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Corrige 14 2021

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EPFL - automne 2021 Dr D.

Strütt
Analyse I SV Corrigé
Série 14 23 décembre 2021
Ce corrigé a principalement été preparé par Peter Wittwer, Giordano Favi et Annalisa Buffa, ensei-
gnant.e.s à l’EPFL.

Exercice 1.
i) Par intégration par parties d’abord avec f 0 (x) = cos(x) [⇒ f (x) = sin(x)], g(x) = x2 [⇒ g 0 (x) =
2x] et puis avec f 0 (x) = sin(x) [⇒ f (x) = − cos(x)], g(x) = x [⇒ g 0 (x) = 1], il vient
Z Z  Z 
2 2 2
x cos(x) dx = sin(x) x − 2 sin(x) x dx = sin(x) x − 2 − cos(x) x + cos(x) dx
 
= x2 − 2 sin(x) + 2x cos(x) + C
Z
ii) Posons Ia,b = eax cos(bx) dx et intégrons deux fois par parties avec f 0 (x) = eax [⇒ f (x) =
1
a eax ] ainsi que g(x) = cos(bx) [⇒ g 0 (x) = −b sin(bx)] :

1 b
Z
Ia,b = eax cos(bx) + eax sin(bx) dx
a a
Cette dernière intégrale doit aussi être intégrée par parties avec f (x) = eax et g(x) = sin(bx)
[⇒ g 0 (x) = b cos(bx)]

1 b
Z Z
ax
e sin(bx) dx = eax sin(bx) − eax cos(bx) dx
a a
On remarque alors que l’intégrale à droite est Ia,b . Ainsi on peut combiner les deux équations
précédentes et isoler Ia,b . On obtient

1 ax b 1 ax b
 
Ia,b = e cos(bx) + e sin(bx) − Ia,b
a a a a
!
b2 eax b
 
⇔ 1 + 2 Ia,b = cos(bx) + sin(bx)
a a a

et donc
eax  
Ia,b = a cos(bx) + b sin(bx) + C, où c ∈ R est une constante.
a2 + b2
Exercice 2.
La formule du changement de variable pour x = ϕ(u) avec ϕ : [α, β] → [a, b] est
Z b Z β
f (x) dx = f (ϕ(u)) ϕ0 (u) du avec ϕ(α) = a, ϕ(β) = b .
a α

On pose alors le changement de variable x = ϕ(u) = u1/33 . Ainsi on a a = 0 = ϕ(α) et b = π 1/33 =


ϕ(β) si bien que les nouvelles bornes de l’intégrale par rapport à u sont α = 0 et β = π.
Comme
1 1/33−1
ϕ0 (u) = u ,
33
on a
1 1/33−1 1
ϕ(u)32 ϕ0 (u) = u32/33 · u =
33 33
et l’expression à intégrer en u est
1
sin sin ϕ(u)33 cos ϕ(u)33 ϕ(u)32 ϕ0 (u) =
 
sin(sin(u)) cos(u) .
33
L’intégrale est alors
Z π1/33
1 π
Z
33 33 32
sin(sin(x )) cos(x ) x dx = sin(sin(u)) cos(u) du
0 33 0
1 h iπ 0
= − cos(sin(u)) car sin(u) = cos(u)
33 0
1 
= − cos(sin(π)) + cos(sin(0))
33
1
= (− cos(0) + cos(0)) = 0 .
33

Exercice 3.
i) Par le théorème fondamental du calcul intégral on a f 0 (x) = Log 1 + x2 . On va donc trouver le


développement limité d’ordre 6 de f 0 autour de 0 et ensuite intégrer comme au § 7.8 du cours.


Puisque
  1 1
Log 1 + x2 = x2 − x4 + x6 + x6 ε(x) ,
2 3
on obtient en intégrant
1 1 1
f (x) = x3 − x5 + x7 + x7 ε(x) .
3 10 21
Pour l’intégration du reste xn ε(x), il faut utiliser le théorème de la moyenne (cf. démonstration
vue au cours).
ii) On commence par écrire f comme composée de deux fonctions :
Z x2 Z u
f (x) = esin(t) dt = (h ◦ g)(x) avec g(x) = x2 et h(u) = esin(t) dt .
0 0

Pour calculer le développement limité d’ordre 7 (ou 8) de f , il suffit donc de calculer le développe-
ment limité d’ordre 4 de h ou, par le théorème fondamental du calcul intégral, le développement
limité d’ordre 3 de esin(t) . On a
1
sin(t) = t − t3 + t3 ε(t) .
6
Il faut substituer ce développement limité dans celui de la fonction es autour de sin(0) = 0 ,
c’est-à-dire dans
1 1
es = 1 + s + s2 + s3 + s3 ε(s) .
2 6
On obtient alors
2 3
1 1 1 1 1
   
esin(t) = 1 + t − t3 + t3 ε(t) + t − t3 + t3 ε(t) + t − t3 + t3 ε(t) + t3 ε(t)
6 2 6 6 6
1 1 1
 
