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Introduction à la génétique et ses concepts

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Introduction à la génétique et ses concepts

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Génétique

Génome, chromosomes, allèles :


 On appelle génome, le contenu élémentaire d’ADN d’un organisme.
 Les cellules qui contiennent deux génomes sont dits diploïdes alors que les cellules qui en
contiennent qu’un seul sont haploïdes.
 Le génome est lui-même constitué d’une ou plusieurs molécules d’ADN, organisées en
chromosomes. Les gènes sont les régions fonctionnelles de l’ADN chromosomique.
 Deux chromosomes possédant le même ensemble de gènes sont dits homologues.
 Chaque gène occupe un emplacement particulier le long du chromosome, emplacement
appelé locus (loci au pluriel). Toutes les formes allèliques d’un gène se trouvent à des
positions semblables sur des chromosomes homologues.
 Un allèle est une variante donnée d’une séquence d’ADN au sein d’une espèce. Du fait
des mutations, un gène peut être modifié en plusieurs formes mutuellement exclusives
appelées allèles.
 Tous les gènes portés par un même chromosome sont dits liés et appartiennent au même
groupe de liaison.
 Le phénotype est le caractère génétique visible d’un organisme alors que le génotype est
l’ensemble des gènes d’un individu qui le constitue.
Gamète, zygote, méiose et mitose :
 Une gamète est une cellule reproductrice de type haploïde qui a terminé la méiose et la
différenciation cytoplasmique.

 Le zygote, aussi appelé cellule oeuf, est la toute première cellule diploïde d'un individu,
elle contient donc tout le matériel génétique nécessaire à l'édification et au maintien de
l'être vivant. Le zygote résulte de la fusion d'un gamète mâle et d'un gamète femelle
(fécondation) donc, quelque soit le cycle de développement de l'espèce, l'oeuf sera
toujours diploïde.
 L'homozygote est un individu dont les deux allèles situés sur le même locus d'un même
chromosome (ou chromosome homologue) sont identiques. Les individus homozygotes
donnent une population de descendants identiques à eux-mêmes en ce qui concerne le
caractère considéré, on parle alors de lignée pure.
 Un organisme est hétérozygote pour un gène quand il possède deux allèles différents de
ce gène sur un même locus pour chacun de ses chromosomes homologues.
 La mitose est la division nucléaire associée à la division des cellules somatiques.
 La méiose est le nom donné aux deux divisions nucléaires successives, méiose I et méiose
II, qui se déroulent dans les méiocytes.
Relations entre allèles :
 Si le phénotype d’un hétérozygote ne rend compte que de la présence d’un seul allèle, cet
allèle est dit dominant.
 L’allèle dont on n’observe pas l’expression au niveau phénotype est dit récessif.
 L’allèle dominant est toujours représenté par une lettrer majuscule.
 L’allèle récessif est toujours représenté par une lettrer minuscule.
 Lorsqu’un phénotype est plus fréquent que l’autre, il est appelé sauvage, le second étant
de type mutant. On symbolise l’allèle sauvage par un +.
 Les individus représentés par Aa sont appelés hétérozygotes ou parfois hybrides, alors que
les individus d’une lignée pure sont appelés homozygotes. Donc une plante AA est dite
homozygote dominante ; une plante aa est homozygote pour l’allèle récessif ou
homozygote récessive.

 Des lignées pures produisent des descendants F 1 hétérozygotes pour un gène. On appelle
parfois ce type d’hétérozygotes, des monohybrides. L’autofécondation ou le croisement
d’individus hétérozygotes F1 identiques est appelé croisement monohybride, et c’est ce
type de croisement qui a donné les rapports de descendants 3:1.
 Si les deux gènes sont situés sur des chromosomes différents, les paires de gènes sont
séparés par un point-virgule (Aa ; Bb). S’ils sont situés sur le même chromosome, les
allèles d’un chromosome sont écrits côte à côte et séparés de ceux situés sur l’autre
chromosome par une barre oblique (AB/ ab).
 Si l’on ignore si les gènes sont situés ou non sur le même chromosome, on sépare les
gènes par un point (Aa . Bb).
 Un double hétérozygote est appelé un dihybride.
 Lorsqu’un hétérozygote présente un phénotype intermédiaire entre ceux des deux
homozygotes, chaque allèle étant capable d’un certain degré d’expression face à l’autre,
on parle de codominance.
 Certains allèles ne se manifestent que par la mort de l’individu avant la maturité, lors de la
période prénatale. De tels allèles sont dits létaux.
 La capacité d’un gène d’être exprimé au niveau du phénotype est appelée pénétrance.
 Un caractère, même pénétrant, peut s’exprimer de façon variable. Le degré d’expression
est appelé expressivité.
Variation génétique :
 L’essentiel de la génétique est basé sur la variation héréditaire.
 On appelle variants les individus qui présentent des différences.
 Dans la variation discontinue, un caractère existe dans la population sous deux formes
distinctes ou plus, appelées phénotypes.
 La constitution allélique (ou génétique) d’un organisme est son génotype, qui est le
pendant héréditaire de son phénotype.
 Les généticiens distinguent deux catégories de variation discontinue, sur la base de
différences alléliques simples. Dans une population naturelle, l’existence de deux variants
discontinus courants ou plus est appelée polymorphisme et les différentes formes sont
appelées des morphes.
 Les variants discontinus rares sont appelés mutants tandis que le phénotype le plus
courant est défini comme le type sauvage.
 Un caractère présentant une variation continue affiche une gamme ininterrompue de
phénotypes dans la population (taille, poids, intensité de la couleur,e.t.c.).
Mode de transmission héréditaire de la variation discontinue :
 La transmission autosomique est basée sur la variation de gènes uniques présents sur les
chromosomes non sexuels (autosomes).
 La transmission liée au sexe est la variation de gènes uniques présent sur les
chromosomes sexuels.
 La transmission sytoplasmique est causée par la variation de gènes uniques présents sur
les chromosomes des organites.
Relation gènes-environnement :
Les gènes ne peuvent seuls dicter la structure d’un organisme. Mais il est évident que presque
toutes lesdifférences entre espèces sont dues à des différences entre leurs génomes. L’organisme
réagit différemment non seulements aux environnements qu’il rencontre, mais également à
l’ordre dans lequel il les rencontre. La drosophile, par exemple, se développe en temps normal à
25°C. Si la température est brièvement augmentée à 37°C au début du stade pupal de son
développement, la mouche adulte sera dépourvue du patron normal des veines sur ses ailes.
Pourtant, si ce choc thermique est administré 24 heures plus tard, le patron des veines sera
normal.
Norme de réaction :
L’ensemble des relations environnement-phénotype pour un génotype déterminé est sa norme de
réaction.
La drosophile possède trois normes de réaction pour trois génotypes de la taille des yeux. Le
tableau indique la variation du nombre de facettes des yeux en fonction de la température de
l’environnement.

Bruit de fond développemental :


On appelle bruit de fond développemental des évènements aléatoires au cours du développement
qui conduisent à des variations du phénotype.

Lois et expériences de Mendel :


Mendel choisit d’étudier le pois pour deux raisons essentielles. Il pouvait trouver chez les
grenaitiers un vaste éventail de variétés de pois, de formes et de couleurs distinctes, aisément
identifiables et analysables. En second lieu, les fleurs de pois peuvent soit s’autoféconder, soit
subir une fécondation croisée. Mendel choisit d’étudier sept caractère différents.

Pour chacun des caractères choisi, Mendel se procura des lignes végétales, qu’il cultiva pendant
deux ans afin d’être sûr de disposer de lignées pures. Une lignée pure est une population dont les
individus donnent des descendants identiques à eux-mêmes en ce qui concerne le caractère
considéré.
Deux des variétés de pois étudiées par Mendel se révélèrent pures quant au caractère « couleur de
la fleur ». L’une des lignées donnait des fleurs violettes, l’autre des fleurs blanches. On dit de
chacune des paires de lignées choisies par Mendel qu’elle repésente une différence au niveau
d’un caractère.
Dans l’une de ses premières expériences, Mendel prit du pollen d’une plante à fleurs blanches
pour polliniser une plante à fleurs violettes.

On appelle ces plantes originaires de lignées pures la génération parentale P. Toutes les plantes
issues de ce croisement eurent des fleurs violettes. C’est la première génération filiale F 1. Mendel
laissa ensuite les plante F 1 s’autoféconder. Résultat intéressant, certaines d’entre elles donnèrent
naissance à des plantes à fleurs blanches : le phénotype avait réapparu dans un rapport 3 :1.

