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Cours - Machines Hydrauliques

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Machines hydrauliques

1ére année GIND et G3EI

Par Mr. Ahmed Khouya

Année 2021-2022
Fiche technique

1. Classification des machines hydrauliques


2. Circuits hydrauliques
3. Machines de compression
4. Fluides industriels
5. Appareils et accessoires hydrauliques:
• Vérins, moteur hydraulique
• Limiteur de pression
• Réducteur de pression
• Réservoir
• Distributeurs, accumulateur, ….
1. Machines hydrauliques
Classification et Définitions
Machines hydrauliques : Définitions
☛ On désigne par « machine hydraulique », toute machine qui
utilise un liquide pour engendrer un travail dit de
«transvasement ».

☛ Le travail de transvasement W tr dans un écoulement


incompressible entre deux points 1 et 2 a pour valeur :
Machines hydrauliques : Définitions
☛ Deux aspects :

Aspect dynamique : Convertisseurs , Coupleurs – Pompes


centrifuges et turbines

ΔEcinétique et Δ[Link] sont prépondérants

Aspect hydrostatique : Pompes, moteurs et vérins


hydrauliques

Δ[Link] est prépondérant


Machines hydrauliques: Classification

☛ Une turbomachine est un ensemble mécanique dont le


rôle est d’assurer un échange d’énergie entre un fluide en
écoulement et un rotor animé d’un mouvement de rotation
généralement uniforme autour de son axe.

☛ La turbomachine est dite :


 Génératrice lorsqu’elle communique de l’énergie au fluide
 Réceptrice lorsqu’elle reçoit de l’énergie du fluide .
Machines hydrauliques: Classification

☛ Une turbomachine doit nécessairement être accouplée à


une autre machine jouant le rôle de :

 Moteur dans le cas des turbomachines génératrices


(moteur électrique, moteur Diesel,…) ;

 Machine entraînée dans le cas des turbomachines


réceptrices (dynamo, alternateur, ..).
Machines hydrauliques: Classification

☛ Les turbomachines génératrices sont aussi appelées


turbomachines de compression car leur apport d’énergie au
fluide s’accompagne d’une augmentation de sa pression.

☛ Les turbomachine réceptrices sont aussi appelés


turbomachines de détente car leur emprunt d’énergie est
associé à une diminution de pression (exemple :turbine) .
Turbomachines de compression

☛ Les turbomachines de compression se subdivisent en :

 Pompes, dans lesquelles le fluide en mouvement est


liquide, et donc incompressible ;

 Ventilateurs, dans lesquels le fluide gazeux se comporte


de manière incompressible c’est-à-dire que sa variation de
volume massique au cours de la traversée de la machine est
négligeable

 Les compresseurs dans lesquelles la compressibilité du


fluide gazeux ne peut être négligée.
Turbomachines de détente
☛ Les turbomachines de détente se subdivisent en :

 Turbines et moteurs hydrauliques, dans lesquelles le


fluide en mouvement est liquide, et donc incompressible ;

 Turbine à vapeur, dans lesquels la vapeur se comporte de


manière compressible c’est-à-dire que sa variation de volume
massique au cours de la traversée de la machine est non
négligeable ;

 Turbines à gaz dans lesquelles la compressibilité du fluide


gazeux ne peut être négligée.
2. Circuits hydrauliques
Chaine d’énergie

ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE

• Moteur • Pompe • Distributeur • Moteur ou • Récepteur


thermique … vérin
ou • tuyauterie hydraulique
électrique

C P P’ C’ ou F
w Q Q’ w’ ou v

Exemples :
1) P Hyd -----> P Méca -----> P Elec Turbine
2) P Elec -----> P Méca-----> P Pneu-----> P Méca Compresseur
3) P Elec -----> P Méca-----> P Hyd -----> P Méca Vérins et pompes
Les composants d’un circuit hydraulique

☛ Un circuit hydraulique est composé de plusieurs parties:


 génère la puissance hydraulique(pompe) ;
 distribue la puissance (distributeur) ;
 utilise la puissance (actionneur : vérin, moteur ) ;
 régule la puissance et protège le circuit ;
 conditionne le fluide (filtre, réservoir, échangeur
thermique, ) ;
 transporte le fluide (conduite) ;
 stocke l’énergie ( accumulateur) ;
 fournit la puissance mécanique.
Schématisation normalisée

☛ Le schéma est un moyen de donner une représentation


simple et compréhensible du fonctionnement d’une
installation hydraulique (conception, utilisation,
maintenance);

☛ Chaque composant a une représentation symbolique


normalisée ‘’norme ISO 1219’’.
Autour du réservoir

Source de pression
pneumatique
Filtre avec purge
Autour du groupe de pompage
Autour de la distribution

Vanne 3 voies

Distributeur 2/2 Distributeur 4/2

Réducteur de débit réglable Diviseur de débit


Autour des actionneurs

vérin double effet avec


vérin simple effet à rappel par
ressort amortisseur arrière réglable

Moteur à deux sens


de rotation

Vérin rotatif oscillant


Types de circuit hydraulique

☛ Circuits ouverts, caractérisés par :


 Une pompe qui aspire l’huile directement dans le
réservoir,
 Un récepteur qui peut être un moteur hydraulique ou un
vérin.

