Pollution et Carburants Diesel
Pollution et Carburants Diesel
SOMMAIRE
INTRODUCTION-----------------------------------------------------------------------------------------------------------259
LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE----------------------------------------------------------------------------------260
INTRODUCTION-------------------------------------------------------------------------------------------------------260
LES CARBURANTS----------------------------------------------------------------------------------------------------261
Les carburants et la protection de l’environnement----------------------------------------------------------------261
Les carburants et l’effet de serre--------------------------------------------------------------------------------------262
MOTEUR DIESEL ET POLLUTION ATMOSPHERIQUE---------------------------------------------------------263
GENERALITES----------------------------------------------------------------------------------------------------------263
COMPARAISON DES EMISSIONS--------------------------------------------------------------------------------263
LE GASOIL---------------------------------------------------------------------------------------------------------------266
Propriétés physiques---------------------------------------------------------------------------------------------------266
Propriétés chimiques---------------------------------------------------------------------------------------------------266
Le cycle diesel----------------------------------------------------------------------------------------------------------267
Le déroulement de la combustion------------------------------------------------------------------------------------268
LE GAZOIL, LA CONSOMMATION ENERGETIQUE ET LA PROTECTION DE
L’ENVIRONNEMENT-------------------------------------------------------------------------------------------------269
La réduction des émissions de polluants à l’échappement--------------------------------------------------------269
La réduction des émissions de polluants à la source---------------------------------------------------------------269
LA CATALYSE D’OXYDATION DIESEL------------------------------------------------------------------------269
Caractéristiques des catalyseurs et conditions d’utilisation-------------------------------------------------------269
Efficacité des catalyseurs d’oxydation diesel-----------------------------------------------------------------------270
LA RECIRCULATION DES GAZ D'ECHAPPEMENT (EGR)-----------------------------------------------270
LES FILTRES A PARTICULES-------------------------------------------------------------------------------------272
Filtres monolithes céramiques----------------------------------------------------------------------------------------272
Filtres en fibres céramiques-------------------------------------------------------------------------------------------273
Filtres métalliques------------------------------------------------------------------------------------------------------273
Filtres tricotés en céramique------------------------------------------------------------------------------------------273
La régénération des filtres à particules-------------------------------------------------------------------------------273
"POLLUTION"
INTRODUCTION
L’automobile est considérée depuis plusieurs décennies comme un outil essentiel du
développement socio-économique des sociétés modernes. Elle est devenue un facteur
économique important et un indicateur de l’évolution et de la prospérité des nations. Le
développement de ce vecteur de circulation des personnes et des biens a pris une part si
importante dans le paysage de nos sociétés, que l’industrie et le commerce automobile sont
devenus des éléments essentiels de la vie économique mondiale.
L’évolution technologique de l’industrie automobile bien que considérable, sera peut être
aussi importante dans les prochaines décennies de ce troisième millénaire avec des moteurs
performants et moins polluants, une gestion électronique des fonctions du véhicule, une
conception et des formes élaborées, un confort accru et une sécurité renforcée.
Outre ces problèmes qui sont liés à l’évolution même de l’automobile, depuis quelques
décennies les nuisances engendrées par celle-ci et notamment la pollution atmosphérique
constituent l’un des principaux axe de recherche et de développement dans l’industrie
automobile. Cette préoccupation est due au fait que le phénomène de pollution atmosphérique
est un problème planétaire qui implique la santé des individus et la préservation des sources
d’énergie mondiale.
La pollution atmosphérique frappe surtout les grandes villes très exposées au soleil (Athènes
et Mexico sont des exemples édifiants). Ce phénomène lié principalement au transport urbain,
à nécessiter la mise en place de systèmes de surveillance de la qualité de l’air pour détecter et
prévenir les pics de pollution.
Hormis la promotion des transports collectifs et des carburants propres (GPL, GNC,
électricité,…), les jours de grande pollution (pics d’alerte), des mesures sévères sont
appliquées par les autorités des villes les plus exposées, dont notamment :
LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE
INTRODUCTION
Etant donné que les polluants atmosphériques entrent en contact avec l’organisme
essentiellement par les voies aériennes supérieures, c’est dans le système respiratoire que sont
localisés la majorité de leurs effets. Gaz, particules de poussières et fumées provoquent des
irritations des muqueuses entraînant des irritations oculaires, des pharyngites, une baisse de la
fonction pulmonaire, un recul des défenses immunitaires et, par voie de conséquence, une
vulnérabilité accrue à certaines maladies comme les pneumonies.
