façades ne permet pas de
tendre le faisceau.

Figure: faisceau autoporté sur poteau, avec pince trelimetaux


Les câbles de branchement torsadé aux dérivations sont arrimés sur un système d'ancrage accroché au mur
ou peut être arrimé à un potelet. La descente au panneau compteur se fait dans la grande majorité en câble
BBN en cuivre de section 2 x 6,6 mm² pour les branchements 2 fils et 4 X 10 mm² pour les branchements 4 fils.
II.5 Postes électriques de transformation (Transformateur)

Par définition, un poste de transformation (une sous-station) est une installation d’organes de liaison et
d'organes de manœuvre où parvient l'énergie des centrales et d'où cette énergie est orientée vers les centres
de consommation.

Les postes électriques permettent d'adapter la ou les tensions en fonction des lignes et des réseaux, mais
aussi à aiguiller l'électricité et à la surveiller à distance sur les différentes lignes qu'elle emprunte. On
distingue, suivant les fonctions qu’ils assurent :
✓ les postes d’interconnexion,
✓ les postes de transformation et
✓ les postes mixtes.
II.5.1 Poste de transformation
Par définition, un poste de transformation (une sous-station) est une installation d’organes de liaison et d'organes de
manœuvre où parvient l'énergie des centrales et d'où cette énergie est orientée vers les centres de consommation.

Figure: Centrale thermique de


Figure: Transformateur de puissance dans un
Maria-gléta
poste électrique.
II.5.1 Poste de transformation

Figure : Appareils électriques dans un poste (A : côté primaire, B : côté secondaire)


Les postes contiennent un certain nombre d'appareils électriques qui participent au bon fonctionnement du
réseau :
1. Ligne électrique primaire ; 7. Transformateur de courant ;
2. Câble de garde ; 8. Parafoudre ;
3. Ligne électrique ; 9. Transformateur de puissance ;
4. Transformateur de tension ; 10. Bâtiment secondaire ;
5. Sectionneur ; 11. Clôture ;
6. Disjoncteur ; 12. Ligne électrique secondaire.
II.5.1.1 Transformateurs de puissance :
Ils modifient la tension électrique à la hausse (par exemple de 20 kV à 161 kV en sortie de centrales) ou à la baisse
par exemple de 63 kV à 15 kV pour livrer l'énergie aux réseaux de distribution.

Figure: Transformateur de puissance


II.5.1.2 Transformateurs de mesure (courant et tension)
Ils sont utilisés pour mesurer de la tension ou du courant quand ceux-ci ont une valeur trop élevée pour être
mesurée directement. Ils doivent transformer la tension ou le courant de manière proportionnelle et sans déphasage.
Ils sont destinés à alimenter des appareils de mesure, des compteurs, des relais et autres appareils analogues.

(a) Transformateur de courant (b) Transformateur de tension

Figure : Transformateurs de mesure


Disjoncteurs :
Ils protègent le réseau contre d'éventuelles surcharges dues à des courants de défaut (foudre, amorçage avec
branche d'arbre) en mettant des portions de circuit sous ou hors tension

Figure: Disjoncteur
Sectionneurs

Ils assurent la coupure visible d'un circuit électrique et aiguillent le courant dans le poste

Figure : Sectionneur
Jeux de barres

Dans la distribution électrique un jeu de barres désigne un conducteur de cuivre ou d'aluminium qui conduit de
l'électricité dans un tableau électrique, à l'intérieur de l'appareillage électrique ou dans un poste électrique.
Les jeux de barres sont typiquement soit des barres plates, soit des tubes.
Ils sont considérés comme des conducteurs de faible impédance auquel peuvent être reliés plusieurs circuits
électriques en des points séparés.

Figure : Jeux de barres


Isolateurs

Les isolateurs assurent l’isolement électrique entre les câbles conducteurs et les supports. Ils sont utilisés en
chaîne, dont la longueur augmente avec le niveau de tension :
il faut compter environ 4 isolateurs en 63 kV, 6 en 90 kV, 12 en 225 kV et 19 en très haute tension de 400 kV.
La chaîne d’isolateurs joue également un rôle mécanique, elle doit être capable de résister aux efforts dus
aux conducteurs, qui subissent les effets du vent, de la neige ou du givre.

Figure : Isolateurs
Autres appareillage d’un poste
Outre la transformation, les postes assurent la jonction entre les différents réseaux électriques pour pouvoir
aiguiller l'énergie du lieu de production vers le lieu de consommation. Par ailleurs, grâce à leur appareillage
électrique très performant, les postes éliminent très rapidement (généralement en moins d'une seconde) les
incidents (courts-circuits) qui peuvent survenir sur les lignes ou dans le poste lui même.

