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Techniques Bancaires : Examen Semestre II

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TECHNIQUES BANCAIRES

INSTITUT DE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT DU MAGHREB ARABE

Examen Final - Semestre II

28ème promotion

Techniques Bancaires

PARTIE I

Il est demandé de répondre aux questions 1 à 5 en choisissant pour chacune une ou plusieurs
réponses parmi celles qui sont proposées.

Question N° 1 (1 point) : La date de valeur correspond :

‰ A la date de disponibilité des fonds en cas de remise de chèque à l'encaissement.


Î A la date à partir de laquelle une somme déposée en compte pourrait produire des intérêts.
‰ Au lendemain de l'opération en cas de retrait et à la veille de l'opération en cas de
versement en espèces.

Question N° 2 (1 point) : Les agios sont constitués par la différence entre les intérêts débiteurs et
les intérêts créditeurs ainsi que par :

Î La commission de tenue de compte.


‰ La commission d'étude.
Î La commission de mouvement.
‰ La commission d'engagement.
Î La commission de garantie.

Question N° 3 (1 point) : Lors de la détermination de leurs tarifs, les banques peuvent fixer
librement :

‰ Une commission pour chaque service rendu.


‰ Des dates de valeur différentes pour chaque client.
Î Leurs taux d’intérêt débiteurs.

Question N° 4 (1 point) : Une carte de paiement permet :

‰ Le retrait d'espèces auprès d'un DAB uniquement.


‰ Le paiement au comptant auprès d'un commerçant uniquement.
‰ La réception des espèces sous forme d'avance auprès d'un commerçant.
Î Le paiement auprès d'un commerçant et le retrait d'espèces auprès d'un DAB.

Question N° 5 (1 point) : Pour une carte à débit immédiat, le compte du porteur est débité :

‰ Lors de réalisation de la transaction.


‰ Dès réception de la demande d'autorisation.
Î Dès que la banque émettrice reçoit la transaction.
Répondre d'une manière concise aux questions 6 et 7.

Question N° 6 (2 points) : Les principes de la banque directe

Les principes de la banque directe sont :

• Définir une stratégie de fidélisation et de conquête en segmentant la clientèle en leur


offrant des services personnalisés.
• Sécuriser les transactions pour maximiser l'utilisation des nouveaux moyens, en faisant
face aux contraintes juridiques liées à la dématérialisation.
• Développer l'interactivité en mettant en place un moyen pour compenser la perte du contact
physique direct.
• Considérer la banque directe comme étant un complément et non un substitut aux actuels
réseaux de proximité géographique.

Question N° 7 (3 points) : Les obligations de la banque remettante prévues par la convention


interbancaire de télécompensation du chèque.

Les obligations de la banque remettante prévues par la convention interbancaire de télécompensation


du chèque sont :

• Vérification matérielle apparente des chèques remis par les clients et n’accepter que les
chèques réguliers.
• Garantir la conformité des informations communiquées sous forme d'enregistrements
informatiques avec celles figurant sur les chèques remis par les clients pour recouvrement.
• Conserver les formules de chèques réglés pendant le délai légal et de ne remettre, contre
décharge, l'original du chèque à la banque tirée qu'en cas d'action judiciaire.
• Effectuer, au nom et pour le compte de la banque tirée, la procédure d'édition et de remise
des documents destinés au bénéficiaire et relatifs au rejet des chèques ou à la reconstitution
de la provision.
INSTITUT DE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT DU MAGHREB ARABE

Examen de mi- Parcours - Semestre II

28ème promotion

Techniques Bancaires

A – QUESTIONS DE COURS (8 points)

1. Quelles sont les 4 principales mesures qui ont été prises en 2003 pour stimuler l’épargne
malgré la baisse du taux d’intérêt
* Date de valeur
-Les montants portés au crédit du compte spécial d'épargne portent intérêts à
compter du septième jour ouvrable suivant.
-Les montants portés au débit du compte spécial d'épargne sont passés valeur
septième jour ouvrable précédant celui des retraits.
* Une prime dite de fidélité est servie sur les fonds restés stables au taux de :
- 0,5%, pour les fonds restés stables pendant une durée égale ou supérieure à une
année et inférieure à 2 ans ; et
- 1%, pour les fonds restés stables pendant une durée égale ou supérieure à 2 ans.
* Les intérêts et les primes de fidélité sont décomptés et capitalisés à chaque arrêté
trimestriel.
* Le compte spécial d'épargne donne lieu à la délivrance d'un livret ou d'une carte
électronique de retrait.

2. Citez au moins 4 types de personnes qui peuvent ouvrir librement des comptes spéciaux en devises
convertibles.
- Les personnes physiques de nationalité tunisienne transférant leur résidence habituelle de
l'étranger en Tunisie,
- Les personnes physiques de nationalité étrangère résidant en Tunisie,
- Les tunisiens diplomates et agents de la fonction publique détachés à l'étranger,
- Les personnes physiques et morales résidentes pour leurs avoirs non cessibles
régulièrement acquis à l'étranger.
- Les personnes physiques résidentes de nationalité tunisienne ainsi que les
personnes morales tunisiennes et les personnes morales étrangères pour leurs
établissements en Tunisie, bénéficiant de l'amnistie accordée par la loi n°2007-41
du 25 juin 2007 portant amnistie d'infractions de change et fiscales.
B – CAS PRATIQUE (12 points)

I. La société « Ettaamir » a ouvert le 4 juillet 2005, un compte à terme à intérêts payables à terme échu,
d’un montant de 80.000 dinars pour une durée de 400 jours et au taux de 4,5% l’an.

On vous demande de déterminer :

1) la date d’échéance de ce placement ? (1 point)


2) le montant des intérêts revenant au client au titre de ce placement ? (2 points)
3) Le montant à verser par la banque à la société à l’échéance ? (1 point)

II. Après 250 jours de placement, la société en difficulté de trésorerie, a demandé et obtenu une avance
de 60% du montant placé.

On vous demande de déterminer :

1) La date d’obtention de l’avance ? (1 point)


2) Les intérêts perçus par la banque au titre de cette avance? (2 points)
3) Le montant réel versé par la banque à cette date? (1 point)
4) Le montant net reçu par la société à la date d’échéance du placement? (1 point)

III. Supposons qu’à cette même date, la société demande le remboursement anticipé au lieu de
l’avance.

On vous demande de déterminer :

1) Le montant des intérêts effectifs de ce placement? (2 points)


2) Le montant global reçu par la société à cette date? (1 point)

CAS PRATIQUE -Corrigé

I. La société « Ettaamir » a ouvert le 4 juillet 2005, un compte à terme à intérêts payables à terme échu,
d’un montant de 80.000 dinars pour une durée de 400 jours et au taux de 4,5% l’an.

1) la date d’échéance de ce placement : le 8 Aout 2006 (1 point)

2) le montant des intérêts revenant au client au titre de ce placement (2 points)


I brut 1= 80000*4,5*365/36500 = 3600 DT I net 1 = 3600*80% = 2880 DT
I brut 2 = 80000*4,5*35/36500 = 345,205 DT I net 2 = 345,205*80%=276,164 DT intérêt total = I net
1+ I net 2 = 3156,164 DT

3) Le montant à verser par la banque à la société à l’échéance (1 point)


80000+276,164 = 80276,164 DT

II. Après 250 jours de placement, la société en difficulté de trésorerie, a demandé et obtenu une avance
de 60% du montant placé.

1) La date d’obtention de l’avance : le 12 mars 2006 (1 point)

2) Les intérêts perçus par la banque au titre de cette avance (2 points)


nbr j = 400-250 = 150 j ; Montant = 80000*60% = 48000 DT ; t av = 4,5 + 1= 5,5
Iav = 48000*5,5*150/36000 = 1100 DT

3) Le montant réel versé par la banque à cette date (1 point)


48000 – 1100 = 46900 DT

4) Le montant net reçu par la société à la date d’échéance du placement (1 point)


(80000 – 48000)+276,164 =32276,164 DT

III. Supposons qu’à cette même date, la société demande le remboursement anticipé au lieu de l’avance.

1) Le montant des intérêts effectifs de ce placement (2 points)


nbr j = 250 j ; Montant = 80000 DT ; t ant = 4,5 - 1= 3,5
I brut = 80000*3,5*250/36500 = 1917,808 DT
I net = 1917,808 * 80% = 1534,246 DT

2) Le montant global reçu par la société à cette date (1 point)


80000 + 1534,246 = 81534,246 DT
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Examen Final - Semestre II

27ème promotion

Techniques Bancaires

Il est demandé de répondre aux questions 1 à 8 en choisissant pour chacune une ou plusieurs
réponses parmi celles qui sont proposées.

Question N° 1 : (1 point)
En recevant un chèque comportant une discordance entre le montant en chiffres et le montant en lettres,
la banque doit :
‰ Le régler sur la base du montant en lettres.
‰ Le rejeter simplement sans aucune autre formalité.
‰ Le rejeter en prenant soin de bloquer le montant en lettres en cas d'existence de la
provision.

Question N° 2 : (1 point)
En cas d'opposition sur un chèque, la banque doit :
‰ Réserver la provision existante et rejeter le chèque avec un certificat de non paiement.
‰ Etablir un certificat de non paiement et rejeter immédiatement le chèque sans se soucier
du solde du compte.
‰ Etablir un préavis en cas d'inexistence de la provision.

Question N° 3 : (1 point)
Pour exécuter un prélèvement la banque domiciliataire doit à chaque échéance s'assurer :
‰ Que la signature apposée sur l'ordre de prélèvement est conforme au spécimen déposé.
‰ Que le compte de l'abonné est provisionné.
‰ De l'existence d'un contrat de domiciliation.

Question N° 4 : (1 point)
Un prélèvement bancaire ne peut pas être :
‰ Exécuté avant l'échéance.
‰ Exécuté si la signature apposée sur l'ordre de prélèvement n'est pas conforme au spécimen
déposé à la banque.
‰ Révoqué par l'abonné.

Question N° 5 : (1 point)
Un virement peut être émis :
‰ Au porteur.
‰ Au profit de plusieurs personnes.
‰ D'une manière permanente.

Question N° 6 : (1 point)
En cas de présentation d'un chèque ne comportant pas de date, la banque doit :
‰ Rejeter le chèque avec papillon quelque soit le solde du compte.
‰ Etablir un préavis de rejet si le compte n'est pas provisionné.
‰ Réserver la provision existante et rejeter le chèque avec papillon.
‰ Payer le chèque sans se soucier de la date.
Question N° 7 : (1 point)
Un chèque libellé à l'ordre de M. Ben Amor est présenté au paiement par M. Guesmi, l'agence tirée
constate qu'il comporte la mention "non endossable", alors elle doit :

‰ Le refuser et ne le payer qu'à M. Ben Amor lui-même.


‰ S'assurer qu'il a été endossé au profit de M. Guesmi.
‰ Exiger un acquit de M. Guesmi avant de le lui payer.

Question N° 8 : (1 point)
Lorsque l'agence reçoit un chèque certifié, avant de le payer, elle doit :

‰ S'assurer qu'il a été reçu dans les délais de présentation.


‰ S'assurer de la conformité de la signature du tireur avec le spécimen déposé.
‰ S'assurer de l'absence d'opposition.
‰ Le payer sans aucune vérification.

Répondre d'une manière concise aux questions 9 à 11.

Question N° 9 : (2 point)
Quelle est la différence entre la certification et l'aval ?

Réponse :
Certification : exige le paiement du chèque dès sa présentation.
Aval : exige le paiement de la lettre de change uniquement en cas de défaillance du tiré.

Question N° 10 : (5 point)
Quels sont les différents éléments qui composent la tarification bancaire et quelle est la méthode de
fixation pour chacun d'eux. Quelles sont les limites à la fixation de ces tarifs ?

Réponse :

• Taux créditeur est librement fixé. Sauf que pour les dépôts à vue il doit être compris entre 0 et
2%. Pour les dépôts à terme, le minimum est déterminé par la concurrence alors que le
maximum ne doit pas dépasser le TMM.
• Taux débiteur est librement fixé. Sauf que le maximum est déterminé par la concurrence sans
toutefois que le TEG ne dépasse le taux excessif alors que le maximum ne doit pas être
inférieur le TMM.
• Commissions : librement fixées conformément à la nomenclature de la BCT.
• Dates de valeur : strictement fixées par la BCT.

Question N° 11 : (5 points)
Quels sont les avantages conférés par le titre de crédit ?

Réponse :

• Faible coûts de traitement grâce à l'automatisation.


• Absence de charges de gestion et d'archivage du papier.
• Recours cambiaire.
• Déchéance du terme.
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Examen de mi-Parcours - Semestre II

27ème promotion

Techniques Bancaires

Il est demandé de répondre aux questions 1 à 8 en choisissant pour chacune une ou plusieurs
réponses parmi celles qui sont proposées.

Question N° 1 : (1 point)

Un compte de dépôt est un compte qui :

• Ne peut pas enregistrer un solde débiteur.


• Fonctionne alternativement en ligne créditrice et en ligne débitrice.
• Peut exceptionnellement enregistrer un solde débiteur.

Question N° 2 : (1 point)

La banque a le droit de refuser l'ouverture :

• D'un compte courant sans avoir à motiver sa décision.


• D'un compte de dépôt sans avoir à motiver sa décision.
• D'un compte de dépôt avec obligation de motiver sa décision.
• D'un compte courant avec obligation de motiver sa décision.

Question N° 3 : (1 point)

La banque doit clôturer un compte de dépôt lorsque :

• Le client vient à décéder.


• Le client émet des chèques sans provision.
• Le solde devient débiteur.

Question N° 4 : (1 point)

Le compte courant est un compte destiné :

• Aux personnes physiques uniquement.


• Aux personnes physiques et morales.
• Aux commerçants uniquement.

Question N° 5 : (1 point)

La différence entre un compte courant et un compte de dépôt résulte :

• De l'usage dont est fait le compte : professionnel ou personnel.


• Des éléments qu'il renferme et des effets qu'il produit.
• De la qualité de son titulaire : commerçant ou non.
Question N° 6 : (1 point)

Etant donné qu'un compte professionnel en devises ne peut en aucun cas enregistrer un solde
débiteur, alors il doit être considéré comme :

• Un compte courant.
• Un compte de dépôt.

Question N° 7 : (1 point)

Parmi les documents à recueillir lors de l'ouverture d'un compte pour une société à responsabilité
limitée, il y a lieu de citer :

• Statuts.
• PV de l’Assemblée Générale désignant le Conseil d'Administration.
• PV de la 1ère réunion du CA et pouvoir du 1er responsable.
• Registre de commerce.
• Publication au JORT et dans deux quotidiens dans l'un en langue arabe.
• Copie d'une pièce d'identité du gérant.
• Déclaration de souscription et de versement.

Question N° 8 : (1 point)

Les comptes à réglementation spéciale destinés aux résidents sont :

• Compte spécial en dinar.


• Compte spécial en devises.
• Compte professionnel en devises.
• Compte sous délégataire de change en dinar convertible.

Répondre d'une manière concise aux questions 9 à 12.

Question N° 9 : (1 point)

Quelle est la différence principale entre un compte étranger en devises et un compte spécial en
devises ?

Réponse :

Le compte étranger en devises est destiné aux non résidents alors que le compte spécial en devises
est destiné aux résidents.

Question N° 10 : (1 point)

Quelle est la différence entre un compte spécial en devises et un compte spécial en dinars ?

Réponse :
Le compte spécial en devises est destiné aux résidents alors que le compte spécial en dinars est
destiné aux non résidents.
Question N° 11 : (5 points)

Quelles sont les personnes éligibles au compte intérieur non résident et quels avantages leur
confère-t-il ?

Réponse :

Les personnes éligibles au compte intérieur non résident sont les non résidents percevant un revenu
en Tunisie. Ce sont les coopérants, les contractuels et les natifs de Tunisie. Le compte intérieur non
résident permet à son titulaire de transférer une partie de son revenu sous forme d'économie sur
salaire.

Question N° 12 : (5 points)

Quelles sont les personnes éligibles au compte sous délégataire de change en dinar convertible et
quelle est la part du chiffre d'affaires qui peut y être logée pour chacune de ces personnes ?

Réponse :

Les personnes éligibles au compte sous délégataire de change en dinar convertible sont les
personnes physiques exerçant la l'activité de sous délégataire de change ou détenant une part dans le
capital d'une personne morale exerçant l'activité de sous délégataire de change.

La part du chiffre d'affaires qui peut y être logée est égale à 5% pour les premiers et 5% du prorata
de leurs participations pour les seconds.
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Examen Final - Semestre II

26ème promotion

Techniques Bancaires

1- Présenter les apports de la loi n° 2007-37, ayant modifié certaines dispositions du Code de
Commerce relative au chèque, sur l’économie et ses conséquences sur la relation entre le
tireur et le bénéficiaire.

2- Sachant que la banque directe constitue une réponse aux contraintes de la banque
traditionnelle à réseau, estimez-vous que celle-ci pourrait la remplacer ?

3- Quelles sont les contraintes de fixation des conditions tarifaires en Tunisie ?

Techniques Bancaires 26ème promotion- Corrigé Final

Question N° 1

La loi N° 2007-37 se caractérise par des dispositions qui visent à faciliter les mesures de
régularisation, à étendre les délais et à réduire le montant des intérêts à payer au bénéficiaire et de
celui de l'amende destinée au Trésor.

En réalité la loi N° 2007-37 a concerné les aspects suivants :

• L'assouplissement des procédures de régularisation.


• Le renforcement du caractère préventif.
• La responsabilisation des banques.

Concernant l'assouplissement des procédures de régularisation, la loi a réduit le montant de


l’intérêt de retard ainsi que le montant de l’amende au profit du Trésor en les ramenant,
respectivement, de 17% à 10% l’an et de 20% à 10%.

De même, la loi a donné au tireur la possibilité de régulariser après le 2ème délai et avant le
prononcé d’un jugement tout en portant le montant de l’amende à 20%.

Ainsi, la procédure de régularisation n'est plus un obstacle pour tous ceux qui veulent se racheter
et le montant de l'amende dépendra de la volonté du tireur. Plutôt il régularisera, moindre sera le
montant de l'amende.

L'assouplissement de la procédure cherche l'efficacité en incitant les contrevenants à régulariser le


plutôt et les bénéficiaires à recouvrer leurs droits dans les meilleurs délais, ce qui aura comme
objectif de dynamiser l'économie.

Aussi et afin de désengorger les tribunaux, elle a dispensé le tireur de recourir au parquet pour
constater la régularisation dans le 2ème délai qui devient du ressort de la banque et de réserver les
cas qui n'ont pu être régularisés au terme de ce délai au ressort des tribunaux.
Concernant le renforcement du caractère préventif, la loi a prévu de relever la durée minimale
de l’interdiction de chéquier d'un à deux ans à compter de la purgation de la peine, sa prescription
ou son extinction par amnistie.

Concernant la responsabilisation des banques, la loi a instauré des mécanismes d'échange


d'informations sur le chèque, auprès de la BCT, en dynamisant le rôle des banques et en mettant
l'accent sur leur responsabilité civile et pénale, en cas de manquement à leur obligation légale.

Ainsi toute banque qui contrevient à ses obligations tant de en matière de sommation de restitution
des formules de chèques ou de respect des délais et des conditions prévues par la loi est
sanctionnée par une amende de cinq cent dinars à cinq mille dinars.

Question N° 2

La banque directe ne peut pas remplacer la banque à réseau. Elles sont plutôt complémentaires. En
effet, la banque directe doit s'inscrire de la logique de la banque unique et offrir aux clients les
mêmes possibilités, sinon plus, que la banque à réseau, aussi bien en matière de relations que dans
le domaine des prestations de manière à ce que chaque client puisse choisir ses modes de contact,
en fonction de ses comportements privilégiés. Pour ce faire, la banque doit mettre en œuvre une
nouvelle stratégie de distribution, en organisant ses réseaux et ses canaux de distribution en
conséquence.

Question N° 3

Les contraintes de fixation des conditions tarifaires en Tunisie sont à la fois d'ordre économique
que réglementaire.

En effet, les composantes du recueil (intérêt, commissions et dates de valeur) sont fixées en tenant
compte des dispositions de la BCT et de la concurrence.

Pour le taux d'intérêt : la BCT établit une liste des produits (crédit et placement) donnant lieu à
rémunération (contrainte réglementaire) mais laisse la liberté aux banques pour fixer son niveau.

La contrainte économique pour le taux d'intérêt débiteur est le TEG alors que pour le taux d'intérêt
créditeur c'est le coût des ressources : TMM.

Pour les commissions le niveau est librement fixé par les banques, sous contrainte du niveau fixé
par la concurrence, pour une nomenclature définie par la BCT.

Les dates de valeur sont fixées par la BCT et aucune concurrence n'est permise en la matière.
INSTITUT DE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT DU MAGHREB ARABE

Examen mi-parcours - Semestre II

26ème promotion

Techniques Bancaires

Quelle est la nécessité pour une banque de segmenter ses clients entre particuliers et professionnels ?

Techniques Bancaires 26ème promotion- Corrigé mi-parcours

La segmentation procure à la banque certains avantages dont les suivants :

• rechercher et choisir les segments auxquels s'adresser,


• assurer une compatibilité optimale entre ses moyens et ses objectifs et les attentes du
segment,
• détecter plus précisément et rapidement les opportunités (ou les menaces) du marché,
• définir et appliquer une stratégie spécifique cohérente avec les besoins du segment.

Depuis la promulgation de la loi N° 2006-19, la segmentation entre particuliers et professionnels


est devenue nécessaire puisque la banque est dans l'obligation d'établir une convention de
compte de dépôt pour les clients pour un usage non professionnel soit les particuliers.

En effet, cette distinction entre particuliers et professionnels traduit une double réalité
économique qui a trait à l'origine et à la nature économique des fonds déposés dans le compte.

Le compte ouvert à un client, qu'il soit commerçant ou non, pour la gestion de sa fortune
personnelle est un compte de dépôt.

Le compte courant, par contre, est ouvert aux professionnels, qu'ils soient commerçants ou non,
pour les besoins de leurs activités professionnelles.

