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Évaluation de l'eau potable à Elengesa

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Noble Man Kabeya
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Évaluation de l'eau potable à Elengesa

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1.

INTRODUCTION

a. Problématique

L'eau est l'un des éléments que l'on trouve en abondance sur la planète Terre. Elle recouvre les
trois quarts de notre planète. On la retrouve sous multiples formes : pluies, mers, océans, lacs,
nappes souterraines. L’eau est très importante dans la constitution de tous les êtres vivants.
(Hadjadj et al, 2022).

L’accès à l’eau a toujours été au centre des projets de développement car l’homme ne peut vivre
sans cette ressource. Elle répond aux besoins fondamentaux de l’homme dans les divers
domaines tels que: l’ agriculture, la production de l’électricité, les industries, ainsi que les usages
domestiques. Pourtant l’accès à l’eau potable constitue l’un des problèmes auxquels sont
confrontés tous les gouvernement de tous les Etats. (Keita, 2020).

Une eau destinée à la consommation humaine doit être potable. Le problème avec l'eau est relatif
à la quantité, mais aussi et surtout à la qualité, ainsi, l'eau peut contenir une multitude des
composants chimiques et biologique susceptible de nuire à la santé humaine.

Pour qu’une eau soit qualifiée de potable, elle doit satisfaire aux normes relatives aux paramètres
microbiologiques (coliformes totaux et fécaux, Escherichia coli, les bactéries anaérobie sulfuro-
reductrices, etc…), paramètres organoleptiques (couleur, saveur, turbidité, odeur), paramètres
physico-chimiques (pH, température etc..), à la présence et/ou l’absence des substances
indésirables et toxiques (nitrate, nitrite, arsenic, plomb, hydrocarbures, etc.), (Hadjadj, op cit,
2022).

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) 2017, définit l’eau potable comme une eau dotée de
caractéristiques microbiennes, chimiques et physique répondant à des directives et normes
relatives à la qualité de l’eau de boisson. Néanmoins, Le fait qu'une eau soit conforme aux
normes ne signifie pas qu'elle est exemptée de matière polluante, mais plutôt que leur
concentration est négligeable, et ne peut nuire à la santé humaine

Selon le rapport de l'organisation mondiale de la santé (OMS, 2022), L’eau contaminée et mal
entretenue entraînent la transmission de maladies hydriques comme le choléra, la diarrhée, la
dysenterie, l’hépatite A, la fièvre typhoïde et la poliomyélite. L’insuffisance ou l’absence des
services d’alimentation en eau potable et d’assainissement ou leur mauvaise gestion expose la
population à des risques de ces maladies hydriques, surtout que dans certaines conditions l'eau
devient un support favorable au transport et au développement des nombreux vecteurs des
maladies.
En 2019, une étude des chercheurs de l'OMS a démontré que dans les pays en développements,
50 % seulement des établissements de santé disposaient de services d’alimentation en eau de
base, 37 % de services d’assainissement de base et 30 % d’un service de gestion des déchets de
base.

En République Démocratique du Congo, Après le paludisme et les infections respiratoires


aiguës, les maladies hydriques sont à la base de la mortalité infantile. Les causes communément
évoquées pour justifier la recrudescence de ces maladies en République démocratique du Congo
sont entre autres, la mauvaise hygiène, l’inaccessibilité à l’eau potable et les installations
sanitaires inadéquates. (OMS, 2019)

Bien que le pays possède le second bassin hydrologique du monde, beaucoup de quartier de la
ville province de Kinshasa, notamment le quartier Elengesa de la commune de ngiri-ngiri est
desservit en eau potable et la population utilise l'eau de forage et de puits pour subvenir à leurs
besoins en eau. (OMS, op cit, 2019)

Dans le cadre de la lutte contre ces maladies, principalement en milieu rural, des efforts
importants doivent être consenti par l'état congolais pour faciliter l’accessibilité à l’eau potable
par la réhabilitation des réseaux de canalisation. Dans le quartier Elengesa ouvrir un robinet n'est
plus envisageable car l’eau ne jaillit pas dans les robinets. Pour bénéficier d'une eau potable cela
demande plus d’argent, plus d’efforts, c’est ainsi que pour couvrir leur besoin en eau, la
population du quartier fait recourt aux eaux des puits et des forages.

C’est dans ce cadre que s’inscrit notre travail qui est d’evaluer la qualité microbiologique des
eaux de forages et de puits du quartier Elengesa

b. Objectifs

b.1. Objectif général :


L'objectif général de la présente étude est d'évaluer la qualité des eaux de forages et de puits
consommées par la population du quartier Elengesa.

b.2. Objectifs spécifiques :

1. Recenser les forages et les puits du quartier Elengesa ;

2. Sélectionner quelques forages et puits pour représenter le


quartier Elengesa ;

3. Déterminer les paramètres physico-chimiques ;

4. Effectuer les analyses microbiologiques ;

5. Déterminer les éléments présentant un risque pour la santé;


c. Questions de recherches

 l'eau de forage et de puit consommées par la population d'Elengesa contiendrait-elle des


micro-organismes nuisibles à la santé ?

 les paramètres physico-chimiques de l’eau de forage et de puit du quartier Elengesa


correspondraient-ils aux normes ?

d. Hypothèses

Nous avons émis une hypothèse selon laquelle, le manque d’hygiène et d’assainissement des
eaux de forages et puits du quartier Elengesa serait à la base de sa pollution et exposerait la santé
de sa population à des risques des maladies hydriques.

e. intérêt d'étude

Sur le plan santé publique

L'eau potable est essentielle pour la santé humaine. Évaluer la qualité de l'eau des puits et des
forages permet de déterminer si elle est propre à la consummation humaine. Cette étude
contribuera à identifier les risques potentiels de santé que courent les habitants du quartier
Elengesa et à recommander des mesures de correction.