☛ Circuits fermés, caractérisés par :


 l’huile en retour du moteur est dirigée directement vers la
pompe, Sans passer par le réservoir
 un récepteur qui est nécessairement un moteur hydraulique
Circuit hydraulique ouvert
(U, I) (P, Q) (F, V)
Energie électriques Energie hydraulique Energie mécanique

vérin

distributeur
accumulateur

pression réglable

clapet moteur

filtre
pompe

réservoir
Circuit hydraulique fermé

Energie électriques Energie hydraulique Energie mécanique


(U, I) (P, Q) (C, Ω)
Importance des Machines hydrauliques
☛ Application quotidienne dans plusieurs secteurs
d’activités:

 Les transports

 L’industrie

 L’habitat

 Production d’énergie électrique

 Extraction et traitement des hydrocarbures

 Traitement et distribution des eaux


Avantages et inconvénients des systèmes hydrauliques

☛ Avantages
 La transmission de forces et de couples élevés
 Une grande souplesse d'utilisation
 Une très bonne régulation de la vitesse des actionneurs

☛ Inconvénients
 Risques d'accident dus à des pressions élevées
 Risques d'incendie, l'huile est particulièrement inflammable
 Technologie coûteuse (composants chers, maintenance
préventive ).
3. Machines de compression:
Pompes
Plan

3.1 Classification des pompes


3.2 Pompes volumétrique
3.3 Principe de fonctionnement des pompes volumétriques
3.4 Dimensionnement des pompes
3.5 Point de fonctionnement des pompes
3.6 Cavitation et coup de bélier dans les pompes
3.1 Classification des Pompes
Classification des Pompes
☛ Les pompes peuvent être classées en deux grandes
catégories :

 Les pompes volumétriques qui comprennent les pompes


alternatives et les pompes rotatives

 Les turbopompes qui comprennent les pompes


centrifuges, les pompes Hélico centrifuges et les pompes
hélices.
Classification des Pompes

☛ Les pompes centrifuges : le mouvement du liquide


résulte de l’accroissement d’énergie qui lui est
communiqué par la force centrifuge.

☛ Les pompes volumétriques : l’écoulement résulte de


la variation d’une capacité occupée par le liquide.
3.2 Les pompes volumétriques
Les pompes volumétriques
☛ Les pompes volumétriques déplacent à chaque cycle une
quantité constante de liquide.

☛ Certaines pompes volumétriques sont dites « rotatives »


(cylindrée et vitesse de rotation fixent le débit pompé).

☛ D'autres sont dites « alternatives » car font appel au


mouvement alterné d'un piston ou d'une membrane
(cylindrée et course fixent alors le débit pompé).

Débit = f (vitesse de rotation, course du piston)


Types de pompes volumétriques

☛ On distingue cinq types de pompes, les plus répandues


en industrie :
• les pompes à palettes,
• les pompes à engrenages,
• les pompes à vis,
• les pompes à éléments tubulaires déformable.
• les pompes à pistons (axiaux, radiaux ),
Pompes à engrenages : Engrenages Extérieurs
☛ Éléments communs : corps de pompe contenant ensemble tournant
(deux rotors) et déterminant le «volume pompant ».

La cylindrée : 1 - orifice d’admission ou alimentation


2 - le boîtier
V  2 .M 2.Z.b (cm3/trs) 3 - orifice de refoulement
M = Module de la dent 4 - pignon à denture extérieure droite
Z =Nombre de dents (denture rectifiée)
b = Largeur de la dent
h = hauteur de la dent
dp = diamètre primitif =M.Z
Pompes à engrenages : Engrenages Extérieurs
☛Caractéristiques et utilisation :
 Des pressions au refoulement de l’ordre de 5 à 30 bars
 Les débits peuvent atteindre 300m3/h
 La hauteur manométrique maximale est de 50 à 200 mCE
 Adaptation pour les produits autolubrifiants et alimentaires.

☛Avantages :
 Débit régulier
 Pas de clapets nécessaires
 Marche de la pompe réversible

☛Inconvénients :
 La présence de traces de solide ayant pour effet
d’accélérer l’usure mécanique des pignons et de diminuer
l’étanchéité entre le corps de pompe et les dents.
Pompes à engrenages : Engrenages Internes
☛ Le pignon interne entraîne le pignon «fou» interne qui
tourne plus vite. Mêmes applications que les pompes à
engrenages extérieurs.
Pompes à engrenages : Engrenages Internes
☛ Domaine d’utilisation :
 Les pressions au refoulement sont de 20 à 60 bars.
 Le débit est de 500 m3/h.
 Elles sont utilisées notamment pour les produits pétroliers et
les produits alimentaires.

☛ Avantages :
 Passage de particules solides, de produits abrasifs et de
boues
 Débit régulier
 Marche de la pompe réversible

☛ Inconvénients :
 Pas de marche à sec de la pompe
 Maintenance assez difficile et coûteuse
Les pompes à palettes
☛ Une pompe à palettes est une pompe rotative dont
le rotor est muni de plusieurs lames qui coulissent
radialement et assurent le transport du fluide pompé.

☛ Elle est constituée par un corps en fonte à l'intérieur


duquel se trouve un stator et un rotor en acier qui tourne
tangentiellement au stator.

* Diamètre du stator, D
la cylindrée d’une V  [Link]    * Nombre de palettes, n
pompe à palettes : n * Largeur d’une palette, b
* Excentricité, e = R1 – R2
(m3/trs)
Les pompes à palettes
☛ Caractéristiques et utilisation :
 des débits allant jusqu'à 1000 m 3/h
 des pressions au refoulement de 4 à 8 bars.

☛ Domaines d'application : Automobile, Alimentation


de gazole, Matériel de travaux publics ; Machines à injection
plastique.
☛ Avantages :
 Débit régulier
 Marche réversible de la pompe

☛ Inconvénients :
 Usure du corps par frottement des palettes
 Difficile pour le pompage des produits visqueux
Pompes à lobes

 Fonctionnement :
Deux rotors tournent sans se toucher
 Particularités:
Bonne tenue à l’abrasion
Inefficace pour des fluides peu visqueux
 Utilisations: Chimie, alimentaire
Les pompes à pistons radiaux
☛ Les pompes à pistons radiaux sont des pompes volumétriques à débit
constant ou variable, travaillant couramment à des pressions supérieures
à plusieurs centaines de bars.