En d'autres termes, la segmentation des clients entre particuliers et professionnels permet


principalement de déterminer la nature des comptes à leur ouvrir.
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Examen de Final- Semestre II

25ème promotion

Techniques Bancaires
-----------------------
Question N° 1 : Après avoir rappelé brièvement les objectifs du contrôle, il y a lieu
d'indiquer la démarche qui doit être adoptée par l'agence bancaire pour la réalisation de ces
objectifs.

Les objectifs du contrôle sont au nombre de quatre :

• Protection et sauvegarde du patrimoine.


• Fiabilité et qualité de l'information.
• Respect constant des règles de gestion arrêtées par la Direction Générale.
• Amélioration des performances.

Pour la réalisation de ces objectifs, l'agence doit mettre en place un système de contrôle adapté à
son fonctionnement, aux sécurités recherchées et au coût du contrôle.

En effet, le système à mettre en place doit tenir compte des moyens à mettre en œuvre (coût du
contrôle) et des risques encourus (coût de l'absence de contrôle).

Pour cette raison, le dispositif de contrôle à mettre en œuvre est :

• très rigoureux quand il s'agit d'une opération qui se traduit par un crédit dans le compte du
client,
• moins rigoureux quand il s'agit d'une opération de débit dans le compte du client, étant
donné que celui-ci est sollicité pour participer dans le processus de contrôle. En effet, le
client n'hésitera pas à réclamer et à demander à ce que toute erreur constatée soit corrigée.

En règle générale, les traitements au niveau de l'agence sont organisés en respectant les règles de
séparation des tâches incompatibles afin que toute personne qui commet une erreur ou une faute,
n'ait ni la possibilité de la dissimuler ni d'en retarder la découverte.

Pour cette raison, le contrôle est basé sur les contrôles réciproques et exige des comptes-rendus
écrits et signés par les personnes ayant exercé ces contrôles.

Question N° 2 :En tant que Chargé de clientèle, il vous est demandé de présenter à votre
client, désireux d'acquérir un logement, le plan épargne logement (PEL) en insistant sur les
avantages de ce produit par comparaison à une acquisition par un crédit logement classique.

Le PEL est un contrat d'épargne permettant au souscripteur de constituer progressivement, une


épargne en vue d'obtenir à terme un crédit logement.

Le PEL comporte deux phases successives : une phase épargne et une phase crédit.

Durant la phase épargne, le client procède à l'ouverture d'un compte, matérialisé par un livret, et à
son alimentation soit par des versements en espèces soit par des prélèvements automatiques sur son
compte de dépôt.
Le client peut constituer son épargne librement à son rythme. Durant cette phase, le compte est
rémunéré à un taux plus avantageux que celui de l'épargne classique.

La phase crédit est destinée à la mise en place du crédit et à la réalisation de l'investissement.

Il y a lieu de noter que, comparativement à un crédit logement classique, les conditions d'octroi d'un
crédit dans le cadre du PEL sont plus avantageuses puisque :

• La durée de remboursement du crédit dans le cadre du PEL est de quinze ans contre sept ans
pour le crédit logement classique.
• Le taux du crédit dans le cadre du PEL est inférieur au taux du crédit logement classique.
INSTITUT DE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT DU MAGHREB ARABE

Examen de mi- parcours- Semestre II

25ème promotion

Techniques Bancaires

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Monsieur Anis Tounsi, jeune ingénieur nouvellement recruté dans une entreprise de
bâtiment, se présente à l'agence bancaire la plus proche de son lieu de travail pour
l'ouverture d'un compte pour y domicilier son salaire.

Il vous est demandé, en tant que chargé de clientèle, d'identifier le compte qui répond à son
besoin, de lui expliquer les règles de fonctionnement de ce compte et de lui présenter
brièvement les formalités d'ouverture.

Réponse

S'agissant d'un salarié sollicitant l'ouverture d'un compte pour y domicilier son salaire, il y a lieu
de lui offrir un compte de dépôt appelé aussi compte de chèques.

Le chargé de clientèle doit lui expliquer qu'il s'agit d'un compte de "dépôt à vue" qui peut lui
donner droit à des moyens de paiement lui permettant de disposer de ses avoirs, sans que ça ne soit
forcément des formules de chèques (une carte bancaire en l'occurrence).

Il y a lieu de lui rappeler, également, que le compte de dépôt ne lui donne pas la faculté du
découvert et que, si jamais la banque a admis une ou plusieurs opérations ayant rendu le compte
débiteur, il est tenu de procéder à la couverture de ce débit sans délai.

Pour l'ouverture de ce compte, Monsieur Tounsi doit signer une convention, déposer un spécimen
de sa signature et fournir une copie de sa carte d'identité nationale.
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Examen Final- Semestre II

24ème promotion

Techniques Bancaires
---------------
Question N° 1

Monsieur Ben Ahmed dispose d'un capital de 100.000 D qu'il désire placer pour une période
approximative de 18 mois.

Sachant que le taux de rémunération pour les bons de caisse et les corn ptes à terme est de 3,5
pour cette période, quelle est d'après vous la forme de placement la plus rémunératrice parmi
les différentes produits de placement que vous proposer à Monsieur ben Ahmed.

En fait Monsieur Ben Ahmed a décidé d'ouvrir le 07/02/2005 un compte à terme qui viendra à
échéance le 07/08/2006. Le taux négocié est égal à 4%.

Il est demandé de calculer le montant des intérêts qui seront perçus par Monsieur Ben Ahmed.

Ayant besoin d'argent, Monsieur Ben Ahmed demande le 08/12/2005 la clôture anticipée de
son compte.

Quel serait le montant des intérêts qui seront effectivement perçus par Monsieur Ben Ahmed
?

Réponse

Monsieur Ben Ahmed a le choix de placer son capital soit en épargne soit en dépôts à terme (compte
à terme ou bon de caisse).

La rémunération de l'épargne est égale au TRE (soit 3%) majorée d'une prime de fidélité égale à 0,5
% étant donné que la période est supérieure à 1 an et inférieure à 2 ans soit un taux de rémunération
total de 3,5%.

Le taux de rémunération des dépôts à terme pour 18 mois est de 3,5%.

Le taux de rémunération pour les deux forme de placement (épargne et dépôts à terme) est identique.
Toutefois la formule de calcul de l'intérêt est différente :

Pour l'épargne l'intérêt est égal à ctn/36000 alors que pour les dépôts à terme il égal à : ctn/36500.

En conséquence la rémunération du placement en épargne est plus intéressante qu'en dépôts à


terme.
Capital = 100.000 dinars
Taux d'intérêt = 3,5%
Date de souscription = 07/02/2005
Date d'échéance = 07/08/2006
Impôt = 20%
Le nombre de jours de placement est égal au nombre de jours de la période allant du lendemain de la
souscription jusqu'à la date d'échéance comprise. Le nombre de jours de placement = 546 jours.

Première année : 365 jours


'brut' = CTN/36500 = 100.000 x 4 x 365/36500 = 4.000 dinars Impôts
= 4.000 x 20% = 800 dinars
Inetl = 4.000 - 800 = 3.200 dinars.

Reste de la période : 181 jours


'brut2 = CTN/36500 = 100.000 x 4 x 181/36500 = 1.983,560 dinars Impôts
= 1.983,560 x 20% = 396,712 dinars
I
netz = 1.983,560 - 396,712 = 1.586,848 dinars.
Intérêt net total = 3.200 + 1.586,848 = 4.786,848 dinars

Remboursement anticipé
Le nombre de jours effectifs de placement est égal au nombre de jours de la période allant du
lendemain de la souscription jusqu'au lendemain de la date cle dépôt de la demande de la clôture du
compte. Le nombre de jours effectif de placement = 304 jours.
Ibrut = C x (T-1) X N/36500 = 100.000 x 3 x 304/36500 = 2.498,630 dinars Impôts
= 2.498,630 x 20% = 499,726 dinars
'net = 2.498,630 — 499,726 = 1.998,904 dinars.

Question N° 2 : Présenter succinctement les produits de l'épargne qui sont adossés à un crédit
ainsi que les principes de leur fonctionnement.

Réponse

Les produits de l'épargne adossés au crédit sont le plan épargne logement, le plan épargne études
et le plan épargne ménage.

Les principes de leur fonctionnement consiste en l'ouverture d'un compte et la signature d'une
convention prévoyant une phase épargne suivie d'une phase crédit. Le crédit à accorder tient
compte du montant épargné.

Pour le plan épargne études, la première phase est suivie d'une phase intermédiaire précédant la
phase crédit qui correspond à la phase d'utilisation de l'épargne.

Question N° 3 :Quelles sont les composantes du Recueil des Conditions de Banque qui peuvent
faire l'objet d'une concurrence entre les banques et quelles sont les limites à cette
concurrence ?

Réponse

Les composantes du Recueil des Conditions de Banque sont l'intérêt, les commissions et les dates de
valeur.

En application des dispositions de la Circulaire de la BCT N° 91/22, les dates de valeur sont fixes
pour toutes les banques. En conséquence, seuls l'intérêt et les commissions peuvent faire l'objet d'une
concurrence entre les banques.
Néanmoins, cette concurrence est limitée par une logique économique, dans la mesure où les taux
créditeurs ne peuvent être supérieurs au coût d'acquisition des ressources et les taux débiteurs ne
peuvent être inférieurs à leur prix de session à savoir le taux du marché monétaire.

Question N° 4 : Quel est le mode de perception des commissions et comment est déterminée
son assiette ?

Réponse

Il existe deux modes de perception pour les commissions : le mode fixe et le mode proportionnel.

Concernant le mode proportionnel, celui-ci peut avoir comme assiette le montant de l'opération
(flat) ou le montant et la période. Dans le premier cas, il est tenu compte de la complexité de
l'opération et dans le deuxième cas, il est tenu compte du risque encouru.
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Examen de mi-parcours

2 4ème promotion- Semestre II

Techniques Bancaires

1 - Comparaison entre le compte joint et le compte indivis.

Le compte joint est un compte collectif avec solidarité active doublée d'une solidarité passive. Il
s'agit d'un compte fonctionnant avec une seule signature (signatures séparées) : la banque s'engage à
restituer la totalité du dépôt à l'un quelconque des titulaires du compte.
La banque a le droit de poursuivre solidairement chacun des titulaires pour le montant du solde
débiteur.
Le décès de l'un des titulaires n'a pas pour effet d'arrêter le compte joint qui, continuera de
fonctionner sous les signatures des survivants.

Le compte indivis est un compte collectif sans solidarité active.

Il s'agit d'un compte fonctionnant avec deux signatures (signatures conjointes) : chacun des titulaires
est sans droit pour faire fonctionner seul le compte.

La banque ne peut poursuivre, chacun des titulaires, que pour sa part dans le compte (à parts égales
si ça n'a pas été spécifié), en dépit du fait que le débit pourrait résulter du seul mandataire.

2 - Comparaison entre le compte spécial en dinar et le compte spécial en dinar convertible.

Le compte spécial en dinar est ouvert aux sociétés non- résidentes titulaires de marchés en Tunisie
et destiné à recevoir la partie non transférable du prix de ce marché.

Le compte spécial en dinar est crédité de la part du marché payable en Tunisie ainsi que de la
contre-valeur de devises cédées sur le marché des changes.

Le compte spécial en dinar est librement débité et pourrait donner lieu à la délivrance d'un carnet de
chèques à son titulaire.

Le compte spécial en dinar convertible est ouvert aux résidents pour y loger leurs avoirs
transférables après déclaration des avoirs régulièrement acquis à l'étranger.

Le compte spécial en dinar convertible est crédité des avoirs ayant pour origine des devises.
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Examen Final

2 3ème promotion- Semestre II

Techniques Bancaires

----------------------

1 - Citer les différentes formes d'endossement du chèque et indiquer les obligations de


l'endosseur et de l'endossataire pour chacune d'elles. (5 points)

Réponse

L'endossement est une convention qui suppose le consentement de l'endosseur et de l'endossataire


puisqu'il créé au profit de l'une ou l'autre des parties des droits et des obligations.

L'endossement du chèque peut être un endossement translatif de propriété ou un endossement de


procuration.

L'endossement translatif de propriété transmet tous les droits résultant du chèque notamment la
propriété de la provision.

Il fait naître à la charge de l'endosseur l'obligation solidaire de garantir le paiement aux porteurs
ultérieurs.

L'endossement de procuration est effectué en utilisant, expressément, l'une des mentions prévues
par l'article 369 du Code de Commerce, à savoir : "valeur en recouvrement", "pour encaissement",
"par procuration".

C'est l'endossement par lequel le porteur du chèque donne mandat, à toute personne, et plus
particulièrement une banque, de le présenter au paiement et d'en recevoir le règlement.

L'endossement de procuration créé des obligations à la charge de l'endossataire.

L'endossataire (la banque du remettant) doit s'assurer que le chèque a été régulièrement endossé à
son profit et vérifier la signature du remettant.

Le banquier du remettant est "garant de la régularité du titre", en ce sens qu'il lui incombe de
vérifier que le chèque ne présente pas de trace de surcharge ou d'altération. Il a donc le devoir de
vérification.

De même le banquier du remettant a le devoir d'information de son client lorsque le chèque ne porte
pas toutes les mentions requises ou présente une anomalie qui risque de le faire rejeter (absence de
date ou de lieu d'émission).
2 - Le titre de crédit en tant que moyen de mobilisation des créances. (5 points)

Le titre de crédit est un écrit destiné à constater l'intégralité des sommes accordées par un
établissement prêteur et devant être remboursées par le souscripteur.

Il se présente sous forme d'un écrit comportant des mentions obligatoires et incluant un tableau
d'amortissement.

L'établissement prêteur ne peut être qu'un établissement bancaire ou financier.

Le bénéficiaire ne peut être que l'établissement prêteur.

Le titre de crédit doit obligatoirement être domicilié auprès d'un établissement bancaire.

Le titre de crédit est transmissible par voie d'endossement, qui peut être : un endossement translatif
de propriété ou un endossement de procuration.

Néanmoins, le titre de crédit ne peut être endossé qu'en faveur de la BCT ou d'un établissement
bancaire ou financier.

Le titre de crédit peut être avalisé.

Le paiement du titre de crédit est effectué par prélèvements sur le compte du souscripteur.

Le défaut de paiement d'une échéance dans les délais, pour absence ou insuffisance de provision,
peut entraîner d'office la déchéance du terme et rend exigible l'intégralité des sommes dues au titre
du principal du crédit accordé.

Le porteur du titre de crédit jouit, en cas de défaut de paiement, du recours cambiaire.

3 - Exercice

Monsieur Tounsi a demandé à sa banque de lui souscrire à compter du 02/06/2003 un bon de


caisse de 10.000 dinars et échéant le 21/01/2005 et ce, par le débit de son compte et au taux de
5% l'an.

Il est demandé de présenter à monsieur Tounsi un plan de placement en prévoyant les deux
possibilités de placement : intérêts payables d'avance et intérêts payables à terme échu.

Ayant besoin d'argent, monsieur Tounsi demande, le 08/11/2004, à sa banque de lui accorder
une avance sur son bon de caisse de 5.000 dinars, La banque lui accorde l'avance et crédite
(en valeur) son compte le 09/11/2004. Quel est le montant des intérêts bruts dus par monsieur
Tounsi au titre de cette avance.
Réponse

Exercice (10 points)


Correction

Capital = 10.000 dinars


Taux d'intérêt = 5%
Date de la souscription = 02/06/2003
Date échéance = 21/01/2005

La période allant du 02/06/2003 au 31/05/2004 est égale à 365 jours. La période allant
du 01/06/2004 au 21/01/2005 est égale à 235 jours. Le nombre total de jours de
placement est égal à 600 jours.

Calcul des intérêts nets perçus par le client : • cas où

les intérêts sont perçus d'avance :

Ibrut = CTN _________ = 10.000 x 5 x 600 = 10.000 x 5 x 600 = 759,494 dinars.


36.500+TN 36.500 + (5 x 600) 39.500

Calcul de l'impôts sur le revenu : 759,494 x 20% = 151,899 dinars. Calcul de l'intérêt net

servi : Inet = 759,494 - 151,899 = 607,595 dinars. • cas où les intérêts sont payables à terme

échu :

Etant donné que la période de placement dépasse l'année, les intérêts doivent être payés par tranche
d'années de placement.

Calcul des intérêts bruts perçus par le client au titre de la gère année de placement :

I
brutl = CTN = 10.000 x 5 x 365 = 500 dinars. 36.500
36.500

Calcul de l'impôts sur le revenu : 500 x 20% = 100 dinars. Calcul de

l'intérêt net servi : Inetl = 500 - 100 = 400 dinars.

Calcul des intérêts bruts perçus par le client au titre du reste de la période de placement :

Ibrut2 = CTN = 10.000 x 5 x 235 = 321,917 dinars. 36.500


36.500
Calcul de l'impôts sur le revenu : 321,917 x 20% = 64,383 dinars. Calcul de l'intérêt net

servi : Inet2 = 321,917 - 64,383 = 257,534 dinars. Calcul du montant total des intérêts nets

servis :

Inet = Inetl + Inetz = 400 + 257,534 = 657,534 dinars.

Calcul du nombre de jours de l'avance consentie au client :

Période allant du 09/11/2004 au 21/01/2005 est égale à : 73 jours. Détermination du

taux appliqué à l'avance : Taux = t + 1 = 6% Calcul des intérêts dus au titre de

l'avance :

avance = CTN = 5.000 x 6 x 73 = 60 dinars. 36.500 36.500


OPERATIONS BANCAIRES
AVEC L’ETRANGER
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Examen Final- Semestre II

28ème promotion

Opérations Bancaires avec l’Etranger

PREMIERE PARTIE

Souligner les bonnes réponses

Le risque commercial est le risque de :

Annulation du contrat commercial


Défaillance de l’acheteur
Non transfert des fonds

Les opérations traitées sur le marché monétaire en devises sont :

Opérations de placement de devises


Opérations d’achat de devises
Opérations de vente de devises

L’incoterm CPT est un incoterm :

Vente au départ
Vente à l’arrivée
Vente au mieux

L’effet est :

Un mode de règlement
Un moyen de règlement
Un moyen de transfert d’argent

La responsabilité du transporteur n’est pas engagée lorsque la mention « contre


remboursement » est indiquée sur :

La facture
Le certificat d’origine
Le document de transport

L’apurement du titre de commerce extérieur consiste au rapprochement des :

Montants réglé et encaissé


Montant encaissé et montant de la facture
Montant encaissé, imputation douanière
Et montant de la facture
L’encaissement documentaire contre paiement offre à l’exportateur engagement de :

Paiement
Respect des instructions
Vérification des documents

Le certificat de qualité est un document de :

Commercial
Contrôle
Prix

Pour un étudiant poursuivant ses études à l’étranger, le montant des frais d’installation
s’élève à :

1000 dinars
1.500 dinars
2.000 dinars

La Lettre de crédit stand-by est une :

Garantie bancaire
Moyen de paiement
Mode de paiement

Dans une opération de crédit documentaire, l’engagement des banques est né :

Avant l’expédition des marchandises


Au moment de la remise des documents d’expédition
Après l’expédition des marchandises

Le risque de change est la variation des :

Taux d’intérêt
Taux de change
Taux d’actualisation

Le paiement d’avance est subordonné à la présentation d’une :

Facture
Garantie bancaire
Document de transport

Le Swift Type MT 700 est réservé aux :

Paiements de banque à banque


Règlements des encaissements documentaires
Ouvertures de crédits documentaires
Pour l’incoterm CFR, le lieu de transfert des risques se situe au niveau du :

Port de déchargement
Port de chargement
Port de destination

La Lettre de crédit transférable couvre des opérations de :

Importation
Exportation
Négoce

Dans une opération d’encaissement documentaire, l’importateur s’appelle :

Bénéficiaire
Tiré
Donneur d’ordre

Le risque économique est le risque de variation des :

Taux de change
Prix des matières premières
Frais de transport

Les Incoterms sont répartis en :

2 familles
3 familles
4 familles

Sont considérés comme « documents anciens », les documents d’expédition présentés :

Au-delà des 21 jours date d’expédition


Au-delà des 28 jours date d’expédition
Au-delà des 14 jours date d’expédition

DEUXIEME PARTIE

Question :

L’un de vos clients vient d’arracher un contrat d’exportation sur l’Irak d’une valeur de 1 Million
de dollar Américain. Il vient vous voir pour le conseiller sur le mode de paiement à choisir pour
mieux se couvrir contre les risques à l’international.

Quels conseils donnez-vous à votre client ? Argumenter votre réponse

Prenant en considération les risques sur l’Irak, pays en état de guerre, il y’a lieu d’orienter
votre client sur le mode de paiement le plus sécurisé à savoir un crédit documentaire
irrévocable et confirmé. Ce mode de paiement permettra à votre relation de se couvrir
contre les risques d’interruption de marché, commercial, politique et non transfert des
fonds.
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Examen de mi-parcours- Semestre II

28ème promotion

Opérations Bancaires avec l’Etranger

PREMIERE PARTIE

Souligner les bonnes réponses

Le titre de commerce extérieur est un document :

Financier
Administratif
Expédition

Le montant de l’allocation touristique est annuellement à :

2.000 D
4.000 D
6.000 D

La facture définitive est réservée aux produits :

Contingentés
Prohibés
Libres

Pour l’incoterm FOB, la responsabilité de l’exportateur s’arrête au :

Port de déchargement
Port de chargement
Port de destination

La remise documentaire contre paiement constitue pour la banque remettante engagement


de :

Paiement
Respect des instructions
Vérification des documents

La domiciliation du titre de commerce extérieur se fait auprès de :

La banque
Le transitaire
La BCT
L’incoterm DDP est un incoterm :

Vente au départ
Vente à l’arrivée
Vente au mieux

Le chèque est :

Un mode de règlement
Un moyen de règlement
Un moyen de transfert d’argent

Dans une opération d’encaissement documentaire, l’importateur s’appelle :

Bénéficiaire
Tiré
Donneur d’ordre

Le virement international à l’exportateur de se couvrir contre le risque :

Economique
Commercial
Politique et non transfert des fonds

Le connaissement maritime est un document de :

Inspection
Transport
Propriété

Pour l’exportateur, le risque commercial est le risque de défaillance de :

Le transporteur
L’importateur
La banque

Les diplomates tunisiens sont considérés :

Résidents
Non-résidents
Résidents et non-résidents

Dans une opération de crédit documentaire, l’engagement des banques est né :

Avant l’expédition des marchandises


Après l’expédition des marchandises
Au moment de la réception des marchandises
Le certificat d’origine est établi par :

La chambre de commerce
Le vendeur
Le transporteur

Le paiement des frais d’assistance se fait contre la présentation d’un :

Certificat de contrôle
Document de transport
Facture

La validité du titre de commerce extérieur prend en considération :

La nature de l’opération
La monnaie de règlement
La nature du bien

L’allocation voyage d’affaires exportateur est plafonnée à :

250. 000 D
500.000 D
750.000 D

DEUXIEME PARTIE

Question : Les étudiants tunisiens poursuivant leurs études à l’étranger sont-ils considérés
des non-résidents ? Argumenter votre réponse.

