I. Les R.I.A.
II. Les extincteurs
1. Définition
2. Les agents extincteurs
3. Les différents types d'appareils
III. Les colonnes sèches
IV. Les colonnes humides
V. Les déversoirs et rideaux d'eau
VI. Les sprinkleurs
I. Les R.I.A.
Les Robinets d'Incendie Armés constituent des moyens de secours de première intervention. Ils sont
implantés à l'intérieur des bâtiments, le plus près possible des risques à protéger. Le nombre et le choix de
leurs emplacements doit être tels que toutes la surface des locaux puisse être atteinte (dans les locaux à
risques importants, tout point de la surface doit pouvoir être atteint par au moins deux jets de lance ).
Voilà à quoi ressemble un Robinet d'Incendie Armé :
Voici les éléments constitutifs d'une installation R.I.A.
II. Les extincteurs
1. Définition
Un extincteur est un appareil contenant un produit extincteur qui peut être projeté et dirigé sur un feu par
l'action d'une pression ( permanente ou auxiliaire ), ceci ayant pour but d'éteindre un début d'incendie.
Dans les E.R.P., la protection de base est toujours réalisée avec des extincteurs à eau pulvérisée de 6 litres
minimum à raison d'un extincteur par tranche de 200 m 2 environ ou fraction sans que la distance à
parcourir pour atteindre un extincteur puisse dépasser 15 mètres.
Il est important de retenir que certains extincteurs sont inefficaces, voir dangereux, sur certains foyers.
Par exemple :
eau sur pétrole dangereux et inefficace
CO2 sur classe A inefficace
eau avec additif sur alcool dangereux et inefficace
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2. Les agents extincteurs
Cinq différents types d'agents extincteurs sont utilisés avec des extincteurs : l'eau, l'eau avec additif, les
poudres, le dioxyde de carbone et l'Inergen. Ils agissent sur le feu de manières différentes.
L'eau : agent extincteur le plus répandu, il agit par refroidissement ( utilisé en jet plein ou en jet
pulvérisé ).
L'eau avec additif : l'additif peut être un mouillant ( qui "étale" l'eau pour un meilleur refroidissement ),
un retardant ( qui retarde la pénétration dans les sols ) ou un opacifiant ( qui rend l'eau plus opaque ). Les
avantages de cet agent extincteur sont la non-toxicité, l'effet protecteur et le refroidissement. Ses
inconvénients sont les dégâts que cela peut engendrer dû à la conductivité et à la corrosion.
Les poudres : à base de bicarbonate de soude, elle agissent par inhibition, par souffle, par étouffement
et / ou par refroidissement. Elles sont efficaces sur tous les feux de classe B ainsi que sur les feux
présentant des risques électriques.
Le dioxyde de carbone : il agit par étouffement et légèrement par refroidissement. Le CO2 peut éteindre
les feux de classe B ainsi que les feux d'origine électrique. Il est propre et il abaisse d'une manière
conséquente la température. Ses défauts sont qu'il est dangereux sur les feux de classe D, qu'il peut y
avoir risque de choc thermique ( sur les moteurs chauds par exemple ) et qu'il abaisse le taux d'oxygène.
L'Inergen : Le produit INERGEN est un agent extincteur gazeux qui se compose d’un mélange de 52%
d’azote, de 40% d’argon et de 8% de dioxyde de carbone; ces gaz se trouvent tous dans l’atmosphère
terrestre et sont non toxiques. Ce gaz est sans danger pour une personne qui serait coincée dans une pièce
et il ne détruit pas l'ozone ( contrairement aux Halons ).
