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Qualité de l'eau en aquaculture à Guelma

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Auguste Zongo
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‫الجمهىريت الجسائريت الديمقراطيت الشعبيت‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
‫ قالمت‬5491 ‫ ماي‬8 ‫جامعت‬
Université 8 Mai 1945 Guelma
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie, Sciences de la Terre et de l’Univers

Mémoire En Vue de l’Obtention du Diplôme de Master


Domaine : Sciences de la Nature et de la Vie
Filière : Sciences biologiques
Spécialité/Option : microbiologie appliquée

Thème : Intégration de l’aquaculture à l’agriculture : évaluation


de la qualité physico chimique et bactériologique des eaux de
grossissements de poissons utilisées en irrigation dans la région de
Guelma

Présenté par :
- Bouhallit Selma
- Amari Selma
- Amirouche Ines

Devant le jury composé de :


Président : Mme. Benhalima Lamia M.C.A Université de Guelma
Examinateur : Mme. Boussadia Meriem Imen M.C.B Université de Guelma
Encadreur : Mr. Guettaf Mohamed M.C.A Université de Guelma
Co-encadreur : Mr. Geroui Yassine M.C.A Université de Guelma
Co-encadreur : Mme. Ouartsi Asmaa Doctorant Université de Guelma
Membre invité : Mme. Bouata Fouzia chef service suivi et contrôle DPA. Guelma
Juin 2023
Remerciement

En tout premier lieu, nous remercions le bon Dieu, le tout puissant et miséricordieux, de
nous avoir donné la force pour continuer, ainsi que le courage pour dépasser toutes les
difficultés.

On voudra remercier tous les membres du jury qui vont juger ce modeste travail et nous ont
faits profiter de leurs connaissances et remarques constructives Mme benhalima qui nous a
fait l’honneur de présider le jury;

Veuillez accepter l’expression de notre sincère reconnaissance,


Mme Boussadia qui a spontanément eu la volonté et l’honneur d’examiner ce travail. Nous
tenons à exprimer nos profondes gratitudes pour le temps précieux que vous consacrer pour
juger ce travail. Leurs critiques et commentaires seront bénéfiques pour enrichir nos
connaissances dans ce domaine.

Notre plus grande gratitude va à notre encadreur le Professeur Guettaf Mohamed pour sa
grande disponibilité et pour la confiance qu’il nous a accordé tout au long de la réalisation
de ce mémoire. Pour sa patience, sa gentillesse, et son esprit responsable, critique et
rigoureux. Nous le remercions pour ses connaissances dont il nous a fait bénéficier.

Nos remerciements les plus sincères s’adressent à Mr Guerroui Yassin pour son aide
pratique et son soutien moral ainsi que pour ses judicieux conseils.

Un grand merci à Mme ourtssi Asma qui nous accompagnés dans le laboratoire.

Nous tenons à remercier Mme Hassiba, et tous les techniciennes de laboratoire, pour nous
aider à compléter nos recherches en fournissant tous les matériels nécessaires.

Nos profondes sincères remerciements pour Mme Amina Boussaha, Mr Djiradi, Mme
Tourche et Mme Bouata Fouzia.

A toutes les personnes citées et les autres que nous aurions pu oublier Merci.
Dédicaces
Je dédie ce mémoire en premier lieu à ceux qui m’ont donné la vie, qui
m’one étaient la source de l’amour, la tendresse, et du courage, qui m’ont
soutenu durant 23ans.

A mes très chers parents : Slimane et Mounira.

Ma Mère a œuvré pour ma réussite, de par son amour, son soutien, tous les
sacrifices consentis et ses précieux conseils, pour toute son assistance et sa
présence dans ma vie, reçois à travers ce travail aussi modeste soit-il,
l’expression de mes sentiments et de mon éternelle gratitude.

Mon Père, J'espère être fier de moi où que vous soyez, papa Que Dieu vous
bénisse, et nous avons recueilli dans le paradis suprême.

Ainsi qu’à mes sœurs Sara, Nada, Nessrine, à notre belle petite fille Amélia
Céline, et ma fiancé Sami à celui qui m’a offert le soutien moral, qui a été
toujours présenté pour moi.

A toutes mes amis et collègues sans exception A tous ceux qui j’aime, et à ceux
qui m’aiment…. De près ou de loin

Bouhallit Selma
Dédicaces

Je dédie ce travail à mes plus chers êtres au monde, mes parents pour leur

soutien moral et matériel durant toutes mes études.

A mes frères Hicham, Ibrahim et Salim A ma sœurs Assia.

A mes neveux kossai, Aya et Oudaï.

A tous mes proches

A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin pour que ce projet soit

possible...

Amari Selma
Dédicaces
Tout d’abord , louange à Allah qui m’avoir donné la capacité d’écrire et de
réfléchir , la force d’y croire , la patience d’aller jusqu’au bout du rêve et le
bonheur
Je dédie ce travail, fruit de recherche et d’étude:
A mes plus chers êtres au monde mon coeur : mon très chère père Ahmed et ma
très chère mère Ghania qui ont toujours crus en moi et encouragée ; qui ont été
toujours là pour moi ; qui m’ont nourri d’amour , enveloppé de confort et qui me
donner le soutien moral et matériel durant toutes les étapes de ma vie
A mon chère frère: Raid
A mes adorable soeurs: Ikhlasse, Ritaj, Assil
A tous ceux qui j’aime , et à ceux qui m’aiment …. De près ou de loin.

Amirouche Ines
Résumé

L’eau est un élément essentiel de la nature qui soutient la vie de nombreuses espèces animales
et végétales ainsi que des micro-organismes. La présente étude porte essentiellement sur
l’évaluation de la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau de trois bassins pilotes
de grossissement de poissons. Quatre sorties ont été réalisées durant la période du 22/02/2023
au 12/04/2023. Les résultats de l'analyse chimique et physique obtenues ont montré une
hausse notable de la conductivité électrique dans le site de Cheraifia était de l’ordre de 4077
μs/cm n’est pas adaptée à l’irrigation. Le reste des autres valeurs sont adaptées à l’irrigation
par rapport à la norme algérienne pour l’irrigation, Les données ont également été analysées et
la plupart des informations ont été extraites par un programme entre la présence d’une forte
concentration de chlorure dans l’eau de bouati bassin 9,4 mg/l et la présence observée de
bicarbonates qui rendent l’eau impropre à l’irrigation. En plus, le diagramme de Richards a
classé les eaux du site de Cheraifia dans les catégories (C4S1 - C4S2) et Bouati et ITMA entre
(C3S1 et C3S2). Les résultats de l’analyse bactériologique ont également montré une charge
élevée des germes et un pourcentage élevé de coliforme (CT), de coliformes fécaux (CF) et de
streptocoques fécaux (SF) qui indiquent la présence d’une contamination. qui indiquent la
présence de pollution, et pour une bonne gestion de l’eau et l’irrigation réduire le problème de
la pollution.
Mots-clés : l’eau d’irrigation, analyses physico-chimiques, analyses bactériologiques et,
bassins de grossissement. Normes algériennes.
‫ملخص‬

‫الماء عنصر أساسي في الطبيعة يدعم حياة العديد من أنواع الحيوانات والنباتات وكذلك الكائنات الحية الدقيقة ‪.‬تركز هذه‬

‫الدراسة عمى تقييم الجودة الفيزيائية والكيميائية والبكتريولوجية لممياه في ثالثة أحواض استزراع أسماك تجريبية‪ .‬تمت‬

‫أربع خرجات خالل الفترة من ‪ 2023/02/22‬لغاية ‪ .2023/04/12‬أظهرت نتائج التحميل الكيميائي والفيزيائي التي تم‬

‫الحصول عميها زيادة كبيرة في التوصيل الكهربائي في موقع الشريفية كانت بحدود ‪ 4044‬ميكرو ثانية ‪ /‬سم غير مناسبة‬

‫لمري‪ .‬باقي القيم األخرى مناسبة لمري مقارنة بالمعيار الجزائري لمري‪ .‬كما تم تحميل البيانات وتم استخالص معظم‬

‫المعمومات من خالل برنامج بين وجود تركيز عال من الكموريد في مياه حوض بوعاتي ‪ 4.4‬ممغ‪ /‬لتر ووجود بيكربونات‬

‫مما يجعل المياه غير صالحة لمري‪ .‬إضافة صنف رسم البياني لريتشارد مياه موقع شرايفية في فئات (‪)C4S1 - C4S2‬‬

‫أيضا وجود شحنة جرثومية مرتفعة‬


‫وبوعاتي والمعهد الفالحي بين (‪. )C3S1 – C3S2‬أظهرت نتائج التحميل البكتيري ً‬

‫ونسبة عالية من القولونيات (‪ ،)CT‬القولونيات الب ارزية(‪ )CF‬والمكورات العقدية الب ارزية (‪ )SF‬مما يشير إلى وجود تموث‪.‬‬

‫التي تدل عمى وجود تموث‪ ،‬وإلدارة المياه بشكل جيد لمحد من مشكمة التموث‬

‫الكلمات المفتاحية ‪ :‬مياه الري ‪ ،‬التحاليل الفيزيائية والكيميائية ‪ ،‬التحاليل البكتريولوجية‪ ،‬خزانات التسمين‪ ،‬المعايير‬

‫الجزائرية‪.‬‬
Abstract

Water is an essential element of nature that supports the life of many animal and plant species
as well as micro-organisms. This study focuses on the evaluation of the physicochemical and
bacteriological quality of water in three pilot fish grow-out ponds. Four trips were made
during the period from 02/22/2023 to 21/40/2023. The results of the chemical and physical
analysis obtained showed a significant increase in electrical conductivity in the site of
Cheraifia was of the order of 4077 μs / cm is not suitable for irrigation. The rest of the other
values are suitable for irrigation compared to the Algerian standard for irrigation, The data
was also analyzed and most of the information was extracted by a program between the
presence of a high concentration of chloride in bouati basin water 9.4 mg/l and the observed
presence of bicarbonates which make the water unsuitable for irrigation. In addition, the
Richards diagram classified the waters of the Cheraifia site in the categories (C4S1 - C4S2)
and Bouati and ITMA between (C3S1 and C3S2). The results of bacteriological analysis also
showed a high germ load and a high percentage of coliform (CT), faecal coliform (CF) and
faecal streptococci (SF) which indicate the presence of contamination. that indicate the
presence of pollution, and for good water management and irrigation to reduce the problem of
pollution.
Keywords: irrigation water, physico-chemical analyses, bacteriological analyzes and growout
tanks. Algerian standards.
Liste d’abréviations
ASR Anaérobie Sulfato – Réducteur

Bb Bouati bassin

BCPL Bouillon Lactosé au Bromocrésol Pourpre

BF Bouati forage

Cb Cheraifia bassin

CE Conductivité électrique

CF Cheraifia forage

CF Coliforme fécaux

CT Coliforme totaux

D/C Double Concentration

EPA Eau peptone alcaline concentrée

EVA Bouillon Litsky (Ethyl-violet-Azide )

GN Gélose Nutritive

GNAB Gélose Nutritive Alcaline Biliée

GT Germes totaux

Ib ITMA bassin

IF ITMA forage

ITMA Instituts de Technologie Moyen Agricoles

NPP Nombre le Plus Probable

OMS Organisation Mondiale de la Santé

S/C Simple Concentration

SF Streptocoques fécaux

UFC Unité Formant Colonie

VF Viande foie
Listes des tableaux

Liste des tableaux


Tableau N° Titre page
Tableau 01 Évaluation de la qualité des eaux d’irrigation 29
Tableau 02 Le poids et le poids relatif de chacun des paramètres physico- 45
chimiques utilisés pour la détermination de l’IQE
Tableau 03 Dénombrement des germes totaux 50
Tableau 04 Dénombrement des coliformes totaux 51
Tableau 05 Dénombrement des coliformes fécaux 52
Tableau 06 Dénombrement des streptocoque fécaux 53
Tableau 07 Dénombrement ASR 54
Listes des figures

Liste des figures


Figure N° Titre page
Figure 01 Systèmes culturaux intégrés 08
Figure 02 Localisation des sires d'études 12
Figure 03 l'échantillon dans glacière 15
Figure 04 multi paramètre de type HANNA HI 9829 15
Figure 05 Préparation des dilutions 17
Figure 06 Recherche et dénombrement des germes totaux 18
Figure 07 Recherche et dénombrement des coliformes totaux et des coliformes 20
fécaux en milieu
Figure 08 Recherche et dénombrement des Streptocoques fécaux 22
Figure 09 Recherche des Clostridium Sulfito-Réducteurs 24
Figure 10 Evolution spatio-temporelle de la température de l'eau 26
Figure 11 Evolution spatio-temporelle du pH de l'eau 27
Figure 12 Evolution spatio-temporelle de l'oxygène dissous dans l’eau 28
Figure 13 Evolution spatio-temporelle de la conductivité électrique de l’eau 29
Figure 14 Evolution spatio-temporelle du total des solides dissous TDS dans l'eau 30
Figure 15 Evolution spatio-temporelle de la salinité de l'eau 31
Figure 16 Evolution spatio-temporelle de la demande biologique en oxygène 32
DBO5
Figure 17 Evolution spatio-temporelle de la teneur de nitrates dans l'eau 33
Figure 18 Evolution spatio-temporelle de la teneur de nitrites dans l'eau 34
Figure 19 Evolution spatio-temporelle de la teneur d’ammonium dans l'eau 35
Figure 20 Evolution spatio-temporelle de la teneur de phosphate dans l'eau 36
Figure 21 Interface de commande du logiciel Diagramme 37
Figure 22 Diagramme de Piper représentant toutes les catégories d'eau des trois 38
sites d'études
Figure 23 Diagramme de Richards 40
Figure 24 Diagramme de Wilcox. 41
Figure 25 Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon le taux 42
d'adsorption de sodium SAR
Figure 26 Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon le taux 43
d'adsorption de sodium SAR
Listes des figures

Figure 27 Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon le pourcentage 44
de sodium soluble SSP
Figure 28 Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon le pourcentage 44
de sodium soluble SSP
Figure 29 Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon l’indice de 46
qualité des eaux IQE
Figure30 Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon l’indice de 46
qualité des eaux IQE
Figure 31 Boites à moustaches (SAR) 47
Figure 32 Boites à moustaches (% Na) 48
Figure33 Boites à moustaches (IQE) 49
Figure 34 résultats de la recherche des germes totaux 50
Figure 35 Résultats de la recherche des coliformes totaux 51
Figure 36 résultats de la recherche des coliformes fécaux 52
Figure 37 résultats de la recherche des streptocoque fécaux 53
Figure 38 résultats de la recherche des ASR 54
Table des matières

Remerciement
Résumé
‫ملخص‬
Abstract
Liste des abréviations
Liste de tableaux
Liste des figures
Introduction générale 01

