Performances des cellules solaires comparées
Performances des cellules solaires comparées
MEMOIRE DE MAGISTER
Spécialité : Electronique
Option : Microélectronique
Présenté par
Thème :
Devant le jury:
Soutenu le 08/07/2015
Remerciements
Je tiens à exprimer mes vifs remerciements aux membres de jury qui m’ont fait
l’honneur de bien vouloir examiner ce travail : le président de jury, le professeur Med Said
BELKAID, Doyen de la Faculté de Génie Electrique et d’Informatique à l’UMMTO ainsi
que Monsieur BENSIDHOUM Mohand Ou Tahar, Maître de Conférences A à l’UMMTO et
Melle HOCINE Dalila, Maître de Conférences B à l’UMMTO en tant que examinateurs.
Sans oublier ma famille qui m’a était d’un grand soutien tout au long de mes années
d’études.
Enfin, je remercie toutes les personnes qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué
au bon déroulement de ce travail, tant au niveau humain qu’au niveau scientifique.
Dédicaces
A toute ma famille
A mes amis
03
I. Introduction …………………………………………………………………….
03
II. Rayonnement solaire …………………………………………………………..
04
III. L’effet photovoltaïque………………………………………………………..
04
III.1 Définition……………………………………………………………..
III.2Principe de l’effet photovoltaïque ……………………………………. 04
04
IV. La cellule solaire au silicium………………………………………………….
04
IV.1 Définition …………………………………………………………….
05
IV.2 Le principe de fonctionnement………………………………………..
06
IV.3 Schéma électrique équivalent ………………………………………...
07
IV.4 Caractéristique courant-tension……………………………………….
08
IV.5 Paramètres photovoltaïques de la cellule solaire ……………………..
09
V. Structure des cellules solaires ………………………………………………….
09
V.1 Le silicium comme matériau de base pour le photovoltaïque …………
09
V.1.1 Le silicium monocristallin………………………………………...
11
V.1.2 Silicium multi cristallin…………………………………………...
12
V.1.3 Le silicium amorphe………………………………………………
V.1.4 Le silicium amorphe hydrogéné …………………………………. 12
14
VIII. Structure d’une cellule solaire industrielle …………………………………
1
15
IX. Méthodes d’amélioration des performances des cellules solaires ……………
16
IX.1 Texturation de la surface………………………………………………
16
IX.2 Couche anti reflet……………………………………………………...
17
IX.3 Réflecteur arrière(BSF)………………………………………………..
17
IX.4 Passivation de la face avant et de la face arrière ……………………...
17
X. Conclusion……………………………………………………………………...
24
III.4 Cellules salaires à base de Cu (In,Ga)Se2 (cellules solaires CIGS) …..
2
IV.1 Présentation de la cellule à simple hétérojonction …………………. 35
V.2 Paramètres des couches a-Si :H (p) ,c-Si(p) et a-Si :H (n) utilisées … 37
VI. Conclusion…………………………………………………………………….. 38
II. Etude comparative entre les cellules solaires à simple hétérojonction, double
hétérojonction et cellules HIT……………………………………………… 39
III. Effet de la variation de l’épaisseur du substrat c-Si sur les performances des
cellules solaires simulées…………………………………………………… 43
IV. Influence du dopage du substrat sur les performances des cellules simulées... 49
3
IV.3 Influence du dopage du substrat sur le facteur de forme FF…………. 51
VI. Influence du dopage de l’émetteur a-Si :H sur les performances des cellules
simulées ……………………………………………………………………. 60
VI.1 Influence du dopage de l’émetteur la tension du circuit ouvert Vco…. 60
VII. Influence du gap de l’émetteur sur les performances des cellules simulées… 65
VII.2 Influence du gap de l’émetteur sur le courant de court circuit Jcc ….. 66
4
5
Liste des figures :
Figure I.1 définition de l’Air Masse, spectre d’émission solaire sous AM0 et AM1.5 03
Figure II.4 Diagramme de bandes d’énergie simplifié d’une cellule solaire tri-jonction 20
1
Figure II.5 Classification des différentes techniques de dépôts des couches minces 21
Figure II.6 Vue en coupe transverse au microscope électronique à balayage d’une cellule 22
à base de CuInSe2 électro déposé, élaborée à l’IRDEP
Figure II.7 Schéma représentatif d’une cellule solaire typique à base de CuInSe2 23
Figure II .12 Schéma des bandes d’énergie dans l’hétérojonction CdS CdTe 26
Figure II 14 Diagrammes des bandes pour des hétérojonctions de silicium (p) a-Si :H/(n) c- 28
Si et (n) a-Si :H/(p) c-Si
2
Figure IV.1 Diagrammes des bandes d’énergie des cellules solaires à l’équilibre 40
thermodynamique : (a) Cellule à simple hétérojonction ; (b) Cellule à double
hétérojonction ; (c) Cellule HIT
Figure IV.2 Caractéristiques I(V) des cellules solaires simulées, (a) simple hétérojonction, 42
(b) double hétérojonction, (c) cellule HIT
Figure IV.7 Variation de la tension du circuit ouvert Vco en fonction du dopage de la base: 50
(a) cellule simple hétérojonction, (b) double hétérojonction et (c) cellule HIT
3
FigureIV.16 Variation de courant de court circuit Icc en fonction du dopage de l’émetteur : 62
(a) simple hétérojonction, (b) double hétérojonction, (c) cellule HIT.
FigureIV.23 Effet de la température sur la caractéristique I(V) des cellules simulées :(a)
simple hétérojonction, (b) cellule double hétérojonction, (c) cellule HIT. 72
4
Liste des tableaux
Introduction générale
L’énergie a toujours été le moteur de l’activité humaine, elle joue un rôle très
important dans la vie quotidienne et dans le développement des nations. Cette énergie est
principalement produite à partir de sources fossiles non renouvelables (pétrole, gaz, charbon).
La raréfaction et la pollution provoquées par ces sources ainsi que la crise énergétique des
années 70, ont amené les pays à grande consommation d’énergie à se recourir aux énergies
renouvelables.
L’énergie solaire photovoltaïque est la source d’énergie la plus prometteuse parmi les
énergies renouvelables. L’électricité photovoltaïque est une transformation directe de
l’énergie du rayonnement solaire en électricité au moyen de cellules solaires photovoltaïques.
L’élément le plus utilisé pour la fabrication des cellules solaire est le silicium (plus de
95% du marché mondial). En effet c’est un élément très abondant sur terre bénéficiant d’une
technologie de la microélectronique qui est bien maîtrisée, cette technologie permet de
fabriquer des cellules avec un haut rendement (24%), mais avec un coût de production très
élevé [60]. Ces techniques issues de la microélectronique utilisent du silicium cristallin de très
bonne qualité et permettent d’approcher la limite théorique du rendement des cellules au
silicium (29%) [13] mais sont loin d’être industrialisables vu leur coût extrêmement élevé.
Dans le but de développer les technologies photovoltaïques à base de silicium à des coûts
raisonnables, la société japonaise Sanyo, a fabriqué des cellules solaires à hétérojonction
a-Si :H/c-Si ayant un rendement de 23.7% [61] avec un procédé qui peut être industriel.
Récemment, un rendement record de 24.7% (Vco = 0.750 V ; Icc= 39.5 mA/cm², FF = 0.832)
est obtenu par Panasonic Corporation sur des substrats minces de 98 μm [62]. Plusieurs
chercheurs ont effectué des études de simulation dans le but d’améliorer le rendement de
conversion des cellules HIT au-delà de 24% et ont pu obtenir des rendements de 25% [63],
[50] et 25.6% [64] par une optimisation des paramètres de base de la structure.