Installation d'extinction à l'Inergen
En résumé :
Classe de feu Eau Poudre CO2 Inergen
A oui oui / non ** inefficace oui
B oui / non* oui oui oui
C non oui oui oui
D non oui*** non non
origine électrique non oui oui oui
* oui si additif spécifique pour feu de classe B
** oui si poudre polyvalente
***oui si poudre appropriée au métal considéré
3. Les différents types d'appareils
On distingue quatre types d'extincteurs différents : à eau pulvérisée, à eau pulvérisée avec additif, à CO2
et à poudre. Intéressons-nous plus précisément à chacun d'entre-eux :
Les extincteurs à eau pulvérisée : on les utilise pour les feux de classe A et pour les feux sur les
personnes. Leur contenance peut être de 6 ou 9 litres. Pour les mettre en oeuvre :
1. Dégoupiller ( enlever la sécurité ) ;
2. Percuter ( mise sous pression ) ;
3. Vérifier le bon fonctionnement.
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Leur distance d'attaque varie de 2 à 3 mètres. L'eau agit par refroidissement. Il ne faut pas les utiliser sur
une installation électrique supérieure à la moyenne tension ( 1000 Volts ).
Les extincteurs à eau pulvérisée avec additif : on les utilise pour les feux de classe A et B ( suivant
l'additif ). Leur contenance peut être de 6 ou 9 litres ( plus additif ). Pour les mettre en oeuvre :
1. Dégoupiller ;
2. Percuter ( mise sous pression ) ;
3. Vérifier le bon fonctionnement.
Leur distance d'attaque varie de 2 à 3 mètres. Ils agissent par refroidissement sur les feux de classe A et
par étouffement sur les feux de classe B. Il ne faut pas les utiliser sur les feux de liquides polaires
( alcool... ) car cela se mélange avec l'eau. Il ne faut pas les utiliser sur une installation électrique
supérieure à la moyenne tension ( 1000 Volts ). Voici un schéma légendé de ce type d'extincteur :
Les extincteurs à CO2 / à neige carbonique : on les utilise pour les feux de liquides inflammables B et
pour les feux d'origine électrique. Leur contenance peut être de 2 ou 5 kg de CO2. Leur distance d'attaque
atteint 0,5 à 1 mètre maximum. Le CO2 agit par étouffement et/ou par refroidissement. Pour les mettre en
oeuvre :
1. Dégoupiller ( enlever la sécurité ) ;
2. Agir.
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Il est recommandé de ventiler le local après l'extinction du feu avec ce type d'appareil. Il ne faut surtout
pas toucher ni le tromblon ni la base de l'extincteur car la température descend à -78° C. Voici un schéma
légendé de ce type d'extincteur :
Les extincteurs à poudre : on trouve deux types de poudre. La poudre ABC est utilisée pour les feux de
liquides inflammables et les feux de gaz. La poudre ABC est utilisée pour les feux de solides, de liquides
et de gaz. Leur contenance peut être de 6 ou 9 kg de poudre. Leur distance d'attaque varie de 4 à 5 mètres.
La poudre BC agit par inhibition alors que la poudre ABC agit par inhibition et étouffement. Pour les
mettre en oeuvre :
1. Dégoupiller ( enlever la sécurité ) ;
2. Percuter ( mise en pression ) ;
3. Vérifier le bon fonctionnement.
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Voici le schéma légendé de ce type d'extincteur :
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Extincteur
Avertissement : Les informations contenues dans ce document ne sont données qu'à titre indicatif. Pour toute
application concrète seuls les textes et normes en vigueur doivent servir de référence.
Extincteur à poudre ABC
Un extincteur est un dispositif de lutte contre l'incendie destiné à
éteindre un début d'incendie. Il contient un agent extincteur qui peut
être projeté sur un feu par l'action d'une pression interne. Cette
pression peut être fournie par une pression préalable permanente ou
par la libération d'un gaz auxiliaire contenu dans la cartouche. Le fait
de maintenir le gaz auxiliaire (très souvent du dioxyde de carbone)
prévient toute déperdition de gaz et facilite la vérification et la
maintenance.
Sommaire
1 Description
o 1.1 Agent extincteur
2 Cadre légal en France
3 Utilisation
o 3.1 Formation des utilisateurs
o 3.2 Mode opératoire
4 Notes et références
5 Voir aussi
o 5.1 Liens internes
o 5.2 Liens externes
Description
L'extincteur portatif (moins de 20 kg ou 20 L) est constitué d'un cylindre métallique, d'un couvercle, d'une
robinetterie, d'un tube plongeur et, pour les modèles à pression auxiliaire, d'une cartouche de gaz. La
poignée permet de porter l'extincteur et de percuter la cartouche (certains modèles ont un percuteur
séparé).