Gamme de pression : de 0 à 650 bars


Gamme de débit : de 0 à 1000 L/min 1 : Le boisseau fixe
2 : bloc cylindre
3 : la couronne extérieure
La cylindrée : V  N.C. .R2 (m3/trs)
4 : la course des pistons
N, le nombre de cylindres, 5 : les alésages.
C, la course du piston, ( e ) :le desaxsage,
R le rayon de la section du piston
Les pompes à pistons radiaux
Avantages de la pompe :

 Utilisable à haute pression (jusqu’à 650 bars environ)


 Pompe réversible
 Pompe réglable et modulable
 Pompe à faible niveau de bruit
 Rendement élevé

Applications :

 Equipements hydrauliques courants


 Presses et cisailles
 Lubrification / alimentation
 Matériel agricole
Pompes volumétriques alternatives : pompe à piston
à membrane
Clapet de refoulement

Membrane
Clapet d’aspiration

Piston

Débit discontinu

Présence de fréquence « coup de


bélier » dû aux variations de pression
Pompes volumétriques alternatives : pompe à piston
à membrane

☛ Domaine d’utilisation
 Débits relativement faibles
 Pressions au refoulement allant jusqu'à 300 bars.

☛ Applications dans :
 Le dosage fin de produits chimiques
 L'injection de carburant pour les véhicules automobiles

☛ Avantages :
 Réglage facile de la course du piston et de sa fréquence.

☛ Inconvénients:
 La pompe n’acceptent que des viscosités faibles.
3.3 Pompes volumétriques : Principe
de fonctionnement
Pompes volumétriques : Principe de
fonctionnement

☛ La pompe volumétrique transforme l’énergie mécanique

transmise par un moteur (électrique, thermique,…) en

énergie hydraulique destinée à la mise en mouvement d’un

récepteur ( moteur hydraulique, vérin,…).


Pompes volumétriques : Principe de
fonctionnement

☛ La puissance mécanique Pm est souvent délivrée par

un moteur tournant à une vitesse angulaire constante w et

délivrant un couple C

☛ La puissance hydraulique Ph se manifeste par la mise


en circulation d’un liquide dans une conduite, à une

pression p, et avec un débit Q.


Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes
Q réel
ps

w
Pm = C. w Ph = Q réel. p
C = Q réel.(ps- pe)

- C (N.m)
- w (rad/s)
- Q réel (m3/s)
- pe , ps (Pa) pe
Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

☛ La cylindrée :

La cylindrée (Cy) d’une pompe volumétrique est le volume

de fluide refoulé pendant un tour de l’arbre d’entrainement.

Q = Cy.N

- Cy (m3/tr) : cylindrée
- N(tr/min) : fréquence de rotation de l’arbre
- Q(m3/s) : débit aspiré à la pompe
Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

☛ Le rendement volumétrique de la pompe dépend de:


 La compressibilité du fluide

 Les fuites internes : pertes inévitables à l’intérieure de la

pompe (elles participent à la lubrification)

Ces deux événements contribuent à la baisse du rendement

volumétrique des pompes.


Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

☛ Le rendement volumétrique ƞv est donnée par :


Q réel Q réel Q réel
ƞv = = =
Q th Cy.N Qfuites + Q réel

• Q réel : le débit réel de la pompe

• Q th : le débit théorique de la pompe = Qréel + Q fuites


Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

☛ Le rendement volumétrique ƞv varie avec la technologie


des pompes et aussi en fonction de certains paramètres :
 la pression de fonctionnement
 la température
 l’usure
 la fréquence de rotation
 la viscosité du fluide
70% ≤ƞv≤ 98%
Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

Rendement mécanique ƞm :

• la puissance fournie à l’arbre de la pompe sert à obtenir

une pression ps > pe .

• Vu les pertes d’origine mécaniques (dans les différentes

liaisons mécaniques) et hydrauliques une partie de la

puissance est perdue sous forme d’abaissement de la

pression en sortie de la pompe -----> ps < ps théorique


Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

 Le rendement mécanique tient compte des pertes

mécaniques :
 Frottement mécanique dans les paliers
 Frottement du disque (rotor) et le liquide

Qth(ps – pe) p
Ƞm = =
Qth(ps th – pe) p + ppertes

CΩ 75% ≤ ƞm≤ 90%


Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

☛ Le rendement global de la pompe ƞg

Ph
Ƞg = = ƞm ☓ƞv
Pm
• 50 % ≤ ƞg≤ 89%
Pompes volumétriques : Grandeurs associées aux pompes

Ph = ƞg . Pm Ph = Q réel .(ps - pe)

= ƞv .Cy. N.(ps - pe)


= ƞg . C. w
= ƞv .Cy. (w/ 2).(ps - pe)
w = 2N
ƞv .Cy. (ps - pe)
Le couple (N.m) : C =
2 ƞg
☛ C’est le couple à appliquer à l’arbre d’entrainement pour
élever la pression du fluide de pe à ps avec une pompe de
cylindrée Cy , de ηv et ƞg connus
3.4 Dimensionnement d’une pompe
Dimensionnement et calcul du point de fonctionnement d’une
pompe
☛ Pour dimensionner et calculer correctement le PFP , il faut
connaître les paramètres du réseau auquel est destinée la pompe.
ces paramètres sont :
- Le débit volumique m3/s
- La hauteur d'aspiration et la hauteur de refoulement
- La pression ou dépression du réservoir aspiré ou de refoulement
- Les pertes de charges à l'aspiration et au refoulement
- Le rendement de votre pompe (pour les calculs de
consommation d'énergie et de puissance motrice)
- La pression de vapeur saturante du fluide
- Le NPSH requis de votre pompe (permet d'évaluer les risque de
cavitation)
Dimensionnement et calcul du point de fonctionnement d’une
pompe
 Caractéristiques d'une pompe fournie par le constructeur :
 la hauteur manométrique totale ;

 la puissance consommée par le moteur (kW) ;

 le rendement ;

 le [Link] (charge positive nette à l’aspiration).