Chapitre I : synthèse bibliographique

1. Les eaux d’irrigations en Algérie …………………………………………………....... 05


1.1. L’irrigation en Algérie ……………………………………………………………….. 05
1.2. L’irrigation avec des eaux de mauvaise qualité ……………………………………... 05
2. Aquaculture en Algérie ……………………………………………………................... 06
2.1. Définition ……………………………………………………………………………. 06
2.2. Historique ……………………………………………………………………………. 06
2.3. Objectif de l’aquaculture ……………………………………………………………. 06
2.4. Au niveau de la région de Guelma …………………………………………………... 07
2.5. Potentialités ………………..………………………………………………………… 07
2.5.1. Potentiel hydrique ………………..………………………………………………… 07
2.5.2. Potentiel biologique ………………..………………………………………………. 08
2.5.3. Potentiel humain ………………..………………………………………………….. 08
3. Intégration de l’aquaculture en agriculture ………………..……………………….….. 08
3.1. Définition ………………..…………………………………………………….…….. 08
3.2. Types de pisciculture intégré ………………………………………………………… 09
3.2.1. La pisciculture intégrée à la production végétale ………………………………...... 09
3.2.2. La pisciculture intégrée à la production Animale ………………………………...... 09
3.3. Les avantages de la pisciculture intégrée à l’agriculture ……………………...….…. 09
Chapitre II : matériels et méthodes

1. Choix des sites d'étud ………………………………………………………..……..…. 11


2. Description des sites d'études ………………………………………..……………..…. 11
2.1. Site ITMA …………………………………………………………………………… 13
2.2. Site Cheraifia commune de Djebala lakhmissi ……………………………………… 13
Table des matières

2.3. Site Bouati Mahmoud ……………………………………………………………….. 13


3. Échantillonnage ………………………………………………………………………... 14
3.1. Méthode de prélèvement ……………………………………………………….…… 14
3.2. Enregistrement et étiquetage des échantillons ………………………………………. 14
3.3. Transport et conservation ……………………………………………………………. 15
4. Mesure in-situ …………………………………………………………………………. 15
5. Analyse au laboratoire ………………………………………………………………… 16
5.1. Analyse physico-chimique …………………………………………………...……… 16
5.1.1. Demande biochimique en oxygène (DBO5) ……………………………………….. 16
5.1.2. Demande chimique en oxygène (DCO) ……………………………………………. 16
5.1.3. Mesure de la dureté totale de l'eau (TH), Ca2+, Mg2+, Cl-, TAC (HCO3-) …………. 16
5.1.4. Mesure des éléments nutritifs et des sulfates (NO2, NO3, NH4, PO4, SO4) ……….. 16
5.1.5. Mesure de sodium et potassium …………………………………………………… 16
6. Analyse bactériologique ………………………………………………………………. 17
6.1. Préparation des dilutions …………………………………………………………….. 17
6.2. Recherche et dénombrement des germes totaux ……………………………….……. 17
6.3. Recherche et dénombrement des germes indicateurs de contamination fécale……… 18
6.3.1. Recherche et dénombrement des coliformes totaux et coliformes fécaux ………… 18
6.3.1.1. Test présomptif …………………………………………………………………... 19
6.3.1.2. Test confirmatif ………………………………………………………………….. 19
6.4. Recherche et Dénombrement des streptocoque fécaux ……………………………… 21
6.4.1. Test de présomptif ……………………………………………………………..…... 21
6.4.2. Test confirmatif ……………………………………………………………………. 21
6.5. Recherche et dénombrement des spores de bactéries anaérobies sulfito-réducteurs (ASR) ……. 23
Chapitre III : résultats et discutions
1. Paramètres physico-chimiques ………………………………………………………. 26
1.1. La température de l'eau …………………………………………………..………….. 26
1.2. Le pH de l'eau ……………………………………………………………………….. 26
1.3. L'oxygène dissous …………………………………………………………………... 27
1.4. La conductivité électrique CE…………………………………………………….….. 28
1.5. Le total des solides dissous TDS …………………………………………………….. 29
1.6. La salinité de l'eau ……………………………………………………..…………….. 30
1.7. La demande biologique en oxygène DBO5 ………………………………………….. 31
Table des matières

1.8. Les nitrates NO3 …………………………………….………………...…………….. 32


1.9. Les nitrites NO2 ………………………………………………………...……………. 33
1.10. L'ammonium NH4 ………………………………………………………………….. 34
1.11. Le phosphate PO4 ………………………………………………………………….. 35
2. Analyse de données par logiciels ………………………………………….………….. 36
2.1. Diagramme de Pipere ……………………………………………………………….. 37
2.2. Diagramme de Richards ………………………………………………….………….. 38
2.3. Diagramme de Wilcox ……………………………………………………………….. 40
3. Le sodium ………………………………………………………….………………….. 41
3.1. Le ratio d’absorption du sodium (RAS) ………………………………….………….. 42
3.2. Le pourcentage de sodium soluble SSP …………………………………….……….. 43
4. L'indice de qualité des eaux d'irrigation IQEI (IWQI) ……………………………….. 44
5. Analyse statistique des données ……………………………………………...……….. 47
2. analyse bactériologique ……………………………………………………….……….. 49
2.1. Recherche et dénombrement des germes totaux ……………………...…………….. 49
2.2. Recherche et dénombrement coliformes totaux et fécaux ……………….………….. 50
2.2.1. Coliformes totaux ………………………………………………………………….. 50
2.2.1. Coliformes fécaux ………………………………………………………………..... 51
2.2. Recherche et dénombrement des Streptocoques fécaux …………………………….. 52
2.4. Recherche et dénombrement des spores Anaérobies sulfito-réducteurs …………….. 53
Conclusion 55
Références bibliographiques 59
Annexe
Introduction générale

L’intégration aquaculture-agriculture (IAA) est une technique qui permet aux pays de
la région du Moyen Orient et Afrique du nord (MENA) de faire face à la rareté de l’eau et à la
mauvaise qualité des sols, a indiqué l’Organisation des nations unis pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO) dans un rapport publié sur son site web. Les auteurs du rapport ont fait
constater que cette technique a permis à certaines exploitations agro-aquacoles, qui l’utilisent,
de réduire leur consommation d’eau de 90% par rapport aux exploitations agricoles
traditionnelles. Cela constitue, selon eux, de très bonnes nouvelles pour le secteur de
l’agriculture, qui à l’échelle de la planète, utilise environ 70% des réserves d’eau douce
disponibles. Aussi, l’IAA constitue à leur yeux une réponse pour produire des légumes, des
fruits et d’autres denrées alimentaires sur des terres inhospitalières ou inexploitables. C’est
également un excellent moyen de procurer à la population de la région des denrées
alimentaires produites localement qui lui fournissent les protéines et les minéraux dont elle a
besoin, sans avoir toutefois recours à une utilisation intensive des ressources hydriques. Selon
ce même rapport, l’Algérie a de nouvelles expériences à partager sur les systèmes de
production IAA, tels que la production de crevettes adoptant une technologie qui a été
couronnée de succès dans des zones rurales reculées et celles confrontées à des pénuries
d’eau. « Voir que des crevettes peuvent être produites au milieu des déserts algériens, je
n’arrive toujours pas à le croire, » a affirmé pour sa part la spécialiste des pêches de la FAO,
Paula Anton.

L’installation dans la wilaya Guelma de direction de la pêche et des ressources


halieutiques a pour objectif la favorisation de l’expansion de l’aquaculture et de la pêche
continentale et constitue un maillon important dans la réalisation de la sécurité alimentaire
dans la région. Quatre conventions-cadre portant sur l’aquaculture intégrée ont été signées, en
marge d’une journée d’étude sur « les assurances et l’intégration de l’aquaculture à
l’agriculture », entre la chambre inter-wilayas de la pêche et de l’aquaculture de Guelma et les
chambres de l’agriculture de Guelma, Constantine, Souk Ahras et Oum El Bouaghi, Une
opération de sensibilisation, a ainsi été menée par les directions de la pêche et le centre
national de développement de la pêche et de l’aquaculture (CNDPA), pendant laquelle des
alevins de poissons ont été distribués sur quelques agriculteurs à titre d’essai. Par ailleurs, les
agriculteurs ont été appelés à exploiter les eaux des bassins d'élevage aquacole dans
l'irrigation agricole dans le cadre de la pisciculture intégrée à l'agriculture.

2
Introduction générale

C’est dans cette optique, que nous avons jugé important, cette étude vise à répondre
aux Interrogations suivantes : - Quelles sont les réactions des agriculteurs vis à vis de
l’intégration de l’aquaculture à L’agriculture dans la région de Guelma ? la réutilisation des
eaux aquacoles peut être considérée comme l’une des solutions de nouvelles sources
d’approvisionnement en eau d’irrigation ? Dans quelle mesure les eaux aquacoles peuvent
servir à réduire la demande en éléments fertilisants du secteur agricole ? _ Est-ce que
l’aquaculture peut trouver sa place à côté de l’agriculture dans la région de Guelma ?
Comment convaincre les agriculteurs d'impliquer l'université et la recherche scientifique
comme un acteur principal indispensable à contribuer à l’émergence d’une économie
productive nationale et à la création et la préservation de l’emploi, mais également par son
aptitude à participer à l’amélioration de la sécurité alimentaire du pays. Dans cette
perspective, l’un des principaux objectifs de notre étude est de contribuer à la valorisation des
eaux aquacoles dans l'amélioration et le rendement des cultures. Et donc Chercher à savoir
dans quelle mesure l’activité aquacole pourrait telle contribuer au processus De
développement local.

Le présent travail est hiérarchisé en trois chapitres comme suivant : Le premier


chapitre, qui est une synthèse bibliographique, dans lequel nous avons évoqué un bref aperçu
de l'irrigation et présenté l'aspect le plus important lié à l'aquaculture et à son intégration à
l'agriculture. Le deuxième chapitre comprend matériel et méthodes, Alors que le troisième et
dernier chapitre, considéré comme étant le cœur du mémoire, porte sur la discussion des
résultats et se termine par une petite conclusion

3
Chapitre I Synthèse bibliographique

1. Les eaux d’irrigation en Algérie

L’irrigation est l’application artificielle d’eau sur les plantes ou les cultures pour les
aider à pousser. Ce processus implique l’apport contrôlé d’eau aux plantes par diverses
méthodes, telles que les arroseurs, l’irrigation goutte à goutte ou l’irrigation par inondation.
Le but principal de l’irrigation est de fournir la quantité d’eau nécessaire aux plantes ou aux
cultures, en particulier dans les zones où les précipitations sont insuffisantes ou irrégulières.
L’irrigation peut améliorer le rendement des cultures, améliorer la qualité des cultures et
accroître l’efficacité de l’utilisation de l’eau. Il est largement utilisé dans l’agriculture,
l’aménagement paysager et le jardinage. Cependant, une irrigation excessive ou inefficace
peut entraîner le gaspillage de l’eau, l’érosion des sols, l’engorgement et la salinisation du sol.
Des systèmes d’irrigation bien gérés peuvent aider à conserver les ressources en eau, à
promouvoir une agriculture durable et à accroître la sécurité alimentaire.

1.1.L’irrigation en Algérie
L’Algérie compte 17 bassins versants. Les ressources en eau proviennent des masses
d’eau eaux de surface et souterraines renouvelables et non renouvelables. Il convient de noter
que Les ressources varient considérablement, en particulier celles provenant de risques
climatiques. Dans l’ensemble, la superficie irriguée actuelle est de l’ordre de 420 000 hectares
dont 100 000 hectares au Sahara 8 666 715 hectares de surface agricole utile, soit près de 5
%de la surface agricole utile. 320 000 hectares d’hectares irrigués dans Le nord du pays (soit
4,6% SAU) a été divisés en deux groupes, qui étaient significativement différents en taille les
méthodes de développement et de gestion.

1.2.L’irrigation avec des eaux de mauvaise qualité


L’irrigation des terres agricoles ne se fait pas toujours avec des eaux respectant les
normes de qualité requises. Ces eaux de qualité physico-chimique médiocre peuvent provenir
De plusieurs sources :
• Les eaux des nappes phréatiques ayant des teneurs élevées en sels.
• Les eaux de drainage chargées en sels et en nutriments.
• Les eaux usées brutes, domestiques ou industrielles ou les eaux usées mal traitées.
La réutilisation des eaux usées pour l’irrigation devient de plus en plus une pratique courante
notamment dans les pays semi-arides et arides tels que l’Egypte, et la Tunisie. Cependant,
cette réutilisation soulève différents problèmes d’ordre agronomique, environnemental et
sanitaire. Sachant aussi que les eaux usées épurées sont riches en éléments majeurs azote,
Phosphore, et potassium
5
Chapitre I Synthèse bibliographique

2. L’Aquaculture en Algérie
2.1. Définition
On définit l’aquaculture comme étant “l’art de multiplier et d’élever les animaux et les
plantes aquatiques” (DPA,Guelma). L'aquaculture, également connue sous le nom de
pisciculture ou d'élevage aquatique, désigne la pratique de cultiver des organismes aquatiques
tels que les poissons, les crustacés, les mollusques et les algues dans des environnements
contrôlés. C'est une forme d'agriculture qui se déroule dans des écosystèmes aquatiques
artificiels ou naturels, tels que des étangs, des réservoirs, des cages en mer ou des systèmes de
recirculation de l'eau.
Elle s’intéresse à plusieurs catégories de produits, principalement :
 La conchyliculture, concerne l’élevage des mollusques.
 La pisciculture, c’est-à-dire l'élevage des poissons.
 L’astaciculture, est l'élevage des écrevisses.
 L’algoculture, c’est la culture des algues.
 L’échinoculture, concerne l’élevage des oursins.
 La carcinoculture, qui est l’élevage des crustacés

2.2. Historique
L'Algérie a une vaste zone côtière et des ressources en eau douce, et il y a un grand
potentiel pour le développement de l'aquaculture. Cependant, l'industrie aquacole est
confrontée à de nombreux défis tels que le manque de financement, la faiblesse des
infrastructures et la concurrence des produits importés. Pour encourager le développement de
l'industrie aquacole, le gouvernement algérien a élaboré un programme de subventions pour
les projets aquacoles et formulé une stratégie nationale de développement de l'aquaculture.
Malgré ces efforts, l'aquaculture en Algérie reste un secteur relativement sous-développé qui a
besoin de plus de soutien pour atteindre son plein potentiel.

2.3. L’objectif de l’aquaculture


L’objectif de l’aquaculture en Algérie est de développer une production aquacole
durable pour répondre à la demande croissante en produits de la mer, tout en contribuant à la
sécurité alimentaire et à la création d’emplois dans le secteur agricole. Les programmes de
développement de l’aquaculture en Algérie visent à augmenter la production locale de
poissons, de crevettes et de moules, ainsi qu’à réduire la dépendance aux imports

6
Chapitre I Synthèse bibliographique

L’Algérie cherche également à développer une aquaculture respectueuse de l’environnement,


en utilisant des pratiques de production durables qui minimisent les impacts négatifs sur les
écosystèmes aquatiques. Cela inclut la mise en place de mesures pour prévenir la pollution et
réduire les déchets, ainsi que l’utilisation de méthodes de production économes en eau.
L’objectif de l’aquaculture en Algérie est de créer de nouvelles opportunités économiques
pour les communautés locales, en particulier dans les zones côtières et rurales, en favorisant le
développement d’entreprises aquacoles à petite échelle et en créant des emplois dans la
production, la transformation et la commercialisation des produits aqua.

