Introduction à la Spectroscopie
Introduction à la Spectroscopie
1
CHAPITRE I :
INTRODUCTION GENERALE A LA SPECTROSCOPIE
I- DEFINITION
1) Propriété
Aspect ondulatoire
Aspect corpusculaire
a) Aspect ondulatoire
L’onde électromagnétique est modélisée sous la forme d’un couple de champ électrique et
magnétique (E,⃗⃗⃗ B
⃗ ), oscillant perpendiculaire dans la direction de propagation. C’est une onde
plane polarisée et progressant dans la direction x.
Ey = EO sin(2πt − kx)
{
Bz = BO sin(2πt − kx)
b) Aspect corpusculaire
L’expérience a montré que l’énergie lumineuse est quantifiée sous forme de photons, et
l’énergie de chaque photon est égale à : E = h.
2
2) Le spectre électromagnétique
Les ondes électromagnétiques couvrent un domaine spectral s’étendant sur une large bande de
fréquence allant des ondes hertziennes aux ondes cosmiques. L’ensemble de ce domaine se
divisent en trois grandes zones :
Les Rayonnements ionisants concernent les radiations des zones hertziennes et optiques
Rayonnement non-Ionisants concernent les radiations des zones cosmiques et une partie
des UV.
a) L’absorption
Il se produit une absorption lorsqu’une particule passe d’un état de basse énergie à un état de
haute énergie.
3
𝐈𝐨
𝛆𝐥𝐜 = 𝐃𝐢 = 𝐀 = 𝐥𝐨𝐠 ( 𝐈 ) Di , A = absorbance ; = coefficient d’extinction ;
b) L’émission
C’est le retour de la particule à son état de + basse énergie. Elle se produit soit par fluorescence,
soit par phosphorescence, soit par radiation de chaleur (diffusion).
• La fluorescence est caractérisée par l'émission d'un photon de manière très rapide
• La phosphorescence est caractérisée par une transition passant d’abord d'un état
singulet vers un état triplet (non permise par le modèle quantique, mais rendue possible
grâce au couple spin-orbitale), avant le retour du photon à l'état fondamental. Cette
transition s'effectue très lentement.
4) Les Transitions
L’absorption provoque une modification plus ou moins grande entre les particules qui
composent la matière. Ce phénomène est appelé transition. Il existe trois principaux types de
transition : la transition électronique, la transition vibrationnelle et la transition rotationnelle
1) Le spectre
C’est une courbe de distribution, caractérisée par son intensité, sa longueur et son amplitude.
Courbe de distribution
4
III- HISTORIQUE DE LA SPECTROSCOPIE
Les faits expérimentaux ont commencé dans les années 1650 avec les travaux de Newton sur la
dispersion de la lumière blanche en une gamme de couleur. Par la suite Bunsen et Kirchlof vont
réaliser un prisme intégré qui permit d’absorber le spectre d’émission de plusieurs composés
dans la flamme. Cependant, il a fallu attendre la fin du 19è siècle et le début du 20è siècle pour
avoir une explication de tous ces faits expérimentaux surtout avec l’avènement de la mécanique
quantique.
En 1885, Balmer observe une série de raie dans le visible après Lymann, Pfund et Brakect.
Mais c’est Desland qui mettra une forme empirique apportera un développement dans la
spectroscopie.
1 1 1
ν = λ = R H (n 2 − β 2 ) ν = Nombre d’onde RH = Constante de Rydberg
Entre 1900 et 1904, Planck émet plusieurs postulats dont le 1er stipule que la plus faible énergie
inchangeable est le quantum avec : E = h
Albert Einstein admet ce postulat en 1905 et donne une interprétation à partir du phénomène
de l’effet photoélectrique, ce qui lui permit d’écrire : E = mC2.