Sur le plan de gestion des ressources en eau

Les puits et les forages peuvent constituer des sources d'eau importantes dans les zones où l'accès
à l'eau potable est limité comme le quartier Elengesa. En évaluant la qualité de l'eau de ces
sources, on peut déterminer si elles sont viables sur le plan de la fourniture en eau potable à long
terme. Cette étude peut aider à évaluer la durabilité des ressources en eau dans le quartier
Elengesa et à proposer des mesures de gestion appropriées.

Du point de vue Environnement

L'étude de la qualité de l'eau peut également fournir des informations sur l'état de
l'environnement local. Les contaminants présents dans l'eau des puits et des forages peuvent
provenir de diverses sources, telles que les activités industrielles, agricoles ou domestiques. En
évaluant la présence de contaminants dans l'eau, cette étude peut contribuer à évaluer l'impact
environnemental dans la région et à recommander des mesures de protection.

Sur le plan Amélioration des infrastructures et des services

Si des problèmes de qualité de l'eau sont identifiés, cette étude peut aider à informer les
décideurs et les autorités locales sur la nécessité d'améliorer les infrastructures et les services liés
à l'eau dans le quartier Elengesa. Cela peut inclure des mesures telles que la construction de
systèmes de traitement de l'eau ou l'amélioration des pratiques de gestion de l'eau.
2. MATÉRIELS ET MÉTHODES

2.1. Présentation de la zone d'étude

Cette étude s'effectuera dans la République démocratique du Congo précisément dans la ville
province de Kinshasa à la commune de ngiri-ngiri quartier Elengesa. Sa localisation
géographique est entre 4⁰ 21' 37'' sud, 15⁰ 17' 55'' Est. D'après notre inspection nous avons
remarqué que dans le quartier Elengesa il y a plus des forages d'eau que des puits. Nous allons
prélever quelques échantillons d'eaux de puits et de forages, Pour évaluer la qualité de ces eaux,
les analyses seront réalisées dans le laboratoire de microbiologie appliquée et nutrition du
département de biologie de l'université de Kinshasa.

2.2. Matériels

Le matériel biologique faisant objet de cette étude sera constitué des eaux de forages et de puits
du quartier Elengesa.

2.3. Méthodes

Des descentes seront effectuées dans la zone d'étude pour les prélèvements de ces eaux (puits et
forages).

 Effectuer la première descente dans la zone d'étude pour l'inspection ou le recensement


de différents sites des puits et de forages du quartier, aussi pour trouver un moyen
représentatif de l'image d'ensemble des eaux souterraines du quartier.

 effectuer la deuxième descente sur terrain pour faire le prélèvement et la récolte des
informations de la population concernée (question/réponse); les prélèvements seront
réalisés à l'aide d'un flacon de collecte ou une bouteille. Une fois les échantillons réunis il
faut les étiqueter et les transporter au laboratoire pour les analyses.
a. Pour le prélèvement physico-chimique

Pour prélever les échantillons pour nos différentes études, il faut utiliser le flacon de collecte de
250 ml pour le prélèvement qui permettra de faire sur place l'une des analyses physico-chimique
qui est ; la température, Une fois prélevé étiquetter le flacon tout en notant : la place, la date et
l'heure. Ensuite les emmener au laboratoire pour les restes des analyses. (C. Degbey et al, 2008).

b. Pour le prélèvement bacteriologiques

Concernant les analyses bacteriologiques, la technique de prélèvement ci-dessous sera


appliquée :

 se laver les mains avec le savon ou les nettoyer avec l'alcool

 utiliser les flacons stérilisés

 nettoyer avec l'alcool la bouche du robinet pour le forage ou flamber le robinet et laisser
couler l'eau pendant 30 secondes.

 pour le puit; nettoyer le puiseur avec le savon ou l'alcool avant le prélèvement ou soit
prendre un flacon stérile et fixer une ficelle ou cordon permettant de le faire descendre
dans le puit. (C. Degbey et al, 2008).

 tenir le flacon a l'inverse, ouvert puis prélever de l'eau (forage).

 remplir le flacon à bas bord et fermer hermétiquement

 étiquetter le flacon tout en notant : la place, la date et l'heure

 maintenir l'échantillon dans un contenu a froid a l’abri de la lumière (glacière)

 éviter les mauvaises surprises tels que : une bouteille casée ou renversée, etc.

 emmener les échantillons au laboratoire


2.3.2. Les modes opératoires

2.3.2.1. Les paramètres physico-chimiques

2.3.2.1.1. Les parametres organoleptiques

Les caractères organoleptiques de l'eau sont les propriétés physiques et chimiques de l'eau qui
peuvent être perçues par les sens humains. Les principales caractéristiques organoleptiques de
l'eau comprennent: la couleur, l’odeur le gout, la saveur et la flaveur. Ces différents caractères
doivent être appréciés au moment du prélèvement: certaines odeurs peuvent, par exemple,
disparaître pendant le transport, ou l’aspect de l’échantillon se modifier au cours du stockage
(apparition d’une coloration, de précipités, etc.).(Khababa, 2023)

 Couleur: La coloration d’une eau est dite vraie ou réelle lorsqu’elle est due aux seules
substances dissoutes. Elle est dite apparente quand les substances en suspension y
ajoutent leur propre coloration. Les couleurs réelles et apparentes sont
approximativement identiques dans l’eau claire. Il est important de noter qu’une couleur
limpide de l’eau ne signifie pas forcément son caractère potable.

 Test de la couleur: La couleur sera évaluée par observation oculaire de plusieurs


bouteilles et flacons remplies d'eau prélevée de la source.

 Odeur: L’odeur peut être définie comme l’ensemble des sensations perçues par l’organe
olfactif en flairant certaines substances volatiles, la qualité de cette sensation particulière
provoquée par chacune de ces substances
Une eau destinée à l’alimentation doit être inodore. En effet, toute odeur est un signe de
pollution ou de la présence de matières organiques en décomposition

 Test de l’odeur: L'odeur sera évaluée par simple sensation olfactive.

