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TP BROMATOLOGIE Final

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INTRODUCTION

Dans le cadre de la formation de l’ingénieur zootechnicien, certains outils sont mis à sa


disposition pour qu’il puisse acquérir la théorie et la pratique lui permettant de se
mouvoir sereinement sur le terrain. Un de ces outils est l’analyse et l’évaluation des
aliments qui fait l’objet de ce rapport des travaux pratiques.

L’aliment constitue un poste de dépense important dans la production animale (60%),


dans le soucis d’atteindre les objectifs de production et de minimiser les coûts de
production, l’ingénieur zootechnicien devrait d’abord connaitre les animaux à alimenter,
identifier leurs besoins (en fonction du stade physiologique), déterminer les aliments
disponibles pouvant couvrir ces besoins, analyser ces aliments afin de déterminer les
nutriments effectivement accessibles pour l’animale et en fin combiner de façon
harmonieuse ces différents ingrédients et les servir à l’animal.

Le présent rapport présente les techniques que nous avons eues à appliquer au
laboratoire de nutrition animale de l’université de Dschang, pendant la période allant du
03 au 05 Juin 2015.

La détermination de la matière sèche, la cendre, lipides, la protéine brute, la cellulose


brute, la digestibilité in vitro et in vivo, constituera les différentes techniques présentées
dans ce rapport.

I- DETERMINATION DE LA MATIERE SECHE


1- Matériels
- Etuve ventilée (à 60 °C)
- Balance électronique (avec une précision de 2g)
- Dessiccateur
- Creuset en porcelaine

2- Mode opératoire
Tous les nutriments d’un aliment sont contenus dans sa matière sèche. Pour l’obtenir :

 On sèche l’échantillon dans l’étuve à 60°C pendant 12 heures, jusqu’à poids


constant car au-delà, certains constituants sont dénaturés (protéines)
 Broyer jusqu’à ce l’échantillon traverse les mailles du broyeur (1mm) et c’est la
poudre obtenue qui sert pour les analyses
 Les creusets en porcelaine préalablement séchés à 103°C pendant une nuit dans
une étuve sont refroidis dans un dessiccateur
 Pesés les creusets à vide (Pc) à l’aide d’une balance électronique
 Peser 0,5 g de l’échantillon (P0) qu’on introduit dans le creuset et placer le tout
dans l’étuve à 103°C pendant une nuit
 L’ensemble creuset + échantillon est ensuite refroidis dans un dessiccateur et
on pèse (Pf)

Le pourcentage de matière sèche est calculé à l’aide de la formule suivante :

Pf −Pc
%MS = x100
P0

Exemple : détermination de la matière sèche des feuilles de colatier

Echantillon N° creuset Pc (g) P0 (g) Pf (g) MS (%)

1 1 28,679 0,405 29,047 90,86

2 2 29,612 0,409 29,980 89,97

II- DETERMINATION DES CENDRES


1- Matériels
- Four à moufle (500°)
- Creuset
- Dessiccateur

2- Mode opératoire
o Peser le creuset à vide (Pc)
o Poids à la sortie de l’étuve (Pe)
o Incinération de l’échantillon dans un four à moufle pendant 6 heures
o L’ensemble creuset + cendre est refroidi dans le dessiccateur et pesé (Pf)

La formule suivante nous permet de calculer le pourcentage de cendre :

Pf −Pc
%Cendre¿ ×100
Pe−Pc

N.B : ramener le pourcentage de cendre à 100%


Exemple : détermination du pourcentage de cendres dans les feuilles de colatier

Echantillon N° Pf (g) Pc (g) Pe (g) Cendre (%) Dans 100%


creuset

1 1 28,683 28,679 29,047 1,08 1,18

2 2 29,716 29,612 29,980 28,26 31,40

III- DETERMINATION DES LIPIDES


1- Matériels
 Extracteur de Soxhlet (100ml)
 Cartouche cellulosique
 Papier Whatman N°1
 Réfrigérant
 Ballon à fond rond (250ml)
 Etuve
 Dessiccateur
 Plaque chauffante
 Entonnoir
 Coton

2- Produits et réactifs
 Hexane

3- Principe
La teneur en lipide est déterminée par la méthode de Soxhlet. Cette méthode est basée
sur la solubilisation des lipides dans les solvants organiques apolaires.

4- Mode opératoire
Peser un ballon préalablement lavé, séché à l’étuve pendant une nuit puis
refroidir dans le dessiccateur
Peser l’échantillon (1g) qu’on emballe dans le papier Whatman
Introduire le tout dans la cartouche cellulosique
Mettre le tout dans l’extracteur
Ajouter 200 ml d’hexane dans l’extracteur à l’aide d’un entonnoir
Boucher la sortie avec du coton pour ne pas laisser s’échapper le solvant
La plaque chauffante chauffe le solvant qui se vaporise et est refroidit par le
réfrigérant, puis il tombe sur l’échantillon et lessive la matière grasse contenue
dans l’échantillon. Ceci peut durer 7 heures de temps.