A. Cylindre
B. Poignée
C. Tuyau
D. Agent extincteur
E. Étiquette
Le fait d'enfermer le gaz propulseur dans une cartouche permet d'éviter
les fuites, mais il faut « percuter » la cartouche (la percer) pour pouvoir
l'utiliser : le gaz est alors libéré de la cartouche et remplit le corps
métallique contenant l'agent extincteur.
Une goupille protégée par un plomb marqué prévient l'utilisation accidentelle de l'appareil et garantit son
intégrité.
Le diffuseur fixé sur l'appareil permet de diriger la vidange de l'agent extincteur au moyen d'un flexible.
Dans le cas des extincteurs au dioxyde de carbone (CO2) le diffuseur en forme de cône fixé sur l'appareil
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favorise la détente du gaz ; par ailleurs, le CO2 est à la fois agent extincteur et gaz propulseur, il n'y a
donc pas de cartouche de gaz séparée et on parle d'extincteur à pression permanente.
Il existe des extincteurs sur roue qui fonctionnent selon le même principe. Leur capacité est de 50 kg ou
50 L. Ils sont adaptés à des risques importants (stations services, fabrications dangereuses…) ou à des cas
particuliers (entreposage en hauteur…).
Sur le marché français, les principaux fournisseurs sont : Acqua Protection, Anaf, Rot, Isogard, Sicli,
Harden, Matincendie Knock-out, Schiffers, Parfeu, Desautel, Dubernard, Eurofeu, Andrieu, Europ
Incendie.
Agent extincteur
La nature de l'agent extincteur retenu est fonction de la classe de feu la plus probable dans la zone
d'utilisation de l'appareil.
On distingue cinq classes de feux :
les feux de matériaux solides ou « braisants » (bois, papier, tissu, plastiques…), dits de classe A ;
les feux de liquides ou de solides liquéfiables, ou «feux gras » (essence, alcool, solvants, paraffine…), dits de classe B ;
les feux de gaz dits de classe C (propane, butane, acétylène, gaz naturel ou méthane);
les feux de métaux (magnésium, sodium) dits de classe D.
les feux d'huiles ou graisses en lien avec l'utilisation d'un auxiliaire de cuisson dits de classe F.
Les principaux agents extincteurs utilisés sur le matériel portable sont les suivants. Entre parenthèse les
classes sur lesquelles ils sont utilisables:
l'eau pulvérisée (A)
l'eau pulvérisée avec additif (émulseur) (AB)
les poudres ABC (ABC)
les poudres BC (BC)
le dioxyde de carbone (B)
les poudres D (D)
L'eau pulvérisée est utilisable en présence de courant d'une tension inférieure à 1000 V, car l'eau est
pulvérisée en gouttelettes, et le jet n'est donc pas conducteur. Attention néanmoins à l'eau de
ruissellement qui elle est conductrice.
Sur des feux de classe A (à condition que le foyer ne soit pas de type profond, c’est-à-dire sans braise) et
B un extincteur au dioxyde de carbone peut être utilisé selon le principe du « tout ou rien ». En cas de
réussite le feu est complètement éteint, en cas d'échec il reprend avec la même intensité.
Les poudres D sont spécifiques à chaque type de combustibles et se trouvent principalement dans des
environnements industriels très particuliers.
Il existe des extincteurs utilisant des mousses et des halocarbures pour des usages très spécifiques. Il
existe également des extincteurs à gaz inerte utilisant généralement soit de l'argon soit un mélange argon
– azote soit un mélange argon – azote – dioxyde de carbone.
Cadre légal en France
Un certain nombre de textes législatifs, mais aussi de normes (à caractère non obligatoire) encadrent la
disposition et la maintenance des extincteurs en France (cf Liens externes ci-dessous). En ce qui concerne
la maintenance, il faut se référer à l'arrêté du 20 mai 1963 modifié.
Les extincteurs doivent être contrôlés régulièrement par une société spécialisée. Ils ne doivent pas être
mis à disposition après leur date de péremption.