 Goût : C’est l’ensemble des sensations perçues à la suite de la stimulation des bourgeons
gustatifs par certaines substances solubles.(Rodier, 2009)

 Teste de goût: Le goût est décelé par dégustation qui exige à rincer la bouche avec l'eau
distillée avant chaque dégustation. La dégustation se fait soit en faisant voyager de l’eau
dans la bouche et en la rejetant soit en la maintenant pendant quelques instants au contact
de l’extrémité de la langue et en l’avalant ensuit doucement.
2.3.2.1.2. Les paramètres physiques

a. Température

La température joue un rôle très important dans la solubilité des sels et des gazs, sur la
conductivité électrique et le pH (OMS 2017). Son unité est le degré celsius (⁰C). L’OMS
recommande une valeur limite de 25 ⁰C pour les eaux de consommations.

Mode opératoire :

 prélever une quantité d'eau (250 ml)

 sortir le thermomètre

 prélever la température de l'atmosphère

 ramener le compteur a zéro puis placer le thermomètre dans le flacon

 prélever la valeur

b. pH

Le pH est important pour le contrôle de la corrosion, de l'agressivité de l'eau, l'action du


désinfectant et la précipitation des éléments ci-dessous. Le pH de l'eau potable doit être compris
entre 6,5 et 9,5. (OMS 2017).

Le mode opératoire

• prélever de l'eau dans le flacon (250 ml)

• calibrer le pHmettre

• placer dans le flacon d'eau et lire la valeur affichée

c. Conductivité électrique
Il permet d'évaluer la minéralisation de l'eau et de mesure à l'aide d'un conductimetre, son unité
de mesure est le micron siemens par centimètre.

Mode opératoire

• s'assurer que la température de l'eau à tester est identique

• brancher l'électrode correspondant à la mesure, puis rincer cette électrode avec de l'eau
distillée, puis avec l'échantillon à analyser ;

• immerger l'électrode dans le Becher contenant l'échantillon, mettre en conductivité

• appuyer sur la touche READ est la valeur s'affiche ou encore

• le conductimetre étant branché, l'interrupteur sur on, immerger la cellule dans l'eau distillée et
lire la valeur affichée

• répéter la mesure pour l'eau à tester, et noter la valeur affichée

• rincer la cellule de mesure dans l'eau distillée

• immerger la cellule dans la solution initiale et placer l'interrupteur dans la position off

d. Turbidité

Elle indique les matières en suspension (argile, boue, limon, particule, plancton) dans l'eau. Ainsi
elle réduit l'efficacité des désinfectants. La turbidité est exprimée en unité néphelometrie de
turbidité (NTU). La turbidité doit être inférieure à ≤ 5 NTU pour les eaux de consommations
humaines.

Mode opératoire

• valider les propriétés de l'appareil

• mettre en marche le turbidimettre

• agiter l'échantillon à analyser et remplir la cuve

• essuyer la cuve avec le papier absorbant en le tenant par la partie supérieure avec le plus grand
soin enfin de ne pas laisser des traces dessus ;

• introduire la cuve dans son emplacement dans l'appareil et fermer le couvercle ;

• noter la valeur affichée

2.3.2.1.3. Les paramètres chimiques


a. Le dosage des sulfates (SO-4)

Principe

Les ions sulfates réagissent avec le baryum du réactif sulfate Ver 4 et produit un précipité de
sulfate de baryum insoluble. La quantité de turbidité formée est proportionnelle à la
concentration en sulfates. Le réactif contient aussi un agent stabilisant pour maintenir le précipité
en suspension.

Mode opératoire

• Mettre l’appareil sous tension


• Entrer le numéro 680 du programme mémorisé pour les sulfates
• Ajuster la longueur d’onde à 450 mn
• Remplir une cuvette de 25 ml avec l’échantillon
• Laisser pendant une période de réaction de 5 minutes (en présence de sulfate une coloration
Blanche se développe)
• Remplir une autre cuvette avec 25 ml de l’échantillon (Blanc)
• Placer le blanc dans le puits de mesure
• Ajuster le zéro de l’appareil en appuyant sur la touche ZERO • Placer l’échantillon préparé
dans le puits de mesure;
• Appuyer READ, et le résultat en mg/l de sulfates s’affiche.

b. Dosage de dureté totale

Principe

La dureté totale d’une eau est définie par la quantité d’ions calcium Ca +2 (dureté calcique) et
magnésium Mg+2 (dureté magnésienne) présents dans cette eau. Elle s’exprime en °TH (degré
hydrotimétrique) ou en mg/L. Les eaux courantes sont caractérisées par des degrés
hydrotimétriques français échelonnés entre 0 et 50.
Certaines eaux minérales possèdent une forte teneur en ions de calcium et de magnésium, ce qui
est au contraire recherché car ces ions confèrent à l’eau des propriétés diététiques.
Pour déterminer la concentration en ions calcium et en ions magnésium dans une eau on utilise
une réaction de complexation avec l’ion éthylènediaminetétraacétate EDTA un tétracide que l’on
note Y4- sa formule :

Ca+2aq+Y4-(aq) = [CaY]_2
Mg+2 (aq) + Y4- (aq) = [MgY]2-

Le dosage s’effectue à partir du sel disodique de l’EDTA Na 2H2Y en milieu tamponné à pH 10,
le pH auquel on observe de bons résultats expérimentaux.
Les complexes de l’EDTA avec les ions Ca +2 et Mg+2 ne sont pas colorés. Afin de
détecter l’équivalence, on complexe les ions Ca2+ et Mg+2 contenus dans l’eau minérale par le
noir d’ériochrome NET, donnant des complexes colorés mais moins stables qu’avec l’EDTA.
Lors de l’ajout de la solution titrante d’EDTA, le NET est progressivement libéré jusqu’à
l’équivalence où il est libre en solution.

