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Psychanalyse : Origines et Concepts Clés

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Psychanalyse : Origines et Concepts Clés

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Psychanalyse :

[email protected]

La psyché : Dans les peuples primitifs la psyché n’a été nommé que comme quelque
chose qui produisait des effets mais qui était invisible, insaisissable . C’est pour ça que
l’âme était associée aux morts et aux absents. La question de la vie et de la mort est
d’emblée posée comme quelque chose d’immatériel, ce qui va amener aux religions.
L’animisme = tout peut avoir une âme. On peut l’étendre à tout l’univers, aux êtres
vivants ou non vivants, matériels ou mort. L’âme devient un objet religieux. L’âme est
devenue un sujet de réflexion avec l’émergence de la philosophie car elle n’était avant
qu’un sujet de mythologie.
Il faut connaître l’origine et sa proximité avec l’âme des peuples animistes,
mythologiques ou religieux.

Psyché était une jeune femme très belle, dont Eros était amoureux. Eros rendait visite de
nuit à Psyché et il y avait une restriction. Il ne fallait pas que Psyché voit Eros. Il a été
imaginé que Psyché et Eros on engendré un enfant, Edoné = le plaisir.

Dans la philosophie grecque il y aurait 2 grands courants :


-le courant platonicien : philosophie idéaliste, qui se rapproche des croyances
bouddhiste : Psyché peut migrer, elle est différente du corps. L’un des courant est de
dissocier l’âme et le corps.

-A propos de psyché ouvrage d’Aristote. Aristote malgré l’estime profonde de


l’enseignement de Platon apporte une autre réflexion sur Psyché. Aristote était l’enfant
d’un médecin et est devenu enseignant d’Alexandre le Grand. Il était protégé mais à la
fois en contact avec le corps malade. Il a aussi été initié au soin des maladies et à la
biologie. Il a donc été sensible au lien entre l’âme et le corps. Dans son ouvrage il pose
d’emblée la question de qu’est ce qu’est la psyché ? Il n’y a pas de Psyché sans qu’il y est
de mouvement. Le mouvement du corps, du temps, du monde.
Pour d’autres l’âme se manifesterait par les émotions, pour d’autres par les
perceptions… Aristote propose l’idée qu’il y aurait un fonctionnement mental, cognitif
qui pourrait être presque constamment fonctionnel mais qui ne pourrait survivre si
l’âme ne fonctionnait plus. Pour Aristote, l’âme c’est du corps, elle est à la fois différente
et indissociable, c’est un paradoxe créateur. On le prend tel qu’il est et n’est pas
contradictoire et opposé.
Sa philosophie était enseignée en marchant, la philosophie péripatéticienne. C’est le
mouvement qui permettait le travail intellectuel mental.
Il a du quitté précipitamment Athènes car le régime pensait que Aristote n’était pas
respectueux vis à vis des Dieux.

La psychologie s’occupe d’un concept d’une abstraction.

En grec : psyché, le souffle, lié au froid. Très proche de pneuma. Il y avait l’idée qu’il y
avait le souffle de l’âme. Psyché est indissociable au vivant. Même pour les âmes des
morts on considère qu’elle est vivante.
Le psy à la différence du médecin ne peut s’occuper que du vivant. Il ne s’occupe des
morts que si ils sont présents dans le psyché du vivant. Le médecin peut s’exercer sur le
corps mort le psychologue ne va pas s’en occuper c’est au delà de ses compétences. C’est
une des sciences du vivant.
En psychologie il faut un cadre secure et libre. La psychologie peut très vite devenir une
croyance ou une morale à imposer. Régime totalitaire : arrêt de la psychologie ou
utilisation de la psychologie non déontologique.

Invention de la psychanalyse : Dans la religion l’âme appartient à la religion, la


philosophie devenait contradictoire avec la religion. Psychopathologies inquiétaient 
ça devenait le Mal. Le bien et le mal devenaient les seules catégories d’expression.

19éme s  révolution industrielle, sciences, mécaniques, l’arrivée des connaissances


des lieux exotiques. C’est le siècle où se sont crées les musées d’histoires naturelles, les
continents explorés de plus en plus. La question de l’invisible était aussi extrêmement
présente, aussi triomphe du romantisme où une place majeure était accordée à l’âme
comme quelque chose que l’on cherche à saisir. Aussi naissance du spiritisme, l’âme des
morts fascinait. Les photographies commencent à exister. Est ce que la photographie
capte l’âme.

Pour certains elle commence à ne plus exister en tant que telle, tout est biologique. La
psychologie n’a donc plus lieu d’exister.

Le paradoxe fondateur : Pendant le 19éme s les idées d’Aristote arrivent en même


temps que la mécanique, la photographie, la question de la représentation et l’idée que
nous sommes des humains du fait de l’évolution Darwin. Darwin a étudié le
développement des enfants et a proposé le concept de sexualité infantile. Darwin à eu
une influence déterminante sur Freud.
C’est aussi le début des théories du racisme. Darwin a appris beaucoup de choses d’un
esclave noir libéré, il dit que l’espèce humaine est une espèce à part, et qu’il n’y a pas de
race.

En 1872, Freud avait 16 ans, il était lycéen, il travaillait la philosophie avec un


professeur qui l’a initié à la philosophie de Herbart. Herbart est un grand philosophe du
19éme siècle. Il a écrit une théorie de l’esprit, de l’intellect. Son œuvre principale
s’appelle La psychologie comme science fondée sur l’expérience, la métaphysique et les
mathématiques, en1824. Herbart essaye de proposer une conclusion entre science
naturelle, observation, les nouvelles théories de la mécanique, le rationalisme de la
métaphysique avec les mathématiques. Il intègre les théories mécanicistes. Avec la
mécanique on produit de la force et de l’énergie. Est ce que la force humaine est
uniquement du corps ? Comment la force est générée ? Penser la psyché avec des
découvertes des ingénieurs.
Freud va intégrer ses notions
Topique : le lieu
Dynamique : la force
Economique : la quantité
Herbart enregistre la psychologie scientifique. Herbart à conserver l’idée de la force
qu’il transpose au domaine des idées et des représentations.
Autre courant philosophique : les associationnistes, vient des anglais, comment l’esprit
associe les représentations, comment les idées se lient. Il s’agit pour Herbart d’étudier
les phénomènes de répulsions et d’attractions.
Les courants sont de plus en plus étayés sur l’observation scientifique.

Freud apprend d’Herbart : l’atome constitutif de l’esprit c’est la représentation. Qui


deviendra un pilier de la représentation Freudienne. La représentation pour Herbart est
animée par une force de sorte que la vie psychique est en perpétuelle transformation
d’un champ de force, c’est donc une dynamique qui serait en principe quantifiable
(économique). Selon Herbart les forces de la vie psychiques en conflit ou pas sont
quantifiables.
Herbart considère que le conflit fondamental c’est l’opposition des représentations. La
représentation la plus faible essaye de survivre par sa résistance. La représentation
victorieuse refoule l’autre qui devient inconsciente. L’inconsciente peut tout de même
sous certaines conditions revenir à la conscience. Des représentations de forces égales
peuvent même établir un compromis, elles pourraient même se fusionner. Notion de
condensation pour Freud. Etude scientifique de l’âme.
Freud propose un système proche des sciences de la nature parce que l’on intègre ce
que Darwin faisait, l’observation des phénomènes naturels. Freud est aussi un
observateur et un chercheur.
Freud au lieu d’exercer la médecine a exercé la pratique de chercheur en laboratoire
avec pour spécialité la neurologie. Son mentor était particulièrement exigeant, Freud
rechercher l’objectivité et l’objectivation, il va faire en faire une transposition dans le
domaine de la subjectivité. Cette transposition n’est pas simple. Freud était spécialiste
du système nerveux. Il a aussi étudié tous les patients qui souffraient des différentes
lésions cérébrales, il a même écrit un livre sur les aphasies.
Freud était un neurologue. Le progrès était une notion fondamentale au 19éme siècle.
Il était passionné par l’idée d’exploration des idées nouvelles.
Son expérience en neurologie l’a d’abord amené à penser tout le travail de neurologue
en terme de système. Le système nerveux est un système cad un ensemble de parties
organisées mais interdépendantes. Le fonctionnement de chaque des parties est régit
par la régulation de l’ensemble du système.
Deuxième principe : pour comprendre le fonctionnement du système il faut comprendre
son évolution, l’évolution de l’espèce, de l’être.
Il s’agit de comprendre le fonctionnement du système en intégrant l’axe historique, en
intégrant l’évolution du système.
Aspect cultural et développemental, il y a toujours une idée de mouvement.
Il arrive dans une relation thérapeutique. Freud va aller faire un stage chez Charcot à
Paris qui était aussi un neurologue spécialisé dans l’hystérie.
Pourquoi l’hystérie est à l’origine du début de la psychanalyse ? Car elle pose la question
de la psyché. L’hystérie a permit à Freud et Charcot d’inventer la psychanalyse.
Freud est très impressionné par des crises hystériques qui sont provoquées par Charcot
lui même. (film augustine)
Le symptôme hystérique apparaît au départ comme un symptôme neurologique : perte
de la parole, de la motricité , crise de spasmophilie, symptômes corporels et les
neurologues cherchent à soigner les malades des nerfs.
L’hystérique à permit de penser à une anatomie qui défie l’anatomie qui défi l’anatomie
du système nerveux, du cerveau qui était connu à l’époque.
Sa cohérence, sa régulation ne correspond pas à ce que l’hystérie manifeste par son
corps. C’est l’écart entre la logique du corps la biologie et la logique qui se crée,
imaginaire= la logique de la psyché. La psyché avec un fonctionnement, une anatomie,
une existence qui paraît en décalage avec le corps même si elle se manifeste par le corps
lui même. Le corps se semble habité par le corps, l’âme était le démon de l’époque,
l’invisible et l’indomptable. L’hystérie commence alors à être appréhendé autrement.
Elle est la source de ce que Freud va conceptualiser en terme d’appareil psychique. Le
corps serait organisé par la logique psychique qui serait elle aussi une logique du
conscient et une logique qui échappe, celle de l’inconscient. La psychanalyse a pour
source le soma, le biologique et à du se résoudre à accepter le paramètre psychique,
l’existence d’un système qui, à la fois est complétement immergé dans le corps,
dépendante du corps, et indépendante du corps avec une logique propre qui provoque
des symptômes dans le corps inexplicable par la médecine.
Le corps peut se manifester et témoigne d’une psyché qui a sa propre logique et qui peut
dominer le corps et qui peut provoquer des symptômes psychiques.

