Qualité de l'eau en aquaculture à Guelma
Qualité de l'eau en aquaculture à Guelma
Présenté par :
- Bouhallit Selma
- Amari Selma
- Amirouche Ines
En tout premier lieu, nous remercions le bon Dieu, le tout puissant et miséricordieux, de
nous avoir donné la force pour continuer, ainsi que le courage pour dépasser toutes les
difficultés.
On voudra remercier tous les membres du jury qui vont juger ce modeste travail et nous ont
faits profiter de leurs connaissances et remarques constructives Mme benhalima qui nous a
fait l’honneur de présider le jury;
Notre plus grande gratitude va à notre encadreur le Professeur Guettaf Mohamed pour sa
grande disponibilité et pour la confiance qu’il nous a accordé tout au long de la réalisation
de ce mémoire. Pour sa patience, sa gentillesse, et son esprit responsable, critique et
rigoureux. Nous le remercions pour ses connaissances dont il nous a fait bénéficier.
Nos remerciements les plus sincères s’adressent à Mr Guerroui Yassin pour son aide
pratique et son soutien moral ainsi que pour ses judicieux conseils.
Un grand merci à Mme ourtssi Asma qui nous accompagnés dans le laboratoire.
Nous tenons à remercier Mme Hassiba, et tous les techniciennes de laboratoire, pour nous
aider à compléter nos recherches en fournissant tous les matériels nécessaires.
Nos profondes sincères remerciements pour Mme Amina Boussaha, Mr Djiradi, Mme
Tourche et Mme Bouata Fouzia.
A toutes les personnes citées et les autres que nous aurions pu oublier Merci.
Dédicaces
Je dédie ce mémoire en premier lieu à ceux qui m’ont donné la vie, qui
m’one étaient la source de l’amour, la tendresse, et du courage, qui m’ont
soutenu durant 23ans.
Ma Mère a œuvré pour ma réussite, de par son amour, son soutien, tous les
sacrifices consentis et ses précieux conseils, pour toute son assistance et sa
présence dans ma vie, reçois à travers ce travail aussi modeste soit-il,
l’expression de mes sentiments et de mon éternelle gratitude.
Mon Père, J'espère être fier de moi où que vous soyez, papa Que Dieu vous
bénisse, et nous avons recueilli dans le paradis suprême.
Ainsi qu’à mes sœurs Sara, Nada, Nessrine, à notre belle petite fille Amélia
Céline, et ma fiancé Sami à celui qui m’a offert le soutien moral, qui a été
toujours présenté pour moi.
A toutes mes amis et collègues sans exception A tous ceux qui j’aime, et à ceux
qui m’aiment…. De près ou de loin
Bouhallit Selma
Dédicaces
Je dédie ce travail à mes plus chers êtres au monde, mes parents pour leur
A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin pour que ce projet soit
possible...
Amari Selma
Dédicaces
Tout d’abord , louange à Allah qui m’avoir donné la capacité d’écrire et de
réfléchir , la force d’y croire , la patience d’aller jusqu’au bout du rêve et le
bonheur
Je dédie ce travail, fruit de recherche et d’étude:
A mes plus chers êtres au monde mon coeur : mon très chère père Ahmed et ma
très chère mère Ghania qui ont toujours crus en moi et encouragée ; qui ont été
toujours là pour moi ; qui m’ont nourri d’amour , enveloppé de confort et qui me
donner le soutien moral et matériel durant toutes les étapes de ma vie
A mon chère frère: Raid
A mes adorable soeurs: Ikhlasse, Ritaj, Assil
A tous ceux qui j’aime , et à ceux qui m’aiment …. De près ou de loin.
Amirouche Ines
Résumé
L’eau est un élément essentiel de la nature qui soutient la vie de nombreuses espèces animales
et végétales ainsi que des micro-organismes. La présente étude porte essentiellement sur
l’évaluation de la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau de trois bassins pilotes
de grossissement de poissons. Quatre sorties ont été réalisées durant la période du 22/02/2023
au 12/04/2023. Les résultats de l'analyse chimique et physique obtenues ont montré une
hausse notable de la conductivité électrique dans le site de Cheraifia était de l’ordre de 4077
μs/cm n’est pas adaptée à l’irrigation. Le reste des autres valeurs sont adaptées à l’irrigation
par rapport à la norme algérienne pour l’irrigation, Les données ont également été analysées et
la plupart des informations ont été extraites par un programme entre la présence d’une forte
concentration de chlorure dans l’eau de bouati bassin 9,4 mg/l et la présence observée de
bicarbonates qui rendent l’eau impropre à l’irrigation. En plus, le diagramme de Richards a
classé les eaux du site de Cheraifia dans les catégories (C4S1 - C4S2) et Bouati et ITMA entre
(C3S1 et C3S2). Les résultats de l’analyse bactériologique ont également montré une charge
élevée des germes et un pourcentage élevé de coliforme (CT), de coliformes fécaux (CF) et de
streptocoques fécaux (SF) qui indiquent la présence d’une contamination. qui indiquent la
présence de pollution, et pour une bonne gestion de l’eau et l’irrigation réduire le problème de
la pollution.
Mots-clés : l’eau d’irrigation, analyses physico-chimiques, analyses bactériologiques et,
bassins de grossissement. Normes algériennes.
ملخص
الماء عنصر أساسي في الطبيعة يدعم حياة العديد من أنواع الحيوانات والنباتات وكذلك الكائنات الحية الدقيقة .تركز هذه
الدراسة عمى تقييم الجودة الفيزيائية والكيميائية والبكتريولوجية لممياه في ثالثة أحواض استزراع أسماك تجريبية .تمت
أربع خرجات خالل الفترة من 2023/02/22لغاية .2023/04/12أظهرت نتائج التحميل الكيميائي والفيزيائي التي تم
الحصول عميها زيادة كبيرة في التوصيل الكهربائي في موقع الشريفية كانت بحدود 4044ميكرو ثانية /سم غير مناسبة
لمري .باقي القيم األخرى مناسبة لمري مقارنة بالمعيار الجزائري لمري .كما تم تحميل البيانات وتم استخالص معظم
المعمومات من خالل برنامج بين وجود تركيز عال من الكموريد في مياه حوض بوعاتي 4.4ممغ /لتر ووجود بيكربونات
مما يجعل المياه غير صالحة لمري .إضافة صنف رسم البياني لريتشارد مياه موقع شرايفية في فئات ()C4S1 - C4S2
ونسبة عالية من القولونيات ( ،)CTالقولونيات الب ارزية( )CFوالمكورات العقدية الب ارزية ( )SFمما يشير إلى وجود تموث.