Le NET joue le rôle d’indicateur de fin de réaction. Il est violet en présence d’ions Ca et Mg,
et bleu dans l’eau distillée.
Matériels et réactifs utilisés
-statif -bécher de 100 mL
-burette de 25 mL - solution titrée d’EDTA O, O2N
-pince pour burette -tampon ammoniacal pH 10
-noix de serrage -noir d’ériochrome NET

Mode opératoire
Il est impératif d’introduire les composés dans l’ordre indiqué :
 Introduire V0 = 10 mL d’eau de l’échantillon dans un bécher
 Ajouter environ 5 mL de tampon ammoniacal pH= 10.

 Ajouter quelques gouttes de NET.


 Puis doser cette prise d’essai à l’aide de la solution d’EDTA placée dans la burette
jusqu’au virage de la solution du rouge au bleu.
 Réaliser un dosage rapide puis un dosage précis.
 Déduire la relation à l’équivalence entre le nombre de moles de Ca +2 et Mg+2 et le nombre
de moles d’EDTA.
 Calculer les valeurs en mg/L des concentrations massiques des ions Ca+2 et Mg+2.

Expression des résultats

Dureté (mg/L) = (N x V) x Méq (Ca, Mg) x100

Où : N= normalité de l’EDTA V= volume en mL de l’EDTA versé pour atteindre le


point équivalent. Méq= somme des masses équivalentes de Ca et Mg
c. Dosage d'ions nitrates

Le dosage de l'ion nitrite (NO2-) dans l'analyse de l'eau peut être réalisé en utilisant différentes
méthodes. L'une des méthodes couramment utilisées est la méthode de la réduction diazotique
suivie d'une réaction colorimétrique. Voici le principe général et le mode opératoire de cette
méthode:

Principe:

La méthode repose sur la réduction du nitrite en présence d'un réactif de diazotation,


généralement la sulfanilamide, pour former un composé diazonium. Ce composé diazonium
réagit ensuite avec un réactif chromogène, tel que l'acide N-(1-naphtyl) éthylènediamine
dihydrochloride (NED), pour former un complexe coloré. L'intensité de la couleur formée est
proportionnelle à la concentration d'ion nitrite dans l'échantillon d'eau, Ce qui permet de
quantifier la concentration d'ion nitrite.

Mode opératoire:

1. Préparation des réactifs: Préparez les solutions réactives nécessaires, telles que la solution de
sulphanilamide et la solution de réactif chromogène NED, conformément aux instructions
spécifiques de la méthode ou du kit de dosage utilisé.

2. Échantillonnage: Prélevez un échantillon d'eau représentatif à analyser. Assurez-vous de


prendre les précautions appropriées pour éviter toute contamination ou perte d'échantillon.

3. Réduction diazotique: Ajoutez une solution réactive contenant le réactif de diazotation


(sulfanilamide) à l'échantillon d'eau. Laissez réagir pendant un certain temps pour permettre la
conversion du nitrite en composé diazonium.

4. Réaction colorimétrique: Ajoutez ensuite une solution réactive contenant le réactif


chromogène (NED) à l'échantillon réduit. Mélangez bien et laissez réagir pendant un certain
temps pour permettre la formation du complexe coloré.

5. Mesure de l’absorbance: Utilisez un spectrophotomètre pour mesurer l'absorbance de la


solution à une longueur d'onde spécifique, généralement choisie en fonction des propriétés du
complexe coloré formé. L'absorbance est proportionnelle à la concentration d'ion nitrite dans
l'échantillon.

6. Étalonnage: Pour quantifier la concentration d'ion nitrite dans l'échantillon, utilisez des
solutions étalons de concentrations connues pour construire une courbe d'étalonnage. Comparez
ensuite l'absorbance de l'échantillon avec la courbe d'étalonnage pour déterminer la concentration
d'ion nitrite
d. Dosage d’ions nitrites

Mode opératoire

À l’aide de 6 fioles jaugées de 50 mL, on prépare par dilution 6 solutions à base d’une solution é
talon de nitrite de sodium.

Cette solution est versée dans 6 fioles jaugées à l’aide d’une pipette graduée, selon les volumes s
uivants (V (mL)) : 0,5 ; 1,0 ; 1,5 ; 2,0 ; 4,0 et 8,0. Ensuite on complète jusqu’au trait de jauge ave
c de l’eau distillée toutes les fioles jaugées.

Puis on remplit une fiole jaugée avec l’eau de l’échantillon à analyser d’une part et d’eau distillé
e d’autre part qui sera utilisée comme « blanc ».

Toutes ces solutions ainsi obtenues sont réservées dans des béchers numérotés de 1 à 8.

Dans chacun des béchers, on introduit 1 mL de réactif de diazotation, la sulfanilamide en milieu


acide, ceci conduit à la formation d'un sel de diazonium.
Ce dernier réagit à son tour avec le N-(1-Naphtyl)éthylènediamine (NED),que l’on ajoute, en mil
ieu chlorhydrique (pH<2).Le composé final est rose et peut donner lieu à un dosage colorimétriq
ue.

On calcule les concentrations en ions nitrites des solution 1 à 6.

Spectre d’absorption de la solution

Pour chaque solution 1 à 8, on transvase quelques millilitres dans une cuve à spectrophotométrie.

On trace le spectre d’absorption pour la solution étalon la plus concentrée, la solution 6 dont le v
olume prélevé de la solution mère était de 8 mL. Sur le spectre d’absorption, on repère le maxim
um d’absorption λmax pour l’espèce colorée considérée.

Courbe d’étalonnage

On place au maximum d’absorbance λmax ≃ 540 nm. On effectue le blanc avec la solution d’ea
u distillée.

On mesure les absorbances A des solutions 1 à 7(sauf l’eau distillée).

On trace le graphique représentant l’évolution de l’absorbance A en fonction de la concentration


massique en ions nitrites des solutions étalon 1 à 6 préparées.

On détermine enfin, par lecture graphique sur la courbe d’étalonnage, la concentration massique
en ions nitrites de l’échantillon à analyser.
e. Dosage d’ions phosphates

Principe

Les ions phosphates forment en présence du réactif phosphomolybdique un complexe jaune (de f
ormule présumée (NH4)3PO4-NH4VO3-16(MoO3)) qui est coloré́ et qui peut être dosé́ par spect
rophotométrie visible.

