0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues2 pages

Le roman : miroir de l'homme et évasion

Transféré par

Saliou Gaye
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues2 pages

Le roman : miroir de l'homme et évasion

Transféré par

Saliou Gaye
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

IAː P.

G 2023-2024

LE BAC RIEN QUE LE BAC


Sujetː Les personnages fictifs et irréel nous aident à mieux nous connaitre et à prendre
conscience de nous-mêmes., l’homme est son objet.
Dans une argumentation bien structurée, d’une part vous montrerez que le roman permet de
découvrir l’homme ; d’autre part vous soulignerez qu’il est un moyen qui lui permet de
s’évader. Enfin, vous démontrerez que la fiction et le réel cohabitent dans le roman.
L’imagination est le socle, le support du romancier dans la mesure où il se sert de cette
dernière pour aider l’homme à mieux se découvrir, se connaitre. Dés lors, à travers le destin,
les pépérites des personnages se dessinent une véritable connaissance anthropologique. Ainsi,
le roman est un véritable moyen de connaitre les traits psychologiques de l’homme et sa
condition humaine. C’est dans cette vision qu’il faut placer cette affirmation ːʺ Les
personnages fictifs et irréels nous aident à mieux nous connaitre et à prendre conscience de
nous-mêmes, l’homme est son objet. ʺ Autrement dit, le roman est une connaissance de
l’homme. Le roman est-il seulement un moyen de connaitre l’homme ? D’une part nous
montrerons que le roman permet de découvrir l’homme. D’autre part nous soulignerons qu’il
est un moyen qui lui permet de s’évader. Enfin, nous démontrerons que le réel et la fiction
cohabitent dans le roman.
Etant par essence un altruiste le romancier est sensible au sort de l’homme. C’est ainsi à
travers la fiction il soulève une réflexion purement anthropologique. Dés lors, par le biais des
personnages il nous permet connaitre les caractères négatifs de l’homme. En effet, dans ce
monde fictif, irréel le roman permet à l’homme de découvrir, de connaitre, les attitudes,
comportements qui affectent son image, sa personnalité, sa morale donc sa conduite à savoir
ses vices, ses défauts donc il lui permet de se livrer à une introspection laquelle est une
opportunité pour changer, corriger ses tares. Dés lors, le roman contribue à renforcer, à forger
les caractères de l’homme donc il l’invite à épouser des valeurs cardinales. C’est dans ce sens
que la lecture du roman Le Père Goriot des Honoré de Balzac, les des deux filles du Père
Goriot Delphine et Anastasie est un prétexte pour le romancier de nous aider à connaitre que
l’homme est vicieux car devant le matérialisme il se prive des valeurs morales pour épouser
l’hypocrisie. Dans ce même sillage Abdoulaye Sadji dans son roman Maimouna, nous
permet de découvrir que la naïveté, un caractère négatif peut conduire l’homme à la
déchéance.
En outre, dans la dynamique de montrer que le roman nous permet de connaitre, il est un
véritable moyen qui nous aide à saisir la condition humaine. En effet, le romancier étant
membre de la société, ayant une vision, un regard plus profond des souffrances existentielles
permet aux lecteurs de mieux découvrir, connaitre leur condition humaine. Autrement dit, la
détresse sociale à laquelle il est confronté, les contraintes sociales qui étouffent sa liberté en
un mot appréhender les difficultés existentielles. Par exemple, Albert Camus dans son roman
L’Etranger, le personnage de Meurseult est un prétexte pour montrer que l’homme est
confronté à une angoisse existentielle qui devant le nome social est dans l’impossibilité
d’exprimer sa liberté. Dans cette mouvance Victor Hugo écrit Les Misérables, les
personnages de jean Valjean et cosette permettent l’homme de découvrir que sa condition
humaine est étouffée par les souffrances sociales comme la misère sociale et le travail des
enfants. Il affirme ːʺ Tant qu’ il y aura sur terre misère et ignorance des livres de la
nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. ʺ En somme, le roman est une véritable
connaissance de l’homme car il nous permet de découvrir ses caractères négatifs et sa
condition humaine. Par contre, le roman est aussi un moyen qui permet l’homme de voyager.
Lhomme est quotidiennement confronté souvent à des malaises existentiels, ainsi, il
traverse un traumatisme moral. Dés lors, devant ce malaise psychologique le roman lui permet
d’oublier, de s’éloigner des tristes réalités de la vie quotidienne. En effet, le roman est une
véritable thérapie car il permet à l’homme d’échapper aux souffrances terrestres donc lire un
roman, c’est plonger dans un autre monde, donc voyager. Autrement dit, s’éloigner, s’écarter
dev la situation infernale dans laquelle il se trouve. Ainsi, il est un outil d’évasion, il permet à
l’homme de renouer, de retrouver la stabilité morale. C’est dans ce sens que Albert Thibaudet
déclare ːʺ Les lecteurs de roman ne demandent au roman qu’une distraction, un
rafraîchissement, un repos de la vie courante. ʺ Dans cette mouvance Kleber Headens
soutient ːʺ Lorsque le romancier laisse imprimer le mot ʺ romanʺ sur la couverture de son
livre il prend l’engagement de distraireʺ s’inspirant de ces illustrations nous pouvons noter
que le roman est un moyen échappatoire.
Enfin, dans le sillage de montrer que le roman est une source évasive, il est important de
souligner qu il transporte le lecteur dans un monde imaginaire, d’aventures. En effet, la vie
terrestre est similaire à une prison, autrement dit, l’homme n’est pas dans un confort moral.
Afin qu’il retrouve la paix intérieure, morale il le plonge, le transporte dans un monde
imaginaire, d’aventures, de science-fiction, fantastique. Dés lors, il est dans un autre monde
ce qui lui permet d’oublier les soucis quotidiens. C’est dans ce sens que Jules Verne dans Le
Tour du Monde en 80 Jours, le romancier à travers les aventures de Philae Fogg et son ami
Passe- Partout cherche à distraire le lecteur. Dans ce même sillage Homère dans L’Odyssée et
L’Illiade à travers les aventures épiques d’Ulysse et d’Achille transporte le lecteur dans le
monde de la chevalerie. En résumé, le roman est un moyen échappatoire car il permet au
lecteur d’oublier les soucis quotidiens.