• Paratonnères et Parafoudres
Les parafoudres sont des appareils destinés à limiter les
surtensions imposées aux transformateurs, instruments et
machines électriques par la foudre et par les manœuvres de
commutation.
La partie supérieure du parafoudre est reliée à un des fils de la
ligne à protéger et la partie inférieure est connectée au sol par une
mise à la terre de faible résistance, généralement de moins d’un
Ohm.

Figure: Paratonnère et parafoudre


Eclateurs
L'éclateur est un dispositif simple constitué de deux électrodes, la première reliée au conducteur à
protéger, la deuxième reliée à la terre. A l'endroit où il est installé dans le réseau, l'éclateur représente un
point faible pour l'écoulement des surtensions à la terre et protège ainsi le matériel.

Figure : Eclateurs
Supports
Le rôle des supports (pylônes) est de maintenir les câbles à une distance minimale de sécurité du sol et
des obstacles environnants, afin d’assurer la sécurité des personnes et des installations situées au
voisinage des lignes.
Le choix des pylônes se fait en fonction des lignes à réaliser, de leur environnement et des contraintes
mécaniques liées au terrain et aux conditions climatiques de la zone. Leur silhouette est caractérisée par la
disposition des câbles conducteurs.
On a recours à des pylônes composés d’un treillis en acier. Plus la tension est élevée, plus l’envergure est
grande et plus les poteaux sont élevés.

Figure : Quelques structures de pylônes


Câbles conducteurs
Lignes aériennes
Pour transporter le courant, on utilise des câbles conducteurs qui sont portés par les pylônes.
Le courant utilisé étant triphasé, il y a trois câbles (ou faisceaux de câbles) conducteurs par circuit. Les lignes
sont soit simples (un circuit), soit doubles (deux circuits par pylône).
Chacune des phases peut utiliser 1, 2, 3 ou 4 câbles conducteurs, appelés faisceaux. Les câbles conducteurs
sont « nus » c'est-à-dire que leur isolation électrique est assurée par l'air.
La distance des conducteurs entre eux et avec le sol garantit la bonne tenue de l’isolement. Cette distance
augmente avec le niveau de tension.
Les conducteurs en cuivre sont de moins en moins utilisés. On utilise en général des conducteurs en
aluminium, ou en alliage aluminium-acier ; on trouve aussi des conducteurs composés d'une âme centrale en
acier sur laquelle sont tressés des brins d'aluminium.

Figure : Conducteur d’une ligne aérienne


Canalisations souterraines

La canalisation souterraine haute tension s’effectue à l’aide des câbles électriques à haute tension. ce câble est
composé de différentes parties assemblées de manière concentrique, les principales sont :
au centre un conducteur permet de transporter l'électricité, entouré d’une couche semi-conductrice interne,
ensuite vient une isolation électrique pour empêcher le courant de s'écouler vers la terre, le tout est entouré d'une
gaine métallique afin de confiner le champ électrique à l'intérieur du câble et d'une protection extérieure qui
assure de bonne propriété mécaniques et le protéger des agressions extérieures.

Figure : Coupe d’un câble souterrain


Câbles de garde

Les câbles de garde ne conduisent pas le courant. Ils sont situés au-dessus des conducteurs de lignes
aériennes à haute tension. Ils jouent un rôle de paratonnerre au-dessus de la ligne, en attirant les coups de
foudre, et en évitant le foudroiement des conducteurs. Ils sont en général réalisés en acier.

Figure : Câble de garde


Centre de dispatching (centre de conduite réseau)

Le système de transport et de fourniture d’énergie électrique est exploité par un centre de conduite réseau
également appelé dispatching. Le Dispatching est responsable de l’équilibre entre la demande et la
fourniture d’énergie électrique, la maîtrise du plan de tension et du transit sur le réseau interconnecté. Les
équipes du dispatching se relaient 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour veiller à cet équilibre en
supervisant en temps réel l’état du réseau haute tension.
Il est aussi responsable des réseaux de répartition, et veille particulièrement à la continuité de l’alimentation
des réseaux de distribution et des consommateurs raccordés en moyenne tension.

Figure : Centre de dispatching


Figure: Poste de transformation et téléconduite de GBEGAMEY
PARTIE II
COURS: RESEAU PRODUCTION
TRANSPORT ET DISTRIBUTION
Chapitre III : Modes de transport, répartition et distribution de l'énergie électrique.

Introduction
Le problème majeur de l’exploitant est de maintenir, en permanence, l’équilibre entre l’offre disponible et la
demande potentielle. Etant entendu que l’équilibre instantané entre production et consommation est une
condition nécessaire pour le fonctionnement du réseau. Pour cet effet la topologie des réseaux sera différente
selon leurs fonctions car les conditions d’exploitation vont exiger les caractéristiques du fonctionnement des
réseaux. Dans ce contexte, le système électrique est alors composé de trois segments de base : la
production, le réseau et les consommateurs.