Réactif phosphomolybdique (noté R) : mélange de solutions d’acide nitrique concentré, de vanad


ate d’ammonium et de molybdate d’ammonium. Ce réactif est disponible et prêt à l’emploi.

Mode opératoire

Préparation d’une solution mère M : On a pesé 0,439 g de dihydrogénophosphate de potassium K


H2PO4 que l’on a dissous dans une fiole jaugée de 1,0 L et on a complété au trait de jauge à l’ea
u distillée. Soit M la solution obtenue sera de :3,23.10-3mol/L

Prélever au moyen d’une pipette 2,5 mL d’échantillon d’eau et transvaser sans perte dans une f
iole jaugée de volume Vp = 100 mL. Compléter au trait de jauge à l’eau distillée. Diluer 10 fois l
a solution obtenue afin d'obtenir 50 mL de solution S. Préparation d’une échelle de teintes : Prép
arer 5 tubes à essai numérotés de 0 à 4 et un tube noté X. Remplir à la burette les tubes de la faço
n suivante : Tube 0 1 2 3 4 X Veau (mL) 7,5 7 6,5 5,5 5 6,5 VM (mL) 0 0,5 1 2 2,5 0 Ci (mol. L-
1) C0 C1 C2 C3 C4 CX Dans le tube X ajouter 1 mL de solution S. Dans chaque tube ajouter à la
pipette graduée 2,5 mL de réactif R.

Mesure au spectrophotomètre : Régler le spectrophotomètre à 470 nm. Mesurer les absorbances


des 6 tubes et remplir un tableau de résultats. Exploitation : Tracer la droite moyenne A= f(Ci).
Déterminer la concentration molaire CX en phosphore de la solution X et à partir de la concentra
tion Cx, on calcule la concentration molaire Cs en phosphore de la solution d'engrais S que l’on e
xprime en mg/kg.
2.3.2.3. Les analyses microbiologiques

a. Recherche de la Flore mesophile

Principe:

La méthode de filtration par membrane consiste à filtrer l'échantillon d'eau à travers une
membrane spécialement conçue pour retenir les micro-organismes. Les micro-organismes
présents dans l'eau sont ainsi piégés sur la surface de la membrane, permettant une isolation
sélective.

Mode opératoire:

Voici les étapes principales de la culture de la flore mésophile à partir d'un échantillon d'eau par
la méthode de filtration par membrane:

1. Préparation des milieux de culture: Préparez les milieux de culture appropriés pour les micro-
organismes mésophiles. Les milieux couramment utilisés incluent l'agar nutritif, l'agar tryptone
soja, l'agar Plate Count (PCA) ou l'agar R2A.

2. Préparation de la membrane de filtration: Choisissez une membrane de filtration adaptée à la


taille des micro-organismes que vous souhaitez isoler. Les membranes en nitrate de cellulose ou
en esters de cellulose sont couramment utilisées. Assurez-vous que la membrane est stérile.

3. Filtration de l'échantillon d’eau: Assemblez le système de filtration en plaçant la membrane


stérile dans un porte-filtre approprié. Faites passer l'échantillon d'eau (100ml) à travers la
membrane en utilisant une pompe à vide ou une pression légère. Veillez à ce que l'échantillon
d'eau soit uniformément réparti sur la surface de la membrane.

4. Transfert de la membrane sur le milieu de culture: Après la filtration, retirez délicatement la


membrane du porte-filtre en utilisant des pinces stériles. Transférez la membrane sur la surface
du milieu de culture préparé. Assurez-vous que la membrane est bien adhérée au milieu de
culture.

5. Incubation: Placez les plaques de culture dans une étuve ou une chambre d'incubation et
incubez-les à la température appropriée pour la croissance des micro-organismes mésophiles,
généralement entre 25 °C et 37 °C. L'incubation peut durer de quelques heures à plusieurs jours,
selon les micro-organismes que vous souhaitez isoler.

6. Observation et identification: Après l'incubation, examinez les plaques de culture pour détecter
la croissance de colonies bactériennes. Les colonies isolées peuvent être caractérisées en utilisant
diverses techniques, telles que la coloration de Gram, les tests biochimiques.
b. recherche de Coliformes totaux

Principe:

Les coliformes totaux constituent un groupe de bactéries que l'on retrouve fréquemment dans
l'environnement, ainsi que dans les intestins des mammifères, dont les êtres humains.

La méthode de filtration par membrane consiste à filtrer un volume connu d'échantillon d'eau à
travers une membrane spéciale qui retient les bactéries présentes. La membrane est ensuite
transférée sur un milieu de culture sélectif contenant des nutriments et des indicateurs chimiques.
Si des coliformes totaux sont présents dans l'échantillon, ils vont se développer et former des
colonies visibles sur le milieu de culture.

Mode opératoire:

1. Préparation des milieux des cultures: préparer les milieux de culture appropriés pour les
coliformes totaux. Le milieu couramment utilisé pour ce groupe de bactérie est Gélose au cristal
violet au rouge neutre à la bile et au lactose (VRBL).

2. Préparer le flacon de 250ml ayant l'échantillon d'eau, sachant c'est seulement le 100ml d'eau
qui sera utilisée

3. Filtration: Placez une membrane de filtration stérile dans un entonnoir de filtration et fixez-le à
un système de filtration sous vide. Filtrez l'échantillon d'eau à travers la membrane en appliquant
un vide doux pour permettre le passage de l'eau tout en retenant les bactéries sur la membrane.
Assurez-vous que la filtration est réalisée rapidement pour éviter que les bactéries ne se
dessèchent.

4. Transfert de la membrane: Retirez délicatement la membrane filtrante de l'entonnoir à l'aide de


pinces stériles et transférez-la sur une boîte de Pétri contenarnt le milieu de culture sélectif
approprié. Appuyez doucement sur la membrane pour vous assurer qu'elle adhère bien au milieu
de culture.