Les recherches multiples dans ce domaine s’orientent sur deux axes essentiels :
augmenter le rendement de conversion des cellules tout en diminuant les coûts de production.
Dans ce sens, nous avons effectué une étude comparative entre les cellules solaires à simple et
double hétérojonction de a-Si :H/c-Si à travers la simulation de leurs performances
photovoltaïques en fonction de plusieurs paramètres. Cette étude est complétée par une
comparaison avec d’autres types de cellules solaires à multijonctions afin d’obtenir la
structure permettant le meilleur rapport rendement de conversion/coût de production.
1
Introduction générale
Dans le deuxième chapitre, nous présentons un état de l’art sur les cellules solaires à
multijonctions incluant les cellules triple jonction à base de semiconducteur III-V, cellules
CdS-CdTe, cellules CIGS, cellules CIS, ainsi que les cellules HIT (Heterojunction with
Intrinsic Layer). Nous avons ensuite présenté un tableau récapitulatif qui résume les
performances de ces cellules, rapportées dans la littérature.
Dans le quatrième chapitre, nous avons effectué une étude comparative entre les
résultats de simulation des cellules solaires à simple hétérojonction, double hétérojonction et
cellules HIT, suivie d’une interprétation. Pour une étude plus complète, nous présentons un
récapitulatif qui compare les résultats de simulation obtenus dans notre travail et ceux des
cellules solaires à homojonction et multijonctions. Cette comparaison nous a permis d’évaluer
les potentialités de la technologie HIT.
2
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
I. Introduction
Dans ce premier chapitre nous avons présenté les notions de base concernant le
rayonnement solaire, le silicium, et la cellule solaire à homojonction que nous avons jugés
utiles pour la compréhension du sujet.
II. Rayonnement solaire
Le principe des convertisseurs photovoltaïques consiste à transformer l’énergie solaire
en une énergie électrique. La connaissance du spectre solaire qui arrive sur la terre est donc
indispensable.
Figure I.1 : définition de l’Air Masse, spectre d’émission solaire sous AM0 et AM1,5 [3 ,4]
3
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
On appelle STC (Standard Test Conditions), des conditions normalisées de test de panneaux
solaires. Celles-ci sont caractérisées par un rayonnement de 1000W/m², un spectre solaire
AM1.5 et 25°C [6, 8,9].
III.1 Définition
IV.1 Définition
Une cellule solaire (Figure I-3) est un dispositif électronique capable de transformer
l’énergie solaire en énergie électrique, elle peut être conçue à base d’une homojonction ou
d’une hétérojonction.
5
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
= − − 1 ….. (I.1)
Où :
q : charge de l’électron ;
Jph : densité de courant photogénéré :
Js : densité du courant inverse de saturation ;
V : tension ;
K : constante de Boltzmann ;
T : température (en K) ;
n : facteur d’idéalité de la diode (égale a 1si la diode est idéale et égale a 2 si la diode est
entièrement gouvernée par la génération /recombinaison).
6
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
diminuant la résistivité du matériau utilisé. Cependant, un dopage trop élevé entraîne une
augmentation de la recombinaison des porteurs.
La résistance parallèle ou de court-circuit RP traduit quant à elle, la présence d’un
courant de fuite à travers l’émetteur, causé par un défaut, ceci est le cas lorsque la diffusion
des contacts métalliques à haute température perce l’émetteur. Elle peut aussi être due à un
court-circuit sur les bords de la cellule. Cette valeur devra être la plus élevée possible.
L’équation du courant (I.1) devient [13] :
.
= − − − …..(I.2)
( ) ( ) .
= − −1 − −1 − …..(I.3)
Où :
: courant de génération –recombinaison ou d’effet tunnel dans la ZCE ;
: Courant de diffusion dans les zones neutres ;
: Résistance parallèle ;
: Résistance série ;
: Courant de saturation de la 1ere diode ;
: Courant de saturation de la 2eme diode.
7
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
Le courant de court-circuit est celui qui circule dans une cellule soumise à un flux de
photons sans application de tension (V=0). Il est proportionnel à l’éclairement. On le mesure
en branchant les bornes de la cellule directement à un ampèremètre.
Si on place une photopile sous une source lumineuse constante, sans aucun récepteur,
on obtient à ses bornes une tension continue, dite tension à circuit-ouvert (obtenue pour I = 0).
Cette tension est généralement de l’ordre de 0.5 à 0.7 V pour les cellules élémentaires
(elle dépend du matériau, de la technologie et de l’éclairement). Elle exprime le nombre de
porteurs créés par chaque photon incident.
c. La puissance maximale Pm
Suivant la formule P=V I, pour que P soit maximal, il faut être dans les conditions où
le produit V I est maximal : c’est le point de charge idéal de la photopile.
d. Le facteur de forme FF
Le facteur de forme est un paramètre qui caractérise la qualité de la cellule ; il est
défini par le rapport de la puissance maximale générée à la puissance optimisée.
.
= = …..(I.4)
. .
8
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
e. Le rendement de conversion η
Le rendement de conversion est un paramètre important pour comparer les
performances des cellules solaires. Il est défini par le rapport de la puissance maximale
fournie sur la puissance solaire incidente.
. .
ŋ= = …..(I.5)
Le silicium se présente sous différentes formes (Figure I.2), les plus répandues étant le
silicium monocristallin, le silicium multicristallin et le silicium amorphe. Le silicium utilisé
pour les cellules photovoltaïques doit être d’une grande pureté, quelque soit sa forme.
9
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
est fondu dans un creuset en quartz chauffé par induction dans un gradient de température
convenable, un germe monocristallin correctement orienté est déposé à la surface du silicium
liquide, qui se solidifie sur ce germe en continuant à l’identique le réseau cristallin du germe
et selon la même orientation cristallographique. Le dopage s’obtient évidemment en
introduisant dans le bain liquide le dopant en concentration prédéfinie. Le diamètre ainsi
obtenu est lié aux paramètres physiques au cours de tirage (Fig10).
La figure I.8 présente deux cristaux obtenus par la méthode Czochralski, le premier a un
diamètre de 150 mm, le second a un diamètre de 200 mm
10
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
11
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
12
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
Le rôle de l’hydrogène
C’est l’hydrogène qui, en saturant les liaisons pendantes, rend le silicium amorphe
utilisable. Sans hydrogène, la densité des liaisons pendantes serait de l’ordre de 1019/cm3, le
gap optique de 1,2 eV environ et il est impossible de le doper. En effet, le niveau de Fermi
reste inchangé lors du dopage et les atomes dopants sont inactifs. L’hydrogène permet de
réduire les liaisons pendantes de 99,99%. Il n’y a donc presque plus d’états profonds qui
agissent comme des centres recombinants. De plus, en se liant aux atomes de silicium
(liaisons covalentes), il entraîne la disparition d’une partie des états localisés. Mais, une
incorporation excessive de l’hydrogène peut entraîner la rupture des liaisons faibles et
l’introduction de nouvelles liaisons pendantes. Un équilibre donc se met en place. La
concentration d’hydrogène doit varier entre 6% et 35%, ce qui dépasse largement la densité
nécessaire à la passivation des liaisons pendantes. Des travaux récents [27] ont montré que
l’hydrogène atomique introduit d’autres effets que la passivation des liaisons pendantes. Le
plus important concerne les hétérojonctions a-Si:H/c-Si. La concentration d’hydrogène dans le
silicium amorphe a une influence sur les discontinuités de bande. Elle peut nettement les
modifier et celles-ci ont une grande influence sur les caractéristiques de la cellule.
