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Corrigé d'Analyse I - EPFL Automne 2021

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EPFL - automne 2021 Dr D.

Strütt
Analyse I SV Corrigé
Série 8 11 novembre 2021

Ce corrigé a principalement été preparé par Peter Wittwer, Giordano Favi et Annalisa Buffa, ensei-
gnant.e.s à l’EPFL.

Echauffement.
Pour x 6= 1, la fonction f est continue puisqu’elle est une composition de fonctions élémentaires qui
sont continues sur leur domaine de définition (cf. théorème du cours). Il reste donc à vérifier si f est
continue en x = 1 , c’est-à-dire si lim f (x) = f (1) . D’une part on a
x→1

lim f (x) = lim 3 = 3 = f (1),


x→1 x→1
x<1 x<1

et d’autre part, en utilisant que a3 − b3 = (a − b)(a2 + ab + b2 ) , on obtient

x3 − 1 (x − 1)(x2 + x + 1)
lim = lim = lim (x2 + x + 1) = 3 = f (1).
x→1 x − 1 x→1 x−1 x→1
x>1 x>1 x>1

Ainsi f est aussi continue en x = 1 et donc elle est continue sur R.

Exercice 1.
x2 + x − 6 (x − 2)(x + 3) x+3
1. Pour x 6= 2, on a f (x) = 2
= 2
= et donc lim f (x) = ∞ et
x − 4x + 4 (x − 2) x−2 x→2
x>2
lim f (x) = −∞ .
x→2
x<2
2. La fonction sin (1/x) est bornée de sorte que :

1
 
−x2 ≤ x2 sin ≤ x2 .
x

Or lim −x2 = lim x2 = 0. D’après le théorème des deux gendarmes, on en déduit que :
x→0 x→0

1
 
2
lim x sin = 0.
x→0 x
x6=0

3. On a
√ √ √ √ √ √ √ √
1 + x − 2x ( 1 + x − 2x)( 1 + x + 2x)( 1 + 2x + 3)
f (x) = √ √ = √ √ √ √ √ √
1 + 2x − 3 ( 1 + 2x − 3)( 1 + x + 2x)( 1 + 2x + 3)
√ √
(1 + x − 2x)( 1 + 2x + 3)
= √ √
(1 + 2x − 3)( 1 + x + 2x)
√ √ √ √
(1 − x)( 1 + 2x + 3) 1 + 2x + 3
= √ √ =− √ √
2(x − 1)( 1 + x + 2x) 2( 1 + x + 2x)
√ √ √
Or limx→1 1 + 2x, limx→1 1 + x, et limx→1 2x existent, de sorte que
√ √
2 3 3
lim f (x) = − √ =− √ .
x→1 4 2 2 2

sin x sin x · x sin x √
4. On a f (x) = √ = = · x, d’où :
x x x
sin x
lim √ = 1 · 0 = 0.
x→0 x
x>0
√ √ √ √
tan( x−1) √ 2x−1)
tan( √tan( x−1) √ x−1)
tan( √1 .
5. On a f (x) = x−1 = ( x) −1
= √
( x−1)( x+1)
= x−1
· x+1
— Pour 0 < |u| ≤ π/4, on a que u ≤ tan u, et donc

tan u sin u sin u 1 cf. cours 1


1≤
= = · ≤ 1· .
u u cos u u cos u 1 − u2

— Pour 0 < |x − 1| ≤ π/4, on a 0 < | x − 1| ≤ π/4 et donc

tan ( x − 1) 1 1 1
1≤ √ ≤ √ 2
= √ = √ .
x−1 1 − ( x − 1) 1 − (x − 2 x + 1) 2 x−x

On a lim x = 1 (à voir avec les suites ou en utilisant le théorème des gendarmes, par exemple
x→1
x ≥ 1, et en prenant h telle que h(x) = 1
en prenant g telle que g(x) = x si x < 1 et g(x) = 1 si √
si x < 1 et h(x) = x si x ≥ 1). Il en découle que lim (2 x − x) = 1.
√ x→1
De plus, lim ( x + 1) = 2 et donc
x→1

