0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues6 pages

Introduction À L

Transféré par

badassoumarco
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Thèmes abordés

  • Droit pénal,
  • Droit international,
  • Majeurs protégés,
  • Critiques juridiques,
  • Publication,
  • Règles impératives,
  • Contrat de travail,
  • Droit privé,
  • Norme juridique,
  • Justice
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues6 pages

Introduction À L

Transféré par

badassoumarco
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Thèmes abordés

  • Droit pénal,
  • Droit international,
  • Majeurs protégés,
  • Critiques juridiques,
  • Publication,
  • Règles impératives,
  • Contrat de travail,
  • Droit privé,
  • Norme juridique,
  • Justice

Introduction à l’étude du droit

Comment peut-on définir la notion de « Droit » ?


La notion de « Droit » peut être définie comme un ensemble de règles de conduite destinées
à organiser la vie en société, et qui ont vocation à s'appliquer à toutes les personnes qui
forment le corps social. Ces règles qui sont formulées de manière générale et impersonnelle,
concernent chacun et ne désignent personne en particulier.
Le mot « Droit » correspond, dans un premier sens, à ce que les juristes appellent le « Droit
objectif » : the Law. Dans son second sens, le Droit désigne « les facultés, les pouvoirs et les
prérogatives individuelles que les personnes ont vocation à puiser dans le corps de règles
qui constitue le Droit objectif ». On parle alors de « droits subjectifs » : the Right.
Les différentes branches du Droit
Le Droit public et ses subdivisions : Quelles sont les différentes disciplines relevant du Droit
public ? Les principales branches de cette discipline sont : le Droit constitutionnel, le Droit
administratif, le Droit fiscal...
Le Droit privé et ses subdivisions : Quelles sont les disciplines relevant du Droit privé ? Le
Droit civil et le Droit commercial constituent les principales matières du Droit privé.
Les Droits mixtes : la notion de Droit mixte, s’étend à toute branche du Droit qui réalise une
combinaison de règles relevant, pour les unes du Droit public et pour les autres du Droit privé.
Il s’agit essentiellement : du Droit pénal, du Droit social…
Première Partie : Le Droit objectif
Chapitre I : Les caractères essentiels de la règle de Droit
Il convient de dégager ses caractères essentiels, à savoir : la généralité et l’obligation et la
sanction par l’autorité publique.
Section I : Le caractère général de la règle de droit
La règle de droit doit être la même pour tous. Ainsi, elle doit être :
• générale
• impersonnelle
Par conséquent, la règle de droit ne doit pas prendre en compte les spécificités de chaque
individu. Elle n'a pas vocation à régir des situations spécifiques.
En pratique, des formules comme « quiconque » ou « chacun » sont utilisées dans les règles
de droit, ce qui implique qu’elles s’appliquent à tous.
Il convient toutefois de nuancer ce principe selon lequel la règle de droit doit être la même
pour tous les individus.
Plus précisément, la règle de droit doit être la même pour les individus qui se trouvent dans
une situation identique. Ainsi, les personnes qui se trouvent dans des situations différentes
pourront se voir appliquer des règles de droit différentes.
Par exemple, la réglementation relative au mariage ne s'applique qu'aux couples mariés. De
même, la réglementation relative au contrat de travail ne s'applique qu'aux salariés du secteur
privé.
Il existe également des régimes spéciaux qui viendront s’appliquer à certaines catégories
spécifiques de personnes. Par exemple, les mineurs ou les majeurs protégés (majeurs sous
tutelle, sous curatelle…) bénéficient de régimes juridiques particuliers, dérogatoires au droit
commun.
Section II : Le caractère obligatoire de la règle de droit
La règle de droit définit les comportements auxquels les individus doivent se conformer au
sein de la société. Il est donc nécessaire qu'elle soit respectée par ceux à qui elle s’applique.
C'est pourquoi elle doit être rendue obligatoire.
Il faut cependant distinguer entre les règles impératives et les règles supplétives, qui ne
s’appliquent pas avec la même force.
Les règles supplétives sont les règles auxquelles les individus peuvent déroger, ou qu’ils
peuvent écarter pour appliquer une autre règle. Pour autant, si elles n’ont pas été écartées
pour que d’autres règles s’appliquent, elles devront s’appliquer.
Les règles impératives, elles, sont les règles auxquelles les individus ne peuvent pas
déroger. Elles doivent être respectées en toute situation.
Certaines d’entre elles sont particulièrement renforcées, et sont dites d’ordre public en ce
qu'elles protègent un intérêt public, et non privé.