التي تدل عمى وجود تموث ،وإلدارة المياه بشكل جيد لمحد من مشكمة التموث
الكلمات المفتاحية :مياه الري ،التحاليل الفيزيائية والكيميائية ،التحاليل البكتريولوجية ،خزانات التسمين ،المعايير
الجزائرية.
Abstract
Water is an essential element of nature that supports the life of many animal and plant species
as well as micro-organisms. This study focuses on the evaluation of the physicochemical and
bacteriological quality of water in three pilot fish grow-out ponds. Four trips were made
during the period from 02/22/2023 to 21/40/2023. The results of the chemical and physical
analysis obtained showed a significant increase in electrical conductivity in the site of
Cheraifia was of the order of 4077 μs / cm is not suitable for irrigation. The rest of the other
values are suitable for irrigation compared to the Algerian standard for irrigation, The data
was also analyzed and most of the information was extracted by a program between the
presence of a high concentration of chloride in bouati basin water 9.4 mg/l and the observed
presence of bicarbonates which make the water unsuitable for irrigation. In addition, the
Richards diagram classified the waters of the Cheraifia site in the categories (C4S1 - C4S2)
and Bouati and ITMA between (C3S1 and C3S2). The results of bacteriological analysis also
showed a high germ load and a high percentage of coliform (CT), faecal coliform (CF) and
faecal streptococci (SF) which indicate the presence of contamination. that indicate the
presence of pollution, and for good water management and irrigation to reduce the problem of
pollution.
Keywords: irrigation water, physico-chemical analyses, bacteriological analyzes and growout
tanks. Algerian standards.
Liste d’abréviations
ASR Anaérobie Sulfato – Réducteur
Bb Bouati bassin
BF Bouati forage
Cb Cheraifia bassin
CE Conductivité électrique
CF Cheraifia forage
CF Coliforme fécaux
CT Coliforme totaux
GN Gélose Nutritive
GT Germes totaux
Ib ITMA bassin
IF ITMA forage
SF Streptocoques fécaux
VF Viande foie
Listes des tableaux
Figure 27 Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon le pourcentage 44
de sodium soluble SSP
Figure 28 Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon le pourcentage 44
de sodium soluble SSP
Figure 29 Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon l’indice de 46
qualité des eaux IQE
Figure30 Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon l’indice de 46
qualité des eaux IQE
Figure 31 Boites à moustaches (SAR) 47
Figure 32 Boites à moustaches (% Na) 48
Figure33 Boites à moustaches (IQE) 49
Figure 34 résultats de la recherche des germes totaux 50
Figure 35 Résultats de la recherche des coliformes totaux 51
Figure 36 résultats de la recherche des coliformes fécaux 52
Figure 37 résultats de la recherche des streptocoque fécaux 53
Figure 38 résultats de la recherche des ASR 54
Table des matières
Remerciement
Résumé
ملخص
Abstract
Liste des abréviations
Liste de tableaux
Liste des figures
Introduction générale 01
L’intégration aquaculture-agriculture (IAA) est une technique qui permet aux pays de
la région du Moyen Orient et Afrique du nord (MENA) de faire face à la rareté de l’eau et à la
mauvaise qualité des sols, a indiqué l’Organisation des nations unis pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO) dans un rapport publié sur son site web. Les auteurs du rapport ont fait
constater que cette technique a permis à certaines exploitations agro-aquacoles, qui l’utilisent,
de réduire leur consommation d’eau de 90% par rapport aux exploitations agricoles
traditionnelles. Cela constitue, selon eux, de très bonnes nouvelles pour le secteur de
l’agriculture, qui à l’échelle de la planète, utilise environ 70% des réserves d’eau douce
disponibles. Aussi, l’IAA constitue à leur yeux une réponse pour produire des légumes, des
fruits et d’autres denrées alimentaires sur des terres inhospitalières ou inexploitables. C’est
également un excellent moyen de procurer à la population de la région des denrées
alimentaires produites localement qui lui fournissent les protéines et les minéraux dont elle a
besoin, sans avoir toutefois recours à une utilisation intensive des ressources hydriques. Selon
ce même rapport, l’Algérie a de nouvelles expériences à partager sur les systèmes de
production IAA, tels que la production de crevettes adoptant une technologie qui a été
couronnée de succès dans des zones rurales reculées et celles confrontées à des pénuries
d’eau. « Voir que des crevettes peuvent être produites au milieu des déserts algériens, je
n’arrive toujours pas à le croire, » a affirmé pour sa part la spécialiste des pêches de la FAO,
Paula Anton.
2
Introduction générale
C’est dans cette optique, que nous avons jugé important, cette étude vise à répondre
aux Interrogations suivantes : - Quelles sont les réactions des agriculteurs vis à vis de
l’intégration de l’aquaculture à L’agriculture dans la région de Guelma ? la réutilisation des
eaux aquacoles peut être considérée comme l’une des solutions de nouvelles sources
d’approvisionnement en eau d’irrigation ? Dans quelle mesure les eaux aquacoles peuvent
servir à réduire la demande en éléments fertilisants du secteur agricole ? _ Est-ce que
l’aquaculture peut trouver sa place à côté de l’agriculture dans la région de Guelma ?
Comment convaincre les agriculteurs d'impliquer l'université et la recherche scientifique
comme un acteur principal indispensable à contribuer à l’émergence d’une économie
productive nationale et à la création et la préservation de l’emploi, mais également par son
aptitude à participer à l’amélioration de la sécurité alimentaire du pays. Dans cette
perspective, l’un des principaux objectifs de notre étude est de contribuer à la valorisation des
eaux aquacoles dans l'amélioration et le rendement des cultures. Et donc Chercher à savoir
dans quelle mesure l’activité aquacole pourrait telle contribuer au processus De
développement local.
3
Chapitre I Synthèse bibliographique
L’irrigation est l’application artificielle d’eau sur les plantes ou les cultures pour les
aider à pousser. Ce processus implique l’apport contrôlé d’eau aux plantes par diverses
méthodes, telles que les arroseurs, l’irrigation goutte à goutte ou l’irrigation par inondation.
Le but principal de l’irrigation est de fournir la quantité d’eau nécessaire aux plantes ou aux
cultures, en particulier dans les zones où les précipitations sont insuffisantes ou irrégulières.
L’irrigation peut améliorer le rendement des cultures, améliorer la qualité des cultures et
accroître l’efficacité de l’utilisation de l’eau. Il est largement utilisé dans l’agriculture,
l’aménagement paysager et le jardinage. Cependant, une irrigation excessive ou inefficace
peut entraîner le gaspillage de l’eau, l’érosion des sols, l’engorgement et la salinisation du sol.