Au moins tous les 3 (trois) mois : Vérification par le personnel habilité et formé (Agent de sécurité incendie)
Vérification visuelle pour s’assurer que tous les appareils sont à leurs places prévue, parfaitement accessibles et en
bon état extérieur.
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Une fois par an : Vérification par un technicien compétent ou personne/organisme agréé.
Vérification de la pression interne des extincteur de type « permanent », poids de l’agent extincteur/sparklet, état des
joints, état du corps et de l’agent extincteur, dé tassement des poudres, test du mécanisme, démontage, etc …
Tous les 1 à 5 ans : Ré épreuve par le service des mines des extincteurs à Pression Permanente (sous certaines conditions de
pression 1)
Pour les gaz : À l’occasion du 1er rechargement qui a été effectué 5 ans après l’épreuve initiale.
Mélange halon/CO2 :
SI épreuve initiale < 10 ans : À l’occasion du 1er rechargement qui a été effectué 5 ans après l’épreuve initiale.
SI épreuve initiale > 10 ans : À l’occasion du 1er rechargement qui a été effectué 2 ans après l’épreuve précédente.
Sinon, dans tous les cas : 1 à 5 ans.
A l'issue de la dixième (10) année : Réépreuve par le service des mines des extincteurs à pression permanente; par rapport à
la dernière épreuve.
Utilisation
Extinction d'un feu d'essence à l'aide d'eau pulvérisée avec additif Light-water
Extinction d'une télévision à l'aide de CO2
Formation des utilisateurs
Pour être efficace, un extincteur devrait être manipulé de préférence par un utilisateur qui connaît ses
caractéristiques et s'est familiarisé à sa manipulation.
Utilisé de façon inappropiée, l'extincteur peut mettre en danger son utilisateur et accroître le danger
(éparpillement du combustible, création d'un nuage de poussière susceptible d'exploser…).
L'utilisateur doit être capable de différencier:
l'éclosion du feu qu'un extincteur peut combattre,
l'incendie constitué qui est du ressort des services de secours.
L'utilisation de l'extincteur n'est qu'un des moyens de réaction face à l'incendie. Il convient d'évaluer
l'opportunité d'évacuer les locaux, de prévenir le centre de secours ou de couper les énergies (gaz,
électricité), la ventilation, climatisation ou toute autre installation technique avant de recourir à un
extincteur.
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Mode opératoire
L'utilisateur doit vérifier que la classe de l'extincteur est adapté au feu ;
il enlève la goupille ou percute la poignée pour libérer le gaz de la cartouche;
une brève pression sur la poignée d'éjection permet, à distance du foyer, de vérifier que l'extincteur fonctionne ;
il s'approche du feu en se baissant (afin d'éviter les fumées et vapeurs chaudes), se présente de profil (afin de minimiser
l'effet du rayonnement du feu) et de préférence le dos au vent, et attaque la base des flammes.
La distance minimale à laquelle on attaque le feu dépend du type de feu et de l'agent extincteur. Dans le
cas d'eau pulvérisée avec ou sans additif : 2 à 3 mètres. En cas de poudre BC ou ABC : 3 à 4 mètres. En
cas de CO2 : 1 mètre. On se rapproche ensuite quand les flammes ont baissé d'intensité, pour finir
l'extinction. Il doit rester à distance des sources électrique en raison du risque d'électrisation ; la distance
de sécurité est de au moins 1 m pour 1 000 V de tension (soit 1 m pour le courant domestique, les
extincteurs à eau pulvérisée sont d'ailleurs interdits sur les feux d'origine électrique si la tension est
supérieure à 1 000 V).
L'extincteur doit être rechargé après chaque utilisation, même si seule une petite partie de la charge a été
utilisée : la cartouche de gaz étant percutée, le gaz va fuir au fur et à mesure et l'extincteur n'aura plus de
pression (le produit ne sortira pas lors d'une future utilisation).
L'utilisation d'un extincteur en présence d'un feu de gaz : en présence d'un feu de gaz, la première
intervention consiste à couper l'alimentation gaz en fermant une vanne de coupure pour autant qu'elle soit
assez proche et accessible. Si on ne parvient pas à fermer la vanne d'alimentation on risque de former un
nuage explosif souvent plus dangereux que l'effet chalumeau du feu de gaz (jet fire). On peut alors utiliser
un extincteur dans le but d'atteindre la vanne d'arrêt pour la fermer et ensuite pour éteindre les feux
résiduels.