2.4. Au niveau de la région de Guelma


Guelma est une direction régionale comprenant 5 wilayas : Oum El Bouaghi,
Khenchela, Tébessa, Souk Ahras et Guelma. La Direction a réalisé plusieurs opérations
agricoles au niveau des bassins d'irrigation pour plusieurs agriculteurs.
Quelques sites agricoles dans la province de Guelma :
o 2019 : Culture d'une barrière d'eau dans la commune de Willman - jeune carpe
o 20.02.2021 : Élevage de 30 unités d'étalons de carpe commune avec deux barrières d'eau
servant à l'abreuvement, commune de Salawa Anouneh (Guelma).
o 14.07.2021 : Culture d'environ 1 500 jeunes tilapias rouges dans un abreuvoir agricole de
200 m³ chez un investisseur agricole dans le désert de Namamsha (Khenchela).
o 14.12.2022 : Souk Ahras, une visite de terrain pour accorder une licence pour investir
dans la pisciculture intégrée et la culture d'un bassin d'abreuvement d'une capacité de 1000
m³ avec de jeunes carpes (120 poissons).
o 26.12.2022 : La première pisciculture de perche (14 poissons) (06 étalons de carpe
commune) au niveau d'une barrière d'eau dans la ferme agricole de Bouati Mahmoud.

2.5. Potentialités

2.5.1. Potentiel hydrique


L'Algérie dispose d'un très grand potentiel de ressources en eau, la quasi-totalité
Encore peu développé. Les possibilités de développement du secteur des activités aquacoles
sont En termes de ressources naturelles et humaines, l'Algérie dispose L'ensemble du territoire
national (littoral et domestique) De plus, il y a environ 100 000 hectares de potentiel hydrique
Naturelles ou artificielles à cheval sur les 1280 kilomètres de côtes que possède notre pays.

7
Chapitre I Synthèse bibliographique

2.5.2. Potentiel biologique


L'Algérie dispose d'un potentiel biologique énorme et diversifié. Cependant, elle C'est
encore l'un des rares pays de la région méditerranéenne à disposer de riches ressources
halieutiques. Nous citerons : - Poissons précieux tels que : mérou, dorade, thon rouge,
espadon Crustacés tels que : crevettes, langoustine, homard. - Céphalopodes tels que : poulpe,
seiche, calmar. - Algues (600 espèces), zooplancton.

2.5.3. Potentiel humain


L'aquaculture présente un potentiel humain important, offrant des opportunités
d'emploi, de formation, d'entreprenariat et de recherche, investir dans le développement des
compétences de connaissances des personnes travaillant dans ce domaine et essentiel pour
maximiser les avantages de l'aquaculture en tant que source durable de produits alimentaires.

3. Intégration de l’aquaculture en agriculture


3.1. Définition

L'introduction de l’élevage de poissons dans un milieu qualifié pour l'exploitation


agricole, et ce processus se traduit par le développement de ces deux activités
(aquaculture/élevage) de manière parallèle et séquentielle en bénéficiant chacune des
avantages de l'autre. La pisciculture intégrée est populaire dans les zones rurales, en
particulier pour les investisseurs agricoles moyens et petits (DPA, Guelma).

Figure 01 : Systèmes culturaux intégrés


8
Chapitre I Synthèse bibliographique

3.2. Types de pisciculture intégrée

3.2.1. La pisciculture intégrée à la production végétale


Cette forme d’activité consiste généralement a élever les poissons dans des étangs ou
les bassin, ces étendues sont destinés à l’irrigation en utilisant cette eau riche en éléments
nutritifs pour irriguer les culture agricoles et les poissons sont nourrit des déchet et des résidus
des culture agricoles produites par l’exploitation (Zeghoud et Ghorab, 2022).

3.2.2. La pisciculture intégrée à la production Animale


Consiste l’utilisation directe des déchet issus de la production de bétail et / ou la
volaille dans l’alimentation des poissons. Ces déchets comprennent le fumier l’urine et les
aliments impropre à la consommation humaine qui peut être utiliser directement comme des
intrants frais ou être plus ou moins transformées l’utilisation permettre l’obtention de produit
bio (Zeghoud et Ghorab, 2022).

3.3. Les avantages de la pisciculture intégrée à l’agriculture


Les avantages de la pisciculture intégrée à l’agriculture :
- Garantir une source supplémentaire de protéines.
- Diminuer l’utilisation des engrais chimiques.
- Diminuer la malnutrition grâce à un approvisionnement en nourriture à haute valeur
nutritionnelle.
- Réduire le cout de revient du poisson pour l’agriculteur et sa famille.
- Accroitre les rendements agricoles de l’exploitation.
- Développer une agriculture bio et durable.
- Offrir la diversification des revenus de l’exploitation agricole.
- Forte production halieutique.
- La production pourra élevée plus importante quand les deux systèmes sont fusionnés.
- Les différentes activités ont unifiées si les résidus d’une activité sont employés pour la
production d’un autre produit végétal ou animal.
- Diminuer la mal nutrition grâce à un approvisionnement en nourriture à haute valeur
nutritionnelle.
- Valoriser l’utilisation des plans d’eau naturelle et artificielle (Abbani et Benzid, 2022).

9
Chapitre II matériels et méthodes

1. Choix des sites d'étude

Etant donné que le grand projet de pisciculture à l'intérieur des étangs dans le cadre de
l'intégration de l'aquaculture à l'agriculture IAA n'a vu le jours que très récemment dans la
région de Guelma, et par conséquent le nombre des étangs est très restreint, c'est la raison
pour laquelle aucun critère de choix des sites n'a été fixé à l'avance. Nous avons dû, alors,
étudier les trois étangs pilotes qui sont opérationnels pour le moment, et qui seront décrits ci-
dessous.

2. Description des sites d'études

Parmi les trois sites pilotes agréées par la direction de la pêche et l'aquaculture. Celui
de l'ITMA est situé dans l’ex- ferme école. Quant au deuxième bassin, nommé Cheraifia, il est
situé dans la commune de Djebala Lakhmissi au centre-est de la wilaya de Guelma. Alors que
le troisième bassin, il est situé à la commune de Bouati Mahmoud au nord de la wilaya, dans
la zone limitrophe avec la wilaya de Skikda.

11
Chapitre II matériels et méthodes

Figure 02 : Localisation des sires d'études

12
Chapitre II matériels et méthodes

2.1. Site ITMA

D'environ 15 mètres de longueur, 8 mètres de largeur et d'une profondeur de 2 mètres


(figure 01), l'étang de l'institut agricole ITMA est localisé entre 36 27 516 nord et 007 26 478
à une altitude de 'environs 270.93 m. alimenté par les eaux du forage qui n'est qu'à environ
300 mètres de là. Selon les informations recueillées de la direction de la pèche et l'aquaculture
de la wilaya de Guelma, Le premier ensemencement par les alevins de Tilapia (2000 alevins)
a eu lieu le 25 juin 2022.

2.2. Site Cheraifia commune de Djebala lakhmissi

D'environ 8 mètres de longueur, 5 mètres de largeur et d'une profondeur de 3 mètres


(figure 01), l'étang de la ferme Cheraifia de Jebala makhmissi est localisé, à 10 km à l'est de la
ville de Guelma, entre 36 27 116 nord et 007 34 698 à une altitude de 'environs 154.137 m.
alimenté par les eaux de deux forages justes à quelques mètres de l'étang. Selon les
informations recueillées de la direction de la pèche et l'aquaculture de la wilaya de Guelma,
Le premier ensemencement par 3000 alevins de Tilapia rouge a eu lieu le 25 juin 2022.

2.3. Site Bouati Mahmoud

D'environ 30 mètres de longueur, 12 mètres de largeur et d'une profondeur de 17


mètres (figure 01), l'étang de la commune de Bouati Mahmoud est localisé, à 25 km à nord de
la ville de Guelma et à 5 km de la localité de Bouati Mahmoud, entre 36 14 467 nord et 007
18 593 à une altitude de 'environs 593.75 m. Alimenté par les eaux du forage et par fois les
eaux de l'oued zit el anba. Selon les informations recueillées de la direction de la pèche et
l'aquaculture de la wilaya de Guelma, Le premier ensemencement par 90 géniteurs d'espèces
de carpe commune et de barbeau a eu lieu le 14 février 2022 tandis que le deuxième
ensemencement par 14 géniteurs de perche et 6 géniteurs de carpe commune a eu lieu me 22
décembre 2022.

13
Chapitre II matériels et méthodes

3. Echantillonnage

Le prélèvement d'un échantillon d'eau est une opération délicate qui doit être effectuée
avec beaucoup de soin car elle conditionne les résultats de l'analyse et leur interprétation qui
en sera donnée (Benaouira, 2017).

Dans chacune des cinq sorties que nous avons effectuées au cours de cette étude, nous
prélevions à chaque fois un échantillon du bassin d'élevage de poisson et un échantillon du
forage qui l'alimente pour analyse physicochimique. Quant aux analyses bactériologiques.
Nous prélevions des échantillons d'eau une fois toutes les deux sorties, soit seulement trois
fois pendant la période d'étude. La date de prélèvement Dans l’annexe 14.

3.1. Méthode de prélèvement

Pour les analyses physico chimique on a utilisé des bouteilles en plastique d’un litre et
demi qui doivent être propres et préalablement rincées par l’eau à prélever (figure 03), alors
que le prélèvement pour les analyses bactériologique nécessite des flacons stériles en verre
d’une contenance égale à 250 ml (figure 03).

L’échantillon destiné à l’analyse bactériologique doit être prélevé dans des conditions
d’asepsies rigoureuses et doit être le plus représentatif possible du milieu d’où il provient
(derwich et al, 2008). Le flacon est débouché et immergé complètement à une profondeur de
30 cm en position oblique renversée en le tenant par le fond et dans le sens contraire du
courant (Guiraud, 1998). Les flacons sont ouverts sous l’eau et sont remplis jusqu’aux bords,
ensuite les bouchons sont également placés sous l’eau de telle façon qu’il n’y est aucune bulle
d’air (Boucherit et al., 2009)

3.2. Enregistrement et étiquetage des échantillons

Les échantillons prélevés soit clairement étiquetés en notant avec précision ; la date,
l’heure, les conditions météorologiques, un numéro et toutes circonstances anormales (Light
Food, 2002).

14
Chapitre II matériels et méthodes

3.3. Transport et conservation

Pendant le transport, la surcroissance de micro-organismes ou au contraire, la


destruction de l'échantillon doit être évitée. Pour cela, l'échantillon doit être protégé de la
température et de la lumière, par une glacière contenant des sacs de glace. Le degré de
conservation de l'échantillon est inférieur ou égal à +4°C (Merzoug, 2009).

Figure 03 : l'échantillon dans glacière

4. Mesure in-situ

Nombre de réactions étant excessivement rapides, des modifications significatives


peuvent se produire en quelques minutes, l'analyse sur site devant être effectuée dans les 5
minutes qui suivent le prélèvement (Rodier, 2009).
Pour chaque point de prélèvement on a noté les mesures de pH, la salinité, l'oxygène
dissous, le TDS, la température et la conductivité à l’aide de multu-paramétre de type
HANNA HI 9829. (figure 04).

Figure 04: multiiparamètre de type HANNA HI 9829.

15
Chapitre II matériels et méthodes

5. Analyse au laboratoire
5.1. Analyse physico-chimique
5.1.1. Demande biochimique en oxygène (DBO5)
C’est la quantité d’oxygène consommée par les bactéries pour oxyder (dégrader) la
matière organique biodégradable présente dans les eaux. La DBO5 est déterminé en faisant
l’incubation pendant 5 jours à 20°C d’un échantillon d’eau conservé à l’abri de l’aire
(Djehaichia, 2020). La DBO5 a été mesuré au moyen d'un DBO mètre de type Oxytope

WTW dont le mode opératoire est mentionné en annexe 1.

5.1.2. Demande chimique en oxygène (DCO)


La demande chimique en oxygène est la quantité de dioxygène consommée par les
matières oxydables dans des conditions réactionnelles spécifiques, est l’un des paramètres
utilisés pour quantifier la pollution organique d’une eau (Djehaichia, 2020). Ce paramètre est
mesuré par un DCO mètre de laboratoire, le mode opératoire et le type de l'appareil sont
mentionés en annexe 2
5.1.3. Mesure de la dureté totale de l'eau (TH), Ca2+, Mg2+, Cl-, TAC (HCO3-).
La dureté totale de l'eau (TH), les ions calcium, magnésium, bicarbonates et chlorures
sont dosés par la méthode volumétrique par titrimétrie selon Rodier 2009. le mode opératoire
et le mode de calcul pour chaque paramètres sont notés dans les annexes 3,4,5 et 6.

5.1.4. Mesure des éléments nutritifs et des sulfates (NO2, NO3, NH4, PO4, SO4)
L’instrument de mesure utilisé pour doser les sulfates SO4-2 et nitrates NO3- c'est un
spectrophotomètre de marque photolab-Spektral-WTW. Le mode opératoire, les Réactifs
utilises et les expression des résultats sont cités en (annexe 7 et 8).
- De même les nitrites (NO2-), L’ammonium (NH4+), phosphates (PO4-1) et fluor tous
sont mesurés par le même appareil spectrophotomètre UV visible, seulement la méthode
diffère un petit peu, Ainsi le mode opératoire, les Réactifs utilisés et les expression des
résultats sont cités en (annexe 9 et 10).

5.1.5. Mesure de sodium et potassium


- Le sodium Na+ et le potassium K+ sont mesurés avec un spectrophotomètre à flamme
de type JENWAY PFP comme décrite dans (annexe 13).

16
Chapitre II matériels et méthodes

6. Analyse bactériologique
Les analyses bactériologiques ont été réalisées dans les laboratoires de microbiologie à
l’université de Guelma. Les méthodes d’analyse bactériologique visent à étudier la variation
de la population bactérienne globale, le dénombrement et la recherche des bactéries d’origine
fécale et la recherche des bactéries pathogènes (Hadji, 2020).

6.1. Préparation des dilutions


Prélèver 1ml du flacon contenant l’eau à analyser et on les place dans un tube à essai
contenant 9ml d’eau distillée, la première dilution est marquée du chiffre 10-1 et déplacer le
tube légèrement pour le faire homogénéiser. Puis prélever 1ml du dernier tube et les placer
dans un second tube contenant également 9 ml d’eau distillée, la seconde dilution est marquée
du chiffre 10-2. Quant à la troisième dilution, elle se fait en plaçant 1ml du dernier tube (10-2)
et en le plaçant dans 9ml d'eau distillée et en le marquant avec le numéro 10-3 (Figure 05).