Les étudiants tunisiens poursuivant leurs études à l’étranger son considérés des résidents
de part le principe de rattachement économique.
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Examen Final- Semestre II

27ème promotion

Opérations Bancaires avec l’Etranger

Sujet

Décrivez à partir des données suivantes les étapes d'un crédit documentaire à l'export côté Banques
et côtés importateur et exportateur.

Données:

La société de transport SICAR signe un contrat commercial avec un acheteur français pour la
vente de 3 semi-remorques citernes 5500 litres vides par voie maritime au plus tard le 15 octobre
de la même année pour un montant de 110.067,00 EUR. Le contrat prévoit le règlement des
marchandises par crédit documentaire irrévocable et confirmée valable jusqu'au 5 novembre et
payable par une traite acceptée par la Société Générale dont l'échéance est fixée à 90 jours après le
connaissement.
Eléments de corrigé

Plan Introduction

Définition du crédit export confirmé Les intervenants

1. Procédure et étapes

- Au 28 Septembre 2007 -

Le Service Crédit- Export reçoit une ouverture de crédit documentaire d'un de ses correspondants,
la Société Générale Paris, en faveur de la société SICAR.

- Au 01 Octobre 2007 -

Le Service Crédit- Export notifie par fax le crédit documentaire auprès de la société SICAR. et lui
envoi par lettre recommandée une copie de la lettre de crédit tout en l'informant le rajout de la
confirmation sera décidée ultérieurement.

- Au 11 Octobre 2007 -

Faisant suite à sa notification du 01/10/2007 et après accord de la direction des risques, le Service
Crédit- Export ajoute sa confirmation au crédoc et informe la banque émettrice et le bénéficiaire,
comptabilise l'engagement et perçoit la commission de confirmation.

- Au 23 Octobre 2007 -

La société remet à SICAR. son agence UIB les documents de 110.067,00 EUR. relatifs à son
expédition. UIB vérifie la régularité et la conformité des documents. Elle les adresse à la Société
Générale Paris en demandant le remboursement du montant de l'utilisation.

- Au 08 Janvier 2008 -

A réception des fonds, deux cas se présentent :


- La société SICAR a accès à la salle de change ,un ordre de change est établi et remis à la salle
pour négociation cours tout en contactant le bénéficiaire pour ses instructions de comptabilisation
des fonds. Après obtention sur l’accord du titre, la comptabilisation est faite selon le cours du
marché.
- Opération avec cours normal :le service crédit export
9 Crédite le compte de la société SICAT du montant des documents (110.067,00 EUR)
9 Débite simultanément le compte de la société SICAR des frais liés au crédit documentaire
(opération du 20 septembre et du 17 décembre) à savoir : commission de réalisation
+commission de transmission +frais fax et swift selon tarif en vigueur, établir une
attestation de rapatriement des fonds (CX 5)

2- Commentaire sur les procédures : côté banquier et côté intervenants

Conclusion : La sécurité et le coût de l’opération.


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Examen de mi-parcours- Semestre II

27ème promotion

Opérations Bancaires avec l’Etranger

Sujet

"Impact de la crise financière internationale sur le cadre général des opérations avec l'étranger"
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Examen Final- Semestre II

26ème promotion

Opérations Bancaires avec l’Etranger

La remise documentaire

Réponse

La remise documentaire : consiste pour le vendeur à faire encaisser par une Banque le montant
du par un acheteur contre remise de documents.Les documents sont remis à l’acheteur contre
paiements ou lettre de change qui peut être avalisée par une banque. Dans La remise
documentaire, la Banque intervient comme mandataire de son client : elle s’engage à exécuter les
instructions.

Intervenants :
- le donneur d’ordre ou remettant : c’est le vendeur (exportateur)
- Le tiré : l’acheteur
- La Banque remettante : la banque du vendeur qui transmet les documents à la Banque
chargée de l’encaissement.
- La Banque présentatrice : Banque correspondante de la Banque remettante

Caractéristiques
Il existe deux types de remises documentaires :
- les documents contre paiement (D/P) : remise contre paiement immédiat.
- les documents contre acceptation (D/A) : remise contre acceptation d’un effet de
commerce.
Avantages :
- simplicité et souplesse
- rapidité
- moins coûteux que le crédit documentaire
- régies par les RUE 522 de la CCI

Limites :
- sécurité relative dans le cas d’une remise contre acceptation d’un effet de commerce.
- En cas de désistement de l’acheteur, le vendeur doit chercher un autre acquéreur.
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Examen de mi-parcours- Semestre II

26ème promotion

Opérations Bancaires avec l’Etranger

Sujet

Le circuit de traitement d’un virement sur l’étranger est-il similaire au circuit de


traitement d’une remise documentaire ?

Réponse

Le virement : C’est technique de règlement sur simple présentation de facture : l’importateur va


donner un ordre de transfert à sa banque de virer au profit de son fournisseur étranger une somme
en devises en règlement d'une facture, conformément à la réglementation des changes locale soit
sur présentation d'un titre de commerce extérieur ou d'un titre financier dûment domicilié.

Le virement peut être effectué de plusieurs manières :

• par courrier : soumis aux aléas du courrier international, il perd une grande partie de son
intérêt ;
• par télex ;
• Par le réseau SWIFT : C'est le moyen le plus rapide pour réduire les délais de transfert car
il permet de virer une somme de la banque de l'importateur à celle du fournisseur étranger
dans un délai de moins de 20 minutes (souvent de l'ordre de deux minutes. C'est un
système automatisé de règlements interbancaires fiable grâce à la normalisation et la
codification des données communiquées. (SWIFT = Society for Worldwide Interbank
Financial Telecommunications)

Les fonds transitent à travers le circuit bancaire selon la technique habituelle de transfert
moyennant la communication d'informations obligatoires tel que LIBAN.

Le virement simple : technique non sécurisante.

La remise documentaire

La remise documentaire : consiste pour le vendeur à faire encaisser par une Banque le montant
du par un acheteur contre remise de documents. Les documents sont remis à l’acheteur contre
paiements ou lettre de change qui peut être avalisée par une banque. Dans La remise
documentaire, la Banque intervient comme mandataire de son client : elle s’engage à exécuter les
instructions.

Intervenants :
- le donneur d’ordre ou remettant : c’est le vendeur (exportateur)
- Le tiré : l’acheteur
- La Banque remettante : la banque du vendeur qui transmet les documents à la Banque
chargée de l’encaissement.
- La Banque présentatrice : Banque correspondante de la Banque remettante

Circuit de traitement d’une remise documentaire :


- Réalisation de l’opération commerciale
- Expédition des marchandises et remise des documents
- Envoi des documents à la Banque présentatrice
- Remise des documents à l’acheteur
- Paiement ou acceptation d’un effet en contrepartie des documents remis
- Paiement de la Banque présentatrice à la Banque remettante
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Examen de Final- Semestre II

25ème promotion

Opérations Bancaires avec l’Etranger


---------------------

Sujet :

Pourquoi le crédit documentaire a toujours été considéré comme une technique sécurisée à
l’import. Quelles sont les limites de cette sécurité.

Réponse

Le crédit documentaire est l’engagement d’une banque de payer un montant déterminé au


fournisseur d’une marchandise ou d’une prestation contre remise, dans un délai fixé, de documents
conformes prouvant que la marchandise a été expédiée ou la prestation réalisée.
ƒ Le crédit documentaire est régi par les Règles et Usances Uniformes Relatives aux
Crédits documentaires Brochure 500 de la CCI, révision de 1993, en vigueur depuis
janvier 1994.

ƒ D’après l’article 2 de ces règles, le crédit documentaire est une opération par laquelle
une banque, dite banque émettrice, agissant à la demande et sur instructions d’un client
:
9 est tenue d’effectuer un paiement à un tiers bénéficiaire ou à son ordre, ou de
payer ou d’accepter des traites tirées par le bénéficiaire,
9 ou autorise une autre banque à effectuer ledit paiement, ou à payer, accepter ou
négocier lesdites traites, contre remise des documents stipulés, pour autant que
les conditions du crédit soient respectées.

Types de crédits documentaires

9 Le Crédit « Révocable » : peut être amendé ou annulé par le donneur d’ordre et


/ ou la banque émettrice à tout moment sans que le bénéficiaire en soit averti au
préalable.
9 Le Crédit « Irrévocable » : c’est un engagement ferme de la banque émettrice.
Il ne peut être annulé ou amendé sans l’accord de toutes les parties.
9 Le Crédit « Irrévocable et confirmé » : La confirmation est un engagement
ferme d’une banque tierce de réaliser l’opération en lieu et place de la banque
émettrice pour autant que les termes et conditions du crédit soient respectées

La confirmation permet de se garantir contre les risques politiques, de non transfert et de


défaillance de la banque émettrice.

Modes de règlement :

9 Paiement à vue : Paiement à la présentation des documents au lieu désigné pour


la présentation des documents
9 Paiement différé : Paiement à la date ou aux dates d’échéances fixées dans le
crédit
9 Paiement par acceptation : Acceptation et / ou paiement de traites à leurs dates
d’échéances fixées dans le crédit
9 Paiement par négociation : Règlement du crédit par une banque autorisée

Sécurité :

- Le crédit documentaire est gage de sécurité pour l’acheteur : recevoir en contrepartie de


son règlement une marchandise conforme à sa commande et dans les délais
- Le crédit documentaire est gage de sécurité pour le vendeur : être payé pour une
marchandise qu’il a expédiée.
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Examen de mi-parcours- Semestre II

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Opérations Bancaires avec l’Etranger

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Sujet :

Quelles sont les principales caractéristiques des opérations de commerce extérieur.

Réponse

Les importations

¾ Les importations sont soumises à l'obligation de domiciliation auprès d'un


intermédiaire agréé,
¾ Les produits bénéficiant du régime de la liberté de commerce extérieur sont
importés sous couvert d'un certificat d'importation accompagné des documents
exigés par la réglementation en vigueur,
¾ Les produits exclus du régime de la liberté sont fixés par liste arrêtée par décret ; ils
sont importés sous couvert d'une autorisation d'importation délivrée par le Ministère
du Commerce.
¾ Les entreprises totalement exportatrices de biens ou de services, ainsi que les
entreprises établies dans les zones franches économiques peuvent importer
librement, sans formalités de commerce extérieur, tous les produits nécessaires à
leur production, sous réserve de leur déclaration en douane.

¾ Le règlement des importations est librement effectué par l'intermédiaire


agréé domiciliataire après l'entrée effective des marchandises justifiée par
l'imputation douanière, Les importations peuvent donner lieu au versement
d'acomptes sous réserve de l'émission en faveur de l'importateur d'une caution de
restitution d'acompte à première.

¾ Le règlement des marchandises peut être effectué avant leur réception sous
réserve de la justification de leur expédition directe et exclusive à destination de la
Tunisie.

Les Exportations :

¾ Les exportations de produits bénéficiant du régime de la liberté de commerce extérieur sont


effectuées sur présentation d'une facture définitive à la douane.
¾ L'exportateur doit domicilier la facture imputée par la douane auprès d'un intermédiaire
agréé au plus tard 8 jours après expédition de la marchandise,
¾ Les produits exclus du régime de la liberté sont exportés au vu d'une autorisation délivrée
par le Ministère du Commerce et domiciliée auprès d'un intermédiaire agréé.
¾ Les ventes au comptant (au plus tard 30 jours à partir de la date d'expédition) peuvent être
payées par n'importe quel mode de règlement,
¾ Les ventes à crédit prévoyant des délais de règlement allant jusqu'à 180 jours à compter de
la date d'expédition sont effectuées librement lorsqu'elles sont assorties d'une garantie de
paiement, d'un accréditif irrévocable ou d'une lettre de crédit stand by, d'une traite avalisée
ou d'une police d'assurance crédit à l'exportation.

Risques à l’international :

- Le risque commercial
Le non-respect des clauses du contrat, l’insolvabilité de l’acheteur ou le fait de transiger avec un
transporteur irresponsable est des exemples de risques faisant parti du risque commercial global.
Les pertes des exportateurs sont en général fréquemment attribuables à un risque commercial mal
évalué.

-Le risque pays

Ce type de risque provient généralement de problèmes économiques, politiques ou juridiques


propres au pays étranger ciblé par l’exportateur.

- Les risques de change : évolution défavorable du taux de change

Les moyens de paiement:

- Virement
- Remise documentaire
- Crédit documentaire

• Moyens de paiement à éviter : Les paiements électroniques ne sont pas sécurisés, les
banques n’étant pas toutes outillées pour l’instant.
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Examen Final- Semestre II

24ème promotion

Opérations Bancaires avec l’Etranger

Sujet :

Est-il possible, de nos jours, de sécuriser les opérations à l'international.

Réponse

La sécurisation des moyens de paiements :

- Crédit documentaire
ƒ le crédit documentaire est une opération par laquelle une banque, dite banque émettrice,
agissant à la demande et sur instructions d’un client :
9 est tenue d’effectuer un paiement à un tiers bénéficiaire ou à son ordre, ou de
payer ou d’accepter des traites tirées par le bénéficiaire,
9 ou autorise une autre banque à effectuer ledit paiement, ou à payer, accepter ou
négocier lesdites traites, contre remise des documents stipulés, pour autant que
les conditions du crédit soient respectées.

ƒ Types de crédits documentaires

9 Le Crédit « Révocable » : peut être amendé ou annulé par le donneur d’ordre et


/ ou la banque émettrice à tout moment sans que le bénéficiaire en soit averti au
préalable.
9 Le Crédit « Irrévocable » : c’est un engagement ferme de la banque émettrice.
Il ne peut être annulé ou amendé sans l’accord de toutes les parties.
9 Le Crédit « Irrévocable et confirmé » : La confirmation est un engagement
ferme d’une banque tierce de réaliser l’opération en lieu et place de la banque
émettrice pour autant que les termes et conditions du crédit soient respectées

ƒ Sécurité :

9 Le crédit documentaire est gage de sécurité pour l’acheteur : recevoir en


contrepartie de son règlement une marchandise conforme à sa commande et
dans les délais
9 Le crédit documentaire est gage de sécurité pour le vendeur : être payé pour une
marchandise qu’il a expédiée.
9

La Garantie bancaire Stand by Letter of Credit


La lettre de crédit stand-by consiste en l’engagement irrévocable d’une banque d’indemniser
son bénéficiaire, en cas de défaillance du donneur d’ordre.

La “ stand-by ” est donc une garantie bancaire à première demande, mais elle se différencie des
garanties bancaires classiques, soumises au droit du pays d’émission, en ce sens qu’elle est
régie par les Règles et Usances Uniformes relatives aux crédits documentaires, ce qui en fait
une sécurité de paiement international, les RUU étant appliquées par la grande majorité des
pays.

A la différence du crédit documentaire irrévocable et confirmé, à la fois instrument et garantie


de paiement, la lettre de crédit stand-by ne doit pas être assimilée à un instrument de paiement,
ce n’est qu’une garantie documentaire.
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Examen de mi-parcours- Semestre II

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Opérations Bancaires avec l’Etranger

----------------
Sujet :

Quels sont les préalables à la réussite d’une opération de commerce extérieur.

Réponse

™ Réalisation de l’opération de commerce extérieur conformément à la


réglementation en vigueur

Les importations

¾ Les importations sont soumises à l'obligation de domiciliation auprès d'un


intermédiaire agréé,
¾ Les produits bénéficiant du régime de la liberté de commerce extérieur sont
importés sous couvert d'un certificat d'importation accompagné des documents
exigés par la réglementation en vigueur,
¾ Les produits exclus du régime de la liberté sont fixés par liste arrêtée par décret ; ils
sont importés sous couvert d'une autorisation d'importation délivrée par le Ministère
du Commerce.
¾ Les entreprises totalement exportatrices de biens ou de services, ainsi que les
entreprises établies dans les zones franches économiques peuvent importer
librement, sans formalités de commerce extérieur, tous les produits nécessaires à
leur production, sous réserve de leur déclaration en douane.

¾ Le règlement des importations est librement effectué par l'intermédiaire agréé


domiciliataire après l'entrée effective des marchandises justifiée par l'imputation
douanière, Les importations peuvent donner lieu au versement d'acomptes sous
réserve de l'émission en faveur de l'importateur d'une caution de restitution
d'acompte à première.

¾ Le règlement des marchandises peut être effectué avant leur réception sous réserve
de la justification de leur expédition directe et exclusive à destination de la Tunisie.

Les Exportations :

¾ Les exportations de produits bénéficiant du régime de la liberté de commerce


extérieur sont effectuées sur présentation d'une facture définitive à la douane.
¾ L'exportateur doit domicilier la facture imputée par la douane auprès d'un
intermédiaire agréé au plus tard 8 jours après expédition de la marchandise,
¾ Les produits exclus du régime de la liberté sont exportés au vu d'une autorisation
délivrée par le Ministère du Commerce et domiciliée auprès d'un intermédiaire
agréé.
¾ Les ventes au comptant (au plus tard 30 jours à partir de la date d'expédition)
peuvent être payées par n'importe quel mode de règlement,
¾ Les ventes à crédit prévoyant des délais de règlement allant jusqu'à 180 jours à
compter de la date d'expédition sont effectuées librement lorsqu'elles sont assorties
d'une garantie de paiement, d'un accréditif irrévocable ou d'une lettre de crédit stand
by, d'une traite avalisée ou d'une police d'assurance crédit à l'exportation.

™ Limiter les risques à l’international

- Le risque commercial
Le non-respect des clauses du contrat, l’insolvabilité de l’acheteur ou le fait de transiger
avec un transporteur irresponsable est des exemples de risques faisant parti du risque
commercial global.
Les pertes des exportateurs sont en général fréquemment attribuables à un risque
commercial mal évalué.

Pour limiter ce risque, l’exportateur doit :


o rechercher certaines informations sur solvabilité de son client, comme les détails de
ses comptes bancaires et des références favorables de fournisseurs, …
o négocier des termes avantageux, comme exiger le paiement à l’avance.
o assurer sa créance au départ, par certains organismes comme la COTUNACE et
d’autres sociétés d’assurance · Vendre sa créance à une société d’affacturage, pour
encaisser les fonds tout de suite (moins une commission);

- Le risque pays

Ce type de risque provient généralement de problèmes économiques, politiques ou


juridiques propres au pays étranger ciblé par l’exportateur.

L’exportateur doit évaluer ces risques pays en se documentant sur la situation interne du
pays cible et s’en prémunir le cas échéant en recourant par exemple à des outils financiers
efficaces, comme la protection contre les risques politiques de la COTUNACE.

- Les risques de change : évolution défavorable du taux de change

Pour limiter ce risque, l’exportateur doit utiliser les moyens de couverture du risque de
change disponibles sur le marché.

™ Choix des moyens de paiement en fonction de la relation de confiance avec


son partenaire commercial

• D’une manière générale, et a fortiori pour une première relation commerciale, il est
préférable de recourir aux moyens sécurisés tel que le crédit documentaire irrévocable et
confirmé, technique largement utilisée en Tunisie (coût relativement élevé de 2 à 4%).
• Pour une relation commerciale régulière, d’autres moyens de paiement sont très largement
utilisés et présentent le meilleur rapport qualité/prix : le virement Swift (très fréquent,
rapide et peu coûteux), puis l’encaissement documentaire avec aval (fréquent, possibilité
de délais dans les règlements).
• La lettre de change (traite) est utilisée dans les cas d’une relation de confiance.
Accompagnée d’un aval bancaire. Plutôt qu’un billet à ordre peu utilisé.
• La lettre de crédit stand by se développe en Tunisie même si les banques tunisiennes la
pratiquent encore peu (pour des montants importants et réguliers car plus souple, moins
coûteux que le crédit doc. jusqu’à un quart du tarif).

Moyens de paiement à déconseiller

• Le chèque (non utilisé). Le chèque de banque (peu utilisé, coût élevé et délai
d’encaissement long).

• Les paiements électroniques ne sont pas sécurisés, les banques n’étant pas toutes outillées
pour l’instant.
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Examen de Final- Semestre II

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Opérations Bancaires avec l’Etranger


---------------------

1-Les techniques de règlement à l'import et à l'export : commentez les avantages du côté de


l'importateur et du côté de l'exportateur

Réponse

Des moyens de paiement à sélectionner en fonction de la relation de confiance avec son partenaire
commercial

• D’une manière générale, et a fortiori pour une première relation commerciale, il est
préférable de recourir aux moyens sécurisés tel que le crédit documentaire irrévocable et
confirmé, technique largement utilisée en Tunisie (coût relativement élevé de 2 à 4%).
• Pour une relation commerciale régulière, d’autres moyens de paiement sont très largement
utilisés et présentent le meilleur rapport qualité/prix : le virement Swift (très fréquent,
rapide et peu coûteux), puis l’encaissement documentaire avec aval (fréquent, possibilité
de délais dans les règlements).
• La lettre de change (traite) est utilisée dans les cas d’une relation de confiance.
Accompagnée d’un aval bancaire. Plutôt qu’un billet à ordre peu utilisé.
• La lettre de crédit stand by se développe en Tunisie même si les banques tunisiennes la
pratiquent encore peu (pour des montants importants et réguliers car plus souple, moins
coûteux que le crédit doc. jusqu’à un quart du tarif).

Moyens de paiement à déconseiller

• Le chèque (non utilisé). Le chèque de banque (peu utilisé, coût élevé et délai
d’encaissement long).

• Les paiements électroniques ne sont pas sécurisés, les banques n’étant pas toutes outillées
pour l’instant.