Des systèmes d’irrigation bien gérés peuvent aider à conserver les ressources en eau, à
promouvoir une agriculture durable et à accroître la sécurité alimentaire.
1.1.L’irrigation en Algérie
L’Algérie compte 17 bassins versants. Les ressources en eau proviennent des masses
d’eau eaux de surface et souterraines renouvelables et non renouvelables. Il convient de noter
que Les ressources varient considérablement, en particulier celles provenant de risques
climatiques. Dans l’ensemble, la superficie irriguée actuelle est de l’ordre de 420 000 hectares
dont 100 000 hectares au Sahara 8 666 715 hectares de surface agricole utile, soit près de 5
%de la surface agricole utile. 320 000 hectares d’hectares irrigués dans Le nord du pays (soit
4,6% SAU) a été divisés en deux groupes, qui étaient significativement différents en taille les
méthodes de développement et de gestion.
2. L’Aquaculture en Algérie
2.1. Définition
On définit l’aquaculture comme étant “l’art de multiplier et d’élever les animaux et les
plantes aquatiques” (DPA,Guelma). L'aquaculture, également connue sous le nom de
pisciculture ou d'élevage aquatique, désigne la pratique de cultiver des organismes aquatiques
tels que les poissons, les crustacés, les mollusques et les algues dans des environnements
contrôlés. C'est une forme d'agriculture qui se déroule dans des écosystèmes aquatiques
artificiels ou naturels, tels que des étangs, des réservoirs, des cages en mer ou des systèmes de
recirculation de l'eau.
Elle s’intéresse à plusieurs catégories de produits, principalement :
La conchyliculture, concerne l’élevage des mollusques.
La pisciculture, c’est-à-dire l'élevage des poissons.
L’astaciculture, est l'élevage des écrevisses.
L’algoculture, c’est la culture des algues.
L’échinoculture, concerne l’élevage des oursins.
La carcinoculture, qui est l’élevage des crustacés
2.2. Historique
L'Algérie a une vaste zone côtière et des ressources en eau douce, et il y a un grand
potentiel pour le développement de l'aquaculture. Cependant, l'industrie aquacole est
confrontée à de nombreux défis tels que le manque de financement, la faiblesse des
infrastructures et la concurrence des produits importés. Pour encourager le développement de
l'industrie aquacole, le gouvernement algérien a élaboré un programme de subventions pour
les projets aquacoles et formulé une stratégie nationale de développement de l'aquaculture.
Malgré ces efforts, l'aquaculture en Algérie reste un secteur relativement sous-développé qui a
besoin de plus de soutien pour atteindre son plein potentiel.
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Chapitre I Synthèse bibliographique
2.5. Potentialités
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Chapitre I Synthèse bibliographique
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Chapitre II matériels et méthodes
Etant donné que le grand projet de pisciculture à l'intérieur des étangs dans le cadre de
l'intégration de l'aquaculture à l'agriculture IAA n'a vu le jours que très récemment dans la
région de Guelma, et par conséquent le nombre des étangs est très restreint, c'est la raison
pour laquelle aucun critère de choix des sites n'a été fixé à l'avance. Nous avons dû, alors,
étudier les trois étangs pilotes qui sont opérationnels pour le moment, et qui seront décrits ci-
dessous.
Parmi les trois sites pilotes agréées par la direction de la pêche et l'aquaculture. Celui
de l'ITMA est situé dans l’ex- ferme école. Quant au deuxième bassin, nommé Cheraifia, il est
situé dans la commune de Djebala Lakhmissi au centre-est de la wilaya de Guelma. Alors que
le troisième bassin, il est situé à la commune de Bouati Mahmoud au nord de la wilaya, dans
la zone limitrophe avec la wilaya de Skikda.
11
Chapitre II matériels et méthodes
12
Chapitre II matériels et méthodes
13
Chapitre II matériels et méthodes
3. Echantillonnage
Le prélèvement d'un échantillon d'eau est une opération délicate qui doit être effectuée
avec beaucoup de soin car elle conditionne les résultats de l'analyse et leur interprétation qui
en sera donnée (Benaouira, 2017).
Dans chacune des cinq sorties que nous avons effectuées au cours de cette étude, nous
prélevions à chaque fois un échantillon du bassin d'élevage de poisson et un échantillon du
forage qui l'alimente pour analyse physicochimique. Quant aux analyses bactériologiques.
Nous prélevions des échantillons d'eau une fois toutes les deux sorties, soit seulement trois
fois pendant la période d'étude. La date de prélèvement Dans l’annexe 14.
Pour les analyses physico chimique on a utilisé des bouteilles en plastique d’un litre et
demi qui doivent être propres et préalablement rincées par l’eau à prélever (figure 03), alors
que le prélèvement pour les analyses bactériologique nécessite des flacons stériles en verre
d’une contenance égale à 250 ml (figure 03).
L’échantillon destiné à l’analyse bactériologique doit être prélevé dans des conditions
d’asepsies rigoureuses et doit être le plus représentatif possible du milieu d’où il provient
(derwich et al, 2008). Le flacon est débouché et immergé complètement à une profondeur de
30 cm en position oblique renversée en le tenant par le fond et dans le sens contraire du
courant (Guiraud, 1998). Les flacons sont ouverts sous l’eau et sont remplis jusqu’aux bords,
ensuite les bouchons sont également placés sous l’eau de telle façon qu’il n’y est aucune bulle
d’air (Boucherit et al., 2009)
Les échantillons prélevés soit clairement étiquetés en notant avec précision ; la date,
l’heure, les conditions météorologiques, un numéro et toutes circonstances anormales (Light
Food, 2002).
14
Chapitre II matériels et méthodes
4. Mesure in-situ
15
Chapitre II matériels et méthodes
5. Analyse au laboratoire
5.1. Analyse physico-chimique
5.1.1. Demande biochimique en oxygène (DBO5)
C’est la quantité d’oxygène consommée par les bactéries pour oxyder (dégrader) la
matière organique biodégradable présente dans les eaux. La DBO5 est déterminé en faisant
l’incubation pendant 5 jours à 20°C d’un échantillon d’eau conservé à l’abri de l’aire
(Djehaichia, 2020). La DBO5 a été mesuré au moyen d'un DBO mètre de type Oxytope
5.1.4. Mesure des éléments nutritifs et des sulfates (NO2, NO3, NH4, PO4, SO4)
L’instrument de mesure utilisé pour doser les sulfates SO4-2 et nitrates NO3- c'est un
spectrophotomètre de marque photolab-Spektral-WTW. Le mode opératoire, les Réactifs
utilises et les expression des résultats sont cités en (annexe 7 et 8).