13
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
Cette cellule est réalisée sur un substrat de Si FZ (Float Zone) de type p. La face avant
(face éclairée) de la cellule est texturée en «pyramides inversées». Ce type de texturation
permet une réduction importante du coefficient de réflexion et ainsi des pertes optiques dans
la cellule
Une jonction p-n peu profonde est réalisée sur toute la surface avant pour assurer la
séparation des porteurs de charge. L’émetteur ainsi réalisé est peu dopé afin de limiter les
recombinaisons. Le contact ohmique sur l’émetteur est déposé sous forme de grille. La
géométrie de cette grille doit assurer une faible résistance série tout en limitant l’ombrage de
+
la cellule. Pour obtenir un contact ohmique, la région sous le contact avant est surdopée n
(émetteur sélectif).
Une fine couche d’oxyde thermique (de haute qualité) est formée sur l’émetteur pour
réduire la recombinaison sur la face avant de la cellule. Sur l’oxyde, une double couche anti-
réfléchissante est déposée pour réduire les pertes par réflexion.
De même que la face avant, la face arrière de la cellule est passivée par de l’oxyde
thermique avec des trous pour prendre le contact. Pour assurer un bon contact arrière, la
+
région du contact est dopée p . Néanmoins, le contact entre le métal et le silicium n’est pas
+
continu afin de limiter la recombinaison sur le contact et dans la région fortement dopée p .
Par contre, la métallisation de la face arrière est continue : elle couvre les zones de contact et
l’oxyde de passivation servant ainsi de réflecteur arrière.
Actuellement le rendement record obtenu pour une cellule PV à base de silicium est de
24.7% dans les conditions d’illumination AM 1.5G . Cette valeur est à comparer à la limite
théorique du rendement de 28.8% pour les cellules PV en silicium d’épaisseur 80 μm dans les
conditions d’illumination AM 1.5G et en l’absence de réflexion de la face avant, de
recombinaison en surface et en volume.
VIII. Structure d’une cellule solaire industrielle
Le rendement des cellules PV industrielles est compris entre 15% et 17% pour les
cellules conventionnelles en silicium monocristallin et 14 % environ pour les cellules en
silicium multicristallin. La différence de rendement entre les cellules PV industrielles et les
cellules PERL (élaborée en laboratoire et qui détient le record de rendement) peut être
expliquée par les deux facteurs : le rendement et le prix. En effet, certains matériaux et
techniques (lithographie, silicium FZ, double couche antireflet, émetteur sélectif) utilisés
dans la fabrication des cellules PERL ne peuvent pas être adaptés pour l’industrie car ils sont
trop chers.
La plupart des cellules photovoltaïques en silicium massif industrialisées ont la
structure présentée sur (la figure I.13), La structure de la cellule PV industrielle est simplifiée
afin de réduire son coût. Par exemple, la texturation de la face avant est réalisée sous forme de
«pyramides aléatoires» ou texturation acide et on dépose ensuite une simple couche anti-
réfléchissante en SiN. De même, le champ électrique face arrière est obtenu par recuit d’une
couche en Al déposée par sérigraphie.
14
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
Figure I.13 Structure d’une cellule photovoltaïque industrielle en silicium cristallin [30].
D’énormes progrès ont été réalisés ces dernières années pour améliorer la passivation
du matériau et des surfaces, le piégeage de la lumière, la diminution résistance série et le coût
de la cellule. En ce qui concerne la passivation, un progrès notable a été réalisé grâce au
nitrure de silicium, utilisé comme couche antireflet. Il est particulièrement bien adapté au
silicium multicristallin étant donné que le dépôt est accompagné d’une hydrogénation du
substrat et il a largement supplanté le TiO2 dans l’industrie photovoltaïque. Pour passiver la
face arrière de la cellule, le BSF est utilisé. L’intérêt d’utiliser le nitrure de silicium et le
BSF simultanément dans un procédé est lié à la cuisson commune des contacts avant et
arrière.
Leur action combinée permet une meilleure passivation du matériau que lorsqu’ils
sont appliqués séparément.
Pour les cellules photovoltaïques en silicium multicristallin, de nombreuses études ont
été menées afin de développer une attaque chimique acide du substrat qui soit isotrope (ce qui
n’est pas le cas des solutions alcalines) et qui ne détériore pas la tenue mécanique des plaques
de silicium. 4% d’augmentation du courant de court-circuit ont pu être obtenus sur du silicium
multicristallin grâce à ce procédé.
Afin de diminuer la résistance série et d’augmenter le courant de court-circuit, une
approche très intéressante est celle de l’émetteur sélectif. Elle consiste à surdoper la zone sous
les contacts (afin d’assurer l’ohmicité) et à diminuer le dopage de la jonction entre les
contacts (pour améliorer le courant de court-circuit). Différents procédés permettent d’obtenir
une telle structure : la structure avec contacts enterrés déjà industrialisée ou une double
sérigraphie (une pour la zone surdopée de l’émetteur, une pour la métallisation) avec
l’alignement de la sérigraphie des contacts sur celle de la zone déjà dopée.
15
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
Texturisation
BSF
Contact en
face arrière
( . ).
= , = , , , …..(I.6)
.
16
Chapitre I La cellule solaire: structure, fonctionnement et performances
Différentes CAR sont utilisées en photovoltaïque : TiO2, SiO2, ZnS, MgF2, SiNx, etc [20]
X. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons rappelé quelques notions sur le rayonnement solaire,
et son application dans le domaine photovoltaïque. Nous avons ensuite expliqué le
fonctionnement des cellules photovoltaïques et leurs caractéristiques principales. Nous avons
cité également quelques méthodes utilisées pour l’amélioration du rendement de conversion
des cellules.
17
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
I. Introduction
Les technologies naissantes des couches minces représentent une alternative très
prometteuse à la technologie cristalline. Elles ont surtout l’avantage du moindre coût par
rapport à celle du silicium cristallin en raison de plusieurs facteurs, tels que les faibles
consommations de matière et d’énergie lors de leurs fabrications. Bien que leur part du
marché soit faible aujourd’hui les perspectives de croissance sont prometteuses. A l’heure
actuelle, trois matériaux sont devenus la colonne vertébrale de la recherche dans ce domaine
stimulée par la demande pressante des industries photovoltaïque et électronique : le silicium
amorphe hydrogéné (a-Si : H), le tellurure de cadmium (CdTe), le diséléniure de cuivre et
d’indium, ainsi que les semi-conducteurs III-V. Dans ce chapitre, nous avons présenté un état
de l’art sur les différentes technologies des cellules solaires à multijonctions.
Cette technologie repose sur l’utilisation de plusieurs structures basées sur des
empilements des composés III-V en épitaxie, ces cellules solaires sont généralement
employées dans des applications spatiales, et ce grâce à leur rendement élevé et leur faible
dégradation face aux irradiations dans l’espace [34].
18
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
Les matériaux semi-conducteurs III-V sont des corps composés à partir d'un élément
de la colonne III et d'un élément de la colonne V de la classification périodique de Mendeliev
[ ], le tableau II-1 regroupe un extrait de cette classification (les chiffres en haut et bas
représentent respectivement le nombre atomique et la masse atomique). Ainsi de nombreux
composés binaires peuvent être réalisés.
Les rendements les plus élevés (plus de 30%) sont obtenus avec des structures à triple
jonction GaInP/GaAs/Ge sous un spectre standard [1,4 NEMAR], la figure suivante
représente les structures des cellules solaires avec plus de trois jonctions.