Au niveau du réseau on parle d’un réseau de transport et d’un réseau de distribution car ils différent dans leur
topologies, niveaux de tension, dimension, exploitation, etc. Ils différent également dans leur objectifs et donc
par les acteurs qui vont intervenir dans l’un ou l’autre.
Description des réseaux électriques

Les réseaux électriques sont constitués par l’ensemble des appareils destinés à la production, au transport,
à la distribution et à l’utilisation de l’électricité depuis les centrales de génération jusqu’aux maisons de
campagne les plus éloignées.

Figure: Structure des réseaux de transport et de distribution


L'énergie électrique produite est directement injectée sur le réseau de transport maillé à très haute
tension pour être transportée sur de grandes distances avec un minimum de pertes. Elle descend ensuite
sur les réseaux de répartition, puis ceux de distribution d’où elle est distribuée aux gros consommateurs et
aux réseaux de distribution à basse tension.
Généralement, le réseau est composé dans le sens du transit de l’énergie comme montré sur la figure ci-dessous

Figure : Chemin de l’énergie électrique


Les réseaux électriques sont hiérarchisés. La plupart des pays mettent en œuvre (selon CEI) :

✓ Un réseau de transport THT 220 …….. 800 kV


✓ Un réseau de répartition HT 60 ……... 170 kV
✓ Un réseau de distribution MT 5 ……... 36 kV
✓ Un réseau de livraison de l'abonné BT 400/230 V

La nouvelle norme en vigueur en France UTE C18-510 définit les niveaux de tension alternative comme suit :

✓ HTB → pour une tension composée supérieure à 50 kV


✓ HTA → pour une tension composée comprise entre 1 kV et 50 kV
✓ BTB → pour une tension composée comprise entre 500 V et 1 kV
✓ BTA → pour une tension composée comprise entre 50 V et 500 V
✓ TBT → pour une tension composée inférieure ou égale à 50 V
Topologie des réseaux électriques

Réseau maillé
✓ Les réseaux de transport d’énergie et d’interconnexion sont liés entre eux sous forme des boucles,
réalisant ainsi une structure semblable aux mailles d’un filet.

Figure : schéma d’un réseau maillé


Réseau bouclé

Les réseaux de répartition qu’ils alimentent, ont fréquemment une structure bouclée et peuvent alors être
exploités soit en boucle fermée (le réseau est dit bouclé) soit en boucle ouverte (le réseau est alors dit
débouclé).

Figure : schéma d’un réseau bouclé


Réseau radial

Les réseaux de répartition fournissent l’énergie aux réseaux de distribution à moyenne tension assurant
l’alimentation d’un grand nombre d’utilisateurs, soit directement, soit après transformation en basse
tension. Leur configuration et leur mode d’exploitation sont variables. On peut trouver, selon les pays, des
réseaux maillés exploités débouclés, des réseaux aux structures en antenne ou radiale.

Structure en antenne Structure radiale

Figure : schéma d’un réseau radial


Postes sources HT/MT

Le réseau de distribution moyenne tension commence à partir du poste source HT/MT d’où partent plusieurs
départs MT constitués d’un ensemble de conducteurs et d’appareils de coupure qui alimentent les charges
moyenne tension ou les postes de distribution publique (MT/BT).

Ce type de poste (figure II.4) est constitué d’un transformateur (T1) alimenté par une ligne HT (HT1). Avec
l’augmentation des charges à desservir, on peut y adjoindre un deuxième (T2), puis, en stade final, un troisième
transformateur (T3) généralement en double attache.

Figure : Schéma d’un poste HT/MT


En même temps que le deuxième transformateur, on raccorde généralement une deuxième arrivée
HT (HT2), dite garantie ligne, opérant en cas de défaut sur la première. Le ou les transformateurs débitent
sur un tableau MT qui forme un jeu de barres composé de rames.
Chaque rame est un ensemble d’une dizaine de cellules environ, organisée en deux demi-rames
reliées entre elles par un organe de couplage, en sectionnement de barre. La demi-rame
élémentaire comprend :
✓ une arrivée de transformateur ;
✓ plusieurs départs MT ;
✓ une cellule de condensateurs (compensation de l’énergie réactive) ;
✓ éventuellement, un disjoncteur shunt.

Figure: Schéma du principe d’une rame MT


Réseau de type European

Au Bénin cette architecture est composée, au niveau de la moyenne tension, de trois conducteurs qui sont
les trois conducteurs de phase. Le neutre est directement relié à la terre par une impédance au niveau du
poste source HT/MT. Cette architecture présente une ossature principale de forte section de laquelle partent
des dérivations plus économiques qui alimentent des grappes de postes sources MT/BT.
La figure ci-dessous illustre la distribution de type européenne.