L’énergie émise ou absorbée lors du passage d’une orbite à une autre est : ΔE = |εn − εp |
En 1926 Schrödinger fait la synthèse des différents travaux et propose une fonction (x,y,z,t)
appelée fonction d’onde et l’équation : H = E
5
CHAPITRE II
LA SPECTROSCOPIE ATOMIQUE
m
r1
y
r
2
x M
1 1 P2 Ze2
H= T+V T= mv 2 + Mv 2 = 2μ V= −
2 2 r
∂ ∂2 1 ∂2 ∂2 ∂2
P̂x = −iћ ∂x Px2 = − ћ2 ∂x2 T=− ћ2 (∂x2 + + )
2μ ∂y2 ∂z2
2μ
Δψ + (E + V)ψ = 0
ћ2
x = rcossin 0≤r<∞
y = rsinsin 0 ≤ ≤
z = rcos 0≤ ≤ 2
6
(r, , ) = R(r)()() (1)
1 ∂ ∂ 1 ∂ ∂ 1 ∂2
∆= (r 2 ∂x) + r2 sinθ ∂θ (sinθ ∂θ) + r2 sinθ ∂φ2 ) (2)
r2 ∂x
On obtient :
1 ∂ 2 ∂ℛ 2μr 2 1 ∂ ∂Θ 1 ∂2 ∅
(r ) + 2 (E − V) + (sinθ ) + ( )= 0
ℛ ∂r ∂r ћ Θsinθ ∂θ ∂θ ∅ sin2 θ ∂φ2
En faisant la séparation des variables, nous sommes ramenés à la résolution de deux équations,
chacune égale à la même constance.
1 d 2 dℛ 2μr 2
(r ) + 2 (E − V) = ω
ℛ dr dr ћ
1 1 ∂ ∂Y 1 ∂2 Y
( sinθ + ( )= −ω
Y sinθ ∂θ ∂θ sin2 θ ∂φ2
Résumé
|m|
Pl = Polynome associé de Legendre
z
- Une solution en R : R(r) = Rnl(r) = e−r
|m| 1 z2 μe4
Ψn,l,m = Nℛnl (r)Pl cos(θ)e−imφ εn = 2 n2 4ε2 𝗁2
0
N = constante de normalisation
L’étude de ces fonctions permet d’accéder aux orbitales atomiques (OA) (s,p,d…) et aux
nombres quantiques désignés par les lettres n,m et l.
7
N l Rnl(r)
3
z ⁄2
n=1 l=0 ℛ10 = 2 (a ) e−ρ
0
3
1 z ⁄2 −ρ
⁄2
l=0 ℛ20 = 2√2 (a ) (2 − ρ)e
0
n=2 3⁄
1 z 2 −ρ⁄
l=1 ℛ21 = 2√6 (a ) e 2
0
3⁄
2 z 2 −ρ
⁄3
l=0 ℛ30 = 81√3 (a ) (27 − 18ρ + 2ρ2 )e
0
3⁄
4 z 2 −ρ
⁄3
n=3 l=1 ℛ31 = 81√6 (a ) (6ρ − ρ2 )e
0
3⁄
4 z 2 −ρ
⁄3
l=2 ℛ32 = 81√30 (a ) (ρ2 )e
0
dn+1
Ln (x) = ex dxn+1 (x n+1 e−x Polynôme de Laguerre
N L m 𝛹nlm
3
1 z ⁄2 −ρ
n=1 l=0 0 Ψ100 = ( ) e
√π a0
3
1 z ⁄2 −ρ
⁄2
l=0 0 Ψ200 = 4√2π (a ) (2 − ρ)e
0
3⁄
1 z 2 −ρ
⁄2
n=2 l=1 0 Ψ210 = 4√2π (a ) ρe cosθ
0
3⁄
1 z 2 −ρ
l=1 ±1 Ψ21±1 = ± 8 ( ) ρe ⁄2
sinθe±iφ
√ π a 0
r r y
ns x 2P
a) b)
8
1 −2r
b) représente une surface d’isodensité : 1sH = e =K
π
On fixe r et fait varier les deux autres variables , On fait déplacer le point M(, ) sur une
sphère de rayon r et l’on porte le long du rayon OM un segment [OP] tel que : [OP] = Y()
z
M3
M2
M1
r y
3) Rayon caractéristique
a) Le rayon le plus probable
b) Rayon moyen
∞
C’est la distance moyenne entre l’électron et le noyau. On le note : r̅ = ∫0 rdPr
zr
∞ 4 − 3
Dans le cas de l’électron 1s de H : r̅ = ∫0 e a0 r 3 dr ; : r̅ = 2 a0
a3
0
Les Orbitales atomiques s, p, d, f, g… obtenues à partir du nombre quantique azimutal sont les
termes spectroscopiques atomiques.