La formule suivante nous permet de trouver le pourcentage de lipides dans


l’échantillon :

Pf −P 0
Lipides (%MS)¿ ×100
m0

IV- DETERMINATION DE LA PROTEINE BRUTE


La teneur en azote total est déterminée par la méthode de Kjeldhal (AOAC, 1990)
qui comprend successivement la minéralisation, la distillation et la titration.

1- Matériels utilisés
 Papier vierge
 Ballon de minéralisation (Pyrex)
 Rampe de minéralisation
 Hôte ventilée
 Plaque chauffante
 Pipette
 Fiole jaugée
 Balance
 Spatule
 Béchers
 Erlenmeyer
 Dispositif de titration
 Distillateur

2- Produits et réactifs
 Acide sulfurique concentré
 Acide chlorhydrique
 Solution de NaOH (40%)
 Acide borique (40%)

3- Principe
Le dosage des protéines brutes est basé sur la transformation de l’azote organique en
azote ammoniacal par minéralisation avec l’acide sulfurique concentré.
L’équation de la minéralisation est la suivante :

MO (matiére organique) + H2SO4 (NH4)2SO4 + R-CH2-COOH

Par distillation, l’hydroxyde d’ammonium issus de la transformation précédente se


dissocie, se vaporise et est ensuite liquéfié dans un réfrigérant. L’équation de cette
réaction est la suivante :

(NH4)2SO4 + 2NaOH Na2SO4 + 2NH4OH (Hydroxyde d’ammonium)

NH4OH NH3 + H2O

L’ammoniac libéré est recueillie dans l’acide borique (40%) puis dosé par titrimétrie par
l’acide. Ceci se traduit par l’équation suivante :

NH3 + H3BO3 NH4+ + H2BO3-

(rose) (Borate de couleur verte)

NH4+ + H2BO3- + XH H3BO4 + NH4X

(vert) (acide)

4- Mode opératoire
4-1- Minéralisation
 Peser l’échantillon (0,5 g) + le catalyseur (0,2 g), enrouler le tout dans du papier
vierge
 Introduire l’ensemble dans un ballon de minéralisation avec 10 ml d’H 2SO4
concentré
 Porter l’ensemble à haute température sur une rampe de minéralisation placée
sous une hôte ventilée
 Apres 3 heures de minéralisation, on obtient une solution vert-clair

4-2- Distillation
 Le ballon refroidit sous la hôte et son contenu est transvasé dans une fiole
jaugée de 100 ml
 Ajuster le volume jusqu’au trait de jauge avec de l’eau distillée

4-3- Titration
 Placer le distillat + soude à gauche du dispositif de Kjeldhal et à droite placer
l’acide borique
 L’acide borique récupère l’azote présent dans la solution distillée
 A la fin de l’opération, l’acide borique vire du rose au clair, ceci permet de
déterminer le volume d’HCl qui a pu neutraliser toute l’azote de l’échantillon
(ammoniac)
 Apres titration, on obtient l’azote total qu’on multiplie par 6,25 pour avoir la
teneur en protéine brute des fourrages.

Exemple de tableau de report des données d’analyse des protéines brutes :

Echantillon Poids N° tube de minéralisation N° tube jaugée N° bécher V PB


échantillon (P0) HCl

V- DETERMINATION DE LA CELLULOSE BRUTE


1- Matériels
 Bécher ou erlenmeyer
 Balance
 Plaque chauffante
 Creuset filtrant
 Etuve non ventilée (103°C)
 Four à moufle
 Ballon
 Distillateur
 Réfrigérant

2- Produits et réactifs
 Acide trichloracétique (14 g)
 Acide acétique glacial (350 ml)
 Acide nitrique concentré (34 ml)
 Eau distillée (150 ml)

3- Principe
La détermination de la teneur en cellulose brute passe d’abord par la séparation de la
matière organique, des fibres et de la matière inorganique à partir du réactif de Sheerer.
Le creuset filtrant est ensuite utilisé pour l’extraction des fibres.