Section III : Le caractère coercitif de la règle de droit


En ce qu'elle a vocation à régir la vie en société et les rapports entre ses membres, la règle
de droit doit être coercitive : celui qui ne la respecte pas se verra sanctionné par l'autorité
publique.
En effet, nul ne peut se faire justice par soi-même. L'Etat a seul le droit de sanctionner les
individus qui n’exécutent pas ou mal les règles de droit : il a le monopole de la contrainte
légitime.
Plusieurs sanctions existent et seront appliquées en fonction des conséquences du non-
respect de la règle de droit :

• La punition : elle est appliquée uniquement en cas d’infraction pénale. Exemples :


une amende, une peine d'emprisonnement, des travaux d'intérêt général...
• L’exécution : elle se fera par l’exécution forcée d’une règle ; la personne se verra
contrainte d’exécuter la règle de droit.
• La réparation : elle se fera par l’allocation de dommages et intérêts.

Section IV : La finalité sociale de la règle de droit

Le droit fournit des règles de conduite afin de régir les relations entre les citoyens et ainsi
faire régner une paix sociale. Il faut donc distinguer le droit d’autres notions qui ont également
vocation à régir les relations entre les hommes.
Il faut d'abord distinguer le droit de la religion. Dans certains pays, le droit et la religion sont
extrêmement liés, et donc difficiles à distinguer. Mais dans la plupart, la religion n’est pas
source de droit.
Il faut ensuite distinguer le droit de la morale. La morale est l’ensemble des règles de conduite
en société considérées comme bonnes. Elle est plus stricte que le droit, toutefois le droit s’en
inspire souvent.
Il faut enfin distinguer le droit de l'équité. L’équité correspond à une justice spontanée, non
inspirée par les règles de droit en vigueur. Pour déterminer si la conduite d’un individu est
juste ou injuste, on va faire appel à des notions de justice naturelle et d’éthique. L'équité est
à distinguer du droit car elle est une notion plus subjective.
Chapitre II : Les sources essentielles de la règle de Droit
Quelles sont, alors, les sources actuelles de la règle de droit ? la règle de droit est issue de
deux catégories de sources : les sources traditionnelles (droit religieux et du droit coutumier)
et les sources modernes (la loi, la coutume et la jurisprudence).

Section I : Les sources traditionnelles de la règle de droit.


§1 : Le droit religieux
Le droit religieux comme source du droit dans un pays où la religion n’est pas séparée de
l’État.
§ 2 : Le droit coutumier
La coutume est l'une des sources les plus importantes de la règle de droit. I- définition de la
coutume La coutume est une règle de conduite « qui découle d'une pratique ancienne, d'un
usage qui s'est prolongé dans le temps et qui devient à certaines conditions une règle de
droit ».
Section II : les sources modernes de la règle de droit
§ 1 : Le droit international
Le droit international est le droit des relations interétatiques. Il englobe l’ensemble des règles
et des principes qui régissent les relations entre les États souverains et qui les engagent de
manière réciproque. Les sources formelles du droit international, (selon l’art. 38 du Statut de
la Cour internationale de justice) sont : les traités et les conventions internationales, la
coutume internationale, les principes généraux de droit, et l’équité. Les décisions judiciaires
et la doctrine, qui ont également été évoqué à l’art 38 du statut de la CIJ sont des sources
subsidiaires ou indirectes du droit.
§ 2 : La loi
Source fondamentale de la règle de droit, la loi dans son sens large, désigne toutes les règles
émanant de l’autorité publique, et qui présentent un caractère général, impersonnel et
obligatoire.
Quelles sont alors les composantes de la notion générale de la loi ? on distingue nettement
la loi « stricto sensu » du règlement. La loi dans son sens étroit est l’œuvre du pouvoir législatif
alors que le règlement relève du pouvoir exécutif et des autorités administratives.
Quelles sont les conditions d’application de la loi ?
L’entrée en vigueur de la loi suppose que soient remplies deux formalités : la promulgation et
la publication de la loi.
1- la promulgation : La promulgation de la loi est prévue par la constitution qui stipule
que le Président de la république promulgue la loi dans les trente jours qui suivent la
transmission au gouvernement de la loi définitivement adoptée. Cet acte ne concerne
que la constitution et les lois votées par le parlement. Le règlement quant à lui est
l'œuvre du pouvoir exécutif.
2- la publication : La publication consiste dans l’insertion du texte de loi au journal officiel
(J.O.) Elle concerne aussi bien les lois que les règlements. L'objet de cette formalité
est d’informer les sujets de droit du contenu de la règle juridique pour leur permettre
de l’observer et le cas échéant, la leur imposer.