- De même les nitrites (NO2-), L’ammonium (NH4+), phosphates (PO4-1) et fluor tous
sont mesurés par le même appareil spectrophotomètre UV visible, seulement la méthode
diffère un petit peu, Ainsi le mode opératoire, les Réactifs utilisés et les expression des
résultats sont cités en (annexe 9 et 10).
16
Chapitre II matériels et méthodes
6. Analyse bactériologique
Les analyses bactériologiques ont été réalisées dans les laboratoires de microbiologie à
l’université de Guelma. Les méthodes d’analyse bactériologique visent à étudier la variation
de la population bactérienne globale, le dénombrement et la recherche des bactéries d’origine
fécale et la recherche des bactéries pathogènes (Hadji, 2020).
Ce sont des bactéries qui se développent dans des conditions aérobies et aéanaérobies
et sont capables de former des colonies de différentes tailles et formes dans un milieu nutritif
gélosé après incubation (Amirat et Neciri, 2017).
Mode opératoire
Après la préparation de dilution
- A partir des dilutions, on porte 1 ml dans deux boites de pétri vide (Figure 06).
- Complèter avec environ 19 ml de gélose GN fondue. Fait des mouvements en forme de (8)
pour permettre à l’inoculum de se mélanger à la gélose.
- Laisser solidifier les boites sur la paillasse.
- L’incubation se fait à 37°C pendant 72 heures.
17
Chapitre II matériels et méthodes
Lecture
10-2 10-3
1ml
GN GN
18
Chapitre II matériels et méthodes
- La recherche confirmative des coliformes fécaux sur milieu Schubert muni d’une cloche de
durham.
Lecture
Après incubations, les tubes considérés comme positifs présentent :
- un trouble dans toute la masse liquide, avec virage du violet au jaune.
- un dégagement de gaz dans la cloche (supérieure au 1/10éme de la hauteur de la cloche)
Noter le nombre final des tubes positifs dans chaque série et on reporte à la table du mac
Grady (NPP) (Annexe 15) pour obtenir le nombre de coliforme présent dans 100ml d’eau à
analyser.
19
Chapitre II matériels et méthodes
Lecture
Un trouble dans toute la masse liquide des tubes présentant un dégagement de gaz (supérieur
au 1/10 de la hauteur de la cloche) et une réaction indole positive (anneau rouge en surface)
sont considérés comme positifs.
La lecture finale se fait selon les prescriptions de la table de mac Grady (NPP) (Annexe 15).
Eau à Analyser
Repiquage
Test négatif Test positif
Schubert
Kovacs
Mode opératoire
La recherche et le dénombrement des streptocoques du groupe (D) Dans les eaux, en milieu
liquide par la technique de NPP, se Fait aussi en deux étapes consécutives :
-Le test présomptif : réservé à la recherche des streptocoques.
-Le test confirmatif : réservé à la confirmation réelle des Streptocoques du groupe (D).
6.4.1. Test de présomptif
Leur recherche est effectuée sur le milieu Rothe, suivant le même procédé décris pour les
coliformes totaux et l’incubation 37°C pendant 24 h.
6.4.2. Test confirmatif
À partir des tubes de Rothe trouvés positifs, ensemencer 2 ou 3 gouttes dans un tube
contenant le milieu LITSKY EVA. L’incubation se fait à 37°C pendant 24 heures.
Lecture
Seront considérés comme positifs, les tubes présentant à la fois :
• Un trouble microbien.
• Une pastille violette (blanchâtre) au fond des tubes.
La lecture finale s’effectue également selon les prescriptions de la table du (NPP)
(Annexe 15).
21
Chapitre II matériels et méthodes
Eau à Analyser
repiquage
Test positif :
présence de trouble
EvaLitsky bactérien
Trouble (positif)
22
Chapitre II matériels et méthodes
Les Clostridium sulfito-réducteurs sont des bacilles Gram positifs, en chaînettes ou isolées,
catalase positive, anaérobies stricts, mobiles, réduisent le sulfite de sodium en sulfure (Slama,
2021).
Milieu de culture :
Gélose viande de foie.
Solution de sulfite de sodium.
Solution d’alun de fer.
Mode opératoire :
Introduire 25 ml d’eau à analyser dans un bain marie à 100 °C pendant 5 minutes.
Refroidit, réparti a raison de 5ml par tube dans 4 tubes (pour garder seulement la forme
sporulée des bactéries Sulfito Réducteurs).
Ajouter 15 ml de gélose Viande Foie, additionnée
Alun de fer 2 gouttes et sulfites de sodium 10 gouttes (mélanger avec précaution).
Laisser solidifier sur paillasse, puis incuber à 37 °C pendant 24h puis 48h et 72h
(figure 09).
Lecture
Dénombrer toutes les colonies entourées d'un halo noir, rapporter le nombre total des
colonies.
23
Chapitre II matériels et méthodes
Eau à Analyser
5 ml d’eau à analyser
15 ml VF
24
Chapitre III Résultats et discussion
1. Paramètres physico-chimiques
1.1. La température de l'eau
La température de l'eau d'un étang évolue selon les saisons et les localisations
géographiques de 2 à 30 °C. La température de l’eau détermine la santé et la qualité des
rivières et des lacs (Williams, 1968), par son influence sur leur oxygénation (Truesdale et
al., 1955), la solubilité des gaz (Labroue et al., 1995), la plupart des réactions chimiques.
Elle conditionne le fonctionnement anatomique des organismes aquatiques (Angelier, 2000).
Les résultats obtenus révèlent que la température moyenne pendant la période d’étude
était de 18.55 ± 2°C, avec un écartype de 2.51 °C, les minimas s'observent au niveau du
bassin de Bouati (15.11 °C) tandis que les maximas ont été enregistrées à Cheraifia forage
(23.7 °C), on note alors une différence de température plus au moins importante entre les
deux sites mais en général les valeurs demeurent en dessous de la norme prescrite pour les
eaux d'irrigation qui est de l'ordre de 35 °C.