19
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
Figure II.4 : Diagramme de bandes d’énergie simplifié d’une cellule solaire tri-jonction [36]
Le niveau de Fermi à l'équilibre est constant dans toute la structure. Sous illumination,
il faut bien comprendre que la jonction sera polarisée suite au courant traversant la résistance
de charge. Les électrons passent par effet tunnel de la bande de conduction d’une photodiode
à la bande de valence de la photodiode adjacente. Cependant, afin que ce transfert de charges
soit assuré, des trous doivent être présents dans la bande de valence de la photodiode en
dessous pour permettre aux électrons d’occuper les états libres de cette bande. Le nombre de
photo porteurs (électrons et trous) traversant les différentes jonctions est dans ce cas le même,
par conséquent le courant est constant à travers toute la structure.
Par principe, une couche mince est une fine couche d’un matériau déposé sur un autre
matériau, appelé "substrat" dont l’une des dimensions qu’on appelle l’épaisseur a été
fortement réduite de telle sorte qu’elle varie de quelques "nm" à quelques "μm". Cette faible
distance entre les deux surfaces limites entraîne une perturbation de la majorité des propriétés
physiques, très souvent un tel petit nombre de couches atomiques possède des propriétés très
différentes.
20
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
La figure suivante schématise les différentes méthodes de dépôt des couches minces.
Figure II.5 : classification des différentes techniques de dépôts des couches minces [37]
21
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
Figure II.6: Vue en coupe transverse au microscope électronique à balayage d’une cellule à
base de CuInSe2 électro déposé, élaborée à l’IRDEP [7]
22
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
Figure II.7 : Schéma représentatif d’une cellule solaire typique à base de CuInSe2.
23
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
Durant ces dernières années, le développement des cellules solaires en couche minces et
en particulier les cellules de type chalcopyrites telles que Cu (In,Ga) S, Se 2 a eu des progrès
très significatifs. Un rendement superier a 19% a été obtenu par plusieur groupes . [40,41]
Dans sa configuration la plus répandue, une cellule CIGS est formée d’un empilement
de plusieurs matériaux en couches minces déposés successivement sur un substrat. Ce dernier
est généralement une plaque de verre sodocalcique (Soda-Lime Glass, SLG). La figure 2.1
présente la structure standard d’une cellule à base de CIGS [42].
Le diagramme des bandes d’énergie de la cellule CIGS est représenté dans la figure suivante :
Figure II.10: diagramme des bandes d’énergie d’une cellule CIGS [42]
24
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
Etudié de puis très longtemps surtout à l’état monocristallin, le CdTe permet d’obtenir
des structures photovoltaïques d’une grande stabilité. En couches minces plusieurs équipes
ont obtenu des rendements supérieurs à 10%. [43 ,44].
Le Tellure de Cadmium (CdTe) est un matériau à gap direct très proche de l’optimum
pour une cellule unicolore 1,45 eV ; son affinité électronique est de 4,28 eV. Il offre des
possibilités d’être dopé de type n ou de type p avec une tendance naturelle au type p, due a
des lacunes de cadmium, les mobilités des porteurs peuvent atteindre, dans le monocristal
1200 cm2/Vs pour les électrons et 80 cm2 /Vs pour les trous.
La figure ci-dessous illustre un diagramme des bandes d’énergie d’une cellule solaire à
base du CdS-CdTe.
25
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
Sous illumination, les porteurs sont surtout générés dans la zone de charge d’espace du
CdTe de type p. Donc la collecte des porteurs se fait par le champ plutôt que par la diffusion.
Comme il n’y a presque pas de zone de charge d’espace dans le CdS qui est fortement dopé et
parce que la durée de vie des porteurs minoritaires y est très courte, la couche CdS est en fait
une couche morte du point de vue photovoltaïque. Il est souhaitable de minimiser son
épaisseur pour réduire les pertes d’absorption optique.
Plusieurs laboratoires ont entrepris des recherches en se basant sur le même type de
structure, pour cela nous avons choisi une structure typique (voir figure II.13)
26
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
27
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
Figure II. 14: Diagrammes des bandes pour des hétérojonctions de silicium (p) a-Si :H/(n) c-
Si et (n) a-Si :H/(p) c-Si.[50]
D’après ces diagrammes, la différance d’énergie de gap entre les matériaux c-Si
(Eg = 1.12 eV) et a-Si (Eg = 1.75 eV) , implique la présence de désaccords des bandes de
conduction et de valence à la jonction. La présence de discontinuités à l’interface va jouer un
rôle important dans les phénomènes de transport des charges. En effet, les porteurs
minoritaires du silicium cristallin sont dans chaque cas (de type p comme de type n) confronté
à une barrière à l’interface, favorisant leurs accumulation et pouvant être à l’origine de
recombinaison. D’autre part, les porteurs majoritaires du Si cristallin sont eux aussi face à une
barrière, qui tend à les éloigner du matériau amorphe et améliore leur collecte en face arrière.
Enfin on constate la présence d’une région d’inversion forte du cristallin à l’interface pouvant
favoriser le transport latéral. La hauteur de ces barrières peut donc favoriser autant de
recombinaisons des porteurs que leur collecte, ce qui implique de développer une ingénierie
des bandes afin de contrôler ces processus.
28
Chapitre II Etude des cellules solaires à multijonctions
IV. Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons abordé les technologies des cellules solaires à
multijonctions, en décrivant leurs structures et principe de fonctionnement. Les cellules
solaires à hétérojonction présente de nombreux avantages par rapport aux homojonctions
comme :
Dans le chapitre III, nous nous sommes intéressés à la simulation de ces cellules à
hétérojonction en fonction de plusieurs paramètres afin d’améliorer leurs caractéristiques
électriques. Nous avons également présenté les résultats de simulation dans le chapitre IV.
29
Chapitre III Simulation des cellules solaires à hétérojonctions
I. Introduction
Durant les dernières années, à cause des couts élevés de l’expérimentation (techniques
de fabrication des cellules), les chercheurs se sont orientés vers la simulation. Il existe
principalement quatre type de simulateurs, nous citons à titre d’exemple les simulateurs
fonctionnels ou logiques, les simulateurs électriques ou analogiques, les simulateurs
technologiques et ceux de composants ou de dispositifs comme : AFORS HET, PC1D,
SILVACO…etc.
Dans notre travail nous avons utilisé le simulateur des dispositifs AFORS HET.
AFORS HET posséde une interface graphique qui nous permet de définir, de créer
facilement des structures différentes, dont on peut contrôler la plupart des paramètres, tel
que :l’affinité électronique, énergie du gap du materiau , la mobilité des électrons et trous… ,
cette interface est répartie en 3 zones (voir figure):
30
Chapitre III Simulation des cellules solaires à hétérojonctions
La zone de contrôle sert à définir la structure de la cellule à simuler, ainsi que les
paramètres de chaque couche utilisée, les paramètres externes tels que la temperature externe,
le spectre d’illumination ainsi que les conditions aux limites sont déclarés dans la deuxième
zone (external parameters), La troisième zone où les mesures sont effectuées s’appelle
measurments.
Contact avant
Interface
Couche (semi-conducteur)
Contact arrière
31
Chapitre III Simulation des cellules solaires à hétérojonctions
Épaisseur
Propriétés
électrique
Une fois la cellule est créée et enregistrée, le calcul des conditions d’équilibre
thermodynamique est effectuée comme illustré sur la figure suivante.
32
Chapitre III Simulation des cellules solaires à hétérojonctions
33
Chapitre III Simulation des cellules solaires à hétérojonctions
Mettre l’illumination en « On »
Ce logiciel AFORS-HET est utilisé par de nombreux chercheurs [17,47, 51, 52] dans la
simulation des cellules solaires à hétérojonction et HIT.
Dans toutes les simulations, nous avons choisi le ZnO comme un bon TCO qui joue un
double rôle : celui d’une couche conductrice permettant de conduire les porteurs de charges
jusqu’à l’électrode de collecte et de couche antireflet permettant de diminuer les pertes
optiques dans la cellule.