 Psyché est corporelle et en même temps la psyché est un système hors de la logique
du corps. Dépendante du corps et en même temps agissant de façon impérieuse mais
permanente sur le corps.
Une psyché qui ne lâche pas le corps et qui en même temps à un fonctionnement
différent. On rejoint donc Aristote.
C’est donc avec le début de sa pratique que Freud va de la neurologie à la psychologie
scientifique puis il utilise les apports d’un stage avec Charcot et d’un autre stage en
hypnose.
Au début il va donc faire face a des patients de toutes sortes en les soignant par
l’électrothérapie, l’hydrothérapie, avec l’hypnose et avec la collaboration de Breuer.
Breuer est le premier qui a inventé une cure de parole, il considère que la sexualité est
très présente et c’est avec Breuer que Freud écrit les études sur l’hystérie.

Emergence et formation de l’inconscient.

1898 Freud texte, période importante car après la publication du sens des rêves.
Après publication de psychopathologie de la vie quotidienne. Le texte va être publié
comme premier chapitre de psychopathologie de la vie quotidienne.
Le mécanisme psychique de l’oubli : Freud aborde non seulement la mémoire, il aborde
en même temps la notion du symptôme, l’oubli comme un symptôme et le symptôme
est traité d’une façon différente, il est abordé non pas de façon directe mais dans un
positionnement de l’analyse du thérapeute qui va constituer le modèle du
positionnement analytique.
Il est question de la mémoire par un chercheur, spécialiste du cerveau et du système
nerveux, spécialiste des aphasies, perte du langage et de la mémoire.
Freud va traiter le symptôme de la perte mnésique en tant que symptôme en l’écart
différent d’un symptôme neurologique. Il s’agit de décrire un mécanisme non pas
neurologique mais psychique. Il décrit ce symptôme, l’oubli, comme un symptôme qui à
des points communs avec l’aphasie dans la façon dont quelqu’un va réagir « je ne sais
plus les mots que je cherche », il décrit une forme d’agitation devant les trous de
mémoire et la façon dont on essaye de remettre la main sur un mot comme un objet
symbolique. Et pourtant, plus on insiste pour trouver, rattraper le nom ou le mot perdu
moins on arrive à le saisir.
Paradoxalement l’effort pour retrouver renforce la difficulté d’y accéder. Choix d’une
attitude inverse à la recherche active de ce mot perdu, il s’agit de lâcher l’activité et
opter pour une forme de réceptivité, devenir attentif à tout ce qui peut surgir comme
idée, mot…. Même si apparemment ça n’a rien a voir et cette position là, cette attitude là
permettrait de retrouver ce morceau perdu de souvenir, cet représentation égarée.
Parce que chaque mot est une représentation.
Première forme de prescription de la règle en psychanalyse. Il s’agit de rester
attentif à tout ce qui vient, tout ce qui apparaît mentalement, à laisser venir, à laisser
émerger plutôt que chercher à diriger ou à éduquer.
Moment ou Freud à changer son positionnement thérapeutique, l’analyste renonce au
désir de mener activement la thérapie du patient, il devient réceptif, il se met en position
décrire en terme d’attention flottante.
L’attention flottante est une attention qui ne se focalise pas sur un seul point, le
discours, les événements… C’est une attention qui doit être en partie de façon égale sur
tout ce qui vient à la fois de la part du patient dans son discours mais aussi tout ce qui
vient du coté de l’analyste, sa propre associativité au contact de l’associativité du
patient. Une attention flottante est une attention également répartie. Tout ce qui
apparaît attire l’attention de l’analyste même si pas de lien ou logique avec le symptôme.
Elle est en même temps une prescription importante pour tout clinicien.
Freud renonce à une attitude de chercheur actif, et opte pour le développement d’une
capacité réceptive, il s’agit de rester actif en renonçant à une activité directe. Il s’agit
de mettre en suspend le désir direct la recherche de comprendre et guérir l’autre le plus
vite possible. Une des caractéristiques essentielles dans le travail du psychanalyste.
Renoncer à l’hypnose était important pour Freud car l’hypnose en tant que méthode
rendait le patient moins libre, assujetti à un thérapeute qui était un maitre ou un gourou.
L’hypnose est une méthode subjective, Freud à très vite été irrité par ce que produisait
l’hypnose. La méthode de la cure psychanalytique est alors produite et pensé comme le
garant de la liberté du patient.
Le liberté de tout dire, la règle de la cure psychanalytique serait donc d’associer
librement auprès de quelqu’un qui est capable de tout entendre, être attentif à tout ce
qui vient.
La règle de la libre association serait un des garants de la parole libre qui n’aurait pas
subi la suggestion d’un thérapeute qui maitriserait la conscience de l’autre.

L’hypnose abandonnée la question de la suggestion reste néanmoins toujours posée


dans la relation psychanalyste et patient. Pourquoi ?
Ce qui irritait Freud au début de sa pratique thérapeutique c’était l’inconstance des
résultats. Il repère de plus en plus l’émergence de phénomènes qui sont assez proches
de ce qui peut se passer en hypnose. Le psychanalyste peut être vécu voir cherché
comme quelqu’un qui est supposé savoir, qui devient objet de transfert.
La suggestion reste posée même si elle est différente que celle de l’hypnose. Il nomme le
phénomène de transfert.
Le mouvement transférentiel est une demande au mouvement implicite de chercher
quelqu’un qui donne différentes formes de satisfactions au patient qui est dans une
position, un état de régression. La régression dans la cure favorisant l’émergence de
cette demande.

Les buts de la psychanalyse :


-C’est de devenir capable d’aimer et de travailler. Définition d’une bonne santé mentale.
-Deuxième définition plus tardive. Là où il y a du ça, advienne du Moi.
Que le Moi puisse conquérir d’avantage d’espace qui lui appartienne au détriment du ça
qui pousse de façon aveugle sans que l’on puisse se reconnaître qu’en étant aussi soit
même.
Important dans la thérapeutique de patients atteints de troubles psychosomatiques.

L’exemple clinique apporté par Freud montre sa conception du fonctionnement de


l’appareil psychique. Il montre ce qu’on appelle la réprésentance, c’est a dire
l’ensemble des représentations et la charge en affects, en émotions et leurs destins en
fonction des mécanismes de refoulement.

Freud contextualise, il repère le contexte dans lequel va apparaître un symptôme.


L’oubli est un symptôme. Pour entendre le symptôme et analyser ce qu’il passe il est
important de retrouver le contexte d’émergence du symptôme. Le symptôme à du sens
qui n’est pas repéré frontalement. On fait le travail analytique basé sur l’associativité et
le symptôme tombe puisque la découverte progressive du sens fait que le symptôme n’a
plus de raison d’exister de disparaît.
Freud était dans le train de discutait avec un autre voyageur, ils discutaient de la
situation de la Bosnie-Herzégovine, des habitants et de leur mentalité.

La discussion portait sur deux caractéristiques des habitants de ce pays :


-La population respecte les médecins, her doctor (en allemand)
-L’importance que les turcs apportaient à la sexualité avec une remarque qui était « her
doctor si cela ne marche plus il n’y a plus de raison de vivre. »

Ensuite il parle d’un voyage en Italie et c’est là où Freud évoque sa visite dans une église
avec des fresques. Il cherche le nom du peintre mais il n’y arrive pas. Oubli
incompréhensible qu’il doit être significatif. C’est un symptôme qui à du sens. Elément
important il à vu des fresques avec une certaine thématique : le jugement dernier.
Plus Freud cherchait à retrouver le nom du peintre, plus il avait l’image du peintre qui
lui revenait à l’esprit avec des couleurs extrêmement vive. Il ne trouvait pas le nom mais
il trouvait l’image.
Si on postule l’existence du refoulement, les couleurs vives de cette image indiquent qu’à
la place de représentation de mots ce sont les traces visuelles et les couleurs comme
expression de la charge affective.
Freud constate que dès qu’il à retrouvé le nom du peintre, les couleurs et l’image
mentale s’estompaient. Quand on pense à un mot l’affect s’estompe.
Le mot, ce qui symbolise la connexion avec la représentation du mot va faire que la
quantité de l’affect se redistribue sur la chaine des représentation.
De la même façon mettre des mots sur les situations chargées émotivement va traiter
l’affect et va permettre de redistribuer l’affect. Le langage va permettre la
transformation d’une partie de l’émotion et permet de la véhiculer autrement.