En Algérie, la pollution urbaine qui affecte la plupart des grandes villes du pays est
essentiellement d’origine automobile. Ce constat a été mis en évidence par des mesures
effectuées au niveau de l’agglomération d’Alger ou la concentration des différents polluants
atmosphériques (NOX, CO, fumées, particules, plomb,…) dépassent les normes
recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Les seuils horaires de 0,1 ppm pour le NO 2 et de 0,24 ppm pour les hydrocarbures imbrûlés,
qui sont les valeurs admises comme normes dans d’autres pays, sont fréquemment dépassés
durant la saison d’hiver.
LES CARBURANTS
Au sens large, les carburants sont des composés chimiques, le plus souvent liquides ou
gazeux, dont la combustion en présence d’air permet l’obtention d’énergie mécanique dans les
moteurs thermiques. A l’origine, la dénomination "carburant" était réservée aux produits
utilisés dans les moteurs classiques, à allumage commandé, munis d’un carburateur et d’un
système d’allumage par étincelle. Le terme carburant s’applique maintenant à l’ensemble des
produits alimentant les divers types de moteurs (moteur classique à essence, moteur diesel,
réacteur d’avion).
Le mot combustible présente une signification plus générale puisqu’il englobe les produits
cités ci-dessus et ceux qui sont employés dans les chaudières, les centrales thermiques et
nucléaires (fuel domestique, fuel lourd, charbon, uranium).
Les carburants sont, dans leur version classique, des mélanges d’hydrocarbures issus des
opérations de raffinage et de transformation du pétrole brut.
Toutes les modifications importantes des caractéristiques des carburants et des moteurs,
observées ces trente dernières années, auront été dictées par le souci de réduction de la
pollution atmosphérique d’origine automobile ; cette évolution a d’ailleurs été imposée par
des réglementations internationales et nationales de plus en plus sévères, au fil des années.
Parmi les mesures relatives au carburant, nous citerons :
- La désulfuration de l’ensemble des carburants, mais surtout du gasoil, dont les teneurs en
soufre auront été divisées par 10 en 20 ans ;
Simultanément, d’autres techniques plus sophistiquées ont été mises en place. Le post
traitement catalytique sur les véhicules à essence, l’étude des dispositifs de réduction
d’émissions d’oxydes d’azote et de particules sur les moteurs diesel, les travaux récents sur de
nouveaux moteurs fonctionnant en mélange pauvre, illustrent les efforts et les progrès réalisés
dans ce domaine.
La production des carburants et leur combustion dans les moteurs génèrent des émissions de
CO2 et d’autres produits qui peuvent participer directement ou indirectement à
l’accroissement de l’effet de serre. La maîtrise de la consommation énergétique dans le
secteur des transports constitue donc un objectif majeur, à double titre :
- Elle permet d’économiser des sources d’énergie primaire qui sont, par nature, épuisables ;
- Elle minimise les modifications climatiques qui pourraient résulter d’un lent
réchauffement de l’atmosphère terrestre.
L’oxyde de carbone (CO) produit par les combustions incomplètes, représente le principal
polluant de l’air en masse. Sa teneur est usuellement mesurée à des taux compris entre 20 et
40 ppm dans les atmosphères urbaines polluées, le seuil de toxicité étant fixé à 100 ppm. Le
CO est un toxique respiratoire très puissant qui bloque la fixation de l’oxygène par
l’hémoglobine en se combinant à cette dernière de façon irréversible.
Le CO2 produit de toutes les combustions complètes, est responsable directement de l’effet de
serre en retenant au voisinage du sol les rayonnements infrarouges calorifiques. Tout
accroissement de sa concentration atmosphérique induit automatiquement un réchauffement
des basses couches de l’atmosphère.