34
Chapitre III Simulation des cellules solaires à hétérojonctions
ZnO
a-Si :H(n)
c-Si(p)
Al
ZnO
a-Si :H(n)
c-Si(p)
a-Si :H(p)
Al
35
Chapitre III Simulation des cellules solaires à hétérojonctions
ZnO
a-Si :H(n)
a-Si :H(i)
c-Si(p)
a-Si :H(i)
a-Si :H(p)
Al
Les simulations de ces structures sont effectués sous un spectre solaire AM 1,5 avec
une puissance P=1000 w/m2 et une température de la cellule de 25°C. Dans toutes les
simulations, la résistance parallèle est considérée infiniment grande et la résistance série nulle.
Comme nous l’avons cité précédemment, la couche ZnO est utilisée comme couche
anti reflet et l’Aluminium comme contact métallique arrière. Les épaisseurs de ces couches
sont représentées dans le tableau suivant :
36
Chapitre III Simulation des cellules solaires à hétérojonctions
Al 0.001cm [27]
V.2 Paramètres des couches a-Si :H (p) ,c-Si(p), a-Si :H (n) et (i)a-Si :H utilisées
L’ensemble des paramètres des couches utilisées dans la simulation sont donnés dans
le tableau ci-dessous
Concentration
en porteurs de 2,86.1019/ 2,846.1019/ 2,86.1019/
[46] [46] [46]
charges 3. 1019 2,685.1019 3. 1019
Nc /Nv (cm-3)
les paramètres de la couche intrinsèque utilisées dans la simulation sont donnés dans
le tableau ci-dessous
37
Chapitre III Simulation des cellules solaires à hétérojonctions
Concentration en porteurs de
1.1020 [52]
charges Nc /Nv (cm-3)
V. Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons présenté le logiciel de simulation AFORS HET qui peut
être considéré comme l’un des simulateurs les plus efficaces pour la simulation des cellules à
hétérojonction. Nous avons présenté trois types de cellules solaires à hétérojonctions qui
feront l’objet de notre étude en variant plusieurs paramètres à savoir :
L’épaisseur de la base ;
La conductivité de la base ;
L’épaisseur de l’émetteur ;
Le dopage de l’émetteur ;
Le gap de l’émetteur ;
L’effet de la température ;
L’effet de la texturisation ;
L’effet de l’insertion d’une couche intrinsèque.
38
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
I. Introduction
Dans ce chapitre, nous présentons une étude comparative entre les résultats de
simulation des cellules solaires à simple hétérojonction de type ZnO/a-Si :H(n) /c-Si(p)/Al,
double hétérojonction de type ZnO/a-Si :H(n) /c-Si(p)/ a-Si: H(p)/Al et cellules HIT de type
ZnO/a-Si :H(n) /a-Si :H(i)/c-Si(p)/a-Si :H(i)/a-Si :H(p)/Al. Cette étude est complétée par une
comparaison avec d’autres types de cellules solaires à multijonctions.
Nous présentons également une interprétation des résultats de simulation que nous
avons obtenus, en vue d’une optimisation de la structure permettant les meilleures
performances photovoltaïques.
II. Etude comparative entre les cellules solaires à simple hétérojonction, double
hétérojonction et cellules HIT
A l’équilibre thermodynamique, les niveaux de fermi sont alignés, ce qui implique une
courbure de bandes de conduction et de valence ; la figure (IV-1) représente les diagrammes
des bandes d’énergie des cellules solaires à simple hétérojonction, double hétérojonction et la
cellule HIT.
a-Si :H(n)
c-Si(p)
(a)
39
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
c-Si(p)
a-Si :H(n)
a-Si : H(p)
(b)
a-Si :H(p)
(c)
Figure IV.1 Diagrammes des bandes d’énergie des cellules solaires à l’équilibre thermodynamique : (a)
Cellule à simple hétérojonction ; (b) Cellule à double hétérojonction ; (c) Cellule HIT.
40
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
0 ,0 3 5 2 0
C o u ra n t (A )
0 ,0 3 5 1 5
0 ,0 3 5 1 0
0 ,0 3 5 0 5
0 ,0 3 5 0 0
0 ,0 3 4 9 5
0 ,0 3 4 9 0
0 ,0 0 ,1 0 ,2 0 ,3 0 ,4 0 ,5
T e n s io n ( V )
(a)
0 ,0 3 8
0 ,0 3 6
C o u ra n t (A )
0 ,0 3 4
0 ,0 3 2
0 ,0 3 0
0 ,0 2 8
0 ,0 2 6
0 ,0 2 4
0 ,0 0 ,1 0 ,2 0 ,3 0 ,4 0 ,5 0 ,6 0 ,7
(b) T e n s io n ( V )
41
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
0 ,0 4
C o u ra n t (A )
0 ,0 3
0 ,0 2
0 ,0 1
0 ,0 0
0 ,0 0 ,2 0 ,4 0 ,6 0 ,8
(c) T e n s io n ( V )
Figure IV.2 : caractéristiques I(V) des cellules solaires simulées, (a) simple hétérojonction,
(b) double hétérojonction, (c) cellule HIT
Les résultats de simulation que nous avons obtenus montrent que les cellules solaires à
double hétérojonction présentent de meilleures caractéristiques courant-tension (Figure IV-2)
combinées à de meilleurs paramètres photovoltaïques (Tableau IV-1) comparativement aux
cellules solaires à simple hétérojonction, en raison de la présence de la couche amorphe a-
Si:H(p) entre le silicium cristallin (base) et le contact arrière (Al), formant ainsi un champ de
surface arrière répulsif (BSF : Back Surface Field) dans les cellules à double hétérojonction.
Comme nous pouvons le constater sur la figure (IV-1), le BSF permet de créer une courbure
de bandes qui permet de repousser les électrons de la surface arrière très recombinante et de
les confiner dans la base, augmentant ainsi leur statistique de collection par le contact de face
avant de la cellule. Ceci permet de réduire les pertes par recombinaison sur la surface arrière
du silicium cristallin.
42
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
L’insertion d’une couche de silicium amorphe intrinsèque a-Si :H(i) en face avant
(c’est-à-dire entre l’émetteur et la base) et en face arrière (c’est-à-dire, entre la base et le BSF)
donnant lieu à la structure HIT, permet de mieux passiver la surface du silicium cristallin.
