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LACUISINE INDIENNE
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DANIELLE "MUKHERGEE
LA CUISINE
INDIENNE
FACILE ET BON MARCHÉ ,;
9 " «Ou"
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KS<v c!SL(- 6ï 31
Photo de couverture : plats préparés par Danielle Mukherjee :poulet
tanduri, puri, kachumber, sandesh et «pan ». Photo de Michel
Deschamps.
Objets prêtés par India-Népal (rue de Berri, Paris).
fllustrations : Sophie Dressler.
Carte de l'Inde. \
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Préface
Dans le domaine de l'art culinaire, la cuisine de 11nde
peut à bon droit prendre une place éminente à côté de
celles de la France et de la Chine. Il est inévitable que
l'Inde, un pays aux dimensions d'un continent et connu
.pour sa diversité, manifeste également celle-ci dans les
habitudes alimentaires de son peuple. Pourla plupart des
Occidentaux, l'épitomé de la cuisine indienne semble être
le mot «curry », hot (chaudrelevé) non seulementsur le
plan thermique mais aussi chimique 1Ce qui n'est point
vrai. Ry a des plats indiens qui n'utilisent aucun paprika
et dont legoût est subtil et savoureux.
Puisque les trois-quarts de la population indienne sont
végétariens, la cuisine indienne se spécialise dans les recet-
tes végétariennes. Il suffit deparcourir un marchépour se
rendre compte de la variété de fruits et de légumes qui
poussent en Inde. On peut, par conséquent espérer y
trouver une cuisine aussi variée : desplats riches et épicés
du Cachemire à ceux —moins épicés —du Gujarât et du
Mahârâshtra ou aux vrais plats pimentés de l'Andhra Pra-
desh.
On se doit de féliciter Madame Danielle Mukherjee
d'avoir rassemblé entre les couvertures d'un seul livre
cette variété de recettes indiennes. Je suis certaine que le
choix des plats de Madame Mukherjee plaira au palais
étranger.
Française d'origine et épouse du ProfesseurMukherjee,
de l'Université de Paris, Madame Mukherjeea été réguliè-
rement en Inde et y a fait de longsséjours. Lors de ceux-
ci, elle a non seulement appris le Bengali —la langue de
son mari —maisaussi elle s'est donnélapeinedecompren-
dre et d'apprendre la cuisine indienne. Elle considère, à
juste titre, la cuisine indienne commefaisant partie inté-
grante de la civilisation de l'Inde. Ceux qui veulent
comprendre 11nde trouveront l'ouvrage de Madame
Mukherjee à lafois utile et estimable.
MrsShaila Sathé
Ambassadricede l'Inde enFrance
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Châtaigne d'eau.
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Arrow-root : (shati-food, palo, thikhur), avec la fécule de
cette racine tubéreuse, on prépare desgâteaux et des barfi
pour les convalescents ou les personnes fièvreuses.
Bamie :voir Gombos.
Bananier : le bananier est une herbe arborescente dont la
fleur est utilisée comme légume ainsi que le fruit lorsqu'il
n'est pas mûr. La mœlle de bananier est un des légumes
de base du Bengale rural notamment.
Cajou :voir «acajou ».
Caralâ : (concombre ou cornichon amer), c'est un légume
de la même famille que le concombre et le cornichon,
mais sa taille varie entre 10 et 20 cm (il en existe une
variété qui ne mesure pas plus de 3/4 cm :ucché caralâ);
il est en général vert clair, en forme de fuseau et sillonné
de crevasses et de boursouflures. Ses gros pépins, assez
durs, ne sont pas éliminés pour la cuisine. On les con-
somme presque toujours cuits; leur saveur est amère.
On peut les faire sécher, après les avoir coupés en deux
dans le sens de la longueur. Onles utilise alors comme les
frais, après les avoir fait tremper dans de l'eau chaude. On
sert le caralâ en entrée, il ouvrel'appétit et estunexcellent
vermifuge. On en trouve en France dans les magasins
spécialisés pendant les mois d'été.
Châtaigne d'eau ou noix aquatique (en Inde paniphal,
c'est-à-dire «fruit d'eau ») : c'est un fruit épineux
rafraîchissant et légèrement croquant sous la dent,
malheureusement méconnu en France. On le mange en
Inde à n'importe quel moment de la journée, au cours
d'une promenade, de courses.