L'utilisation d'un extincteur est vivement déconseillée sur une personne dont les vêtements ont pris
feu : les extincteurs à la neige carbonique présentent un risque de brûlure thermique non négligeable (la
neige carbonique sort à -78 °C du tromblon) pour la victime, quant aux extincteurs à poudre l'effet
combiné des brûlures thermiques et de l'application de poudres irritantes n'est pas des plus heureux.
Cependant lorsque des vêtements ont pris feu, il faut réduire les flammes rapidement pour limiter le plus
possible l’étendue et la gravité des lésions du type brûlure thermique. Une couverture antifeu accrochée
au mur est efficace pour éteindre ce type de feu : la personne dont les vêtements se sont enflammés peut
l’utiliser elle-même, sans assistance extérieure, pour étouffer les flammes. Des douches déluge peuvent
également être employées dans de telles circonstances. Il existe également des « douches portatives »
semblables à des extincteurs (elles sont vertes alors que les extincteurs sont rouges) et qui contiennent de
l'eau additionnée d'antiseptique.
III. Les colonnes sèches
Les colonnes sèches doivent être installées dans les établissements dès lors que des locaux à risques
importants sont aménagés dans les étages dont le plancher bas est à plus de 18 mètres du niveau de la voie
accessible aux engins de secours.
Elles sont mises en charge au moment de l'emploi par raccordement aux engins pompes des sapeurs-
pompiers à l'aide de tuyaux simples.
IV. Les colonnes humides
Les colonnes humides peuvent être imposées dans certains établissements importants tels que les I.G.H..
Une colonne humide est une colonne remplie d'eau sous pression en permanence. Elle est alimentée à
partir de réserve d'eau par les suppresseurs.
Le dispositif d'alimentation doit permettre d'assurer en permanence à l'un quelconque des niveaux,
pendant le temps requis pour la stabilité au feu du bâtiment avec un minimum de 1 heure, un débit de
60 m3 / heure.
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V. Les déversoirs et rideaux d'eau
Placés en partie haute de certains locaux, les déversoirs ont pour but de noyer les locaux à fort potentiel
calorifique où l'incendie est susceptible de se développer très rapidement. Ils sont alimentés soit par une
canalisation faisant partie d'un R.I.A., soit par une canalisation exclusivement destinée à cet usage. La
quantité minimale d'eau déversée est de 10 L/m2 sur la totalité du plancher.
Les rideaux d'eau peuvent être imposés pour améliorer la résistance au feu de certains éléments de
construction mais ils ne peuvent en aucun cas remplacer un mur résistant au feu.
VI. Les Sprinkleurs
L'appellation réglementaire est "installation fixe d'extinction automatique à eau". Une telle installation a
pour but :
de surveiller en permanence un risque ( 24 / 24 h ) ;
de déclencher une alarme en cas d'incendie ;
d'éteindre ou de contenir un début d'incendie ( attaque immédiate du foyer ).
On trouve deux types de têtes de Sprinkleur : avec fusible ou avec ampoule. Leur fonctionnement est
identique. Dès la destruction, soit du fusible, soit de l'ampoule, par la montée en température, il s'en suit
l'arrosage, comme l'explique ce schéma :
Tête avec fusible Tête avec ampoule
Pour ce qui est des têtes avec ampoule, cette dernière est remplie d'un liquide non connu et non
inflammable qui se brise sous l'effet de la chaleur. Il s'en suit alors l'arrosage. Le liquide contenu dans
l'ampoule a un coefficient de dilatation différent en fonction de la température de fonctionnement
souhaitée.
Le schéma suivant vous décompose les éléments constitutifs d'une installation Sprinkleur :
Les canalisations sont réservées exclusivement à l'alimentation en eau de l'installation. Les postes de
contrôle ( P.C. ) ont pour but de donner l'alarme suite au passage de l'eau. Les caractéristiques des
pompes doivent permettre d'assurer la pression et le débit exigés.
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