Hauteur manométrique totale des pompes (HMT)

ha : hauteur géométrique
d’aspiration
hr : hauteur géométrique de
refoulement
J : perte de charge totale de la
conduite (J)
P1: pression dans le réservoir
en bas
P2 : pression dans le réservoir
en haut

P  P V 22 V12
HMT  2 1   (Z  Z )  H asp  H
g 2g 2 1 ref
Caractéristique HMT- Débit

☛ La caractéristique H = f (QV) représente la variation de la


hauteur d’élévation (ou ΔP), en fonction du débit de la pompe ;

☛ Les caractéristiques H = f (QV) sont habituellement fournies


par les constructeurs.
Principe de la sélection d’une pompe
☛ Pour sélectionner une pompe, il faudra calculer :
 Le débit
 HMT

Rognage de la Modification des courbes


roue caractéristiques
Principe de la sélection d’une pompe
Exemple pratique de choix d’une pompe :
☛ Dans la station de lavage, la pression de service est de 80 bars avec
un débit minimum de 1m3/h. La hauteur entre l’aspiration et le
refoulement est de 2 mètres. La pression en début de circuit est
p1=patm=1bar. On prendra g=9.81 m.s-2.

Question : Calculer HMT et


choisir la pompe adéquate

[Link] - ENSA Tanger


Principe de la sélection d’une pompe
Solution :
[Link] de la HMT du circuit :

2. Choix de la pompe :

☛ On la choisit à partir des caractéristiques H = f(qV) données par le


constructeur ;
☛ Sur les pompes de marque SP 2A-75, la HMT fournit pour Q =
1m3/s est de 405m, et pour obtenir un HMT de 807, on fait le montage
deux pompes en série ;
☛ La HMT est alors répartie sur deux pompes, soit environ 405m
chacune ;
☛ Ces pompes auront un rendement compris entre 40 et 45%.
[Link] - ENSA Tanger
[Link] - ENSA Tanger
3.5 Recherche du point de fonctionnement

d’une pompe
Point de fonctionnement d’une pompe

☛ Problème : Une pompe est installée dans un système de


conduites. Quels sont le débit et la hauteur développés par la
pompe?

☛ Etapes à suivre :
1. Aspect économique : déterminer le (les) diamètre(s)
économique(s) de(des) conduite(s) de refoulement

2. Recherche du point de fonctionnement de la pompe

3. Aspect technique : Assurer à la pompe une marche sans


cavitation
Exemples pratiques de recherche du point de fonctionnement
Exemple :
Exemples pratiques de recherche du point de fonctionnement
Exemple : P  P V12 V22
H  2 1  (Z  Z )  H asp  H
g 2g A B ref
☛ Bernoulli entre A et B:  0  0  hg  H
totales

 Calcul des pertes de charge linéaires :


H 
L v2 H  K Q2
lin
. lin 1
D 2g
 Calcul des pertes de charge singulières :
2
H  v H  K Q2
sin 2g sin 2

Pertes de charge totales

H  H  H  K.Q2
sin lin
Exemples pratiques de recherche du point de fonctionnement

Exemple :
☛ Pour la pompe on doit réaliser la condition suivante :
H  hg  H

P(Qp, Hp) : Point de fonctionnement de la pompe


3.6 Couplage des pompes

[Link] - ENSA Tanger


Couplage des pompes

☛ Dans l’utilisation pratique des pompes on recherche souvent à :

 Augmenter la hauteur
 Augmenter le débit

☛ Deux possibilités
 Couplage en série
 Couplage en parallèle

[Link] - ENSA Tanger


Couplage en série

☛ On dispose pour chaque pompe de la courbe caractéristique


H-Q

Question :
Courbe caractéristique de la pompe équivalente ?

[Link] - ENSA Tanger


Couplage en série

☛ Les deux pompes refoulent le même débit Q


 La pompe P1 fournit une hauteur H1
 La pompe P2 fournit une hauteur H2
☛ Le système couplé fournit H1 + H2 avec un même débit Q

[Link] - ENSA Tanger


Couplage en parallèle

☛ Particularités :
 Les pompes refoulent des débits partiels Q1 , Q2
 Le système couplé fournit Q1 + Q2
☛ Même principe pour les pompes à deux entrées d’aspiration
☛ Couplage très utilisé en adduction d’eau.
[Link] - ENSA Tanger
3.7 Cavitation
Valeur limite d’aspiration
☛ C’est la distance verticale théorique qui peut exister
entre le liquide à pomper et la pompe

L’élévation du liquide par la pompe est


limitée à une certaine hauteur!!

donc il y a une hauteur d’aspiration


maximale à ne pas dépasser.
Valeur limite d’aspiration
☛ Cette hauteur dépend :

1. Pression sur le liquide (P) ha ↑ si P ↑

2. Pression de vapeur saturante du liquide (Pvs) ha ↑ si Pvs ↓

3. ρ du liquide ha ↑ si ρ ↓

4. Pertes de charge ha ↑ si J ↓

☛ Dans la pratique : il faut une certaine pression


d’aspiration à l’entrée de la pompe pour maintenir en tout
point du fluide une pression supérieure à la Pvs