Il y a une série de nom qui sont traités non seulement comme des entités mais comme
des syllabes voir des phonèmes associés ou dissociés. Les mots sont aussi décomposés.
Tout ce qui lui est venu était déterminé par le complexe, l’ensemble d’idées refoulées.
Nous avons une connexion à cette force interne qui influence les représentations des
mots ou les phonèmes qui apparaissent. Freud va donc connecter tous ses phonèmes et
réordonner pour les connecter avec les pensées refoulées. Il y a donc un jeu de
traduction.
Il y a une connexion quand l’autre voyageur lui parle des turcs et de leur vie sexuelle. Il
associe l’homme qui s’est suicidé souffrant d’impuissance.
Autre thématique très présente : thématique du jugement dernier. Les fresques
illustrent le paradis et l’enfer. Importance de la religion chrétienne et jugement du bien
et du mal. Le pêché, l’interdit et la punition. L’enfer comme une punition pour les pêché
dont celui de la sexualité.
Deux thématiques semblent de plus en plus prégnantes et réactivées par l’ensemble
d’indice, d’éléments qui déclenchent une excitation inconscientes : la sexualité et la
mort.
Sexualité et mort ont donné dans la névrose en terme de désir et d’interdit. Ces
thématiques sont ravivées dans un contexte particulier et cette revivissance déclenche la
défense par le refoulement et le refoulement va donner lieu à ce symptôme : la perte,
l’oubli du nom du peintre.
La mort de cet homme (suicide) qui l’a touché particulièrement fait réagir le sujet et sa
tentative de se détacher de cet ensemble de pensées qui étaient en train d’aller plus
profondément vers ses propres problématiques infantiles (sentiments de culpabilité,
oedipe), pour s’en défendre elles vont donner lieu à l’émergence d’un symptôme qui est
un acte psychique considéré comme significatif dans la perspective psychanalytique.
Symptôme qui a du sens pour le sujet qui est acteur de se symptôme. A la fois
responsable et non, il sait sans savoir, il est responsable mais du point de vue de son
inconscient et pas comme sujet conscient d’un acte psychique.

Les mots sont des représentations connectées à d’autres représentations. Les liens de
connexions entres elles vont se retrouvés distendus, relâchés tout particulièrement dans
l’état de sommeil quand la censure qu’exerce la conscience est partiellement levée les
représentations s’ordonnent autrement. Les syllabes, les phonèmes, les bouts d’image,
les symboles de choses se retrouvent associés autrement, réélaborés et c’est une autre
forme de production psychique : le rêve.
L’analyse de ce symptôme est cohérente avec ce qui va être proposé dans le rêve. Rêve
et symptômes sont cohérents par rapport aux règles des fonctionnements de
l’inconscient et par rapports aux types de liaisons et représentations. C’est comme si la
chaine associative des représentations se trouvait déconnectée de la chaine de charges
affectives. Les émotions se retrouvent déconnectées des mots, c’est à dire de ce qui les
représente. L’affect dissocié de la représentation va être déplacée ailleurs. La
représentation retirée vers l’inconscient, voilà la description du mécanisme de
refoulement.
La disparition de la conscience d’une représentation de mots est le signe de la nécessité
pour la psyché de déconnecter une charge affective et de la déplacer ailleurs comme si
un train heurtait des wagons avec des charges de quelque chose qui ne correspondait
pas.

Les charges affectives vont soit :


-se déplacer sur une autre représentation
-se transformer en symptômes de conversion en symptôme somatique (hystérie)
-ou elles vont se transformer en acte.
Ce sont les 3 destins de l’affect.
Dans le premier destin le mot lui même est signifiant pour lui, ici le peintre avec le
jugement dernier. Le peintre est un équivalent d’une figure de Dieu ou d’une figure
paternelle. C’est à ce moment là une figure paternelle qui est ravivée.
Symptôme d’oubli mais l’affect va provoquer une crise d’angoisse dans le deuxième
destin, une crise de spasmophilie… qui n’aurait rien a voir avec les vrais motifs
d’angoisse.
Quelque chose du corps va devenir le théâtre d’une sorte de conflit qui va être ravivé et
vécu comme désagréable.
Le 3éme destin serait l’acte, pourrait se transformer en TOC. L’affect qui va donner lieu à
des actes de rituels est la culpabilité. Comme la religion qui va aider à transformer les
désir de meurtres en rituels de pardon. Les rituels sont des actes, ils soulagent le sujet
du sentiment de culpabilité.

La thérapie permettrait de reconnecter l’affect avec les représentations qui sont


associées que le refoulement a séparé. En quoi ça serait thérapeutique ? Ca serait
thérapeutique puisque le refoulement, pour protéger le sujet peut produire en même
temps un déséquilibre du fonctionnement psychique, un déséquilibre qui peut se
chroniciser. Qui peut donner lieu à des bénéfices secondaires liés à la pathologie qui
s’installe alors que par le rétablissement du lien affect/représentation. La circulation des
affects permettrait un nouvel équilibre de la distribution des investissements du sujet,
dans son fonctionnement psychique. Il s’agit d’un modèle de liaison et de dé-liaisons.
Le refoulement est une forme de dé-liaison qui peut être nécessaire mais comme tous les
mécanismes il peut devenir un mécanisme de défense qui, pour protéger le sujet d’un
déplaisir plus grand peu devenir une entrave au développement du sujet.
Contre deux déplaisirs, on choisi le moins pire sauf qu’il peut s’avérer plus couteux pour
le fonctionnement psychique.

L’affect, une charge d’énergie qui est appelée pulsion. Au départ il l’appelle motion
pulsionnelle, une quantité d’énergie qui est en mouvement permanent.
L’affect est le produit d’une transformation de ces charges énergétiques entre le corps et
le sens. Leurs racines sont dans le corps et elles sont contenues dans le ça.
Ici , l’affect est déconnecté de représentations de mots et pousser vers d’autres voies
dans le corps.
Bébé qui pleure : excitation somatique  j’ai faim.
Le bébé qui a une excitation somatique, déclenchée par l’instinct d’auto-conservation,
par les besoins vitaux d’un organisme vivant. C’est un instinct programmé dans le corps
qui va devenir une notion pulsionnel, excitation qui va être liée a l’alimentation. Une
excitation qui devient une représentation chose. Et avec le langage ça devient une
représentation de mots = Symbolisation primaire et secondaire.
Il y a un ensemble qui se crée : une liaison entre une expression instinctuel.
L’instinct qui est ici la faim. Quand il tète le bébé va associer le contact de peau à peau et
il y aura des liens avec des sensations (liquide, chaud, froid, odeur). Ils vont tous petit à
petit se connecter pour former une représentation chose, complexe qui est connectée à
cette excitation première. Manger pour satisfaire le besoin d’auto-conservation. Il y a
une trace acoustique visuelle, épidermique. Ce sont des traces mnésiques, psychiques
qui vont donner lieu aux premières inscriptions qui sont symbolisées qui vont être
représentées.
Nous réécrivons en permanence des traces que nous symbolisons en permanence 
travail de transcription et de symbolisation. Avant qu’elles soient prises dans le langage
et symbolisées par les mots.
Les premières sensations vont se connecter à des phonèmes pour dire au bout du
compte : j’ai faim. J’ai faim est tout d’abord une phrase qui représente quelque chose.
Sensé indiqué ce qui se passe pour quelqu’un. Il y a un sujet  processus de
subjectivation.
L’excitation est une tension interne et dans le modèle freudien cette tension cherche la
décharge. La décharge la plus illégale possible. C’est le modèle du plaisir/déplaisir où
la première forme du plaisir c’est la décharge de la tension. C’est un modèle qui est
complétement influencé par le système nerveux. La décharge va être considéré comme
une satisfaction qui va être associé au plaisir. Le déplaisir dans ce modèle est
l’accumulation de la tension.
Entre la satisfaction immédiate du besoin du nourrisson et la satisfaction non pas
immédiate mais médiatisée par des acquisitions culturelles et personnelles il y a un
trajet du développement de la psyché. Principe de la base de la psyché plaisir/déplaisir.
Quand la satisfaction peut attendre nous avons là les indices d’une maturation,
d’intégration d’un principe de réalité.
La cure psychanalytique est une cure de parole.

Le principe de réalité :

10/08

Psychanalyste au travail.
Le symptôme n’est jamais traité en frontal. Le symptôme c’est le fait que l’homme
appelle son analyste docteur.
Qu’est ce que le retour du refoulé ? C’est la revivissance des représentations refoulées
qui cherchent à faire retour, a revenir dans l’actualité et arriver dans la conscience. C’est
le retour du refoulé qui va provoquer entre autre les symptômes. Le symptôme docteur
est le moyen par lequel le l’analyste va entendre le retour du refoulé. Par l’enchainement
des représentations le patient va associer le docteur à des choses de la sexualité infantile
qui veut faire retour. Le mot docteur était un symptôme comme solution de compromis
entre des idées, un imaginaire plutôt sexuel et ce qui pousse du coté de l’agressivité. Le
terme docteur venait signifier une sorte de respect mais aussi l’irrespect par rapport à
l’analyste.
Les représentations non symbolisées : exemple clinique, le symptôme psycho somatique
de l’exéma.
Déni plus fort que la dénégation car c’est un mécanisme de défense plus radical (il est
associé au clivage) exemple des traumatismes psychiques qui viennent la pou protéger
une partie de la psyché du sujet. La dénégation est une voie d’accès au contenu refoulé
(il est associé au refoulement), mécanisme typique qui vient freiner ce qui pousse du
refoulé pour arriver à la conscience.
Le retour du refoulé se fait sous forme de symptôme mais pas seulement, il peut se faire
aussi par le rêve. Le rêve et le symptôme ont des liens profonds.

Deuxième texte :
Le symptôme psychosomatique n’est pas de la même nature qu’un symptôme hystérique
qui affecte le corps. Il exprime d’avantage un conflit de type névrotique. Avec l’eczéma
nous sommes dans une atteinte somatique qui nous évoque une faillite ou une non
advenue préalable de la représentation d’un conflit.
Les auteurs psychanalystes autour de Pierre Marty ont travaillé les recherches sur les
malades somatiques en essayant de repérer un certain nombre de caractéristiques
typiques de ces patients. « Le symptôme somatique est bête » il n’aurait pas le
symbolisation hystérique, il ne renverrait pas à une signification refoulée dans
l’inconscient.
La question du symptôme psychosomatique suppose une région différente de la psyché.
Définition d’un fonctionnement opératoire, c’est un fonctionnement mental qui doit
toujours être très prêt d’une réalité concrète. Très opérationnel. L’associativité est
surtout portée sur des choses concrètes.
Hypothèse d’une carence dans l’organisation du préconscient.
Le préconscient est une zone intermédiaire.
Expression directe dans le corps de quelque chose qui à une dimension psychique mais
non accessible par le sujet.
Dans ces organisations dites psychosomatiques, la place du fantasme est absolument
nécessaire à examiner puisque cela nous permet de prendre la mesure de la valeur de la
vie fantasmatique pour le bon fonctionnement psychosomatique.
Mieux vaut un symptôme hystérique qu’une lésion du corps.