5. Incubation: Incubez la boîte de Pétri dans des conditions appropriées: 30⁰C pendant 24H voire
48H.

6. Comptage et interprétation des colonies: Après l'incubation, examinez les colonies qui se sont
développées sur la membrane et effectuez un comptage. Les colonies de coliformes totaux ont
généralement une couleur et une apparence caractéristiques. Reportez-vous aux directives
spécifiques du milieu de culture utilisé pour l'interprétation des résultats.
C. Recherche de Coliformes thermotolerants

Principe:

Les coliformes fécaux, ou coliformes thermotolérants, sont un sous-groupe des coliformes totaux
capables de fermenter le lactose à une température de 44,5 °C. Leur présence dans l'eau est un
indicateur de contamination fécale, ce qui peut indiquer la présence de micro-organismes
pathogènes.

La méthode de filtration par membrane permet la concentration des micro-organismes présents


dans un échantillon d'eau. Elle consiste à filtrer l'eau à travers une membrane spéciale avec une
taille de pore définie, généralement de 0,45 micromètre. Les bactéries et autres particules
présentes dans l'eau sont piégées sur la membrane pendant la filtration.

Mode opératoire:

1. Préparation de l’échantillon: Prélevez à l'aide d'un pied gradué 100ml d’échantillon d’eau qui
était contenu dans le flacon de 250ml.

2. Filtration: Placez une membrane filtrante de 0,45 micromètre sur un entonnoir spécial conçu
pour la filtration par membrane. Rincez la membrane à l'aide d'un peu d'eau stérile pour éliminer
toute contamination de surface. Versez ensuite l'échantillon d'eau sur la membrane et laissez
l'eau s'écouler à travers la membrane. La pression utilisée pour la filtration peut varier en
fonction du système utilisé.

3. Transfert de la membrane: Utilisez des pinces stériles pour retirer la membrane filtrante du
support d'entonnoir et transférez-la dans une boîte de Pétri stérile contenant un milieu de culture
sélectif pour les coliformes thermotolérants, tel que le milieu VRB (Violet Red Bile) ou le milieu
m-FC (m-FC Broth).

4. Incubation: Incubez la boîte de Pétri à une température spécifique de 44⁰ degrés Celsius,
pendant une période de temps définie, généralement entre 24 et 48 heures. Les coliformes
thermotolérants présents sur la membrane vont se développer et former des colonies visibles à
l'œil nu.

5. Lecture et dénombrement: Après l'incubation, examinez les colonies présentes sur la


membrane. Les colonies caractéristiques des coliformes thermotolérants seront généralement de
couleur rouge ou rose (dans le cas du milieu VRB) ou bleu-noir (dans le cas du milieu m-FC).
Comptez et enregistrez le nombre de colonies présentes.

6. Interprétation des résultats: Les résultats de la culture de coliformes thermotolérants peuvent


être interprétés en fonction des normes ou des critères spécifiques définis pour l'eau en question.
Un nombre élevé de colonies de coliformes thermotolérants peut indiquer une contamination
fécale et une mauvaise qualité microbiologique de l'eau.
d. recherche de Escherichia coli

Principe:

La méthode de filtration par membrane repose sur le fait que les bactéries présentes dans
l'échantillon d'eau sont retenues sur une membrane filtrante tandis que l'eau passe à travers la
membrane. La membrane contenant les bactéries est ensuite transférée sur un milieu de culture
approprié qui permettra la croissance sélective des Escherichia coli.

Mode opératoire:

1. Préparation du matériel:

- Stérilisez tous les éléments du protocole, y compris les membranes filtrantes, les entonnoirs
de filtration, les flacons de culture, les pipettes.

- Préparez les milieux de culture sélectifs, tels que le milieu Eosine Méthylène Bleu (EMB) ou
le milieu Chromocult® Coliformes.

2. Préparer l’échantillon d’eau:

- Prélever 100ml d'eau à l'aide d'un pied gradué, c'est cette mesure d'eau qui sera utilisée pour
la filtration.

3. Filtration de l’échantillon:

- Placez une membrane filtrante stérile sur un entonnoir de filtration. Assurez-vous que la
membrane soit correctement positionnée et scellée pour éviter les fuites.

- Transférez l'échantillon d'eau prélevé sur la membrane filtrante en utilisant une pipette stérile
ou un entonnoir de filtration sous vide, en veillant à ce que toute l'eau passe à travers la
membrane.

- Retirez délicatement à l'aide d'une pince la membrane filtrante de l'entonnoir de filtration en


faisant attention à ne pas la contaminer.

4. Transfert sur le milieu de culture:

- Transférez la membrane filtrante sur le milieu de culture sélectif préparé, en plaçant la face
contenant les bactéries en contact direct avec le milieu.

- Assurez-vous que la membrane est bien fixée sur le milieu de culture et qu'elle ne se déplace
pas pendant la manipulation.
5. Incubation:

- Placez les flacons de culture contenant les membranes sur le milieu sélectif dans une étuve ou
une incubatrice à la température appropriée pour la croissance d'Escherichia coli (habituellement
37°C).

- Laissez les cultures incuber pendant une période spécifiée, généralement de 24 à 48 heures,
afin de permettre la croissance des colonies d'Escherichia coli.

6. Lecture des résultats:

- Après l'incubation, examinez les membranes pour détecter la présence de colonies


d'Escherichia coli. Les colonies typiques d'Escherichia coli peuvent être identifiées en fonction
de leurs caractéristiques morphologiques, telles que leur couleur, leur forme et leur taille.

- Comptez les colonies d'Escherichia coli présentes sur la membrane et rapportez les résultats
en termes d'unités formantcolonies (UFC) par volume d'échantillon initial.
e. recherché de Streptocoques fécaux

Principe:

Les streptocoques fécaux sont des bactéries présentes dans les matières fécales animales et
humaines. Leur présence dans l'eau est souvent utilisée comme indicateur de contamination
fécale. La méthode de filtration par membrane permet de concentrer les bactéries présentes dans
l'échantillon d'eau sur une membrane filtrante, puis de les cultiver sur un milieu de culture
approprié. Cette technique permet de détecter et de quantifier la présence de streptocoques
fécaux dans l'eau.