1ml 1ml 1ml

10-1 10-2 10-3


Eau à Analyser

9ml l’eau distillée

Figure 05: Préparation des dilutions

6.2. Recherche et dénombrement des germes totaux

Ce sont des bactéries qui se développent dans des conditions aérobies et aéanaérobies
et sont capables de former des colonies de différentes tailles et formes dans un milieu nutritif
gélosé après incubation (Amirat et Neciri, 2017).

 Mode opératoire
 Après la préparation de dilution

- A partir des dilutions, on porte 1 ml dans deux boites de pétri vide (Figure 06).
- Complèter avec environ 19 ml de gélose GN fondue. Fait des mouvements en forme de (8)
pour permettre à l’inoculum de se mélanger à la gélose.
- Laisser solidifier les boites sur la paillasse.
- L’incubation se fait à 37°C pendant 72 heures.

17
Chapitre II matériels et méthodes

 Lecture

- Une première lecture à 24 heures.


- Une deuxième lecture à 48 heures.
- une troisième lecture à 72 heures.

10-2 10-3

1ml

GN GN

L’incubation 37°C pendant 72 heures

Figure 06 : Recherche et dénombrement des germes totaux

6.3. Recherche et dénombrement des germes indicateurs de contamination fécale

La recherche et le dénombrement des CF et des SF ont été effectués selon la méthode de


dénombrement en milieu liquide par détermination du nombre le plus probable (NPP). Les
résultats de dénombrement sont déterminés à partir de la table de MAC Grady (rodier, 2009).

6.3.1. Recherche et dénombrement des coliformes totaux et coliformes fécaux


Les coliformes totaux sont des baciles à gram (-), non sporulé, oxydase (-), aérobie et
anaérobie facultatifs. Ils se multiplient à 37°C pendant 24h (Rodier, 2009).
- La recherche présomptive des coliformes totaux sur milieu bouillon lactosé au pourpre de
bromocrésole (BCPL).
Le terme de “coliformes fécaux” ou de “coliformes thermotolérants” correspond à des
coliformes qui présentent les mêmes propriétés que les coliformes totaux après incubation à la
température de 44°C (Rodier, 2009).

18
Chapitre II matériels et méthodes

- La recherche confirmative des coliformes fécaux sur milieu Schubert muni d’une cloche de

durham.

6.3.1.1. Test présomptif


 Mode opératoire
Test présomptif pour les coliformes totaux. A partir de l’eau à analyser dans les trois stations
avec six échantillons :
 Trois tubes de 9ml de BCPL à double concentration munis d’une cloche de
durham avec 10 ml l’eau analyser.
 Trois tubes de 9ml de BCPL à simple concentration munis d’une cloche de
durham avec 1ml (20 goutes) l’eau analyser.
 Trois tubes de 9 ml de BCPL à simple concentration munis d’une cloche de
durham avec 0.1 ml (2 goutes) l’eau analyser.
On agite pour homogénéiser et vider l’air dans les cloches et placer les tubes dans une étuve à
37°C pendant 24 à 48 heures.

 Lecture
Après incubations, les tubes considérés comme positifs présentent :
- un trouble dans toute la masse liquide, avec virage du violet au jaune.
- un dégagement de gaz dans la cloche (supérieure au 1/10éme de la hauteur de la cloche)
Noter le nombre final des tubes positifs dans chaque série et on reporte à la table du mac
Grady (NPP) (Annexe 15) pour obtenir le nombre de coliforme présent dans 100ml d’eau à
analyser.

6.3.1.2. Test confirmatif


 Mode opérations
Test confirmatif pour les coliformes fécaux.
Repiquer chaque tube de BCPL trouvé positif pour la recherche de coliformes totaux,
ensemencer 2 à 3 gouttes dans un tube de milieu indole mannitol (milieu de Schubert) muni
d’une cloche durham.
Chassez le gaz présent éventuellement dans les cloches et bien mélanger le milieu.
Incuber à 44°C pendant 24 heure, puis ajouter 2 à 3 gouttes de réactif de Kovacs aux tubes
contenant le bouillon de Schubert aves la cloche de durham positif (figure 07).

19
Chapitre II matériels et méthodes

 Lecture
Un trouble dans toute la masse liquide des tubes présentant un dégagement de gaz (supérieur
au 1/10 de la hauteur de la cloche) et une réaction indole positive (anneau rouge en surface)
sont considérés comme positifs.
La lecture finale se fait selon les prescriptions de la table de mac Grady (NPP) (Annexe 15).

Eau à Analyser

10ml 1ml 0.1ml

BCPL D/C BCPL S/C BCPL S/C


Incubation 37C° pendant 24-48h

Repiquage
Test négatif Test positif

Schubert

Incubation 44C° pendant 24-48h


Claire (négatif) Trouble (positif)

Kovacs

Figure07 : Recherche et dénombrement des coliformes totaux et des coliformes


fécaux en milieu
20
Chapitre II matériels et méthodes

6.4. Recherche et Dénombrement des streptocoque fécaux

Les streptocoques fécaux ou streptocoques du groupe « D » de la classification de Lance


Field, ou encore les entérocoques intestinaux, sont des bactéries qui se présentent sous forme
de Cocci à Gram positive, sphériques ou ovoïdes formant des chainettes, ne possédant pas de
catalase mais possédant l’antigène du groupe D. Ils sont Capables de se développer en 24 à 48
heures à 37°C sur un milieu sélectif à l’azoture de sodium en donnant des colonies
caractéristiques réduisant le TTC et qui de plus hydrolysent l’esculine en 2 heures à 44°C.

 Mode opératoire
La recherche et le dénombrement des streptocoques du groupe (D) Dans les eaux, en milieu
liquide par la technique de NPP, se Fait aussi en deux étapes consécutives :
-Le test présomptif : réservé à la recherche des streptocoques.
-Le test confirmatif : réservé à la confirmation réelle des Streptocoques du groupe (D).
6.4.1. Test de présomptif
Leur recherche est effectuée sur le milieu Rothe, suivant le même procédé décris pour les
coliformes totaux et l’incubation 37°C pendant 24 h.
6.4.2. Test confirmatif
À partir des tubes de Rothe trouvés positifs, ensemencer 2 ou 3 gouttes dans un tube
contenant le milieu LITSKY EVA. L’incubation se fait à 37°C pendant 24 heures.
 Lecture
Seront considérés comme positifs, les tubes présentant à la fois :
• Un trouble microbien.
• Une pastille violette (blanchâtre) au fond des tubes.
La lecture finale s’effectue également selon les prescriptions de la table du (NPP)
(Annexe 15).

21
Chapitre II matériels et méthodes

Eau à Analyser

10ml 1ml 0.1ml

Rothe D/C Rothe S/C Rothe S/C

Incubation 37C° pendant 48h

repiquage

Test positif :
présence de trouble
EvaLitsky bactérien

Incubation 37C° pendant 48h

Trouble (positif)

Figure 08 : Recherche et dénombrement des Streptocoques fécaux

22
Chapitre II matériels et méthodes

6.5. Recherche et dénombrement des spores de bactéries anaérobies sulfito-


réducteurs (ASR)

Les Clostridium sulfito-réducteurs sont des bacilles Gram positifs, en chaînettes ou isolées,
catalase positive, anaérobies stricts, mobiles, réduisent le sulfite de sodium en sulfure (Slama,
2021).
 Milieu de culture :
Gélose viande de foie.
Solution de sulfite de sodium.
Solution d’alun de fer.
 Mode opératoire :
 Introduire 25 ml d’eau à analyser dans un bain marie à 100 °C pendant 5 minutes.
 Refroidit, réparti a raison de 5ml par tube dans 4 tubes (pour garder seulement la forme
sporulée des bactéries Sulfito Réducteurs).
 Ajouter 15 ml de gélose Viande Foie, additionnée
 Alun de fer 2 gouttes et sulfites de sodium 10 gouttes (mélanger avec précaution).
 Laisser solidifier sur paillasse, puis incuber à 37 °C pendant 24h puis 48h et 72h
(figure 09).
 Lecture
Dénombrer toutes les colonies entourées d'un halo noir, rapporter le nombre total des
colonies.

23
Chapitre II matériels et méthodes

Eau à Analyser

5 ml d’eau à analyser
15 ml VF

2 gouttes alun de fer 20 ml d’eau


10 gouttes sulfites de sodium à analyser

Chauffage à 100 °C pendant 5 min


Refroidissement

Incuber à 37 °C pendant 24h puis 48h et 72h

Figure 09 : Recherche des Clostridium Sulfito-Réducteurs

24
Chapitre III Résultats et discussion

1. Paramètres physico-chimiques
1.1. La température de l'eau
La température de l'eau d'un étang évolue selon les saisons et les localisations
géographiques de 2 à 30 °C. La température de l’eau détermine la santé et la qualité des
rivières et des lacs (Williams, 1968), par son influence sur leur oxygénation (Truesdale et
al., 1955), la solubilité des gaz (Labroue et al., 1995), la plupart des réactions chimiques.
Elle conditionne le fonctionnement anatomique des organismes aquatiques (Angelier, 2000).
Les résultats obtenus révèlent que la température moyenne pendant la période d’étude
était de 18.55 ± 2°C, avec un écartype de 2.51 °C, les minimas s'observent au niveau du
bassin de Bouati (15.11 °C) tandis que les maximas ont été enregistrées à Cheraifia forage
(23.7 °C), on note alors une différence de température plus au moins importante entre les
deux sites mais en général les valeurs demeurent en dessous de la norme prescrite pour les
eaux d'irrigation qui est de l'ordre de 35 °C.

Figure 10 : Evolution spatio-temporelle de la température de l'eau

1.2. Le pH de l'eau
Le pH (potentiel Hydrogène) mesure la concentration en ion H+ de l’eau. Il traduit
ainsi la balance entre acide et base sur une échelle de 0 à 14, 7 étant le pH de neutralité. Ce
paramètre caractérise un grand nombre d’équilibre physico-chimique et dépend de facteurs
multiples dont l’origine de l’eau. Les valeurs du pH enregistrées pour les six catégories d'eau
26
Chapitre III Résultats et discussion

oscillent entre un minimum de 6.92 mesurée au niveau de l'ITMA forage et un maximum de


9.93 au niveau de Bouati bassin avec un écartype de 0.59. La valeur moyenne était de l'ordre
de 7.59 se situe donc à l'intérieur de la gamme du pH recommandée pour l'irrigation (6.5-8.5).

Figure 11 : Evolution spatio-temporelle du pH de l'eau

1.3. L'oxygène dissous


La présence d’oxygène dans l’eau est indispensable à la respiration des êtres vivants
aérobies. Elle permet également le processus d’oxydation des matières organiques, mais cette
décomposition appauvrit le milieu aquatique en oxygène. L’oxygénation de l’eau provient
d’abord du contact de sa surface avec l’atmosphère. Elle est favorisée par les remous, les
cascades et surtout la température car plus l’eau s’échauffe, moins l’oxygène y est soluble.
Des apports en dioxygène dans les eaux sont : La dissolution du dioxygène de l’air, la
photosynthèse des algues vivant dans l’eau. Les résultats obtenus pour ces paramètres
fluctuent clairement d'un point à l'autre entre un minimum de1.35 mg/l à Cheraifia forage et
un maximum de 27.42 mg/l à Bouati bassin. La valeur moyenne est autour de 5.85 mg/l et
l'écartype = 5.99 mg/l. D'après la figure12, les eaux les plus oxygénées sont celles du Bouati
bassin qui dépassent la valeur recommandée pour une meilleure vie aquatique soit 7 mg/l.

27
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 12 : Evolution spatio-temporelle de l'oxygène dissous dans l’eau

1.4. La conductivité électrique CE


La conductivité mesure la capacité de l’eau à conduire le courant électrique entre deux
électrodes. La plupart des matières dissoutes dans l’eau se trouvent sous forme d’ions chargés
électriquement. La mesure de la conductivité permet donc d’apprécier la quantité des sels
dissous dans l’eau. La conductivité est également fonction de la température de l’eau : elle est
importante lorsque la température augmente. La conductivité s’exprime en micro Siemens par
centimètre (µS/cm) ou milli Siemens par centimètre (mS/cm). Les eaux d’irrigation des
différents sites (figure 13) présentent une conductivité électrique de 888 μs/cm comme
minimum au niveau de Bouati bassin et un maximum de 4077 μs/cm au niveau de Chaeraifia
forage, la moyenne était autour de 2179.83 μs/cm avec un écartype de 1019.41 μs/cm.
L’évaluation de la qualité des eaux utilisées pour l’irrigation des sols, dans l’échelle proposée
par Durand (1958) tableau 01. Pour les sols irrigables de l’Algérie, montre que,
particulièrement, les eaux du site de Cheraifia présentent une forte salinité.

28
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 13 : Evolution spatio-temporelle de la conductivité électrique de l’eau

Tableau 01 : Evaluation de la qualité des eaux d'irrigation (Durand, 1958)

1.5. Le total des solides dissous TDS


Les TDS rendent compte de la quantité de substance minérale dans l’eau et donc de la
pureté de l'eau. La concentration des TDS dans l’eau varie considérablement dans différentes
régions géologiques à cause de la différence de solubilité des minéraux (OMS, 2006). D'après
la figure14, la valeur min des solides totaux dissous est enregistrée au niveau de l'ITMA
forage (619 mg/l), par contre les valeurs les plus élevées ont été mesurées au niveau de
29
Chapitre III Résultats et discussion

Cheraifia forage avec un maximum de (2493 mg/l). La valeur moyenne égale à 1246.79 mg/l
avec un écartype de 545.53. Lorsque les niveaux de TDS dépassent 1000 mg/l, comme c'est le
cas, il est généralement considéré comme impropre à la consommation humaine. Un niveau
élevé de TDS est un indicateur de problèmes potentiels, et justifie une enquête plus
approfondie. Le plus souvent, des niveaux élevés de TDS sont causés par la présence de
potassium, de chlorure et de sodium. Ces ions n’ont que peu ou pas d’effets à court terme,
mais des ions toxiques (arsenic, plomb, cadmium, nitrates et autres) peuvent également être
dissous dans l’eau.

Figure 14 : Evolution spatio-temporelle du total des solides dissous TDS dans l'eau

1.6. La salinité de l'eau


La salinité est la mesure de la quantité de sels dissouts dans un volume donné d'eau.
Les principaux sels responsables de la salinité de l’eau sont les sels de calcium (Ca2+), de
magnésium (Mg2+), de sodium (Na+), les chlorures (Cl-), les sulfates (SO42-) et les
bicarbonates (HCO3-). Une valeur élevée de la salinité signifie une grande quantité d’ions en
solution, ce qui rend plus difficile l’absorption de l’eau et des éléments minéraux par la
plante. Une salinité trop élevée peut causer des brûlures racinaires. Les valeurs de la salinité
représentées sur la figure 15 diffèrent clairement d'un site à l'autre notamment celles des
forages. Les minimas sont enregistrées au niveau de Bouati basin (0.2 psu), alors que les
maximas ont été mesurées au forage de Cheraifia (2.16 psu). La moyenne était de l'ordre de
1.14 psu et l'écartype égal à 0.59 psu.