Il y a des interprétations qui viennent au cours des relations. Le petit garçon a des
bénéfices secondaires de la maladie comme se faire soigner.
La réaction thérapeutique négative : le patient va mieux, il perd le symptôme mais le
travail n’est pas fini car il y a, a ce moment la d’autres choses à travailler (la personne
perd le lien avec le thérapeute).

Dans le passage ils viennent pour de l’eczéma mais parle de leur logement. Ils viennent
pour parler de l’enveloppe corporelle et il parle de l’enveloppe où ils vivent. Il parle d’un
défaut du système de pare-excitation. Le pare-excitation c’est un système tampon c’est
a dire, tout ce qui petit à petit, dans le développement va donner lieu à une enveloppe
psychique, protecteur de l’excès d’excitation externe ou interne. Le système de pare
excitation c’est la résultante de toutes les activités calmantes par l’environnement
maternelle puis auto-calmantes.
Angoisse d’intrusion, le bruit de l’extérieur vient à l’intérieur de la maison. On est dans
une problématique d’enveloppe. La peau c’est la surface entre le dedans et le dehors et
la peau est directement connectée au système nerveux.
Figuration d’un sentiment de menace que ce qui est dehors rentre dedans. Menace
d’intrusion.
La maison peut être entendue dans ce qui est figure symboliquement.
La grattage est un signe qui va se connecter dans une associativité qui n’est pas
seulement une associativité de mots mais une associativité entre un acte et une
figuration.
Il arrête de se gratter  Quelque chose l’a intéressé, son excitation s’est déplacé sur
autre chose.
Le garçon se met sur la même ligne et il dit : non ils font semblant (en parlant des
oiseaux) ils aiment bien être exclus.
Immédiatement communication verbale qui intègre les éléments. Il est question de
quelqu’un qui a été mis dehors sans que personne n’en parle : le père.
Quand il y a exclusion d’une scène, cela peut mener au fantasme de la scène primitive.

Rêve comme laboratoire de recherche comme ce qui constitue les différentes


procédures de pensée. Le rêve n’est pas seulement un objet a interprété, il est avant tout
la voie royale d’accès à l’inconscient. C’est à partir de 1895 que Freud avec l’analyse
du rêve fait à Irma qu’il considère avoir achevé une première étape de compréhension
de cette entité particulière du fonctionnement psychique.
Le rêve à été un objet qui a fasciné, il à été considéré comme la voie des esprits, la voie
des morts, l’apparition donc des absents, des dieux. Le rêve à fasciné, effrayé. Il était
donc considéré comme quelque chose de l’ordre du sacré.
A la fois donc attirant et en même temps repoussant car un objet psychique qui n’est pas
sous le contrôle. Il a été aussi traité par les manifestations du psychiques, les différents
serviteurs de dieu, les prêtres, les sorciers, les magiciens. Le rêve à donc son propre
langage en tant que messager, il était bien sur considéré comme porteur des messages
dans le temps (du passé et de l’avenir). Comme le moyen de mettre la main sur quelque
chose qui échappe. Dans l’histoire de l’humanité le rêve a donc eu des destins ambigus,
soit magnifié soit repoussant.
Le rêve échappe au contrôle de la raison. Au 19éme siècle, premier travaux concernant
la maitrise du rêve puis travaux beaucoup plus scientifiques. Le rêve comme moyen de
satisfaction des désirs.
Pour Freud, le rêve est un objet psychique à interpréter. Il y a des rêves dont le patient à
peu de souvenirs, ce sont des rêves dits peu élaborés.
L’élaboration du rêve : C’est la possibilité de disposer d’un réseau suffisamment dense
en terme d’associations et de constituions de scénarios fantasmatiques inconscients
permettant différentes lecture.
Un rêve raconté n’est pas le même que l’éclosion du rêve dans le sommeil. C’est un rêve
qui à rencontré la censure ce qui oblige à une transformation que l’on appelle
l’élaboration secondaire. Cette transformation c’est la transformation en un scénario qui
rend le rêve intelligible, racontable. Transforme la matière brute du rêve et en fait un
récit. Le rêve tel que nous l’entendons est donc déjà un objet modifié, c’est à dire qu’il à
été mis en mot. Il a été traduit en phrases, il peut nous faire accéder à des pensées
latentes mais de façon indirecte.
La nature du rêve, c’est un mécanisme d’hallucination intérieure. Différente d’une
hallucination pathologique. L’hallucination est rêve est une hallucination normale. On a
un projecteur intérieur, quelle est sa fonction ?
Postulat de base part rapport au rêve selon Freud : c’est de préserver le sommeil, le
gardien du sommeil.
Le rêve peut échouer à cette mission : le cauchemar.
Quand le contenu n’est pas brut le rêve a moins de chance d’assurer sa fonction. Le rêve
peut donc facilement devenir cauchemar.
Plus le chemin est long entre les contenu refoulé plus l’associativité est développée plus
le rêve peut jouer sa fonction.
Rêve brut/ rêve pauvre : rêves qui arrivent plus ou moins bien a jouer avec la censure.
Rêves pauvres peuvent devenir des cauchemars.
Nous avons un projecteur interne : le rêve est composé d’images, très visuel. Le pôle
hallucinatoire de la psyché est le lieu psychique le plus primitif. Cette hypothèse du
pôle hallucinatoire provient du modèle de l’expérience de la satisfaction. Un bébé pleurs
car il a faim, les pleurs s’arrêtent quelques instants et il peut téter avec sa bouche
comme si il avait l’apaisement procuré par une réminiscence tout a fait primitive de
l’expérience de la satisfaction. Le bébé peut se remémorer la satisfaction du sein
maternelle. L’expérience de satisfaction laisse une trace mnésique de satisfaction. Elle
peut être réactivée à certains moments où le bébé cherche activement pour obtenir
satisfaction. Il peut déduire qu’il y a là un premier indice de l’hallucination de
l’expérience. Dans un état de détresse, d’insatisfaction il y a un réinvestissement de la
trace mnésique de satisfaction sur un mode hallucinatoire. C’est une satisfaction
hallucinatoire. Modèle même d’une proto-représentation (représentation primaire).
C’est le modèle dont le rêve va germer.

L’hallucination, cette apparition d’une forme d’image, est donc la modalité la plus
primitive de représentation, de satisfaction immédiate. Ce fonctionnement direct,
immédiat constitue le pôle hallucinatoire de la psyché. Attraction archaïque vers ce qui
serait immédiat, qui ne souffrirait pas d’une latence, d’une médiation, d’un
enchaînement associatif relativement long. Je n’ai pas quelque chose, je l’hallucine.
L’hallucination serait visuelle, Freud travaille aussi la transformation de tout en image.
Car le rêve en image va devenir un récit en langage.

Pour rêver, on repère un autre mécanisme qui va prendre une importance considérable,
le retour vers un fonctionnement qui est justement un fonctionnement hallucinatoire : la
régression. Mécanisme qui fait que l’on revient en arrière, vers une modalité de
fonctionnement, on revient vers le pôle hallucinatoire.
La régression est une notion centrale, c’est un mécanisme qui indique le retour vers des
expériences, des temps psychiques antérieurs comme si on faisait un voyage dans le
temps mais qui reste tout a fait imaginaire. Retour vers des expériences vécues, vers des
situations antérieures. C’est une régression dite temporelle. Un retour vers des temps
antérieurs.
Du point de vue topique : la régression topique serait aussi un retour vers les
systèmes psychiques anciens. Cette modalité opératoire est que tout devient en image,
mécanisme de régression formel.
La régression topique est le retour vers les parties profondes de la psyché. Retour
imaginaire des expériences antérieures. La régression formelle est une régression du
point de vue des formes de pensées, en ce qui concerne le rêve c’est l’utilisation de
l’hallucinatoire du fait de l’attraction de l’hallucinatoire, on régresse vers des modalités
de pensées qui sont plus archaïques. L’image a donc un pouvoir d’immédiateté qui lui
donne un caractère d’attraction beaucoup plus important que les représentations de
mots qui ont une représentation plus tardive.

Qu’est ce qui fait que l’on rêve ? Le rêve est le gardien du sommeil. On rêve car quand on
dort il y a une mise en suspend de la motricité. L’état intermédiaire serait le
somnambulisme. Il faut suspendre la satisfaction par la motricité qui est lié au processus
de régression qui sont des actions psychiques. L’action motrice vers le dehors mise en
suspend va se transformer en action psychique vers le dedans.

Pour dormir il faut pouvoir régresser, une régression motrice. Quand on dort on a un
état de dépendance. On a besoin d’avoir peu d’angoisses intérieures. Régresser peut un
être un signe de retour antérieur comme une manifestation de la défense comme
quelque chose de plus ancien mais aussi régression comme un retour pour mieux
retrouver quelque chose de soi par le biais du rêve, de la réalité, de la régression
psychanalytique.
La vie imaginaire prend une place très importante et c’est à partir de ces rêveries
diurnes que l’on peut aborder la notion de fantasme.