Figure : Modes de distribution sans neutre distribué, mixte deux ou trois phases
Postes HTA/BT

Ils sont l’interface entre les réseaux HTA et BT. Ils ont essentiellement un rôle de transformation HTA/BT auquel
peuvent éventuellement être associées une fonction d’exploitation HTA et une fonction de répartition BT, suivant
la charge à desservir.
Une des caractéristiques essentielles des postes HTA/BT est leur puissance nominale. On rencontre à travers
le monde des puissances comprises entre quelques kilos Voltampères et plusieurs méga Voltampères. On peut
citer plusieurs types de postes HTA/BT de niveau de complexité croissante

Poste sur poteau


C’est le plus simple, utilisé en réseau aérien. Son principe de conception est de considérer qu’il fait partie
intégrante de la ligne. Sur le même poteau sont supportés l’arrivée MT, un transformateur apparent et une sortie
BT avec un disjoncteur BT en milieu de poteau. Ce type de poste, simple et peu coûteux, a permis dans le passé
l’électrification rapide des écarts ruraux grâce à la grande souplesse de distribution des charges. Les puissances
normalisées du transformateur sont : 63 ; 100 ; 160 kVA
Figure: Structures de postes HTA/BT
Poste bas simplifié sous capot

Généralement préfabriqué, raccordé exclusivement sur des réseaux aériens MT, ce type de poste permet de
délivrer des puissances (160; 250; 400kVA) supérieures à celles du H61, dans des conditions encore
économiques.
L’énergie BT peut être répartie par un ensemble comportant un organe de coupure et jusqu’à quatre départs
protégés par fusibles.

Poste de type urbain raccordé en souterrain

Du fait des structures de réseau MT en coupure d’artère ou en double dérivation, ils comportent un appareillage
MT composé en général de deux arrivées MT (MT1, MT2) avec cellules interrupteur en technique protégée, et
une cellule de protection du transformateur avec fusible et éventuellement un interrupteur. Le poste est prévu en
général pour un seul transformateur, mais dans certains cas, il peut y en avoir plusieurs pour faire face à des
charges ponctuelles importantes. Les puissances normalisées de transformateur sont : 250; 400; 630 et 1000
kVA
Réseaux BT
Il existe plusieurs modes d’alimentations des tableaux BT, avec une ou plusieurs sources d'alimentation. Dans
ce qui suit nous citerons deux exemples.

Alimentation des tableaux BT avec une seule source d'alimentation


Les tableaux T1, T2, T3 bénéficient d'une seule source d'alimentation. Le réseau est dit de type radial arborescent.
En cas de perte de la source d'alimentation d'un tableau, celui-ci est hors service jusqu'à l'opération de réparation

Figure: Alimentation des tableaux BT avec une seule source d'alimentation


PARTIE III
COURS: RESEAU PRODUCTION
TRANSPORT ET DISTRIBUTION
Chapitre III : Modélisation des lignes électriques

III.1 Introduction

Les lignes aériennes constituent des circuits de transmission des réseaux triphasés reliant des générateurs
aux charges. Chacune possède ses propres caractéristiques résistive, inductive et capacitive.
Ces impédances sont réparties uniformément sur toute la longueur de la ligne si bien qu’on peut représenter
la ligne par une série de section R, L, C identiques. Chaque section représente un tronçon de ligne d’une
longueur donnée (1km, par exemple) et les éléments r, 𝑋𝐿 et 𝑋𝐶 représentent les impédances
correspondantes pour cette longueur

Figure: Représentation par tronçon d’une ligne électrique


On peut simplifier le circuit en additionnant les résistances individuelles pour former une résistance totale R. De
la même façon, on obtient une réactance inductive totale XL et une réactance capacitive totale XC

Figure : Circuit équivalent d’une ligne électrique

III.2 Caractéristiques longitudinales


Cette partie vise à déterminer les valeurs de ces paramètres. Il fait la distinction entre les caractéristiques
longitudinales (résistances des conducteurs et les inductances entre les conducteurs) et les caractéristiques
transversales (capacité des conducteurs).
III.2.1 Résistance
✓ La résistance est due à la résistivité des métaux du conducteur. Elle génère des pertes par effet Joule.
En courant continu, si l’on note ρ la résistivité du métal utilisé, la résistance 𝑅𝑐 (Ω) s’écrit :

Avec :
l : Longueur de la ligne (m) ; s: Section du conducteur (m²) ; ρ: Résistivité du métal (Ω.m).

▪ La résistivité est fonction de la température θ et s’écrit :

Avec  = 4.10−3 ° 𝐶 −1 pour le cuivre et l’aluminium, 𝜃0 étant la température de référence (20°C).


NOTE : La résistance du conducteur est affectée par trois facteurs: la fréquence, la spirale et la température.
✓ La résistance en courant continu d'un conducteur torsadé est supérieure à la valeur donnée par Rc car la
spirale des fils les rend plus long que le conducteur lui-même.

✓ L'augmentation de la résistance due à la spirale est d'environ 1% pour les trois conducteurs de fils
et d'environ 2% pour les conducteurs toronnés concentriquement.