☛ Si Pa = Pvs : on n’aspire plus que des vapeurs et la


pompe cavitera. Car il y a cavitation chaque fois que la
pompe aspire un mélange liquide-vapeur.
Exemples de cavitation dans un écoulement

Cavitation dans un venturi

Pompe centrifuge
détruite par la cavitation

Fuite sous une vanne


☛ Ce type de cavitation peut s’observer dans le cas accidentel (obstacle
gênant la fermeture) de l'écoulement de fuite au droit d’une vanne ou
d’un clapet de sécurité..
Observations
☛ Si la pression P devient inférieure à la pression de vapeur saturée du
liquide pompé (Pvs) :

 Le liquide entre en ébullition, vaporisation partielle à l’intérieur de la


pompe

 Formation des bulles et de cavités remplies de vapeur du liquide pompé

 Entraînement des cavités et des bulles par l ’écoulement

☛ Signes de la cavitation
 Apparition de bruits
 Vibrations importantes de la pompe
 Chute de la pression au refoulement
 Désamorçage de la pompe
Condition de non cavitation
☛Le constructeur fournit la courbe (NPSH)requis = f(Q) pour
une vitesse de rotation n
☛ Le NPSH)dips est un critère qui dépend uniquement du
ciruit d’aspiration:

Il n'y a pas de cavitation si [Link] > [Link]

Coefficient de sécurité :

NPSH)disp = NPSH)req +0,5


Amélioration des conditions d’aspiration
☛ Pour améliorer les conditions d’aspiration de la pompe, il
faut augmenter la différence entre NPSHdisp et NPSHreq

Action sur l’installation :

 Augmenter ou diminuer hga suivant la position relative de la pompe,


 Augmenter la pression à l’aspiration par surpression
 Diminuer les pertes de charge
 Diminuer la tension de vapeur en refroidissant le liquide pompé

Action sur la pompe :

Choisir une pompe de (NPSH)requise inférieur.


Pompes Centrifuges
Types de pompes centrifuges
☛ Une pompe centrifuge est une machine rotative qui pompe un liquide en
le forçant au travers d’une roue à aube ou d'une hélice appelée impulseur ;
☛ Par l’effet de la rotation de l’impulseur, le fluide est aspiré axialement
dans la pompe puis accéléré radialement, et enfin refoulé tangentiellement.

Pompes hélico centrifuges :

Pompes axiales Pompes Radiales centrifuges : Pompe turbines multi


étages:
Evolution de l'énergie cinétique et de la pression de l'eau au cours de la
traversée des trois constituants principaux d'une pompe centrifuge
Energie

Energie potentielle
(pression)
Energie cinétique

Pression atmosphérique

œillard roue à aube collecteur


Pompes centrifuges
☛ Chaque pompe se compose de deux éléments principaux :

 une roue: impose au fluide un mouvement (rotation, translation,…)


 un corps de pompe: dirige le liquide vers la roue et l’en éloigne à
nouveau sous une haute pression
Pompes Centrifuges : Domaine d’utilisation

☛ Le domaine d’utilisation des machines centrifuges est


extrêmement vaste et couvre les extrêmes suivants :

 Débits : de 0,001 à 60 m3/s

 Hauteurs de 1 à 5000 m

 Vitesses de rotation de 1000 à 30000 tr/min

 Le rendement est de l'ordre de 60 à 70 %


Pompes Centrifuges : Domaine d’utilisation

☛ Ce sont les pompes les plus utilisées dans le domaine industriel à


cause de la large gamme d'utilisation qu'elles peuvent couvrir, de leur
simplicité et de leur faible coût.

☛ Inconvénients :
 Utilisation de liquides visqueux : la pompe centrifuge nécessaire
serait énorme par rapport aux débits possibles.
 Utilisation de liquides "susceptibles" c'est-à-dire ne supportant pas
la très forte agitation dans la pompe (liquides alimentaires tels que le
vin, le lait et la bière).
Principe de fonctionnement des
pompes centrifuges
Principe de fonctionnement d’une pompe

☛ Décomposition du mouvement du fluide :

Mouvement Mouvement Mouvement


= +
absolu d’entraînement relatif
  
V  U  W
Tangente à la
Tangente à l’aube
circonférence
Principe de fonctionnement d’une pompe

 
α : angle formé par les vitesses V et U
 
β : angle formé par les vitesses W et - U

☛ Particularités :
β = constante pour une roue, dépend de sa construction
α = variable fonction de Q et de la vitesse de rotation n
Equation fondamentale d’une pompe centrifuge

☛ But : Exprimer l’énergie mise en jeu par la pompe et transmise


au fluide

 Hypothèse : Pompe idéale


o Pertes d’énergie nulles
o Ecoulement à filets liquides
 Triangle des vitesses : Entrée - Sortie
Equation fondamentale d’une pompe centrifuge

U1  2r1n n : vitesse de rotation


☛ Vitesses d’entraînement de la roue en tr/s
U2  2r2n

☛ Deuxième décomposition de la vitesse absolue

 radiale pour une roue radiale v2m = v2sinα2


v2u = v2cosα2
 axiale pour une roue axiale
Equation fondamentale d’une pompe centrifuge

☛ Théorème d’Euler (résultante des forces agissant sur le fluide :

 La résultante suivant l’axe r : Rr  qm (Vrs Vre )

 La résultante suivant l’axe u : Rg  qm (Vgs Vge )

 La résultante suivant l’axe z : Rz  qm (Vzs Vze )