1 x→1 1 1 1 x→1 1
g(x) = √ −−−→ et h(x) = √ · √ −−−→
x+1 2 x+1 2 x−x 2

et encore g(x) ≤ f (x) ≤ h(x) pour 0 < |x − 1| ≤ π/4. Par le théorème des deux gendarmes,
1
lim f (x) = .
x→1 2
6. On a an − bn = (a − b)(an−1 + an−2 b + · · · + an−1−k bk + · · · + bn−1 ). Donc

(x + α)n − αn (x + α − α)((x + α)n−1 + (x + α)n−2 α + · · · + αn−1 )


f (x) = =
x x
= (x + α)n−1 + (x + α)n−2 α + · · · + αn−1 .

Alors

lim f (x) = lim ((x + α)n−1 + (x + α)n−2 α + · · · + αn−1 ) = αn−1 + αn−2 α + · · · + αn−1 ) = nαn−1 .
x→0 x→0

Exercice 2.
1. On cherche à borner la fonction :
√ q √ q √ √
|x| +2 x2 x<0 x2 − 2 2x + 2 (x − 2)2 |x − 2|
≤ ≤ = = .
2x + 1 2x + 1 2x + 1 2x + 1 2x + 1
Or
√ √
|x| −x 1 |x − 2| −x + 2 1
lim = lim =− et lim = lim =− ,
x→−∞ 2x + 1 x→−∞ 2x + 1 2 x→−∞ 2x − 1 x→−∞ 2x − 1 2
donc par le théorème des deux gendarmes

x2 + 2 1
lim =− .
x→−∞ 2x + 1 2
2. On considère x < −1. On a

p p x2 + 1 − x
x( x2 + 1 + x) = x( x2 + 1 + x) · √
x2 + 1 − x
2
x(x + 1 − x )2
= √
x2 + 1 − x
x
= q
|x| 1 + x12 − x
−1
=q .
1 + x12 + 1

Or, r
1 −1 1
1+ ≥1 ⇒ ≥− ,
x2
q
1+ 1
+1 2
x2
et
−1 −1 −1 −1
≤q = 1 = .
2 − x1
q
1+ 1
+1 1− 2
+ 1
+1 1− x +1
x2 x x2
Comme
−1 1
lim 1 = −2,
x→−∞ 2− x
par le théorème des deux gendarmes, on obtient
p 1
lim x( x2 + 1 + x) = − .
x→−∞ 2
3. Pour x > 0 :
4 2x − 4 2x − 4 2x − 4
2− ≥√ ≥√ = .
x 2
x + 7x 2
x + 8x + 16 x+4
Or
4 2x − 4
lim 2 −
= 2 et lim = 2,
x→∞ x x→∞ x + 4

donc par le théorème des deux gendarmes


2x − 4
lim √ = 2.
x→∞ x2 + 7x
π 2x − 4
D’autre part lim Arctg x = . Donc lim √ Arctg x = π.
x→∞ 2 x→∞ x2 + 7x
4. On remarque que :
r

v

q u q
2x + x + x √ u 1
tx + 2 x + x
f (x) = √ = 2 .
x+1 x+1
√ 1 √ 1
q √
Pour x ≥ 4, on a x + x ≥ 4, ou encore (x + x) ≥ 1, soit x+ x ≥ 1. Ainsi
4 2
v
u
1
q √ s
√ u
t x + 2 x+ x √ x+1 √
f (x) = 2 ≥ 2 = 2.
x+1 x+1
On peut également réécrire, la fonction f comme suit :
v v v
u
1
q √ u q
u x(1 + 1 1 + √ 1
u q
u1 + 1 1 + √ 1
√ u
t x + 2 x+ x √ u 2 x x x
) √ u 2 x x x
f (x) = 2 = 2 t
1 = 2 t
1
x+1 x(1 + x ) 1+ x
On remarque dans un premier temps que
s r r r r !2
1 1 1 1 2 1 1 1 1
1+ + √ ≤1+ =1+2 ≤1+2 + = 1+ .
2 x x x 2 x 8x 8x 8x 8x