Le fantasme : image, pulsion, désir, satisfaction. Scénario minimal qui engage le sujet,
l’objet et le contenu de la pulsion. Il met en forme, exprime un mouvement pulsionnel, le
but, l’objet et le sujet. C’est une production psychique qui est une forme d’expression de
la recherche de satisfaction de la pulsion. Les scénarios peuvent être plus ou moins
élaborés. Le fantasme peut être conscient (rêveries diurnes) pendant la veille, il peut
également être inconscient. Le fantasme inconscient est repérable à la fois du côté des
pensées du rêve comme du côté des symptômes. Derrière un symptôme comme derrière
un rêve il y a un ou plusieurs fantasmes. Le fantasme à la fois comme fabrication,
production d’images qui expriment des désirs, des peurs…Cette tendance pulsionnelle
qui rencontre également le mode de pensée rationnel et conscient vont se déformer
comme pour le rêve et être élaborés.
Fantasme vient du grec qui signifie imaginer fantasia. Fantasmer est donc une activité
permanente de production de l’imaginaire, du coté le plus inconscient, le plus profond.
Cette activité est plus proche de l’hallucination. Dans la plus proche de l’activité
consciente c’est l’organisation d’histoires qui contiennent les fantasmes inconscients
mais de façon déformée du fait de l’élaboration secondaire. Notion centrale et il
contient une activité permanente du sujet, c’est la tendance à porter ce qui vient comme
excitation interne ou externe et qui cherche une transformation.
Le fantasme est une notion centrale parce qu’elle nous permet de différencier un monde
interne d’une réalité externe. Postulat de base de la psychanalyse. Cette distinction ne va
pas de soi, nous supposons que rien ne différencie au départ pour le sujet ce qui vient du
dedans et ce qui vient du dehors.

Ce que nous supposons c’est que l’activité première est une forme de projection
permanente. La distinction ente réalité interne et externe est aussi une distinction
fondamentale qui nous permet de penser la psychopathologie. Distinguer une
production imaginaire comme étant quelque chose qui vient de l’intérieur de soi est une
caractéristique de la bonne santé psychique, d’un degré de subjectivation
suffisamment bon. L’hallucination de ce point de vue la est tout à fait caractéristique.
Halluciner, c’est à dire percevoir des images comme venant à l’extérieur de soi alors
qu’elles sont produites par l’intérieur du sujet sont un signes de difficultés psychiques
puisque l’hallucination psychotique supprime une partie de la réalité extérieure.
Halluciner quelque chose n’est plus du fantasme mais une réalité externe a soi.
Le fantasme c’est le signe d’une bonne santé psychique.
La réalité psychique serait ce monde d’excitation transformé en désirs, en craintes, qui
vont prendre formes dans les scénarios plus ou moins élaborés. De la phrase je voudrais
voler jusqu'à un scénario où l’on fabrique des avions. Cette distance est le degré de
constitution en terme d’arborescence. Cette production, plus elle est riche et plus elle
peut porter des désirs et des angoisses, plus elle indique le degré de créativité
psychique du sujet. Les fantasmes participe aussi à la création de romans.

Texte qui fait du sujet au fantasme un créateur littéraire.


Fantasmes typiques : Fantasme qui explique par ce biais la quête du sens et
particulièrement la quête des origines.
Fantasmes originaires telle que le fantasme de séduction, de castration, de la scène
primitive.

-Fantasme de la scène primitive : hypothèse de la perception chez le jeune


enfant de la sexualité de ses parents. Le fantasme de la scène primitive est organisateur
de la vie psychique. Il peut avoir des connotations très diverses, scène sadique, a la fois
peut être plutôt associée à une très grande excitation, ou rage profonde, ou bonheur
profond. Car la scène primitive suppose que nous n’avons pas existé avant. Fantasme qui
suscite la rage de l’exclusion.

-Fantasme de séduction est le fantasme qui tente d’expliquer la sexualité, c’est


un fantasme typique. Fantasme du père ou de la mère ou substitut comme séducteur de
l’enfant. Une forme d’expression de toute excitation et désir. Scénario qui concerne la
différence sexuelle, le manque et la menace de perte.

-Fantasme du retour au ventre maternel, exprime la régression. Retour à


l’intérieur du corps dont on est issu. Quand ce fantasme exprime beaucoup d’angoisses il
peut mettre à mal la capacité de régresser pour dormir. Car dormir est un équivalent
imaginaire vers un retour d’un état de dépendance et forcément vers l’origine à savoir
l’état intra utérin.

Pour Freud nous sommes tous des créateurs littéraires potentiels. Fantasme typique,
celui du roman familial. Qu’est ce que le roman familial ?
Le roman familial c’est la production d’un scénario assez typique vers la fin de l’âge de
latence où il s’agit d’une histoire des origines mais des histoires de filiations. Ce n’est pas
directement la scène primitive mais c’est une autre expression de cette quête des
origines, à savoir fantasmes typiques : Je ne suis pas le bébé de mes parents, je suis
adopté, celui d’une relation extra conjugale. Souvent le roman familial est un roman qui
remplace les parents par des parents différents généralement ascendance plus
glorieuse. C’est un fantasme typique du désir de l’enfant à maitriser ses propres origines,
à les recréer à sa propre façon, à échapper à sa condition et à sa filiation. La recherche
d’une filiation n’est pas seulement.
C’est une façon de devenir soi même, le créateur de son origine, de sa filiation. C’est un
passage assez typique qui va donner lieu pendant l’adolescence de fantasmes que nous
appelons des fantasmes typiques de l’auto-engendrement.
Les délires de filiation et d’auto-engendrement sont des délires typiques de la
l’adolescence.
Différences délires et fantasmes : la personne qui délire pense que c’est la réalité externe
dont elle est convaincue.

Fantasmes, rêves symptômes et délires se retrouvent dans une forme de proximité et


des catégories pour une part différenciées des uns des autres.
Dans le cas de la désorganisation psychotique le projecteur est amené à supprimer une
part de la réalité pour la remplacer pour le fantasme.
L’imaginaire donc fait parti d’une santé psychique et d’une créativité psychique au
service du développement. Nous sommes des créateurs mais nous pouvons nous
prendre pour les créateurs du monde. Le fantasme et sa réalisation. Le désir cherche sa
satisfaction cad sa réalisation. Le fantasme est une expression de recherche de
satisfaction mais il peut donner lieu à une réalisation.
Réaliser, faire d’un fantasme une réalité c’est se donner les moyens pour que quelque
chose de l’imaginaire prenne forme concrètement ce qui signifie avoir intégrer
suffisamment le principe de réalité. Réaliser en se donnant les moyens et en supportant
la frustration que la non satisfaction immédiate produit. Il s’agit de trouver donc à la
place de cette immédiateté. IL faut se donner les moyens vers une médiation de la
réalisation concrète vers l’extérieur. Se donner les moyens c’est supporter la latence
et investir de l’énergie pour transformer, pour intégrer le temps, pour intégrer le
manque, les limites. Rien n’interdit de fantasmer et on peut s’en satisfaire. On peut aussi
trouver des moyens pour passer des fantasmes à une éventuelle réalisation.

Le fantasme peut devenir négatif car le sujet peut rester enfermé dans un imaginaire
clos et qui ne trouve pas la possibilité de passage vers la réalisation, l’intégration d’une
réalité.
La pensée dite opératoire est une pensée qui semble déconnectée de ses sources
pulsionnelles.

Si l’enfant ne joue pas c’est le signe que son développement est perturbé.

Le traumatisme :

Le traumatisme est une effraction (surface ou contenant qui a été percé). C’est donc une
ouverture qui menace l’organisme du corps, c’est donc au départ une notion théologique
ou médicale.
Freud reprend le terme de traumatisme pour définir le traumatisme psychique.
Le trauma psychique est une forme de blessure issue d’un débordement, d’un choc des
capacités du Moi à le contenir. Il y a l’idée d’un afflux d’excitation qui arrive au niveau
du Moi et le déborde. La blessure est donc liée à la fois à la quantité d’excitation et aux
capacités du Moi, c’est la relation entre les deux qui est importante à prendre en compte.

Remarque :
-la définition du traumatisme est une définition qui met l’accent sur le facteur
économique, le facteur quantitatif.
-La définition met aussi l’accent sur les capacités du Moi, l’existence ou non d’une
enveloppe. Le traumatisme est plus ou moins grave en fonction de la quantité mais aussi
de la formation ou non préalable de l’instance du Moi et de ce que nous appelons les
contenants ou enveloppe psychiques.

Le traumatisme du point de vue de la théorie: il a une place centrale puisqu’il est


considéré au tout début de la psychanalyse comme étant le facteur déclenchant des
névroses. Les premiers traumatismes que Freud était amené à traiter étaient des
traumatismes d’ordre sexuel. Cette première théorie du traumatisme sexuel à été
remanié par Freud. C’est à partit de cet abandon que Freud à développer la théorie du
fantasme c’est à dire d’un traumatisme qui serait d’ordre interne et non pas externe.

L’afflux interne peut être le fantasme ; interprétation du sujet lui-même d’une realité en
fonction de sa réalité interne. Ce qui peut être vécu comme débordant du sujet donc
traumatique.
Nous pouvons considérer de la même façon que des situations que nous appelons
aujourd’hui des situations critiques (passage enfance/adolescence-moments
initiatiques) peuvent s’avérer traumatiques pour le sujet comme débordant.
Traumatismes psychiques en lien avec le dehors et le dedans.