☛ Moment de la résultante des forces par


rapport à z :
C  qm([Link]  [Link])
C  .Q.([Link]  [Link])

☛ Puissance théorique : Pth  C.  Q rsVgs  reVge  
V2U V2 cos2
V1U V1cos1 Pth  Qr2V2 cos 2  r1V1 cos1 
Equation fondamentale d’une pompe centrifuge

☛ Pompe idéale : Pth  gQHth

Hth : hauteur d’élévation théorique créée par la pompe


d’où : Hth  U 2 V2 cosα 2  U1V1cosα1  /g

Hth  U 2 V2U  U1V1U  /g
Hth ne tient pas compte des pertes de charge

☛ Pour une pompe, H : hauteur réelle


H < Hth
H = Hth – pertes
Equation fondamentale d’une pompe centrifuge

☛ Puissance théorique: Pthé = ρQ[u2v2cos(α2) - u1v1cos(α1)]

☛ Puissance maximale Mouvement radial

Pthé = ρ . Q . u2 . v2 . cos(α2) v1u =v1cos(α2) si v1u=0


Hthé = u2 . v2 . cos(α2)/g

☛ Pour que Hthé soit maximale, il faut :


1. augmenter u2
2. ou diminuer α2
Caractéristiques théoriques
☛ Courbe caractéristiques : H – Q , P – Q , η - Q
 Relation entre Hth et Q

Débit d’écoulement :
Q = 2 . π . r2 . b2 . v2m

V2m : vitesse méridienne:


v2m = (u2 – v2u) tgβ2
Caractéristiques théoriques

Débit d’écoulement : Q =πD2b2[u2 - v2cos(α2)]tgβ2

 H th 
Q   .[Link] 2. u2  g. 
 u2 
D’où la relation Hth – Q :  Q. cotg( 2 ) 
u2. u2 . 
 .D2.b2 
H th  
g
☛ Pour une vitesse de rotation donnée n = Cte d’où u2 = Cte

☛ La courbe Hth = f(Q) est une droite Pente dépend de β2


Caractéristiques théoriques H = f(Q)

 Q. cotg( 2 ) 
u2. u2 . 
 .D2.b2 
H th  
g
Caractéristiques théoriques P=f(Q)
 Relation entre Pth et Q
 Q 2.u 
 2 
Pth = ρ . g . Q . Hth P   . u .Q  2
th  2  .[Link] 2 
 

Valeurs pratiques :
15° < β2 < 35°
15° < β1 < 50°

 Théoriquement : β2 > 90° est plus intéressante


 Pratiquement : β2 < 90° :
 roue plus économique
 rendement élevé
 très utilisée
Lois de similitude

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Position du problème

☛ Le constructeur fournit à l’utilisateur :


H-Q Pour une pompe donnée (D2 fixé)
P-Q
η-Q Pour une vitesse de rotation donnée (n fixé)

☛ Problème : Déterminer les nouvelles caractéristiques quand

1. On modifie la vitesse de rotation de la pompe


2. On change la taille de la pompe

Solution Analyse dimensionnelle


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Similitude et son rôle

☛ Déterminer des paramètres sans dimension qui caractérisent le


fonctionnement d’une pompe
☛ Lois de similitude : Ces paramètres restent constants quand on
modifie n ou D

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Pompes P1 et P2 semblables

 Similitude dynamique : écoulement semblable dans les roues des 2 pompes en


similitude géométrique et cinématique
 Similitude cinématique : triangles des vitesses semblables entre points
homologues des 2 pompes

 Similitude géométrique : rapport entre tous les éléments géométriques de 2


pompes constant.

n : vitesse de rotation de la roue


Q : débit pompé
7 Variables contrôlent le H : hauteur manométrique
fonctionnement d’une pompe D : diamètre de la roue
g : gravité
ρ, μ : propriétés du fluide
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Pompes P1 et P2 semblables

6 Variables retenues : Q , E , n , D , ρ , μ ( E = g.H )


3 Unités utilisées : L , M , T

Théorème des π:
3 paramètres sans dimension π1 , π2 , π3

Vitesse spécifique
Nouveaux critères de
fonctionnement

Hauteur spécifique
Débit spécifique
La vitesse spécifique

☛ La vitesse spécifique ns (nombre de Brauer) d’une pompe se


calcul pour le rendement maximal par la relation suivante :

Lois de similitude:
1. Pour une pompe : ns ne varie pas avec n
2. Pour deux pompes semblables, n est le même

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La vitesse spécifique
☛ La vitesse spécifique ns est calculée au point de rendement maximal
Débit spécifique

☛ Le nombre sans dimension suivant définie le débit spécifique qs :


qs  Q
nD3
☛ Lois de similitude : qs reste constant Invariant de Râteau

1. Pour une même pompe (D = Cte) : quand n varie, Q varie avec n

2. Pour deux pompes semblables



3

Q D  
2 2 



n = Cte Q D 



1 1  
Hauteur spécifique

☛ La hauteur spécifique (nombre sans dimension) : h  gH


s
n2 D2

☛ Lois de similitude : hs reste constant Invariant de Râteau

1. Pour une même pompe (D = Cte): quand n varie, la hauteur H


varie avec n2 H ∝ n2

1. Pour deux pompes semblables


 
2
H D 
n = Cte 2 2




H 

D 

1 1 
Utilisation pratique des lois de similitude : variation de la
vitesse

 Egalité des hauteurs spécifiques :

 Egalité des débits spécifiques :

 Rapport des puissances :

☛ Les lois de similitude sur une même pompe sont :

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Utilisation pratique des lois de similitude : variation de la
vitesse
Exemple : Achat d’une pompe ayant les données suivantes sur sa
plaque signalétique :
n = 600 t /min
H = 4.50 m
Q = 2.0 m3 /s
P = 75 kW
L’acheteur aimerait installer cette machine sur un site avec une
hauteur Manométrique plus faible : H = 3.50 m
Question : quelles sont les nouvelles caractéristiques de
l’aménagement ?