9
II- ATOMES PLURIELECTRONIQUES
ℏ2 Ze2 Ze2 e2
Exemple de He (2 e-) : − [2m (∇12 + ∇22 ) − − + r ] ψ = Eψ(1, … , N)
r1 r2 12
La 1ère somme concernant les termes mono-électroniques ne posent pas de problèmes. Mais la
difficulté vient du terme d’interaction inter-électronique qui impose la non séparabilité des
variables. Pour résorber ce problème, l’on est amené à contourner la difficulté en posant :
H(1,…N) = hi avec hi = i(i)
Méthode de Slater :
Slater considère que l’effet principal du potentiel moyen est de diminuer la charge du champ du
noyau par un effet d’écran.
1 Z∗
hi = − 2 ∇i − Avec Z∗ = Z − σ ( = constante d’écran)
ri
Z∗ 2
Ei = −13,6 ( ′ ) (ev)
n
N 1 2 3 4 5 6
n’ 1 2 3 3,7 4 4,2
10
B- LES ETATS SPECTROSCOPIQUES
I/ Rappel
a) Moments angulaires
La somme de ces deux moments donne naissance à un 3ème moment appelé moment angulaire
global (noté, 𝒿⃗⃗ ).
𝒿 = ⃗ℓ + 𝓈⃗ la projection sur l’axe z donne 𝒿z = ℓz + 𝓈z
𝒿 = ℓ + 𝓈, ℓ + 𝓈-1, …. ℓ - 𝓈 - 𝒿 ≤ mj ≤ 𝒿
b) moments magnétiques
Les moments angulaires ⃗L et ⃗S sont obtenus par couplage des moments angulaires
monoélectroniques correspondants.
11
J est obtenu soit par couplage des termes monoélectroniques (couplage j/j), soit par couplage
des termes polyélectroniques ⃗L et ⃗S (couplage L/S)
⃗⃗ = ∑i=1 ⃗⃗⃗
L ℓi , S⃗⃗ = ∑i=1 ⃗𝓈⃗i ⃗ + S⃗
J=L
b) Couplage j/j
Un état spectroscopique est défini par le couple (L, S) obéissant aux principes d’exclusion de
Pauli. Il est représenté selon la notation suivante :
r
XJ (X = terme spectral ; r = multiplicité ; J = nombre quantique global)
L 0 1 2 3 4 5 6
X S L D F G H I
Principe de Pauli : Deux électrons ne peuvent se trouver dans le même état quantique dans un
atome, c.à.d. ne qu’ils ne peuvent avoir les quatre nombres quantiques identiques.
Plusieurs méthodes permettent de rechercher les états spectroscopiques, entre autres les
méthodes graphiques, les méthodes de micro-états… Dans ce chapitre, nous ne développerons
que les méthodes de micro-états.
Un micro-état est défini par un ensemble des valeurs ml et ms de chaque électron d’un système.
A chaque micro-état correspond un couple (ML, MS). Dans un état donné de l’atome, il y a
autant de microétats que de couples de valeurs possibles ML et MS respectant le principe
d’exclusion.
12
Comment déterminer les microétats?
- C (Z = 6) : 1s22s22p2
- Orbitale insaturée : 2p2
- Détermination des couples ML et MS
Dans la méthode des micro-états, il existe deux voies : la voie longue et la voie courte.
Méthode longue
Bilan : On obtient 15 micro-états répartis en 5 termes spectraux 1D, 3P, 1P, 3S, 1S.
13
6! 6x5x4x3x2
N𝜇𝑒𝑡𝑎𝑡 = C62 = = = 15
(6 − 2)! 2! (4x3x2)x2
Les cinq termes sont-ils tous des réels états spectroscopiques du carbone ?
Pour le vérifier, on procède par le calcul des degrés de dégénérescence (ddg). Si le ddg total est
égal au nombre de micro-états alors tous les termes sont réels, sinon certains sont englobés.
Pour 2p2
1
D:L=2;S=0 ddg = 1x(2x2+1) = 5
3
P:L=1;S=1 ddg = 3x3 = 9
1
P:L=1;S=0 ddg = 1x3 = 3
3
S:L=0;S=1 ddg = 3x1 = 3
1
S:L=0;S=0 ddg = 1x1 = 1
ddgtotal = 5 + 9 + 3 + 3 + 1 = 21 micro-états
Dans ce cas présent ddg est supérieur à N donc il existe des termes englobés
On procède d’abord par le terme spectral ayant la plus grande valeur de L. Si plusieurs termes
ont la même valeur de L, c’est celui qui a le plus grand r qui est utilisé le premier.