30
Chapitre III Résultats et discussion

On constate que ces valeurs très élevées à Cheraifia, après l'irrigation, elles deviennent
excessives dans la solution du sol, et par conséquent, les déséquilibres entre les éléments
minéraux s'accentuent. Les déséquilibres ioniques peuvent alors induire des blocages
d'assimilations et ralentir encore le développement des plantes.

Figure 15 : Evolution spatio-temporelle de la salinité de l'eau

1.7. La demande biologique en oxygène DBO5


La demande biologique en oxygène sur 5 jours (DBO5), représente la quantité
d’oxygène nécessaire aux micro-organismes pour oxyder (dégrader) l’ensemble de la matière
organique biodégradable présente dans un échantillon d’eau maintenu à 20°C, à l’obscurité,
pendant 5 jours. La mesure de la DBO5 est utilisée pour surveiller, particulièrement, les
rejets. Une DBO élevée indique que les concentrations en oxygène dissous seront réduites, ce
qui peut représenter une menace pour certaines espèces de poissons, dont particulièrement les
salmonidés (ombles et truites). Selon la figure16, la valeur maximale de la DBO5(75 mg/l) est
observée au niveau du bassin de Cheraifia, Cela peut être attribué à la quantité de matières
organiques contenues dans les aliments fournis au poisson chaque jour. La même chose que
nous constatons dans le bassin de Bouati, mais à un degré moins (36 mg/l), et cela peut être
dû à la présence importante de matières organiques naturelles, telles que les résidus de feuilles
de plantes et des débris d'insectes. Si no le reste des valeurs de la DBO5 fluctuent entre 3 mg/l
et 24 mg/l autour d'une moyenne de 11.78 mg/l et un écartype de 15.53 mg/l.

31
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 16 : Evolution spatio-temporelle de la demande biologique en oxygène DBO5

1.8. Les nitrates NO3


Les nitrates (NO3–) résultent de l’oxydation de l’azote organique provenant du
lessivage des engrais et des rejets urbains et industriels et sont donc présents à l’état naturel
dans les sols et dans les eaux. Les nitrates sont l’un des éléments nutritifs majeurs des
végétaux. Leur présence associée aux autres éléments nutritifs, stimule le développement de
la flore aquatique.
Les nitrates aident les plantes à pousser surtout les algues. Or les algues ont besoin
d’oxygène pour vivre. Lorsqu’elles se développent trop, elles provoquent une situation
d’anoxie (absence d’oxygène) dans l’eau. Dans ces conditions, les poissons et les invertébrés
du milieu meurent en grand nombre. Les nitrates en eux-mêmes ne présentent pas de danger
particulier pour la santé, c’est leur transformation en nitrites dans l’estomac qui peut être
toxique. Les teneurs les plus élevées de nitrates sont enregistrées au niveau du site de l'ITMA,
soit 7 mg/l pour les eaux du bassin et 8.34 mg/l dans les eaux de forage. Selon toujours la
figure 17.
Les valeurs oscillent entre un minima de 0.227 mg/l et un maxima de 8.34 mg/l alors
que la teneur moyenne enregistrée est de 2.50 mg/l très faible et très inférieure à 50 mg/l
fixées par l'OMS en matière de potabilité de l'eau. Des niveaux élevés de nitrate dans l'eau
peuvent indiquer la présence de déchets biologiques aux étapes finales de la stabilisation ou
un écoulement provenant de champs fortement fertilisés. Les effluents riches en nitrates

32
Chapitre III Résultats et discussion

rejetés dans les plans d'eau récepteurs peuvent dégrader la qualité de l'eau en encourageant
une croissance excessive d'algues.

Figure 17 : Evolution spatio-temporelle de la teneur de nitrates dans l'eau


1.9. Les nitrites NO2
Les nitrites, (NO2), comme les nitrates, sont présents à l’état naturel dans les sols, les
eaux et les plantes, mais généralement en faible quantité. Plus une eau est riche en nitrates,
plus le risque est important de consommer des nitrites, car les nitrates se transforment en
nitrites par le phénomène chimique de la réduction (élimination d’oxygène). Une trop forte
concentration de nitrites dans l’organisme peut provoquer des maladies graves (des cyanoses
notamment). Il est clair pour nous à travers la figure18, Ci-dessous que les teneurs de nitrite
fluctuent entre 1,98 mg/l minimum et 4,28 mg/l maximum, mais les valeurs les plus élevées
caractérisent particulièrement les trois forages et également le Bassin de l'ITMA. La valeur
moyenne est de 1.57 mg/l avec un écartype de 1.31 mg/l dépassent largement 0,1 mg/L fixées
par l’OMS en matière de l’eau potable (OMS, 1996). Les nitrates peuvent etre à l'origine de la
formation des nitrites et de nitrosamines responsables de deux phénomènes potentiellement
pathogènes, la méthémoglobinémie et un risque de cancer. Les nitrites donc ont la capacité de
transformer l'hémoglobine en méthémoglobine, rendant le sang incapable de transporter
l'oxygène jusqu'aux tissus.

33
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 18 : Evolution spatio-temporelle de la teneur de nitrites dans l'eau

1.10. L'ammonium NH4


La présence d’ammoniaque en quantité importante est l’indice d’une contamination
par des rejets d’origine domestique ou industrielle. Les urines humaines ou animales
contiennent en effet de grandes quantités d’urée qui se transforment rapidement en
ammoniaque. Ce paramètre est souvent utilisé comme traceur des eaux usées domestiques.
L’ammoniaque présente une forte toxicité pour tous les organismes d’eau douce sous sa forme
non ionisée (NH3). La proportion de NH3 augmente en fonction croissante du pH et de la
température. Suivant la figure19, les teneurs d'ammonium dans les eaux des sites étudiés
s'échelonnent entre un minimum de 0.209 mg/l et un maximum de 10.33 mg/l au niveau de
l'ITMA forage. Le reste des valeurs tournent autour d'une moyenne de 2.70 mg/l avec un
écartype de 2.19 mg/l. Grosso modo, les valeurs d'ammonium dépassent sensiblement la
valeurs préscrite par l'OMS pour les eaux potable qui est de l'ordre de 0.5 mg/l.

34
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 19 : Evolution spatio-temporelle de la teneur d’ammonium dans l'eau

1.11. Le phosphate PO4


D’origine naturelle, urbaine (composant des détergents) ou agricole (lessivage
d’engrais), les ortho phosphates sont comme les nitrates un nutriment majeur des végétaux et
peuvent entraîner leur prolifération. On considère généralement que les phosphates
constituent l’élément limitant des phénomènes d’eutrophisation. Selon la figure20, les teneurs
des ortho phosphates enregistrées pendant la quatrième sortie semblent les plus élevées au
niveau de tous les sites de prélèvement, cependant les deux valeurs pic sont enregistrées
particulièrement à Bouati bassin 4.9 mg/l et à ITMA forage 4.60 mg/l. Le reste des valeurs
fluctuent entre un minimum de 0.49 mg/l à Cheraifia forage et un maximum de 4.9 mg/l à
Bouati bassin. La moyenne était de l'ordre de 2.06 mg/l et un écartype assez important aussi
égale 1.14 mg/l. Du fait que ces milieux sont très perturbés par les activités humaines,
agricoles notamment, les teneurs pourraient atteindre plusieurs milligrammes de phosphore
par litre comme c'est le cas. Ces fortes concentrations peuvent être libérées par la
minéralisation de la matière organique morte présente en énormes quantité ces l'eau.

35
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 20 : Evolution spatio-temporelle de la teneur de phosphate dans l'eau

2. Analyse de données par logiciels


Pour pouvoir analyser ces données et en ressortir le plus d'information en peu de
temps, il a fallu utiliser des outils et méthodes efficaces et rapides. Le principal outil utilisé est
le logiciel DIAGRAMMES (Figure 21) créé par Roland SIMLER du Laboratoire
d'Hydrogéologie d'Avignon. C'est un logiciel d'hydrochimie en distribution libre facilitant
l'exploitation d'analyse d'eau. Ces fonctions sont variées et complètes, en voici quelques-unes:

• Les diagrammes : - Piper -Stiff - Schoeller-Berkalov - Binaire - Korjinski - Rose des vents
• Les paramètres calculés : - balances ionique - teneurs en cations - dureté - teneurs en anions

- indice de saturation (calcite, dolomite, aragonite, gypse) Toutes les fonctionnalités n'ont pas
été utilisées, mais ce logiciel s'avère être simple d'utilisation. De ce fait les diagrammes de
PIPER, WILCOX et de RICHARDS ont été établis grâce à ce logiciel. Pour finir l'aspect
concernant les variations de pH ainsi que le calcul des équilibres calco-carboniques que nous
verrons plus tard, ont pu être étudiés grâce à ce logiciel.

36
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 21 : Interface de commande du logiciel Diagramme

2.1.Diagramme de Piper
Le diagramme de Piper (Figure 22) permet de représenter le faciès chimique d'un ensemble
d'échantillons d'eau. Il est composé de deux triangles permettant de représenter le faciès
cationique et le faciès anionique et d'un losange synthétisant le faciès global.

37
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 22 : Diagramme de Piper représentant toutes les catégories d'eau des trois sites d'études

Ce diagramme de Piper met en évidence les faciès des deux grandes catégories d'eau de
l'étude.

1. Les eaux de forages

2. Les eaux de bassins d'élevage

On observe que les eaux de forages sont principalement de faciès Chlorurée et sulfatée mixte.
Les eaux de bassins présentent elles aussi globalement un faciès de type Chlorurée et sulfatée
mixte, avec parfois quelques points très proches du pôle purement sodique.

2.2.Diagramme de Richards
Richards (1954) a élaboré une classification en se basant sur les deux paramètres à savoir
(SAR et conductivité électrique). Les classes de potabilité des eaux (C1S1,…C4S4)
correspondent, dans le diagramme de Richards (Fig.23) au SAR (en ordonnées pour la lettre
S) et à la conductivité (en abscisses pour la lettre C). Ainsi la classe C1S1 (coin bas à gauche)
38
Chapitre III Résultats et discussion

est considérée comme excellente car elle correspond à des valeurs minimales du SAR et de la
conductivité ; en revanche, la classe C4S4 (coin haut à droite) est mauvaise, car les valeurs du
SAR et de la conductivité sont à leur maximum.

Trois classes apparaissent – admissible, médiocre et mauvaise – chacune présentant ses


propres caractéristiques

- C3S2).

En général, il s’agit d’une eau convenant à l’irrigation des cultures tolérantes au sel, sur des
sols bien drainés. Cependant, l’évolution de la salinité doit être contrôlée.

ocre (C4S2).

L’eau est fortement minéralisée et est susceptible de convenir à l’irrigation de certaines


espèces (concombre...) bien tolérantes au sel et sur des sols bien drainés et lessivés.

– C4S4).

Cette eau ne convient généralement pas à l’irrigation, mais peut être utilisée sous certaines
conditions : sols très perméables, bon lessivage, plantes très tolérantes au sel (choux,
betterave…).

Les eaux de Bouati bassin, Bouati forage, ITMA bassin et ITMA forage appartiennent
aux classes C3S1 et C3S2 en revanche, les eaux de Cheraifia forage et Cheraifia bassin se
situent entre la classe C4S1 et C4S2. En général, ces eaux conviennent à l’irrigation
cependant un contrôle de l’évolution de la saliné est nécessaire. Si l’eau d’irrigation est
chargée en sodium, le nombre d’ions Na+ combinés avec le sol augmente. On assiste à une
dégradation de structure, avec un gonflement des argiles à l’origine de l’imperméabilité du
milieu. Le processus de dessalement et de drainage risque alors d’être complètement stoppé.
Généralement, les plantes supportent mal les sols saturés en sodium.

39
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 23 : Diagramme de Richards

2.3.Diagramme de Wilcox
Le diagramme de Wilcox est basé sur la formule dite pourcentage de Na+, elle s’écrit
par la formule suivante : Na% = (Na /Ca + Mg+ Na + k) *100. La classification de Wilcox
est fondée sur la combinaison de la teneur en sodium dans l'eau et la conductivité électrique,
généralement connu en %, cette classification définie cinq classes : excellente, bonne,
admissible, médiocre et mauvaise. Les eaux de Bouati bassin, ITMA bassin et ITMA forage
appartiennent à la classe admissible, tan disque les eaux de Bouati forage appartiennent aux
classes admissible et médiocre, alors qu'on voie clairement que les eaux de Cheraifia forage et
Cheraifia bassin sont totalement dans la classe mauvaise.
40
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 24 : Diagramme de Wilcox.

3. Le sodium
Le sodium est l’un des éléments les plus indésirables dans l’eau d’irrigation. Cet
élément origine de l’altération de la roche et du sol, des intrusions d’eau de mer, des eaux
traitées et des systèmes d’irrigation. Le problème principal avec une grande quantité de
sodium est son effet sur la perméabilité du sol et sur l’infiltration de l’eau. Le sodium
remplace le calcium et le magnésium adsorbés sur les particules d’argile et provoque la
dispersion des particules du sol. Il y a donc éclatement des agrégats du sol ce qui provoque un
sol dur et compact lorsqu’il est sec et excessivement imperméable à l’eau. La perméabilité des
sols sableux peut ne pas se détériorer aussi vite que les sols plus lourds lorsque irrigués avec
41
Chapitre III Résultats et discussion

une eau de forte teneur en sodium, cependant un problème potentiel existe. Le sodium
contribue aussi directement à la salinité totale de l’eau et peut être toxique pour des cultures
sensibles comme les carottes, les haricots, les fraises, les framboises, les oignons, pour en
nommer quelques-unes. De grande quantité de sodium combiné avec du chlorure donne à
l’eau un goût salé. Si l’eau passe par un système d’aspersion et que le calcium et le
magnésium sont bas, des teneurs moyennes à élevées de sodium peuvent défolier les plantes
sensibles.

3.1. Le ratio d’absorption du sodium (RAS)


La concentration de sodium dans l’eau d’irrigation est estimée par le ratio d’absorption
du sodium (RAS). Le RAS décrit la quantité de sodium en excès par rapport aux cations
calcium et magnésium, qui eux, peuvent être tolérés en relativement grande quantité dans
l’eau d’irrigation.