Freud abandonne partiellement la théorie du traumatisme externe comme mécanisme


principal de déclenchement de la névrose. Il propose la théorie du fantasme séduction et
avance l’idée des 2 temps. Dans un premier temps : celui d’une situation d’excitation
diverse très importante mais qui n’auront leur effet traumatique dans un deuxième
temps. Ce deuxième temps est par exemple le temps qui suit la puberté, la sexuation et la
sexualisation. Il montre combien telle rencontre, réflexion ou tel rapprochement
physique peut après coup prendre une signification qui va elle être vécue comme une
signification de traumatisme et d’abus d’ordre sexuel. Les traumatismes au fur et à
mesure sont définis en fonction de la maturité psychique, de l’âge, de l’organisation du
sujet. Un enfant qui subit une situation de débordement, quand il n’a pas encore acquis
le langage est exposé à une situation qui peut être gravement désorganisatrice alors
qu’un sujet qui a déjà acquis le langage. C’est à dire qui à eu en quelque sorte pu
débloquer la représentation des mots. Les mots, le langage ont une fonction de
contenant et une fonction de traitement. Un enfant qui peut par exemple se représenter
davantage ce qui lui arrive et il peut donc disposer des moyens pour traiter davantage
ces excitations. Le langage à une fonction de contenant parce qu’il à entre autre une
fonction de liaison. La possibilité de nommer, lier mais aussi de transformer puisque les
mots ont aussi une fonction de transformation. On transforme une excitation en mots
qui sont adressés à quelqu’un. C’est ainsi que se constitue ce tissu dans le domaine du
préconscient (partie porteuse des représentations des mots).
Le traumatisme en fonction du temps (son âge) et de son degré de maturité.

Sandor Ferenczi : Grand théoricien du traumatisme a eu un débat avec Freud autour de


cette question. Sandor est un psychanalyste hongrois, il était considéré par Freud
comme l’un des penseurs extraordinaires mais il y eu beaucoup de malentendus entre
eux. A l’époque la psychanalyse était facilement pratiquée entre les psychanalystes, et ils
devenaient l’élève des psychanalystes. Ferenczi a reproché à Freud ce qu’il n’avait pas
suffisamment permis d’élaborer pour le soigner à savoir le transfert négatif. Ferenczi en
tant qu’analysé lui reproche de ne pas avoir assez entendu le transfert négatif. Il a
reproché à son psychanalyste de ne pas avoir suffisamment entendu tous les
mouvements négatifs à son égard. Freud lui reproche d’avoir été un peu trop
narcissique.
Ferenczi a donc travaillé sur le transfert négatif et son importance pour une bonne
résolution de l’analyse et il a également mis l’accent sur ce que Freud avait laissé
davantage de coté, à savoir le traumatisme et en particulier le traumatisme subit par
l’enfant au contact avec l’adulte.
Ferenczi s’est occupé de patients difficiles ou en grandes difficulté et a étudier les
mécanismes mis en place par les sujets qui ont subit les traumatismes. Il à également
pendant la WW1 organisé les premiers services de santé mentale des soldats et a
collecté un matériel extrêmement important sur les traumatismes de guerre. Ils vont
donc devenir un objet d’étude privilégié à l’époque.
Un de ses articles les plus connus est intitulé « confusions de langues entre adultes et
enfants ». La confusion concerne le langage de la tendresse et de la passion. Il décrit les
situations où l’enfant qui s’approche de l’adulte, en général d’un parent, d’un proche, un
adulte dont il dépend pour sa survie, son développement. L’enfant est demandeur
d’affect, d’amour mais pour l’enfant cette demande doit l’amener à vivre et à recevoir, à
être en lien avec l’adulte qui serait un lien de tendresse et de protection et pourtant dans
maintes situations l’enfant reçoit au contraire une réponse qui est une réponse
passionnelle. C’est à dire que l’adulte répond avec une excitation souvent sexualisée. Une
réponse qui fait vivre une forme de violence ce qui est typique comme un afflux
d’excitation. Ce sont donc des situations traumatiques pour l’enfant. Il peut chercher à
jouer avec l’adulte qui va répondre de façon trop excitée, voir abusive. C’est une
situation qui provoque une sidération des capacités d’élaboration. C’est un enfant qui
se trouve dans une confusion interne car la réponse de l’adulte l’entraîne dans une
indifférenciation et une mise en faillite des capacités d’élaboration de ses
excitations.
Un enfant par exemple va jouer et va provoquer une réaction totalement démesurée de
l’adulte qui va le rouer de coup : ce sont ses réponses passionnelles.
Ferenczi est allé plus loin il a étudié un grand nombre de situations dans lesquelles
l’enfant est entrainé par l’adulte dans un registre qui était celui la problématique de
l’adulte ne respectant pas celle de l’adulte. Pas forcément sexualisation, maltraitance…
C’est un registre plus subtil, celui de l’enfant qui va être soumis à la détresse de l’adulte
qui va à ce moment là être amené, débordé par l’inquiétude concernant la fragilité du
parent. Va être implicitement entrainé par le parent à le soigner. L’enfant de façon
prématuré va être le thérapeute de son parent. Idée que l’enfant va devenir plus sage
que son parent. Qui va beaucoup se préoccuper de l’état de ses parents. L’enfant va
vouloir devenir psychothérapeute, ou psychologue. Le parent va devoir laisser une
partie de lui même dans une forme d’immaturité alors qu’il va se présenter par ailleurs
comme très mature voir hypermature.
Ferenczi va être un spécialiste du traumatisme mais aussi un grand observateur des
adultes qui n’ont pas pu vivre une maturation de leur psyché suffisamment équilibrée.

Notion d’angoisse :

-L’angoisse est une émotion, un état psychique face à un danger, une menace. C’est un
état émotionnel désagréable, une réaction face à un danger.
Etymologie : vient du latin angustia qui signifie le passage étroit.

-L’anxiété c’est un état d’effervescence qui peut être désagréable, peut être lié à l’attente
de quelque chose.

-Stress est un terme anglais qui contient en partie le terme d’angoisse et d’anxiété.

-Agonie vient du grec et il signifie la lutte. C’est le terme qui est davantage associé à
l’angoisse de survie. Agonie comme lutte avec la mort. Il y a des angoisses comme état
agonistique. Etat psychique limite puisqu’il peut y avoir une menace de mort : Agonie
primitive. Pour mettre l’accent sur un vécu qui serait proche de la menace vitale.

Freud a proposé une première théorie de l’angoisse :


L’état d’angoisse hystérique est le signe d’un refoulement incomplet. L’angoisse est en
quelque sorte le reste d’un refoulement qui n’aurait pas joué complétement son rôle.
La libido n’ayant pas trouvé des voies de satisfactions ou de liaisons se transforment en
angoisse. La frustration de la même façon peut se transformer en angoisse. La libido
serait comme le vin qui au lieu de devenir bon devient du vinaigre. Une bonne chose
devient désagréable. Au fond l’angoisse dans ce registre là est de même nature que la
libido elle même.
La reprise de cette première théorie une vingtaine d’années plus tard en 1926. Dans
cette deuxième théorie Freud met l’accent non pas su l’émergence de l’angoisse comme
reste de ce qui n’a pas été refoulé mais étant l’angoisse, un précurseur du refoulement et
des mécanismes de défenses. C’est l’angoisse qui va devenir le signe, l’amorce, l’appel
des mécanismes de défenses. La première et la deuxième théorie peuvent se compléter,
elles ne sont pas dans une contradiction. Ce qui vient aussi comme nouveauté c’est la
définition de l’angoisse automatique : C’est un état réactionnel à toutes situations
vécues comme menaçante pour le sujet. C’est à dire comme situation potentiellement
traumatique. Dès la naissance il y a des situations vécues comme menaçantes,
débordantes, traumatiques.
Otto Rank collaborateur de Ferenczi et Freud, qui a fuit le nazisme qui à beaucoup
influencé les américains. Il a inventé le traumatisme de la naissance. L’angoisse, ces états
de débordement potentiellement traumatique de quelque chose qui est une menace
pour l’organisme nous sont exposés dès que l’on nait. Les traces de toutes ces situations
même premières vont déterminées le déclenchement de ce que Freud à définit comme
angoisse automatique.
L’angoisse automatique est le signal d’alarme qui est construit par les inscriptions
successives et très précoces de ces premières expositions à des situations pouvant être
menaçantes.
Maladies psychosomatiques sont liées à la théorie de l’organisation psychiques. Parce
que certaines personnes n’ont pas de signal d’alarme qui peut être protecteur.
L’angoisse automatique peut être un signal d’alarme protecteur puisque c’est elle qu va
déclenchée les mécanismes de défenses. L’angoisse devient dans cette deuxième théorie
le principal déclencheur des mécanismes de défense.
Pour qualifier les angoisses nous allons voir quelle type de menace il s’agit a chaque fois.
C’est de cette façon que l’angoisse va prendre différents qualificatifs (morcellement,
castration…)
L’angoisse comme reste ou l’angoisse comme presque au service du sujet dans sa
fonction protectrice mais elle peut devenir un symptômes permanent, chronique (crise
de panique, affolement qui paralyse le sujet, l’angoisse panique).
Panique vient de la mythologie grec, le dieu Pan déclenchait des mouvements
d’affolement et d’effervescence telle dans les troupeaux qui partaient dans tous les sens.
Etat de panique, le sujet perd son orientation et part dans tous les sens.

L’angoisse, dans sa fonction de symptôme, comme potentiellement protectrice et


l’angoisse comme signe d’une étape d’organisation psychique du sujet. Décrit par
Sptiz comme l’angoisse devant l’étranger (angoisse du 8éme mois). C’est une angoisse
typique qui montre qu’il y a une étape d’organisation psychique, elle n’est donc pas
uniquement un symptôme pathologique. Elle peut être appréhendée de plusieurs façons.
Angoisse du 8éme mois quand un des deux parents s’éloigne trop et qu’un étranger le
prend dans ses bras. Angoisses décrites par Mélanie Klein : liées à la position dites
schizoparanoïde (angoisse liée au vécu d’éclatement, de scission, perte d’unité
psychique interne), avant la dépression.
Angoisse paranoïde signifie qu’il n’y a pas encore une différenciation entre dedans et le
dehors. Cette non différenciation fait qu’il y a une forme de confusion persécutrice. M.
Klein décrit les angoisses du bébé comme un bébé assez souffrant. Pourtant intéréssant
car elle théorise des formes d’angoisse primitives et des formes d’angoisse que l’on peut
retrouver dans la pathologie psychotique. L’angoisse psychotique est une angoisse liée à
une organisation. Angoisses liées à la non organisation du Moi ou de l’identité. Les
périodes transitoires mettent à mal les identités. Angoisses identitaires très proches des
angoisses psychotiques.