2-Les avantages de la lettre de crédit stand by

La Stand-by letter of crédit est soumise aux R.U.U et s'apparente plus à une garantie qu'à un crédit
documentaire.
La Stand-by letter of crédit donne lieu à règlement, dans l'éventualité de la défaillance du donneur d'ordre vis
à vis du bénéficiaire.

La Lettre de Crédit Stand-by est une garantie bancaire payable à première demande sur
présentation de documents désignés : le document minimum requis est la déclaration du
bénéficiaire établissant la défaillance du donneur d'ordre.
* Mécanisme
La banque de l'acheteur émet une lettre de crédit stand-by au bénéficiaire du fournisseur étranger.
Ce dernier expédie alors la marchandise à l'acheteur qui règle à « x » jours (3 à 7) le fournisseur
étranger.

* Les avantages
9 Garantie contre les défaillances des partenaires commerciaux
9 -Rapidité d’exécution

3-Le rôle du banquier dans les opérations de commerce extérieur

4-Le contrat de base

Le contrat :
ƒ Un acte juridique générateur d’obligations réciproques pour les deux parties telles que
9 Obligation de livraison des marchandises (fournisseur)
9 Obligation de paiement une fois la livraison effectuée (acheteur)
9
ƒ Le contrat doit contenir certaines informations dont la présence est obligatoire (entre
autres) :
ƒ Dates d’établissement du contrat et de validité de l’offre
ƒ Description des marchandises avec quantités et prix
ƒ Monnaie de facturation et monnaie de règlement
ƒ Modes et délais de règlement
ƒ Modes, moyens et délais de livraison (Incoterms)
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Examen de mi-parcours

2 3ème promotion- Semestre II

Opérations Bancaires avec l’Etranger

1-Le virement simple (barème sur 10)

- Le virement simple : technique de règlement sur simple présentation de facture

Une fois la technique choisie conformément aux dispositions du contrat de vente, l'importateur va
donner un ordre de transfert à sa banque de virer au profit de son fournisseur étranger une somme
en devises en règlement d'une facture.

Le virement peut être effectué de plusieurs manières :

• par courrier : soumis aux aléas du courrier international, il perd une grande partie de son
intérêt ;
• par télex ;
• Par le réseau SWIFT : C'est le moyen le plus rapide pour réduire les délais de transfert car
il permet de virer une somme de la banque de l'importateur à celle du fournisseur étranger
dans un délai de moins de 20 minutes (souvent de l'ordre de deux minutes. C'est un
système automatisé de règlements interbancaires fiable grâce à la normalisation et la
codification des données communiquées. (SWIFT = Society for Worldwide Interbank
Financial Telecommunications)

Le mécanisme est très simple.


Un débiteur donne ordre à un banquier local d'effectuer un transfert de fonds sur le compte de son
créancier à l'étranger

Les fonds transitent à travers le circuit bancaire selon la technique habituelle de transfert
moyennant la communication d'informations obligatoires tel que LIBAN.
LIBAN est une norme internationale d'identification de compte bancaire et a pour objet de faciliter
le traitement automatisé des paiements transfrontaliers.

Il est initié par un acheteur conformément à la réglementation des changes locale soit sur
présentation d'un titre de commerce extérieur ou d'un titre financier dûment domicilié
Virement transmis par rapport au virement reçu (expéditeur) ce mode de paiement doit être bien
sûr réservé à des relations commerciales fréquentes et empreintes de confiance.
Il est évident que la plupart des ordres de règlement internationaux dénoués par virements se font
sur des comptes à comptes entre banques par l'intermédiaire des correspondants étrangers sans
manipulation d'espèce ou de titre de paiements.

II faut distinguer entre les opérations commerciales et les opérations financières.

Exemple d'un règlement scriptural d'une dette en devises. Règlement en devises


- Schéma comptable
Il est évident que ces opérations se font moyennant la perception de commissions aussi bien du
banquier local que du banquier correspondant; elles peuvent être à la charge du donneur d'ordre ou
du bénéficiaire.

Ces commissions varient d'une banque à une autre et sont généralement négociables.

L'opération est différente suivant que le débit se fera sur un compte en devise ou sur un compte
dans la monnaie locale qui nécessitera obligatoirement un achat en devise sur le marché des
changes (détails dans le cours sur le marché des changes)

- Le virement simple : technique non sécurisante

Conclusion

Un transfert international se dénoue par le débit d'un compte ouvert au nom du banquier donneur
d'ordre chez un confrère ou correspondant étranger à charge pour ce dernier de faire suivre
l'opération vers son bénéficiaire final avec le système de règlement qui lui convient et par le
moyen le plus sécurisé et le plus rapide possible, il est évident qu'aujourd'hui l'existence de
normes, le contrôle de leur respect, l'automatisation très poussée du traitement des opérations par
le biais de Swift qui est un système sécuritaire de transmission normalisée et automatique des
données par messages à l'échelle internationale a beaucoup facilité le traitement de ces opérations.

2-Les documents de commerce extérieur (barème sur 10)

• Lister les documents


-
• Rôle des incoterms

La spécificité des ventes internationales notamment eu égard à l’importance du coût et


des risques des opérations de transport, a conduit les usagers du commerce international
(commerçants et chambres de commerce) à codifier sur le plan pratique, les termes et
définitions des conditions de transport et de vente.
Périodiquement révisés : 1953, 1980, 1990 et 2000.
Le principal objet des termes commerciaux est de déterminer en quels points le vendeur
aura rempli ses obligations de façon qu’on puisse dire qu’il a livré les marchandises, au
sens juridique, à l’acheteur.

Les incoterms précisent les responsabilités respectives du vendeur et de l’acheteur


¾ Fixent la division des risques
¾ Fixent le partage des coûts
¾ Un accord indispensable entre le vendeur et l’acheteur
¾ Un premier pas décisif dans la négociation
¾ Un outil pratique pour les commerçants pour toutes les catégories de marchandises
qui voyagent
• Rôle des documents de commerce extérieur dans la remise documentaire et le crédit
documentaire essentiellement

• La dématérialisation des documents pour accélérer la facilitation du commerce extérieur


OPERATIONS DE CREDIT
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Examen Final- Semestre II

28ème promotion

Opérations de Crédit

Afin d’encourager les investissements et soutenir la création d’entreprise et de l’emploi, les


pouvoirs publics ont crée une Banque dédiée au financement des la petite et moyenne
entreprises « BFPME » et ont incité les banques à la signature de la charte de financement entre
elles pour faciliter l’accès des PME aux crédits bancaires qui avec toutes leurs formes adaptées
aux différents besoins constituent la principale source de financement de son cycle
d’exploitation.

1- Définir les financements auxquels l’entreprise peut prétendre lors de sa création.


2- Définir les financements nécessaires pour le cycle d’exploitation et les besoins de en
fonds de roulement et les différents types de financements.

Corrigé
Définir les financements auxquels l’entreprise peut prétendre lors de sa création.

Le Capital Social
Pour financer les investissements dans le cadre de la création ou dans le cadre d’une extension, le
promoteur ou les associés doivent assurer au moins 30% du montant de l’investissement projeté
en fonds propres ou par la réalisation d’une augmentation de capital.

SICAR
Les SICARS : Les sociétés d’investissements à capital risque aident les promoteurs à parfaire leur
autofinancement et peuvent intervenir dans le financement des projets moyennant une prise de
participation au capital de la société. L’intervention des SICARs permet de contribuer à la réussite
du projet dans la mesure ou elle permet de jouer le rôle d’un conseiller.
La participation des Sicars se fait en portage puisqu’une convention de rétrocession est signée avec
le dirigeant de l’entreprise ou le promoteur fixant la durée, le taux d’intérêts appliqué sur la
période et les garanties données en contrepartie de cette participation.

Le FOPRODI
Le Fonds de Promotion et de Décentralisation Industrielle a des objectifs multiples axés
essentiellement sur la promotion des entrepreneurs, l’aide à la PME et l’encouragement de la
décentralisation industrielle. Les projets pouvant bénéficier des avantages de ce fonds sont ceux
dont le coût ne dépasse pas actuellement 4MD.
Ce fonds peut intervenir sous forme de participation au capital ou d’une dotation
remboursable (sur 12 ans dont 5 ans de grâce et au taux de 3%) qui peut atteindre 60% du capital
social minimum (30% de l’investissement) pour la tranche d’investissement inférieure ou égale à
1 MD et 30% pour la tranche comprises entre 1 et 4 MD.
Le FONAPRAM
La loi n°81/76 du 9 Août 1981 portant création du Fonds National de Promotion de
l’Artisanat et des Petits Métiers FONAPRAM, a institué un régime d’encouragement spécifique
aux promoteurs des projets dans l’artisanat et de petits métiers dont le coût ne dépasse pas
actuellement 50 mille dinars et 80 mille dinars pour les nouveaux diplômés du supérieur
Ce fonds participe dans le financement des fonds propres de ces petits projets par l’octroi d’une
dotation remboursable à partir de la 8eme année sans intérêts sur 12 ans.

LES CREDITS BANCAIRES CLASSIQUES

9 Les crédits à moyen terme


9 Les lignes de crédits extérieures
9 Les crédits à long terme
9 Le crédit-bail

Définir les financements nécessaires pour le cycle d’exploitation et les besoins de en fonds de
roulement et les différents types de financements

Les crédits de financement des créances professionnelles

L’escompte commercial : L’escompte est défini comme l’opération de crédit par laquelle le
banquier met à la disposition d’un client le montant d’une remise d’effets sans attendre leur
échéance. Le recouvrement des effets qui lui sont cédés en pleine propriété devrait normalement
permettre au banquier escompteur le remboursement de son avance.

Le crédit de mobilisation des créances nées sur l’étranger : Ce crédit a pour objet de mobiliser les
créances à court terme nées sur des clients étrangers acheteurs de marchandises ou bénéficiaires de
prestations de services. La durée d’usance de la traite créée en contrepartie de la créance peut
atteindre 180 jours.

Le crédit à moyen terme à l’exportation : Ce concours est destiné à financer les créances nées sur
l’étranger dont les délais de règlement sont supérieurs à un an. Le montant du crédit, dont la durée
n’excède pas 7 ans, doit généralement correspondre à la partie intégrée du produit exporté.
Toutefois, ce montant peut être relevé par la banque au cas ou cela s’avère nécessaire pour la
réalisation de l’opération d’exportation. Ce financement est accordé sous forme de crédit acheteur
ou de crédit fournisseur :

Le Crédit à moyen terme à la production : Ces concours sont destinés à financer la vente à crédit
de biens d’équipement ou de services à des investisseurs. Le montant du crédit est fixé en fonction
du volume des ventes à crédit et du délai de règlement consenti aux acquéreurs finaux sans pour
autant dépasser les 80 % du montant des ventes.
Les sociétés bénéficiaires de ce concours sont appelées à répercuter sur les acquéreurs finaux les
mêmes conditions de taux et de durée obtenues auprès des banques

L’affacturage ou le factoring : C’est une convention entre une entreprise et un organisme financier
appelé "Factor" par laquelle l’entreprise cède ses créances locales ou à l’exportation au factor en
contre partie d’un règlement immédiat. Cette cession des créances entraîne un transfert des risques
commerciaux de l’entreprise vers le factor.

L’assurance de l’importateur étranger : L’assurance-crédit est un mécanisme de garantie qui


intervient généralement dans les opérations de commerce extérieur. Elle garantit l’entreprise
contre l’insolvabilité de ses clients pour autant qu’elle travaille sur des signatures autorisées par
l’assureur. En Tunisie, les garanties d’assurance-crédit délivrées par la COTUNACE couvrent le
risque commercial de non paiement des créances des exportateurs.
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Examen de mi-parcours- Semestre II

28ème promotion

Opérations de Crédit

Les entreprises et notamment les petites et moyennes sollicitent de plus en plus les sociétés de
leasing pour financer leurs investissements et trouvent dans le crédit leasing ou crédit bail un
substitut aux crédits bancaires à moyen et long terme en raison de sa souplesse et la non exigence
de garanties.

Définissez le crédit leasing et les différents types de leasing. Quels sont les avantages et les
inconvénients de cette forme de financement.

Réponse

Le crédit-bail est une forme de financement de l’investissement qui complète la gamme des
financements à MLT proposée par le système bancaire. Il peut se définir comme une location d’un
bien à usage professionnel avec promesse unilatérale de vente, au plus tard à l’expiration du
contrat, au profit du locataire pour un prix convenu à l’origine.

L’opération de crédit bail met, en principe, trois parties en présence à savoir:


- l’entreprise qui choisit chez un fournisseur donné le bien dont elle a besoin et dont elle a la
charge de l’entretenir
- le fournisseur qui reçoit de la société de leasing la commande du bien et son règlement
- la société de leasing qui loue à l’entreprise le bien dont elle est propriétaire.

On distingue traditionnellement deux grandes sortes de crédit bail :

1-Le crédit-bail mobilier qui porte sur l’acquisition des biens d’équipement n’ayant pas le
caractère d’immeubles (location de biens d’équipement ou de matériels d’outillage )
* Le crédit-bail immobilier qui porte sur l’acquisition des biens de production ayant le caractère
d’immeubles
A coté de ces deux catégories de crédit-bail, il existe d’autres appellations consacrées qu’il
convient de les préciser :
•cession–bail « lease-back »
•Crédit-bail adossé
•Crédit-bail international
Le crédit-bail présente des avantages et des inconvénients
a- Les avantages :
- une nouvelle source de financement des investissements de l’entreprise
-un engagement hors bilan qui n’alourdît pas le bilan de l’entreprise
-un avantage fiscal puisque les loyers payés constituent des frais généraux et sont donc
déductibles de l’assiette de l’IS.
-un moyen de maîtriser les nouvelles technologies et de résoudre le problème d’obsolescence du
matériel.
b- les inconvénients :
- n’étant pas propriétaire de ses actifs, l’entreprise locataire ne peut pas donner lesdits actifs en
garantie à des éventuels créanciers (banques et autres).
- coût élevé du crédit-bail qui est supérieur à celui d’un crédit à moyen ou long terme car les
sociétés de leasing calculent leurs conditions par référence au taux de mobilisation de leurs
ressources par l’émission des emprunts obligataires.

L’accès au crédit bail est plus facile qu’un crédit bancaire à moyen et long terme En effet, la
société de leasing n’exige pas la constitution des garanties, les états financiers, un programme de
rentabilité prévisionnelle.
Cette facilité et cette souplesse ont fait que les petites et moyennes entreprises recourent souvent à
ce mode financement quittent à supporter un coût élevé en matière d’intérêts et ce en raison de la
rapidité de dénouement de l’opération. Il suffit simplement d’une facture pro forma et l’accord de
la société de leasing.
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Examen Final- Semestre II

27ème promotion

Opérations de Crédit

Les crédits aux particuliers sont des crédits accordés conformément aux textes règlementaires en
vigueur,à toute personne physique tunisienne majeure et résidente
(salarié,professionnel,commerçant ou artisan) disposant d’un salaire ou d’un revenu fixe ,pour
satisfaire ses besoins personnels ou ceux de la famille.

Réponse

Le Cadre Réglementaire
Devant la profusion des ventes à crédits à partir de années 90, le Législateur Tunisien a promulgué
la loi n°98-39 du 2 juin 1998 qui a pour but de fixer les règles régissant les ventes à tempérament
et de limiter les abus générés par l’accroissement de ces ventes. Cette loi a donné la possibilité aux
commerçants de consentir des facilités de paiement échelonnées dans le temps à leur clientèle tout
en fixant les conditions et les modalités pratiques de ces ventes.
Parallèlement la Banque Centrale de Tunisie a autorisé par la circulaire n° 99-02 du 26 janvier
1999, les banques à accorder des crédits à la consommation destinés à financer l’acquisition par
les particuliers des biens de consommation durable ainsi que leurs dépenses courantes.
Par ailleurs et dans le but de maîtriser l’évolution des crédits à la consommation et réduire tout
risque de dérapage et uniformiser les conditions d’octroi de ces crédits, la Banque Centrale de
Tunisie a, par la circulaire aux banques n° 2006/21 du 7 décembre, limité la durée des crédits
consentis par les établissements de crédit aux particuliers sur une période n’excédant pas 36 mois à
l’exception des crédits destinés à l’acquisition :
- de voitures : dont la durée de remboursement peut aller jusqu’à 7 ans et le montant
du crédit ne doit pas excéder 80% de la valeur de la voiture à acquérir ;
- des équipements ou des produits s’inscrivant dans le cadre de programmes
nationaux (à l’instar du PC familial et du chauffe-eau solaire), dont la durée de
remboursement peut s’étaler sur 5 ans.
Le paysage réglementaire a été complété par la création au sein de la Banque Centrale de Tunisie
du fichier des crédits aux particuliers dans le but de centraliser les crédits à la consommation et
diminuer le risque de surendettement des ménages.

Les types de crédits aux particuliers : deux grands types de crédits aux particuliers à savoir :

-Les crédits à la consommation : Les Crédits à la consommation sont des crédits accordés par les
banques, les établissements financiers ou tout autres organismes aux particuliers pour assurer le
financement des biens de consommation ou des besoins de trésorerie ( meubles et prestations de
services).
Les formes des crédits à la consommation
9 Le Prêt personnel :
9 Le découvert
9 La facilité de caisse
9 Crédit revolving ou crédit personnel permanent
9 Les Ventes à crédit
9 Les Ventes à tempérament
9 Le leasing
Les crédits immobiliers

Les crédits immobiliers sont des crédits accordés aux particuliers pour financer aussi bien
l’acquisition d’une résidence principale ou secondaire, d’un terrain, que l’exécution de travaux
d’aménagement ou de construction.
Le montant du crédit accordé ne peut généralement dépasser les 80% des investissements à réaliser
et la durée est souvent comprise entre 7 ans et 25 ans.
Quant aux remboursements, ils se font par mensualités le plus souvent constantes avec une période
de grâce ou de franchise pour les premières mensualités, allant de 6 mois à 1 an et au cours de
laquelle l’emprunteur ne rembourse que les intérêts échus.
Les banques bénéficient en contrepartie des crédits accordés d’une hypothèque sur le bien financé,
en plus l’emprunteur est tenu de souscrire une assurance vie au profit de la banque pour la durée
du remboursement.
En plus des garanties réelles, les banques peuvent demander d’autres garanties personnelles allant
de la caution des conjoints à la domiciliation des salaires et des loyers éventuellement.

Les types des crédits immobiliers :


9 Le crédit standing :
Ce crédit dont le montant n’excédant les 30 milles dinars est destiné à financer aussi bien les
acquisitions neuves des résidences principales et secondaires que les travaux de construction et les
aménagements. Il est accordé sur une période de 7 ans et éligible au refinancement de la BCT
conformément à l’article 30 de la circulaire de la BCT n° 87/47.
9 Le compte épargne logement :
Les crédits accordés sont adossés à un compte épargne logement ouvert à la BH. L’emprunteur
bénéficiant d’un compte BH (ex CNEL) doit épargner au moins pendant une période allant de 3 à
5 ans selon la catégorie du livret d’épargne ouvert chez la banque et la nature du régime .
L’épargne est rémunérée au taux du TMM.
Le montant du crédit qui représente généralement 3 fois le montant de l’épargne est accordé au du
TMM plus une petite marge, ne dépassant pas 1,5 points et sur une période n’excédant pas les 25
ans.
9 Le plan épargne logement ou CREDIM :
Le détenteur d’un compte CREDIM, MENZILI , DARI, SAKAN , MALEK peut obtenir des
crédits représentant un maximum de trois fois le montant de l’épargne constituée ( n’est pas
obligatoire ) pour financer l’achat , l’acquisition , la construction , l’extension ou l’aménagement
d’une maison. La période du remboursement du crédit peut atteindre 25 ans et le taux appliqué est
celui du TMM plus une marge, outre les frais du dossier.
Ces crédits sont accordés sur les ressources de la banque et ne sont pas refinançables auprès de la
BCT .

La Centrale des Crédits aux Particuliers :


La centrale des crédits aux particuliers a été créée au début des années 2000, et a pour objet la
centralisation des informations sur :
- Les crédits non professionnels accordés aux personnes physiques (PP) par les
établissements de crédits.
- Les facilités de paiement accordées aux PP par les fournisseurs.
- Les éventuels défauts de paiement relatifs à ces crédits et à ces facilités.
Mission de la Centrale :

La centralisation des informations a pour but de mettre à la disposition des prêteurs des
informations fiables et en temps utile pour mieux suivre l’évolution des crédits accordés et
prévenir le surendettement des particuliers.

Les déclarants :
Les déclarants à la centrale des crédits aux particuliers sont nombreux :
• Les banques
• Les sociétés de leasing
• Les banques offshore
• Les 2 sociétés de factoring
• Les caisses de sécurité sociale
• Les commerçants.

Les déclarations doivent parvenir à la Banque Centrale au moment de l’octroi du crédit ou de la


conclusion de la vente à tempérament pour les nouveaux crédits et au plus tard 15 jours après
chaque fin du mois pour les anciennes déclarations.
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Examen de mi-parcours- Semestre II

27ème promotion

Opérations de Crédit

Pour financer son cycle d’exploitation, la société bénéficie du financement à court terme sous
forme de crédit par décaissement et sous forme de créances professionnelles.
Préciser la différence entre ces deux types de crédits et définir les différentes formes de crédits de
financement par créances professionnelles.

Corrigé

Les crédits par décaissement sont des crédits avancés directement dans le compte de l’entreprise
ouvert auprès d’une banque. Le crédit par caisse présente un risque puisqu’il est consenti sans
garantie préalable, il n’est pas matérialisé par des traites et ne peut servir de contrepartie pour les
emprunts de la banque au niveau du marché monétaire si elle l’accord de refinancement.

Les crédits de financement par créances professionnelles sont des opérations par lesquelles la
banque met à la disposition d’une société des avances en compte en contrepartie d’une remise
d’effets tirés sur ses clients sans attendre l’échéance. Le remboursement de cette avance est
effectué à échéance auprès des dits clients. Ces crédits sont matérialisés par des effets et donnent
lieu à un refinancement auprès de la BCT.