Voici la façon dont on calcule le RAS (le sodium, le calcium, et le magnésium sont exprimé
en meq/L) :

Figure 25 : Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon le taux d'adsorption de
sodium SAR

42
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 26 : Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon le taux d'adsorption de
sodium SAR

L’eau aussi bien des forages que des bassins avec un RAS se situant entre 0 et 5 peut
généralement être utilisée sur tout type de sol avec peu de problème d’accumulation de
sodium. Quand le RAS se situe entre 6 et 9, les risques de problème reliés avec la
perméabilité du sol augmentent. Dans ce cas, le sol devrait être échantillonné tous les 1 ou 2
ans pour déterminer si l’eau augmente la teneur en sodium du sol. Lorsque l’eau d’irrigation
est saline, une valeur de RAS encore plus basse devrait être utilisée. Les problèmes dus au
sodium sont aussi reliés à la concentration totale en sel de l’eau d’irrigation. Par conséquent,
des eaux d’irrigation avec des salinités entre 1,5 et 3,00 mS/cm avec un RAS au-dessus de 4
doivent être utilisé avec prudence. Des échantillons de sols doivent être prélevés annuellement
afin d’éviter d’éventuels problèmes de salinité des sols.

3.2. Le pourcentage de sodium soluble SSP


Le pourcentage de sodium soluble a été calculé pour vérifier l'état de l'irrigation des sources
d'eau, parce que le pourcentage élevé de sodium dans l'eau à des fins d'irrigation peut retarder
la croissance de la plante et réduire la perméabilité du sol (Joshi et al., 2009).

Le pourcentage de sodium soluble (SSP) est calculé selon la formule proposé par Todd (1995)

On analysant la représentation graphique du SSP on constat que seul les valeurs de SSP des
eaux de Bouati forage atteignent les 60 % (la mauvaise classe) , les valeurs de SSP des eaux

43
Chapitre III Résultats et discussion

de ITMA forage, Bouat bassin et ITMA bassin se rapprochent sensiblement du 60 % alors que
le reste des valeurs se trouvent entre 20 et 40% donc inferieurs à 50% (la bonne classe)
indiquant que la majorité des échantillons sont admissibles donc appropriés pour l'irrigation.

Figure 27 : Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon le pourcentage de
sodium soluble SSP

Figure 28 : Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon le pourcentage de
sodium soluble SSP

4. L'indice de qualité des eaux d'irrigation IQEI (IWQI)


L'indice de qualité de l'eau (IQE) est une méthode parmi d'autres utilisées pour évaluer
la portabilité de l'eau. La connaissance de cet indice facilite la communication de l'état global
de la qualité de l'eau dans une zone donnée et informe la population et l'administration
(Bordalo et al. 2006 ; Gold et al. 2003 ; Nives 1999). L'IQE est basé sur une relation
mathématique qui transforme plusieurs paramètres physico-chimiques des eaux en un seul
chiffre, qui, à son tour, représente le niveau de qualité de l'eau.

Dans cette étude, 12 paramètres ont été choisis pour calculer l'IQE en utilisant les normes de
l'OMS pour l'eau d'irrigation. Cet indice permet de connaître la pertinence de l'eau pour
l'irrigation des cultures traditionnelles humaine (Sahu et Skidar 2008). Le calcul de l'indice
WQI a suivi 3 étapes (Sahu et Sikdar 2008).

44
Chapitre III Résultats et discussion

a) - le poids wi est affecté à chacun des paramètres chimiques en fonction de ses effets sur
la santé et de son importance dans la qualité globale de l'eau potable. Le poids minimum 2 est
++
attribué aux paramètres considérés comme non dangereux : Ca , Mg++, K+. Les paramètres
qui ont les effets les plus importants sur la qualité de l'eau ont le poids de hauteur 5
(tableau 02).

Tableau 02 : Le poids et le poids relatif de chacun des paramètres physico-chimiques utilisés


pour la détermination de l'IQE

Paramètres Limite souhaitable de l'OMS Poids(wi) Poids relatif


(2004) (Wi)
pH 8.5 3 0.058
EC 2.000 3 0.058
TDS 1.000 5 0.098
TH 300 3 0.062
Calcium 200 2 0.039
Magnésium 50 2 0.039
Sodium 200 3 0.058
Potassium 12 2 0.039
Chlorure 250 3 0.058
Sulfate 250 3 0.058
Nitrate 50 5 0.098
Ammonium 1.5 5 0.098

b) - Le poids relatif (Wi) de chaque paramètre est calculé à l'aide de l'équation. 1, et les
résultats sont présentés dans le tableau 02.

c)- Le calcul de l'échelle d'évaluation qi pour chaque paramètre est obtenu en divisant la
concentration par ses normes respectives selon les directives des normes de l'OMS dans
chaque échantillon d'eau. Les résultats sont multipliés par 100 (Eq. 2)

45
Chapitre III Résultats et discussion

Avant de calculer le WQI, le sous-indice de qualité de l'eau (SI) est déterminé pour chaque
paramètre chimique avec l'Eq. 3

Figure 29 : Classification des eaux d'irrigation des trois forages selon l’indice de qualité des
eaux IQE

Figure 30 : Classification des eaux d'irrigation des trois bassins selon l’indice de qualité des
eaux IQE

L'analyse des graphiques ci-dessus montre que les eaux du forage de Cheraifia se
situent, durant toute la période d'étude presque, entre 40 et 55 (forte restriction), en revanche
les eaux du forage de Bouati se trouvent dans la gamme de 55- 70 (restriction modérée) et de
même les eaux du forage de l'ITMA. Selon la figure30, la majorités des histogrammes pour
les trois bassins d'élevage se situent entre 60 et 80 (faible restriction). Donc, il est évident que
46
Chapitre III Résultats et discussion

la qualité de l'eau au niveau des trois bassins a évolué au mieux, ce qui peut expliquer que les
excrétions des poissons aient donné de très bons résultats et transformé l'eau des forages en
eau riche en nutriments, et donc beaucoup plus utilisable. Pour l'irrigation de cultures.

5. Analyse statistique des données


Dans le présent travail, notre série statistique est représentée par des diagrammes
appelé « boite à moustache ». Aussi appelé « diagramme en boite », « boite à pattes » ou
encore « diagramme de Tukey » du nom de son concepteur. Lorsqu’on utilise une calculatrice
ce diagramme porte le nom de « Box Plot ». Les boites à moustaches sont un moyen simple et
rapide pour comparer un même caractère sur plusieurs séries statistiques.

Afin d'interpréter une boite à moustache, on doit regarder les valeurs numériques des
trois quartiles qui représentent respectivement 25 %, 50 %, et 75 % de l'échantillon, on doit
regarder également la forme globale de la boite et des moustaches pour obtenir des indications
sur la symétrie ou l'asymétrie et les valeurs atypiques (aberrantes). On peut aussi mesurer la
dispersion de notre échantillon en calculant l’étendue d’une série statistique est égale à la
différence entre la plus grande et la plus petite des données de la série ou encore on calcul
l’écart interquartile est égal à la différence Q3 – Q1 qui nous renseigne sur l'homogénéité de
notre série de données plus que l'écart est réduit plus que l'échantillon est homogène.

Figure 31 : Boites à moustaches (SAR)

47
Chapitre III Résultats et discussion

D'après l'analyse de la figure31, on constate que le groupe de données le plus homogène est
celui qui se situe le plus à droite de couleur jaune (Cheraifia forage) du fait de son écart
interquartile (Q3-Q1) très réduit, aussi on note que la moyenne superpose la médiane. Plus on
avance vers la gauche, l'hétérogénéité de la dispersion augmente c'est à dire l'écart entre la
valeur minimale et la valeur minimale augmente notamment le groupe de Bouati forage

Figure 32 : Boites à moustaches (% Na)

Il semble d'après la figure32 que la distribution des valeurs est caractérisée par une assez
grande homogénéité, et elle concerne les trois groupes qui se trouvent à droite de la figure (If,
Cb et Cf), où l'on remarque que l'intervalle interquartile (Q3-Q1) est très faible, et aussi la
moyenne superpose presque la médiane. Alors que ce que l'on remarque à gauche de la figure
est presque l'inverse de ce qui a été dit, la différence est assez importante entre les valeurs
minimales et maximales, et bien sûr l'intervalle interquartile. On note également que 50 % des
données se situent à l'intérieur de la boite entre les deux valeurs 20-50 pour le groupe de
Bouati forage (Bf).

48
Chapitre III Résultats et discussion

Figure 33 : Boites à moustaches (IQE)

La figure33 montre que les deux groupes Bb et If sont les plus homogènes, tandisque les deux
groupes Ib et Cb présentent une dispersion très hétérogène. Le groupe Cf se situe en dessous
de la valeur 50 ce qui signifie une très mauvaise qualité d'eau. Alors que pour les groupes Bb,
Bf, Ib et If, la dispersion des données fluctuent entre 50 et 75 cela donc confirme la bonne
qualité des eaux de ces groupes.

2. analyse bactériologique
L’analyse microbiologique est parmi les indicatreurs qui permetent la classification de
la qualité des eaux, présentant les différentes variations des paramètres indicateurs de la
pollution, soit :
 Les germes totaux.
 Les coliformes totaux et fécaux.
 Les streptocoques fécaux.
 Les anaérobies sulfito-réducteurs.
2.1. Recherche et dénombrement des germes totaux
Les résultats de dénombrement des germes totaux sont illustrés dans le tableau 03 et la
figure 34. Les résultats varient entre un minimum de 1636 UFC/ml noté au mois d’avril dans
(IF), et un maximum de 68818 UFC/ml enregistré au mois de Mars dans le site (CF) avec
une moyenne de 17615,8 et écartype 19588,27. Ces résultats révèlent une charge microbienne
49
Chapitre III Résultats et discussion

très élevée dans les eaux des bassins dégrossissement qui peuvent probablement dus au fait
que les sites sont exposés à diverses sources de contamination qui diffèrent d’un endroit à
l’autre.

Tableau 03 : Dénombrement des germes totaux

GT Bb BF Ib IF Cb CF

Fév 2727 3727 2181 5000 9000 23000

Mar 8181 48181 7000 26454 41454 68818

Avr 3818 3090 18818 1636 4272 38000

Evolution des germmes totaux en fonction des


sites de prélèvement
Nombre des GT (UFC)

80000
70000
60000
50000
40000 Fév
30000 Mar
20000
Avr
10000
0
Bb BF Ib IF Cb CF
sites des prélèvement

Figure 34 : résultats de la recherche des germes totaux


2.2. Recherche et dénombrement coliformes totaux et fécaux

2.2.1. Coliformes totaux


La variation du nombre des bactéries dans les différents sites de prélèvement est
illustrée dans le (tableau 04) et la figure (figure 35).
D’après ces résultats, la valeur la plus élevée a été enregistrée durant le mois de mars dans le
site (IF), avec une valeur de 1100CT/100ml. Ainsi, la valeur minimale a été enregistrée durant
le mois d’avril dans les sites (Bb, Cb) avec une valeur de 4 CT/100ml. En contre partie, une
absence totale des coliformes a été notée dans les sites (Bf, If, Cf), avec une moyenne de
116,611 et écart type 2099. Ces valeurs sont élevées et dépassent les normes internationales

50
Chapitre III Résultats et discussion

pour les eaux d’irrigation (1000 CT/100 ml) (SEQ eau irrigation). Les eaux d’irrigation à
concentrations élevées. En effet, cette forte concentration peut être attribuée à l’influence des
rejets domestiques (White et al., 1986).
Tableau 04 : dénombrement des coliformes totaux
C Totaux Bb BF Ib IF Cb CF
Fév 45 150 95 0 150 7
Mar 200 15 150 1100 4 150
Avr 4 0 25 0 4 0

Evolution des CT en fonction des sites de


prélèvement
1200
Nombre des GT

1000
800
600 Fév
400 Mar
200 Avr

0
Bb BF Ib IF Cb CF
Sites des prélèvement

Figure 35 : résultats de la recherche des coliformes totaux

2.2.1. Coliformes fécaux


Les résultats nous montrent que la valeur élevée (figure36), a été enregistrée durant le mois de
mars dans le site (If), avec une valeur enregistrée 1100 CF/100ml, et la valeur minimale a été
enregistrée durant le mois d’avril dans le site (Ib) de 25 CF/100ml, avec une moyenne 95 et
écart type de 1710 Ces valeurs sont faibles en comparaison avec la norme internationale pour
les eaux d’irrigations (100 CF/100ml) (SEQ eau irrigation). La présence des coliformes
fécale indique une pollution ou une contamination fécale dépendant des différentes activités
agricoles et anthropogéniques.

51
Chapitre III Résultats et discussion

Tableau 05 : dénombrement des coliformes fécaux

C Fécaux Bb BF Ib IF Cb CF
Fév 45 250 95 0 150 9
Mar 7 15 14 1100 0 0
Avr 0 0 25 0 0 0

Evolution des CF en fonction des sites de


prélèvement
1200
Nombre des GF

1000
800
600 Fév
400 Mar

200 Avr

0
Bb BF Ib IF Cb CF
Sites des prélèvement

Figure 36 : résultats de la recherche des coliformes fécaux

2.2. Recherche et dénombrement des Streptocoques fécaux


Le streptocoque fécal est considéré comme contamination fécale. Ils se reproduisent
rarement dans l’environnement et sont conditions défavorables pour les bactéries coliformes.
Les résultats de dénombrement des streptocoques fécaux sont illustrés dans la figure 37, les
résultats varient entre un minimum de 0UFC/ml noté ou moins de février dans les sites (Bb),
(BF), (Cb), (CF), et un maximum de 150 UFC/ml noté au mois de mars avec une moyenne de
9,72 et écart type de 35,499. En effet, les sites d’étude semblent avoir été contaminés, cette
contamination peut avoir été causés par la pollution environnante : un grand nombre de
lessivage des terres agricoles, le fumier, la présence de fosses septiques, l’élevage et les
activités humaines.

52
Chapitre III Résultats et discussion

Tableau 06 : dénombrement des streptocoque fécaux

S Fécaux Bb BF Ib IF Cb CF
Fév 0 0 0 0 0 0
Mar 0 0 0 150 0 0
Avr 0 0 25 0 0 0

Evolution des SF en fonction des sites de


prélèvement
160
Nombre des SF

140
120
100
80 Fév
60 Mar
40
Avr
20
0
Bb BF Ib IF Cb CF
Sites des prélèvement

Figure 37 : résultats de la recherche des streptocoque fécaux

2.4. Recherche et dénombrement des spores Anaérobies sulfito- réducteurs


Les spores des ASR sont considérées comme des indices de contamination ancienne.
Les résultats obtenus révèlent (Figure 38) que les ASR moyenne pendant la période d’étude
était de 9.16 ASR/20ml, avec un écart type de 21,14 ASR/20ml, les minimas s’observent au
niveau des du bassin ITMA (Avril) et Cheraifia (février/mars) et au niveau du forage dans
Bouati Mahmoud (Février/ Mars), IITMA (Fév/Mars) et en Cheraifia (Avril) par valeur de 0
ASR/20ml tandis que les maximas ont été enregistrées à ITMA bassin (84 ASR/20ml). La
présence de ces bactéries est une contamination déjà ancienne.