Mendel répéta cette opération pour les six autres paires de différences des caractères héréfitaires
du petit pois. Il trouva le même rapport 3 :1. Il inventa les termes dominant et récessif pour
décrire ce phénomène. Le phénotype violet est dominant par rapport au phénotype blanc et ce
dernier est récessif par rapport au phénotype violet.
Mendel démontra ensuite que la classe des individus F 2 arborant le phénotype dominant contenait
en fait deux sous-classes génétiquement distinctes. En l’occurrence, il travaillait sur le caractère
« couleur de la graine ». La couleur des graines utilisées par Mendel était soit jaune soit verte. Il
croisa une lignée pure à graines jaunes avec une lignée pure à graines vertes et observa que tous
les pois de la F1 étaient jaunes. Mendel fit alors pour une génération F 1 de plantes à partir de ces
graines et les laissa s’autoféconder. Les pois qui se formèrent sur ces plantes de la F 1 onstituaient
la génération F2. Il observa encore le rapport 3 :1.
Il laissa ces plantes s’autoféconder pour obtenir la génération F 3. Il trouva qu’une partie des pois
étaient tous jaunes, et que les plantes restantes avaient à la fois des pois jaunes et des pois verts
dans un rapport 3 :1. En outre les plantes obtenues à partir des pois verts ne produisirent que des
pois verts.

L’étude des autofécondations révéla que le rapport phénotype 3 :1 de la génération F2 était en fait
un rapport polus fondamental 1 :2 :1.
De ses résultats, Mendel déduisit l’explication suivante :
 L’existence de gènes : Ce sont des déterminants hériditaires d’une nature particulaire.
 Les gènes existent par paires : Les phénotypes alternatifs d’un caractère sont déterminés
par différentes formes d’un même gène. Les différentes formes d’un gène sont appelées
allèles. Dans les plants de pois adultes, chaque gène est présent en deux exemplaires dans
chaque cellule, ce qui constitue une paire de gènes. Dans des plantes différentes, une paire
de gène peut comporter les deux mêmes allèles ou des allèles différents de ce gène. Les
plantes de la F1 devaient posséder un allèle responsable du phénotype dominant et un
autre allèle, responsable du phénotype récessif, celui qui se révèle seulement dans les
générations ultérieures.
 Le principe de la ségrégation : Les membres de chaque paire de gènes se disjoignent ou
ségrègent de manière égale lors de la formation des gamètes, ovules ou spermatozoïdes.
 Contenu génétique : Par conséquent, chaque gamète ne porte qu’un seul membre de
chaque paire de gènes.
 Fécondation aléatoire : L’union de deux gamètes parentaux pour former la première
cellule (zygote) d’un nouveau descendant est aléatoire.

Mendel vérifia son modèle en croisant une plante F 1 obtenue à partir d’un pois jaune avec une
plante obtenue à partir d’un pois vert. Mendel obtint le rapport 1:1 attendu et la confirmation de
la ségrégation égale de A et de a chez les individus de la F1.
C’est ce concept de ségrégation égale que l’on appelle la première loi de Mendel :
Les deux membres d’une paire de gènes se disjoignent (ou ségrègent) lors de la formation des
gamètes, de telle manière qu’une moitié des gamètes reçoit l’un des membres de la paire et la
moitié restante, l’autre.

Mendel analysa ensuite les descendants de lignées pures qui diffèrent par deux caractères. Ces
deux caractères étaient la forme et la couleur des graines. Les phénotypes de la forme des graines
étaient rond (R) et ridé (r). Le croisement monohybride Rr x Rr donnait un rapport de descendant
3R :1r. Pour réaliser un croisement dihybride, Mendel débuta son étude avec deux lignées
parentales pures. L’une comportait des graines jaunes ridées. Puisque Mendel n’avait aucune idée
de la localisation des gènes sur les chromosomes, on utilise la représentation [Link]. L’autre lignée
avait des graines vertes et rondes, donc [Link]. Le croisement de ces deux lignées produisait des
graines F1 dihybrides de génotype [Link] qui s’Mavèrent rondes et jaunes. Ce résultat montrait
que la dominance de R sur r et Y sur y n’était pas touchée par l’hétérozygotie pour l’une ou
l’autre paire de gènes dans le dihybride [Link]. Mendel réalisa ensuite le croisement dihybride par
autofécondation du dihybride F1 pour obtenir la génération F2. Les graines F2 étaient de quatres
types dans un rapport 9 :3 :3 :1

Mendel additionna les nombres d’individus de certaines classes phénotypiques de la F2 pour


déterminer si les rapports 3 :1 des F2 monohybrides étaient toujours présents. Il remarqua que
pour la forme des graines, le résultat était proche de 3 :1. Pour la couleur des graines, le résultat
était aussi proche de 3 :1. La présence de ces deux rapports 3 :1 cachés dans le rapport 9 :3 :3 :1 a
permis à Mendel de réaliser qu’il s’agissait en fait simplement de la combinaison au hasard de
deux rapports 3 :1.

La signification de la combinaison des deux rapports 3 :1 consitue la seconde loi de Mendel :


Des paires de gènes différentes s’assortissent indépendamment les unes des autres lors de la
formation des gamètes.

Croisement monofactoriels fondamentaux :


Test cross :
Si on ne connaît pas complètement le génotype d’un hétérozygote, on le croise avec un
homozygote récessif connu. La descendance permet alors de déterminé le génotype.

Dans ce cas, le parent de génotype inconu ne produit que des gamètes A, il est donc homozygote
AA.

Si un individu F1 est croisé par un de ses parents, on parle de backcross.


Croisement difactoriel :
On parle de dihybridisme quand, chez un diploïde, deux loci sont hétérozygotes. Un tel individu
produit quatre sortes de gamètes différents avec des fréquences égales.

Lorsque deux hybrides sont croisées, quatre catégories de gamètes sont produites par chacun
d’eux avec des fréquences égales.
Chromosomes sexuels :
La plupart des animaux et de nombreux végétaux présentent un dimorphisme sexuel. En d’autres
termes, un individu peut être soit mâle, soit femelle. Dans la majorité des cas, le sexe est
déterminé par des chromosomes sexuels particuliers. Dans ces organismes, il y a deux catégories
de chromosomes, les chromosomes sexuels et les autosomes (chromosomes autres que sexuels).
Les lois de l’hérédité mendelienne s’appliquent aux autosomes. La plupart des chromosomes
d’un génome sont des autosomes. Les chromosomes sexuels sont moins nombreux et
généralement les organismes diploïdes en comportent une seule paire.

Les cellules du corps humain contiennent 46 chromosomes : 22 paires homologues d’autosomes


plus 2 chromosomes sexuels. Chez les femmes, il y a une paire de chromosomes sexuels
identiques, appelés les chromosomes X. Chez les hommes, il y a une paire de chromosomes
identiques, consituée d’un X et d’un Y. Le chromosome Y est nettement plus court que le
chromosome X. Lors de la méiose chez les femmes, les deux chromosomes X s’apparient et se
disjoignent comme des autosomes, de sorte que chaque ovule reçoit un chromosome X. On dit
donc que la femme est le sexe homogamétique. Lors de la méiose chez les hommes, le X et Y
s’apprient sur une courte région, ce qui garantit que le X et le Y se séparent, de façon à ce que la
moitié des spermatozoïdes reçoive le X et l’autre moitié le Y. L’homme est donc le sexe
hétérogamétique.

Cas de la drosophile :
La mouche du vinaigre Drosophila melanogaster, a été l’un des organisme de recherche les plus
importants en génétique. Son cycle de vie court en est une des raisons. Les drosohpiles ont
également des femelles XX et des mâles XY. Cependant, le mécanisme de détermination du sexe
chez la drosophile diffère de celui des mammifères. Chez la drosophile, c’est le nombre X qui
détermine le sexe : deux X aboutissent à une femelle et un X à un mâle. Chez les mammifères, la
présence du Y détermine la masculinité et son absence détermine la féminité.
Chromosomes sexuels
Espèce XX XY XXY XO
Drosophile ♀ ♂ ♀ ♂
Homme ♀ ♂ ♂ ♀
Régions différentielles :
Les généticiens ont divisé les chromosomes X et Y de certaines espèces en régions homologues
et non homologues. Ces dernières sont appelées des régions différentielles. Ces régions
différentielles contiennent des gènes qui n’ont pas d’équivalent sur l’autre chromosome sexuel.
On dit que les gènes situés dans les régions différentielles sont hémizygotes chez les mâles. Les
gènes de la région différentielle du X présentent un mode de transmission héréditaire appelé
liaison à l’X ; ceux situés dans la région homologue présentent ce que l’on pourrait appeler une
liaison à l’X et à l’Y. En général, on dit que les gènes situés sur les chromosomes sexuels
présentent une liaison au sexe.

Les gènes situés dans les régions différentielles des chromosomes sexuels présentent des modes
de transmission liés au sexe. Les modes de transmission des gènes présents sur les autosomes
produisent des descendants mâles et femelles ayant les mêmes proportions phénotypiques,
comme le montrent les données de Mendel. Cependant, les croisements suivant la transmission
des gènes situés sur les chromosomes sexuels montrent souvent des rapports phénotypiques
différents chez les descendants mâles et femelles.
Cas de la drosophile :

La couleur de type sauvage de la drosophile est touge foncé, mais on connaît des lignées pures
avec les yeux blancs. Cette différence de phénotype est déterminé par deux allèles d’un gène
situé dans la région différentielle du chromosome X. Lorsqu’on croise des mâles à yeux blancs
avec des femelles à yeux rouges, tous les descendants de la F1 ont des yeux rouges, ce qui montre
que l’allèle blanc est récessif. Le croisement des mâles et des femelles F1 à yeux rouges produit
un rapport 3 :1 dans la F2, entre les mouches à yeux rouges et les mouches à yeux blancs, mais
toutes les mouches à yeux blancs sont des mâles. Ce mode de transmission s’explique par la
localisation des allèles dans la région différentielle du chromosome X ; il s’agit d’une liaison à
l’X. Un croisement réciproque entre des femelles à yeux blancs et des mâles à yeux rouges donne
une F1 dans laquelle toutes les femelles ont des yeux rouges, mais où tous les mâles ont des yeux
blancs. La F2 est consituée pour moitié de mouches à yeux blancs des deux sexes et pour moitié
de mouches à yeux rouges.