GENERALITES
Les effets des émissions de polluants réglementés comme l’oxyde d’azote et le dioxyde de
soufre sont bien connus. Ils engendrent, soit directement soit par leurs dérivés (ozone, acide
sulfurique, etc.) des irritations des muqueuses et l’aggravation des maladies des voies
respiratoires. A côté de ces substances nocives, il faut aussi signaler d’autres émissions
typiques des moteurs diesel à savoir les particules solides et les hydrocarbures aromatiques
polycyclique.
Aujourd’hui, la consommation de carburant d’une voiture équipée d’un moteur diesel est
d’environ 20 à 30% inférieure à celle d’une voiture, d’un même modèle, mue par un moteur à
essence. Il en résulte une moindre émission de dioxyde de carbone, principal responsable de
l’effet de serre.
Par contre, au chapitre des émissions polluantes, les avantages du diesel, qui rejette moins de
monoxyde de carbone et de composés organiques volatils, ne doivent pas faire oublier ses
inconvénients à savoir une plus forte production d’oxydes d’azote, de dioxyde de soufre et de
particules de suie.
Les camions et les bus sont les principaux responsables des émissions excessives de suies de
diesel. C’est pourquoi, il est indispensable que le trafic lourd réduise ces émissions de suies.
Cela peut se faire par le biais de mesures techniques (baisse de la teneur en soufre des
carburants, filtres à particules, catalyseur d’oxydation, etc.) ou par des mesures de circulation
(transfert du trafic marchandise sur le rail, diminution des courses à vide, transports publics
électrifiés, introduction d’une redevance sur les poids lourds proportionnelle aux prestations
et/ou aux émissions, etc.).
Polluants Sources
LE GASOIL
Propriétés physiques
La densité est comprise entre 0,82 et 0,85 à 15°C. La plage de variation entre les différents
produits proposés sur le marché doit être aussi faible que possible, afin de ne pas entraîner des
modifications de réglage du système d’injection.
La nécessité de réaliser une injection sous haute pression et une pulvérisation de fines
gouttelettes au moyen d’un injecteur impose des contraintes bien précises en matière de
caractéristiques de vaporisation. Les gasoils se vaporisent habituellement à partir de
150/180°C.
Le gasoil doit traverser un filtre à mailles très fines avant son introduction dans la pompe
d’injection. En effet, celle-ci constitue un organe d’une très grande précision mécanique et
dont le fonctionnement risquerait d’être enrayé par des impuretés et des particules solides en
suspension dans le liquide.
L’obtention d’une très bonne tenue à froid du carburant diesel implique une adaptation des
techniques de raffinage. L’incorporation d’additifs fluidifiants constitue également une
solution efficace et intéressante sur le plan économique. Par ailleurs, certains aménagements
sur le véhicule (disposition judicieuse des filtres, préchauffage) contribuent grandement à
améliorer le fonctionnement des moteurs diesel par temps froid.
Propriétés chimiques
Cette qualité est exprimée par l’indice de cétane, déterminé, comme l’indice d’octane, à
partir de deux hydrocarbures de référence, le n-cétane (indice 100) et le méthyl-naphtalène
(indice 0). La mesure s’effectue sur un moteur diesel dans des conditions de fonctionnement
normalisées. La méthode consiste d’abord à rechercher le taux de compression critique
correspondant à un délai d’auto-inflammation fixé, et ensuite à reporter la valeur obtenue sur
une courbe d’étalonnage établie avec différents mélanges binaires des deux hydrocarbures de
référence.
Il est souvent admis que la diffusion croissante de voitures particulières à moteur diesel peut
constituer une voie vers une utilisation plus rationnelle de l’énergie. Le coût énergétique du
gasoil constitue ici un élément favorable mais non déterminant. Le fait essentiel repose sur la
faible consommation de carburant des véhicules diesel. Cette constatation doit cependant être
assortie d’une analyse approfondie, ainsi le gasoil présente un pouvoir calorifique volumique
supérieur d’environ 10% à celui de l’essence, et la comparaison de consommation des deux
produits doit être effectuée en joules et non en litres. De plus, les comparaisons doivent porter
sur des véhicules de performances semblables en ce qui concerne la puissance et le couple.
Finalement, après prise en compte des précautions citées précédemment, il apparaît
globalement – de la raffinerie jusqu’au moteur – un gain énergétique de l’ordre de 15% en
faveur du moteur diesel. Il est évident, par ailleurs, que les avantages du moteur diesel
s’amplifient lors d’un usage du véhicule en zone urbaine, et qu’ils s’amenuisent au contraire
avec la conduite rapide, sur autoroute par exemple.