Les crédits de financement des créances professionnelles

L’escompte commercial : L’escompte est défini comme l’opération de crédit par laquelle le
banquier met à la disposition d’un client le montant d’une remise d’effets sans attendre leur
échéance. Le recouvrement des effets qui lui sont cédés en pleine propriété devrait normalement
permettre au banquier escompteur le remboursement de son avance.

Le crédit de mobilisation des créances nées sur l’étranger : Ce crédit a pour objet de mobiliser les
créances à court terme nées sur des clients étrangers acheteurs de marchandises ou bénéficiaires de
prestations de services. La durée d’usance de la traite créée en contrepartie de la créance peut
atteindre 180 jours.

Le crédit à moyen terme à l’exportation : Ce concours est destiné à financer les créances nées sur
l’étranger dont les délais de règlement sont supérieurs à un an. Le montant du crédit, dont la durée
n’excède pas 7 ans, doit généralement correspondre à la partie intégrée du produit exporté.
Toutefois, ce montant peut être relevé par la banque au cas ou cela s’avère nécessaire pour la
réalisation de l’opération d’exportation. Ce financement est accordé sous forme de crédit acheteur
ou de crédit fournisseur :

Le Crédit à moyen terme à la production : Ces concours sont destinés à financer la vente à crédit
de biens d’équipement ou de services à des investisseurs. Le montant du crédit est fixé en fonction
du volume des ventes à crédit et du délai de règlement consenti aux acquéreurs finaux sans pour
autant dépasser les 80 % du montant des ventes.
Les sociétés bénéficiaires de ce concours sont appelées à répercuter sur les acquéreurs finaux les
mêmes conditions de taux et de durée obtenues auprès des banques

L’affacturage ou le factoring : C’est une convention entre une entreprise et un organisme financier
appelé "Factor" par laquelle l’entreprise cède ses créances locales ou à l’exportation au factor en
contre partie d’un règlement immédiat. Cette cession des créances entraîne un transfert des risques
commerciaux de l’entreprise vers le factor.

L’assurance de l’importateur étranger : L’assurance-crédit est un mécanisme de garantie qui


intervient généralement dans les opérations de commerce extérieur. Elle garantit l’entreprise
contre l’insolvabilité de ses clients pour autant qu’elle travaille sur des signatures autorisées par
l’assureur. En Tunisie, les garanties d’assurance-crédit délivrées par la COTUNACE couvrent le
risque commercial de non paiement des créances des exportateurs.
Les risques assurés par la COTUNACE doivent trouver leurs origines dans des événements
extérieurs à la Tunisie et s’articuler autour des deux axes suivants :
- le risque commercial est inhérent à la situation de l’acheteur étranger (faillite, carence) ou
à son comportement ;
- le risque non commercial est inhérent à des événements qui se réalisent dans le pays de
l’acheteur et qui sont indépendants à la volonté de ce dernier tels que guerre, évènements
politiques, mesures administratives restrictives et non transfert etc.
Les pertes couvertes par la COTUNACE sont de trois sortes à savoir :
- les pertes de non paiement
- les pertes d’interruption de marchés
- les pertes du matériel d’entreprise utilisé à l’étranger
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Examen Final- Semestre II

26ème promotion

Opérations de Crédit

L’investissement est une nécessité absolue pour l’économie d’un pays et constitue une source de
richesse, de croissance et de création d’emploi. Les autorités tunisiennes n’ont cessé d’encourager
et de soutenir l’investissement dans le cadre des projets de création ou d’extension d’une
entreprise par la création de deux banques dédiées au financement de la petite et moyenne
entreprise « BFPME » et à l’octroi des micro crédits « BTS ». Par ailleurs, et pour aider les jeunes
promoteurs à avoir les fonds propres nécessaires pour la création de leur projet, l’Etat a procédé à
la mise en place des fonds et des mécanismes de financement appropriés et à la mobilisation de
lignes de financement extérieures venant compléter le financement classique bancaire.

Questions : Définir les financements en fonds propres nécessaires à tout projet que les promoteurs
sont tenus de les constituer et les différentes formes de crédit de financement de l’investissement.

Réponses

Pour le financement de son projet le promoteur est tenu en plus des crédits bancaires d’assurer un
autofinancement au moins égal à 30% du montant de l’investissement projeté. Cet autofinancement doit
être réalisé par soit :
Financement Interne
Le Capital Social et les Augmentation de Capital

Pour financer les investissements dans le cadre de la création ou dans le cadre d’une extension, le
promoteur ou les associés doivent assurer au moins 30% du montant de l’investissement projeté
en fonds propres ou par la réalisation d’une augmentation de capital.

Les Comptes Courants des Associés

Le financement d’une partie des investissements pourrait être réalisé par une avance des associés
qui sera logée dans un compte spécial dit compte Comptes Courants des Associés qui peut être
exigible soit à court terme ou à moyen terme .

Financement Externe
Les SICARS : Les sociétés d’investissements à capital risque aident les promoteurs à parfaire leur
autofinancement et peuvent intervenir dans le financement des projets moyennant une prise de
participation au capital de la société. L’intervention des SICARs permet de contribuer à la réussite
du projet dans la mesure ou elle permet de jouer le rôle d’un conseiller.
La participation des Sicars se fait en portage puisqu’une convention de rétrocession est
signée avec le dirigeant de l’entreprise ou le promoteur fixant la durée, le taux d’intérêts appliqué
sur la période et les garanties données en contrepartie de cette participation.
Les Fonds de Financement
- Le FOPRODI
Le Fonds de Promotion et de Décentralisation Industrielle a des objectifs multiples axés
essentiellement sur la promotion des entrepreneurs, l’aide à la PME et l’encouragement de la
décentralisation industrielle. Les projets pouvant bénéficier des avantages de ce fonds sont ceux
dont le coût ne dépasse pas actuellement 4MD.
Ce fonds peut intervenir sous forme de participation au capital ou d’une dotation
remboursable (sur 12 ans dont 5 ans de grâce et au taux de 3%) qui peut atteindre 60% du capital
social minimum (30% de l’investissement) pour la tranche d’investissement inférieure ou égale à
1 MD et 30% pour la tranche comprises entre 1 et 4 MD.
Le FONAPRAM
La loi n°81/76 du 9 Août 1981 portant création du Fonds National de Promotion de
l’Artisanat et des Petits Métiers FONAPRAM, a institué un régime d’encouragement spécifique
aux promoteurs des projets dans l’artisanat et de petits métiers dont le coût ne dépasse pas
actuellement 50 mille dinars et 80 mille dinars pour les nouveaux diplômés du supérieur
Ce fonds participe dans le financement des fonds propres de ces petits projets par l’octroi d’une
dotation remboursable à partir de la 8eme année sans intérêts sur 12 ans.
L’ouverture du Capital
Dans le cadre de la recherche des fonds propres, les promoteurs des sociétés faisant appel
à l’épargne peuvent ouvrir le capital de leur entreprise à travers la Bourse
Cette ouverture peut être concrétisée :
- Sous la forme d’une Offre Publique de Vente (OPV) à hauteur d’au moins de 30 % du capital ce
qui permet à la société d’introduire ses actions à la Bourse , de répartir ses actions dans le grand
public et de bénéficier des avantages fiscaux 20 % d’imposition sur les bénéfices au lieu de 30 %
actuellement.
-Sous la forme des Actions à Dividendes Prioritaires (ADP) ce qui permet à la société se souscrire
des actions au profit des investisseurs privés sans droit de vote mais ouvre droit à l’acquéreur de
bénéficier de dividendes prioritaires quelque soit la situation financière de l’entreprise bénéficiaire
ou déficitaire.

LES CREDITS BANCAIRES CLASSIQUES

Les crédits bancaires classiques constituent en Tunisie la principale source de financement


de l’entreprise dans ses différents stades d’évolution à commencer par la création en passant par
les programmes d’extension ou de mise à niveau pour finir, si besoin est, par la restructuration
financière.

Les crédits à moyen terme

Les crédits à moyen terme sont généralement consentis pour le financement des
investissements ; leur durée est fixée à un maximum de 7 ans. Ils sont destinés à parfaire le
financement de projets de création ou d'extension ainsi que de renouvellement de matériel réalisés
par les entreprises évoluant dans les différents secteurs d’activité.

Le montant du crédit à moyen terme ne doit pas excéder :


- les quotités fixées dans le schéma de financement approuvé par les commissions d'octroi
d'avantages, pour les investissements dans les secteurs agricole et de pêche, industriel, touristique
et de services,

- 70% du coût du projet, fonds de roulement inclus, pour les investissements dans les secteurs
susvisés n'ayant pas bénéficié d'une décision d'octroi d'avantages, à savoir les investissements:
- agricoles et de pêche,
- dans l'industrie manufacturière,
- de mise à niveau,
- dans le secteur minier,
- d'économie d'énergie et d'utilisation d'énergies nouvelles,
- de protection de l'environnement,
- et dans le secteur touristique.

Les crédits à moyen terme consentis conformément aux normes de la circulaire précitée
sont admis au refinancement à la Banque Centrale de Tunisie à l’exception des crédits
participatifs et les crédits accordés à la promotion immobilière, et à l’achat de fonds de
commerce.

Les lignes de crédits extérieures

En vertu des accords de financement bilatéraux ou multilatéraux conclus entre l’Etat tunisien
et les pays partenaires (France , Italie, Espagne, Allemagne, Suisse … etc) et organismes
internationaux (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Banque Islamique de
Développement, Banque Européenne d’Investissement, Agence Française de Développement,
KWF…etc) des lignes de crédit extérieures sont mises à la disposition des entreprises pour le
financement de leur acquisition d’équipements ou de matières premières.

Ces lignes constituent une source de financement complémentaire pour les projets de la
PME dont notamment ceux promus en partenariat avec des participants étrangers.
Les crédits à long terme

Ces crédits d'une durée supérieure à 7 ans et inférieure ou égale à 15 ans, sont consentis par
les banques de dépôts dans la limite de 3% du volume de leurs dépôts à vue, à terme, en comptes
spéciaux d'épargne et sous forme de certificats de dépôts. Le montant de ces crédits ne doit pas
excéder les quotités de financement à hauteur de 70% du coût de l’investissement fixées par
l'article 18 de la circulaire n°87-47 de la BCT.

Les crédits à long terme accordés dans le cadre de plans d'épargne promus par les banques
ne sont pas pris en considération dans le calcul de la limite de 3 % visée à l'alinéa premier ci-
dessus.

LE CREDIT BAIL (le leasing)

Le crédit-bail est une formule de financement de l’investissement qui connaît, depuis sa


création, un grand développement. Il complète la gamme des financements à moyen et long terme
proposés par le système bancaire.

Le crédit-bail peut se définir comme une location d’un bien à usage professionnel avec
promesse unilatérale de vente, au plus tard à l’expiration du contrat, au profit du locataire pour un
prix convenu à l’origine. Toutefois, le locataire peut acheter le bien loué à n’importe quel moment
à sa valeur résiduelle qui tient compte des loyers perçus jusqu’à la levée de l’option. Le locataire
peut aussi renouveler le contrat sur de nouvelles bases ou restituer purement et simplement le bien.

Le crédit-bail se démarque ainsi de la location simple, qui n’est pas assortie d’une
promesse de vente et de la vente à tempérament ou le transfert de propriété est immédiat. Il porte
sur les caractéristiques suivantes :

• le contrat est passé pour une durée fondée normalement sur la durée de vie économique du
bien considéré.

• les loyers versés à la société de leasing comprennent l’amortissement des capitaux mis en
œuvre et le coût d’intermédiation tel que les frais financiers correspondant à la
rémunération des capitaux engagés, les frais de gestion et la marge bénéficiaire.

L’opération de crédit bail met, en principe, trois parties en présence :

- l’entreprise qui choisit chez un fournisseur donné un bien dont elle a besoin et dont
elle a la charge de l’entretenir;

- le fournisseur qui reçoit de la société de leasing la commande du bien et son


règlement ;

- la société de leasing qui loue à l’entreprise le bien dont elle est propriétaire.
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Examen de mi-parcours- Semestre II

26ème promotion

Opérations de Crédit

Les crédits aux particuliers qui constituent la principale source de financement des ménages en
Tunisie , connaissent une croissance soutenue ces dernières années amenant les autorités
monétaires à arrêter des mesures pour ralentir cette progression et réduire les risques de dérapages
sur les ménages et l’économie

Question

Définir les différents types de crédits auxquels peuvent prétendre les particuliers et préciser
l’impact d’un éventuel dérapage de ces crédits sur les ménages et sur l’économie du pays d’une
façon générale

Réponse

Avec le développement de la consommation et l ‘amélioration du niveau de vie et face à une publicité de


plus en plus attirante, le consommateur tunisien ne peut résister à la tentation d’effectuer des achats et
d’obérer ses revenus. Pour satisfaire ses besoins le consommateur se voit attirer par les crédits bancaires et
s’endetter davantage.

En effet, les crédits aux particuliers sont des crédits accordés par les banques et les établissements de crédit
aux personnes physiques pour satisfaire leurs besoins personnels ou ceux de leur famille. Ils s’opposent
ainsi aux crédits aux entreprises ou aux crédits destinés aux activités professionnelles.

Ils sont consentis conformément aux textes réglementaires en vigueur, à toute personne physique tunisienne
majeure résidente (salarié, professionnel, commerçant ou artisan) disposant d’un salaire ou d’un revenu
fixe.

Deux grands types de crédits aux particuliers à savoir :

A- les crédits à la consommation

Les Crédits à la consommation sont des crédits accordés par les banques, les établissements
financiers ou tout autres organismes aux particuliers pour assurer le financement des biens de
consommation ou des besoins de trésorerie (meubles et prestations de services).

Les formes des crédits à la consommation

a) le Prêt personnel : C’est un prêt d’argent dont l’affectation n’est pas précisée dans
le contrat. Le montant de ce concours ne doit excéder les 40% des revenus et la
durée de remboursement peut s’étaler sur une période de 12à 36 mois ;
b) Le découvert : C’est une autorisation donnée par la banque à un client d’utiliser
son compte au delà de la provision disponible ;

c) La facilité de caisse : C’est une promesse de prêt par laquelle la banque autorise un
compte client à être débiteur sur une courte durée ( les fins des mois difficiles ) ;

d) Crédit revolving ou crédit personnel permanent : C’est une ligne de crédit accordée
par un établissement financier d’une façon permanente à un consommateur pour
financer tout besoin de trésorerie sans avoir à justifier de l’emploi des fonds. Cette
ligne qui ne dépasse pas en principe 3 mois de revenus, se renouvelle au fur et à
mesure des remboursements effectués. Ce concours peut être lié à une CARTE de
CREDIT.

e) Les Ventes à crédit : C’est une vente par laquelle le fournisseur accorde à son client
des facilités de paiement plus au moins longues (18 mois) sans percevoir des
intérêts.

f) Les Ventes à tempérament : C’est une vente par laquelle la banque accorde à un
client un crédit pour régler le fournisseur au comptant le montant des biens acquis
(appareils ménagers, ameublement, automobiles …) et échelonner le règlement
dudit crédit sur une période pouvant atteindre 36 mois ou 84 mois selon l’objet de
financement (les voitures).

Généralement des conventions de crédits sont établies avec des fournisseurs de biens pour
faciliter l’obtention des crédits par les clients tout en remplissant des imprimés bancaires.

Le dossier du crédit est étudié séance tenante au moment de la conclusion du contrat de


vente entre le vendeur et l’acheteur.

g) La location –vente : C’est une formule de crédit permettant le financement


d’acquisition d’un bien en location avec option d’achat en fin de contrat. Cette
opération se déroule en plusieurs étapes :
- Le client choisit le bien dont il a besoin ;
- L’établissement de crédit achète le bien choisi ;
- Le client devient locataire du bien financé et verse des loyers sur une
période convenue à l’avance ;
- Le locataire peut se porter acquéreur du bien loué en fin du contrat à
un prix convenu d’avance (généralement la valeur résiduelle).

h) le leasing : Cette opération se différentie de la location vente par le fait que le


consommateur est libre d’opter ou non pour l’achat du bien à sa valeur résiduelle

B- Les crédits immobiliers


Les crédits immobiliers sont des crédits accordés aux particuliers pour financer aussi bien
l’acquisition d’une résidence principale ou secondaire, d’un terrain, que l’exécution de travaux
d’aménagement ou de construction.

Le montant du crédit accordé ne peut généralement dépasser les 80% des investissements à réaliser
et la durée est souvent comprise entre 7 ans et 25 ans. Quant aux remboursements, ils se font par
mensualités le plus souvent constantes avec une période de grâce ou de franchise pour les
premières mensualités, allant de 6 mois à 1 an et au cours de laquelle l’emprunteur ne rembourse
que les intérêts échus. Les banques bénéficient en contrepartie des crédits accordés d’une
hypothèque sur le bien financé, en plus l’emprunteur est tenu de souscrire une assurance vie au
profit de la banque pour la durée du remboursement. En plus des garanties réelles, les banques
peuvent demander d’autres garanties personnelles allant de la caution des conjoints à la
domiciliation des salaires et des loyers éventuellement.

Les types des crédits immobiliers :

1) Le crédit standing :
Ce crédit dont le montant n’excédant les 30 milles dinars est destiné à financer
aussi bien les acquisitions neuves des résidences principales et secondaires que les
travaux de construction et les aménagements.
Il est accordé sur une période de 7 ans et éligible au refinancement de la BCT
conformément à l’article 30 de la circulaire de la BCT n° 87/4

2) Le compte épargne logement :

Les crédits accordés sont adossés à un compte épargne logement ouvert à la BH.
L’emprunteur bénéficiant d’un compte BH (ex CNEL) doit épargner au moins
pendant une période allant de 3 à 5 ans selon la catégorie du livret d’épargne ouvert
chez la banque et la nature du régime. L’épargne est rémunérée au taux du TMM.

Le montant du crédit qui représente généralement 3 fois le montant de l’épargne est


accordé au du TMM plus une petite marge, ne dépassant pas 1,5 points et sur une
période n’excédant pas les 25 ans.

3) Le plan épargne logement ou CREDIM :

Le détenteur d’un compte CREDIM, MENZILI, DARI, SAKAN, MALEK peut


obtenir des crédits représentant un maximum de trois fois le montant de l’épargne
constituée (n’est pas obligatoire) pour financer l’achat, l’acquisition, la
construction, l’extension ou l’aménagement d’une maison. La période du
remboursement du crédit peut atteindre 25 ans et le taux appliqué est celui du TMM
plus une marge, outre les frais du dossier. Ces crédits sont accordés sur les
ressources de la banque et ne sont pas refinançables auprès de la BCT. L’impact
d’un tel recours excessif aux crédits bancaires va se traduire par un surendettement
des ménages et une réduction de leurs sources de revenus et même la constatation
des impayés ce qui ne manquera pas de les acculer à solliciter des reports
d’échéance et même la cession de certains biens acquis à des prix faibles. Malgré sa
contribution indirecte à la stimulation de l’offre nationale le crédit à la
consommation présente certains inconvénients macro-économiques ayant des effets
négatifs sur les équilibres globaux de l économie (épargne nationale et paiements
extérieurs).

D’ailleurs, l’accroissement des crédits aux particuliers va orienter une partie des
crédits vers des secteurs improductifs encourageant ainsi la spéculation ce qui ne
manquera pas d’engendrer une inflation galopante et mettre l’économie en
surchauffe. Les autorités monétaires n’ont pas de ce fait encouragé les crédits à la
consommation préférant dans la conduite de la politique monétaire donner la
priorité aux concours bancaires consentis au secteur productif générant une valeur
ajoutée plus importante et créant des richesses.

Ces arguments ont conduit la BCT à créer la Centrale des Crédits aux Particuliers
qui constituera un outil à mettre à la disposition des établissements de crédit pour
avoir une informations fiables et rapide sur le degré d’endettement des ménages et
les aider à la prise de décision quant à l’octroi du crédit ou non.
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Examen Final- Semestre II

25ème promotion

Opérations de Crédit

Pour mobiliser ses créances commerciales,la société a la possibilité de recourir soit à des
financements classiques tels que l’escompte commercial sur la Tunisie ou la mobilisation des
créances nées sur l’étranger soit à un mode de financement qui commence à se développer à savoir
l’affacturage ou le factoring :

1- Définir les financements classiques en précisant les avantages du recours à l’escompte


commercial.

Réponse

Pour faire face à une gêne de trésorerie et éviter de recourir au financement bancaire très
coûteux, toute Entreprise avertie doit essayer de mobiliser ses créances commerciales en
recourant à l’escompte commercial sur la Tunisie pour ses ventes locales et à l’escompte
commercial sur l’étranger pour les effets représentant des ventes à l’exportation. De même elle
peut recourir au factoring qui constitue une nouvelle source de financement

A. les financements classiques

1- l’Escompte commercial sur la Tunisie

L’escompte commercial est défini comme l’opération de crédit par laquelle le banquier met à la
disposition d’un client le montant d’une remise d’effets représentant des ventes locales à crédit
sans attendre leur échéance. Le recouvrement des effets qui lui sont cédés en pleine propriété
devrait normalement permettre au banquier escompteur le remboursement de son avance.

En effet, le fournisseur de marchandises ou le prestataire de services crée des effets représentatifs


de sa créance sur son client (acheteur) puis les cède à la banque qui les règle par anticipation et se
charge ensuite à l’échéance de procéder au recouvrement du montant desdits effets sur l’acheteur.

2-le Crédit de mobilisation des créances nées sur l étranger (Escompte commercial sur l’Etranger).