Génétique médicale :
Arbre généalogique et pedigree :
Les unions humaines présentent des modes de transmission héréditaire, à la fois du type
mendelien et de la liaison au sexe. Les généticiens doivent se contenter d’examiner les archives
dans l’espoir d’y découvrir des unions informatives qui seraient apparues par hasard. Ce type
d’examen s’appelle une analyse d’arbre généalogique. Le premier membre d’une famille qui
retient l’attention d’un généticien est appelé le propositus.
Maladies autosomiques récessives :
Le phénotype affecté par une maladie autosomique récessive est déterminé par un allèle récessif
et le phénotype normal correspondant est déterminé par un allèle dominant.
Maladies autosomiques dominantes :
Ici, c’est l’allèle normal qui est récessif et l’allèle anormal qui est dominant.
Maladies récessives liées à l’X :
Les phénotypes récessifs dont la transmission à l’X présentent typiquement les caractéristiques
suivantes dans les arbres généalogiques :
 Beaucoup plus d’homme que de femmes présentent le phénotype étudié. Ceci est dû au
fait qu’une femme présentant le phénotype ne peut être issue que d’une union entre une
mère et un père portant tous deux l’allèle, tandis que l’homme présentant le phénotype
peut apparaître lorsque la mère seule porte l’allèle. Si l’allèle récessif est particulièrement
rare, presque tous les individus présentant le phénotype sont des hommes.
 Aucun des descendants d’un homme affecté n’est lui-même affecté, mais toutes ses filles
seront des « porteuses ».
 Aucun des fils d’un homme affecté ne présente le phénotype étudié, ni ne transmettra la
maladie à sa descendance. Ceci parce que le fils reçoit son chromosome Y de son père et
ne peut pas recevoir également le chromosome X de son père.
Maladies dominantes liées à l’X :
Ces maladies présentes les caractéristiques suivantes :
 Les hommes affectés transmettent la maladie à toutes leurs filles mais à aucun de leurs
fils.

 Les femmes mariées à des hommes non affectés transmettent la maladie à la moitié de
leurs fils et de leurs filles.

Mitose et méiose :
La mitose est la division nucléaire associée à la division des cellules somatiques (les cellules d’un
eucaryote qui ne sont pas destinées à devenir des cellules sexuelles). Les étapes du cycle de
divisoon cellulaire sont similaires chez la plupart des organismes. Les deux grandes parties du
cycle sont l’interphase et la mitose. L’évènement clé de l’interphase a lieu au cours de la phase S
lors de laquelle l’ADN de chaque chromosome devient une paire de chromatides sœurs associées.
Ces chromatides sœurs ne sont pas visibles lors de l’interphase mais apparaissent au cours de la
prophase, un stade précoce de la mitose au cours duquel les chromosomes se contractent en une
succession de tours qui facilient leur séparation. L’étape suivante est la métaphase, lors de
laquelle les paires de chromatides sœurs sont tirées vers les extrémités opposées de la cellule par
les microtubules qui se fixent aux centromères. Les microtubules appartiennent au fuseau
nucléaire, un groupe de fibres parallèles qui s’étendent d’un pôle lors de la cellule à l’autre. Les
chromosomes ont fini de gagner les pôles lors de la télophase, au cours de laquelle une membrane
nucléaire se reforme autour de chaque noyau et la cellule se divise en deux cellules filles. Chaque
cellule fille reçoit l’une des paires de chromatides sœurs, qui deviennent alors des chromosomes à
part entière. Ce type de division produit donc deux cellules génétiquement identiques à partir
d’une cellule mère. Les deux processus fondamentaux de la mitose sont la réplication et la
ségrégation (division).

La méiose est le nom donné aux deux divisions nucléaires successives appelées méiose I et
mésiose II, qui se déroulent dans des cellules spéciales. Les deux divisions méiotiques et les
divisions cellulaires associées donnent naissance à un groupe de quatres cellules appelées
produits de la méiose. Chez les animaux et les végétaux, les produits de la méiose deviennent les
gamètes haploïdes. Chez l’homme et les autres animaux, la méiose se déroule dans les gonades et
les produits de la méiose sont les gamètes. Chez les plantes à fleurs, la méiose se déroule dans les
anthères et les ovaires. Les produits de la méiose sont les méiospores, qui donnent naissance aux
gamètes. Avant la méiose, une phase S duplique chaque ADN chromosomique pour former des
chromatides sœurs, exactement comme lors de la mitose. Comme dans la mitose également, les
chromatides sœurs deviennent visibles lors de la prophase I. Toutefois, à l,opposé de la mitose,
les chromosomes homologues s’apparient ensuite, lors de la métaphase I, pour former des
groupes de quatres chromatides appelés tétrades. Les chromatides sœurs s’engagent dans un
processus de cassure et de réunion appelé crossing-over. Lors de l’anaphase I, chacune des deux
paires de chromatides sœurs gagne un noyau fils différent. Lors de l’anaphase II, les chromatides
sœurs sont elles-mêmes tirées vers les noyaux fils résultant de cette division. Les évènements
fondamentaux de la méiose sont donc la réplication de l’ADN, suivie de l’appariement des
homologues, de leur ségrégation puis d’une autre ségrégation. Pour chaque type de chromosome,
le nombre de molécule d’ADN évolue de la façon suivante et chaque produit de
la méiose doit donc contenir un chromosome de chaque type, soit la moitié du nombre de
chromosomes du méiocyte d’origine.
La méiose est le nom donné aux deux divisions nucléaires successives, méiose I et méiose
II, qui se déroulent dans les méiocytes. La méiose débute par l’interphase suivi de la prophase I.
La prophase I englobe les stades leptotène, zygotène, pachytène diplotène et diacinèse. C’est
durant la prophase I que les chromosomes passent d’une structure filiforme à une structure
condensée. Au cours de la métaphase I, chaque paire d’homologues se retrouve dans le plan
équatorial de la cellule. Durant l’anaphase I, les chromosomes gagnent les pôles opposés et la
première division nucléiare se réalise à la télophase I. C’est la fin de la première méiose. Le
même processus se déroule dans la méiose II pour chacune des deux cellules ce qui conduit à la
formation de quatres chromatides appelés tétrades.

Théorie chromosomique de l’hérédité


Théorie chromosomique de l’hérédité de Sutton et Boveri :
Ces chercheurs ont constaté, de façon indépendante, que le comportement des particules de
Mendel aux cours de la production des gamètes chez les pois était exactement parallèle à celui
des chromosomes lors de la méiose : les gènes existent par paires, les chromosomes aussi ; les
allèles d’un gène subissent une ségrégation égale entre les gamètes (comme les membres d’une
paire de chromosomes homologues) ; les gènes différents se comportent de façon indépendante
(comme les paires de chromosomes différentes).
Les deux chercheurs arrivèrent à la même conclusion : le comportement parallèle des gènes et des
chromosomes suggérait que les gènes sont situés sur les chromosomes.
Elinor Carothers découvrit une situation chromosomique inhabituelle chez certaines sauterelles –
une situation qui permit de vérifier de façon directe que des paires différentes de chromosomes
subissent effectivement une ségrégation indépendante. En étudiant les testicules de ces
sauterelles, elle découvrit une paire de chromosomes dont les membres n’étaient pas identiques ;
une telle paire est dite hétéromorphe et les chromosomes qui la constituent ne présentent
probablement qu’un homologie partielle. De plus, elle découvrit un autre chromosome, non
apparenté à la paire hétéromorphe qui n’avait aucun partenaire avec lequel s’apparier. Carothers
se servit de ces chromosomes inhabituels comme des marqueurs cytologiques visibles pour
l’étude du comportement des chromosomes lors de l’assortiment. En observant les noyaux lors de
l’anaphase, elle put compter le nombre de fois où chaque chromosome dissenblable de la paire
hétéromorphe migrait vers le même pôle que le chromosome sans partenaire. Elle vit que les
deux schémas possibles de migration chromosomique se produisaient à la même fréquence. Les
résultats suggèrent que l’assortiment des chromosomes non homologues est indépendant.
Preuves issues de la liaison au sexe :
La plupart des croisements analysés donnèrent les mêmes résultats que les croisements
réciproques, comme le montra Mendel. La première exception à ce schéma fut découverte en
1906 par doncaster et Raynor. Ils étudiaient la couleur de l’aile chez un papillon, la phalène du
groseillier en utilisant deux lignées différentes : une lignée à ailes claires et une à ailes sombres.
Lorsque des femelles à ailes claires étaient croisées avec des mâles à ailes sombres, toute la
descendance avait des ailes sombres, ce qui montre que l’allèle déterminant les ailes claires est
récessif. Toutefois, dans le croisement réciproque (femelle sombre x mâle clair), tous les
descendant femelles avaient des ailes claires et tous les descendants mâles, des ailes sombres. Ces
deux croisements réciproques ne donnaient donc pas les mêmes résultats et les phénotypes des
ailes dans le second croisement, étaient associés au sexe des papillons.