53
Chapitre III Résultats et discussion

Tableau 07 : Dénombrement ASR

ASR Bb BF Ib IF Cb CF
Fév 5 g/20ml 0 g/20ml 11 g/20ml 0 g/20ml 0 g/20ml 1 g/20ml
Mar 4 g/20ml 0 g/20ml 84 g/20ml 10 g/20ml 0 g/20ml 42 g/20ml
Avr 5 g/20ml 1 g/20ml 0 g/20ml 0 g/20ml 2 g/20ml 0 g/20ml

Evolution des ASR en fonction des sites de


prélèvement
Nombre des ASR /20ml

100

80

60
Fév
40
Mar
20 Avr
0
Bb BF Ib IF Cb CF
sites des prélèvement

Figure 38 : résultats de la recherche des ASR

54
Conclusion

Les valeurs de la température de l'eau, des différents sites étudiés, enregistrées durant
toute la période de l’étude fluctuent entre 15 et 23 °C. Cette plage de température est considérée
comme favorable pour l'irrigation. Il y a lieu à noter que des températures plus basses peuvent
ralentir la croissance des plantes, tandis que des températures plus élevées peuvent augmenter les
besoins en eau des plantes et favoriser le développement de certaines maladies.

Une plage de pH entre 6 et 9, comme c'est le cas, est généralement considérée acceptable
pour l'irrigation. En revanche, des valeurs extrêmes de pH en dehors de cette gamme peuvent
affecter la disponibilité des nutriments dans le sol et influencer la salinité des plantes.

La conductivité électrique est liée directement à la concentration en sels dissous. La


gamme de la conductivité ainsi enregistrée durant la période d'étude notamment à Cheraifia est
assez large supérieure à 3000 micro siemens donc peuvent indiquer une concentration élevée en
sels dans ces eaux, ce qui est préoccupant pour l'irrigation dans la ferme de Cheraifia. De même
elle peut entrainer une salinité du sol accrue et une réduction de la disponibilité de l'eau pour les
plantes.

Pour en ce qui concerne la salinité des eaux, élément primordial pour l'irrigation, on
constate que la plage de variation est relativement faible (0.2-2.16 psu), ce qui est généralement
considérée comme appropriée pour l'irrigation, cependant les valeurs plus ou moins élevées à
Cheraifia peuvent être préjudiciables à la santé de la plante.

Les valeurs fournies pour les nitrates (0.227- 8.34 mg/l) se situe dans la plage génerale
admissible qui varie de 0.1 à 50 mg/l et donc peuvent être considérées comme appropriées pour
l'irrigation. Cependant des concentrations élevées en nitrates peuvent poser des problèmes de
pollution de l'eau destinée à l'irrigation et doivent donc etre surveillée attentivement

Les valeurs obtenues pour les nitrites, forme intermédiaire d'azote qui peut être toxique
pour la plante et pour l'animale à des concentration élevées, s'échelonnent entre 1.98 et 4.28 mg/l
et sont donc relativement élevées et peuvent contaminer et dégrader les eaux d'irrigation qui
doivent normalement être maintenues aussi basses que possible souvent inférieures à 1 mg/l.

Les teneurs d'ammonium, forme d'azote qui peut être utilisée par les plantes, oscillent
entre 0.209 et 10.33 mg/l se situe donc dans la plage de concentration recommandée pour
l'irrigation pour ce paramètre qui varie entre 0.1 et 10 mg/l. Seulement il faut rappeler que des
concentrations élevées en ammonium dans l'eau peuvent être préoccupantes pour certaines

56
Conclusion

cultures , comme elles peuvent être tolérées par d'autres types de cultures, en conclusion, les
recommandations spécifiques dépendent des besoins de cultures qu'on souhaite irriguer.

Les concentrations des phosphates PO43-, source de phosphate essentiel pour la


croissance de la plante, dans les eaux d'irrigation varient généralement entre 0.1 et 10 mg/l. Les
valeurs enregistrées sur les différents sites d'études (0.49-4.9 mg/l) se situent dans cette plage et
peuvent être considérées comme appropriées pour l'irrigation.
En conclusion, il est important de noter que les valeurs optimales peuvent varier en
fonction des cultures spécifiques et des conditions locales. Il est recommandé de consulter des
recommandations spécifiques à la région de l'étude et aux cultures pour obtenir des informations
plus précises sur les valeurs idéales pour l'irrigation.

Sur le diagramme de Piper, le faciès chimique représenté est un faciès chloruré et sulfaté
calcique et magnésien . Cela signifie que la composition chimique de l'eau des différents sites
étudiés est caractérisées par une prédominance des cations de calcium et de magnésium, ainsi
que des ions chlorure et de sulfate. Donc le faciès chloruré indique une concentration élevée de
chlorure dans l'eau, ce qui peut être du à une variété de facteurs tels que la présence de
formations géologiques riches en chlorure ou la contamination par des sources industrielles et
agricoles.

Sur le diagramme de Richards, les eaux qui appartiennent aux catégories C4S1 (sulfate-
bicarbonate) et C4S2 (bicarbonate-sulfate) sont caractérisées par la présence notables de sulfates
et bicarbonates qui peuvent contribuer à l'alcalinité de ces eaux, ce qui peut avoir des
conséquences sur la solubilité des minéraux et le ph du sol. Ainsi des niveaux élevés de
bicarbonates peuvent rendre l'eau moins appropriée pour l'irrigation, en particulier dans le sol
déjà alcalin.

Les eaux de Bouati forage appartiennent à la classe médiocre sur le diagramme de


Wilcox, cela signifie que ces eaux ont une teneur en sodium et un SAR relativement élevés.
Cela peut s'expliquer par une forte concentration de sodium dans l'eau ou à un rapport élevé de
sodium par rapport au calcium et au magnésium.les eaux de cette classe peuvent présenter des
risques de dégradation du sol de détérioration de la structure du sol. Elles peuvent provoquer une
accumulation de sodium dans le sol ce qui peut entrainer une faible infiltration de l'eau, une
mauvaise rétention d'humidité et une diminution de la fertilité du sol.

57
Conclusion

Les eaux de Cheraifia, appartenant à la classe mauvaise, ont une teneur en sodium et un
SAR encore plus élevés que celles de la classe médiocre. Les eaux de cette classe sont
considérées comme inappropriés pour l'irrigation, car elles peuvent entrainer des problèmes
graves de salinité du sol et une dégradation de la qualité du sol. L'accumulation excessive de
sodium dans le sol peut causer des phénomènes de " croute-saline", ou la surface du sol devient
compacte et imperméable, affectant la croissance des plantes. Il est donc important de noter que
la classification sur le diagramme de Wilcox est basée sur les niveaux de sodium et le SAR, mais
d'autres facteurs tels que la salinité totale, la présence de substance toxiques et les besoins
spécifiques de cultures doivent également pris en compte lors de l'évaluation de l'aptitude d'une
eau à l'irrigation. Une analyse approfondie de la composition chimique de l'eau et des besoins
des cultures est recommandée pour une évaluation plus précise de sa qualité pour l'irrigation.

L’analyse microbiologique effectuée des différents échantillons au cours des différentes


compagnes nous a révélée une contamination variable dans les bassins de grossissement. Les
résultats de dénombrement des germes totaux révèlent une charge microbienne globale très
élevée à cheraifia (forage) au moins de mars. Ainsi, une charge élvevée en coliformes et
Streptocoques fécaux pour le site ITMA (forage) au mois de mars, la présence des bactéries
indique une pollution ou une contamination fécale dépendant des différentes activités agricoles
et anthropogéniques. Concernant les spores des bactéries anaérobies sulfito-réductérices,
considérées élevées ont été enregistrées au mois de mars dans le site ITMA (bassin). Ces
résultats montrent que les eaux du bassins de site chraifia sont « inaptes » quant à leur
réutilisation pour l’irrigation.

58
Référence Bibliographique

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Référence Bibliographique

Sites Internet
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[2] : Qualité de l’eau d’irrigation (chambre-agriculture.fr)

62
Les Annexes

Annexe n° 1: La demande biochimique en oxygène DBO5


 Mode opératoire
- Rincer le flacon avec de l’échantillon. Remplir avec précaution.
Mesurer exactement la quantité souhaitée d’échantillon saturé en oxygène.
- Mettre le barreau magnétique dans le flacon.
- Insérer le godet caoutchouc dans le goulot du flacon.
- Mettre 2 pastilles de soude dans le godet caoutchouc à l’aide d’une pince.
- Visser l’OxyTop directement sur le flacon échantillon.
- Lancer la mesure: appuyer sur M et S simultanément (2 secondes) jusqu’à ce que
l’afficheur indique 00.
- Maintenir le flacon de mesure avec l’OxyTop à 20C pendant 5 jours. Dès que la
température de mesure est atteinte. L’OxyTop lance automatiquement la mesure de la
consommation en oxygène.
- L’échantillon est agité en continu pendant 5 jours. L’OxyTop mémorise
automatiquement une valeur toutes les 24 heures sur 5 jours. Pour connaitre la valeur
courante, appuyer sur la touche M.
- Affichage de la valeur mesurée courante: presser M jusqu’à ce que la valeur mesurée
s’affiche (1secande).
- Lecture des valeurs mémorisées à la fin des 5 jours.

Figure 39: L’OxyTop


Les Annexes

Annexe n° 2: Demande chimique en oxygène DCO


 Mode opératoire
- Le réacteur DCO a été mis en marche et préchauffé à 150 C. Le bouclier de sécurité était
placé devant le réacteur. Les bouchons d'un flacon de réactif de digestion DCO ont été retirés
pour la plage appropriée. Le flacon a été maintenu à un angle de 45°, 2,0 ml de l'échantillon
ont été pipetés dans le flacon. Le flacon était hermétiquement fermé et l'extérieur du flacon de
DCO était rincé et essuyé avec une serviette en papier. Le flacon a été doucement inversé
plusieurs fois pour mélanger le contenu et le flacon a été placé dans le réacteur de DCO
préchauffé.
- Le flacon a été chauffé pendant 2 heures. Le réacteur a été arrêté et a attendu environ 20
minutes pour refroidir le flacon à 120 °C. Chacun des flacons a été inversé plusieurs fois alors
qu'il était encore chaud. Le flacon a été placé dans un portoir et refroidi à la température
ambiante.
- L'oxygène de mesure requis pour oxyder la matière organique biodégradable et non
biodégradable dans l'eau est connu sous le nom de demande chimique en oxygène (DCO).
Dans ce test de qualité de l'eau, un agent oxydant puissant comme le dichromate de potassium
(Cr2O7-2) a été utilisé pour oxyder la matière organique dans l'échantillon de L'acide (acide
sulfurique) est nécessaire et a servi de catalyseur pour achever la réaction. Le test DCO ne
prend que quelques heures pour obtenir le résultat. Après que l'échantillon (2 ml) et les
réactifs aient été placés à l'intérieur du flacon, la solution a été préchauffée dans le réacteur
DCO pendant deux heures pour augmenter la vitesse de la réaction. Comme tout le réactif
s'est bien mélangé à l'échantillon, le flacon est devenu chaud car la réaction exothermique a eu
lieu. Sur la base de l'observation, un précipité blanc s'est formé dans chaque flacon et la
solution devient brun clair incolore.
- Après 2 heures, la matière organique a été oxydée et la couleur de la solution a été
changée de couleur marron clair à vert clair ce qui signifie que le Cr2O7-2 a été réduit en Cr+3.

Figure 40: Réacteur à droite et photomètre de mesure à gauche


Les Annexes

Annexe n°3: la dureté totale (TH)


 Principe
On utilise un dosage complexométrique par l'EDTA (acide Ethylène Diamine Tétra-
Acétique). Les titrages complexométriques sont des méthodes titrimétriques basées sur la
formation de complexes. Ces complexes sont constitués d'un ion central et de particules
(chargées ou neutres) appelées ligands ou coordinats. Les alcalino-terreux présents dans l'eau
sont amenés à former un complexe du type chélate par le sel disodique de l'EDTA.
 Réactifs
- Indicateur coloré: noir d'Eriochrome T (N.E.T).
- Solution d'EDTA (0,2 N).
- Solution tampon: (250 ml solution d'ammoniac à 1 mol/l + 250 mol/l d'une solution
de chlorure d'ammonium à 1 mol/l).
 Mode opératoire
Il faut procéder dans des conditions opératoires précises:
- La réaction se produit dans une solution de pH très voisin de 10.
- L'équivalence n'est pas directement repérable par un changement d'aspect du milieu
(les réactifs ainsi que les produits formés sont incolores); le virage d'un indicateur coloré du
rose au bleu 'pur' indiquera la fin des réactions de dosage.
 Mesure de la dureté totale
Pour 50 ml d'eau à analyser, on va ajouter 4 ml de solution tampon (pH=9,5-10) et
quelques grains d’indicateur coloré, puis on verse la solution d’EDTA jusqu’au virage du rose
au bleu. Ainsi, on note V1 le volume de solution d'EDTA versé.
 Expression des résultats

𝑪 𝒙 𝑽𝟏
TH = 1000 x (méq/l)
𝑽𝟐

Où :
C (concentration d’EDTA) = 0,013
V1 : Volume d’EDTA versé
V2 : Volume d’échantillon = 50 ml.
Les Annexes

Annexe n° 4: Alcalinité (TA-TAC)


On distingue deux titres qui sont le titre alcalimétrique ou titre alcalimétrique simple
(TA) et le titre alcalimétrique complet (TAC).
Le TA ne mesure que les ions OH- et la moitié des ions CO3-2 Lorsque le pH de l'eau
est inférieur à 8,3, le TA est nul, et l'eau ne contient que du bicarbonate. Le TAC peut inclure
les ions OH-, CO3-2 et HCO3-.
 Principe
Cette détermination est basée sur la neutralisation d'un certain volume d'eau par un
acide minéral (HCl), dilué en présence d'un indicateur coloré.
 Réactifs
- Acide chlorhydrique 0,02 N.
- Indicateur coloré.
- Solution de phénolphtaléine dans l'alcool à 0,5%, qui vire à pH 8,3 mesure le TA.
- Solution de méthylorange à 0,5%, qui vire à pH 4,5 mesure TAC.
 Mode opératoire
a. Titre Alcalimétrique simple (TA)
Après le prélèvement de 100 ml d'eau à analyser dans un erlenmeyer, on ajout 02 à 03
gouttes de phénolphtaléine. Une coloration rose doit alors apparaître, dans le contraire le TA
est nul, ce qui se produit en général pour les eaux naturelles dont le pH < 8,3.
On verse ensuite doucement le HCl à l'aide d'une burette, en agitant constamment et ceci
jusqu'à décoloration complète de la solution (pH=8,3). On note VTA le volume versé.
b. Titre Alcalimétrique Complet (TAC)
Après le prélèvement de 50 ml d'eau à analyser dans un erlenmeyer, on ajout 02
gouttes de méthylorange. Puis on titre par l'acide chlorhydrique 0,02 N jusqu'au virage rouge
orange (pH=4). On note VTAC le volume versé.
On retranche 0,5 ml, quantité d'acide nécessaire pour le virage de l'indicateur, qui est un peu
plus faible que le pH de neutralisation exacte de l'hydrogénocarbonate.
 Expression des résultats