1
D : L = 2 ; ML = -2, -1, 0, 1, 2 S = 0 ; MS = 0
ML -2 -1 0 1 2
MS 0 0 0 0 0
r 1 1 1 1 1
X D P S P D
ML -1 0 1
MS -1 0 1 -1 0 1 -1 0 1
r 3 1 3 3 1 3 3 1 3
X P P P S S S P P P
On ne constate que 2 fois 1P, 1 fois 1S et 2 fois 3S les sont incluses dans 3P.
Après élimination des termes dans le 1er tableau, on remarque que 1P et 3S sont entièrement
englobés dans les autres termes, donc les états spectroscopiques réels du carbone sont les
suivants : 1D, 3P et 1S.
14
Méthode courte
On recherche soit les couples (ML, MS) positifs et nuls, soit négatifs et nuls possibles. Le
tableau est rempli en tenant compte des spins parallèles et des spins antiparallèles.
2p2 : l=1 ml - 1, 0, 1 ML - 2, - 1, 0, 1, 2
ms -½ , ½ MS - 1, 0, 1
ml r
ML MS X
-1 0 1
3
1 1 P
3
0 1 S
1
0 0 S
1
1 0 P
1
2 0 D
NB : ces règles ne sont valables que dans le cas de deux électrons équivalents.
- spins // MS = ½ + ½ = 1 ML = 0 + 0 = 0 on a 3S
- spins anti-// MS = ½ - ½ = 0 ML = 0 + 0 = 0 on a 1S
15
) ns1n’p1 , ns1n’d1 Exemple : 1s12p1
MS = - 1, 0, 1 ML = - 1, 0, 1
ml1 ml2 r
ML MS X
0 -1 0 1
3
1 1 P
//
3
0 1 S
1
0 0 S
#
1
1 0 P
On obtient : 1S - 3S ; 1P - 3P
- Rechercher tous les couples (ML, MS) positifs et nuls ou négatifs et nuls
- Rechercher les spins // et les anti-//
L’ordre de stabilité des états spectraux est régi par les règles de HUND :
- L’état le plus stable est celui qui a la multiplicité (r) la plus élevée : Exemple 4P> 3D > 2D
- Si les r sont identiques le plus stable est celui qui a la plus grande valeur de L (c.à.d. la
plus grande multiplicité spatiale) : Exemple 2D > 2P > 2S
- Si les états possèdent les mêmes valeurs de r et de L, le plus stable est celui qui a :
J minimal si le nombre d’électron est inférieur au ½ remplissage de la sous-couche
impliquée
J max si le nombre d’électrons > au ½ remplissage
- ns1 ML = 0 ; MS = ½ J = L + S = 1/2 2
S1/2
- np1 ML = -1 ; MS = ½ J = L + S = 3/2 2
P3/2
- nd2n’s2 ML = -3 ; MS = 1 3
F4
16
4- Recherche de la configuration électronique à partir d’un état spectroscopique
Etat S donc L = 0
Configuration : 4s13d5
L’action d’un champ magnétique sur un atome étudiée pour la 1ère fois par Zeeman, a
pour effet de produire une décomposition de chaque raie d’émission en plusieurs
composantes.
∆E = −μ ⃗
⃗ .B
B=0 B≠0
Le déplacement d’un électron autour d’une orbitale est à l’origine des moments
magnétiques μ ⃗⃗⃗s opposés respectivement aux moments cinétiques ⃗ℓ et 𝓈.