Mode opératoire:

1. Préparation des milieux de culture : Préparez les milieux de culture sélectifs appropriés pour la
culture des streptocoques fécaux, tels que le milieu d'Agar Entérocoques (EA) ou le milieu
d'Agar Entérocoques Bile Esculine (BEA). Suivez les instructions du fabricant pour la
préparation du milieu.

2. Préparation de la membrane filtrante: Stérilisez les membranes filtrantes en les plaçant dans un
autoclave ou en les trempant dans de l'éthanol à 70 % pendant quelques minutes. Assurez-vous
que les membranes sont stériles avant de les utiliser.

3. Filtration de l'échantillon d’eau: Utilisez un système de filtration par membrane pour filtrer
une quantité appropriée de l'échantillon d'eau à travers la membrane. Choisissez une taille de
pore appropriée pour retenir les streptocoques fécaux. Généralement, les pores de 0,45 µm ou
0,65 µm sont utilisés.

4. Transfert de la membrane sur le milieu de culture: Transférez soigneusement la membrane


filtrante sur la surface du milieu de culture sélectif préparé. Assurez-vous que la membrane est
bien adhérée au milieu.

5. Incubation : Incubez les boîtes à pétris à une température appropriée, généralement entre 35 et
37 °C, pendant une période de temps spécifiée (généralement 24 à 48 heures). Cette étape permet
aux streptocoques fécaux de se développer et de former des colonies visibles sur la membrane
filtrante.

6. Identification des colonies: Après l'incubation, examinez les boîtes à pétris pour rechercher
des colonies caractéristiques de streptocoques fécaux. Les colonies typiques peuvent présenter
des caractéristiques telles qu'une couleur spécifique, une morphologie distincte ou d'autres
propriétés biochimiques.
f. recherche de Salmonella typhis

Principe

La méthode de filtration par membrane repose sur le fait que les bactéries présentes dans
l'échantillon d'eau sont retenues sur une membrane filtrante tandis que l'eau passe à travers la
membrane. La membrane contenant les bactéries est ensuite transférée sur un milieu de culture
approprié qui permettra la croissance sélective des salmonella typhis

Mode opératoire

1. Préparation des milieux de culture: Préparez les milieux de culture appropriés, tels que le
bouillon nutritif ou le bouillon lactosé au tétrathionate de brillant vert (TTBG). Suivez les
instructions du fabricant pour la préparation des milieux de culture.

2. Préparation de l'échantillon d’eau: Prélevez à l'aide d'un pied gradué 100ml d'échantillon d'eau
pour réaliser la filtration.

3. Filtration de l’échantillon: Utilisez un système de filtration stérile, tel qu'un entonnoir Büchner
et un filtre en porcelaine ou un filtre en membrane, pour filtrer l'échantillon d'eau. Assurez-vous
que le système de filtration est propre et stérile avant de commencer. La taille des pores du filtre
doit être suffisamment petite pour retenir les bactéries Salmonella Typhi.

4. Transfert du filtre: Après filtration, retirez avec précaution le filtre de l'entonnoir stérile à
l'aide d'une pince stérile. Transférez le filtre dans une boîte de Pétri stérile contenant le milieu de
culture approprié, tel que le bouillon nutritif ou le TTBG.

5. Incubation: Placez la boîte de Pétri contenant le filtre et le milieu de culture dans une étuve ou
un incubateur réglé à une température appropriée pour la croissance de Salmonella Typhi,
généralement autour de 37°C. Laissez l'échantillon incuber pendant une période de temps
spécifiée, généralement de 24 à 48 heures.

6. Observation et analyse: Après l'incubation, examinez attentivement la boîte de Pétri à la


recherche de colonies bactériennes qui pourraient correspondre à Salmonella Typhi. Les colonies
de Salmonella Typhi sont généralement de couleur rose-rouge et peuvent présenter des
caractéristiques distinctes sur les milieux de culture sélectifs tels que le TTBG.

7. Confirmation de l’identité: Pour confirmer l'identité de Salmonella Typhi, des tests


supplémentaires peuvent être nécessaires, tels que des tests biochimiques
g. recherche de Pseudomonas aeroginosa

Principe:

La méthode de filtration repose sur la récupération des microorganismes présents dans un


échantillon d'eau en les filtrant à travers une membrane poreuse. La membrane retient les
bactéries et permet de les concentrer en un endroit précis, ce qui facilite leur détection et leur
culture ultérieure.

Mode opératoire:

Voici les étapes générales pour la culture de Pseudomonas aeruginosa à partir d'un échantillon
d'eau par la méthode de filtration:

1. Préparation des milieux de culture: Préparez les milieux de culture appropriés pour la
croissance des Pseudomonas aeruginosa. Le milieu de culture le plus couramment utilisé est
l'agar nutritif, mais d'autres milieux sélectifs spécifiques peuvent également être utilisés en
fonction des objectifs de l'étude.

2. Préparation des membranes de filtration: Stérilisez les membranes de filtration en les plaçant
dans un autoclave ou en utilisant une filtration sous pression à travers un filtre stérile. Assurez-
vous que les membranes sont stériles avant de commencer la filtration.

3. Filtration de l'échantillon d’eau: Placez la membrane de filtration stérile sur un entonnoir


Büchner connecté à un système de filtration sous vide. Versez doucement l'échantillon d'eau à
travers l'entonnoir pour le faire passer à travers la membrane de filtration. La membrane
retiendra les bactéries présentes dans l'échantillon.

4. Récupération de la membrane de filtration: Retirez la membrane de filtration de l'entonnoir


Büchner avec des pinces stériles. Manipulez la membrane avec précaution pour éviter toute
contamination externe.

5. Transfert sur le milieu de culture : Transférez délicatement la membrane de filtration sur la


surface d'un milieu de culture approprié pour les Pseudomonas aeruginosa. Appuyez légèrement
sur la membrane avec une spatule stérile pour assurer un bon contact entre la membrane et le
milieu de culture.