Ce crédit a pour objet de mobiliser les créances à court terme nées sur des clients étrangers
acheteurs de marchandises ou bénéficiaires de prestations de services. La durée d’usance de la
traite créée en contrepartie de la créance peut atteindre 180 jours

La mise en place d’une ligne d’escompte

Pour la mise en place d’une ligne d’escompte, la banque doit en premier lieu s’assurer que
l’entreprise est éligible au crédit bancaire au regard des règles de gestion retenues puis s’intéresser
à la clientèle de l’entreprise, aux garanties qu’elle peut recueillir et à l’enveloppe de crédit qu’elle
entend accorder

Avantages de l’Escompte Commercial

L’escompte commercial possède plusieurs avantages :


ƒ il présente un moindre risque de non-remboursement puisqu’il est fondé
sur une transaction commerciale qui trouve normalement son issue
auprès de l’acheteur qui a pris livraison de la marchandise. L’opération
donne à la banque un double recours : l’un contre son client (le tireur ou
le cédant de l’effet) en vertu du contrat d’escompte et l’autre contre
l’acheteur (le tiré) en vertu de la créance de provision. En qualité de tiers
porteur la banque bénéficie en outre de la protection efficace du droit
cambiaire contre tous les signataires de l’effet ;
ƒ il est générateur de dépôts dans la mesure où les fonds crédités au
compte non entièrement utilisés forment des ressources au même titre
que des soldes créditeurs provenant de versements d’espèces ou de
remises de chèques ;
ƒ il immobilise peu les fonds de la banque car sa courte durée n’excède
pas 90 jours en règle générale pour les ventes locales; et peut aller
jusqu’à 180 jours pour les exportations.
ƒ il peut servir comme contrepartie des emprunts de la banque sur le
marché monétaire. (Banque Centrale)

2- Définir l’affacturage et préciser les avantages et les inconvénients d’un tel financement.

C’est une convention entre une entreprise et un organisme financier appelé "Factor" par laquelle
l’entreprise cède ses créances locales ou à l’exportation au factor en contre partie d’un règlement
immédiat. Cette cession des créances entraîne un transfert des risques commerciaux de l’entreprise
vers le factor.

Mise en place d’une opération d’affacturage

La convention d’affacturage doit être exclusive, globale, préalable et annuelle. L’entreprise doit
soumettre l’ensemble de son portefeuille-clients au factor. Ce dernier étudie séparément la
situation de chaque client afin de déterminer la tranche de clientèle qu’il accepte de garantir,
montant maximum à prendre en charge et la durée de crédit.

L’entreprise acquiert de ce fait une sécurité totale sur ses créances. Le factor règle l’entreprise
comme convenu par chèque ou par traite. Les factures établies par l’entreprise sur ses clients
doivent mentionner que le règlement devra être effectué au profit du factor.

Avantages du Factoring

a-Pour l’Entreprise

Du fait que le factor a la charge du recouvrement des créances, l’entreprise est totalement
déchargée du suivi de ses comptes clients.
En outre le financement du factor présente des caractéristiques biens particulières à savoir :
ƒ il porte sur 100% des créances privées ou administratives, représentées ou non par du
papier commercial ;

ƒ il intervient dés la création de la facture ; et

ƒ il n’est pas plafonné en termes de montant.

En outre, le factoring permet un allègement des travaux administratifs du fait que le factor se
charge à la place de l’entreprise de la gestion du compte client et du recouvrement.

b-Pour la banque

Par le factoring, la banque se trouve assurée quant au financement futur à court terme de la PME.
D’ailleurs elle est appelée à :

ƒ soutenir des affaires bien souvent sous-capitalisées ;


ƒ surveiller souvent le risque tiré lors de la pratique de l’escompte
commercial pour ne pas s’engager au delà de la capacité de
remboursement du tireur ;
ƒ éviter de s’engager parfois avec les entreprises dans des facilités de
caisse ou des découverts qui risquent de devenir chroniques sans
pouvoir évaluer le portefeuille client de l’entreprise.

Ainsi, partagée entre sa propre sécurité et la nécessité de rentabiliser ses emplois, la banque trouve
dans le factoring le moyen de satisfaire son client tout en supportant moins de risque.

Inconvénient du factoring

Il présente un inconvénient majeur à savoir son coût élevé puisque le coût d’affacturage comporte
une commission de gestion du portefeuille-clients qui varie de 1 à 3%
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25ème promotion

Opérations de Crédit

QUESTION n° 1 :

Définir la notion de crédit selon la loi bancaire tunisienne et mettre en exergue le rôle des
différentes natures de crédit dans le développement économique d’un pays.

Réponse

Crédit : acte par lequel une personne agissant à titre onéreux met ou promet de mettre des
fonds à la disposition d’une autre ou prend dans l’intérêt de celle-ci un engagement par
signature tel q’un aval, un cautionnement ou toute autre garantie.

Catégories de crédit : crédits aux entreprises et crédits aux particuliers.

Crédits aux entreprises

Les crédits bancaires constituent en Tunisie la principale source de financement de l’entreprise


dans ses différents stades d’évolution à commencer par la création en passant par les programmes
d’extension ou de mise à niveau pour finir, si besoin est, par la restructuration financière.

Crédits aux particuliers

Les crédits aux particuliers sont des crédits accordés par les banques et les établissements de
crédit aux personnes physiques pour satisfaire leurs besoins personnels ou ceux de leur famille.
Les crédits aux particuliers sont consentis conformément aux textes réglementaires en vigueur, à
toute personne physique tunisienne majeure résidente ( salarié, professionnel, commerçant ou
artisan) disposant d’un salaire ou d’un revenu fixe.

QUESTION n° 2 : Quel est le code utilisé pour identifier les personnes morales recensées dans la Centrale
des Risques actuelle et quel est le code retenu dans la nouvelle Centrale d’Informations de la Banque Centrale
de Tunisie ; préciser les inconvénients du premier et le principal avantage du second.

Réponse

La BCT attribue à chaque entreprise lors de la prise en compte d’une première déclaration un code
risque construit de 6 chiffres, les 3 premiers chiffres relatent l’activité de l’entreprise sur la base
d’une codification interne des activités établie par la BCT.

Ainsi les 3 premiers chiffres reflètent le matricule de l’entreprise et les 3 autres l’indice de
l’activité selon la nomenclature des activités :
- Le matricule: Un numéro de matricule est attribué à chaque bénéficiaire par la
Centrale des Risques après réception de la première déclaration établie par
l’établissement déclarant.
- L’indice d’activité : Un indice d’activité est attribué à chaque bénéficiaire de
crédit par les établissements déclarants. Cet indice comporte deux ou trois chiffres
qui sont choisis selon la profession dans la nomenclature.

Les établissements déclarants seront informés du montant global des crédits consentis par
le système bancaire à ceux de leurs clients pour lesquels ils ont établi une déclaration par
la communication le 30 de chaque mois d’un état nominatif. Cette communication sera
faite sans indication des noms des établissements ayant consenti les crédits, ni la localité
ou ces crédits sont ouverts.

LES LIMITES DU SYSTEME

Le système actuel de centralisation a connu des limites qui sont dues à :


9 la non intégration des centrales qui a engendré des redondances (signalétiques) et
des erreurs de retranscription ;
9 une mauvaise structure des codifications ;
9 un niveau technologique des applications disparate et ancien entraînant une
lourdeur des traitements ;
9 l’absence d’outil d’interrogation interactif ( nombre d’états de sortie limité).

LA NOUVELLE CENTRALE D’INFORMATION

Compte tenu des insuffisances et afin de répondre aux besoins d’une clientèle plus exigeante, d’un
actionnariat soucieux de la maîtrise des risques ainsi que des autorités de contrôle encore plus
vigilants en matière de sécurité et de l’épargnant de la crédibilité de l’institution, il a été décidé
dans le cadre de la modernisation du système bancaire lancé depuis 1997, de mettre en place une
nouvelle Centrale dite Centrale d’Informations.
Le projet de mise en place d’une centrale d’informations (CI) s’inscrit dans le cadre du programme
de modernisation du secteur bancaire pour offrir aux différents acteurs un outil d’aide à la décision
efficace sur le plan fonctionnel et technique. Ledit projet offre un ensemble de services permettant
d’améliorer la qualité des données et de réduire les délais d’échange entre la BCT et les
établissements de crédit via un système d’échange de données informatisées (SED). Ce système,
conçu à partir de la refonte de l’actuel système de communication, offre les services suivants :
un service de déclaration par centrale :
- Centrale des Renseignements Economiques (CRE)
- Centrale des Risques et FONAPRA (CRI)
- Centrale des Créances Cédées aux Sociétés de recouvrement (CCCS)
- Centrale des Bilans (CB)
- Centrale des Crédits aux Particuliers (CCP)
- Centrale des Actifs Classés (CAC)
- Centrale des Chèques Impayés (CCI)
- Centrale des Crédits Eligibles au Refinancement (CCER)
- un service de suivi du processus de traitement des flux avec possibilité de téléchargement des
fichiers résultats
- des services de consultation des données signalétiques et consolidées relatives aux personnes
morales (PM) et personnes physiques (PP)
- un service de téléchargement des fichiers mis à la disposition des partenaires à par la BCT
- un service de messagerie
LES PRINCIPES DE LA NOUVELLES CENTRALE D’INFORMATIONS :
La nouvelle centrale d’informations a été conçue et réalisée selon les principes suivants :
Aspect fonctionnel :
· Unicité des signalétiques des PM et des PP pour l’ensemble des centrales.
· Choix d’un identifiant unique des PM et des PP permettant une intégration totale des centrales
(Identifiant national…) et l’utilisation d’identifiants secondaires (registre de commerce, code en
douane, code CNSS, …).
· Utilisation des normes de codification internationale (ISO), nationale (Répertoire National
d’Entreprises, Nomenclature d’Activités Tunisienne, Nomenclature Nationale des professions, …)
et sectorielle (formes de crédit, classification des créances,…).
· Atomisation des données pour une ouverture d’évolution.
· Système ouvert et largement paramétré.
· Synchronisation des signalétiques avec des sources externes (INS, Ministère de l’Intérieur et
du Développement Local..).
· Mise à la disposition des participants, notamment les établissements de crédit, des services
de déclaration, de consultation et d’auto administration des accès…
· Utilisation d’un référentiel unique par la BCT et ses partenaires.
· Consolidation des données des différentes centrales.
· Gestion des flux échangés (paramétrage des composants d’un flux,paramétrage des
services,suivi des flux)
· Utilisation d’un intégrateur de flux (Analyse, interprétation et contrôle des flux ;)dispatching
sécurisé
· Sécurité (Sécurité d’accès (identification, authentification ;sécurité de communication (Fire
wall, cryptage)
· Support de communication ( LS, frame ralay, X25 et Internet)
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Examen Final- Semestre II

24ème promotion

Opérations de Crédit
----------------------
Sujet :

1- Quelles sont les mesures prises par les autorités afin d'appréhender le risque de surendettement
des ménages et de permettre l'appréciation du risque et du coût des crédits aux particuliers.

Réponse

Devant le développement rapide du niveau de vie de la société tunisienne et la profusion des


ventes à crédits à partir de années 90, le Législateur Tunisien a promulgué la loi n°98-39 du 2 juin
1998 qui a pour but de fixer les règles régissant les ventes à tempérament et de limiter les abus
générés par l’accroissement de ces ventes.

Cette loi a donné la possibilité aux commerçants de consentir des facilités de paiement
échelonnées dans le temps à leur clientèle tout en fixant les conditions et les modalités pratiques
de ces ventes.

Parallèlement la Banque Centrale de Tunisie a autorisé par le circulaire n° 99-02 du 26 janvier


1999, les banques à accorder des crédits à la consommation destinés à financer l’acquisition par les
particuliers des biens de consommation durable ainsi que leurs dépenses courantes.

Par ailleurs et dans le but de maîtriser l’évolution des crédits à la consommation et réduire tout
risque de dérapage et uniformiser les conditions d’octroi de ces crédits, la Banque Centrale de
Tunisie a, par la circulaire aux banques n° 2006/21 du 7 décembre 2006 modifiant les
dispositions de l’article 14 bis de la circulaire 87/47 du 23 décembre 1987, limité la durée des
crédits consentis par les établissements de crédit aux particuliers sur une période n’excédant pas 36
mois à l’exception des crédits destinés à l’acquisition :

- de voitures : dont la durée de remboursement peut aller jusqu’à 7 ans et le montant


du crédit ne doit pas excéder 80% de la valeur de la voiture à acquérir ;
- des équipements ou des produits s’inscrivant dans le cadre de programmes
nationaux ( à l’instar du PC familial et du chauffe-eau solaire), dont la durée de
remboursement peut s’étaler sur 5 ans.

Le paysage réglementaire a été complété par la création au sein de la Banque Centrale de


Tunisie du fichier des crédits aux particuliers dans le but de centraliser les crédits à la
consommation et diminuer le risque de surendettement des ménages.

Ce fichier permet de recenser tous les crédits obtenus par les personnes physiques aussi bien
auprès des banques que des commerçants et les organismes de sécurité sociale.
2-Les crédits bancaires classiques constituent en Tunisie la principale source de financement de
l'entreprise dans ses différents stades d'évolution.

Définir les types de crédits pouvant être accordés par les banques pour financer les projets de
création, d'extension et de restructuration et préciser les conditions de leur refinancement auprès de
la Banque Centrale.

Réponse

Les crédits bancaires classiques constituent en Tunisie la principale source de financement


de l’entreprise dans ses différentes stades d’évolution à commencer par la création en passant par
les programmes d’extension ou de mise à niveau pour finir, si besoin est, par la restructuration
financière.

Les crédits à moyen terme

Les crédits à moyen terme sont généralement consentis pour le financement des
investissements ; leur durée est fixée à un maximum de 7 ans. Ils sont destinés à parfaire le
financement de projets de création ou d'extension ainsi que de renouvellement de matériel réalisés
par les entreprises évoluant dans les différents secteurs d’activité.

Le montant du crédit à moyen terme ne doit pas excéder :

- les quotités fixées dans le schéma de financement approuvé par les commissions d'octroi
d'avantages, pour les investissements dans les secteurs agricole et de pêche, industriel, touristique
et de services,

- 70% du coût du projet, fonds de roulement inclus, pour les investissements dans les secteurs
susvisés n'ayant pas bénéficié d'une décision d'octroi d'avantages, à savoir les investissements:
- agricoles et de pêche,
- dans l'industrie manufacturière,
- de mise à niveau,
- dans le secteur minier,
- d'économie d'énergie et d'utilisation d'énergies nouvelles,
- de protection de l'environnement,
- et dans le secteur touristique.

Les crédits à moyen terme consentis conformément aux normes de la circulaire précitée
sont admis au refinancement à la Banque Centrale de Tunisie à l’exception des crédits
participatifs et les crédits accordés à la promotion immobilière, et à l’achat de fonds de
commerce.

Les lignes de crédits extérieures

En vertu des accords de financement bilatéraux ou multilatéraux conclus entre l’Etat tunisien
et les pays partenaires (France , Italie, Espagne, Allemagne, Suisse … etc) et organismes
internationaux (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Banque Islamique de
Développement, Banque Européenne d’Investissement, Agence Française de Développement,
KWF…etc) des lignes de crédit extérieures sont mises à la disposition des entreprises pour le
financement de leur acquisition d’équipements ou de matières premières.
Ces lignes constituent une source de financement complémentaire pour les projets de la
PME dont notamment ceux promus en partenariat avec des participants étrangers.

Les crédits à long terme

Ces crédits d'une durée supérieure à 7 ans et inférieure ou égale à 15 ans, sont consentis par
les banques de dépôts dans la limite de 3% du volume de leurs dépôts à vue, à terme, en comptes
spéciaux d'épargne et sous forme de certificats de dépôts. Le montant de ces crédits ne doit pas
excéder les quotités de financement à hauteur de 70% du coût de l’investissement fixées par
l'article 18 de la circulaire n°87-47 de la BCT.

Les crédits à long terme accordés dans le cadre de plans d'épargne promus par les banques
ne sont pas pris en considération dans le calcul de la limite de 3 % visée à l'alinéa premier ci-
dessus.

- FINANCEMENT DE LA RESTRUCTURATION

Les entreprises connaissant des difficultés financières peuvent recourir au secteur bancaire pour
bénéficier des crédits à moyen et long terme nécessaires à leur restructuration et à l’assainissement
financier ou le réaménagement du calendrier de remboursement de leurs crédits en fonction des
cash-flows futurs (rééchelonnement)

Les crédits à moyen et long terme de restructuration

La restructuration financière des entreprises est régie par l’article 19 de la circulaire aux banques
n°87/47 du 23 décembre 1987, portant modalités d’octroi des crédits à moyen terme de
consolidation autorise les banques à accorder des crédits à moyen terme de consolidation,
d’assainissement et de restructuration dans le cadre de l’un des trois cas suivants :

Le redressement de l’équilibre de la structure financière conformément aux normes fixées par


l’article 18 de la même circulaire ;

- la restructuration de l’appareil de production afin d’améliorer la productivité et la qualité des


produits ; et

- la reprise et l’assainissement de la situation financière des entreprises en difficulté.

Par ailleurs et outre ces trois cas, les banques peuvent mettre en place des échéanciers de
remboursement du principal et des intérêts des découverts en dépassement par rapport aux normes
généralement admises, afin d’adapter les engagements des entreprises à leurs besoins
d’exploitation et ce, conformément à l’article 11 de la circulaire n°91/24 du 17 décembre 1991.
Toutefois, cet arrangement ne peut pas, par conséquent, constituer une contrepartie des emprunts
du banquier sur le marché monétaire puisqu’il se situe en dehors du cadre de l’article 19 de la
circulaire aux banques n°87/47.

Dans tous les cas de figure, le déséquilibre structurel des entreprises se traduit par un recours
excessif aux crédits bancaires à cours terme notamment sous forme de découvert bancaire utilisé
généralement pour couvrir l’insuffisance des ressources stables (fonds propres et crédits à moyen
et long terme) par rapport à l’actif immobilisé.
L’étude des dossiers de contrôle a posteriori qui est réalisée jusqu’ici au cas par cas de ce genre de
concours, a donné lieu à des prises de position quant à leur refinancement suivant l’origine des
dépassements observés. Ainsi, une jurisprudence a été dégagée à partir de cette pratique ayant
comme principe, la réalisation d’un apport en fonds propres pour couvrir l’insuffisance éventuelle
de ces fonds et la fixation du montant refinançable du crédit à moyen terme de consolidation à
concurrence de l’insuffisance en dettes à terme.

Selon le sort réservé au refinancement, cette doctrine s’articule autour des cinq cas suivants :

La Consolidation des Découverts

La Consolidation refinançable à la BCT

Elle concerne :

-Les découverts ayant servi à financer des investissements d’extension.

Dans ce cas, la consolidation du dépassement en compte qui fait suite à des investissements
d’extension de la capacité de production et d’amélioration de la productivité et de la qualité est
conforme à l’article 19 de la circulaire n°87/47. Toutefois, son refinancement est subordonné à
l’existence d’un déficit de structure et ne peut avoir lieu que dans les conditions suivantes :
- le montant de la consolidation ne doit pas excéder l’insuffisance en dettes à terme.
- l’insuffisance éventuelle en fonds propres doit être couverte par un apport en capital à due
concurrence.

- Les découverts ayant pour origine des impayés sur le principal de crédits à moyen terme.

A ce niveau, il convient de préciser que les difficultés de démarrage des entreprises peuvent
engendrer des retards dans l’entrée en production et occasionnent des échéances impayées sur les
crédits à moyen terme.

La consolidation de ces découverts peut entrer dans le cadre de l’article 19 de la circulaire n°87/47
et est par conséquent refinançable auprès de la BCT. Néanmoins, le refinancement est subordonné
à la présentation d’un plan d’assainissement comportant une couverture de l’insuffisance
éventuelle en fonds propres et ne doit pas concerner les intérêts impayés.

La Consolidation non refinançable à la BCT.

Elle concerne :

- La consolidation imputable sur les ressources ordinaires des banques.

Les découverts ont pour origine des pertes d’exploitation ou des prises de participations
financières qui n’ont pas manqué de réduire la capacité d’autofinancement de l’entreprise et de
déséquilibrer sa structure financière se traduisant ainsi par une insuffisance en fonds propres. La
consolidation réalisée dans ce cadre constitue un arrangement au sens de l’article 11 de la
circulaire n°91/24. Il est préférable que cet arrangement soit inscrit dans le cadre d’un plan
d’assainissement prévoyant une résorption de l’insuffisance en fonds propres. Toutefois, les crédits
accordés dans le cadre de l’article 11 précité ne peuvent pas constituer une contrepartie pour les
emprunts du banquier sur le marché monétaire.
- La consolidation rejetée par la BCT

Les Découverts ayant servi à financer des investissements commerciaux ou hors exploitation qui
ont trait, notamment, à l’acquisition de titres de participation dans d’autres sociétés, à des crédits
intergroupes ou encore à des investissements commerciaux entrepris par des sociétés
commerciales et non prévus par la réglementation en vigueur (achat de fonds de commerce).

Les dépassements en compte qui ont pour origine ces investissements devraient être remboursés
immédiatement, puisqu’ils ne sont pas conforme à la réglementation.
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Examen de mi-parcours- Semestre II

24ème promotion

Opérations de Crédit

Le crédit- bail est un nouveau mode de financement de l’investissement complétant la gamme des
financements à moyen et long terme proposés par le système bancaire et qui connaît un grand
succès notamment auprès des petites et moyennes entreprises

Préciser les différents types de crédit-bail ainsi que les avantages et inconvénients de ce mode de
financement.

Réponse

Le crédit-bail est une formule de financement de l’investissement qui connaît, depuis sa


création, un grand développement. Il complète la gamme des financements à moyen et long terme
proposés par le système bancaire.

Le crédit-bail peut se définir comme une location d’un bien à usage professionnel avec
promesse unilatérale de vente, au plus tard à l’expiration du contrat, au profit du locataire pour un
prix convenu à l’origine. Toutefois, le locataire peut acheter le bien loué à n’importe quel moment
à sa valeur résiduelle qui tient compte des loyers perçus jusqu’à la levée de l’option. Le locataire
peut aussi renouveler le contrat sur de nouvelles bases ou restituer purement et simplement le bien.

Le crédit-bail se démarque ainsi de la location simple, qui n’est pas assortie d’une
promesse de vente et de la vente à tempérament ou le transfert de propriété est immédiat. Il porte
sur les caractéristiques suivantes :

• le contrat est passé pour une durée fondée normalement sur la durée de vie économique du
bien considéré.

• les loyers versés à la société de leasing comprennent l’amortissement des capitaux mis en
œuvre et le coût d’intermédiation tel que les frais financiers correspondant à la
rémunération des capitaux engagés, les frais de gestion et la marge bénéficiaire.

L’opération de crédit bail met, en principe, trois parties en présence :

- l’entreprise qui choisit chez un fournisseur donné un bien dont elle a besoin et dont
elle a la charge de l’entretenir;

- le fournisseur qui reçoit de la société de leasing la commande du bien et son


règlement ;

- la société de leasing qui loue à l’entreprise le bien dont elle est propriétaire.
Typologie du crédit-bail

On distingue traditionnellement deux grandes sortes de crédit-bail : le crédit-bail mobilier


et le crédit-bail immobilier.