Bateson étudiait la transmission du motif du plumage chez les poulets. Une des lignées avait des
plumes présentant une alternance de bandes sombres et claires, un phénotype appelé « barré ».
Une autre lignée, « non-baréée », avait des plumes de couleur uniforme. Dans le croisement mâle
barré x femelle non-barrée, tous les descendant étaient barrés, ce qui montrait que l’allèle non-
barré était récessif. Toutefois, le croisement réciproque produisait des mâles barrés et des
femelles non-barrées. Une fois encore, le résultat était une descendance femelle avec le
phénotype du père et une descendance mâle avec le phénotype de la mère.

L’explication de ces résultats vint du laboratoire de Morgan. La couleur normale de l’œil de la


drosophile est rouge foncé. Très tôt, Morgan découvrit un mâle aux yeux complètement blancs. Il
découvrit une différence entre les croisements réciproques ainsi qu’une association de rapports
phénotypiques distincts avec les différents sexes de la descendance. Ce résultat ressemblait
beaucoup à ceux des exemples des poulets et des papillons, mais il y avait une différence : chez
les poulets et les papillons, les descendants sont semblable au parent de sexe opposé – lorsque les
parents mâles portent les allèles récessifs ; dans les croisements de drosophiles, ce résultat est
observé lorsque les parents femelles portent les allèles récessifs.

En 1891, lors de teavaux sur les mâles d’une espèce d’hémiptère, Henking découvrit que les
noyaux en cours de méiose contenaient 11 paires de chromosomes ainsi qu’un élément non
apparié qui migrait vers l’un des pôles lors de la première division méiotique. Henking appela cet
élément non apparié un corps X ; il l’interpréta comme un nucléole, mais des études ultérieures
montrèrent qu’il s’agissait d’un chromosome. Des éléments non appariés analogues furent par la
suite découverts dans d’autres espèces. En 1905, Wilson remarqua que les femelles de Protenor
ont six paires de chromosomes, alors que les mâles en ont cinq, plus un chromosome non apparié.
Stevens découvrit en 1905 que les mâles et les femelles du coléoptère Tenebrio possèdent le
même nombre de chromosomes, mais l’une des paires de chromosomes mâle est hétéromorhpe.
Un des membres de la paire hétéromorphe est identique aux membres d’une des paires de la
femelle ; Stevens l’appela chromosome X. On ne trouve jamais l’autre membre de la paire
hétéromorphe ches les femelles ; Stevens l’appela chromosome Y. elle découvrit une situation
similaire chez Drosophila, qui possède quatres paires de chromosomes dont l’une est
hétéromorphe chez le mâle.

En s’aidant de cette informationm, Morgan élabora une interprétation de ces résultats génétiques.
Il ressortait que les chromosomes X et Y déterminent le sexe de la mouche. Les femelles de
drosophile possèdent quatre paires de chromosomes tandis que les mâles ont trois paires de
chromosomes homologues et une paire hétéromorphe. Donc la méiose chez la femelle produit des
ovules qui contiennent chacun un chromosome X. Bien que les chromosome X et Y du mâle soit
hétéromorphes, il semblent s’apparier et subir une ségrégation comme des homologues. Ainsi, la
méiose chez le mâle produit-elle deux types de spermatozoïdes, l’un comportant un chromosome
X et l’autre un chromosome Y.

Morgan aborda ensuite le problème de la couleur de l’œil. Il fit l’hypothèse que les allèles dictant
la couleur rouge ou blanche de l’œil sont présents sur le chromosome X mais qu’il n’y a pas de
gène équivalent sur le chromosome Y. Les femelles auraient donc deux allèles de ce gène et les
mâles un seul. Les résultats génétiques des deux croisements réciproques s’accordaient
parfaitement avec ce que l’on savait du comportement méiotique des chromosomes X et Y.
Preuve de la théorie chromosomique :
Les corrélations existant entre le comportement des gènes et des chromosomes laissaient penser
que les gènes étaient des parties de chromosomes. Mais ces corrélations ne consituaient pas une
preuve absolue de la théorie chromosomique. La preuve irréfutable fut apporté par Bridges. Ces
travaux débutèrent par l’un des croisements de drosophiles. En désignant par X et Y les
chromosomes X et Y, nous pouvons écrire les génotypes parentaux x . Nous savons
que la descendance attendue est . Lorsque Bridges réalisa ce croisement à grande échelle,
il observa quelques exceptions parmi les descendants. Un descendant de la F1 sur 2000 était une
femelle à yeux blancs ou un mâle à yeux rouges. L’ensemble de ces individus est appelés
descendants exceptionnels de la première génération. Tous les mâles exceptionnels de la première
génération s’avérèrent stériles. Toutefois, Bridges croisa les rares femelles à yeux blancs de la
premières génération avec des mâles normaux à yeux rouges, en plus des descendants femelles à
yeux rouges et des descendants mâles à yeux blancs attendus, un proportion plus élevée de
descendants exceptionnels fut observée, 4% de femelles à yeux blancs et de mâles à yeux rouges
qui étaient fertiles. Ces descendants atypiques de mères exceptionnelles de la F1 furent appelés
descendants exceptionnels de la F2. Les femelles exceptionnelles doivent recevoir les deux
chromosomes X de leur mère, puisqu’elles sont homozygotes pour w. De même, les mâles
exceptionnels doivent recevoir leurs chromosomes X de leur père, puisque ces chromosomes
portent l’allèle w+. Bridges émit l’hypothèse que de rares accidents se produisent lors de la
méiose chez la femelle, à la suite desquels les chromosomes X appariés ne se séparent ni lors de
la première ni lors de la seconde division. Il en résulterait des noyaux méiotiques contenant soit
deux chromosomes X soit aucun. Une telle absence de ségrégation est appelée non-disjonction.
La fécondation d’ovules comportant ces types de noyaux, par des spermatozoïdes issus d’un mâle
de type sauvage va produire quatre classes zygotiques. Bridges supposa que les zygotes XXX et
YO meurent avant que leur développement soit achevé. Les deux types de descendants
exceptionnels viables attendus doivent donc être et . La stérélité s’explique si
nous supposons que le chromosome Y est indisopensable à la fertilité d’un mâle. En résumé,
Bridges explique les descendants exceptionnels de la F1 en postulant l’existence de méioses
anormales rares produisant des femelles XXY et des mâles XO viables. Il vérifia
expérimentalement ce modèle de différentes façons. Il examina au microscope les chromosomes
des descendants exceptionnels de la F1 et montra qu’ils étaient bien tels qu’il les avaient prédits,
XXY et XO. Ensuite, il prédit les appariemments chromosomiques possibles lors de la méiose
chez les femelles XXY et à partir de ces appariemments, la natures des descendants exceptionnels
qui en seraient issus à la F2. L’examen microscopique confirma toutes ses prédictions.
Génétique mendelienne des cycles vitaux des eucaryotes :
L’état diploïde est indiqué par 2n, n désignant le nombre de chromosomes dans un jeu. La plupart
des organismes (animaux et plantes à fleurs) sont le plus souvent diploïdes dans la majorité de
leur tissus. Toutefois, une grande partie de la biomasse (algues et champignons) est constituée
d’organismes qui passent la majeure partie de leurs cycles vitaux dans un état haploïde, dans
lequel chaque cellule n’a qu’un jeu de chromosomes. Les organismes qui passent une partie de
leur cycle vital dans l’état haploïde et l’autre dans l’état diploïde sont également importants. On
dit de tels organismes qu’ils présentent une alternance de générations. Tous les types de plante
présentent en fait une alternance de générations.

Cycle vital diploïde

Durant le cycle diploïde, l’organisme adulte est constitué de cellules diploïdes et la méiose a leiu
dans des cellules diploïdes spécialisées, les méiocytes que l’on trouve dans les gonades (testicules
et ovaires). Les produits de la méiose sont les gamètes (ovules ou spermatozoïdes). La fusion de
gamètes haploïdes produit un zygote diploïde, dans lequel, par mitoses successives, aboutira à un
organisme pluricellulaire.