Ceci explique les meilleures valeurs de J cc, Vco, FF et η, des cellules solaires HIT (Tableau
IV-1). Les résultats de simulation que nous avons obtenus sont conformes à ceux obtenus par
d’autres chercheurs [55 ,56]
III. Effet de la variation de l’épaisseur du substrat c-Si sur les performances des
cellules solaires simulées
5 8 0
5 7 5
V c o
5 7 0
T e n s io n
5 6 5
5 6 0
5 5 5
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) ( u m )
(a)
43
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
(m V )
7 5 0
7 4 5
V c o
7 4 0
7 3 5
T e n s io n
7 3 0
7 2 5
7 2 0
7 1 5
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) ( u m )
(b)
(m V )
7 9 0
7 8 5
V c o
7 8 0
T e n s io n
7 7 5
7 7 0
7 6 5
7 6 0
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
(c) E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) ( u m )
(a) cellule simple hétérojonction, (b) double hétérojonction, (c) cellule HIT
44
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
C o u r a n t J c c ( )m A / c m
3 6 ,0
3 5 ,5
2 3 5 ,0
3 4 ,5
3 4 ,0
3 3 ,5
3 3 ,0
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) ( u m )
(a)
3 8 ,0
c m2 )
3 7 ,5
C o u r a n t (Jmc A/c
3 7 ,0
3 6 ,5
3 6 ,0
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) ( µ m )
(b)
) A /c m
3 7 ,5
3 7 ,0
J c c (m
2
3 6 ,5
3 6 ,0
C o u ra n t
3 5 ,5
3 5 ,0
3 4 ,5
3 4 ,0
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) ( u m )
(c)
45
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
7 5 ,0
7 4 ,5
7 4 ,0
7 3 ,5
7 3 ,0
7 2 ,5
7 2 ,0
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) ( u m )
(a)
F a c te u r d e fo rm e F F (% )
6 9 ,9
6 9 ,8
6 9 ,7
6 9 ,6
6 9 ,5
6 9 ,4
6 9 ,3
6 9 ,2
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
(b) E p a is s e u r d e la b a s e c - S i ( µ m )
46
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
F a c te u r d e fo rm e F F (% )
8 4 ,8
8 4 ,7
8 4 ,6
8 4 ,5
8 4 ,4
8 4 ,3
8 4 ,2
8 4 ,1
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
(c) E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) ( u m )
1 5 ,2
1 5 ,0
R e n d e m e n t n
1 4 ,8
1 4 ,6
1 4 ,4
1 4 ,2
1 4 ,0
1 3 ,8
Epaisseur de la base c-Si(p) (µm)
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
(a) E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) ( u m )
(a)
47
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
1 9 ,1 0
(% )
R e n d e m e n t n 1 9 ,0 5
1 9 ,0 0
1 8 ,9 5
1 8 ,9 0
1 8 ,8 5
1 8 ,8 0
1 8 ,7 5
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) (µ m )
(b)
R e n d e m e n t n (% )
2 4 ,2
2 4 ,0
2 3 ,8
2 3 ,6
2 3 ,4
2 3 ,2
2 3 ,0
2 2 ,8
1 5 0 2 0 0 2 5 0 3 0 0 3 5 0 4 0 0
E p a is s e u r d e la b a s e c - S i( p ) ( u m )
(c)
Comme nous pouvons l’observer sur les figure (IV-3,4,5,6), l’utilisation d’un substrat
de 150 µm (< 200 µm) donne une meilleure valeur de tension de circuit ouvert mais entraîne
une diminution du ICC, FF et η par rapport au substrat plus épais. Ceci peut être expliqué par
la réduction de l’absorption des photons dans le substrat fin. L’épaisseur du substrat est donc
optimisée à 350 µm pour les cellules solaires à double hétérojonction et à 400 µm pour les
cellules solaires à simple hétérojonction et cellule HIT.
48
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
IV. Influence du dopage du substrat c-Si sur les performances des cellules simulées
6 8 0
(m V )
6 6 0
6 4 0
V c o
6 2 0
T e n s io n
6 0 0
5 8 0
5 6 0
5 4 0
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
-3
D o p a g e Dopage
d e l a de
b la
a sbase
e c c-Si(p)
- S i ( p(cm
) )m (-3c )
(a)
7 5 0
(m V )
7 4 5
V c o
7 4 0
T e n s io n
7 3 5
7 3 0
7 2 5
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
-3
D o p a g e d e la b a s e c - S i ( -3
p ) (c m )
(b) Dopage de la base c-Si(p) (cm )
49
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
(m V )
7 7 2 ,4
7 7 2 ,2
7 7 2 ,0
V c o 7 7 1 ,8
7 7 1 ,6
T e n s io n
7 7 1 ,4
7 7 1 ,2
7 7 1 ,0
7 7 0 ,8
7 7 0 ,6
7 7 0 ,4
7 7 0 ,2
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6
-3
D o p a g e d e la b a s e c - S i( p ) ( c m )
(c)
Sur la figure suivante, est représentée la variation du courant de court circuit des
cellules simulées en fonction du dopage de la base c-Si(p).
3 8 ,0
C o u r a n t J c c ( )m A / c m
3 7 ,5
2
3 7 ,0
3 6 ,5
3 6 ,0
3 5 ,5
3 5 ,0
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
-3
D o p a g e d e la b a s e c - S i( p ) ( c m )
(a)
50
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
4 0 ,5
C o u r a n t J c c ( )m A / c m
4 0 ,0
2
3 9 ,5
3 9 ,0
3 8 ,5
3 8 ,0
3 7 ,5
3 7 ,0
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
(b) D o p a g e d e la b a s e c - S i( p ) ( c m
-3
)
() m A / c m
4 1 ,0
4 0 ,5
. 4 0 ,0
2
C o u ra n t J c c
3 9 ,5
3 9 ,0
3 8 ,5
3 8 ,0
3 7 ,5
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
-3
D o p a g e d e la b a s e c - S i( p ) ( c m )
(c)
Figure IV.8: Variation du courant de court circuit Icc en fonction du dopage de la base :
(a) simple hétérojonction, (b) double hétérojonction, (c) cellule HIT
51
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
)
F F (%
8 1
fo rm e 8 0
7 9
7 8
F a c te u r d e
7 7
7 6
7 5
7 4
7 3
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
- 3
D o p a g e d e la b a s e c - S i( p ) ( c m )
(a)
F a c te u r d e fo rm e F F (% )
80
75
70
65
60
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
(b) D o p a g e d e la b a s e c - S i( p ) ( c m
-3
)
F a c te u r d e fo rm e F F (% )
8 5 ,4
8 5 ,3
8 5 ,2
8 5 ,1
8 5 ,0
8 4 ,9
8 4 ,8
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
-3
D o p a g e d e la b a s e c - S i( p ) ( c m )
(c)
2 0
1 9
R e n d e m e n t n
1 8
1 7
1 6
1 5
1 4
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
-3
D o p a g e d e la b a s e c - S i( p ) ( c m )
(a)
(% )
2 5
2 4
R e n d e m e n t n
2 3
2 2
2 1
2 0
1 9
1 8
1 7
1 6
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
-3
D o p a g e d e la b a s e c - S i( p ) ( c m )
(b)
53
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
(% )
2 6 ,6
2 6 ,4
R e n d e m e n t n
2 6 ,2
2 6 ,0
2 5 ,8
2 5 ,6
2 5 ,4
2 5 ,2
2 5 ,0
2 4 ,8
2 4 ,6
1 ,0 0 E + 0 1 6 2 ,0 0 E + 0 1 6 3 ,0 0 E + 0 1 6 4 ,0 0 E + 0 1 6 5 ,0 0 E + 0 1 6 6 ,0 0 E + 0 1 6
-3
D o p a g e d e la b a s e c - S i( p ) ( c m )
(c)
54
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
T e n s io n V c o ( m V )
5 7 3 ,5
5 7 3 ,0
5 7 2 ,5
5 7 2 ,0
5 7 1 ,5
5 7 1 ,0
5 7 0 ,5
5 7 0 ,0
5 6 9 ,5
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'e m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( n m )
(a)
V c o (m V )
7 2 9
7 2 8
7 2 7
T e n s io n
7 2 6
7 2 5
7 2 4
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'e m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( n m )
(b)
7 6 9 ,0
(m V )
7 6 8 ,8
7 6 8 ,6
7 6 8 ,4
V c o
7 6 8 ,2
7 6 8 ,0
T e n s io n
7 6 7 ,8
7 6 7 ,6
7 6 7 ,4
7 6 7 ,2
7 6 7 ,0
7 6 6 ,8
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'é m e t t e u r (n m )
(c)
55
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
La figure IV-12 représente la variation de la densité du courant de court circuit des différentes
cellules étudiées en fonction de l’épaisseur de l’émetteur
3 8
C o u r a n t J c c () m A / c m
3 7
2
3 6
3 5
3 4
3 3
3 2
(a)
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'é m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( n m )
40
C o u r a n t J c c ( m A) / c m
39
2
38
37
36
35
34
5 10 15 20 25 30
E p a is s e u r d e l'é m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( n m )
(b)
56
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
J c c () m A / c m
4 0
3 9
2
3 8
3 7
C o u ra n t
3 6
3 5
3 4
3 3
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'é m e t t e u r (n m )
(c)
7 3 ,6
fo rm e
7 3 ,4
7 3 ,2
F a c te u r d e
7 3 ,0
7 2 ,8
7 2 ,6
7 2 ,4
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'é m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( n m )
(a)
57
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
(% )
7 0 ,4
F F
7 0 ,2
fo rm e
7 0 ,0
6 9 ,8
F a c te u r d e
6 9 ,6
6 9 ,4
6 9 ,2
6 9 ,0
6 8 ,8
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'é m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( n m )
(b)
F F (% )
8 4 ,8
fo rm e
8 4 ,6
8 4 ,4
8 4 ,2
8 4 ,0
F a c te u r d e
8 3 ,8
8 3 ,6
8 3 ,4
8 3 ,2
8 3 ,0
8 2 ,8
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'é m e t t e u r E p é m e t ( n m )
( c)
Influence de l’épaisseur de l’émetteur sur le rendement est représenté sur la figure ci-dessous.