Figure : Forme spirale d’un conducteur électrique


✓ Quand un courant alternatif circule à travers un conducteur, la distribution du courant n’est pas uniforme sur
la surface de la section transversale du conducteur et le degré de non-uniformité augmente avec
l'augmentation de la fréquence. La densité de courant est supérieure à la surface du conducteur d’où
diminution de la section parcourue par le courant. Cela induit la résistance en courant alternatif à être
légèrement supérieure à la résistance en courant continu comme montré dans le tableau ci-dessous.
Cet effet est connu sous le nom d’effet de peau ou effet Kelvin. On tient compte de l’effet de peau en
remplaçant le conducteur plein par un conducteur creux fictif de même rayon ou en faisceaux. La résistance en
courant alternatif RA est déterminée en fonction de RC à l’aide du rapport de Kelvin donnée par :

Avec :
d : Diamètre du conducteur (mm) ;
f : Fréquence du réseau (Hz) ;
ρ : Résistivité du métal (Ω.mm²/km)
Tab : Résistance en courant alternatif en fonction du facteur de Kelvin.

✓ La résistance du conducteur augmente avec l'augmentation de la température. Etant donné que la valeur de
ρ est donnée à une température spécifique et la ligne fonctionne à une température plus élevée, la résistance
réelle est supérieure à la valeur trouvée dans 𝑅𝐶 . Pour de petites variations de température, la résistance
augmente linéairement lorsque la température augmente comme il est montré sur la figure ci-dessous et
donnée par l’expression ci-dessous:
Figure : Effet de la température sur la résistance d’un conducteur électrique

Où R2 et R1 sont les résistances du conducteur aux températures (°C) 𝑡1 et 𝑡2 respectivement. T est la


constante du matériau et est égale à :

234,5 pour le cuivre recuit de 100% de conductivité


T= ൞ 241 pour le cuivre étiré de 97,3% de conductivité
228 pour l′aluminium de 61% de conductivité
✓ Dans le cas des conducteurs en faisceaux :

Avec,
Req : Résistance équivalente du faisceau ;
n : Nombre de conducteurs ;
R : Résistance d’un conducteur du faisceau.

Résistivité dépend du métal du conducteur. La norme internationale de mesure de la résistivité ρ


(ou conductivité σ, où σ =1 / ρ). Résistivité des métaux conducteurs est listée dans le tableau ci-dessous.
Tab : Pourcentage de conductivité, résistivité et constante de température des métaux conducteur
Réactance longitudinale (Inductance)

Le passage d’un courant électrique d’intensité ‘i’, dans un conducteur cylindrique de longueur supposée
infinie, crée un champ d’induction magnétique circulaire dont la composante tangentielle à une distance x du
conducteur est donnée par le théorème d'Ampère :

Avec μ= μ0 μ𝑟 et tel que :


μ𝑟 : Perméabilité relative du conducteur (égale à 1 pour le cuivre et l’aluminium) ;
μ0 : Permitivité de l’air égale à 4π.10−7 H/m.

Induction d’un conducteur cylindrique

Soit un conducteur infiniment long de section circulaire et uniforme figure ci-dessous, on considère la portion l
du conducteur.
✓ A une distance x = D, le flux d’induction magnétique à l’extérieur du conducteur est :
Figure: Induction magnétique à l’extérieur d’un conducteur circulaire long

L’inductance par unité de longueur à l’extérieur du conducteur est définie par: alors,
Avec :
r : Rayon du conducteur (m) ;
φext : Flux d’induction magnétique à l’extérieur du conducteur à une distance D (Wb/m) ;
Lext : Inductance linéique à l’extérieur du conducteur à une distance D (H/m).

✓ Le flux à l’intérieur du conducteur est égale à:

L’inductance par unité de longueur à l’intérieur du conducteur est définie par :

L’inductance totale du conducteur est :

Alors :

Avec,
Inductance d’une ligne monophasée

Le flux magnétique au niveau de la phase 1 ci-contre créé par 𝑖𝑖 et 𝑖2 est :

avec

Sachant que nous obtenons alors :


Figure : Flux d’induction magnétique à
l’extérieur d’une ligne monophasée
Ou:
Inductance d’une ligne composée de plusieurs conducteurs

Soit une ligne monophasée formée de ‘m’ conducteurs sur une de ses lignes et de ‘n’ conducteurs sur l’autre

Figure : Ligne monophasée constituée de plusieurs cordes

Avec : flux du conducteur 2 par rapport à 1.

En considérant les distances , On cherche l’expression générale :


On procède de la même manière pour le deuxième conducteur

En calculant la valeur moyenne pour chaque conducteur de la ligne, on trouve :

Chaque conducteur possède cette valeur


Tous les conducteurs sont en parallèles, alors

Enfin,

Avec : L’inductance de la ligne est alors donnée par :


Cas particulier : Ligne en faisceaux

Figure : Ligne en faisceaux

Soit à partir de la figure ci-dessus, nous pouvons écrire :

Avec,

De la même manière,
On remplace dans l’expression générale de Lx

Comme les conducteurs sont tellement proches l’un de l’autre donc on peut considérer 𝑫𝟐𝟏 m fois.