Considérons la méiose chez un dihybride. Le génotype de la cellule est a/a et B/b. La cellule
comporte 4 chromosomes homologues longs et une d’homologues courts. À l’anaphase 1, deux
types de fixation du fuseau aux centromères conduisent à deux résultats différents de ségrégation
allélique. La méiose porduit alors quatre cellules. Comme les deux types de ségrégation sont
aussi fréquent l’un que l’autre, les cellules de génotypes A;B, a;b , A;b et a;B sont produites à la
même fréquence par la méiose. En d’autres termes, la fréquence de chacun de ces quatres
génotypes est de ¼. Cette distribution gamétique est celle postulée par Mendel pour un dihybride
et celle indiquée sur les côtés du carré de Punnett. La fusion aléatoire de ces gamètes conduit
alors à un rapport phénotypique de 9 :3 :3 :1 dans la F2.
Tous les organismes haploïdes qui subissent la méiose passent par un stade diploïde transitoire
qui fournit les méiocytes. Ces cellules qui fusionnent sont appelées, de façon inapropriée, des
gamètes, de sorte que dans ce cas, les gamètes sont produits par mitose. La méiose, comme
toujours, produits des cellules haploïdes appelées spores sexuées.

Cycle vital haploïde


Un croisement entre deux organismes haploïdes adultes ne fait intervenir qu’une méiose, alors
qu’un croisement entre deux organismes diploïdes comporte une méiose dans chacun d’eux.
Chez les haploïdes, la mitose suit le chemin suivant :
Épistasie :
Les gènes ou loci qui suppriment ou masquent l’action de gènes situés à d’autres loci sont
appelés épistasiques. Le gène ou le locus dont l’expression est supprimée est appelé hypostatique.
Epistasie dominante :
Quand l’allèle dominant A d’un locus est rersponsable d’un certain phénotype quel que soit
l’allèle B présent à l’autre locus, on dit que ce locus est epistasique sur le locus B.
Mutations
Mutations ponctuelles :
La variation génétique entre les individus est le principal fondement de l’évolution. Deux grands
processus sont responsables de la variation génétique : la mutation et la recombinaison. Une
mutation est un changement dans la séquence d’ADN d’un gène. Les nouveaux allèles produits
par mutation constituent le matériau de base pour un deuxième niveau de variation qui se produit
par recombinaison. La recombinaison est le résultat de processus cellulaires qui regroupent des
allèles de gènes différents en de nouvelles conbinaisons.

Les mutations qui surviennent sont réparties en deux catégories : les mutations induites et les
mutations spontanées. Les mutations induites sont définies comme celles qui apparaissent à la
suite d’un traitement délibéré par des mutagènes, des agents de l’environnement connus pour
augmenter le taux de mutations. Les mutations spontanées sont créées en l’absence de traitement
mutagène connu. Elles correspondent au bruit de fond mutationnel et sont sans doute la principale
source de variation génétique naturelle visible dans la population.

La fréquence d’apparitions des mutations spontanées touche généralement 1 cellule sur 10 5. Si


l’on a besoin d’un nombre élevé de mutants pour une analyse génétique, les mutations doivent
être induites. L’induction des mutations se fait à l’aide d’un traitement des cellules par des
mutagènes. La création de mutations par une exposition à des mutagènes s’appelle la mutagénèse
et on dit que l’organisme est mutagénisé.

Les mutations ponctuelles désignent généralement les modifications de paires uniques de bases
dans l’ADN ou d’un petit nombre de paires de bases adjacentes – c’est-à-dire des mutations
cartographiées en une seule position ou point dans un gène.

Il existe deux grands types de mutations ponctuelles dans l’ADN : les substitutions de bases et les
additions ou délétions de bases. Ces mutations peuvent être à leur tours divisées en sous-classes :
les transversions et les transitions.
Transition et transversion :
Une transition est un remplacement d’une base par l’autre base de la même catégorie chimique
(une purine par une purine ou une pyrimidine par une pyrimidine).

Une transversion est le remplacement d’une base appartenant à un groupe chimique par une base
appartenant à un autre groupe chimique (purine par pyrimidine ou vice-versa).
Mutations indel :
Les mutations par addition ou délétion sont désignées par le terme collectif de mutations indel.

Mutation synonyme :
La mutation change un codon spécifiant un acide aminé en un autre codon du même acide aminé.

Mutations faux-sens :
La mutation change un codon spécifiant un acide aminé en un autre codon spécifiant un autre
acide aminé. Les mutations faux-sens se divisent en deux catégories : les mutations faux-sens
conservatives et les mutations faux-sens non conservatives. La mutation est conservative lorsque
la fonction protéique n’est pas changée et est non conservative lorsque le codon spécifie un acide
aminé chimiquement dissemblable.

Mutation non-sens :
La mutation change un codon spécifiant un acide aminé par un codon stop.

Mutation par décalage du cadre de lecture :


Génétique moléculaire
Chromosome :

 Un chromosome est une molécule d’ADN double brin fortement repliée qui s’étend d’une
extrémité du chromosome à l’autre en passant par le centromère.
 Des espèces différentes ont des nombres de chromosomes qui leur sont propres. Le
nombre de chromosomes est le produit de deux autres nombres, le nombre haploïde et le
nombre de jeux de chromosomes. Le nombre haploïde, n, est le nombre de chromosomes
dans un ensemble génomique élémentaire.
 Les cellules qui ont un seul jeu de chromosomes sont dites haploïdes. Celles qui
possèdent deux jeux de chromosomes sont dites diploïdes et sont représentées par 2n.
 La taille des chromosomes peut varier considérablement. Dans le génome humain, cette
taille varie d’un facteur trois à quatre, depuis le chromosome 1 (le plus grand) au
chromosome 21 (le plus petit).
 On appelle hétérochromatine l’ensemble des matériaux qui constituent un chromosome.
La molécule d’ADN nucléaire est associée à des protéines appelées histones pour
constituer la chromatine et le complexe ADN-histones se nomme nucléosome. Le
nucléosome contient environ 200pb d’ADN et 8 histones.
 Lorsque des chromosomes sont traités avec le colorant de Feulgen qui réagit avec l’ADN,
on observe des régions distinctes qui réagissent de manière différente à la coloration. Les
régions dont la coloration est dense constituent l’hétérochromatine et les régions
faiblement colorées, l’euchromatine. Cette différence de comportement reflète le degré de
compactage de l’ADN dans le chromosome.
 Les gènes sont les régions fonctionnelles appartenant à la molécule d’ADN constituant le
chromosome – les régions qui sont transcrites pour produire un ARN. La plupart des
gènes actifs se trouvent dans l’euchromatine. On pense qu’un empactage plus lâche rend
les gènes plus accessibles à la transcription et favorise donc leur activité.
 Le centromère est la région du chromosome à laquelle s’attachent les fibres du fuseau. La
position des centromères sont classifiées en télocentriques, acrocentriques ou
métacentriques.

 Les télomères sont les extrémités des chromosomes. En général, aucune structure visible
ne représente le télomère, mais au niveau de l’ADN, on peut le repérer par la présence de
séquences nucléotidiques particulières qui ne codent ni ARN ni protéine.

 On appelle génome l’ensemble des gènes qui constitue le patrimoine génétique. Les gènes
sont des régions fonctionnelles de l’ADN qui peuvent coder une protéine ; des segments
d’ADN comprenant les régions transcrites en ARN et les régulateurs adjacents.
 Le génome viral est constitué d’une molécule d’ADN simple ou double brins ou d’une
molécule d’ARN. Chez les procaryote, le génome chromosomique est une molécule
d’ADN circulaire et le génome extrachromosomique est un plasmide ou un épisome. Chez
les eucaryotes, il existe un génome nucléaire et un mitochondrial (chloroplastique).
ADN :
L’ADN est consitué de quatres molécules élémentaires appelées nucléotides qui sont identiques
les unes aux autres à cela près que chacune comporte une base azotée différente. Chaque
nucléotide contient un groupement phosphate, un sucre et une base azotée.
Les quatres bases azotées sont l’adénine, la cytosine, la guanine et la thymine. L’adénine et la
guanine sont des purines tandis que les deux autres sont des pyrimidines.

La quantité totale de nucléotides pyrimidiques est toujours égale à la quantité totale de


nucléotides puriques. Il y a autant de thymine que d’adénine et autant de cytosine que de guanine.
Ceci parce que chaque thymine est lié à une adénine et chaque cytosine est liée à une guanine.
Les deux hélices sont enroulés dans des sens opposés ; elles sont dites antiparallèles, l’une est
appelé brin et l’autre .