Le cycle diesel
L’architecture générale des moteurs diesel est proche de celle des moteurs à essence, avec
toutefois une technologie un peu plus complexe, un renforcement des pièces (cylindre,
culasse, pistons), nécessaire pour résister aux contraintes thermiques et mécaniques,
engendrées notamment par une auto-inflammation répétée à chaque cycle et par le maintien
de niveaux de pression élevés à charge partielle. D’ailleurs, certains moteurs diesel soumis à
de très fortes sollicitations mécaniques, peuvent subir des dégradations analogues à celles
provoquées par le cliquetis.
Il peut paraître étonnant de prime abord que l’auto-inflammation, si redoutée dans le moteur à
essence, soit au contraire recherchée et favorisée dans le cycle diesel. Ceci provient du fait
qu'elle survient ici dans des zones très localisées et qu'elle ne concerne qu'une faible fraction
de l’énergie introduite. Il s’agit donc d'un ou plusieurs foyers d’auto-inflammation, au lieu de
l’auto-inflammation en masse d'un système homogène qui caractérise le cliquetis. En outre, la
structure robuste du moteur diesel lui permet de résister à un dégagement très rapide
d’énergie au moment de l’auto-inflammation ; La principale manifestation extérieure de ce
phénomène est, comme nous l’avons indiqué, l'émission de bruit.
Le déroulement de la combustion
Phase I
Phase II
Elle correspond à la fin de la période d'injection. Le gasoil pénètre dans un milieu enflammé,
trouve aisément l’oxygène nécessaire à sa combustion et brûle rapidement. A ce moment,
c’est essentiellement la loi de débit à l’injecteur qui conditionne la vitesse de libération
d'énergie. Cependant, vers la fin de l’injection, la combustion est freinée en raison de la
difficulté de rencontre de l’air et du gasoil.
Phase III
L’injection est terminée ; Le gasoil encore intact est brassé par les mouvements de gaz à
l’intérieur de la chambre. La vitesse de combustion dépend essentiellement de phénomènes
de diffusion. Il est intéressant de noter que cette phase terminale peut, en principe, être
influencée par des évènements très antérieurs, liés par exemple au déclenchement de l’auto-
inflammation. Ainsi, un délai relativement long, peu souhaitable en soi, peut entraîner une
plus forte turbulence et favoriser la combustion par diffusion.
Après avoir déployé, pendant près d’un siècle, des trésors d’ingéniosité pour produire des
véhicules à hautes performances, fiables, confortable et sûre les techniciens de l’automobile
se trouvent désormais face à deux objectifs majeurs.
- Soit entre l’émission globale de polluants et d’autres critères liés aux performances
(puissance, agrément de conduite, consommation spécifique...) ;
La catalyse d’oxydation diesel n’est pas aussi répandue que la catalyse 3 voies des moteurs à
essence. En effet, sur les moteurs diesel, de faibles seuils d’émission de monoxyde de carbone
CO et d’hydrocarbures imbrûlés HC ont été jusqu’à présent atteints, sans nécessité de
recourir à des dispositifs de post-traitement. Par ailleurs, les catalyseurs d’oxydation n’ont
qu’une efficacité limitée vis-à-vis des particules et ils ne modifient absolument pas les
émissions d’oxydes d’azote.
Les gaz d’échappement des moteurs diesel contiennent de faibles quantités de CO, de HC et
de particules en présence d’un grand excès d’air. L’oxydation catalytique ne pose donc pas de
problème particulier ; la seule difficulté est liée à la faible température du milieu réactionnel.
En effet, il faut atteindre une température de 200°C pour réaliser l’amorçage du catalyseur.
Les métaux précieux utilisés en catalyse d’oxydation diesel sont essentiellement le platine et
le palladium, ce dernier étant préférable, car il oxyde moins aisément SO 2 en SO3. On utilise
également des combinaisons palladium/rhodium.