Avec :
m : Nombre de conducteurs du faisceau ;
r : Rayon du conducteur ;
A : Rayon du cercle circonscrivant les conducteurs du faisceau
Notion de rayon moyen géométrique RMG

✓ RMG des conducteurs toronnés

Pour les conducteurs constitués de brins toronnés ci-figure ci-dessous, les valeurs du RMG peuvent être
calculées à partir de la section utile S du conducteur et du nombre de brins.

Figure : Conducteurs en brins des lignes de transmission

Avec :
g11 : RMG de chacune des cordes ;
G11 : RMG résultant du faisceau.
Tab : RMG des conducteurs toronnés

✓ RMG des conducteurs en faisceaux

Un conducteur de phase peut être constitué d’un faisceau de 2 ou plusieurs cordes de mêmes diamètres,
disposées symétriquement les unes par rapport aux autres.
Tableau : RMG des conducteurs en faisceaux
Inductance d’une ligne triphasée transposée

L’ensemble d’une ligne triphasée et du sol ne constitue pas un système symétrique (dépend de la disposition
des conducteurs). Pour rattraper les effets de la dissymétrie, on effectue une transposition conformément à ce
qu’indique la figure

Fig. : Transposition des conducteurs d’une ligne triphasée


Le système triphasé étant équilibré alors 𝑖𝑎 = −(𝑖𝑏 + 𝑖𝑐 )
Inductance d’une ligne triphasée double circuit

Soit la configuration de la ligne représentée sur la figure ci-dessous

Fig. : Lignes triphasée à deux ternes


Pour continuer il faut transposer les lignes.
L’inductance par unité de longueur est alors donnée comme suit :

avec
ou
Cas particulier : ligne triphasée double circuit en faisceaux

et

Caractéristiques transversales

Dans l'établissement des caractéristiques longitudinales, nous nous sommes occupés des phénomènes liés
aux courants dans les conducteurs et aux champs magnétiques que ces courants créent, ce qui a permis de
définir les caractéristiques linéiques R’, L’.
Lorsqu’il n’y a pas de courant dans le sol (cas du réseau équilibré), nous pouvons complètement ignorer sa
présence, ce que nous n’avons pas le droit de faire pour l’étude des caractéristiques transversales.
Les caractéristiques transversales rendent compte des effets des charges superficielles des conducteurs de
phase et du sol. Ces charges superficielles provoquent un champ électrique perpendiculaire à la surface des
conducteurs qui engendre des courants capacitifs lorsqu’ils varient. Ce phénomène est représentés par les
capacités linéiques, C’. Pour son calcul, le fait qu’un conducteur soit creux ou plein ne joue plus aucun rôle
puisque la charge se concentre à la périphérie.

Réactance transversale (Capacité)

Etant donné que toutes les parties de la surcharge sont à égale distance du conducteur, qui a une
charge uniformément répartie, la surface cylindrique est une surface équipotentielle et la densité de flux
électrique à la surface est égale au flux sortant du conducteur par mètre de longueur divisée par l’aire de
la surface à une longueur axiale de 1 m.
La densité de flux électrique est :

Où :
q : Charge sur le conducteur en coulombs par mètre de longueur ;
x : Distance en mètre du conducteur jusqu'au point où la densité de flux électrique est calculée.
L'intensité du champ électrique, ou le négatif du gradient de potentiel est égale à l’induction électrique divisée
par la permittivité du milieu. Par conséquent, l'intensité du champ électrique est :

La différence de potentiel est indépendante de la trajectoire suivie. La façon la plus simple pour calculer la chute
de tension entre les deux points est de calculer la tension entre les surfaces équipotentielles traversant D1 et
D2 en intégrant l'intensité de champ sur un trajet radial entre les surfaces équipotentielles (figure ci-dessous)

Fig : Champ électrique d'un long conducteur circulaire

Ainsi, la chute de tension instantanée entre P1 et P2 est la suivante:


La capacité entre les deux conducteurs d'une ligne à deux fils a été définie comme étant la charge sur les
conducteurs par unité de différence de potentiel entre eux. Sous la forme d'une équation, la capacité par unité
de longueur de la ligne est la suivante:

Alors,

En supposant que les charges sont uniformément réparties sur la surface de tous les conducteurs, la capacité
d’une ligne dans un groupe de conducteur, montré sur la figure ci-dessous, est obtenue ainsi :

Soit :
En supposant qu’un conducteur m a une charge la différence de potentiel entre le conducteur

k et i due à la charge 𝑞𝑚 seule est :