58
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
1 6 ,0
R e n d e m e n t n (% ) 1 5 ,5
1 5 ,0
1 4 ,5
1 4 ,0
1 3 ,5
1 3 ,0
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'é m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( n m )
(a)
R e n d e m e n t n (% )
2 0 ,5
2 0 ,0
1 9 ,5
1 9 ,0
1 8 ,5
1 8 ,0
1 7 ,5
1 7 ,0
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'é m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( n m )
(b)
(% )
2 6
R e n d e m e n t n
2 5
2 4
2 3
2 2
2 1
5 1 0 1 5 2 0 2 5 3 0
E p a is s e u r d e l'é m e t t e u r ( n m )
(c)
59
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
Les paramètres électriques des cellules solaires à simple hétérojonction, double hétérojonction
et cellule HIT en fonction de l’épaisseur de l’émetteur sont donnés en annexe C.
VII. Influence du dopage de l’émetteur a-Si : H(n) sur les performances des cellules
simulées
6 2 0
6 0 0
V c o
5 8 0
T e n s io n
5 6 0
5 4 0
5 2 0
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
-3
D o p a g e d e l'é m e t t e u r ( c m )
(a)
T e n s io n V c o ( m V )
7 5 0
7 4 0
7 3 0
7 2 0
7 1 0
7 0 0
6 9 0
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
-3
(b) D o p a g e d e l'é m e t t e u r ( c m )
60
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
8 4 0
T e n s io n V c o ( m A )
8 2 0
8 0 0
7 8 0
7 6 0
7 4 0
7 2 0
7 0 0
1 9 1 9 1 9 1 9 1 9
6 ,8 x 1 0 6 ,8 x 1 0 6 ,9 x 1 0 7 ,0 x 1 0 7 ,0 x 1 0
-3
D o p a g e d e l'é m e t t e u r ( c m )
(c)
La figure ci-dessous représente la variation du courant de court circuit des trois cellules
simulées en fonction du dopage de l’émetteur.
3 5 ,2 9
C o u r a n t J c c ( )m A / c m
3 5 ,2 8
3 5 ,2 7
2
3 5 ,2 6
3 5 ,2 5
3 5 ,2 4
3 5 ,2 3
3 5 ,2 2
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
-3
D o p a g e d e l'é m e t t e u r ( c m )
(a)
61
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
3 7 ,6 0
C o u r a n t J c c ( )m A / c m
3 7 ,5 8
2
3 7 ,5 6
3 7 ,5 4
3 7 ,5 2
3 7 ,5 0
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
-3
D o p a g e d e l'é m e t t e u r ( c m )
(b)
C o u r a n t J c c ( )m A / c m
3 6 ,9 5 0
3 6 ,9 4 8
2
3 6 ,9 4 6
3 6 ,9 4 4
3 6 ,9 4 2
3 6 ,9 4 0
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
D o p a g e d e l'é m e t t e u r (e V )
(c)
7 5
7 0
6 5
6 0
5 5
5 0
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
-3
(a) D o p a g e d e l'é m e t t e u r ( c m )
62
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
(% )
F F
7 0
fo rm e
F a c te u r d e 6 5
6 0
5 5
5 0
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
-3
D o p a g e d e l'é m e t t e u r ( c m )
(b)
(% )
F F
8 5
fo rm e
8 0
7 5
F a c te u r d e
7 0
6 5
6 0
5 5
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
D o p a g e d e l'é m e t t e u r (e V )
(c)
1 5
R e n d e m e n t n
1 4
1 3
1 2
1 1
1 0
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
-3
(a) D o p a g e d e l'é m e t t e u r ( c m )
63
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
(% )
2 0
1 9
R e n d e m e n t n
1 8
1 7
1 6
1 5
1 4
1 3
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
-3
(b) D o p a g e d e l'é m e t t e u r ( c m )
R e n d e m e n t E ff (% )
2 4
2 2
2 0
1 8
1 6
6 ,8 0 E + 0 1 9 6 ,8 5 E + 0 1 9 6 ,9 0 E + 0 1 9 6 ,9 5 E + 0 1 9 7 ,0 0 E + 0 1 9
D o p a g e d e l'é m e t t e u r (e V )
(c)
Les paramètres électriques des cellules solaires à simple hétérojonction, double hétérojonction
et cellule HIT en fonction de la conductivité de l’émetteur sont donnés en annexe D.
limitent la résistance série améliorant ainsi le facteur de forme, mais diminuent leur V CO.
L’insertion d’une couche intrinsèque (i) a-Si :H entre l’émetteur et la base permet de stabiliser
64
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
la VCO comme illustré sur la figure (IV-15) tout en augmentant le rendement de conversion.
Cette amélioration du rendement peut être expliqué par la diminution des recombinaisons des
porteurs à l’interface a-Si :H/c-Si suite à l’insertion de la couche intrinsèque. En effet, cette
couche intrinsèque permet de passiver très efficacement la surface du silicium cristallin
réduisant ainsi les vitesses de recombinaisons.
VIII. Influence du gap de l’émetteur sur les performances des cellules simulées
5 7 1 ,8
T e n s io n V c o ( m V )
5 7 1 ,6
5 7 1 ,4
5 7 1 ,2
5 7 1 ,0
5 7 0 ,8
5 7 0 ,6
5 7 0 ,4
5 7 0 ,2
5 7 0 ,0
5 6 9 ,8
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0 2 ,1 2 ,2 2 ,3
G a p d e l'é m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( e V )
(a)
V c o (m V )
7 5 0
7 4 0
7 3 0
T e n s io n
7 2 0
7 1 0
7 0 0
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0
G a p d e l'é m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( e V )
(b)
65
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
(m V )
8 4 0
8 2 0
V c o 8 0 0
7 8 0
T e n s io n
7 6 0
7 4 0
7 2 0
7 0 0
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0 2 ,1 2 ,2 2 ,3
G a p d e l'é m e t t e u r ( e V )
(c)
la figure IV-20 représente la variation du courant de circuit circuit des cellules simulées en
fonction du gap de l’émetteur
C o u r a n t J c c ( m) A / c m
3 5 ,2 4 0
3 5 ,2 3 5
2
3 5 ,2 3 0
3 5 ,2 2 5
3 5 ,2 2 0
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0 2 ,1 2 ,2 2 ,3
G a p d e l'é m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( e V )
(a)
66
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
J c c )( m A / c m
4 0
3 5
2
3 0
2 5
C o u ra n t
2 0
1 5
1 0
(b) 0
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0
G a p d e l'é m e t t e u r ( e V )
.