⃗⃗⃗l et μ
⃗ℓ
∗ 𝓈 μ
⃗⃗⃗l = 𝑖𝑠n
⃗ 𝒊 intensité de courant
𝑖 ∗
|e| |e|ω
𝑖= = s surface décrite par l’e-
T 2π
μ𝓈
⃗⃗⃗⃗
μℓ
⃗⃗⃗⃗ s = πr 2 ⃗ vecteur unitaire à s
n
|e|
|μ
⃗⃗⃗l | = ℏ√l(l + 1)
2mc
17
|e|
|μ
⃗⃗⃗l | = μβ √l(l + 1) avec μβ = ℏ = magnéton de Bohr
2mc
μβ
|μ
⃗⃗⃗l | = |l| = β|l| et μ
⃗⃗⃗l = − βl
ℏ
De même : |μ
⃗⃗⃗s | = 2μβ √s(s + 1)
μβ
|μ
⃗⃗⃗s | = 2 |s| = −2β|s| et μ
⃗⃗⃗s = − 2βs
ℏ
μj = −βj
⃗⃗⃗ ⟹ μj = −β(l + 2s)
⃗⃗⃗ avec j= l+s
⃗⃗⃗⃗ ⃗
μL = − βL μS = − 2βS⃗
⃗⃗⃗⃗ et ⃗ + 2S⃗)
μJ = − β(L
⃗⃗⃗
Rapport gyromagnétique
|moment induit|
γ=
|moment inducteur|
⃗⃗⃗⃗
μ ⃗L+2S⃗
γ = | JJ | = β | ⃗ ⃗
| = βg 𝐠 est appelé facteur de Landé
L+S
⃗L + 2S⃗
g= | |
⃗L + ⃗S
3 S 2 − L2 3 S(S + 1) − L(L + 1)
g= + = +
2 2J 2 2 2J(J + 1)
Cas particuliers :
- Couches pleines : |μ
⃗⃗⃗J | = 0
- Couches ½ pleines : on a un état S et L = 0 J = S donc g = 2
18
2- Action d’un champ magnétique faible : effet Zeeman
L’action d’un champ faible sur un atome conserve le couplage (L, S), d’où l’énergie
d’interaction prend la forme : ∆𝐄 = −𝛍 ⃗ = 𝛃(𝐋 + 𝟐𝐒)
⃗⃗⃗𝐉 𝐁
∆E = |μ ⃗ |cosθ = gβ|B
⃗⃗⃗J | |B ⃗ ||J|cosθ
Donc ⃗ |MJ
∆E = gμβ |B ∆E = gδE MJ
Avec ⃗|
δ = μβ |B δ est appelé écart d′énergie
Conclusion : L’action d’un champ faible sur un état spectroscopique entraine une
levée de totale de dégénérescence, c’est l’effet Zeeman.
2 3/2
P3/2
1/2
2 -1/2
P
-3/2
2
P1/2 1/2
-1/2
L’action d’un champ fort sur un atome détruit le couplage (L,S), donc le moment
cinétique J global n’existe plus. Dans ces conditions l’énergie d’interaction prend la
forme : ∆E = − B ⃗ (μ
⃗⃗⃗⃗L + ⃗⃗⃗⃗
μS )
∆E = δE (ML + 2MS )
19
4- Comparaison entre champ faible et celle d’un champ fort : Exemple 2P
- B faible ⇒ L/S est conservé. Dans ce cas 2P conduit à 2P1/2 et 2P3/2 qui sous
l’effet d’un champ faible donne lieu à 2 + 4 = 6 niveaux d’énergie.
C- TRANSISTIONS ELECTRONIQUES
1- Règles de sélection.
On appelle règle de sélection, les lois qui régissent les phénomènes d’absorption et
d’émission. Elles définissent les transitions permises et les transitions interdites.
spectroscopie de vibration: v = ±1
spectroscopie UV: S = 0, = ±1
spectroscopie atomique: S = 0, L = 0, ±1, J = 0, ±1
spectroscopie RMN: m = ±1.
2- Transition de Zeeman
2
1 1
D2
0
-1
-2
1
P1 1
0
-1
MJ = 1 0 -1
20
CHAPITRE III
I/ GENERALITE
Un spectre moléculaire est formé d’un ensemble de raies regroupées sous forme de
bandes plus ou moins larges. L’origine de ces raies est due aux phénomènes de
transitions entre différents niveaux d’énergie. En effet, dans une molécule, il existe
trois types de transition et une transition non quantifiée :
- Transition électronique
- Transition vibrationnelle
- Transition rotationnelle
- La Translation (transition non quantifiée)
A l’état isolé, l’énergie mécanique totale d’un système moléculaire est composée
essentiellement des trois termes quantifiés car Etrans très faibles devant ces trois.
Etot = Erot + Evib + Eélec Avec : Eélec>> Evib>> Erot >>>> Etrans
i π π
Etat fondamental Etat excité
21
1er Etat électronique
Le domaine de rotation est situé entre IR-lointain ( de 20 à 250 μm) et les Micro-
ondes.
Dans ce domaine, une molécule peut absorber ou émettre une radiation en acquérant
un mouvement de rotation autour de son centre de gravité et provoquer des transitions
entre niveaux d’énergie de rotation de la molécule.