• Le crédit-bail mobilier porte sur les biens d’équipement n’ayant pas le caractère
d’immeubles. Les opérations de crédit-bail mobilier sont les opérations de location de biens
d’équipement ou de matériels d’outillage achetés en vue de cette location.

• Le crédit-bail immobilier porte sur les biens de production ayant le caractère d’immeubles.
Les opérations de crédit-bail immobilier sont les opérations par lesquelles une entreprise
reçoit en location des biens immobiliers à usage professionnel, achetés par elle ou
construits pour son compte.

Lesdites opérations permettent aux locataires de devenir propriétaires de tout ou partie des
biens loués, au plus tard à l’expiration du bail, soit par cession en exécution d’une promesse
unilatérale de vente, soit par acquisition directe ou indirecte des droits de propriété du terrain sur
lesquels ont été édifiés le ou les immeubles loués, soit par transfert de plein droit de la propriété
des constructions édifiés sur le terrain appartenant audit locataire.
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Examen Final - Semestre II

23ème promotion

OPERATIONS DE CREDIT- Corrigé

Question n°1 :

Quels sont les concours bancaires nécessaires à une entreprise pour pouvoir participer et réaliser
un marché de travaux publics.

Réponses :

• les cautions de marchés


• les crédits de financements des marchés

Question n°2 :

Définition et mode de calcul de la côte du crédit par caisse.

Réponse :

• crédit par caisse : découvert non mobilisé destiné à financer un besoin de trésorerie
ponctuel
• besoin déterminé en fonction du CA annuel moyen en tenant compte de la nature de
l’activité de l’entreprise,
• Côte théorique : 15 jours du chiffre d’affaires (société commerciale) et 1 mois de CA
(société industrielle), cette côte de doit pas dépasser 1/12 du mouvement confié.

Question n°3 :

Quel est le schéma de financement d'un projet Fonapra dont le coût global est supérieur à 10.000
Dinars (en pourcentage). Donnez un exemple chiffré.

Réponse :

Investissement = 10.000 Dinars

Le schéma doit comprendre 40% de fons propres (au moins) y compris la subvention de l’Etat et
60% des dettes (au plus).

I: investissement total (I = I1 + I2)


I1 = 10.000 I2 = investissement additionnel

Pour I1
• Apport personnel du promoteur : 10% x Capital = 4% x I1 = 400 Dinars
• Dotation de l’Etat : 90% x C = 36% x I = 3.600 Dinars

Pour I2
• Apport personnel du promoteur : 20% x Capital = 8% x I2
• Dotation de l’Etat : 80% x C = 32% x I2

Exemple : Coût global = 40.000 Dinars :

Pour I1
• Apport personnel du promoteur : 10% x Capital = 4% x 10.000 = 400 Dinars
• Dotation de l’Etat : 90% x C = 36% x I = 3.600 Dinars

Pour I2
• Apport personnel du promoteur : 20% x Capital = 8% x 30.000 = 2.400 Dinars
• Dotation de l’Etat : 80% x C = 32% x 30.000 = 9.600

Schéma de financement :

• Fonds propres : 16.000


• Emprunts : 24.000
CHANGE ET CAMBISME
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Examen Final- Semestre II

28ème promotion

Change et Cambisme

Cours et réflexion (10 points)

Question 1 : (4 pts)

Une banque Z décide de couvrir sa position de change courte en CHF/TND.

1/ Citer les étapes à suivre pour boucler cette position à partir des données suivantes du marché :

¾ Usd/Tnd : 1.2789/09
¾ Usd/Chf : 1.0047/50
¾ Usd/Eur : 1.5025/27

2/ Quel montant en Tnd doit-on mobiliser pour clôturer la position courte de 2 115 800,00 Chf ?

3/ Déterminer le cours de la position initiale en Chf, si la banque a réalisé lors de la clôture de cette
position 3 700 dinars de gain ?

Question 2 : (2 pts)

Quel est le risque de change d’une banque tunisienne qui a réalisé un emprunt en Usd de
10 000 000 Usd à 180 jours au taux de 0.75% ?

Question 3 : (4 pts)

Déterminer le cours de change comptant valeur spécial Eur/Tnd (O/N) appliqué à un exportateur
en tenant compte des conditions suivantes :
¾ Date d’opération : le 13/11/2009
¾ Date de valeur : le 13/11/2009
¾ Taux Eur (O/N) : 0.55% / 0.83%
¾ Taux Tnd (O/N) : 4.28% / 4.58%
¾ Usd/Tnd : 1.2788/08
¾ Eur/Usd : 1.5019/21

Exercice (10 points)

Un opérateur tunisien a sollicité sa banque pour un financement en Usd sur 6 mois, pour un
montant de 5 000 000 usd ?

La banque lui propose les deux alternatives suivantes :


¾ Financement au taux variable: Libor Usd 6 mois + 2 points.
¾ Financement au taux fixe : 3.25 %
Sachant que le Libor à ce jour est de 0.75 % ?
Peut-on comparer les deux alternatives ? Quel est le risque du client s’il opte pour le financement à
taux variable ?

Après mure réflexion le client opte pour un financement à taux fixe. Il décide également de couvrir
son risque de change.

Il rappelle sa banque pour une couverture à terme.

Ci-après les conditions du marché :


¾ Cours spot : 1.2815/35
¾ Taux 6 mois Usd : 0.25% / 0.55%
¾ Taux 6 Mois Tnd : 4.60% / 4.80%
¾ Sw Usd/Tnd 6 mois : 270.05 / 284.31

1) Déterminer le montant à couvrir à terme ?


2) Calculer le cours à terme selon la formule simple ?
3) Calculer le cours à terme selon la formule complète ?
4) Comparer les points de swap issus de la formule complète aux points de swap du marché ?
5) Quelle alternative le client doit choisir selon vous ? justifier par les chiffres ?

Un mois après, le client appelle sa banque pour une prorogation de 1 mois


¾ Sw 6 mois : 274.71 / 289.95
¾ Sw 5 mois : 218.22 / 243.09

6) Calculer le nouveau cours à terme que la banque doit communiquer ?


Admettons que la banque a maintenu les mêmes conditions du financement à taux fixe, déterminer
le montant pour lequel la banque est restée en risque de change ?

Corrigé

Question 1 : Boucler la position courte en CHF


1) Première étape : Achat USD/TND au cours de 1,2809
: Cours de clôture 12,7491
Deuxième étape : Vente USD/CHF au cours de 1.0047

2) Contre valeur TND à mobiliser : 2 115 800 * 12.7491 : 2 697 454,578


3) La Banque a déboursé 2 697 454.578 TND pour boucler sa position. Pour gagner
3 700 dinars lors de cette clôture, la banque doit encaissé préalablement le montant
suivant en TND : 2 697 454.578 + 3 700 = 2 701 154.578 suite à la vente de
2 115 800 CHF, ce qui nous donne le cours suivant : 12,7666

Question 2 : Risque de change sur un emprunt en devises


Le risque de change d’une banque tunisienne lors d’un emprunt de 10 000 000 USD porte
uniquement sur les intérêts à payer à l’échéance, soit 37 500 USD
Question 3 : Opération de change au comptant valeur spéciale (O/N)
Cours spot EUR/TND : 1.9206

Vendredi 13/11 14/11 15/11 16/11 17/11

Cours O/N ? 1.9206

Taux Placement EUR du 13/11 ………. 17/11 : 0.55%


Taux Placement TND du 13/11 ………. 17/11 : 4.58%
Facteur d’actualisation sur encaisse : 1 – [(1*0.55*4/36000)* 1/1+(0.55*4)/36000] =
0.9999388926

Facteur d’actualisation sur décaisse : 1.9206 – [(1.9206*4.58*4/36000)* 1/1+(4.58*4)/36000] =


1.9196231251

Le cours EUR/TND (O/N) : 1,9197


Exercice
a) Non on ne peut pas comparer de manière rationnelle les deux alternatives. Si le client opte
pour un financement à taux variable sous prétexte à ce que le taux affiché lors de la prise
de décision est inférieur au taux fixe pour la même période , il expose son entreprise au
risque de hausse des taux d’intérêts durant la vie de l’emprunt.
1) Le montant à couvrir à terme : 5 081 250 USD
2) Le cours à terme selon la formule simple : 1.3127
3) Le cours à terme selon la formule complète : 1.3126
4) Points de swaps issus de la formule complète : 291.63
Les points de swaps affichés par le marché : 284.31
Les points affichés par le marché sont plus intéressants que ceux déterminés selon
la formule complète.
Le client a intérêt à opter pour la cotation du marché étant donné qu’il rachète
moins chère à l’échéance.
5) Le client va donc opter pour l’alternative suivante :
• Achat spot à 1.2835
• Sw V/A à 284.31 points
• Le gain réalisé : 5 081 250 * (291.63 -284.31)/10 000 = 3 719.475
6) Prorogation intervenant après un mois pour un mois supplémentaire :
CT1 = CTo + Sw v/a L – Sw a/v C
: 1.3119 + 289.95/10 000 – 218.22/10 000 = 1.3190
7) En décidant d’accorder une prorogation d’un mois sur le change à terme, la banque
a également reconduit son financement en USD de 1 mois. Le risque de change porte
donc sur les intérêts sur 1 mois : 5 081 250 * 30 * 3.25 / 36 000 = 13 761.72 USD
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Examen de mi- parcours- Semestre II


28ème promotion

Change et Cambisme

Cours et Réflexion : (10 points)

Question 1 (5 points):

Quelle est la quotité Chf/Tnd ?


Calculer le cours croisé destiné à couvrir une position longue en Chf /Tnd en tenant compte des
conditions de marché suivantes :
ƒ Usd/Tnd : 1.2981/01
ƒ Usd/Chf : 1.0380/84

Question 2 (*): (5 points)

3-1) Schématiser à compter du 01/10/2009 sur un axe de temps les dates de valeurs T/N et S/N ?
3-2) Calculer les intérêts à payer sur un emprunt de 10 000 000 Usd au taux de 0.88% en T/N ?

Exercice (10 points)

La banque XYZ présente à une instante t l’ensemble des positions de changes (par rapport au
dinar) suivantes :
ƒ Short Usd 750 000 au cours de 1.3005
ƒ Long Eur 2 530 000 au cours de 1.9077
ƒ Short Gbp 270 000 au cours de 2.0925

Conditions du marché local et international:

Usd/Tnd : 1.3025 / 55

Eur/Usd : 1.4699 / 00

Gbp/Usd : 1.6065 / 67

Question 1 :
Calculer la position globale de la banque ?

Question 2:
Quelle est selon vous la meilleure stratégie pour boucler la position Gbp ?

Question 3 :
Quelle est selon vous la meilleure stratégie pour boucler la position Usd ?

(*) Pour l’exercice 2, veuillez consulter votre calendrier lunaire


Corrigé
Question 1

Quotité CHF/TND : 10
Le cours croisé CHF/TND destiné à couvrir une position longue CHF/TND est le cours achat du
marché : 12.5010

Question 2

2-1

01/10 jeudi 02/10 vend 03/10 Samedi 04/10 Dim 05/10Lun 06/10Mar

T/N 3 JOURS
S/N 1 JOUR

2-2
10 000 000 * 0.88*3/36000 + 733.33 Usd
Exercice
1/ Position globale de la Banque :
(750 000 *1.3005) + (2 530 000 * 1.9077) + ( 270 000 * 2.0925) = 6 366 831.000 Tnd

2/ 2-1 Alternative 1 pour boucler la position courte en GBP


Achat directement sur le marché au cours de 2.0975
2-2 Alternative 2 conversion d’une partie de la position longue en Euro en sterling
Détermination du cours Eur/GBP : 0.9149 /0.9150
Cours des GBP issus de l’euro : 1.9077/0.9149 = 2.0851
Donc la meilleure stratégie pour couvrir la position courte GBP c’est de convertir une partie de la
position longue en Euro

3/ Il faut d’abord vérifier que la position longue restante en euro suffit pour couvrir la position
courte en Usd : 2 530 000 -295 114.22 = 2 234 885.78 Euros

3-1 Alternative 1 pour boucler la position courte en USD


Achat directement sur le marché au cours de 1.3055

2-2 Alternative 2 conversion d’une partie de la position longue en Euro en USD


Cours des USD issus de l’euro : 1.9077/1.4699 = 1.2978

Donc la meilleure stratégie pour couvrir la position courte en USD c’est de convertir une partie de
la position longue en Euro
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Examen Final- Semestre II


27ème promotion

Change et Cambisme

Cours et réflexion (8 points)

Question 1 : (2 pt)
Une banque Z a décidé de couvrir sa position de change longue en Euro/dinar. Citer 3 possibilités
de couverture de cette position sur trois marchés différents.

Question 2 : ( 3 pts)
Une entreprise résidente achète un call auprès de votre banque conformément aux conditions
suivante :
Montant : 5 000 000 Usd
Spot : 1.3950
Strike : 1.4
Durée : 45 jours
Prime : 1.8 % de la Contre valeur en dinar du contrat
Quel devrait être le cours spot dans 45 jours pour que l’entreprise réalise un gain de 2 000 dinars ?

Question 3 : ( 1 pts)

Une Banque peut-elle éliminer le risque de change lié à une position par une simple opération de
swap de change ? si oui justifier ?

Question 4 : ( 2 pts)

Expliquer par un exemple chiffré comment une banque peut se retrouver en fin de journée dans la
situation suivante :
1) Longue sur sa position de change Eur/Tnd de 1 000 000 euros
et
2) Courte sur sa position de trésorerie T/N de 1 000 000 euros

Exercice (12 points)

Pour les besoins de gestion de sa trésorerie, une importante entreprise tunisienne a mis en place sa
propre salle des marchés et a étoffé le personnel exerçant par de véritables professionnels du
métier.

Le responsable ainsi nommé appelle votre banque et demande les cotations suivantes :
ƒ Cours spot USD/TND : 1.3915 / 45
ƒ Cours spot EUR/USD : 1.2658 / 60
ƒ Taux d’intérêt Euro (6 mois) : 2.14 % / 2.19%
ƒ Taux d’intérêt TND (6 mois) : 5.09 % / 5.49%
ƒ Sw 6 mois EUR/TND : 249.10 / 288.42

a/ Selon vous que recherche votre client et quelle est sa monnaie de facturation ?
b/ Calculer le cours spot à communiquer au client ?
c/ Calculer le cours à terme à communiquer au client ?
d/ Calculer le swap théorique et comparer le swap théorique à celui du marché ? que pouvez-vous
en déduire ? (Pour les besoins du swap veuillez travailler sur le cours moyen).
e/ Imaginer que le client décide d’acheter à terme la devise en question contre dinar auprès de
votre salle des marché ? De quelle manière doit-il procéder ?
f/ Déterminer le gain selon vous entre les deux alternatives sur la base d’une contre valeur spot de
5 000 000 dinar ?
g/ A partir des données suivantes du marché ( Cours moyen, taux d’intérêt de l’euro et les points
de swap EUR/TND) quels devraient être les taux sur le dinar pour que le swap théorique égalise le
swap du marché ?

Corrigé
Cours et Réflexion (8 points)

Question 1 (2pts)
La Banque Z peut couvrir sa position de change longue sur les trois marchés suivants :

• Vente de la position longue sur le marché au comptant


• Vente de la position longue sur le marché à terme
• Achat d’un put sur le marché des options de change

Question 2 (3pts)
Pour que l’entreprise résidente réalise un gain, il faut que l’évolution du marché spot à l’échéance
(dans 45 jours) lui permette de couvrir la prime déboursée et en plus de réaliser un gain de 2 000
dinars.
Prime déboursée : 5 000 000 * 1.8% * 1.3950 = 125 500 tnd
Gain à réaliser : 125 500 + 2 000 tnd = 127 500 tnd
Le cours dans 45 jours doit donc être : 5 000 000 * 1.4 – 127 500 / 5 000 000 = 1.3745

Question 3(1pts)
Non l’élimination du risque de change ne peut se faire qu’avec une opération d’achat ou de vente
dans le sens contraire de la position.
Le swap est une double opération de change une au comptant et l’autre à terme dans le sens
inverse ce qui nous conduit à retrouver en fin de compte la même position de change de départ et
donc le risque de change n’est pas éliminé
Exemple : position longue + eur/tnd
Swap v/a
Spot -eur/tnd
+
Terme +eur/tnd
----------------------------------------------
Position +eur/tnd

Question 4(2pts)
Achat spot de 2 000 000 usd/tnd
Vente T/N de 1 000 000 usd//tnd
D’où position de change longue de 1 000 000 usd/tnd
Et position de trésorerie courte T/N de 1 000 000 usd/tnd
Exercice 4(12pts)

a) Le client recherche une cotation à terme eur/tnd. Sa monnaie de facturation au vue des
données demandées est sans aucun doute l’euro
b) Eur/tnd spot : 1.7614 / 1.7654
c) Eur/tnd Fwd (180j) : 1.786321 / 1.794261
d) Sw théorique (via le dépôt) : sw v/a 255.41 / sw a/v 295.05
Sw marché : 249.10 / 288.42
Le sw v/a marché est plus intéressant pour le client que le sw v/a théorique
Le sw a/v théorique est plus intéressant pour le client que le sw a/v du marché
e) Le client doit faire un spot marché + un swap v/a marché
Soit 1.7654 + 249.10 soit un C ours à terme de 1.7903
Alors que le recours au sw théorique nous donne un Cours à terme de 1.7909
f) Détermination du montant euro de départ qu’il va négocier : 5 000 000 tnd / 1.7654 =
2 832 219.33 euros
Gain : (1.7909- 1.7903) * 2 832 219.33 = 1 699.331 Tnd
g) Formule du swap : 1.7634 * 180 /360 * (x - 2.19) / ( 1 + 180/360 * 2.19)
Soit un taux équivalent sur le Tnd : 5.0183 %
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Examen de Mi- parcours- Semestre II


27ème promotion

Change et Cambisme

COURS ET REFLEXION (10 points)

Question 1 ( 2 points):
En Tunisie les banques non résidentes ont-elles le droit de garder des positions longues en dinar
convertible ?

Question 2 ( 3 points):
Calculer le cours croisé destiné à couvrir une position courte en Jpy/Tnd en tenant compte des
conditions de marché suivantes :
ƒ Usd/Tnd : 1.2281/01
ƒ Usd/Jpy : 119.45/51
ƒ Quotité Jpy/Tnd : 1 000

Question 3 : (5 points)
3-1) Schématiser à compter du 10/10/2008 sur un axe de temps les dates de valeurs T/N et S/N ?
3-2) Calculer les intérêts à payer sur un emprunt de 10 000 000 Usd au taux de 4.88% en O/N ?

EXERCICE (10 points)

En date du 10/10/2008 (*), une importante entreprise tunisienne très active sur le change vous
consulte pour les deux transactions suivantes
1) Achat Usd/Tnd (O/N) : 4 780 000 Usd
2) Achat Usd/Tnd (S/N) : 2 130 000 Usd

Ci-après les Conditions du marché :


♦ Spot Usd/Tnd : 1.2270 / 00
♦ Taux Usd (O/N) : 2.40 / 3.75
♦ Taux Usd (T/N) : 2.70 / 2.85
♦ Taux Usd (Spot) : 2.75 / 2.84
♦ Taux Tnd (O/N) : 5.85 / 6.91
♦ Taux Tnd (T/N) : 5.40 / 5.90
♦ Taux Tnd (Spot) : 5.30 / 5.81
1) Déterminer le cours Usd/Tnd appliqué à la première opération ?
2) Déterminer le cours Usd/Tnd appliqué à la deuxième opération ?
3) Expliquer la différence de cours à appliquer aux deux opérations ?
4) Calculer la perte ou gain enregistré par votre banque, si jamais vous avez appliqué le cours spot
à la première opération d’achat Usd/Tnd ?

(*) Veuillez consulter votre calendrier lunaire


CORRIGE :

Question 1 : Oui les banques non résidentes peuvent garder des positions longues en TNDC

Question 2 : Cours JPY/TND : 10.2980

Question 3 :

3-1)
10/10 11/10 12/10 13/10 14/10 15/10

O/N (3J)

T/N

S/N

SPOT

3-2) 10 000 000 * 3 * 4.88 / 36 000 = 4 066,67 USD

EXERCICE
1) Nombre de jours = 4 jours
Décaisse = 4 780 000 – [4 780 000 * 3.75 * 4 /36000] * Xi
Avec Xi : facteur d’actualisation = 1/ [1 + (3.75 *4)/36000]
Encaisse = 5 879 400 - [5 879 400 * 5.85 * 4 /36000] * Yj
Avec Yj : facteur d’actualisation = 1/ [1 + (5.85 *4)/36000]

Ce qui nous donne le cours suivant à appliquer à la première opération: 1.2297

2) Nombre de jour = 1
Encaisse = 2 130 000 + 2 130 000 * 2.75 * 1j /36000
Décaisse = 2 130 000 * 1.2300 + (2 130 000 * 1.2300)*5.81 * 1j / 36000

Ce qui nous donne le cours suivant à appliquer à la deuxième opération : 1.2301

3) La différence de cours entre les deux opération résulte des opérations de trésorerie,
d’où la nécessité d’intégrer le coût de trésorerie dans le cours à communiquer en
utilisant le principe d’actualisation pour la première transaction et le principe de
capitalisation pour la seconde.

4) Si on applique au client le cours spot à la première opération, la banque réalisera le


gain suivant : 1.2300 – 1.2297 * 4 780 000 = 1 434 TND
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Examen Final - Semestre II

26ème promotion

Change et Cambisme

QUESTION : COURS

Question 1 : Définir sommairement les comportements de base des intervenants sur le marché des
changes ?