La présence de soufre dans le gasoil, même en faibles quantités, est en outre préjudiciable à
l’activité catalytique ; elle contribue en effet à augmenter la température d’amorçage, même
pour des teneurs comprises entre 0,001 et 0,05%. Néanmoins, cet empoisonnement disparaît
par la suite, si le moteur est à nouveau alimenté avec un gasoil très désulfuré.
Sur des véhicules légers, les taux de réduction atteignent en moyenne 35% pour CO et 30%
pour HC. En ce qui concerne les particules, l’efficacité catalytique porte essentiellement sur
la partie soluble ; on atteint alors des réductions proches de 25%.
Dans le but de satisfaire les niveaux de normes antipollution concernant les émissions
d’oxydes d’azote, l’EGR, déjà utilisée sur tous les véhicules de tourisme diesel à injection
directe, tend à se généraliser aux autres moteurs diesel. Le rôle de ce dispositif est de recycler
une fraction des gaz d'échappement dans la tubulure d’admission, afin de diluer le mélange
air/gasoil avec des gaz neutres.
Soulignons le fait que l’EGR n’est pas une technique propre aux moteurs diesel ; elle est, en
effet, préconisée aussi dans les moteurs à essence fonctionnant en mélange pauvre et dont les
émissions d’oxydes d’azote ne peuvent, jusqu’à présent, être traitées par voie catalytique.
Le circuit EGR
L’émission de particules des véhicules diesel a été réduite de façon très importante en vingt
ans (1975-1995), en jouant simultanément sur les conditions de combustion et sur les
caractéristiques du carburant. A titre d’exemple, le taux d’émission moyen des voitures
particulières diesel européen est passé de 0,50 g/km environ à 0,08 g/km, en conformité avec
les exigences des réglementations applicables en 1996. Les nouvelles limites prévues pour
2000 (de l’ordre de 0,05 g/km) pourraient être également atteintes dans la prolongation des
progrès précédents
Cependant, les particules diesel, même émises en faibles quantités, restent nocives en raison
de leur pénétration et de leur fixation aisée dans les alvéoles pulmonaires, avec des effets
nuisibles sur la santé. Il a été montré que parmi toutes les poussières susceptibles de se trouver
dans l’atmosphère, ce sont celles correspondant à la taille des particules diesel qui sont
retenues le plus aisément et le plus longtemps dans l’appareil respiratoire.
Dans ce contexte, les pièges à particules diesel retrouvent, à la fin des années 1990, un regain
d’intérêt malgré leur complexité et leur coût.
Les différents filtres existant actuellement piègent les particules en utilisant le principe de la
captation. L’intérieur de ces dispositifs est donc conçu dans le but de favoriser le contact des
particules avec les fibres ou les pores du filtre lui-même, cette opération peut être grandement
facilitée par adjonction d’additifs dans le gazole
Ce sont les dispositifs qui ont fait l’objet du plus grand nombre d’études et d’essais depuis
l’origine du concept. Ces filtres sont dérivés des supports utilisés dans les catalyseurs 3 voies,
la particularité consistant à "boucher" un canal sur deux, alternativement à chaque extrémité,
de sorte que les gaz traversent nécessairement les parois poreuses séparant les canaux. Ce
mode de filtration est appelé "Wall flow", son efficacité est excellente (supérieure à 90 %),
mais la contre-pression est importante, et l’existence de gradients thermiques élevés lors de la
régénération fragilise cette technique. Le matériau utilisé pour le support est généralement de
la cordiérite (2 MgO, 2 Al2O3, 5 SiO2) qui présente l’avantage de ne pas être trop coûteuse.
Le carbure de silicium (SiC) est un autre matériau possible et intéressant, en ce sens qu’il
permet de faire varier le diamètre des pores de filtration et par conséquent de moduler le
compromis efficacité/contre-pression.
L’accumulation de suie sur les filtres provoque des contre-pressions à l’échappement, qui
deviennent incompatibles avec le maintien des performances des véhicules, au delà d’un seuil
compris entre 100 et 150 mbar.
Il faut donc régénérer le filtre, c’est à dire brûler les particules, bien sûr en mettant à profit
l’excès d’oxygène présent dans les gaz d’échappement. Cette combustion, permanente ou
intermittente, doit être ménagée et contrôlée. Elle peut s’effectuer suivant deux processus :
thermique ou bien catalytique.