Chayotte : c'est une espèce de courge dont la forme
rappelle celle de la poire, mais plus grosse, profondément
rainurée, de couleur blanchâtre et armée de piquants.
(voir recettes :Kachu-ghanta et 01 chachadi).
Chérimolier (sîtâphal) : c'est un arbre dont le fruit est
connu sous le nom depomme d'annone :de la taille d'une
grosse pomme légérement pointue, cette « pomme »offre
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Pommed'annone.
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un aspect vert foncé et bosslé régulièrement. Elle est mûre
lorsque le doigt peut s'enfoncer légèrement. On la coupe
alors en deux et on la mange à la petite cuiller. Les pépins,
très nombreux, sont d'un beau noir luisant.
Datte (Kharjur, khéjur) : on en fait des chatni et des
paesh. On la donne, bouillie dans du lait, aux convalescents
comme énergétique et tonifiant. Au Bengale en hiver, on
incise le sommet du tronc du dattier et on récolte la sève.
On peut la boire fraîche —c'est une délicieuse boisson —
ou fermentée (todi). Mais surtout on la fait cuire puis
sécher sous forme de pains ronds : ces pains de mélasse
(jaggery ou khéjur gur), très parfumés, sont utilisés pour
la préparation de très nombreuses sucreries saisonnières.
La datte sèche est traditionnellement vendue par
les Peshawari et les Afghans, marchands ambulants spécia-
lisés également dans la vente des fruits secs et de l'ase
fétide. Le poète Tagore raconte dans l'une de ses nou-
velles, l'amitié entre Mini, une fillette de cinq ou six
ans et Rahman le « Kabuliwala » (« marchand de Ka-
boul »).
Figue : elle est surtout utilisée comme légume - on la
cueille verte et on en fait des dalna (plats en sauce onc-
tueuse).
Gombos : (Bhindi, dhenrosh) à ne pas confondre avec
«gambas » la grosse crevette ! C'est un petit légume de
la taille d'un doigt, effilé à son extrémité. En Inde on les
utilise frais. On le trouve en France dans les magasins
spécialisés pendant les mois d'été. En fin de saison ils
sont souvent filandreux.
Goyave (amra, peara) : petit fruit rond à chair blanche
ou rose, à peau jaune ou vert pâle. En Inde, on le mange
frais. On en trouve ici au sirop que l'on peut servir en
dessert. Frais ou au sirop, ses pépins sont durs et croquants.
Jacquier : c'est un arbre de la même famille que l'arbre
à pain. Son fruit, énorme, est utilisé soit vert, soit mûr.
Vert, on l'appelle enchor, c'est un légume de printemps
(février-mars). Les veuves et les végétariens le préparent
dans les mêmes sauces que la viande à cause de sa consis-
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Lichi.
Goyaves.
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Oranger (nârangâ ou kamalâ) : quoiqu'il soit bien inutile
de parler ici de cet arbre bien connu dont le fruit est
devenu si commun, il nous a paru amusant de rappeler
que cet arbre, originaire de l'Inde et de la Chine, a été
introduit en France par l'intermédiaire des Arabes. Son
nom sanskrit « nâgaranga » qui signifie « couleur du ser-
pent », a été transmis par l'arabe jusqu'en Espagne sous
le nom de « naranja ». On a longtemps appelé les oranges
« pommes de Perse » (c'est-à-dire « fruits de Perse »).
En Inde, on utilise son fruit et ses feuilles (voir ghi).
Papaye (Penpen) : c'est un fruit en forme de très grosse
poire, à la peau verte, à la chair d'un bel orange. Ses
graines sont multiples, d'un curieux noir translucide.
Lorsqu'il est mûr, on le coupe en deux dans le sens
de la longueur, on retire les pépins et les filaments et on
le mange à la cuiller, comme les pommes d'annone.
Cru, on l'utilise comme légume (voir « penpen tarkari »),
ou on le met en morceaux dans certains ragoûts de
viandes longues à cuire. Mûr, il est recommandé contre
la constipation et vert contre la dyspepsie.
Remarque : Les fruits sont toujours servis prêts à être
consommés c'est-à-dire épluchés et coupés en morceaux
(s'il y a lieu de le faire).
Pistache : c'est la semence du «Pistacia vera ». Ses
graines vertes sont entourées d'une peau rose rouge qu'il
faut ôter avant d'utiliser la pistache dans la cuisine.
Raifort (mûia) : on l'utilise de préférence cuit dans de
nombreux plats. En général, on ne l'épluche pas, onle lave
très soigneusement.