1.2. Le pH de l'eau
Le pH (potentiel Hydrogène) mesure la concentration en ion H+ de l’eau. Il traduit
ainsi la balance entre acide et base sur une échelle de 0 à 14, 7 étant le pH de neutralité. Ce
paramètre caractérise un grand nombre d’équilibre physico-chimique et dépend de facteurs
multiples dont l’origine de l’eau. Les valeurs du pH enregistrées pour les six catégories d'eau
26
Chapitre III Résultats et discussion
27
Chapitre III Résultats et discussion
28
Chapitre III Résultats et discussion
Cheraifia forage avec un maximum de (2493 mg/l). La valeur moyenne égale à 1246.79 mg/l
avec un écartype de 545.53. Lorsque les niveaux de TDS dépassent 1000 mg/l, comme c'est le
cas, il est généralement considéré comme impropre à la consommation humaine. Un niveau
élevé de TDS est un indicateur de problèmes potentiels, et justifie une enquête plus
approfondie. Le plus souvent, des niveaux élevés de TDS sont causés par la présence de
potassium, de chlorure et de sodium. Ces ions n’ont que peu ou pas d’effets à court terme,
mais des ions toxiques (arsenic, plomb, cadmium, nitrates et autres) peuvent également être
dissous dans l’eau.
Figure 14 : Evolution spatio-temporelle du total des solides dissous TDS dans l'eau
30
Chapitre III Résultats et discussion
On constate que ces valeurs très élevées à Cheraifia, après l'irrigation, elles deviennent
excessives dans la solution du sol, et par conséquent, les déséquilibres entre les éléments
minéraux s'accentuent. Les déséquilibres ioniques peuvent alors induire des blocages
d'assimilations et ralentir encore le développement des plantes.
31
Chapitre III Résultats et discussion
32
Chapitre III Résultats et discussion
rejetés dans les plans d'eau récepteurs peuvent dégrader la qualité de l'eau en encourageant
une croissance excessive d'algues.
33
Chapitre III Résultats et discussion
34
Chapitre III Résultats et discussion
35
Chapitre III Résultats et discussion
• Les diagrammes : - Piper -Stiff - Schoeller-Berkalov - Binaire - Korjinski - Rose des vents
• Les paramètres calculés : - balances ionique - teneurs en cations - dureté - teneurs en anions
- indice de saturation (calcite, dolomite, aragonite, gypse) Toutes les fonctionnalités n'ont pas
été utilisées, mais ce logiciel s'avère être simple d'utilisation. De ce fait les diagrammes de
PIPER, WILCOX et de RICHARDS ont été établis grâce à ce logiciel. Pour finir l'aspect
concernant les variations de pH ainsi que le calcul des équilibres calco-carboniques que nous
verrons plus tard, ont pu être étudiés grâce à ce logiciel.
36
Chapitre III Résultats et discussion
2.1.Diagramme de Piper
Le diagramme de Piper (Figure 22) permet de représenter le faciès chimique d'un ensemble
d'échantillons d'eau. Il est composé de deux triangles permettant de représenter le faciès
cationique et le faciès anionique et d'un losange synthétisant le faciès global.
37
Chapitre III Résultats et discussion
Figure 22 : Diagramme de Piper représentant toutes les catégories d'eau des trois sites d'études
Ce diagramme de Piper met en évidence les faciès des deux grandes catégories d'eau de
l'étude.
On observe que les eaux de forages sont principalement de faciès Chlorurée et sulfatée mixte.
Les eaux de bassins présentent elles aussi globalement un faciès de type Chlorurée et sulfatée
mixte, avec parfois quelques points très proches du pôle purement sodique.
2.2.Diagramme de Richards
Richards (1954) a élaboré une classification en se basant sur les deux paramètres à savoir
(SAR et conductivité électrique). Les classes de potabilité des eaux (C1S1,…C4S4)
correspondent, dans le diagramme de Richards (Fig.23) au SAR (en ordonnées pour la lettre
S) et à la conductivité (en abscisses pour la lettre C). Ainsi la classe C1S1 (coin bas à gauche)
38
Chapitre III Résultats et discussion
est considérée comme excellente car elle correspond à des valeurs minimales du SAR et de la
conductivité ; en revanche, la classe C4S4 (coin haut à droite) est mauvaise, car les valeurs du
SAR et de la conductivité sont à leur maximum.
- C3S2).
En général, il s’agit d’une eau convenant à l’irrigation des cultures tolérantes au sel, sur des
sols bien drainés. Cependant, l’évolution de la salinité doit être contrôlée.
ocre (C4S2).
– C4S4).
Cette eau ne convient généralement pas à l’irrigation, mais peut être utilisée sous certaines
conditions : sols très perméables, bon lessivage, plantes très tolérantes au sel (choux,
betterave…).
Les eaux de Bouati bassin, Bouati forage, ITMA bassin et ITMA forage appartiennent
aux classes C3S1 et C3S2 en revanche, les eaux de Cheraifia forage et Cheraifia bassin se
situent entre la classe C4S1 et C4S2. En général, ces eaux conviennent à l’irrigation
cependant un contrôle de l’évolution de la saliné est nécessaire. Si l’eau d’irrigation est
chargée en sodium, le nombre d’ions Na+ combinés avec le sol augmente. On assiste à une
dégradation de structure, avec un gonflement des argiles à l’origine de l’imperméabilité du
milieu. Le processus de dessalement et de drainage risque alors d’être complètement stoppé.
Généralement, les plantes supportent mal les sols saturés en sodium.
39
Chapitre III Résultats et discussion
2.3.Diagramme de Wilcox
Le diagramme de Wilcox est basé sur la formule dite pourcentage de Na+, elle s’écrit
par la formule suivante : Na% = (Na /Ca + Mg+ Na + k) *100. La classification de Wilcox
est fondée sur la combinaison de la teneur en sodium dans l'eau et la conductivité électrique,
généralement connu en %, cette classification définie cinq classes : excellente, bonne,
admissible, médiocre et mauvaise. Les eaux de Bouati bassin, ITMA bassin et ITMA forage
appartiennent à la classe admissible, tan disque les eaux de Bouati forage appartiennent aux
classes admissible et médiocre, alors qu'on voie clairement que les eaux de Cheraifia forage et
Cheraifia bassin sont totalement dans la classe mauvaise.