= 1 + t − t3 + t2 + t3 + t3 ε(t)
6 2 6
1 2
= 1 + t + t + t3 ε(t) .
2
En intégrant on trouve le développement limité de la fonction h autour de u = 0 ,
Z u
1 1 1

h(u) = 1 + t + t2 + t3 ε(t) dt = u + u2 + u3 + u4 ε(u) ,
0 2 2 6
et donc
1 1
f (x) = h(x2 ) = x2 + x4 + x6 + x8 ε(x) .
2 6

Exercice 4.
i) C’est une intégrale généralisée de type 2 qui est définie par la limite
Z ∞ Z R
Log(x) Log(x)
I= dx = lim dx .
1 x2 R→∞ 1 x2

On intègre dans l’intégrale de droite par parties avec f 0 (x) = 1


x2
[⇒ f (x) = − x1 ] et g(x) =
Log(x) [⇒ g 0 (x) = x1 ]
Z R R R
Log(x) 1 1 1
  Z  
dx = − Log(x) − − dx
1 x2 x 1 1 x x
Z R  R
1 1 1 1
= − Log(R) + 2
dx = − Log(R) −
R 1 x R x 1
1 1
= − Log(R) − + 1 .
R R
Pour l’intégrale généralisée I on trouve donc
Z R
Log(x) 1 1
 
I = lim dx = lim − Log(R) − + 1
R→∞ 1 x2 R→∞ R R
= 1,

où on a utilisé Bernoulli-l’Hospital pour calculer la limite


1
1 Log(R) 1
 
lim − Log(R) = − lim = − lim R = − lim = 0.
R→∞ R R→∞ R R→∞ 1 R→∞ R

ii) C’est une intégrale généralisée de type 1 qui s’écrit


Z 2 Z 2
x x
I= √ dx = lim √ dx .
1 x−1 δ→0+ 1+δ x−1
Pour calculer l’intégrale à droite, on pose le changement de variable x = ϕ(u) = u2 + 1, ϕ0 (u) =
2u et on écrit δ = ε2 avec ε > 0 pour simplifier la notation. Comme x varie entre 1 + ε2 = ϕ(ε)
et 2 = ϕ(1), on a
Z 2 Z 1
x ϕ(u)
I = lim √ dx = lim p ϕ0 (u) du
ε→0+ 1+ε2 x−1 ε→0+ ε ϕ(u) − 1
u2 + 1
Z 1 Z 1
= lim √ 2u du = lim 2(u2 + 1) du
ε→0+ ε u2 ε→0+ ε
Z 1
2
=2 (u + 1) du
0
1
1 4 8

= 2 u3 + u =2· = .
3 0 3 3

Notez qu’on a pu enlever la limite parce que l’expression en u est (dans ce cas, pas de manière
générale) bien définie aux nouvelles bornes.
iii) Il s’agit d’une intégrale généralisée de type 2 qui est définie par la limite
Z R
I = lim sin(x) e−x dx .
R→∞ 0

On intègre par parties avec f 0 (x) = e−x [⇒ f (x) = −e−x ] et g(x) = sin(x) [⇒ g 0 (x) = cos(x)].
On obtient
Z R h iR Z R
I = lim sin(x) e−x dx = lim − sin(x) e−x + lim cos(x) e−x dx
R→∞ 0 R→∞ 0 R→∞ 0
  Z R
= lim − sin(R) e−R + lim cos(x) e−x dx
R→∞ R→∞ 0
Z R
= lim cos(x) e−x dx
R→∞ 0

sin(R) e−R = 0. En effet, on a lim e−R = 0 et −1 ≤ sin(R) ≤ 1 , ce qui permet de



car lim
R→∞ R→∞
conclure par le théorème des deux gendarmes.
On intègre une deuxième fois par parties avec f 0 (x) = e−x et g(x) = cos(x) [⇒ g 0 (x) =
− sin(x)] pour obtenir
h iR Z R
I = lim − cos(x) e−x − lim sin(x) e−x dx
R→∞ 0 R→∞ 0
− cos(R) e−R + 1 − I

= lim
R→∞
=1−I

− cos(R) e−R = 0 (conclusion par le théorème des deux gendarmes comme ci-dessus).

car lim
R→∞
On a donc I = 1 − I, ou
1
I= .
2
iv) Cette intégrale de type 3 est définie par la limite

I = lim Iε,R
R→∞
ε→0+

avec Z R
Iε,R = e−x (1 − x) Log(x) dx .
ε
On intègre par parties avec f 0 (x) = e−x (1−x) et g(x) = Log(x) [⇒ g 0 (x) = x1 ]. Pour trouver f (x)
qui est une primitive de f 0 (x), on intègre aussi par parties avec u0 (x) = e−x [⇒ u(x) = −e−x ]
et v(x) = 1 − x [⇒ v 0 (x) = −1]. Ainsi on obtient
Z Z
f (x) = e−x (1 − x) dx = −e−x (1 − x) − (−e−x )(−1) dx = x e−x .