Riz (chawai ou chaul) : base de l'alimentation, connaît
beaucoup de variétés et de modes de préparation. Il ne
s'agit pas de les donner tous ici, mais de citer les princi-
paux : ceux sans lesquels certaines recettes même sont
irréalisables (telles celles à base de riz aplati).
On fait tremper du riz non décortiqué puis on le grille.
On obtient ainsi du riz soufflé lâj (sanskrit) ou khoï
(bengali). Ce riz, très digeste, est le repas par excellence
des personnes âgées qui le prennent avec du lait, du sucre
et quelques fruits. Enrobé de sirop de sucre, il devient
du murki. Parmi les diverses sortes de murki, la plus
estimée est le khâgrâï que l'on mange volontiers avec du
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knir (lait concentré) sucré et du am sattva (voir à « man-
gue »).
Lors du mariage, les femmes, lorsque le marié arrive,
poussent un cri de triomphe et jettent par poignées du
lâj sur lui. Parmi les premières offrandes que la mariée
fait au feu, figure le lâj, qui signifie également la pudeur.
On prépare un autre riz soufflé à partir du riz décor-
tiqué, en le faisant griller sur une poêle, sans matière
grasse. Ce riz s'appelle muri. On peut le manger salé
avec de l'huile de moutarde et du piment vert : c'est le
petit déjeuner ou le goûter, dans toute l'Inde orientale.
On peut aussi le manger sucré : on en fait des boules,
avec du sirop de sucre, appelées môâ.
Le riz complet n'est guère utilisé; il l'est cependant
pour préparer le chinré, riz aplati (voir les recettes Muri
ghanta et chinrer paesh). Le riz complet est bouilli puis
aplati sous un gros pilon et séché au soleil. On peut
aussi le manger avec du piment : //M/ chinré.
Sésame : le sésame est une plante herbacée dont on
utilise les semences entières dans quelques pâtisseries.
On en extrait de l'huile que l'on utilise en cuisine (voir
les recettes « dhokra » et « motor tarkari »).
Tamarin (tintili, téntul) le Tamâr hind (ou la datte de
l'Inde) chez les Arabes : c'est un grand arbre qui porte des
gousses d'une dizaine de centimètres, noirâtres et recour-
bées, contenant trois ou quatre gros pépins.
Sa pulpe est acide et sucrée. On ouvre les fruits lorsqu'ils
sont mûrs; on en retire la pulpe avec les pépins et on les
fait sécher. On en prépare des chatni, on l'utilise dans
les salades, les bouillons, les dais, etc.
L'un des plus anciens poèmes du Bengale, datant
du Xe siècle dit :
On a trait la vache et le seau de bambou déborde.
Les tamarins sont mangés par les crocodiles1.
Thé (cha) : le théier est un arbrisseau cultivé dans toute
l'Asie orientale et méridionale, ainsi qu'en Inde orientale
et à Ceylan. Le thé indien et ceylanais est noir : il est
fermenté. Le plus estimé en Inde est le thé pekoe (ou
pekao) : ses feuilles sont petites et étroites, leur face
1. Poèmes Carya, traduits et présentés par Prithwindra Mukherjee
(Aparaître).
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intérieure couverte d'un duvet blanc. On distingue
deux sortes de pekoe, celui à pointes blanches et celui
à pointes noires (ou orange pekoe). Ces feuilles sont
torréfiées et enroulées. Les meilleurs thés d'Himalaya,
Lopchu, se présentent dans le commerce sous forme de
très fins rouleaux au parfum subtil. C'est un thé long
à infuser qui ne donne tout son arôme que s'il est préparé
avec soin.
Les ustensiles de cuisine
Parmi tous les ustensiles utilisés pour la préparation
des mets indiens, un seul se révèle presque indispensable
à la pleine réussite des plats : le kodaï, car il permet de
n'user que de très peu d'huile ou de matière grasse.
Cette poêle sans manche, habituellement munie de deux
anses, à fond concave, est en fer ou en aluminium —
certains, de moins en moins utilisés, sont en terre cuite.
On ne le trouve actuellement qu'en Grande-Bretagne,
pour ce qui concerne l'Europe, mais la poêle chinoise
peut faire office de kodaï, quoique moins profonde.