Bion parle des angoisses psychotiques de terreur, les terreurs sans nom.
La menace de castration est typiquement une menace de punition. Une menace qui est
organisée dans un fantasme : fantasme oedipien. C’est à dire une structure qui définit à
la fois le désir, l’interdit et la menace et qu’il définit en terme de réalité interne puis ce
que la menace de castration est intériorisée et se déclenche du dedans. Le sujet devient
un sujet social et il n’a pas besoin d’une punition à l’extérieur mais à l’intérieur. Freud dit
que la menace de castration est un analogon (quelque chose d’analogique) de l’angoisse
de mort. Au fond l’organisation du sujet prit dans l’organisation sociale et culturelle lui
permet de traiter les angoisses de mort, existentielles et autres, autrement, c’est à dire
en terme d’angoisse de castration. Elle est bien plus supportable et peut devenir un vrai
moteur. La menace de castration peut être organisatrice et il vaut mieux vivre cette
angoisse là qu’être submergée par des angoisses de morts, identitaires ou psychotiques.

Deuxième théorie des pulsions :

Après 1920 : la différenciation des pulsions de vie et de mort (éros et thanatos).


Pulsion de mort : destructivité, c’est une tendance de l’organisme et de la psyché vers
l’extinction d’elle même.
Amécène « La mort sculpteur de la vie » Pour que la main de l’embryon puisse se former
il faut qu’il y ait un développement de cet excroissance, il faut que des cellules meurent
et que d’autres se suicident. Un cancer est un développement totalement anarchique de
la vie et le traitement tue l’excès de vie.
Les angoisses post traumatiques vont être liées à la pulsion de mort, angoisses
désorganisatrices. Liées à la destructivité, une régression mortifère, et un instinct de
désunion. Autre caractéristique de la pulsion de mort : la compulsion de répétition.
Donc repenser le traumatisme, l’angoisse, les défenses psychotiques. L’automatisme de
répétition ou compulsion est intéressant car cette tendance à répéter est aussi une
caractéristique quasi biologique du sujet. Cette répétition peut être une compulsion à
répéter quelque chose qui peut devenir une caractéristique mortifère. Plus le symptôme
se répète plus il va devenir chronique c’est à dire mortifère. Un traumatisme va
déclencher l’instinct de mort. Le travail psychothérapeutique va essayer de lier cette
répétition au traumatisme pour donner du sens au sujet.

L’angoisse déclenche les mécanismes de défenses. Il définit alors une forme d’angoisse
en petite quantité qu’il appelle signal d’angoisse : trace mnésique qui se réactive en
fonction d’une perception imagée pour permettre au sujet de se protéger, de se préparer
à une situation perçue comme dangereuse.
Angoisse automatique est automatique cad qu’une situation probablement rappelant à
un niveau primaire une situation de détresse mais qui ne peut avoir une fonction
protectrice pour le sujet.

Exposé : le Pigeon
Les mécanismes de défense : La notion de défense psychique décrit par les travaux de
Freud est défini come une révolte du Moi contre des affects pénibles. Tout ce qui peut
être pénible suscite des réactions que l’on appelle défense.
C’est par la suite qu’il propose le terme de refoulement comme défense.
Avec le développement de la théorie et de la représentation la différenciation
affect/représentation : le refoulement va etre cité mais d’autres mécanismes vont être
nommés. Les premières définitions théoriques viennent d’Ana Freud qui propose toute
une première série de ces mécanismes avec leurs différences.

-Les mécanismes de défense ne peuvent être compris qu’avec l’inconscient. La catégorie


de l’inconscient est indispensable pour comprendre les mécanismes de défenses. Ils sont
inconscients. Ce sont des développements parfois très sophistiqués, des défenses quasi
instinctuels de tout organisme. La première défense est la fuite.
De la même façon le psychisme, le Ca détermine les premières réactions de préservation
et de fuite. Néanmoins le Ca lui même peut être vécu comme une menace pour le Moi.
Nous avons peur de ce qui se passe à l’intérieur de nous (part la quantité excessif soit
par l’intensité d’un conflit interne). Le Ca peut déterminer les réactions défensives
primitives sur le modèle de la fuite mais le Ca peut être vécu comme un danger du fait de
ce qu’il représente comme poussée pulsionnelle, comme quantités pulsionnelles qui
vont être vécues comme excessive par le sujet.

Les mécanismes de défense décrits par Ana freud sont :

-Le refoulement : coupure entre l’affect et la représentation et déplacement de l’affect.

-La régression : typiquement une réaction de fuite, c’est le retour en arrière imaginaire.
C’est adopter des attitudes qui font que le sujet revenait vers une position défensive
antérieure. C’est un refuge contre ce qui est vécu comme une invasion. Peuvent être
accompagnées de fixation (difficulté de développement et d’évolution psychique).

-La formation réactionnelle : La pulsion sadique va etre transformée en son contraire.


Egoïsme/ altruisme… Elle met l’accent sur la représentation alors que la transformation
en son contraire est ce que Freud développe à propos des pulsions : une pulsion peut se
transformer en son contraire. Cad que l’amour peut se transformer en haine. C’est un
renversement.

-Isolation : Sentiment d’impuissance, d’être top petit pour affronter qqchose.

-L’annulation rétroactive : Agressivité. C’est tenter inconsciemment d’effacer un acte


commis auparavant. Ce n’est pas le déni. Tentative d’effacement de quelque chose.

-La projection : Ferenczi : la projection est un mécanisme qui est caractéristique de la


difficulté de différenciation dedans dehors, pour certains auteur elle signe le processus
même de dedans/dehors. C’est un mécanisme qui a été particulièrement décrit à partir
de la problématique de la paranoïa.
-introjection : le je l’aime devient il me hait. Projection sur l’autre et transformation du
sujet.

-Le retournement contre soi : Trajet de la pulsion, quelque chose qui a comme objet
par exemple telle personne, pour préserver cette personne la pulsion va se retourner
contre soi. Les sentiments de culpabilité vont déclencher le retournement contre soi. Se
faire mal pour préserver l’objet. Détermine certaines attitudes autodestructrices ou
suicidaires.

-La transformation en son contraire :

Les mécanismes de défense sont comme des prothèses par rapport à un mécanisme
central qu’est le refoulement.
Après Ana Freud ; redistribution en fonction des types d’angoisses tels qu’on les a vu
précédemment. Les angoisses dites primitives sont caractérisées par des défenses que
l’on a définies plus récemment comme des défenses dites primitives.
La description des angoisses primitives par Klein, Sptiz… nous amène à définir des
mécanismes d’agrippement psychique, mécanismes typiques des angoisses primitives
cad des angoisses vécues comme menace vitale. Comme le bébé s’agrippe à l’adulte
protecteur et cherche à lutter contre les angoisses de chutes de la même façon les sujets
adultes qui peuvent se sentir menacés par la perte de l’objet s’agrippent et se
considèrent comme incapable de vivre sans l’objet, sans l’autre.

Un autre mécanisme décrit est le démantèlement. Les angoisses autistiques


provoquent des mécanismes qui ne sont pas exactement identiques au morcèlement
mais au démantèlement de la sensorialité. Il n’y a plus de connections entre ce qui est
senti par le sujet par l’intégration de la sensorialité. Il peut s’agresser, se frapper, ne rien
sentir du chaud, du froid, il se masturbe, il cherche à s’exciter de façon compulsif
tellement la sensorialité semble déchirer, se déconnecter. Comme une forme ultime de
défense entre des douleurs psychiques menaçantes.

Una autre défense qui concerne les angoisses primitives est le clivage du Moi. Le clivage
du Moi est une scission dont le Moi est le mécanisme typique des situations
traumatiques. Il est produit par le contact avec les situations débordantes d’excitations,
menaçantes pour le Moi. Ferenczi l’a décrit en terme de clivage auto-narcissique, il est
considéré comme un mécanisme qui tente de préserver une partie du Moi. Il est associé
au déni qui est une abolition d’une partie de la réalité. La scission du Moi peut être aussi
associée à la fabrication d’une néo-réalité.

La paranoïa : il y a projection, déni, transformation en son contraire et clivage du Moi.

Du point de vue des angoisses de perte et de séparation : Nous avons des mécanismes
de défense qui concernent les angoisses liées à la différenciation dedans/dehors. La
projection est particulièrement concernée. Klein décrit le mécanisme de l’identification
projective par rapport au bébé qui projette son agressivité, ses peurs sur sa mère. Le
déplaisir est projeté au dehors dans une tentative de purifier, se conserver le plaisir.
L’identification projective a été reprise par Winicott et Bion d’une autre façon dans le
sens de l’adulte et de la mère en particulier. Il utilise ce mécanisme au service de la
compréhension du bébé. Signifie que la mère va interpréter ce qui se passe pour le bébé
en fonction d’elle même. Elle s’identifie projectivement au bébé et c’est à partir d’elle
même qu’elle va déduire le bébé ou l’étape psychique.
Si au niveau de la mère projection pathologique, l’enfant se retrouve nié dans la
différence. L’empiétement de l’adulte peut être grave pour l’enfant. La projection peut
être au service du lien et de la santé psychique de l’enfant comme elle peut être au
contraire une source d’aliénation et d’incapacité de développement de la subjectivation
chez l’enfant.

Autre mécanisme : clivage de l’objet. C’est l’objet qui se retrouve coupé entre bon et
mauvais. Le Moi est préservé mais ce qui est menaçant chez le sujet c’est le sentiment
d’ambivalence.

Les angoisses de séparation, de pertes, dépressives peuvent être donc une menace
telle pour le sujet qu’il peut tenter non seulement de cliver l’objet mais de le transformer
en objet au sens courant. L’autre est un objet utilitaire, il est nié dans son importance car
si il a de l’importance il peut faire vivre l’angoisse de perte. C’est une relation anti-perte
qui est développé sur le mode pervers.