40
Chapitre III Résultats et discussion
3. Le sodium
Le sodium est l’un des éléments les plus indésirables dans l’eau d’irrigation. Cet
élément origine de l’altération de la roche et du sol, des intrusions d’eau de mer, des eaux
traitées et des systèmes d’irrigation. Le problème principal avec une grande quantité de
sodium est son effet sur la perméabilité du sol et sur l’infiltration de l’eau. Le sodium
remplace le calcium et le magnésium adsorbés sur les particules d’argile et provoque la
dispersion des particules du sol. Il y a donc éclatement des agrégats du sol ce qui provoque un
sol dur et compact lorsqu’il est sec et excessivement imperméable à l’eau. La perméabilité des
sols sableux peut ne pas se détériorer aussi vite que les sols plus lourds lorsque irrigués avec
41
Chapitre III Résultats et discussion
une eau de forte teneur en sodium, cependant un problème potentiel existe. Le sodium
contribue aussi directement à la salinité totale de l’eau et peut être toxique pour des cultures
sensibles comme les carottes, les haricots, les fraises, les framboises, les oignons, pour en
nommer quelques-unes. De grande quantité de sodium combiné avec du chlorure donne à
l’eau un goût salé. Si l’eau passe par un système d’aspersion et que le calcium et le
magnésium sont bas, des teneurs moyennes à élevées de sodium peuvent défolier les plantes
sensibles.
Voici la façon dont on calcule le RAS (le sodium, le calcium, et le magnésium sont exprimé
en meq/L) :
Figure 25 : Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon le taux d'adsorption de
sodium SAR
42
Chapitre III Résultats et discussion
Figure 26 : Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon le taux d'adsorption de
sodium SAR
L’eau aussi bien des forages que des bassins avec un RAS se situant entre 0 et 5 peut
généralement être utilisée sur tout type de sol avec peu de problème d’accumulation de
sodium. Quand le RAS se situe entre 6 et 9, les risques de problème reliés avec la
perméabilité du sol augmentent. Dans ce cas, le sol devrait être échantillonné tous les 1 ou 2
ans pour déterminer si l’eau augmente la teneur en sodium du sol. Lorsque l’eau d’irrigation
est saline, une valeur de RAS encore plus basse devrait être utilisée. Les problèmes dus au
sodium sont aussi reliés à la concentration totale en sel de l’eau d’irrigation. Par conséquent,
des eaux d’irrigation avec des salinités entre 1,5 et 3,00 mS/cm avec un RAS au-dessus de 4
doivent être utilisé avec prudence. Des échantillons de sols doivent être prélevés annuellement
afin d’éviter d’éventuels problèmes de salinité des sols.
Le pourcentage de sodium soluble (SSP) est calculé selon la formule proposé par Todd (1995)
On analysant la représentation graphique du SSP on constat que seul les valeurs de SSP des
eaux de Bouati forage atteignent les 60 % (la mauvaise classe) , les valeurs de SSP des eaux
43
Chapitre III Résultats et discussion
de ITMA forage, Bouat bassin et ITMA bassin se rapprochent sensiblement du 60 % alors que
le reste des valeurs se trouvent entre 20 et 40% donc inferieurs à 50% (la bonne classe)
indiquant que la majorité des échantillons sont admissibles donc appropriés pour l'irrigation.
Figure 27 : Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon le pourcentage de
sodium soluble SSP
Figure 28 : Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon le pourcentage de
sodium soluble SSP
Dans cette étude, 12 paramètres ont été choisis pour calculer l'IQE en utilisant les normes de
l'OMS pour l'eau d'irrigation. Cet indice permet de connaître la pertinence de l'eau pour
l'irrigation des cultures traditionnelles humaine (Sahu et Skidar 2008). Le calcul de l'indice
WQI a suivi 3 étapes (Sahu et Sikdar 2008).
44
Chapitre III Résultats et discussion
a) - le poids wi est affecté à chacun des paramètres chimiques en fonction de ses effets sur
la santé et de son importance dans la qualité globale de l'eau potable. Le poids minimum 2 est
++
attribué aux paramètres considérés comme non dangereux : Ca , Mg++, K+. Les paramètres
qui ont les effets les plus importants sur la qualité de l'eau ont le poids de hauteur 5
(tableau 02).
b) - Le poids relatif (Wi) de chaque paramètre est calculé à l'aide de l'équation. 1, et les
résultats sont présentés dans le tableau 02.
c)- Le calcul de l'échelle d'évaluation qi pour chaque paramètre est obtenu en divisant la
concentration par ses normes respectives selon les directives des normes de l'OMS dans
chaque échantillon d'eau. Les résultats sont multipliés par 100 (Eq. 2)
45
Chapitre III Résultats et discussion
Avant de calculer le WQI, le sous-indice de qualité de l'eau (SI) est déterminé pour chaque
paramètre chimique avec l'Eq. 3
Figure 29 : Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon l’indice de qualité des
eaux IQE
Figure 30 : Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon l’indice de qualité des
eaux IQE
L'analyse des graphiques ci-dessus montre que les eaux du forage de Cheraifia se
situent, durant toute la période d'étude presque, entre 40 et 55 (forte restriction), en revanche
les eaux du forage de Bouati se trouvent dans la gamme de 55- 70 (restriction modérée) et de
même les eaux du forage de l'ITMA. Selon la figure30, la majorités des histogrammes pour
les trois bassins d'élevage se situent entre 60 et 80 (faible restriction). Donc, il est évident que
46
Chapitre III Résultats et discussion
la qualité de l'eau au niveau des trois bassins a évolué au mieux, ce qui peut expliquer que les
excrétions des poissons aient donné de très bons résultats et transformé l'eau des forages en
eau riche en nutriments, et donc beaucoup plus utilisable. Pour l'irrigation de cultures.
Afin d'interpréter une boite à moustache, on doit regarder les valeurs numériques des
trois quartiles qui représentent respectivement 25 %, 50 %, et 75 % de l'échantillon, on doit
regarder également la forme globale de la boite et des moustaches pour obtenir des indications
sur la symétrie ou l'asymétrie et les valeurs atypiques (aberrantes). On peut aussi mesurer la
dispersion de notre échantillon en calculant l’étendue d’une série statistique est égale à la
différence entre la plus grande et la plus petite des données de la série ou encore on calcul
l’écart interquartile est égal à la différence Q3 – Q1 qui nous renseigne sur l'homogénéité de
notre série de données plus que l'écart est réduit plus que l'échantillon est homogène.
47
Chapitre III Résultats et discussion
D'après l'analyse de la figure31, on constate que le groupe de données le plus homogène est
celui qui se situe le plus à droite de couleur jaune (Cheraifia forage) du fait de son écart
interquartile (Q3-Q1) très réduit, aussi on note que la moyenne superpose la médiane. Plus on
avance vers la gauche, l'hétérogénéité de la dispersion augmente c'est à dire l'écart entre la
valeur minimale et la valeur minimale augmente notamment le groupe de Bouati forage
Il semble d'après la figure32 que la distribution des valeurs est caractérisée par une assez
grande homogénéité, et elle concerne les trois groupes qui se trouvent à droite de la figure (If,
Cb et Cf), où l'on remarque que l'intervalle interquartile (Q3-Q1) est très faible, et aussi la
moyenne superpose presque la médiane. Alors que ce que l'on remarque à gauche de la figure
est presque l'inverse de ce qui a été dit, la différence est assez importante entre les valeurs
minimales et maximales, et bien sûr l'intervalle interquartile. On note également que 50 % des
données se situent à l'intérieur de la boite entre les deux valeurs 20-50 pour le groupe de
Bouati forage (Bf).