A Paris, on en trouve dans les boutiques de la CFOC
(Compagnie Française d'Orient et de Chine, Bd Saint-
Germain, rue Saint-Roch, etc) et dans certains magasins
d'alimentation vietnamienne. Si l'on ne peut, ou ne veut,
s'en procurer, qu'on soit sans inquiétude, on pourra
très bien réussir malgré cela. Il faut par ailleurs reconnaître
que nos cuisinières occidentales s'accordent mal au fond
concave du kodaï qui glisse et penche toujours à droite
ou à gauche sur les grilles des cuisinières à gaz, et qui
ne profite guère de la chaleur des cuisinières électriques !
Dans les cuisines traditionnelles indiennes, qui sont
encore les plus nombreuses, les femmes, assises sur un
tabouret très bas, préparent les repas à même le sol.
Tous les instruments nécessaires sont à portée de la
main : le petit pot contenant l'huile, le sel, la cruche
ronde emplie d'eau, les épicès, les piments, etc.
Le bonti : le couteau utilisé pour la cuisine, le bonti,
est une lame de sept à dix centimètres de large, haute
de trente centimètres environ, fixée sur un socle en bois
allongé, que l'on tient avec le pied droit. La lame, souvent
recourbée vers l'extérieur est parfois ouvragée à son
extrémité. Les légumes, poissons, viandes (on adapte la
lame à ce qu'on doit couper) sont tenus à deux mains
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Arachide.
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Ii
Piments. !
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et passés sur le fil de la lame. Le bonti est utilisé aussi
bien pour éplucher les légumes, que pour les couper,
les fendre, etc.
Le sandashi : les kodaï et autres marmites étant presque
toujours dépourvus de manche, on les saisit à l'aide
d'une pince appelée sandashi en fer ou en aluminium.
Khunti : Pour retourner et mélanger les ingrédients dans
le kodaï, une spatule appelée khunti, en métal (fer ou
aluminium) est utilisée. Sa forme peut être variée mais
quelle que soit sa simplicité, il est rare qu'elle n'ait
aucune recherche esthétique sur son manche ou à son
extrémité spatulée.
Handi ou degchi :-le riz, les légumes bouillis, les sirops
de sucre, sont cuits dans des marmites ventrues, rétrécies
au col, elles aussi à fond concave : les handi ou degchi.
Shil, nodâ, etc : pour réduire les épices en pâte ou les
écraser, on utilise deux sortes de mortiers. Ces mortiers
sont en fait des plaques de pierre à la surface irrégulière.
Les épices sont écrasées avec un peu d'eau sur le shil
(pierre plate), à l'aide d'un pilon nodâ de longueur égale
à la largeur de la pierre à épices, que l'on manie horizon-
talement en le roulant à moitié, du plat de ses deux
mains. Un peu à la manière d'un rouleau à pâtisserie, en
appuyant.
Lorsque les épices sont seulement écrasées, on utilise
un petit mortier de pierre, le khal et un pilon de la même
manière qu'en Europe.
Chaki et belnâ : les diverses galettes (chapati, paratâ,
luchi, etc.) sont aplaties sur une petite planche, ronde en
général, munie de trois pieds, le chaki, à l'aide d'un
rouleau en bois, le belnâ, moitié moins grand environ que
nos rouleaux à pâtisserie occidentaux.
Ic-mic cooker : enfin, pour cuire certains ragoûts de
viande (mouton, poulet, chèvre) on utilise un « ic-mic
cooker », marmite « économique » à trois ou quatre
étages, avec un petit feu incorporé à celui du bas. Ce
«ic-mic cooker », genre d'autocuiseur, fut inventé par
Madhob Mallik au début du siècle.
Tout comme en Europe, chaque recette connaît des
variantes régionales, familiales. Et les querelles pour savoir
qui détient la «vraie »recette seront toujours irréductibles.
Nous avons,quant à nous, essayé de rester très proche
de ce que notre expérience de dix ans nous a montré
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Noix de muscade.
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comme étant le plus unanimement reconnu et surtout
pratiqué. Il reste cependant que pour ne pas être accusée
de partialité, il aurait fallu consacrer un ouvrage entier à
chaque région; car comment exposer dans un cadre aussi
restreint toutes les coutumes et tous les raffinements culi-
naires propres à chacune ? Mais nous espérons avoir donné
ici les bases essentielles de la cuisine indienne et peut-être,
nous le souhaitons, le goût de la mieux connaître.