Réponse

Les comportements de base des intervenants sur le marché des changes sont de trois types :
• La couverture : c’est le comportement le plus rationnel des opérateurs averses aux risques
de marché et qui veulent garantir et assurer leurs marges préalables.
Le principe de couverture consiste à prendre sur le marché une position inverse ou
diamétralement opposée à celle créée volontairement au départ ou émanant des ordres émis
par les clients.
• L’arbitrage : l’arbitragiste est un intervenant toujours à la recherche des imperfections
instantanées apparues sur un des marchés sur lesquelles il intervient pour réaliser des
bénéfices jusqu’au rétablissement des équilibres.
L’arbitragiste peut tirer profit des imperfections d’un seul marché, comme de ceux de
marchés voisins ou complémentaires.
• La spéculation : Le spéculateur appelé dans certain pays arbitragiste (une manière d’éviter
d’employer le terme spéculation) est un intervenant qui prend volontairement une position
dans l’espoir de réaliser à posteriori (court ou moyen terme) un profit.
La justification du gain se trouve dans la prise de risque qu’il a assumé personnellement et
de manière délibérée.
Le grand mérite des spéculateurs c’est d’assurer souvent la liquidité et de concourir à
améliorer la profondeur des compartiments.

Question 2 : En pratique comment le législateur tunisien a limité les possibilités de spéculation sur
le dinar ? Argumenter votre réponse par un exemple ?

Réponse

En pratique le législateur tunisien a limité les possibilités de spéculation sur le dinar en instaurant
une série de garde-fous dans le code de change et dans les textes règlementaires promulgués par la
Banque Centrale de Tunisie.
A titres d’exemples :
Pour les résidents : toute opération d’achat de devises doit être appuyée par une ou plusieurs
opérations commerciales ou financières appuyées par une domiciliation bancaire
Pour les non résidents : Les circulaires BCT ont interdit aux intermédiaires agrées d’accorder des
débit en comptes pour les titulaires de comptes en devises ou en dinar convertibles. D’autres textes
de la BCT ont limité l’accès des non résidents aux marchés de change à terme et de swap de
change à un seul sens : acheteur de dinars à terme pour le premier et swap vendeur/acheteur pour
le second.
Question 3 : Quelle est la date officielle du lancement de l’euro et quelle devise l’euro a
remplacé ?

Réponse

La date officielle du lancement de l’euro est le 01/01/1999, il a mis un terme à l’existence


juridique de l’ECU.

QUESTION : Réflexion

Question 1 :

Donner un exemple pratique illustré par deux opérations de changes, selon lequel une banque se
trouve dans la situation suivante : soldée sur sa position de change et débitrice sur sa position de
trésorerie ?

Réponse

Achat spot de 100 000 USD/TND et vente T/N de 100 000 USD/TND

Question 2 : Lecture d’une cotation de swap

1. Sw USD/CHF (6mois) : 122.15 / 119.15


2. Sw EUR/USD (6mois) : 20.2 / 21.25
3. Sw GBP/USD (6mois) : 130.05 / 128.95
a/Lisez bien ces cotation de swap de change et dites pour chaque cas si la devise dirigée est en
report ou en déport ?
b/Classez par ordre croissant les taux d’intérêts des devises suivantes : EUR , GBP , CHF

Réponse

a/ Le CHF est en report par rapport au USD


Le USD est en déport par rapport à l’EUR
Le USD est en report par rapport à l’EUR
b/Classez par ordre croissant les taux d’intérêts des devises suivantes : CHF, EUR, GBP

Question 3 :

Arbitrage comptant
Conditions du marché
♦ BANQUE 1 : USD / TND : 1.2200/ 30
♦ BANQUE 2 : EUR / TND : 1.7930 /60
♦ BANQUE 3 : EUR / USD : 1.4657/ 59

a/Existe-t-il au moins une possibilité d’arbitrage entre ces trois banques , si oui laquelle ?
b/ Si oui quelle est selon vous la banque qui côte hors marché et quelle devrait être sa cotation
dans cas ?
Réponse

Arbitrage comptant
a/ Oui il existe une possibilité d’arbitrage entre la banque 1 et la banque 2
9 Achat Usd/TND auprès de la Banque 1 au cours de 1.2230
9 Vente Usd auprès de la banque 3 au cours de 1.4659 (cours Eur/Usd)...... ce qui nous donne
un cours croisé de Eur/tnd 1.7927
9 Vente Eur/Tnd à la Banque 2 au cours affiché par celle-ci soit 1.7930

b/ La Banque qui côte hors marché c’est la banque 2, sa cotation aurait dû être :
1.7881/1.7927

Exercice

Un client résident vous sollicite pour l’opération de swap USD/TND suivante :


• Montant : 1 500 000 USD
• Durée : 90 jours
• Date départ : Aujourd’hui (J)

Ci-après les conditions du marché monétaire :

Taux Durée Bid Offer


USD (O/N) 1j 4 1/3 4 13/16
USD (T/N) 1j 4 1/8 4 15/32
TND (O/N) 1j 5 15/32 5 13/16
TND (T/N) 1j 5 9/32 5 11/16
USD 90 J * 90 j 4 1/4 4 13/32
TND 90J * 90 j 5 27/32 6 9/16

(*) : Départ spot

Ci-après également les conditions du marché de swap :

Durée S/B ** B/S **


SW USDTND 1j 0.22 0.50
(O/N)
SW USDTND 1j 0.28 0.53
(T/N)
SW USDTND 90 J 90 J 44.32 72.05
SPOT USD/TND : 1.2250

(**) : Au sens du marché

1. Déterminer la cotation préalable à communiquer ?


1.1 En utilisant uniquement le marché du swap ?
1.2 En utilisant uniquement le marché de dépôt ?
2. Comparer les prix du SW USDTND 90 J affichés par le marché et fabriqués par vos soins ?
que pouvez-vous conclure ?
3. Le client décide de faire un swap V/A au prix de 80.80 proposé par vos soins. Quelle serait
dans ce cas la stratégie optimale adoptée par votre banque pour couvrir cette opération ?
détailler par étapes le processus de couverture préconisé ?
4. Déterminer le résultat de cette couverture optimale ?

Réponse

1. La cotation préalable à communiquer au client


1.1 En utilisant uniquement le marché du swap : 44.82/73.08
1.2 En utilisant uniquement le marché de dépôt : 43.97/ 71.78
2. Le swap marché 90 j : 44.32 / 72.05
Le swap fabriqué 90 j : 43.97/ 70.75
9 Le prix du swap du marché est plus compétitif en terme de marge
9 Le prix du swap marché est plus intéressant pour un client intéressé par un sw A/V
(puisqu’il revend à l’échéance à 1.2295)
9 Le prix du swap fabriqué est plus intéressant pour un client intéressé par un sw V/A
(puisqu’il rachète à l’échéance à 1.2322)
3. La stratégie optimale pour couvrir l’opération traitée avec le client V/A au prix de 80.80 est la
suivante :

Sw (O/N) A/V du marché + Sw (T/N) A/V du marché + Sw (90j) A/V fabriqué :


0.50 + 0.53 + 70.75 = 71.78

4. Le résultat de cette couverture optimale : 1 500 000 * (80.80/10 000 – 71.78/10 000)= 1 353
dinars
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Change et Cambisme

QUESTION : COURS

Question 1 : Les circulaires BCT 94/01, 97/07 et 2001/11 ont consacré le principe suivant « toutes
les opérations de changes sur l’interbancaire doivent être dénouées avec mouvements de fonds ».
Veuillez expliquer le fondement de ce principe ?

Réponse

Toutes les opérations de change sur l’interbancaire doivent être dénouées avec mouvements de
fonds. Ce principe entrant dans le cadre de la réglementation de change en vigueur suppose en
pratique l’exécution d’un ordre de virement auprès de la BCT (compte centralisateur pour tous les
intermédiaires agrées).
Celle-ci par le biais de ce mécanisme arrive parfaitement à :
ƒ Contrôler le comportement des intervenants
ƒ Suivre et vérifier en permanence les flux et les liquidités sur l’interbancaire
ƒ Evaluer à tout moment ses réserves de change

Question 2 : — Schématiser sur un axe de temps la différence entre une opération en tomnext et
une autre en spotnext ?
— Si je devrais placer un excédent de trésorerie pour un jour à compter de ce soir , quelle période
de référence dois-je consulter ?

Réponse

a)
j j+1 j+2 j+3
Une opération en T/N est une opération d’une durée de 1 j depuis j+1 échéant à j+2
Une opération en S/N est une opération d’une durée de 1 j depuis j+2 échéant à j+3

b) La période de référence que je dois consulter c’est : O/N

Question 3: En Tunisie, les banques non-résidentes ont-elles le droit de spéculer sur le dinar ? Si
oui, dans quelle limite elles peuvent le faire ?

Réponse

En Tunisie, les banques non-résidentes ont le droit de spéculer sur le dinar. Elles peuvent le faire
sans aucune restriction, puisqu’elles ne sont pas soumises à la réglementation de change en
vigueur.
Question 4 : L’Ouguiya mauritanienne est-elle cotée au certain ou à l’incertain par rapport au
dinar en Tunisie ?

Réponse

L’Ouguiya mauritanienne (MRO) est cotée au certain par rapport au dinar en Tunisie

EXERCICE (12 points)

♦ Une entreprise consulte votre salle des marchés pour les deux opérations de change suivantes
valeur j + 3 :

Sens de la position Devise Montant Cours spot du marché


Achat par l’entreprise USD 1 220 000,00 1.2585 / 1.2612
Vente par l’entreprise EUR 2 780 000,00 1.7805 / 1.7828

Conditions de taux du marché monétaire international


Devises O/N (1j) T/N (1j) SPOT (1j) S/N (1j)
EUR 3.80 / 3.99 3.78 / 3.97 3.71 / 3.91 3.75 / 3.95
USD 5.71 / 5.91 5.68 / 5.88 5.61 / 5. 81 5.60 / 5.80
TND 5.17 / 5.57 5.17 / 5.57 5.18 / 5.58 5.18 / 5.58

1) Quels sont les cours spot correspondants que vous allez appliquer à priori à votre client ?
2) Ces cours doivent-ils être assorties de deux opérations de trésorerie si jamais vous avez décidé
de boucler instantanément vos deux positions sur le marché ? si oui lesquelles ?
3) Indiquer dans ce cas la période avec laquelle vous allez recalculer votre cours ?
4) Quels taux allez vous utiliser, justifier ?
5) Calculer les cours EUR/TND et USD/TND que vous allez communiquer au final à votre
client ?

Réponse

1) 1.2612 et 1.7805
2) a) La banque vend au client valeur j+3 Achat par la banque sur l’interbancaire val j+2 et
placement de USD de j+2 à j+3 contre emprunt TND de j+2 à j+3
b) La banque achète au client valeur j+3 Vente par la banque sur l’interbancaire val j+2 et
emprunt de EUR de j+2 à j+3 contre placement TND de j+2 à j+3
3) S/N
4) La période de référence c’est le S/N (USD) : 5.6 % et S/N (TND) : 5.58
La période de référence c’est le S/N (EUR) : 3.95 % et S/N (TND) : 5.18
5)
a) La Capitalisation sur 1 jour de la position USD et TND donne le cours USD S/N : 1.2612
b) La Capitalisation sur 1 jour de la position EUR et TND donne le cours USD S/N : 1.7806
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Examen Final- Semestre II

25ème promotion

Change et Cambisme
----------------------------------
Généralités : 3.5 points

1) Citez deux raisons d’être du change à terme (0.5 pt)


2) Qu’est ce qu’un déport ? comment les reconnaît on dans une cotation (0.5 pt)
3) Quelle est la durée d’un contrat de change à terme réalisé le 8/11/2006 (0.5pt)
4) En quoi est différent un contrat au comptant d’un contrat à terme (0.5pt)
5) En quoi se ressemblent un contrat au comptant et un contrat à terme (0.5pt)
6) Quels sont les inconvénients d’un contrat à terme (0.5 point)
7) Sans faire le calcul, quels sont par ordre d’importance les composants d’une cotation à
terme sec (0.5 point)

Réponse

Généralités

1- deux raisons d’être du change à terme


a) s’assurer et connaître à l’avance l’équivalent en monnaie domestique des devises à
recevoir ou à payer
b) réduire le risque la fluctuation des taux de change

2- Un Deport est le nombre de points (calculés) à déduire d’une cotation au comptant pour
déterminer le cours à terme. Un Deport est reconnu lorsque le coté gauche d’une cotation est
supérieur au coté droit.

3- Le comptage d’un contrat à terme réalisé le 8/11, commence le 10/11 (J+2) et dure
jusqu’à la date de valeur convenue
4- La différence essentielle et la date de valeur (0.5pt)

5- Le contrat à terme fluctue mais est définitif une fois conclu

6- les inconvénients d’un contrat à terme :


9 L’incertitude sur la date d’échéance,
9 L’impossibilité de bénéficier d’une évolution favorable des cours

7- les composants d’une cotation à terme sec par ordre d’importance :


9 Le cours au comptant
9 La durée
9 Le différentiel d’intérêt

Exercice 1
Une société Tunisienne A est exportatrice et importatrice
Elle exporte en USD et importe en Euro selon les calendriers suivants :

1) date réalisation : 8/11/2006

2) date de valeur : 10/11/2006

3) calendrier des exportations


Le 12/12/2006 $ 500 ,000.00
Le 3/01/2007 $ 250,000.00
Le 26/03/2007 $ 865,000.00
le13/6/2007 $1250,000.00
Le 28/8/2007 $ 825 ,000.00
11/11/2007 $ 324,000.00

Calendrier des importations


25/11/2006 Euro 758,000.00
3/01/2007 Euro 325 ,000.00
14/6/2007 Euro 985,000.00
30/8/2007 Euro 6, 425,000.00
11/11/2007 Euro 255,000.00

Les données du marché


Cours comptant du jour EUR/USD 1.2700-03
Cours comptant du jour USD/TND 1.3320-1.3340
Cours comptant du jour EUR TND 1.6910-1.6930
Taux d’intérêt USD EURO TND
1 mois 5.125/5.35 3.10-3.18 5.00-5.25
2mois 5.187/5.38 3.15/3.25 5.00-5.25
3 mois 5.20-5.42 3.18/3.31 5.00-5.25
6 mois 5.25/5.56 3.25-3.45 5.00-5.25
9mois 5.31/5.60 3.31/3.50 5.00-5.25
12 mois 5.40/5.70 3.40/3.70 5.00-5.25

Notes
1) Nous supposons que les dates de valeurs sont toutes ouvrables

2) pour les échéances brisées les taux d’intérêts applicables sont ceux des périodes
supérieures ( eg pour le 3/1/2007 on utilise le taux de 2 mois)
On suppose que la société peut avoir recours au change devise /devise

Questions

1) Dresser le tableau des achats et des ventes pour chaque date, justifiez le choix que
vous faites pour la détermination de l’outil utilisé (terme sec ou spot et gestion de
trésorerie) (5 points)

échéancier des exportations possibilité (1)


date 08/11/2006
USD/TND
Taux Taux intérêt points de cours à
cours comptant date de valeur échéance durée intérêt (1) (2) base swap terme
1,3330 10/11/2006 12/12/2006 32 5,35 5 36000 0,0003 1,3327
1,3330 10/11/2006 03/01/2007 54 5,38 5 36000 0,0006 1,3324
1,3330 10/11/2006 26/03/2007 136 5,56 5 36000 0,0021 1,3309
1,3330 10/11/2006 13/06/2007 215 5,6 5 36000 0,0036 1,3294
1,3330 10/11/2006 28/08/2007 291 5,7 5 36000 0,0057 1,3273
1,3330 10/11/2006 11/11/2007 pas faisable echeance depasse un an

possibilité (2)
EUR USD
1,2703 10/11/2006 11/11/2007 366 3,4 5,7 36000 -0,0234 1,2937

échéancier des importations

date 08/11/2006
EUR/TND
Taux Taux points de cours à
cours comptant date de valeur échéance durée interet (1) interet(2) base swap terme
1,6930 10/11/2006 25/11/2006 15 3,1 5,25 36000 -0,0009 1,6939
1,6930 10/11/2006 03/01/2007 54 3,15 5,25 36000 -0,0032 1,6962
1,6930 10/11/2006 14/06/2007 216 3,31 5,25 36000 -0,0116 1,7046
1,6930 10/11/2006 30/08/2007 293 3,31 5,25 36000 -0,0158 1,7088
1,6930 10/11/2006 11/11/2007 PAS FAISABLE ECHEANCE DEPASSE 1 AN

possibilité (2)
EUR USD
1,2703 10/11/2006 11/11/2007 366 3,4 5,7 36000 -0,0234 1,2937

Autres possibilités (valable dans tous les cas et notée comme l’exercice ci haut si les paramètres
sont correctement utilisés)

Dans les cas des exportations l’entreprise peut emprunter les USD pour les échéances prévues,
les céder au comptant et effectuer des placements en dinars, d’une même durée
Exemple de la première exportation:
Montant à emprunter : 497, 689,004
Durée 32 jours
Taux 5.35%
Cours de vente USD/TND comptant 1.3330
Montant à placer en TND 663 ,419.437
A l’échéance l’entreprise reçoit USD 500 ,000.00 et est redevable de TND 666,367.968 ce qui
donne un cours synthétique de 666.367.968/500,000=1.3327
2) L’échéance de l’importation prévue le 14/6/2007 a été reportée le 15/4/2007 au
15/7/2007, l’exportation prévue le 28/8/2007 a été ramenée le 15/4/2007 aussi au
15/7/2007 établissez un correctif des 2 contrats déjà existants (expliquez vos choix 3
lignes max)

Réponse

Le correctif peut se faire par un swap inverse, EURTND d’un coté et USDTND d’un autre
Et comme l’entreprise peut avoir accès au swap entre devises elle peu aussi faire un Swap
EURUSD Direct, sachant que les deux contrats ont été ramenés à une même date de valeur

Exercice 2
Conditions du marché FRA GBP

1X4 4.95 / 5.07 7X10 5.67 / 5.91


2X5 5.05 / 5.12 8X11 5.84 / 6.01
3X6 5.09 / 5.28 9X12 5.95/ 6.19
4X7 5.23 / 5.39 3X9 6.12 / 6.29
5X8 5.34 / 5.57 4X10 6.27 / 6.44
6X9 5.52 / 5.74 5X11 6.39 / 6.71

1/ Soit une entreprise désirant effectuer un emprunt de 3 mois dans 4 mois pour un notionnel
de 3 000 000 de GBP
Quel serait le taux FRA correspondant ?

Réponse

FRA correspondant est celui de (4x7) = 5.39 %

2/ Avant de prendre sa décision l’entreprise a décidé d’évaluer la qualité de la cotation de


FRA proposée par la Banque X.
Les taux proposés aujourd’hui par le marché monétaire du GBP sont les suivants :

ƒ 1 sem : 5.02 / 5.11 ƒ 6 mois : 5.27 / 5.36


ƒ 1 mois : 5.07 / 5.13 ƒ 7 mois : 5.28 / 5.38
ƒ 2 mois : 3.12 / 5.20 ƒ 8 mois : 5.31 / 5.42
ƒ 3 mois : 5.17 / 5.26 ƒ 9 mois : 5.33 / 5.44
ƒ 4 mois : 5.20 / 5.27 ƒ 12 mois : 5.37 / 5.47
ƒ 5 mois : 5.23 / 5.32

Que pensez-vous de la qualité du taux FRA communiqué par la Banque, comparez le taux
FRA au taux implicite?

Le client décide de contracter un contrat de FRA.

Réponse

Taux implicite = 5.48 % (le taux FRA est plus avantageux pour l’entreprise que le taux implicite)
3/ Supposons qu’à la fin de la période d’attente le taux de référence correspondant à
l’emprunt du GBP 3 mois est de 5.78%
a) A quel taux l’entreprise va devoir effectuer son emprunt ?
b) Déterminer le sens de l’indemnité à payer ou à recevoir par la Banque X ?
c) Calculer le montant de l’indemnité à payer ou à recevoir par la banque X ?

Réponse

a) L’entreprise va effectuer son emprunt à 5.78%


b) L’entreprise va recevoir l’indemnité de contrat FRA
c) L’indemnité à payer par la Banque X à la fin de la période d’attente est de 2 883.34 GBP
INSTITUT DE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT DU MAGHREB ARABE

Examen de Mi- parcours- Semestre II

25ème promotion

Change et Cambisme
-------------
QUESTION : COURS

Question 1 : Une entreprise résidente tunisienne est-elle en position de change sur les règlements à
terme des importations libellées en dinars ? Si oui expliquer ?

Réponse

Une entreprise résidente tunisienne n’est pas en position de change sur les règlements à terme des
importations libellées en dinars, la monnaie de transaction étant celle de sa comptabilité.

Question 2 : Définir brièvement les caractéristiques du marché de change au comptant ?

Une opération de change au comptant est un contrat par le biais duquel deux contreparties conviennent
d’échanger une quantité spécifiée d'une devise contre une autre devise à un prix convenu, et dont le
mouvement de fonds ayant lieu dans deux jours ouvrés.

Caractéristiques du marché au comptant :

• Marché de gré à gré : Le marché de gré à gré contrairement au marché organisé, n'obéit à aucune
contrainte se référant au nominal à la durée à l'horaire.Il s'agit d'un marché qui répond exactement aux
besoins de l'opérateur (du sur mesure) en terme de montant, de cours, date de valeur, …
• Marché continu : Il ne connaît pas de "sommeil" il fonctionne en permanence 24h/24h avec cependant
un relais des plus parfait entre cambistes des différents continents.
• Marché virtuel : Contrairement au marché boursier, le marché des changes n'a pas de localisation
géographique.
• Marché d’euro dollar et euros devises

EXERCICE :
Une banque présente à un instant donné les positions de changes (par rapport au dinar) suivantes :

ƒ Short Usd 750 000 au cours de 1.3305


ƒ Long Eur 2 530 000 au cours de 1.6951
ƒ Short Gbp 270 000 au cours de 2.4995

Conditions du marché local et international:

Usd/Tnd : 1.3295 / 35

Eur/Usd : 1.2705 / 08

Gbp/Usd : 1.8739 / 41
Question 1 : Quelle est selon vous la meilleure stratégie pour boucler la position Gbp ?

Réponse

• Acheter des Usd contre des Tnd


• Vendre des Usd contre des Gbp

Question 2 : Quelle est selon vous la meilleure stratégie pour boucler la position Usd ?

Réponse

• Acheter des Usd contre des Tnd

Question 3 : Que pensez-vous de la position Eur /Tnd de la banque ?

Réponse

• Mauvaise position

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