OBSERVATIONS :
L’entrée en vigueur de la loi
(Domaine d'application des lois dans le temps)
L’entrée en vigueur d'une législation nouvelle, soulève le problème du conflit dans le temps,
entre cette loi nouvelle et la loi ancienne. -Afin de résoudre ce genre de conflit de lois, il faut
déterminer le domaine d'application dans le temps des lois successives. -Pour ce faire, il
convient dans chaque cas, de savoir quelle est l'étendue exacte de l'application de la loi
nouvelle, et de rechercher si la loi antérieure ne conserve pas un certain empire, qu’il est
nécessaire de déterminer précisément, le cas échéant. À cet égard, la doctrine a donné
naissance à trois principes, reconnus par le droit marocain, à savoir : le principe de la non
rétroactivité de la loi, le principe de l’effet immédiat de loi nouvelle, et le principe de la survie
de la loi ancienne dans le cadre contractuel.

L’abrogation de la loi
L’abrogation de la loi consiste donc à lui retirer sa force obligatoire, soit en la supprimant
purement et simplement, soit en la remplaçant par une loi nouvelle. Elle peut-être expresse
ou tacite.
a) l’abrogation expresse : c’est lorsque la loi nouvelle, décide, en termes formels, de
mettre fin à l’application matérielle de la loi ancienne. L’étendue de cette abrogation
est généralement déterminée par le texte même qui l’édicte formellement. Celle-ci
peut-être totale ou partielle. Ainsi, : « Les lois ne sont abrogées que par des lois
postérieures, lorsque celles-ci l’expriment formellement, ou lorsque la nouvelle loi est
incompatible avec la loi antérieure, ou qu’elle règle toute la matière régie par cette
dernière ».
b) l’abrogation tacite ou implicite : c’est lorsque la loi nouvelle, ne fait aucune référence
à l’abrogation du texte antérieur, mais se révèle incompatible dans son esprit est dans
sa lettre avec la loi ancienne. L’application simultanée des deux lois (ancienne et
nouvelle) se révélant impossible, c’est la loi exprimant la plus récente volonté du
législateur qui est appliquée.
§3 : La jurisprudence
C’est un produit de l’activité judiciaire, la jurisprudence désigne l’ensemble des décisions
rendues par les juridictions nationales (Tribunaux et Cours d’appel).
Est-ce que la jurisprudence constitue une source directe du droit ? Dans la plupart des pays,
la jurisprudence constitue une véritable source du droit, lorsque toutes ou une majorité des
décisions qui se sont succédées interprètent de la même manière les règles du droit.
A l’opposé de cette conception, certains pays ne reconnaissent pas la jurisprudence comme
source directe du droit. -D’une part, le juge est lié par la loi, il a vocation non pas de créer la
règle de droit, mais d’appliquer, et éventuellement d’interpréter une règle conçue et élaborée
par le législateur. -D’autre part, le juge n'est pas lié par les décisions antérieures rendues.
Cependant, face à une lacune de la loi, le juge est conduit à créer le droit.
OBSERVATIONS
L’organisation judiciaire comprend des juridictions de droit commun, des juridictions
spécialisées…….
A- Les juridictions de droit commun sont compétentes pour tout litige qui n’est pas
spécialement attribué par la loi à une autre juridiction. Elles sont constituées :
des juridictions de proximité, des Tribunaux de première instance, des Cours
d'appel et de la Cour suprême.
B- Les juridictions spécialisées sont constituées des juridictions administratives et
des juridictions de commerce.
§4 : La doctrine
La doctrine représente l’ensemble des opinions émises (écrits, commentaires, théories…) sur
le droit positif par les juristes (professeurs de droit, avocats, notaires, juges etc.) La doctrine
n'est pas une source directe du droit, mais elle est importante pour analyser et comprendre
la norme juridique. Ses critiques peuvent également inspirer le législateur et la jurisprudence.

Vous aimerez peut-être aussi