De même, on a que
1 1 2 1 1
1+ > 1 + 2 > 1 − + 2 = (1 − )2 .
x x x x x
Ainsi, nous avons montrer que

√ √ 1 + 2√12x √ 1 + √1x
2 ≤ f (x) ≤ 2 ≤ 2 .
1 − x1 1 − x1

Par le théorème des deux gendarmes


r q √
2x + x + x √
lim √ = 2.
x→∞ x+1

Exercice 3.
Q1 : Faux. En effet le comportement d’une fonction autour d’un point x0 ne donne aucun renseigne-
1
ment sur le comportement de cette même fonction à l’infini : Par exemple f (x) = |x| vérifie
q
lim f (x) = +∞ tandis que lim f (x) = 0. Si par contre on change la première limite en
x→0 x→+∞
lim f (x) = +∞ alors le résultat est vrai : en effet si lim f (x) = +∞ alors pour tout A > 0
x→+∞ x→+∞
il existe α ∈ R tel que f (x) ≥ A2 pour toutqx ∈ [α, +∞[. Donc, pour tout x ∈ [α, +∞[ on a
p √
f (x) ≥ A2 = A ce qui prouve que lim f (x) = +∞.
x→+∞
Q2 : Vrai. Si lim f (x) = l ∈ R alors pour tout  > il existe α ∈ R tel que x ∈ [α, ∞[ implique
x→+∞
|f (x) − l| ≤ . Posons β = −α. Alors si x ∈] − ∞, β] on a que −x ∈ [α, ∞[ et donc |f (−x) − l| ≤ .
Puisque f est impaire on trouve donc que | − f (x) − l| ≤  ce qui implique |f (x) + l| ≤ . On a
donc prouvé que lim f (x) = −l.
x→−∞
Q3 : Vrai. L’argument est similaire au point ci-dessus.
Q4 : Faux. On peut prendre la fonction f : R → R définie par f (x) = x − [x]
2 . Cette fonction n’est pas
croissante (sur aucun intervalle) mais elle tend bien vers +∞.
Q5 : Faux. On peut prendre la fonction f : R → R définie par f (x) = 0 si x > 0 et f (x) = −1 si
x ≤ 0. Cette fonction n’est pas continue en 0, mais f + (qui ici est la fonction constante 0) est
continue partout.
Q6 : Faux. On peut prendre f : R → R définie par f (x) = −1 si x ∈ Q et f (x) = 1 si x ∈
/ Q. Cette
2
fonction n’est continue en aucun point de R par contre son carré f est la fonction constante
égale à 1 donc continue en tout point.

Exercice 4.
Soit ε > 0. On doit trouver δ > 0 (qui dépend de ε) tel que

|(2x + 8) − 10| = 2|x − 1| < ε

si |x − 1| < δ. Un bon choix est alors δ = ε/2.


Ainsi, on a que :

∀ε > 0, ∃δ > 0 (par exemple δ = ε/2) , ∀x ∈ R |x − 1| < δ ⇒ |(2x − 8) − 10| < ε,

et, d’après la définition de la limite, on en déduit que :



lim 2x + 8 = 10.
x→1

Exercice 5.
i) On calcule les limites de f (x) lorsque x → 0 des deux côtés en introduisant une nouvelle variable
u tel que x = u1 :
 
1 1
lim f (x) = lim f u = lim = 1 = f (0),
x→0 u→−∞ u→−∞ 1 + 2u
x<0
 
1 1
lim f (x) = lim f u = lim = 0 6= f (0).
x→0 u→∞ u→∞ 1 + 2u
x>0

Donc f n’est pas continue mais seulement continue à gauche en x = 0 (Fig. 1).
ii) Notons que f est paire parce que les fonctions cos(x) et x2 sont paires. Ainsi il suffit de considérer
la limite à droite (ou celle à gauche). On a
2
1 − cos(x) 1 − cos(x)2 sin(x) 1