La molécule tourne autour de son axe de gravité avec une énergie de rotation Er. Er
est une énergie cinétique de la forme :
22
1 1
En introduisant J, Er devient : Er = μ2 v 2 r 2 = |J|2
2μr2 2μr2
1
J = √J(J + 1)ℏ d’où Er = [J(J + 1)]ℏ2 (J = 0, 1, 2, 3…)
2μr2
1
Er = [J(J + 1)]ℏ2 (avec I = r2)
2I
h2
L’énergie de rotation est donc de la forme : Er = J(J + 1)
8π2 I
On constate que les différents niveaux d’énergie sont proportionnels à J(J+1). De plus
les différents niveaux ne sont pas équidistants.
Les spectres de rotations sont composés de bandes qui forment plusieurs raies et
caractérisés par leur intensité, fréquence et nombre d’onde.
ΔEr h
d’où ν= = [J′(J′ + 1) − J(J + 1)]
h 8π2 I
h
J’ = J+1 on a ν= 2(J + 1)
8π2 I
h
ν = 2B(J + 1) Avec B=
8π2 I
23
La différence des fréquences entre deux niveaux consécutifs est une constante :
∆ν = νJ+1 − νJ ∆𝛎 = 𝟐𝐁
ν 2B (J+1)
Le nombre d’onde ν̅ = d’où ν̅ =
𝐶 C
𝟐𝐁
∆ν̅ = ν̅J+1 − ν̅J ∆𝛎̅ =
𝐂
3) Applications
Les transitions vibrationnelles se situent dans la gamme 10-13000 cm-1, dans la zone
Infrarouge et Visible (Raman)
24
Pour les molécules diatomiques, les seuls mouvements vibratoires possibles, sont les
distorsions périodiques de la distance d’équilibre. Il s’agit d’une vibration d’élongation.
A re B
A r B
Avec r = re + x
1
L’énergie potentielle V est telle : 𝑉 = 𝑘𝑥 2
2
𝑑𝑉
=F=−𝑘 𝐅 = − 𝐤𝐱
𝑑𝑥
Le signe moins indique une force opposée
k = constance de raideur
x = r-re = écart d’équilibre
1 1 𝑘
𝑉= 𝑘𝑥 2 = 𝑚𝜔2 𝑥 2 avec : 𝜔=√
2 2 𝑚
25
En mécanique classique :
d dL dL
= (2)
dt dx dx
dt
d2 kx
L’équation (1) devient : (x) + =0
dt2 μ
𝐤 𝟏 𝐤
Avec 𝛚𝟎 = √ et 𝟎 = √
𝛍 𝟐𝛑 𝛍
En mécanique quantique
P2 1 2 2
E=T+V= + ω x μ
2μ 2 0
Equation de Schrödinger :
ℏ2 d2 1
̂ vib Ψvib = Evib Ψvib
H avec ̂ vib = −
H + μω20 x 2
2μ dx2 2
La résolution de cette équation montre que la molécule ne peut se trouver que dans
les postions discrètes de vibration décrite par la fonction d’ondes du type Ψvib.
1
Ψvib = Hv (y)e−2y/v (Hv(y) = polynôme de Hermite)
√2v v!√π
𝟏
L’énergie de vibration, solution de l’équation est de la forme : 𝐄 = (𝐯 + ) 𝐡𝛎
𝟐
26
Diagramme d’énergie de vibration de liaison d’une molécule
Règle de sélection :
- ∆v = ±1 correspond à des bandes fondamentales
- ∆v > 1 correspond aux bandes harmoniques
𝟏 𝟏 𝟐
𝐄𝐯𝐢𝐛 = 𝐡 (𝐯 + ) 𝛎 + 𝐡 (𝐯 + ) 𝐱 𝐞 𝛎
𝟐 𝟐
- xe = constante d’anharmonicité
- De = énergie de dissociation
27
Diagramme d’énergie de vibration anharmonique
N g g
= e−ΔE/KT (𝑎𝑣𝑒𝑐 = 2𝐽 + 1)
N0 g 0 g0
K = constante de Boltzmann
g0 et g sont des facteurs de dégénérescence
E1 − E0
ν0→1 = = ν(1 − 2xe )
h
E2 − E0
ν0→2 = = 2ν(1 − 2xe )
h
Application :
28
III/ LA SPECTROSCOPIE DE VIBRATION – ROTATION
h h k 1
Evib−rot = J(J + 1) + . √ (v + )
8π2 I 2π μ 2
(J = 0 , 1, 2, 3…. v = 0 , 1, 2, 3….)
ΔJ = +1 Branche principale R
ΔJ = −1 Branche relative P
On observe une troisième branche pour en vibration pure dont la transition est interdite
ΔJ = 0 BRANCHE Q
29
Exemple de Spectres
30