C o u r a n t J c c ( )m A / c m
3 7 ,0
2
3 6 ,9
3 6 ,8
3 6 ,7
3 6 ,6
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0 2 ,1 2 ,2 2 ,3
(c) G a p d e l'é m e t t e u r ( e V )
67
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
(% )
F F
7 3 ,7
fo rm e
7 3 ,6
7 3 ,5
F a c te u r d e
7 3 ,4
7 3 ,3
7 3 ,2
(a) 1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0 2 ,1 2 ,2 2 ,3
G a p d e l'é m e t t e u r a - S i: H ( n ) ( e V )
F F (% )
6 9 ,9 0
fo rm e
6 9 ,8 8
6 9 ,8 6
F a c te u r d e
6 9 ,8 4
6 9 ,8 2
6 9 ,8 0
6 9 ,7 8
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0 2 ,1 2 ,2 2 ,3
G a p d e l'é m e t t e u r ( E v )
(b)
F a c te u r d e fo rm e F F (% )
9 4
9 2
9 0
8 8
8 6
8 4
8 2
8 0
7 8
7 6
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0 2 ,1 2 ,2 2 ,3
G a p d e l'é m e t t e u r (e V )
(c)
68
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
1 4 ,7 9 0
1 4 ,7 8 5
1 4 ,7 8 0
1 4 ,7 7 5
1 4 ,7 7 0
1 4 ,7 6 5
1 4 ,7 6 0
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0 2 ,1 2 ,2 2 ,3
G a p d e l'é m e t t e u r ( e V )
(a)
R e n d e m e n t n (% )
2 0
1 5
1 0
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0 2 ,1
g a p d e l'é m e t t e u r (e V )
(b)
69
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
2 4 ,0 6
R e n d e m e n t E ff (% )
2 4 ,0 4
2 4 ,0 2
2 4 ,0 0
2 3 ,9 8
1 ,5 1 ,6 1 ,7 1 ,8 1 ,9 2 ,0 2 ,1 2 ,2 2 ,3
G a p d e l'é m e t t e u r ( e V )
(c)
Les paramètres électriques des cellules solaires à simple hétérojonction, double hétérojonction
et cellule HIT en fonction du gap de l’émetteur sont donnés en annexe E.
70
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
IX. Influence de la température sur les caractéristiques I(V) des cellules simulées
0 ,0 4 0
0 ,0 3 5
C o u ra n t (A )
0 ,0 3 0
2 5 ° C
3 5 ° C
0 ,0 2 5
4 5 ° C
5 0 ° C
0 ,0 2 0
0 ,0 0 ,1 0 ,2 0 ,3 0 ,4 0 ,5 0 ,6
T e n s io n ( V )
(a)
0 ,0 3 7 6
0 ,0 3 7 4
0 ,0 3 7 2
C o u ra n t (A )
0 ,0 3 7 0
0 ,0 3 6 8 2 5 ° C
0 ,0 3 6 6 3 5 ° C
0 ,0 3 6 4
4 5 ° C
5 5 ° C
0 ,0 3 6 2
0 ,0 3 6 0
0 ,0 3 5 8
0 ,0 3 5 6
0 ,0 3 5 4
0 ,0 0 ,1 0 ,2 0 ,3 0 ,4 0 ,5 0 ,6
T e n s io n ( V )
(b)
71
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
0 ,0 3 8 0
C o u ra n t (A )
0 ,0 3 7 9
0 ,0 3 7 8 2 5 ° C
3 5 ° C
4 5 ° C
0 ,0 3 7 7 5 5 ° C
0 ,0 3 7 6
0 ,0 0 ,1 0 ,2 0 ,3 0 ,4 0 ,5 0 ,6 0 ,7
T e n s io n ( V )
(c)
Figure VI.22 : Effet de la température sur la caractéristique I(V) des cellules simulées :
(a) simple hétérojonction, (b) cellule double hétérojonction, (c) cellule HIT.
X. Effet de la texturisation
La figure suivante représente la caractéristique courante tension I (V) de la cellule solaire HIT
avec et sans texturisation.
72
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
s a n s t e x t u r is a t io n r e n d e m e n t = 2 3 , 6 9 %
a v e c t e x t u r is a t io n r e n d e m e n t = 2 3 , 9 0 %
0 ,0 4
0 ,0 3
C o u ra n t(A )
0 ,0 2
0 ,0 1
0 ,0 0
0 ,0 0 ,2 0 ,4 0 ,6 0 ,8
T e n s io n ( V )
Le tableau suivant donne les meilleures valeurs de rendement des cellules solaires à jonctions
simple et multiples obtenues dans notre travail et d’autres rapportées dans la littérature.
Tableau IV-2. Valeurs de rendement de conversion des cellules solaires à jonctions simple et
multiple.
73
Chapitre IV Etude comparative entre les cellules à jonctions simple et multiple
Selon le tableau IV-2, les cellules solaires à triple jonction offrent un meilleur rendement de
conversion mais cette technologie est très coûteuse.
Parmi les cellules solaires à base de silicium, les cellules HIT présentent un fort
potentiel d’amélioration du rendement de conversion, tout en réduisant les coûts de
production. En effet, les cellules HIT présentent plusieurs avantages par rapport aux cellules à
homojonction, incluant notamment :
XII. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons regroupé les résultats obtenus au cours de la simulation
des cellules solaires à hétérojonction de type a-Si :H/c-Si. Les cellules solaires à double
hétérojonction ont montré de meilleures performances photovoltaïques et cela revient au rôle
important qu’apporte le BSF (a-Si :H) ainsi que l’insertion de la couche interfaciale ((i) a-
Si :H). Une étude comparative avec d’autres types de cellules solaires à jonction simple et
multiple permet de déduire que les cellules solaires HIT offre un meilleur compromis
rendement de conversion/coût de production.
74
Conclusion générale
Conclusion générale
Les cellules solaires à multijonctions à base de semiconducteurs III-V offrent les meilleurs
rendements de conversion (41.6 %) mais cette technologie est très coûteuse.
Parmi les cellules solaires à base de silicium, les hétérojonctions a-Si :H/c-Si montrent un
fort potentiel d’amélioration du rendement de conversion et la réduction des coûts de
fabrication. Selon nos résultats de simulation utilisant le logiciel AFORS-HET, les cellules
solaires à double hétérojonction présentent les meilleures performances photovoltaïques avec
un rendement maximal de 19%, comparativement aux cellules à simple hétérojonction ayant
un rendement de 14.7%. Cette différence du rendement est liée à la présence de la couche
amorphe a-Si:H(p) entre le silicium cristallin (base) et le contact arrière (Al), formant ainsi
un champ de surface arrière répulsif (BSF) qui améliore la collecte des porteurs et réduit les
pertes par recombinaison sur la face arrière du silicium cristallin.
Le rendement des cellules solaires à double hétérojonction est amélioré après l’insertion
d’une couche amorphe intrinsèque a-Si :H(i) sur les faces avant et arrière, donnant ainsi lieu
à la structure HIT. Nous avons obtenu, par simulation des cellules HIT, un rendement de
23.69%, qui est proche du rendement expérimental de 23.7% atteint par la société japonaise
Sanyo sur ce type de cellules.
Nous pouvons déduire, qu’il est possible d’améliorer encore le rendement de conversion
des cellules HIT à 25% en misant sur les paramètres optimaux à savoir : un émetteur ayant un
gap de 1,75 eV et une épaisseur de 5 nm dopé à 7,89.1019cm-3, une épaisseur du substrat de
250 nm dopé à 2.1015cm-3 et une épaisseur de la couche intrinsèque (i) de 5nm.
75
Références
Reférences
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