lim f (x) = lim 2
= lim 2
 = lim · lim
x→0 x→0 x x→0 x 1 + cos(x) x→0 x x→0 1 + cos(x)
x>0 x>0 x>0 x>0 x>0
1 1
= 12 · = = f (0),
2 2
 
sin(x) sin(x)
où on a utilisé que lim x = 1 = lim (cf. cours) et la décomposition en produit de
x→0+ x→0 x
deux limites est valable parce que les deux limites existent. Ainsi f est continue en x = 0.
1 1
iii) Considérons les suites (xn ) et (yn ) définies respectivement par xn = 2nπ et yn = π
+2nπ . Ces
2
suites satisfont lim xn = 0 = lim yn mais
n→∞ n→∞

π

lim f (xn ) = lim cos(2nπ) = 1 et lim f (yn ) = lim cos 2 + 2nπ = 0.
n→∞ n→∞ n→∞ n→∞

Ainsi lim f (x) n’existe pas et f n’est pas continue en x = 0 (Fig. 2).
x→0
iv) Comme la fonction sinus prend des valeurs dans [−1, 1], on a

1
 
−|x| ≤ x · sin ≤ |x|.
x

Par le théorème des deux gendarmes, puisque lim |x| = 0, on a


x→0

1
  
lim x · sin = 0 = f (0).
x→0 x

Ainsi f est continue en x = 0 (Fig. 3).


y

f HxL ‡ cos
y 1 y
f HxL ‡ f HxL ‡ x sin
1 1
1 x
1
1 2x + 1 1 x

0.5 0.5

-1 2 2 x
1
x - x
-1 -0.5 0.5 1 Π Π -1 -0.5 0.5 1
-0.5 -0.5
-1

Figure 1 – Figure 3 –
Figure 2 –

Exercice 6.
a) On a par définition de la fonction g, ∀n ≥ 1, m < an < M .
Ainsi, ∀n ∈ N, an > min(a0 , m) et ∀n ∈ N, an < max(a0 , M ).
La suite (an )n∈N est donc bien bornée.
b) Nous avons donc g fonction croissante. Ainsi, x ≤ y ⇔ g(x) ≤ g(y).
Afin de montrer que (an )n∈N est mononotone, raisonnons par disjonction de cas :
Si a1 ≥ a0 , alors montrons par récurrence que an+1 ≥ an pour tout n ∈ N.
Initialisation : a1 ≥ a0
Hérédité : Supposons que an ≥ an−1 pour un n ∈ N∗ . Alors parce que g est croissante, an+1 =
g (an ) ≥ g (an−1 ) = an . Donc (an ) est croissante.
Si a1 ≤ a0 , alors montrons par récurrence que an+1 ≤ an pour tout n ∈ N.
Initialisation : a1 ≤ a0
Hérédité : Supposons que an ≤ an−1 pour un n ∈ N∗ . Alors parce que g est croissante, an+1 =
g (an ) ≤ g (an−1 ) = an . Donc (an ) est décroissante.
c) Par propriété, toute suite monotone et bornée est convergente.
d) Si la fonction g(x) est décroissante, alors la suite définie par la formule a0 ∈ E, an+1 = g(an )
pour tout n ∈ N, n’est pas monotone en général. En effet, supposons que a0 ≤ a1 . Alors puisque
g est décroissante, on obtient g(a0 ) ≥ g(a1 ), ce qui donne a1 ≥ a2 . Supposons maintenant que
a0 ≥ a1 . Alors on a g(a0 ) ≤ g(a1 ), ce qui donne a1 ≤ a2 . Dans les deux cas, la suite obtenue
n’est pas monotone sauf si a0 = a1 = . . ..
Par contre, on peut conclure que les deux sous-suites (a2n ) et (a2n+1 ) sont monotones : Nous
voulons montrer que les sous-suites (a2n )n∈N et (a2n+1 )n∈N sont monotones et de croissance
opposée (si (a2n )n∈N est croissante alors (a2n+1 )n∈N est décroissante).
Si la fonction g(x) est décroissante, alors la fonction g ◦ g(x) = g(g(x)) est croissante : pour
tout x1 ≤ x2 , on a g(x1 ) ≥ g(x2 ) et g(g(x1 )) ≤ g(g(x2 )). Puisque an+2 = g ◦ g(an ) pour tout
n ∈ N, on sait d’après ii) que les suites (a2n )n∈N et (a2n+1 )n∈N sont monotones. Pour démontrer
qu’elles sont de croissance opposée, il suffit de constater que la relation d’ordre entre a0 et a2 ,
est opposée à celle entre g(a0 ) = a1 et g(a2 ) = a3 .
6
e) Posons ∀x ∈ [1, +∞[, g(x) = 7 − .
x
Il est facile à voir que g est strictement croissante, minorée par 1 et majorée par 7.
D’après iii), nous avons donc que (an )n∈N est convergente. Sa limite est donc solution de l’équa-
6 7±5
tion l = 7 − et donc de l’équation l2 − 7l + 6 = 0. On trouve alors l1, 2 = .
l 2
De plus, a1 = 4 > a0 donc d’après ii), (an )n∈N est strictement croissante. La solution l = 1 ne
convient donc pas. Ainsi, l = 6.
Exercice 7.
i) Comme l’expression de f n’est pas définie en x = 1, on doit calculer sa limite en ce point. Pour
x 6= 1, on peut écrire, en utilisant a que a2 − b2 = (a − b)(a + b) :
√ √ √ √ √ √ √ √ !
x + 1 − 2x x + 1 − 2x x + 1 + 2x 1 + 2x + 3
lim f (x) = lim √ √ = lim √ √ ·√ √ ·√ √
x→1 x→1 1 + 2x − 3 x→1 1 + 2x − 3 1 + 2x + 3 x + 1 + 2x
√ √ ! √ √ √ √
1−x 1 + 2x + 3 1 1 + 2x + 3 1 2 3 6
= lim ·√ √ = − lim √ √ =− · √ =−
x→1 2(x − 1) x + 1 + 2x 2 x→1 x + 1 + 2x 2 2 2 4