Les bases sont appariées grâce à des liaisons hydrogène qui ont la particularité d’être très faibles
et plus forte lorsque les atomes impliqués dans la liaison se font face dans des orientations
idéales.
 Dans l’espace, les paires de bases sont planes et s’empilent parallèment, les une sur les
autres.
 La double hélice d’ADN présente trois formes principales : l’ADN-B, l’ADN-A et
l’ADN-A. La structure de l’ADN-B est la forme biologique la plus abondante.
A B Z
Sens du pas de l’helice droite droite gauche
Diamètre 26Å 20 Å 18 Å
Pb par tours d’hélice 11,6 10 12 (6 dimères)
9° pour les successions
pyrimidine-purine et 51°
Rotation de l’hélice par pb 31° 36°
pour les successions
purine-pyrimidine
Longueur d’hélice par
34 Å 34 Å 44 Å
tours
Hauteur d’hélice par pb 2,9 Å 3,4 Å 7,4 Å par dimère
Inclinaison normale des
20° 6° 7°
bases vers l’axe
Grand sillon Etroit et profond Large et profond Aplati
Petit sillon Large et superficiel Etroit et profond Etroit et profond
C2’endo pour les
Plissement des sucres C3’-endo C2’endo pyrimidines et C3’-endo
pour les purines
Anti pour les pyrimidines
Liaison glycosidique Anti Anti
et syn pour les purines

L’ADN réel n’a pas exactement la structure idéale de Watson-Crick. Les études au rayons X et la
RMN ont démontré de manière sûre que la conformation de l’ADN, en particulier celle de
l’ADN-B, est irrégulière et que ceci dépend de la séquence. En réalité, l’ADN peut prendre
différentes structures qui dépendent de facteurx tels l’humidité, la nature des cations présents ou
la séquence des bases. Ainsi, à 92% d’humidité et en présence de Na+, on a formation de fibres
ADN-B. Si l’humidité relative descend à 75%, l’ADN-B change de conformation, de manière
réversible, vers la forme A. L’ADN possède une certaine stabilité grâce aux liaisons covalentes
et, dans une moindre mesure, grâce aux liaisons hydrogène. Cependant, l’ADN peut être dénaturé
par la chaleur (>80°C) et le pH (>11). Une fois dénaturée, l’ADN peut être renaturé en
rammenant les conditions de température et de pH à leur valeur initiale.

La conformation de l’unité nucléotidique est caractérisée par six angles de torsion du squelette
surce-phosphate ainsi que l’angle de torsion définissant l’orientation de la base par rapport à la
liaison glycosidique qui unit le C1’ à la base.
Réplication de l’ADN :
Modèle de réplication semi-conservative :
La structure de l’ADN suggère un mode de réplication. Chaque base peut spécifier sa base
complémentaire par le jeu des liaisons hydrogène. Durant la réplication, l’ADN s’ouvre à partir
d’une extrémité et le déroulement des deux brins abouti à l’exposition des bases isolées sur
chacun d’entre eux. Chaque base ne pourra s’apparier qu’avec sa base complémentaire. En raison
de cette complémentarité, chaque simple-brin sert de matrice et reformera une nouvelle hélice. Ce
mécanisme de copie développé par Watson et Crick est appelé réplication semi-conservative.
Dans la réplication semi-conservative, chaque double hélice fille contient un brin parental et un
brin néosynthétisé. Les deux brins néosynthétisés sont donc complémentaires entre eux.

L’enzyme qui catalyse la réaction de réplication s’appelle ADN polymérase. Cette enzyme ajoute
des désoxyribonucléotides uniquement à l’extrémité 3’-OH d’une chaîne en cours d’élongation
en utilisant comme matrice un seul des brins d’ADN exposé par le déroulement local de la double
hélice. Il en résulte que les brins d’ADN sont toujours synthétisés que dans le sens .
À mesure que l’ADN polymérase avance, la double hélice est déroulée de façon continue devant
l’enzyme afin d’exposer ses segments de plus en plus longs des brins d’ADN qui serviront de
matrices. L’ADN polymérase agit au niveau de la fourche de réplication, la zone au niveau de
laquelle la double hélice est déroulée. Comme l’ADN polymérase ajoute toujours les nucléotides
à l’extrémité 3’ en cours d’élongation, seul l’un des brins antiparallèles peut servir de matrice à la
réplication qui se déroule dans le sens de la progression de la fourche de réplication. Le nouveau
brin synthétisé à partir de cette matrice s’appelle le brin précoce. Étant donné que les deux brins
antiparallèles sont répliqués simultanément et que toutes les polymérases connues ne peuvent
allonger les d’ADN que dans le sens , l’ADN orienté est répliqué de manière
semi-discontinue. Le brin d’ADN néosynthétisé qui s’allonge dans le sens de déplacement de la
fourche de réplication, , est appelé brin précoce ; il est synthétisé de manière tout à fait
continue dans le sens au fur et à mesure que la fourche de réplication progresse. L’autre
brin néosynthétisé s’appelle le brin tardif, il est aussi synthétisé dans le sens , mais d’une
manière discontinue, sous la forme de fragments d’Okasaki. Ces fragments sont reliés
temporairement entre eux par l’ADN ligase. La polymérase synthétise un fragment, puis revient
jusqu’à l’extrémité 5’ de celui-ci, au niveau de laquelle la fourche a exposé une nouvelle partie de
la matrice, et le processus recommence.

La synthèse du brin précoce et de chaque fragment d’Okazaki débute par une amorce. C’est une
courte chaîne de nucléotides qui se fixe au brin-matrice pour former un fragment d’acide
nucléique double-brin. Les amorces sont synthétisées par un complexe protéique appelé
primosome dont l’un des composants principaux est la primase qui est une sorte d’ARN
polymérase. La primase synthétise un cours fragments de 8 à 12 nucléotides d’ARN
complémentaire d’une région spécifique du chromosome. L’ADN polymérase retire les amorces
d’ARN et remplit les brèches par de l’ADN. Un autre enzyme, l’ADN ligase relie les extrémité 3’
de l’ADN ajouté dans la brèche, à l’extrémité 5’ du fragment d’Okazaki. Le nouveau brin ainsi
formé est appelé brin tardif. L’ADN ligase relie les fragments d’ADN en catalysant la formation
d’une liaison phosphodiester entre l’extrémité 5’ phosphate d’un fragment et le groupement 3’
OH adjacent.
Réplication circulaire :
Chez [Link], la réplication débute à partir d’une origine fixe et procède ensuite de manière
bidirectionnelle, les fourches migrant vers les deux extrémités du fragment en cours de
réplication, pour se terminer au niveau d’un site appelé site de terminaison. La double hélice est
dénaturée localement au niveau du locus oriC par la protéine DnaA. Deux fourches de réplication
apparaissent et se propagent dans les deux directions à partir de l’origine. Au niveau de chaque
fourche, la synthèse de l’ADN est semi-conservative et semi-discontinue.

ADN polymerase :
Chez [Link], il existe trois ADN polymérases. La première est l’ADN polymerase 1 (Pol 1) qui
possède trois activités :
 Une activité polymérasique qui catalyse la croissance de la chaîne dans le sens
 Une activité exonucléasique qui enlève les bases mal appariées par hydrolyse des
liens phosphodiesters.
 Une activité exonucléasique qui dégrade l’ADN double-brin.
La fonction exonucleasique 3’ est activé par un nucleotide 3’—terminal mal apparié ayant son
groupe OH libre. Si la POL 1 incorpore un nucleotide erroné, l’activité polymérase est inhibée et
l’exonuclease excise ce nuleotide. L’activité polymérase reprend ensuite. La Pol I a donc
la capacité de relire le brin d’ADN en cours de synthèse et de corriger ses fautes. L’activité
exonucléasique est indépendante de son activité et aussi de son activité
polymérase. L’ADN polymérase I est consitué de deux domaines et de trois sites actifs. Une
protéolyse par la subtilisine coupe Pol I en deux fragments dit de « Klenow » et un petit fragment
(résidus 1 à 323) qui contient l’activité exonucléase . Le plus petit domaine (résidus 324 à
517) contient le site pour l’exonucléase . Le domaine le plus grand (résidus 521 à 928)
contient le site actif pour la polymérase.
Terminaison de la réplication :
La région où se termine la réplication chez [Link] est une région de 350kb bordée par sept sites
presque identiquede 23pb environ appelés TerE, TerD, et TerA d’un côté et TerG, TerF, TerB et
TerC de l’autre. Ikl faut savoir que oriC est à l’opposé des sites Ter.

Réplication chez les eucaryotes :


 La similitude entre les mécanismes de réplication des eucaryotes et procaryotes est très
grande. La réplication eucaryote est généralement bidirectionelle et discontinue entre les
deux brins d’ADN. De nombreuses protéines interviennent comme fascteurs de
réplication. Des amorces d’ARN sont nécessaires et elle est complémentaire, antiparallèle
et dans le sens
 La quantité de polymérase chez les eucaryotes est plus grande. Il en existe 6 : famille A,
B, C, D, X et Y. La polymérase /primase est impliqué dans l’initiation de la réplication.
La polymérase  est à localisation mithocondriale, bien que codée par un gène du noyau
cellulaire.
 Les systèmes de réplication eucaryotiques et procaryotiques diffèrent principalement par
le fait que les chromosomes eucaryotiques possèdent des origines multiples de réplication
alors que les chromosomes procaryotiques ne possèdent qu’une seule origine.
 La polymérase /primase synthétise les amorces d’ARN. Une protéine appelée PCNA
intervient. L’ADN simple brin au cours de la réplication est stabilisé par des protéines.
Les amorces d’ARN sont détruites par la Rnase H. Les lacunes formées sont comblées par
les polymé.rases  ou .
Télomères :