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Utilisation pratique des lois de similitude : «Rognage de la roue »
☛ On connaît la caractéristique de la roue initiale : Diamètre D2. On désire
réaliser un point de fonctionnement (Point P) : Qp , Hp , D’2 ?

Similitude de fonctionnement
entre les points N et P

Points N et P situés sur la droite


issue de l’origine

☛ Connaissant D’2 on construit la caractéristique de la roue rognée

☛ Précaution : le rognage doit être limité à 15 % du diamètre


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Changement des caractéristiques et de la taille d’une pompe

☛ Je connais un modèle de pompe : diamètre de référence Dm


☛ Et je devrais exécuter les nouvelles caractéristiques d’une
installation avec la même marque de pompe: nouveau diamètre D
 
2 
2
 Rapport des chutes : H 
 
D 





N 


H  D   N 
m  m   m 

 
3 
   
 Rapport des débits : Q
 
D 



N 

Q  D   N 
m  m   m 

 
5 
2
   
 Rapport des couples : T
T
 
D
D




N
N


   
m  m   m 

 
5 
3
 Rapport des puissances : P 
 
D 





N 


P  D   N 
m  m   m 

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Changement des caractéristiques et de la taille d’une pompe

Exemple : Une pompe ayant les données suivantes sur sa plaque


signalétique a été installé sur un circuit hydraulique :
n = 1500 t /min
H = 50 m
Q = 0.5 m3 /s
P = 200 kW

Le maitre d’ouvrage aimerait installé le même modèle de pompe mais


cette fois –ci dans un autre site ayant les caractéristique suivantes :
H= 30 m. La vitesse de rotation à l’arbre est de 3000 tr/min

Quelle sont les nouvelles caractéristiques de l’aménagement ?

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Notions fondamentales sur les
fluides industriels
Fluides hydrauliques

☛ Les fluides hydrauliques sont les agents de transmission du


mouvement et de la force.

☛ Ils doivent également assurer la lubrification des organes en


mouvement.

☛ Outre cela, ils doivent aussi être adaptés aux conditions


d’utilisation et être compatible avec les éléments du circuit (matériaux
des appareils, joints…).
Fluides hydrauliques

☛ Les principales missions d'un fluide hydraulique sont :

 Transmission de la puissance

 Lubrification, graissage des composants

 Protection contre la corrosion

 Transfert de chaleur du système au réservoir

 Transport des impuretés


Types de Fluides industriels

☛ Les fluides industriels se divisent en trois grandes familles :


1) Les huiles minérales

2) les fluides difficilement inflammables

3) Les fluides biodégradables


Les huiles minérales
 Les combustibles d’hydrocarbure liquides sont des mélanges d’hydrocarbures
dérivés du pétrole brut par des procédés de distillation et de craquage :

HH : Huile minérale brute


HL : HH + pouvoir anti-oxydation
HM : HL + pouvoir anti-usure
HV : HM + viscosité élevée
HG : HM + anti-stick-lip

Combustible Pouvoir calorifique (kJ/litre)


Méthanol ~18210
Gaz naturel liquéfié ~20490
Essence ~31850
Diésel léger ~33170
Diésel lourd ~35800

Table: Viscosité cinématique ν en mm2/s à 40 °C (ISO ASTM)


Les fluides difficilement inflammables
☛ Les fluides difficilement inflammables sont des fluides à base
d’eau avec quelques additifs :

Eau + glycol Eau + huile


Plage de température -20 à + 60 °C +5 à + 60 °C
Masse volumique 1,1 1
(Kg/dm3)
Prix De 2 à 4 fois plus cher que l’huile minérale
Applications Fondation, sidérurgie, mines, aéronautique
Faible pouvoir lubrifiant
Caractéristiques Très faible viscosité
Faible durée de vie
Précaution d’emploi Gonflement des organes en polyuréthane
Utilisation de cartouche, filtrantes adaptées
Agressivité envers le cadmium, le zinc, le magnésium
Les fluides biodégradables
☛ Un biolubrifiant peut être à base d’huiles végétales, d’esters synthétiques ou
de produits d’origine pétrolière

 Très bon résistance au feu  Haute stabilité thermique et oxydante,

 Bonnes qualité lubrifiantes  Bon comportement viscosité/température

 Bonne durée et bon conservation  Point d’inflammation élevé


 Bon comportement au froid etc.

Esther phosphorique Hydrocarbure chloré


Plage de température -20 à + 150 °C -20 à + 150 °C
Masse volumique (Kg/dm3) 1,2 1,4
Prix De 2 à 4 fois plus cher que l’huile minérale
Applications Mines
Caractéristiques Masse volumique importante
Précaution d’emploi Utilisation de joint en viton
Filtration lente
Agressivité envers les matériaux non ferreux
Quelques caractéristiques des fluides industriels
 La viscosité
Le vieillissement des fluides est influencé par
 La résistivité aux agents oxydant l’oxygène, la chaleur, la lumière et les phénomènes
catalytiques

C’est la température à laquelle il faut chauffer l’huile pour


 Le point d’auto-inflammation que les vapeurs produites s’enflamment au contact d’une
flamme et demeurent allumées.

C’est la température à laquelle il faut chauffer


l’huile pour que les vapeurs produites
 Le point éclair ou point d’inflammabilité s’enflamme aussitôt au contact d’une flamme
sans que la combustion puisse continuer.