Chaque recette est accompagnée d'une mention :
«très facile », «facile», «assez facile », «difficile»,
« assez difficile », « très difficile ». La difficulté ne doit
pas rebuter, car au bout de deux ou trois essais infructueux,
on arrive généralement à un résultat convenable. Il est
préférable, pour éviter tout désappointement ou gaspillage,
de ne faire les deux ou trois premières fois, que de
petites quantités du plat choisi et de ne pas le mettre au
menu d'un grand dîner. Ceci est conseillé en particulier,
pour toutes les galettes ainsi que pour certains desserts :
roshogolla, jelabi, etc.
Que boire avec un repas indien ?
Le vin ne se marie vraiment bien qu'avec les viandes.
On peut cependant, pour accompagner le poisson, les
crevettes, choisir un vin blanc doux —le goût indien
apprécie mal les vins blancs secs. Un mousseux assez
sucré ou un champagne ne jurera pas avec les desserts.
Quant aux viandes, un vin de Bourgogne ou un petit
rosé d'Anjou leur conviendra tout à fait.
Eviter absolument le vin avec les shukto et les chatni,
seule l'eau est compatible.
Les quantités données pour chaque recette sont en
général pour 3 à 4 personnes, le repas comportant 6 à
7 plats. Pour un nombre de convives plus important,
augmenter plutôt le nombre de plats que les quantités.
Les skuto, dal et chatni ne peuvent figurer qu'une fois
au même menu.
Par contre, vous pouvez multiplier les plats de viande,
de poisson, de légumes, autant qu'il vous plaira.
Prononciation des mots indiens
Nous avons essayé de transcrire le plus simplement
possible les sons n'existant pas en français. Il reste, que
pour ne pas donner un aspect trop baroque à certains
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mots, nous avons jugé préférable d'adopter certaines
conventions :
u se prononce ou.
Exemple : tuar dal, prononcer touar dal
sh se prononce ch.
Exemple :shandesh, prononcer chanedeche
ch se prononce tch.
Exemple : cha, prononcer tcha
j se prononce dj.
Exemple :jalpaï, prononcer djaipaï
consonne ou groupe de consonnes + h = consonne
aspirée.
Exemple Dhakai', machh, etc.
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Noixd'arec.
Amni.
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LA CUISINE
INDIENNE
Facile et bon marché
Dans la fameuse collection qui a publié la cuisine chinoise
Nous avons voulu, avec ce recueil, donner une image
authentique et représentative de la cuisine indienne. Il
nous a fallu pour cela faire un choix, toujours difficile,
souvent délicat, parmi les milliers de recettes indiennes
dont la variété ne peut être saisie que si l'on sait qu'il y a
autant de différence entre la cuisine du Gujarat et celle
du Punjab, qu'entre la cuisine espagnole et la cuisine
alsacienne.
En effet, la cuisine indienne est riche, non seulement par
la combinaison infinie de ses épices, mais aussi par l'em-
ploi de très nombreux fruits et légumes inconnus en
Europe.
Il nous a paru indispensable de présenter, outre les grands
classiques, quelques préparations simples pouvant donner
le goût de la vie quotidienne à l'heure des repas. C'est
ce qui a guidé la composition des quelques menus que
nous présentons en fin de volume.
Les manières de consommer le repas sont généralement très variées. Si la cuillère est
d'usage dans certains restaurants, la fourchette et le couteau sont prohibés. A l'exception
de quelques régions qui tolèrent les deux mains, partout ailleurs la main droite seule est
utilisée. Mais il y a loin entre une certaine bonne éducation qui exige ,que les aliments ne
touchent que les deux premières phalanges et une autre moins bonne éducation pour
laquelle ce snobisme est totalement inconnu et où la main entière entre en activité! En
famille comme au restaurant, le riz est servi sur une grande assiette; avec sel, citron,
achar. Tous les autres plats garnissent de petits bols disposés autour de l'assiette. Dans les
restaurants populaires, un morceau de feuille de bananier fait office d'assiette et tout est
servi successivement à même la feuille.
En bref, cette cuisine, amusante, facile et pas chère, vous permettra de briller aux yeux
de vos amis.
L'AUTEUR : Danielle Mukherjee Femme d'intérieur indienne
Participant d’une démarche de transmission de fictions ou de savoirs rendus difficiles d’accès
par le temps, cette édition numérique redonne vie à une œuvre existant jusqu’alors uniquement
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relative à l’exploitation des Livres Indisponibles du XXe siècle.
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