et donc le prolongement par continuité de f est


√ √
x + 1 − 2x
 √1 + 2x − √3 , x 6= 1




fˆ1 : [0, ∞[ −→ R, fˆ1 (x) = √
6



−

, x=1
4
Remarque : Le prolongement par continuité s’écrit en fait aussi sans distinction de cas :
√ √
ˆ ˆ 1 1 + 2x + 3
f1 : [0, ∞[ −→ R, f1 (x) = − √ √ .
2 x + 1 + 2x
ii) Comme l’expression de f n’est pas définie pour x ∈ A ∪ {0}, il faut passer aux limites. Pour ceci,
remarquons qu’on obtient pour x ∈
/ A ∪ {0} avec un peu de trigonométrie
 2 !  2
1 1 1 1 1 1
       
tan 1 − sin = tan cos = sin cos .
x x x x x x
π
−1
Soit an = 2 + nπ ∈ A. Alors on a
1 1 π π
       
lim f (x) = lim sin cos = sin + nπ cos + nπ = (−1)n · 0 = 0,
x→an x→an x x 2 2
c’est-à-dire f peut être prolongée par continuité pour tout a ∈ A. Pour x = 0 on a
1 1 1 2
     
lim f (x) = lim sin cos = lim sin qui n’existe pas.
x→0 x→0 x x x→0 2 x
x>0 x>0 x>0
 
1
Comme la limite lim sin x n’existe pas, f ne peut être prolongé par continuité en x = 0. Le
x→0
prolongement par continuité de f est donc
    2 
tan 1

1 − sin 1 , x∈
/A
fˆA : ]0, 1] −→ R, fˆA (x) = x x
0 , x∈A

   
ou, sans séparation des cas, fˆA : ]0, 1] → R, fˆA (x) = sin 1
x cos 1
x .
iii) L’expression de f n’étant pas définie pour x = 1, on veut calculer la limite. Comme le dénominateur
de f s’écrit x3 − 3x + 2 = (x − 1)2 (x + 2) on a
x(x − 1) tan(x − 1) x(x − 1) tan(x − 1)
lim f (x) = lim 3
= lim
x→1 x→1 x − 3x + 2 x→1 (x − 1)2 (x + 2)
x>1 x>1 x>1

x tan(x − 1) x tan(x − 1)
 