Autre catégorie serait donc la catégorie des angoisses liées à la différence des sexes
et les mécanismes de défenses sont donc les défenses liées aux angoisses organisées
sous le primat de l’Œdipe. Angoisse de castration, refoulement, formation réactionnelle,
contre investissement.

La confusion entre fantasme et réalité. Le fantasme de l’enfant peut être un fantasme


très sexualisé (fantasme oedipien) il peut être excité par sa vie fantasmatique et il peut
avoir très envie d’explorer le corps de sa mère de son père… Si l’adulte répond de tel q-
sorte que le fantasme de l’enfant se trouve réalisé il ne restera pas un fantasme que
l’adulte va démentir dans la réalité ce qui permettrait à l’enfant de transformer la
sexualisation en tendresse, en affection qui est essentiel. La confusion fantasme/réalité :
l’adulte réalise le fantasme de l’enfant, nous avons là une situation particulièrement
traumatique car elle est désorganisatrice par le sujet et il faut des défenses archaïques
plus primitives. Confusion est protectrice de la vie psychique : collapsus topique. C’est
un effondrement de la topique psychique et de la différenciation des différentes
instances psychiques. L’adulte qui s’avère non garant des limites, des lois, des interdits
est un adulte qui apparaît comme un séducteur au sens basique du terme qui détourne
la psyché de l’enfant de ses capacités, de sa potentialité de sublimation, de sa capacité à
aimer au sens plein du terme.
-Patiente bordeline qui à des carences : son père voyait une sexualisation permanente de
tout (tout le monde pouvait le tromper avec sa femme). Le frère était un agresseur et un
violeur. Clivage de l’objet du fait de l’incapacité à traiter de l’ambivalence interne et la
sexualisation des fantasmes. Quand la patiente était adolescente elle développe une peur
du regard qui s’avère être la peur du regard en particulier du frère car ce regard était un
regard qui confirmait les fantasmes sexuels de la fille jusqu’au moment où le frère vient
un jour lui proposer en lu montrant des revus pornographiques de coucher avec elle. Cet
acte la remplit d’horreur, le frère n’a fait que répéter la même pathologie qui remonte
depuis des générations et qui s’avère destructrice au développement psychique des
enfants et de la famille. La patiente ne pouvait se défendre de toute impulsion de désir
en elle sans être envahie par la conviction que tout le monde la regardait, que n’importe
qui pourrait lui sauter dessus, que tout le monde à la même chose en tête (violence,
sexe…). Patiente qui s’avére abandonnique. Confusion fantasme/réalité, traumatisme de
l’incapacité à éprouver les limites, la confiance à l’objet et la limite d’imaginer et d’être
sure que son fantasme est différent de la réalité de l’autre comme de la réalité externe.
La réponse incestueuse de l’adulte déclenche un effondrement chez l’enfant car c’est
l’effondrement des remparts qui à ce moment là oblige à des clivages du Moi
extrêmement couteux. Cette patiente qui a développé une dépression sévère, chronique
ne pouvait que s’enfermer chez elle régulièrement développant à ce moment là une
phobie sociale, cad une phobie du lien à l’autre. Elle se sentait incapable de s’occuper
d’une enfant tellement elle était convaincue qu’elle allait abuser de l’enfant. Incapable
d’éprouver de la tendresse pour l’autre. Tendresse résulte d’une construction et d’un
processus. Le collapsus de la topique est le résultat de la confusion traumatique entre le
fantasme et la réalité.

Exposé : les meurtres d’âme, la mort psychique et les formes que ça peut prendre.

Meurtre d’âme : abus de pouvoir de l’adulte sur le devenir de l’enfant. Quelle est la
responsabilité de l’adulte dans le développement psychique de l’enfant ? Ferenczi :
l’enfant est en attente de tendresse de la part de l’adulte qui transmet une réponse
beaucoup trop forte, pulsionnelle.

1er cas : Mr D se plaignait de troubles de mémoires, homme intelligent mais a faillit se


faire renvoyer car il divise les autres. Il sème la pagaille et produits des conflits à
l’extérieur. Quand il était enfant la mère le soumettait à des lavements, beaucoup trop
stimulants. La mère était fascinée par les habitudes intestinales de celui ci. Il trouve du
plaisir dans cette pratique. Mr D, fantasme de rats qui remontent dans son anus. Mr D a
avoué qu’il avait eu une érection lors d’un babysitting et qu’il voulait forcer le bébé à
jouer avec son pénis. Il a beaucoup de fantasme sado-masochiste.

Freud l’homme aux rats : militaire qui a consulté Freud pour angoisse, dépression, difficulté
dans les relations amoureuses. L’homme aux rats car il était obsédé par la description
d’une torture infligée qui était d’enfermer quelqu’un avec des rats affamés qui pouvaient
rentrer dans son anus. La torture concernait la région anale. Freud a beaucoup travaillé
sur l’analité et le lien avec le sphincter.

2éme cas : Eric Blair, peu de choses de sa petite enfance. Il a vécu dans un pensionnat
qu’il a mal vécu. Bon élève. Il subit des actes de chantage émotionnel et les autres se
moquent de son énurésie. 1984 : Coup de fouet des garçons où Eric trouvait du plaisir
même si soumission profonde. Tourmenteur comme bon et même comme un sauveur.

Dans les deux cas fixation au stade anal et sur le rats qui rentre dans tous les orifices.

1er cas : Première scène ; comportement détestable envers sa femme : régression pour la
relation avec sa mère. Se comporte mal pour rechercher une punition pour retrouver la
relation d’infériorité avec sa mère. Ambivalence : il aime avoir une sorte de pouvoir sur
sa femme mais en même temps il l’a déteste car elle ne le punit pas assez. IL va avoir
besoin de posséder l’autre (l’enfant est en situation de faiblesse quand il a une érection).
Traumatisme va trouver un objet qu’est l’enfant. A la fois il pleur et en même temps il est
impuissant face à ses impulsions sadiques. Sphincter anal : affects archaïques.
Il est aussi dans le déni, il n’arrive pas a montrer que la stimulation de l’anus lui apporte
du plaisir. A l’adolescence comportement très sexualisé, il ne fait pas de lien entre l’abus
et le développement de la jeune femme. Parent meurtrier pénètre l’âme et le corps de sa
victime. Car âme mais répercussion sur le corps. Ruptures de pensée car
surdéveloppement de l’intelligence. Intelligence cognitive coupée de la psyché. A la fois
fasciné par les rats et traumatismes en même temps (lien avec l’agresseur) il l’aime mais
en même temps en a peur.

2éme cas ; Orwell, échappatoire de l’écriture. Enfant son père part à l’armée et avait le
rôle de l’homme dans la famille. Quand le père est revenu il a été exclu et à été en
pension à 8 ans. Il s’est fait maltraité par ses camardes et est devenu énurétique en plus
boursier. Il va dire que ce sont les causes de son humiliation. Sorte de masochisme, il va
prendre plaisir à la punition. Il y a un clivage sur la directrice, la personne qui fait du mal
va devenir une personne sécurisante. Pas d’ambivalence. L’enfant abusé va s’attacher à
la personne qui abuse. Surmoi tyrannique : l’adulte à raison et il va être d’accord avec
l’agresseur. Il découvre un rapport particulier aux rats. Il s’identifie au rats (classe
inférieure, saleté…). Les rats sont tous ce qu’il y a de mauvais en lui. Angoisse de
morcèlement, vie sociale où il ne va jamais vouloir mélanger ses amis, très distancés.
C’est le Moi qui observe et qui expérimente. Manière d’évacuer les traumatisme : 1984.
Big brother= la directrice. A la fin capture : dès qu’il dit la vérité il se fait torturer et le
héro accepte la réalité de son agresseur : aliénation, abolition du jugement de réalité.
Reconnaître ce que l’autre attend comme réponse pour lui.
Dans l’introduction : ils vont le briser et à la place il vont venir habiter son âme. Dans le
traumatisme de l’enfant il va être habité par la réalité de l’agresseur.
A la fin du roman le couple se trahit car ils vont le menacer de lui mettre la tête dans une
cage à rats. Si il ne trahit pas sa femme il deviendra fou donc il va la dénoncer et dire
qu’il mette sa tête à elle dans la cage à rats. Il a rendu réel son fantasme des rats, de
devenir le rat. A la fin il aime Big Brother  Enfants agressées deviennent agresseurs
car ils ne retrouvent plus leur propre réalité psychique.

Lien avec la thématique suivante : l’activité de pensée.


La psychanalyse a proposé une théorie des ratages de la pensée mais de l’activité de la
pensée en général. Bion et Anzieu ont contribué à cette théorie. Activité de pensée
ordinaire, régulière décrite du point de vue psychanalytique. Activité qui consomme de
l’énergie car pensée c’est une transformation permanente de l’énergie, de la pulsion
même transformée en représentation, en liaison, en catégorisation. Il est inspiré pour la
définition de l’activité de pensée par ce que Pascal écrivait à son fils : penser c’est le
moyen de faire des figures juste et de trouver des proportions entre elles.
Anzieux fait un parallèle avec l’activité de pensée et il dit : penser c’est trouver les formes
et les mots justes pour se représenter des réalités précises selon leur ordre d’appartenance
et compte tenu des proportions qu’elles ont entre elles.
Hypothèse à propos de l’origine de la capacité de penser : ce processus de pensée est
généré dans le psychisme par analogie et homologie par la structure du corps et de la
peau. Véritable organe psychique, le pensée et qu’il étudie en lien avec une sorte de
métaphore, d’analogie avec le dvp de la peau biologique et la peau psychique. Le Moi qui
serait le siège de la pensée se développe comme la peau. Théorie du Moi/Peau.

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