6. Incubation: Incubez les boîtes à pétris à une température et une durée appropriées pour la
croissance des Pseudomonas aeruginosa. Habituellement, une température de 37°C pendant 24 à
48 heures est recommandée, mais cela peut varier en fonction des conditions spécifiques.
h. Recherche des bactéries anaérobies sulfuro-reductrices

Principe

La filtration par membrane est une méthode couramment utilisée pour la séparation et la
concentration des bactéries présentes dans un échantillon d'eau. Dans le cas spécifique des
bactéries anaérobies sulfuro-réductrices nous allons utiliser le milieu tryptone sulfite néomycine.

Mode opératoire

1. Préparation du milieu de culture : Préparez le milieu tryptone sulfite néomycine conformément


aux instructions du fabricant. Assurez-vous de suivre les bonnes pratiques de laboratoire pour
éviter toute contamination.

2. Préparation de la membrane de filtration : Choisissez une membrane de filtration appropriée


pour la taille des bactéries que vous souhaitez isoler. Les membranes en nitrocellulose ou en
esters de cellulose sont souvent utilisées. Assurez-vous que la membrane est stérile avant de
l'utiliser.

3. Filtration de l'échantillon d'eau : Stérilisez le système de filtration en le passant avec de


l'alcool à 70% ou en utilisant une méthode appropriée. Placez la membrane de filtration dans un
entonnoir Büchner ou un dispositif de filtration adapté. Filtrez l'échantillon d'eau à travers la
membrane en appliquant une légère aspiration ou en utilisant une pompe à vide. Assurez-vous
que l'échantillon d'eau est bien réparti sur toute la surface de la membrane.

4. Rinçage de la membrane : Rincez la membrane avec un tampon approprié pour éliminer les
contaminants non adhérents. Le tampon de rinçage peut être un tampon physiologique, une
solution saline stérile ou tout autre tampon approprié.

5. Transfert de la membrane : À l'aide d'une pince stérile, transférez la membrane filtrante dans
une boîte de Pétri contenant le milieu de culture tryptone sulfite néomycine. Assurez-vous que la
membrane est en contact avec le milieu de culture.

6. Incubation : Incubez la boîte de Pétri dans des conditions appropriées pour favoriser la
croissance des bactéries anaérobies sulfuro-réductrices 37⁰C pendant 24h ou 48h.

7. Observation des colonies : Après l'incubation, examinez la boîte de Pétri pour observer la
croissance des colonies bactériennes. Les bactéries anaérobies sulfuro-réductrices peuvent
généralement former des colonies caractéristiques avec une coloration spécifique. Notez les
caractéristiques des colonies et effectuez des tests supplémentaires pour confirmer l'identification
des bactéries isolées.
h. Recherche de Shigella dysenteria

Principe:

La culture de Shigella dysenteriae à partir d'un échantillon d'eau repose sur la capacité de la
bactérie à se développer sur un milieu de culture spécifique.

Mode opératoire

1. Préparation du milieu de culture sélectif: Un milieu de culture sélectif est utilisé pour inhiber
la croissance d'autres bactéries présentes dans l'échantillon d'eau et favoriser la croissance de
Shigella dysenteriae. Le milieu sélectif le plus couramment utilisé est le milieu de culture de
MacConkey agar contenant un antibiotique tel que le sel de bile.

2. Préparation de l'échantillon d’eau: L'échantillon d'eau est prélevé et dilué pour obtenir une
concentration appropriée de bactéries présentes. Il peut être filtré pour éliminer les particules et
les impuretés indésirables.

3. Inoculation de l'échantillon sur le milieu: Une boucle ou une pipette stérile est utilisée pour
transférer une petite quantité de l'échantillon d'eau sur la surface du milieu de culture sélectif.
L'échantillon est ensuite étalé sur le milieu en effectuant des mouvements de va-et-vient.

4. Incubation : Les boîtes de culture contenant l'échantillon d'eau inoculé sont placées dans une
étuve ou un incubateur à une température optimale pour la croissance de Shigella dysenteriae,
généralement autour de 37 °C. Les bactéries sont incubées pendant une période de 24 à 48
heures.

5. Observation: Après l'incubation, les colonies bactériennes apparaissent sur le milieu de


culture. Les colonies de Shigella dysenteriae ont généralement une apparence caractéristique, qui
peut être confirmée par des tests supplémentaires.

6. Identification: Pour confirmer que les colonies sont bien Shigella dysenteriae, des tests
biochimiques peuvent être effectués. Ces tests permettent de déterminer les caractéristiques
métaboliques et antigéniques de la bactérie.
3. RÉSULTATS ATTENDUS

Nous espérons par ce travail recenser tous les puits et forages du quartier Elengesa, et toujours
par le biais de ce travail nous allons également sélectionner quelques puits et forages pour enfin
avoir une une image représentative des eaux souterraines de ce même quartier.

Nous espérons que ce travail nous permettra de déterminer les paramètres physico-chimiques des
eaux de puits et de forages du quartier Elengesa ainsi que d'effectuer les analyses
microbiologiques de ces dernières.

Nous envisageons que les résultats des analyses des eaux souterraines d'Elengesa profiteront
plus pour la population du quartier sur leurs manières d'utiliser ces eaux.
RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE

1. Achi, 2016; caractéristiques physico-chimiques d’une cour d'eau (cas d'Oued charef) dans
la région de Guelma (nord-est algérien).

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3. Ben Ali et Al.2022; contribution à l'étude qualitative des eaux d'irrigation de sources et
de forages de T'kout de willaya de batna, mémoire de master, université de Biskra

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et bactériologique des eaux de certains puits de la ville de Meknès, Maroc

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leurs pouvoirs entartrant, mémoire de master, université, A, MIRA-BEJALA , faculté de
technologie

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Sciencesagronomiques ; Université Mohammed El Bachir El Ibrahimi B.B.A
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