= lim · = lim · lim
x→1 x+2 x−1 x→1 x + 2 x→1 x−1
x>1 x>1 x>1

1 sin(x − 1) 1 1 1
 
= · lim · = ·1=
3 x→1 (x − 1) cos(x − 1) 3 3
x>1
(Attention : La décomposition en produit de deux limites à la deuxième ligne est valable parce que
les deux limites existent.)
Ainsi le prolongement par continuité de f est

 x(x − 1) tan(x − 1) ,

x>1
fˆ1 : [1, 2] −→ R, fˆ1 (x) = x3 − 3x + 2
1 ,

x=1
3

Notez que ce prolongement par continuité ne s’écrit pas sans séparation des cas.

Exercice 8.
i) On a (
cos(x)2n 1, x = kπ avec k ∈ Z
lim =
n→∞ 1 + sin(x)2n 0, sinon
et donc ! (
π
cos(x)2n 2, x = kπ avec k ∈ Z
f (x) = Arcsin lim =
n→∞ 1 + sin(x)2n 0, sinon
Ainsi f n’est pas continue aux points kπ avec k ∈ Z et continue partout ailleurs.
ii) Comme x4 est continue, on regarde la valeur de la limite en fonction de x. Comme


0, −1 < x < 1 


0,
 −1 < x < 1
1, x=1
 
lim xn = et lim x 2n
= 1, x = ±1
n→∞ ∞, x>1 n→∞ 


 ∞,

x > 1 ou x < −1
n’existe pas, x ≤ −1

on a 


 −1, −1 < x < 1

xn −1 0, x=1

lim 2n =
n→∞ x +1   n’existe pas, x = −1


0, x > 1 ou x < −1

Ainsi f n’est pas continue en x = ±1 (en fait elle est seulement continue à droite en x = 1) et
continue partout ailleurs.

Exercise 9.
1
(i) On a limn→∞ 2 + n+1 = 2. Par continuité du sinus, on a
1 1
    
lim an = lim sin 2 + = sin lim 2+ = sin(2).
n→∞ n→∞ n+1 n→∞ n+1
Vu que la suite converge,

lim sup an = lim inf an = lim an = sin(2).


n→∞ n→∞ n→∞

(ii) On a
1 (−1)n 1
2− ≤2+ ≤2+ ,
2n + 1 2n + 1 2n + 1
1
d’où, par le critère des deux gendarmes, vu que limn→∞ 2n+1 = 0, on a

(−1)n
lim 2 + = 2.
n→∞ 2n + 1
Par continuité du sinus, on obtient

(−1)n (−1)n
    
lim an = lim sin 2 + = sin lim 2+ = sin(2).
n→∞ n→∞ 2n + 1 n→∞ 2n + 1

Ainsi, vu que la suite converge, on a

lim sup an = lim inf an = lim an = sin(2)


n→∞ n→∞ n→∞

(iii) On a
(
1 si n est pair
cos(πn) =
−1 si n est impair

Ainsi,
(
1
1 + n+1 si n est pair
an = 1
−1 − n+1 si n est impair
Si on dessine quelques points :

De ceci, on déduit que por n ≥ 1,


( (
1
an si n est pair 1+ n+1 si n est pair
Sup{am : m ≥ n} = = 1
an+1 si n est impair 1+ n+2 si n est impair

qui converge vers 1 quand n tend vers l’infini (on a deux sous-suites qui recouvrent tous les
éléments de la suite qui convergent vers la même limite.)
Ainsi,
lim sup an = lim Sup{am : m ≥ n} = 1,
n→∞ n→∞

Par les mêmes arguments, on a


(
1
−1 − n+2 si n est pair
Inf{am : m ≥ n} = 1 ,
−1 − n+1 si n est impair

et donc
lim inf an = lim Inf{am : m ≥ n} = −1
n→∞ n→∞

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