 Les télomères consituent les extrémités des chromosomes. Ils sont formés par des
séquences répétitives d’ADN de type TTGGGG ou TTAGGG. À l’extrémité 5’ on a les
séquences complémentaires riches en cytosine. La protection des extrémités des
chromosomes des eucaryotes est assurée par la télomérase. La télomérase est une
transcriptase inverse spécialisé.
 La réplication commence avec une amorce d’ARN à l’extrémité 5’ du brin en cours de
formation, mais il n’existe rien au-delà de l’amorce dans la direction 5’ pour remplacer
l’ARN. Le nouveau chromosome se forme donc après que la réplication ait perdu une
petite portion d’ADN. La télomérase empêche la perte d’ADN en catalysant l’addition de
toute séquence télomérique perdue. La perte de télomère aboutit à la mort cellulaire.
L’activité de la télomérase est très réduite dans les cellules normales. Après plusieurs
réplication, lesa chromosomes perdent leur télomères et deviennent instables.
Réparation de l’ADN :
Système SOS :
 Les agents provoquant des lésions sur l’ADN induisent un système complexe de
changements chez [Link], appelé la réponse SOS. Les cellules soumises à ces agents
arrêtent de se diviser et elles augmentent leur capacité de réparation de l’ADN.
 La protéine LexA est un répresseur de la réponse SOS. La protéine RecA entraîne le
clivage proté.olytique spécifique de la protéine LexA entre ses résidus Asp84 et Gly85.
RecA est activée dans cette fonction dès qu’elle est sous forme de complexe avec l’ADN
simple brin.
 LexA fonctionne comme un répresseur de 43 gènes participant à la réparation de l’ADN
et au contrôle de la division cellulaire. Tous les gènes réprimés par LexA sont précédés
par une séquence homologue de 20nt appelée boîte SOS.
 Lorsque des lésions de l’ADN sonmt assez nombreuses pour entraîner la formation de
trous post-réplicatifs, les ADN simple brin s’associent avec RecA ce qui stimule le
clivage de LexA. Les gènes réprimés par LexA sont alors déréprimés et commencent à
diriger la synthèse des protéines SOS.
Propriétés de l’ARN :
L’ARN est généralement simple-brin et ne forme pas de double hélice. Le sucre des nucléotides
est le ribose et non le désoxyribose.

Les nucléotides d’ARN portent les bases adénine, guanine, cytosine et l’uracile à la place de la
thymine. L’uracile forme des liaisons hydrogène avec l’adénine exactement comme la thymine.

Les produits initiaux de tous les gènes sont les acides ribonucléiques. L’ARN est produit à la
suite de la copie de la séquence nucléotidique de l’ADN. La synthèse de l’ARN est appelée
transcription et l’ARN produit le transcrit. La transcription est catalysée par l’ARN polymerase.

Les ARN informatifs servent d’intermédiaires dans le processus de décodage des gènes en
chaînes polypeptidiques. L’ARN informatif à partir duquel les protéines sont directement
synthétisées est l’ARNm (messager). Chez les procaryotes, le transcrit est l’ARNm. Chez les
eucaryotes le transcrit primaire subit une maturation par la modification de ses extrémités et le
retrait de certains de ses fragments (introns). À la fin de cette maturation du pré-ARNm, un
ARNm est produit.

La séquence des nucléotides de l’ARNm est convertie en une séquence d’acides aminés d’une
chaîne polypeptidique par un procédé appelé traduction.

Les ARN fonctionnels ne sont jamais traduits en poylpeptides. Ils remplissent leur fonction
seulement en tant qu’ARN et jouent différents rôles. Les ARN de transfert (ARNt) transportent
les acides aminés jusqu’à l’ARN au cours de la synthèse protéique. Les ARN ribosomaux
(ARNr) se combinent avec diverses protéines pour former des ribosomes. Les petits ARN
nucléaires (ARNsn) participent à l’épissage des transcrits primaires en ARNm dans le noyau. Les
petits ARN cytoplasmiques (ARNsc) commandent le trafic des protéines dans la cellule
eucaryote.
Transcription de l’ARN :
Le principe de synthèse d’ARN par copie d’un modèle ADN impose la dénaturation locale de la
double hélice et la séparation des deux brins d’ADN pour permettre la copie par l’ARN
polymérase. Le processus est catalysé par l’ARNpolymerase, qui se fixe à l’ADN et se déplace le
long de celui-ci en ajoutant les ribonucléotides à l’ARN en cours d’élongation. La croissance de
l’ARN se fait toujours dans le sens de sorte que les nucléotides sont toujours ajoutés du
côté de l’extrémité 3’. En raison de la nature antiparallèle de l’appariement des nucléotides, le fait
que l’ARN soit synthétisé dans le sens signifie que le brin matrice doit être orienté dans
le sens .
L’ARN polymérase chez [Link] possède 5 sous-unités , , ’,  et 70. Cependant, l’unité 70 se
dissocie du cœur de l’enzyme lorsque la synthèse d’ARN commence. Les ARN polymérases sont
capables de synthétiser de novo sans avoir recours à des amorces.

La synthèse de l’ARN ne débute qu’à des sites spécifiques de la matrice d’ADN. L’ARN
polymérase se lie à ses sites d’initiation par l’intermédiaire de séquences promotteurs qui sont
reconnus par le facteur  correspondant. Au niveau du promotteur, l’association entre l,ADN et
l’ARN polymérase se modifie. L’enzyme se positionne précisément sur le promotteur, englobant
l’ADN de la position -40 à la position +20. Les séquences consensus -35 et -10 servent de
reprères à ce positionnement et à l’orientation de l’enzyme par rapport au sens de la transcription.
Lors de l’étape de l’initiation, l’holoenzyme recouvre une zone d’ADN de 75 à 80 pb. Cette zone
renferme des régions reconnues par les facteurs . Dans le cas d’Ecoli, deux régions sont
conservées entre les différents promotteurs : la première est centrée à -10 et l’autre à -35. Le
motif -35 serait responsable de la reconaissance initiale du promotteur par le facteur  A alors
que le motif -10 serait impliqué dans la transition du complexe fermé vers le complexe ouvert.

Peu après avoir initié la transription, le facteur  se dissocie de l’ARN polymerase. L’ARN est
toujours synthétisé dans le sens , des nucléosides triphosphate (NTP) servant de substrat à
l’enzyme :
L’initiation de la transcription commence par le déplacement du premier nucléotide à la position
+1. La dissociation du facteur  marque la fin de l’étape d’initiation et le début de la phase
d’élongation. L’élongation se fait par le déplacement du complexe le long de l’ADN. Il implique
le déroulement de la double hélice d’ADN en aval et un rappariement en amont de la région
servant de matrice. Des pauses peuvent se produire dans certaine srégions riches en G+C ou
pouvant former des structures secondaires stables. La bulle de transcription correspondent à des
régions de 10-12 pb.

La réaction de terminaison comprend trois évènements : l’asrrêt de l’élongation, la libération du


transcrit et la dissociation du cœur de l’ARN polymerase à la matrice d’ADN. La terminaison
peut se produire en l’absence de facteur Rho indépendant ou en la présence de facteurs Rho. La
plupart des séquences à transcrire comportent à leur extrémités un signal de terminaison directe
riche en G et C. La portion d’ARN double-brin résultante est appelée boucle en épingle à
cheveux. Elle est suivie d’une série de U qui correspondent aux résidus A présents sur la matrice
d’ADN.

Dans le second mécanisme, l’intervention d’un facteur protéique supplémentaire, appelé Rho, est
nécessaire à l’ARN polymerase pour reconnaître les signaux de terminaison. Les ARNm dont les
signaux de terminaison dépendent de Rho ne présentent pas de succession de résidus U à leur
extrémité et sont habituellement dépourvus de boucle en épingle à cheveux. Le facteur Rho est un
hexamère constitué de six sous-unités identiques qui se sert de l’hydrolyse de l’ATP en ADP et
Pi pour réaliser la réaction de terminaison. La première étape de la terminaison est la fixation de
Rho à un site spécifique de l’ARN appelé rut. Une fois lié à l’ARN, Rho détache celui-ci de
l’ARNpolymerase.

Alors qu’une seule espèce d’ARN polymerase synthétise tous les ARN chez les procaryotes, il
existe trois ARN polymerases différentes chez les eucaryotes

 L’ARNpolymerase I synthétise les ARNr.


 L’ARNpolymerase II synthétise les ARNm.
 L’ARNpolymerase III synthétise les ARNt et les ARNn.

Le transcrit primaire d’ARN produit dans le noyau subit habituellement différentes formes de
maturation avant d’être transporté dans le cytoplasme où il sert à programmer la machinerie de
traduction. En premier lieu, une coiffe consistant en un résidu 7-methylguanosine lié à l’extrémité
5’ du transcrit par une liaison triphosphate est ajoutée au cours de la transcription. Puis des
segments de résidus adénosine sont ajoutés à l’extrémité 3’. Ces queues de poly(A) sont longues
de 150 à 200 résidus. Après ces modifications, une étape essentielle d’épissage enlève des
portions internes de l’ARN transcrit.

L’ovalbumine est polypeptide de 386 acides aminés. Les segments d’ADN qui codent la structure
de la protéine sont interrompus par des séquences intermédiaires appelées introns (A à G).
L’épissage enlève les introns et réunit les régions codantes, appelées exons (1 à 7), pour former
un ARNm qui consiste alors en une séquence parfaitement colinéaire avec la protéine.