C’est la température à laquelle


 Le point d’écoulement le fluide refroidi contenu dans
une éprouvette inclinée ne
coule plus
Évite la formation de bulle d’air provenant de joints
ou de raccords non étanches ou d’un niveau trop
 La résistance à la formation de mousse bas dans le réservoir (l’air ou la mousse son
compressible).

Caractérise l'aptitude du fluide à limiter l'usure des pièces


 Pouvoir anti-usure métalliques en mouvement à son contact.
Quelques caractéristiques des fluides industriels

Point d’éclair des combustibles


Combustible Valeurs moyennes
Essence - 16……….+ 10 °C
Pétrole 20……….…60 °C
Fioul domestique 70………...120 °C
Fioul lourd 120…….....140 °C
Point d’éclair des liquides
Point d’éclair
Liquides particulièrement inflammables < 0 °C
Liquides inflammables de la 1re catégorie 0….55 °C
Liquides inflammables de la 2ème catégorie 55...100 °C
Liquides peu inflammables > 100 °C
Quelques caractéristiques des fluides industriels
Température d’auto-inflammation de quelques matériaux

Allumettes 170 °C
Bois 200…300 °C
Charbon de bois 300…425 °C
Fioul lourd 340 °C
Fioul domestique 360 °C
Essence 350…520 °C
Butane 430 °C
Ancien « gaz de ville » 450 °C
Propane 500 °C
Suie 500…600 °C
Gaz naturel 650 °C
122
Choix de la viscosité
☛ Une viscosité trop élevée :
o accroît les frottements dans le fluide ;
o entraine une augmentation de la résistance à l’écoulement ;
o entraîne une montée de la température du fluide;
o entraine un accroissement des pertes de charges ;
o et une augmentation de la puissance consommée.

☛ Une viscosité trop faible


o accroît les fuites dans les appareils
odiminue le rendement
oaccélère l’usure des pièces mobiles.
Indice de viscosité Vi pour les fluides industriels

☛ Cet indice prend en compte la variation de la viscosité en fonction


de la température :

 L'huile de série L est une huile asphaltique :indice de viscosité 0

 L'huile de série H est une huile paraffinique :indice 100

L U
Vi  100
LH
Indice de viscosité Vi pour les fluides industriels
☛ Pour les huiles hydrauliques , l’indice de viscosité se situe entre 90
et 200.

Indice de viscosité
Engins travaux public 140 - 180
( fonctionnement en extérieur)

Installation fixes en local couvert 90 - 110

☛ Dans le cas des huiles hydrauliques:


• 60 à 70 : très moyen;
• 80 à 90 : bon ;
• 90 à 100 : très bon;
• supérieur à 100 : excellent
Compressibilité et dilatation des fluides
☛ Pour les calculs de puissance et de travail dans le domaine hydrostatique le fluide
utilisé est considéré comme incompressible.

☛ Le coefficient de compressibilité est noté β et est défini par :

  1 V Pour les huiles minérales 60.10-11 ≤ β ≤80.10-11


V P
☛ On parle également de module de compressibilité du fluide Ef, il est défini par :
1
Ef  1250 .011MPa< Ef <1700.1011MPa

☛ Le coefficient volumique de dilatation thermique :

  1 V Pour les huiles minérales on a : α =0,7.10-3 °C-1


V T
Compressibilité et dilatation des huiles
Exemple 1 (TD) : On cherche à déterminer l’augmentation de
pression (ΔP) que subit un fluide dans un vérin, dans les conditions
suivantes:
V0 = 20 dm3 ; ΔT = 50 °C ; α = 0,00045 et β = 0,000075

V  V0 T  0,45dm3

P  1 V  300bar
 V0
Exemple 2 (TD): On cherche à déterminer la compression subit par
l’huile minérale qui se trouve dans un vérin, dans les conditions
suivantes:
V = 40 dm3 ; ΔP = 180 bar ; β = 0,00008

V  V0P  0,576dm3
Régime d’écoulement
Régime d’écoulement
☛ Le paramètre qui permet de déterminer le type d'écoulement est le
nombre sans dimension appelé nombre de Reynolds :
Avec :
Vm = vitesse moyenne débitante en ( m /s) ;
Re 
Vm.D

.Vm.D μ = viscosité dynamique du fluide en (Pl) ;
  𝜌 = masse volumique du fluide en (m3 /s);
D = diamètre (m)
Pertes de charge dans un circuit
☛ La chute de pression P entre l’entrée et la sortie d’un organe
hydraulique est appelée « perte de charge »

Entrée Pe Sortie Ps
P = Pe - Ps

o Les pertes de charge systématiques


☛ On distingue : o Les pertes de charge singulières
Pertes de charge dans un circuit
☛ Pertes de charges linéaires :
o Proportionnelle à la longueur L du tube ;
o Inversement proportionnelle au diamètre D du tube ;
o Proportionnelle au carré de la vitesse moyenne Vm du fluide.

L Vm2 Vm2 L Vm2


Jl  . . Pl  .
L
. H l  . .
D 2 D 2 D 2g

Unités: (J/kg) (Pa) (m)

☛ Pertes de charges localisées ( raccords , coudes , robinets ,…)

Vm2 Vm2 Vm2


Js  . Ps   . H l   .
2 2 2g
𝛏 noté aussi K = coefficient de perte de charge localisée
Résistance hydraulique

☛ La résistance hydraulique : R  P
h Q
Q est le débit volumique du fluide,
∆P la différence de pression amont-avale dans la conduite.

Exemple : Cas d'un écoulement de Poiseuille

R : le rayon de la conduite,
L : la longueur ,
μ : la viscosité dynamique du liquide.

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