Philo F1
«Faire ses humanités» renvoie à une formation générale
intellectuelle (partie de l’éducation) tournée d’abord vers
l’apprentissage des langues anciennes (latin, grecque) et la lecture
des œuvres antiques. Le terme s’est élargie pour viser l’étude des
sciences sociales de la philosophie et de la littérature.
Le but n’est pas seulement théorique (accumuler des
connaissances) il est aussi pratique (développer des qualités
humaines, la réflexion, la sensibilité, l’imagination) et réservé à la
noblesse.
«Rien de ce qui est humain ne m’est étranger». Derrière cette
formule se cache l’idée qu’il faudrait devenir humain, qu’être
humain ne serait pas seulement une réalité biologique (un corps
particulier vivant) mais un être de culture (nature accomplissant
son humanité à travers les savoirs (sciences, philosophie, les arts,
le sport etc)).
Idéal d’humanité : Horizon inatteignable servant de guide.
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LANGAGE → inné/naturel
LANGUE → acquis/culturelle
- PAROLE
- VOIX/CRI → support sonore
Les pouvoirs de la parole : l’art, l’autorité, la séduction
La parole : Spontanément la parole renvoie à l’expression
individuelle d’un sujet actif s’appropriant une langue (signifiante).
Sujet (celui qui pense) ≠ Objet (ce qui est pensé)
Pouvoirs : Du latin potere (être capable d’avoir la faculté de, la
puissance de) vise d’abord une aptitude à agir mais s’entend aussi
dans le sens de l’influence sur les esprits.
Contradiction → parole – pouvoir
Problématisation : spontanément on oppose la parole aux actes, les
mouvements efficaces aux sons des mots s’envolant dans les airs.
Le beau-parleur serait celui qui parle/promet beaucoup mais est
incapable d’agir donc faible/menteur. On pourrait même dire que la
parole est le fruit de l’impuissance, l’instrument de celui qui ne peut
pas agir.
Cependant, nous voyons qu’associer la parole au pouvoir fait sens.
D’abord parce que la parole semble être un des pouvoirs de l’être
humain, une capacité qu’un
animal n’aurait pas. Ensuite parce que la parole aurait des effets:
blesser, séduire, mobiliser des foules, soigner. Un cours de HLP a
toujours un encrage historique renvoyant à la période de naissance
du problème: s’interroger sur les pouvoirs de la
Philo F2
parole c’est devoir remonter à l’Antiquité Grecque et à la naissance
de la démocratie et de la philosophie.
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1. Le langage animal est-il identique au langage humain?
Différence de degré ≠ différence de nature
Doit on penser une différence de degré entre les communications
animales et humaines ou penser une différence de nature entre le
langage humain et le langage animal («Il ne leur manque plus que
la parole»).
A. Montaigne défenseur de l’équivalence des communications.
Citation de Montaigne dans les Essais, II, 12 :
«Qu’est-ce autre chose que parler sinon cette faculté que nous
voyons aux animaux de se plaindre, de se réjouir, de s’entre-
appeler au secours et de se convier à l’amour, comme ils le font par
l’usage de leur voix?»
Montaigne considère qu’il n’y a aucune différence entre le parlé des
animaux et le parlé des humain.
L’humain ne comprend pas les animaux et son ignorance le pousse
à postuler leur stupidité/infériorité alors qu’il devrait conclure au
limite de sa propre raison. Les Hommes jugent que les langages
animaux sont inférieurs au langages humains parce qu’il ne les
comprennent pas. Montaigne au contraire considère qu’il y a une
grande proximité entre les 2 :
- exprimer le plaisir et la douleur
- exprimer le besoin de secours
- permettre la séduction et donc la reproduction
Anthropocentrisme : Le fait de juger avec des critères humains.
anthropo → humain
Montaigne ajoute que loin d’être supérieur les Hommes pourraient
prendre des leçons des animaux, il dit notamment qu’aucun animal
n’a jamais réduit en esclavage un membre de sa propre espèce
(cruauté humaine). Montaigne parle de la communication inter-
espèce, c’est à dire le fait des animaux d’espèces différentes
parviennent à communiquer (ex: Timon et Pumba). Outre que les
communications sonores Montaigne parle «des discours par
mouvement» c’est à dire de la communication par le déplacement
des corps et des gestes communs aux Hommes et aux animaux.
(finitude ≠ infini)
Philo F3
Éthologie : science du comportement
Ex de l’éthologie: la danse des abeilles → Karl Von Friesch, «Vie et
mœurs des abeilles» (1955). L’abeille est une espèce grégaire.
Les abeilles butineuses peuvent faire une danse et communiquer au
sujet de leur nourriture: elles forment des messages complexes
(composés de plusieurs info: direction du pollen, distance,
quantité). La danse renvoie un comportement symbolique, le
mouvement de l’abeille représente/symbolise les info ci-dessus.
Avec Montaigne on pourrait dire que la danse des abeilles montre la
proximité entre les animaux et les Hommes. Ne pouvons nous pas
prendre ce même exemple pour montrer l’écart entre les deux?
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Texte 1
Dans ce texte Descartes va insister sur la différence entre l’Homme
et animal, il considère qu’il y a un fossé infranchissable entre les 2
(différence de nature // différence de degré).
Descartes avance que ce fossé existe même entre l’animal le plus
intelligent et l’homme le plus stupide.
Psittacisme : répéter ce qu’on entend [→ perroquet/pie ]
Langage des signes [→ le sourd/muet ]
Descartes réfute l’argument selon lequel ce sont des raisons
physiologiques (c’est à dire anatomique) qui empêche les animaux
de parler. Il existe des animaux capable de former des mots
(pie/perroquet) mais cela n’exprime pas de pensée, ne font que
répéter des mots (psittacisme). Au contraire les sourds, muets sont
incapables de produire des paroles sonores mais parviennent à
s’exprimer à travers le langage des signes. Conclusion pour
Descartes: les animaux ne pensent pas au contraire des Hommes.
La différence est métaphysique puisque Descartes considère que
les animaux n’ont pas d’âme contrairement aux Hommes. Cette
âme montre la liberté de l’Homme qu’il n’est pas qu’un être
déterminé par les instincts.
Texte 2
Descartes parle de l’animal machine pour dire que l’ensemble des
comportements animaux peuvent être expliqué avec la
comparaison à un mécanisme (ex: horloge). Tout mouvement
animal à une cause corporelle qui s’explique par les passions (désir
et émotion). L’Homme peut être déterminé par ses passions mais il
ne l’est pas nécessairement car c’est un être libre. La liberté
humaine se retrouve dans le langage avec ce que Descartes appelle
«l’à propos» ou «faire preuve d’un propos» c’est-à-dire savoir
s’adapter à la singularité de la situation présente
(plasticité/dialogue)
Un langage qui est plastique : Parler de tout est n’importe quoi.