On a donc
iR Z R Z R
h 1
Iε,R = x e−x Log(x) − x e−x dx = R e−R Log(R) − ε e−ε Log(ε) − e−x dx
ε ε x ε
h iR
= R e−R Log(R) − ε e−ε Log(ε) − − e−x = R e−R Log(R) − ε e−ε Log(ε) + e−R − e−ε .
ε

Puisque lim (ε Log(ε)) = 0 (Bernoulli-l’Hospital) on a


ε→0+

lim Iε,R = R e−R Log(R) + e−R − 1


ε→0+

et puisque
R Log(R)
lim R e−R Log(R) = lim =0
R→∞ R→∞ eR
par Bernoulli-l’Hospital, on a finalement

I = lim lim Iε,R = −1 .


R→∞ ε→0+

Exercice 5.
Pour intégrer des fractions polynomiales du type i), ii) et iii), la méthode des éléments simples est
particulièrement adaptée.
i) La décomposition en éléments simples est
x−2 α β γ
2
= + + , avec α = −2, β = 2, γ = 3.
x(x + 1) x x + 1 (x + 1)2
Ainsi
x−2 2 2 3 3
Z Z  
dx = − + + dx = −2 Log |x| + 2 Log |x + 1| − + C.
x(x + 1)2 x x + 1 (x + 1)2 x+1

ii) La décomposition en éléments simples est

x3 αx + β γx + δ
2 = 1 + x2 + , avec α = 1, β = 0, γ = −1, δ = 0,
2
(1 + x ) (1 + x2 )2
d’où
!
x3 x −x 1 1
Z Z  
dx = + dx = Log 1 + x2 + + C.
(1 + x2 )2 1+x2
(1 + x2 )2 2 2(1 + x2 )

iii) La décomposition en éléments simples est

x2 − 2 α β γ
= + 2+ , avec α = 2, β = 2, γ = −1.
x3 − x2 x x x−1
On obtient donc
x2 − 2 2 2 1 2
Z Z  
dx = + 2− dx = 2 Log(|x|) − Log(|x − 1|) − + C.
x3 − x2 x x x−1 x
iv) La décomposition en éléments simples est

4x α β γx + δ
= + + 2 , avec α = 1, β = 1, γ = −2, δ = 0,
x4−1 x−1 x+1 x +1
d’où !
4x 1 1 2x x2 − 1
Z Z  
dx = + − dx = Log + C.
x4 − 1 x − 1 x + 1 x2 + 1 x2 + 1

Exercice 6.

Soit la fonction f : [1, ∞) −→ R définie par y = f (x) = x2 − 1. L’aire cherchée est alors
Z x Z xp
t = xy − 2 f (w) dw = xy − 2 w2 − 1 dw .
1 1

On pose w = ϕ(u) = ch(u). Ainsi ϕ0 (u) = sh(u) et u varie entre 0 et a := Argch(x) car ϕ(0) = 1 et
ϕ(a) = x. L’intégrale devient
Z xp Z aq Z a
2 w2 − 1 dw = 2 ch(u)2 − 1 · sh(u) du = 2 sh(u)2 du =: I .
1 0 0

Pour calculer I, on intègre par parties avec f 0 (u) = g(u) = sh(u) :


Z a h ia Z a
I=2 sh(u)2 du = 2 ch(u) sh(u) −2 ch(u)2 du
0 0 0 | {z }
=1+sh(u)2
Z a
= 2 ch(a) sh(a) − 2 1 du − I .
0

Il suit que p
I = ch(a) sh(a) − a = x x2 − 1 − Argch(x) = xy − Argch(x) .
| {z }
=y

Ainsi t = xy − I = Argch(x) et donc x = ch(t), y = x2 − 1 = sh(t).

Exercice 7.
Q1 : FAUX.
1
Prendre par exemple f (x) = qui est continue sur ]0, 1[.
x
Q2 : VRAI.
Si f ∈ C 0 (]a, b[), alors f ∈ C 0 ([α, β]) pour [α, β] ⊂]a, b[ et donc l’intégrale existe par le théorème
de définition de l’intégrale avec les sommes de Riemann.
Q3 : VRAI.
Soit α ∈]a, b[. Par la question précédente, F (x) := αx f (t)dt est bien définie pour tout x ∈]a, b[
R

et on a vu dans le cours que c’est une primitive de f .

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