En utilisant la superposition, la différence de potentiel entre les conducteurs k et i

due à toutes les charges est :

Capacité entre deux conducteurs

En appliquant l’équation ci-dessus, et d’après la figure ci-dessous, on peut écrire :

Fig : Ligne à deux conducteurs


Et comme :

(a) entre deux conducteurs (b) entre conducteurs et point neutre


Fig. : Représentation de la capacité Avec,
✓ Effet du sol

En réalité, le sol affecte la capacité des lignes de transmission, car sa présence altère les lignes du champ
électrique (figure ci-dessous). Si on suppose que la terre est un conducteur parfait de longueur infinie, de forme
horizontale plane, les valeurs des capacités calculées précédemment seront différentes, puisqu’on doit introduire
le terme qui est en fonction du sol.

(a) Conducteur unique et le plan de la terre (b) Image du conducteur par rapport au plan de la terre
Fig. : Effet du sol
On applique la méthode des images à une ligne à 2 conducteurs (figure ci-dessous), qui consiste à remplacer la
terre, par un conducteur identique à celui qui est tendu parallèle à la surface du sol, de charge contraire disposé
symétrique au conducteur réel par rapport à la surface du sol.

Fig. : Ligne de transmission monophasée avec images


En appliquant l’équation générale trouvée précédemment, on peut écrire :

avec

On obtient après remplacement :

Après simplifications, on obtient l’expression suivante :


Application aux lignes électriques triphasées

Le même raisonnement a été appliqué pour les conducteurs d’une ligne triphasée (abc) avec transposition des
phases.

Sans effet du sol

Avec effet du sol

✓ Capacité d’une ligne triphasée en faisceaux (avec m sous conducteurs) Sans effet du sol

Avec effet du sol


✓ Capacité d’une ligne triphasée double circuit parallèle Sans effet du sol

Avec effet du sol


Conductance dû à l’effet couronne

Lorsqu’un conducteur est porté à un potentiel très élevé, un champ électrique au voisinage des conducteurs peut
dépasser la limite d’ionisation de l’air ambiant et produire alors autour de ce conducteur et surtout autour de ses
attaches un phénomène électrique lumineux (figure III.18) en forme de couronne appelé « effet couronne ».

Cette effet couronne est surtout dû à une dérivation de courant entre conducteur et vers le sol. Il en résulte alors
une conductance linéique cyclique dont la valeur ramenée à un schéma équivalent sera notée G’ [S/km].
La valeur de cette conductance étant toujours faible (surtout pour U<400kV), on est donc souvent amené à la
négliger. La tension disruptive au-dessous de laquelle apparait l’effet couronne est déterminée par la formule de
Peeck suivante :

Avec :
g: Gradient disruptif de l’air en [kV/cm] (pratiquement g=21,1) ;
m : Facteur d’irrégularité de la surface des conducteurs ;
𝛿: Facteur de correction proportionnel à la densité de l’air ;
d: Diamètre des conducteurs en (mm) ;
Fig : Effet couronne
Circuits équivalents des lignes électriques

Dans une ligne électrique, quel que soit la portion prise, on enregistre une différence de tension et de courant

(entre l’entrée et la sortie de cette portion). est dû aux paramètres longitudinaux de la ligne

est dû aux paramètres transversaux

Il en résulte qu’une ligne d’énergie électrique est un circuit à constante uniformément réparties et que par
conséquent ses équations de fonctionnement doivent être établies, en considérant des éléments de longueurs
infiniment petites à l’aide d’équations différentielles par rapport à la variable x.

Equations générales de fonctionnement des lignes électriques

Soit une ligne de longueur l de paramètres linéiques montré sur la figure ci-dessous.
Fig : Schéma unifilaire en π d’une ligne électrique

En notant Z ′ l′impédance longitudinale par unité de longueur, et y ′ l′admittance transversale par unité de
longueur.

Les équations aux dérivées partielles sont obtenues comme suit :


✓ Pour les tensions

✓ Pour les courants

Par séparation des variables, nous obtenons deux équations différentielles du second ordre indépendantes:
ഥ définie par les expressions suivantes :
Notons la constante de propagation 𝜸

Où :

𝛼: Constante d’atténuation (Neper/m) ;

𝛽: Constante de phase (rad/m)

La solution de cette équation est donnée par :

En remplaçant dans l’expression du courant, on trouve :


Alors,

Notons par 𝑍ҧ𝐶 l'impédance caractéristique telle que

Les solutions sont :


Nous obtenons une matrice où tous les termes sont positifs, appelée matrice de transfert du quadripôle.