Le roman présente une singularité dans la mesure où il est la convergence de la fiction et


du réel. En effet, l’essence du roman est la fiction, l’imagination, l’invention car il est son
socle, son fondement. Ainsi, le romancier doit faire preuve de narration, autrement dit, il a
l’art de raconter, de narrer une histoire. Par conséquent, le roman est une peinture, une
représentation illusoire de la réalité donc il est un imposteur, un illusionniste. Cependant, cette
fiction ne signifie pas une atteinte entière de la réalité au contraire elle est un moyen pour le
romancier de peindre la réalité. En effet, même s il imagine il s’inspire de la réalité donc il
construit son récit sur vécu quotidien donc le roman est un miroir du monde, de la vie. Cette
dualité du roman est matérialisée par Claude Roy lorsqu’ il affirme ːʺ Le romancier a
beaucoup de droits dont celui de mentir pour mieux dire la véritéʺ ces propos montrent que
le romancier met en valeur l’imagination peindre la réalité.
Pour conclure, le roman est un moyen de connaissance cde l’homme dans la mesure où le
romancier à travers la vie des personnages permet à l’homme de connaitre ses caractères
négatifs et sa condition humaine. Mais encore il est un moyen échappatoire car il Pernet à
l’homme d’échapper à la réalité. A la lumière de notre analyse nous pouvons admettre que le
roman est propice à la connaissance de l’homme et à l’évasion. Le roman est -il un espace
d’apprentissage.

Vous aimerez peut-être aussi