TA = VTA (ml)

TAC= VTAC (ml) - 0,5


Les Annexes

Annexe n° 5: Chlorures (Cl-)


 Principe
Les ions chlorures réagissent avec les ions argent pour former un précipité blanc de
chlorure d'argent. L'indicateur de fin de réaction est le chromate de potassium k2CrO4 qui
donne avec l'excès d'ions argent, en milieu neutre, un précipité rouge brique de chromate
d'argent. On peut considérer avec une très bonne précision, que le précipité de chromate
d'argent commence à apparaître uniquement lorsque les ions chlorure ont réagi.
Les réactions mises en jeu dans ce dosage sont:
Ag + NO3- + Cl- AgCl + NO3- (précipité blanc)
2(Ag + NO3-) + 2K+CrO4-2 Ag2CrO4- + 2(K+ NO3-) (précipité rouge brique).
 Réactifs
- Solution de chromate de potassium à 10%.
- Solution de nitrate d'argent 0,1 N.
 Mode opératoire
- On introduit un volume de 50 ml d'eau à analyser dans un erlenmeyer.
- On Ajoute 2 à 3 gouttes de solution de chromate de potassium K2CrO4.
- On titre à l'aide de la solution de nitrate d'argent (0,1 N) jusqu'à apparition d'une teinte
rougeâtre, qui doit persister 1 à 3 min.
 Expression des résultats

Cl- = V x 10 x 3.55

Où :
V : Volume d’AgNO3 versé
Les Annexes

Annexe n° 6: Ions calcium Ca+2


 Principe
On utilise comme solution titrante, une solution d’acide Ethylène Diammine
Tétracétique (EDTA). Ce titrage se fait en présence d’indicateur coloré de fin de réaction et
d’une solution tampon permettant de maintenir le Ph de la solution entre 9 et 10.

 Réactifs
- Murexide.
- Solution d’EDTA (0,02N).
- Solution de NaOH (2N)
 Mode opératoire
On introduit 50 ml d’eau à analyser dans un erlenmeyer. On ajoute ensuite 2 ml de
solution de NaOH et quelques grains de Murexide. La solution doit se colorer en rose. On titre
immédiatement avec l’EDTA jusqu’au virage du rose au violet. On note VEDTA , le volume qui
a permis le virage de couleur.
 Expression des résultats

𝑵 𝒙 𝑽𝟏 𝒙 𝑬𝒈 𝑪𝒂+𝟐 𝒙 𝟏𝟎𝟎𝟎
Ca+2 = (mg/l)
𝑽𝟐

Où :
N (normalité d’EDTA) = 0,02
V1 : Volume d’EDTA versé
Eg Ca+2 = 20.
V2 : Volume d’échantillon = 50 ml.
Les Annexes

Annexe n° 7 : Sulfates (SO4-2)


 Principe
Les sulfates sont précipités en milieu chlorhydrique à l'état de sulfate de baryum. Les
suspensions homogènes sont mesurées au spectromètre.
BaCl2 + SO4-2 BaSO4 + 2Cl-
 Réactifs
Solution mère de sulfates de sodium à 1000 mg/L: On pèse 1,47 g de Na2So4 pour 1L d'eau
distillée.
Solution stabilisante: 60 ml d'acide chlorhydrique - 200 ml d'éthanol - 150 g du chlorure de
sodium - Eau distillée q.s.p 1000 ml.
Solution de chlorure de baryum: 150 g du chlorure de baryum - 5 ml d'acide chlorhydrique
- Eau distillée q.s.p 1000 ml.
 Matériel
L'instrument de mesure utilisé est un spectrophotomètre de marque PhotoLab
Spektral-WTW.
 Etablissement de la courbe d'étalonnage
Tableau 08 : Solutions étalons pour SO4-2

Numéro des fioles T I II III IV


Solution mère à 1g/l 0 1 2 3 5
Q.S.P(ml) 100 100 100 100 100
Solution stabilisante (ml) 5 5 5 5 5
Solution de chlorure de baryum 2 2 2 2 2
Agitation pendant 1 minute
Correspondance en mg/l de SO4-2 0 10 20 30 50

L'enregistrement de la gamme dans le spectrophotomètre est à la longueur d'onde = 420 nm.


 Mode opératoire
On prend 20ml d’eau à analyser puis en complète à 100 ml d'eau distillée. On ajoute 5
ml de la solution stabilisante, et 2 ml de chlorure de baryum; en agite énergiquement pendant
1 min. Enfin, on lit l’absorbance au spectrophotomètre à ʎ=420nm.
 Expression des résultats
La courbe donne directement la teneur des sulfates exprimée en milligramme de SO4-2
par litre d’eau.
Les Annexes

Annexe n° 8: Nitrates NO3-


 Principe
La méthode au salicylate de sodium permet le dosage des nitrates. Ces derniers donnent du
paranitrosonylate de sodium coloré en jaune susceptible qui est un dosage colorimétrique.
 Réactifs
- Solution de salicylate de sodium à 0,5 % (à renouveler tous les 24 h).
- Solution d'hydroxyde de sodium (NaOH) à 30 %.
- Acide sulfurique (H₂SO4) concentré.
- Solution d'hydroxyde de sodium et de tartrate double de sodium et de potassium,
préparé comme suit: On pèse 400 g de NaOH et 60 g de tartrate double de sodium et de
potassium pour 1 L d'eau distillée et on Laisse refroidir avant de compléter à 1 L. La solution
est conservée dans un flacon de polyéthylène.
- Solution mère d'azote d'origine nitrique à 1000 mg/L. On pèse 0,722 g de KNO 3 pour 1
L d'eau distillée. on ajoute 1 ml de chloroforme.
- Solution fille d'azote nitrique à 0,005 mg/L. On prélève 1ml de la solution mère qu'on
amène à 50 ml d'eau distillée.
 Etablissement de la courbe d’étalonnage
Tableau 09 : Préparation des solutions étalons pour NO3-
Numéro de standard T I II III IV
Solution fille d'azote nitrique à (0,005 mg/l (ml) 0 1 2 5 10
eau distillée (ml) 10 9 8 5 0
Solution de salicylate de Na (ml) 1 1 1 1 1
Correspondance en mg/l d'azote nitrique 0 0,5 1 2,5 5
 Mode opératoire
- On prend 10 ml de l'échantillon à analyser. Puis on ajoute 2 à 3 goutte de NaOH à 30 %
et 1 ml de salicylate de sodium.
- On évapore à sec au bain marie ou à l'étuve 75-88 °C. (Ne pas surcharger ni surchauffer
très longtemps) et on laisse refroidir.
- Dans une deuxième étape, on reprend le résidu avec 2 ml H2SO4 on laisse reposer 10 min.
- Puis en ajoute 15 ml d'eau distillée et 15 ml de la solution d'Hydroxyde de sodium et le
tartrate double de sodium et de potassium qui développe la couleur jaune.
- Enfin, la solution est dosée au spectrophotomètre à 415 nm.
 Expression des résultats
En se référant à la courbe d’étalonnage, on exprime les concentration des NO-3 des
échantillons en milligramme par litre d’eau.
Les Annexes

-
Annexe n° 9: Nitrites (NO2 )
 Mode opératoire
- Echantillon préparé 5ml Pipetter dans une éprouvette ..
- Ajouter Réactif NO₂- 1 1 microcuiller bleue arasée, et agiter vigoureusement jusqu’à
dissolution totale du réactif .Le pH doit être compris entre 2,0 et 2,5 .
- Ajuster le pH si nécessaire avec de l’hydroxyde de sodium en solution ou de l’acide
sulfurique .
- Laisser reposer 10 minutes ( temps de réaction ) ,puis introduire l’échantillon dans la
cuve et mesurer dans le photomètre.
 Expression des résultats
NO2- = NO2-N x 3.3
Annexe n° 10: L’Ammonium (NH4+)
 Mode opératoire
- Échantillon préparé 5 ml pipetter dans une éprouvette.
- Ajouter à la pipette le réactif (NH4-1) 0.60 ml et mélanger.
- Ajouter le réactif (NH4-2) 1 micro cuiller bleue arasée (dans le bouchon du flacon NH4-2 et
agiter vigoureusement jusqu’à dissolution totale du réactif.
- Laisser reposer 5 minutes (temps de réaction A). Ajouter 4 gouttes de réactif NH4-3 et
mélanger.
- Laisser reposer 5 minutes (temps de réactif B). Puis introduire l’échantillon dans la cuve
et mesurer dans le photomètre.
 Expression des résultats

NH4+ = NH4-N x 1.3


Annexe n° 11: Phosphates
 Mode opératoire
- Echantillon préparé 5 ml Pipetter dans une éprouvette.
- Ajouter Réactif PO4-1 :5 gouttes et mélanger.
- Ajouter Réactif PO4-2 :1 micro cuiller bleue arasée
- Ajouter et agiter vigoureusement jusqu’à dissolution totale du réactif.
- Laisser reposer 5 min (temps de réaction), puis introduire l’échantillon dans la cuve et
mesurer dans le photomètre.
 Expression des résultats
PO4- = PO4-P x 3.07
Les Annexes

Annexe n° 12: Fluor


 Mode opératoire
- Pipetter dans une éprouvette 2 ml de réactif F-1.
- Ajouter à la pipette 5 ml d’échantillon préparé et mélanger.
- Ajouter 1 microcuiller arasée (dans le bouchon du flacon F-2) de réactif F-2 et agiter
vigoureusement jusqu’à dissolution totale du réactif.
- Laisser reposer 5 minutes (temps de réaction), puis introduire l’échantillon dans la cuve
mesurer dans le photomètre.
Annexe 13: Cations alcalins (ion de sodium Na+ et potassium K+)
 Principe:
La photométrie à flamme repose sur le fait que les composés des métaux alcalins et
alcalino-terreux peuvent être dissociés thermiquement dans une flamme et que la plupart des
atomes produits sont excités à un haut niveau d'énergie. Lorsque ces atomes retournent à l'état
initial, ils émettent des radiations dans le spectre visible. Chaque atome émet une radiation à
une longueur d’onde spécifique de cet élément (jenway PFP7).
 Matériel
L’appareil utilisé est un photomètre à flamme d’émission de marque PFP7 à lecture digitale
directe, (Figure 41).

Figure 41: Photomètre à flamme PFP


 Réactifs
- Solution étalon chlorure de sodium
0,634 g de chlorure de sodium NaCl de qualité analytique a été pesé, puis dissout avec l’eau
distillé dans une fiole jaugée de 500 mL.
- Solution étalon chlorure de potassium
Nous avons opéré de la même façon qui pour le sodium en utilisant 0,477 g de chlorure de
potassium KCl au lieu de NaCl.
Les Annexes

 Mode opératoire:
Les instructions du constructeur ont été suives pour la mise en œuvre de l’appareil:
Le détail des opérations de démarrage (débits de gaz et conditions de flamme), la stabilisation
de l’appareillage, les conditions de mesure, de rinçage (système aspiration/nébulisation) et
arrêt (jenway PFP7).
Le dosage des éléments Na+ et K+ se fait comme suit:
- La sélection de la longueur d’onde propre à l’élément (589 nm pour le sodium et 766 nm
pour le potassium) ;
- Ajustement de la largeur de fente et de la gamme de sensibilité ;
- Réglage des pressions et des débits des gaz ;
- Mesure les intensités d’émission en aspirant les différents étalons suivis des échantillons.
REMARQUES:
Si l’échantillon contient des matières en suspension, un filtrage est nécessaire pour éviter
l’encrassement capillaire et du brûleur. Pour le stockage des solutions :
- On évite la lumière.
- Les solutions sont gardées à une température à 25 °C.
- Les flacons en verre sont à éviter.
 Etablissement des courbes d’étalonnage:
1) Elément Sodium:
Tableau 10 : Préparation des solutions étalons pour le dosage du sodium
Numéro des fioles T I II III IV V
Solution étalon de Na+ à 500mg/l 0 2 4 6 8 12
Eau distillée (ml) q.s.p 100 100 100 100 100 100
Correspondance en (mg/l) de Na+ 0 10 20 30 40 60

ABS
y = 0,4014x + 2,7568
30 R² = 0,9884
25
20
15 ABS

10 Linéaire (ABS)

5
0
0 20 40 60 80
Les Annexes

Figure 42: Courbe d’étalonnage de l’élément sodium


2) Elément Potassium
Tableau 11 : Préparation des solutions étalons pour le dosage du potassium
Numéro des fioles T I II III IV V
Solution étalon de k+ à 500mg/L 0 1 2 3 4 5
Eau distillée (mL) q.s.p 100 100 100 100 100 100
Correspondance en (mg/l) de K+ 0 5 10 15 20 25

ABS
y = 1,92x + 1,4
60
R² = 0,9987
50
40
30 ABS

20 Linéaire (ABS)

10
0
0 5 10 15 20 25 30

Figure 43: Courbe d’étalonnage de l’élément potassium


 Expression des résultats:
La courbe donne directement les teneurs de sodium et de potassium exprimée en milligramme
de chaque ion Na+ et K+ par litre d'eau.
Annexe n° 14 : La date de prélèvement

Sortie La date Analyse


1ère 22/02/2023 Physico-chimique + bactériologique
2 éme 08/03/2023 Physico-chimique
3 éme 22/03/2023 Physico-chimique + bactériologique
4éme 12/04/2023 Physico-chimique
5éme 27/04/2023 bactériologique
Les Annexes

Annexe n° 15 : Tableaux Mac Grady

Nombre caractéristique Nombre de cellules


3 tube de 10 ml 3 tube de 1 ml 3 tube de 0.1 ml NPP dans 100 ml
0 0 1 3
0 1 0 3
0 1 1 6
0 2 0 6
1 0 0 4
1 0 1 7
1 0 2 11
1 1 0 7
1 1 1 11
1 2 0 11
1 2 1 15
1 3 0 16
2 0 0 9
2 0 1 14
2 0 2 20
2 1 0 15
2 1 1 20
2 1 2 30
2 2 0 20
2 2 1 30
2 2 2 35
2 2 3 40
2 3 0 30
2 3 1 35
2 3 2 40
3 0 0 25
3 0 1 40
3 0 2 65
3 1 0 45
3 1 1 75
3 1 2 115
3 1 3 160
3 2 0 95
3 2 1 150
3 2 2 200
3 2 3 300
3 3 0 250
3 3 1 450
3 3 2 1100
3 3 3 1400

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