4- Mode opératoire
o Peser 1 g de l’échantillon, l’introduire dans un bécher ou un erlenmeyer
préalablement nettoyé
o Mesurer le réactif de Sheerer (50 ml), qu’on chauffe sur une plaque chauffante
pendant environ 30-35 min ; là on est sûr que le réactif de Sheerer détruit
toutes les protéines et les lipides
o A l’aide d’un creuset filtrant, on sépare les autres composés de cendres et de
cellulose brute
o Sécher ces celluloses brutes à 103°C pendant 24 heures pour obtenir
uniquement la cellulose brute et cendres
o Peser creuset+ cendres + cellulose brute = P1
o Eliminer la cellulose brute dans le four (calcination à 450°C pendant 3 heures)
o Peser après la sortie du four pour obtenir un poids Pcb dont Pcb = P1 – Pcendres
– Pcreuset

N.B : toujours ramener les calculs à 100% de MS

La teneur en cellulose brute par rapport à la MS est calculée à partir de la formule


suivante :

P 1−P 2
%cellulose ¿ × 100
P0

Où : P1 = poids du creuset refroidis après étuve

P2 = poids du creuset refroidis après le four

P0 = poids de l’échantillon

Tableau présentant le report des notes de l’analyse :

Echantillon Poids N° bécher N° creuset Poids sortie de Poids à la sortie du


échantillon l’étuve four
VI- DIGESTIBILITE IN VIVO
Cette digestibilité permet d’évaluer la capacité d’ingestion de l’animal sur pied, elle
mesure combien efficacement quelle proportion de nutriment est extrait de l’aliment
pendant la digestion.

1- Matériels
 Cage de digestibilité
 Eprouvette
 Tube à essai
 Sceau

2- Produits et réactifs
 Acide sulfurique (10%)
 Eau de boisson et l’aliment

3- Mode opératoire
 Connaître la quantité d’aliment que l’animal peut ingérer
 Connaître la fraction qui sera retenue par l’animal

Ici deux phases sont importantes :

Phase d’adaptation (7-10 jours) : elle consiste à familiariser l’animal avec la cage
de digestibilité ; familiariser l’animal avec la ration (phase expérimentale). Si l’on
veut remplacer la ration de l’animal par une ration expérimentale, il faut
supprimer l’ancienne ration de façon progressive jusqu’à 7 jours.
Phase de collecte de données : collecter les données dans une population
homogène pour pouvoir bien apprécier les résultats. Pour cela il faut :
 Au moins 3 groupes de 3 animaux/ groupe
 Repartir les animaux en 3 groupes de poids comparables
 3 rations différentes
 Servir l’eau à volonté
 Ajouter H2SO4 (10%) dans le sceau pour éviter que l’ammoniac se
volatilise
 Enlever l’animal et collecter les fèces, les peser, prélever 100 g pour
l’analyse au laboratoire
 Collecter les urines, les peser, prélever 100 ml pour l’analyse au
laboratoire
 Peser les refus
N.B : nous avons 2 paramètres de la digestibilité :

N ingere−N excrete
Digestibilité apparente de l’azote¿ ×100
N ingere

N ingere− ( N excrete féces+ N excrete urine )


Digestibilité réelle de l’azote¿ ×100
N ingere

VII- DIGESTIBILITE IN VITRO


Elle se passe au laboratoire.

1- Matériels
 Spatule
 Piston embaumé
 Incubateur
 Thermos
 Plaque chauffante
 Filtre
 Bain-marie

2- Réactif
- Tampon phosphate

3- Mode opératoire
 Numéroter les seringues et le piston
 Peser la quantité d’échantillon à mettre dans la seringue (noter le poids)
 Enrober le piston avec la vaseline et le mettre dans la seringue sans que cela ne
touche l’échantillon qui se trouve au fond de la seringue
 Placer les seringues dans un incubateur à 39°C pendant une nuit
 Mélanger le tampon phosphate, macrominerale, microminerale et la resazurine,
et placer cette solution dans l’incubateur
 Vérifier la pression du gaz et brancher le bain marie si cela est nécessaire (39°C)
 Le matin placer le tampon dans un bain marie (39°C) et ouvrir légèrement la
bouteille de gaz pendant que l’aiguille aimantée tourne
 Ajouter le sulfure de sodium et la soude au milieu. Ce dernier tourne du bleu à
l’incolore lorsque la solution est complètement réduite
 Collecter le liquide ruminal dans un thermos préchauffé, le filtrer avec un tamis
de 100 µm et introduire dans la solution réduite
 Laisser le milieu s’équilibrer au bout de 10 minutes et injecter 40 ml de la
solution dans les seringues à l’aide de la pipette automatique
 Retirer tout l’air dans la seringue et noter le volume initial.

CONCLUSION
Au terme de ces travaux pratiques, nous avons appris comment appliquer les
connaissances théoriques vues en cours pour un élevage et une alimentation judicieux.

Cependant, le travail de laboratoire étant un travail de routine, il est donc question d’y
passer s’appliquer de temps en temps pour que cela devienne une routine. Notons
également que, compte tenu du temps limité, il serait encore meilleur d’adjoindre à ces
analyses, celle des acides aminés.

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