48
Chapitre III Résultats et discussion
La figure33 montre que les deux groupes Bb et If sont les plus homogènes, tandisque les deux
groupes Ib et Cb présentent une dispersion très hétérogène. Le groupe Cf se situe en dessous
de la valeur 50 ce qui signifie une très mauvaise qualité d'eau. Alors que pour les groupes Bb,
Bf, Ib et If, la dispersion des données fluctuent entre 50 et 75 cela donc confirme la bonne
qualité des eaux de ces groupes.
2. analyse bactériologique
L’analyse microbiologique est parmi les indicatreurs qui permetent la classification de
la qualité des eaux, présentant les différentes variations des paramètres indicateurs de la
pollution, soit :
Les germes totaux.
Les coliformes totaux et fécaux.
Les streptocoques fécaux.
Les anaérobies sulfito-réducteurs.
2.1. Recherche et dénombrement des germes totaux
Les résultats de dénombrement des germes totaux sont illustrés dans le tableau 03 et la
figure 34. Les résultats varient entre un minimum de 1636 UFC/ml noté au mois d’avril dans
(IF), et un maximum de 68818 UFC/ml enregistré au mois de Mars dans le site (CF) avec
une moyenne de 17615,8 et écartype 19588,27. Ces résultats révèlent une charge microbienne
49
Chapitre III Résultats et discussion
très élevée dans les eaux des bassins dégrossissement qui peuvent probablement dus au fait
que les sites sont exposés à diverses sources de contamination qui diffèrent d’un endroit à
l’autre.
GT Bb BF Ib IF Cb CF
80000
70000
60000
50000
40000 Fév
30000 Mar
20000
Avr
10000
0
Bb BF Ib IF Cb CF
sites des prélèvement
50
Chapitre III Résultats et discussion
pour les eaux d’irrigation (1000 CT/100 ml) (SEQ eau irrigation). Les eaux d’irrigation à
concentrations élevées. En effet, cette forte concentration peut être attribuée à l’influence des
rejets domestiques (White et al., 1986).
Tableau 04 : dénombrement des coliformes totaux
C Totaux Bb BF Ib IF Cb CF
Fév 45 150 95 0 150 7
Mar 200 15 150 1100 4 150
Avr 4 0 25 0 4 0
1000
800
600 Fév
400 Mar
200 Avr
0
Bb BF Ib IF Cb CF
Sites des prélèvement
51
Chapitre III Résultats et discussion
C Fécaux Bb BF Ib IF Cb CF
Fév 45 250 95 0 150 9
Mar 7 15 14 1100 0 0
Avr 0 0 25 0 0 0
1000
800
600 Fév
400 Mar
200 Avr
0
Bb BF Ib IF Cb CF
Sites des prélèvement
52
Chapitre III Résultats et discussion
S Fécaux Bb BF Ib IF Cb CF
Fév 0 0 0 0 0 0
Mar 0 0 0 150 0 0
Avr 0 0 25 0 0 0
140
120
100
80 Fév
60 Mar
40
Avr
20
0
Bb BF Ib IF Cb CF
Sites des prélèvement
53
Chapitre III Résultats et discussion
ASR Bb BF Ib IF Cb CF
Fév 5 g/20ml 0 g/20ml 11 g/20ml 0 g/20ml 0 g/20ml 1 g/20ml
Mar 4 g/20ml 0 g/20ml 84 g/20ml 10 g/20ml 0 g/20ml 42 g/20ml
Avr 5 g/20ml 1 g/20ml 0 g/20ml 0 g/20ml 2 g/20ml 0 g/20ml
100
80
60
Fév
40
Mar
20 Avr
0
Bb BF Ib IF Cb CF
sites des prélèvement
54
Conclusion
Les valeurs de la température de l'eau, des différents sites étudiés, enregistrées durant
toute la période de l’étude fluctuent entre 15 et 23 °C. Cette plage de température est considérée
comme favorable pour l'irrigation. Il y a lieu à noter que des températures plus basses peuvent
ralentir la croissance des plantes, tandis que des températures plus élevées peuvent augmenter les
besoins en eau des plantes et favoriser le développement de certaines maladies.
Une plage de pH entre 6 et 9, comme c'est le cas, est généralement considérée acceptable
pour l'irrigation. En revanche, des valeurs extrêmes de pH en dehors de cette gamme peuvent
affecter la disponibilité des nutriments dans le sol et influencer la salinité des plantes.
Pour en ce qui concerne la salinité des eaux, élément primordial pour l'irrigation, on
constate que la plage de variation est relativement faible (0.2-2.16 psu), ce qui est généralement
considérée comme appropriée pour l'irrigation, cependant les valeurs plus ou moins élevées à
Cheraifia peuvent être préjudiciables à la santé de la plante.
Les valeurs fournies pour les nitrates (0.227- 8.34 mg/l) se situe dans la plage génerale
admissible qui varie de 0.1 à 50 mg/l et donc peuvent être considérées comme appropriées pour
l'irrigation. Cependant des concentrations élevées en nitrates peuvent poser des problèmes de
pollution de l'eau destinée à l'irrigation et doivent donc etre surveillée attentivement
Les valeurs obtenues pour les nitrites, forme intermédiaire d'azote qui peut être toxique
pour la plante et pour l'animale à des concentration élevées, s'échelonnent entre 1.98 et 4.28 mg/l
et sont donc relativement élevées et peuvent contaminer et dégrader les eaux d'irrigation qui
doivent normalement être maintenues aussi basses que possible souvent inférieures à 1 mg/l.
Les teneurs d'ammonium, forme d'azote qui peut être utilisée par les plantes, oscillent
entre 0.209 et 10.33 mg/l se situe donc dans la plage de concentration recommandée pour
l'irrigation pour ce paramètre qui varie entre 0.1 et 10 mg/l. Seulement il faut rappeler que des
concentrations élevées en ammonium dans l'eau peuvent être préoccupantes pour certaines
56
Conclusion
cultures , comme elles peuvent être tolérées par d'autres types de cultures, en conclusion, les
recommandations spécifiques dépendent des besoins de cultures qu'on souhaite irriguer.