Sous la forme matricielle:

Avec :
Chapitre IV: Puissance transmises et compensation du facteur de puissance

Puissance transmise par une ligne

Le schéma équivalent d’une ligne moyenne tension

Figure : Schéma unifilaire d’une ligne moyenne

Quelques simplifications peuvent être introduites dans le schéma équivalent de la ligne dans les cas suivants :
✓ G’≈ 0 pour une tension US < 225 kV (HT)
✓ C’≈ 0 pour une tension US < 60 kV (MT)
✓ L’≈ 0 pour une tension US < 1 kV (BT)
Calculs de puissance en régime permanent

Convention du phaseur

Considérons une charge d’impédance quelconque ayant une tension


L’énergie échangée entre la source et la charge :

La puissance active ou puissance moyenne est :

Puissance complexe

La puissance complexe est définie par


Facteur de puissance
Le facteur de puissance est le rapport de la puissance réelle sur le module de la puissance complexe.

On peut aussi représenter les différents types de puissances (complexe, active et réactive) sous forme de triangle (figure 2.3).

Le facteur de puissance indique si la charge se comporte de façon inductive, capacitive ou résistive. Si le comportement est
inductif, on dit que le facteur de puissance est en retard (ou arrière, ou positif). Si le comportement est capacitif, on dit que le
facteur de puissance est en avance (ou négatif), comme à la figure 2.4.
3.2 Système triphasé

Un système triphasé est un système polyphasé d’ordre 3 (p = 3). On a déjà énuméré quelques avantages des systèmes triphasés.

3.2.1 Utilisation

On utilise le triphasé pour la génération et le transport de l’énergie électrique.

3.2.2 Générateur 3𝛟

Un générateur triphasé est une machine synchrone composée d’un rotor (aimant tournant) et de 3 bobinages fixes. Les
bobinages sont séparés de 1200 , autour du rotor. Puisqu’ils sont séparés, physiquement de 1200 , les tensions créés dans les
bobinages A, B, et C, sont déphasées de 1200 :
La rotation dans la séquence directe (négative)

3.2.3 Séquence (ou phase) d’un système triphasé

La séquence directe ABC est montrée à la figure 3.8.


La séquence inverse (positive ).

3.3 Source de tension triphasée équilibrée

Une source de tension triphasée équilibrée est composée de 3 sources de tension monophasées de même amplitude ( 2V) et
2𝜋
décalée de 3 , comme à la figure 3.10.
Il y a deux combinaisons possibles pour brancher ces trois sources :

1. Connection en Y (aussi appelé connection étoile)


2. Connection en ∆ (aussi appelé connection triangle)

3.3.1 Connection en Y

La connection Y d’une source triphasée est montrée à la figure 3.11


Tensions de ligne

On peut aussi calculer la tension entre les différentes lignes, comme à la figure 3.12.
Les tensions ligne-ligne (L-L) sont en avance de 300 par rapport aux tensions ligne-neutre (L-N) et supérieures d’un
facteur 3 (figure 3.13).
3.3.2 Connection en ∆

La connection ∆ d’une source triphasée est montrée à la figure 3.14.

Ici, les tensions ligne-ligne sont les mêmes que celles des sources. Remarquer aussi qu’il n’y a pas de neutre.
3.4 Charge triphasée
Une charge triphasée est une charge composée de trois charges monophasées de même impédance, comme à la figure 3.15.

3.4.1 Connection en Y

La connection Y d’une charge triphasée est montrée à la figure 3.16. A l’équilibre,


Le diagramme vectoriel de cette charge est montre à la figure 3.17.
3.4.2 Connection en ∆

La connection ∆ d’une charge triphasée est montrée a la figure 3.18. Les courants Ia,

Courants de ligne
On peut aussi calculer les courants de ligne (LKC aux nœuds) :
Les courants de ligne sont en arrière de 300 par rapport aux courants de phase et supérieurs d’un rapport 3 , comme a la 3.19.
3.5 Analyse des circuits triphasés
3.5.1 Montage Y–Y (avec neutre)

Un circuit triphasé en montage Y–Y est montré a la figure 3.20.

Pour analyser le circuit, on prend uniquement la phase a (figure 3.21).


On peut facilement calculer ce circuit comme tout autre circuit monophasé, en utilisant les mêmes principes et lois (loi de
Kirchhoff, diviseurs de courant et tension, etc.). Ensuite, il suffit d’ajouter le déphasage correspondant pour les autres phases.
3.5.2 Montage Y-Y (sans neutre)

Les circuits branches en forme Y–Y n’ont parfois pas de neutre, comme à la figure 3.22.

Dans ce cas-ci, on utilise une approche un peu différente pour faire l’analyse :

On fait la somme des tensions :


L’étude de ce circuit triphasé peut être ramenée a un circuit monophasé équivalent (figure 3.23).
3.6 Relation entre un circuit triangle et un circuit en étoile

Soit une charge ∆ et une charge Y, montres à la figure 3.24. On cherche a convertir d’une forme a une autre. Pour que les
circuits soient égaux, il faut que l’impédance mesurée entre n’importe quel 2 points soit la même dans les deux formes.

Pour le circuit en étoile :


Pour le circuit en triangle :

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