Chapitre 5: Analyse spectrale des ondes lumineuses
Objectifs :
- Citer la valeur de la vitesse de la lumière dans le vide et la comparer à d’autres valeurs de vitesses
couramment rencontrées
- Caractériser le spectre du rayonnement émis par un corps chaud
- Caractériser un rayonnement monochromatique par sa longueur d’onde dans le vide ou dans l’air
- Exploiter un spectre de raies
Pour aller plus loin :
https://www.youtube.com/watch?v=PUbJlrcyXUA
https://web-labosims.org/animations/App_spectre_etoile/App_spectre.html
http://physique.ostralo.net/spectre_em_abs/
https://phet.colorado.edu/sims/html/blackbody-spectrum/latest/blackbody-spectrum_fr.html
I. Propagation d’une onde lumineuse :
1. Vitesse de propagation
Une onde lumineuse est une onde électromagnétique (à la différence du son qui est une onde mécanique).
C’est une onde se propage en ligne droite dans le vide et dans les milieux transparents homogènes. On parle
de propagation rectiligne de la lumière.
exacte : 299 792 458 m.s-1. Nous arrondirons à la valeur suivante : c= 3.00*108 m.s-1
Les ondes électromagnétiques se propagent dans le vide à la vitesse, notée c (pour « célérité »), de valeur
2. Dispersion de la lumière
A l’aide d’un système dispersif tel qu’un prisme ou un réseau, on peut disperser une lumière, c’est-à-dire « étale » les
différentes radiations qui la composent.
Une fois passée dans un système dispersif, on obtient le spectre de la lumière.
Exemple : En décomposant la lumière blanche, on obtient ce spectre :
La lumière blanche est donc en réalité constituée d’une in finité de lumières colorées.
Ce spectre est polychromatique (Plusieurs couleurs). En effet, il est constitué d’une
infinité de radiations monochromatiques (Une seule couleur).
3. Longueur d’onde
Un rayonnement monochromatique est caractérisé par sa longueur
d’onde (lambda). Elle s’exprime en mètres et correspond à la
distance parcourue par l’onde pendant la durée d’une période.
De même que l’oreille n’est pas sensibles à toutes les fréquences,
l’œil n’est pas sensible à toutes les longueurs d’ondes. Il ne détecte que les rayonnements compris entre
400 et 800 nm.
Domaines des ondes électromagnétiques
II. Production de lumière
1. Spectre continu d’émission d’origine thermique
Un corps chaud émet un rayonnement d’origine
thermique dont le spectre est continu et dont les
propriétés dépendent de la température : plus le
corps est chaud, plus le rayonnement se déplace
vers le violet et plus les radiations de faibles
longueurs d’onde apparaissent (Ta < Tb < Tc) .
Remarque : Plus une étoile est chaude, plus elle va émettre des UV et moins elle va émettre les IR. On peut
remarquer en observant les étoiles que certaines paraissent plutôt bleutées et d’autres légèrement rouges,
les plus chaudes sont celle que nous voyons bleutées, contrairement à la croyance populaire.
On remarque que même si la longueur d’onde du maximum d’intensité lumineuse est dans le domaine des
UV ou des IR, cela n’empêche pas l’étoile d’émettre des radiations dans le domaine du visible. La couleur
d’une étoile ne correspond donc pas à la couleur de sa radiation d’intensité maximale.
2. Spectre de raies
a. Spectres de raies d’émission d’une entité chimique (raies lumineuses sur fond sombre)
Le spectre de la lumière émise par un gaz est un spectre de raies d’émission. Il est composé d’une ou
plusieurs radiations monochromatiques. A chacune de ces radiations est associée une longueur d’onde.
b. Spectre de raies d’absorption (raies sombres sur fond lumineux)
Le spectre de la lumière qui a traversé un gaz est un spectre de raies d’absorption. Dans le spectre de raies
d’absorption obtenu, les radiations absorbées sont de même longueur d’onde que celles que le gaz
émettrait s’il était chaud.
Chaque entité chimique (atome ou ion) possède un spectre de raies d’émission et d’absorption spécifique
qui permet de la caractériser.
Exemple : ci-dessous les spectres d’émission (en haut) et d’absorption (en bas) de l’atome d’hydrogène (à
gauche) et de l’atome de carbone (à droite).
3. Application :
La lumière d’une étoile provient de sa photosphère (couche de gaz chaud
émettant un rayonnement dont le spectre est continu). La couleur d’une
étoile dépend donc de la température de sa photosphère.
Parmi les radiations de la lumière émise par la photosphère (surface de
l’étoile), certaines sont absorbées par les entités chimiques contenues dans
l’atmosphère (ou chromosphère) de l’étoile. L’analyse des raies
d’absorption du spectre renseigne sur la composition chimique de son
atmosphère. On peut ainsi déterminer la composition du soleil :
79% d’hydrogène, 20% d’hélium, 1% d’autres gaz
La lumière émise par le soleil provient de sa surface qui est à 6 000 °C
environ.
Ci-dessous : spectre de raies d’absorption du Soleil:
- (en haut)du centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- (en bas) celui de Joseph von Fraunhoferinventeur, du
spectroscope (instrument qui lui a permis de découvrir les raies
d’absorption du spectre solaire)datant de 1814
Bilan