Sur le diagramme de Piper, le faciès chimique représenté est un faciès chloruré et sulfaté
calcique et magnésien . Cela signifie que la composition chimique de l'eau des différents sites
étudiés est caractérisées par une prédominance des cations de calcium et de magnésium, ainsi
que des ions chlorure et de sulfate. Donc le faciès chloruré indique une concentration élevée de
chlorure dans l'eau, ce qui peut être du à une variété de facteurs tels que la présence de
formations géologiques riches en chlorure ou la contamination par des sources industrielles et
agricoles.
Sur le diagramme de Richards, les eaux qui appartiennent aux catégories C4S1 (sulfate-
bicarbonate) et C4S2 (bicarbonate-sulfate) sont caractérisées par la présence notables de sulfates
et bicarbonates qui peuvent contribuer à l'alcalinité de ces eaux, ce qui peut avoir des
conséquences sur la solubilité des minéraux et le ph du sol. Ainsi des niveaux élevés de
bicarbonates peuvent rendre l'eau moins appropriée pour l'irrigation, en particulier dans le sol
déjà alcalin.
57
Conclusion
Les eaux de Cheraifia, appartenant à la classe mauvaise, ont une teneur en sodium et un
SAR encore plus élevés que celles de la classe médiocre. Les eaux de cette classe sont
considérées comme inappropriés pour l'irrigation, car elles peuvent entrainer des problèmes
graves de salinité du sol et une dégradation de la qualité du sol. L'accumulation excessive de
sodium dans le sol peut causer des phénomènes de " croute-saline", ou la surface du sol devient
compacte et imperméable, affectant la croissance des plantes. Il est donc important de noter que
la classification sur le diagramme de Wilcox est basée sur les niveaux de sodium et le SAR, mais
d'autres facteurs tels que la salinité totale, la présence de substance toxiques et les besoins
spécifiques de cultures doivent également pris en compte lors de l'évaluation de l'aptitude d'une
eau à l'irrigation. Une analyse approfondie de la composition chimique de l'eau et des besoins
des cultures est recommandée pour une évaluation plus précise de sa qualité pour l'irrigation.
58
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62
Les Annexes
𝑪 𝒙 𝑽𝟏
TH = 1000 x (méq/l)
𝑽𝟐
Où :
C (concentration d’EDTA) = 0,013
V1 : Volume d’EDTA versé
V2 : Volume d’échantillon = 50 ml.
Les Annexes
TA = VTA (ml)
Cl- = V x 10 x 3.55
Où :
V : Volume d’AgNO3 versé
Les Annexes
Réactifs
- Murexide.
- Solution d’EDTA (0,02N).
- Solution de NaOH (2N)
Mode opératoire
On introduit 50 ml d’eau à analyser dans un erlenmeyer. On ajoute ensuite 2 ml de
solution de NaOH et quelques grains de Murexide. La solution doit se colorer en rose. On titre
immédiatement avec l’EDTA jusqu’au virage du rose au violet. On note VEDTA , le volume qui
a permis le virage de couleur.
Expression des résultats
𝑵 𝒙 𝑽𝟏 𝒙 𝑬𝒈 𝑪𝒂+𝟐 𝒙 𝟏𝟎𝟎𝟎
Ca+2 = (mg/l)
𝑽𝟐
Où :
N (normalité d’EDTA) = 0,02
V1 : Volume d’EDTA versé
Eg Ca+2 = 20.
V2 : Volume d’échantillon = 50 ml.
Les Annexes
-
Annexe n° 9: Nitrites (NO2 )
Mode opératoire
- Echantillon préparé 5ml Pipetter dans une éprouvette ..
- Ajouter Réactif NO₂- 1 1 microcuiller bleue arasée, et agiter vigoureusement jusqu’à
dissolution totale du réactif .Le pH doit être compris entre 2,0 et 2,5 .
- Ajuster le pH si nécessaire avec de l’hydroxyde de sodium en solution ou de l’acide
sulfurique .
- Laisser reposer 10 minutes ( temps de réaction ) ,puis introduire l’échantillon dans la
cuve et mesurer dans le photomètre.
Expression des résultats
NO2- = NO2-N x 3.3
Annexe n° 10: L’Ammonium (NH4+)
Mode opératoire
- Échantillon préparé 5 ml pipetter dans une éprouvette.
- Ajouter à la pipette le réactif (NH4-1) 0.60 ml et mélanger.
- Ajouter le réactif (NH4-2) 1 micro cuiller bleue arasée (dans le bouchon du flacon NH4-2 et
agiter vigoureusement jusqu’à dissolution totale du réactif.
- Laisser reposer 5 minutes (temps de réaction A). Ajouter 4 gouttes de réactif NH4-3 et
mélanger.
- Laisser reposer 5 minutes (temps de réactif B). Puis introduire l’échantillon dans la cuve
et mesurer dans le photomètre.
Expression des résultats
Mode opératoire:
Les instructions du constructeur ont été suives pour la mise en œuvre de l’appareil:
Le détail des opérations de démarrage (débits de gaz et conditions de flamme), la stabilisation
de l’appareillage, les conditions de mesure, de rinçage (système aspiration/nébulisation) et
arrêt (jenway PFP7).
Le dosage des éléments Na+ et K+ se fait comme suit:
- La sélection de la longueur d’onde propre à l’élément (589 nm pour le sodium et 766 nm
pour le potassium) ;
- Ajustement de la largeur de fente et de la gamme de sensibilité ;
- Réglage des pressions et des débits des gaz ;
- Mesure les intensités d’émission en aspirant les différents étalons suivis des échantillons.
REMARQUES:
Si l’échantillon contient des matières en suspension, un filtrage est nécessaire pour éviter
l’encrassement capillaire et du brûleur. Pour le stockage des solutions :
- On évite la lumière.
- Les solutions sont gardées à une température à 25 °C.
- Les flacons en verre sont à éviter.
Etablissement des courbes d’étalonnage:
1) Elément Sodium:
Tableau 10 : Préparation des solutions étalons pour le dosage du sodium
Numéro des fioles T I II III IV V
Solution étalon de Na+ à 500mg/l 0 2 4 6 8 12
Eau distillée (ml) q.s.p 100 100 100 100 100 100
Correspondance en (mg/l) de Na+ 0 10 20 30 40 60
ABS
y = 0,4014x + 2,7568
30 R² = 0,9884
25
20
15 ABS
10 Linéaire (ABS)
5
0
0 20 40 60 80
Les Annexes
ABS
y = 1,92x + 1,4
60
R² = 0,9987
50
40
30 ABS
20 Linéaire (ABS)
10
0
0 5 10 15 20 25 30