L’épissage a lieu après la transcription et comporte plusieurs étapes, car des ARN transcrits
correspondant à la totalité de la région génétique, ainsi que des transcrits de longueurs
intermédiaires peuvent être isolés.

Différentes voies d’épissage peuvent produire des ARNm distincts et donc des protéine
différentes à partir du même transcrit primaire. Les formes alternatives de la même protéine,
produites par l’épissage alternatif, sont généralement utilisées dans des types cellulaires ou à des
stades développementaux distincts.
Le séquençage de nombreuses jonctions exon-intron a révélé des resemblances de séquences au
niveau de ces régions. Il y a un GU au site d’épissage 5’ et un AG au site 3’. Des petites
molécules d’ARNsn interagissent avec le site d’épissage par complémentarité de bases en
coordination avec les enzymes d’épissage. Les ARNsn s’associent à des protéines pour former de
petites particules ribonucléaires RNPsn. Dans les cellules eucaryotes supérieurs, les RNPsn, le
transcrit primaire et des facteurs associés s’assemblent en complexes ribonucléiques appelés
splicéosomes qui catalysent les réactions de transestérification de l’épissage.

Il existe aussi des exemples d’ARN capables de catalyser l’épissage de leurs introns sans l’aide
de protéine. Les introns subissant un auto-épissage sont classés en introns du groupe I ou du
groupe II.

Code génétique
Les paires de nucléotides forment des lettres et le nombre de lettres dans l’ARNm forme un mot
appelé codon. Chaque codon possède trois lettres de sorte que mots sont possibles.
 Le code génétique ne possède pas de chevauchement
 Trois base codent un acide aminé. Ces triplets sont appelés codons.
 Le code est lu à partir d’un point fixe et se poursuit jusqu’à la fin de la séquence codante.
 Le code est dégénéré en ce sens que certains acides aminés sont spécifiés par plus d’un
codon.
 Le site qui reconnaît un codon de l’ARNm est appelé anticodon.
Le degré de dégénérescence pour un acide aminé donné est égal au nombre de codons pour cet
acide aminé qui ne possèdent qu’un seul ARNt plus le nombre de codons pour cet acide aminé
qui partagent un ARNt en raison du flottement. Le flottement est provoqué par un alignement
imparfait du troisième nucléotide d’un anticodon. Parfois, ce nucléotide mal aligné peut former
des liaisons hydrogène non seulement avec le nucléotide complémentaire normal mais aussi avec
un autre nucléotide présent à cette position.

Certains codons ne spécifient aucun acide aminé. Ils sont appelés codons de terminaison ou
codons stop. Le codon UAG fut le premier codon de terminaison déchiffré. On l’appelle codon
ambre. UGA le codon opale et UAA le codon ocre, sont également des codons stop qui
possèdent des suppresseurs. Les codons stop sont souvent appelés codons non-sens car il ne
spécifient aucun acide aminé.
Opéron lactose
Le modèle du contrôle des enzymes du lactose chez les procaryotes est l’opéron lactose.
Les deux enzymes du métabolisme du lactose sont une perméase qui transporte le lactose à
l’intérieur de la cellule et la -galactosidase qui brise la molécule de lactose en glucose et en
galactose.

Figure 1. Métabolisme du lactose

La perméase et la -galactosidase sont codées respectivement par les deux gènes


adjacents Z et Y. Le gène A code la transacétylase qui est une enzyme non nécessaire au
métabolisme du lactose. Ces trois gènes sont transcrits en une molécule d’ARNm de sorte que la
régulation de la transcription de cet ARNm permet de coordonner la régulation de la synthèse de
ces trois enzymes. Un quatrième gène, le gène I, possède la propriété de bloquer l’expression des
gènes Z, Y et A. Cet enzyme se nomme répresseur. Celui-ci se fixe à l’ADN proche du gène Z, là
où débute la transcription de l’ARNm. Ce lieu où le répresseur se fixe s’appelle l’opérateur O. Le
répresseur possède la propriété de reconnaître un opérateur spécifique ce qui garantit sa fixation
uniquement proche des gènes qu’il contrôle. Lorsque le répresseur se fixe à l’opérateur, il
empêche le démarrage de la transcription par l’ARNpolymérase qui est habituellement fixée au
début des gènes appelés promoteurs.

Figure 2. Régulation de l’opéron lactose

Le répresseur lac possède deux sites de fixation qui lui permet de reconnaître
spécifiquement l’opérateur et le lactose. Lorsqu’une molécule de lactose se fixe sur le répresseur,
lui-même fixé sur l’opérateur, il subit un changement de conformation ce qui l’entraîne à se
détacher de l’opérateur. Les molécules de lactose désactivent ainsi la répression. On les appelle
inducteurs et la disparition de la répression induction. Cette levée de la répression provoque alors
l’expression des gènes lac.

Le locus I est défini comme étant la région contrôlant l’inductibilité des enzymes du
système lac. Certains mutants synthétisent les trois enzymes de manière maximale en l’absence
d’un inducteur (ce sont les cellules ) quand sa présence (ce sont les cellules ). La mutation
empêche la fixation du répresseur à l’ADN ce qui se traduit par la transcription des gènes lac
malgré l’absence d’un inducteur. La mutation , qui est présente sur le répresseur, annule la
transcription même en présence d’inducteur.

La dominance cis est l’action exercé par des mutations sur des gènes adjacents et en
contact avec l’élément dans l’opéron, mais la dominance habituelle, dite trans, implique l’action
d’un produit diffusible qui n’est pas directement en contact l’élément. Aucun produit diffusible
n’est alors modifié par la mutation.
Il existe deux types de contrôles afin d’activer l’opéron lactose. Le premier est un contrôle
négatif nécessitant la présence du lactose afin que l’ARN polymérase puisse se lier avec le
promoteur. Le second est un contrôle positif qui est caractérisé par l’absence de glucose. Lorsque
le glucose chute, l’AMP cyclique augmente. L’AMP cyclique peut alors se lier sur une protéine
nommée CAP et cette fixation permettra d’augmenter l’affinité entre l’ARN polymérase et le
promoteur et ainsi d’activer la transcription des gènes Z, Y et A. Ce double système de régulation
permet à la cellule de faire des choix et de s’adapter rapidement à son environnement. À noter
que pour l’opéron lac, ce sont l’ensemble des gènes promoteurs P, opérateurs O, Z, Y et A qui
constituent l’opéron. Le gène I (inhibiteur) n’est pas considéré dans l’opéron lac, mais il est
essentiel pour l’interaction entre le gène I et O. Donc, la transcription des gènes structuraux peut
avoir lieu sauf si un inhibiteur (ou répresseur) est lié à l’opérateur (région régulatrice).
Mutations géniques

SUPPLEMENT

Réplisome :
L’une des cartactéristiques de la réplication de l’ADN est sa précision, ou fidèlité : il y a au total
moins de 1 erreur pour 1010 nucléotides insérés. La deuxième caractéristique de la réplication de
l’ADN est sa vitesse. Le temps nécessaire à la réplication du chromosome d’[Link] peut
descendre jusqu’à 40 minutes, soit 2000 nucléotides par seconde.
L’ADN polymérase appartient à un gros complexe nucloprotéique qui coordonne les activités au
niveau de la fourche de réplication. Ce complexe, dans le cas d’[Link], est appelé le réplisome.
Au niveau de la fourche de réplication, la partie catalytique centrale de l’ADN Pol 3 appartient à
un complexe plus gros appelé holoenzyme pol 3.
Helicase et topoisomerase :
Le réplisome contient deux classes de protéines qui ouvrent l’hélice et empêchent le
surenroulement : il s’agit des hélicases et des topoisomérases. Les hélicases sont des enzymes qui
rompent les liaisons hydrogène maintenant ensemble les deux brins de la double hélice. L’ADN
déroulé est stabilisé par des protéines de liaison aux simples brins qui se fixent à l’ADN simple-
brin et empêchent le duplex de se reformer.
Le déroulement de la fourche de réplication par les hélicases provoque un enroulement
supplémentaire dans d’autres régions. Ces tours se forment pour libérer les contraintes créées par
l’enroulement supplémentaire des brins devant la zone séparée. Ces supertours doivent être
supprimés pour permettre la réplication. Ils sont créés ou supprimés par les topoisomérases, dont
l’ADNgyrase est un exemple. Les topoisomérases suppriment les supertours de l’ADN en
rompant l’un des brins d’ADN ou les deux, ce qui permet à l’ADN d’effectuer des rotations
jusqu’à devenir une molécule relachée. La topoisomérase termine son action en réunissant les
brins à présent relâchée.
Réplisome eucaryote :

Au contraire, dans la réplication conservative, une double hélice fille est consituée de deux brins
néosynthétisés et le duplex parental est conservé. La réplication dispersive aboutit à des doubles
hélices ne comportant que des fragments d’ADN parental et d’ADN néosynthétisés.

Les substrats sont les formes triphosphate des désoxyribonucléotides, dATP, dGTP, dCTP et
dTTP.

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