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Corrigé Analyse I EPFL Automne 2021

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EPFL - automne 2021 Dr D.

Strütt
Analyse I SV Corrigé
Série 11 2 décembre 2021
Ce corrigé a principalement été preparé par Peter Wittwer, Giordano Favi et Annalisa Buffa, ensei-
gnant.e.s à l’EPFL.
Echauffement.
Une asymptote verticale ne peut exister qu’en un point où la fonction n’est pas définie, donc ici
potentiellement en x = 0. En effet, on a
1 1
lim f (x) = lim =∞ et lim f (x) = lim = −∞.
x→0+ x→0+ x x→0− x→0− x
Donc f a une asymptote verticale en x = 0.
Une asymptote horizontale (si elle existe) est caractérisée par les limites de f à l’infini (positif ou
négatif). Ici on a
1 1
lim f (x) = lim =0 et lim f (x) = lim =0
x→∞ x→∞ x x→−∞ x→−∞ x
si bien que f a une asymptote horizontale en y = 0. Le graphe de f est donné à la Fig. 1.
y

1
-5 -4 -3 -2 -1
1 2 3 4 5 x
-1

-2

-3

-4

Figure 1 –

Exercice 1.
Afin de calculer les limites demandées, on applique la règle de Bernoulli-l’Hospital (abrégée par BH)
une fois qu’on a vérifié ses hypothèses.
1. Posons f (x) = Log(x − 1) et g(x) = x − 2. Alors on a lim f (x) = 0, lim g(x) = 0 et g 0 (x) = 1 6= 0.
x→2 x→2
Les hypothèses de BH sont donc satisfaites et on a
1
Log(x − 1) BH
lim = lim x−1 = 1.
x→2 x−2 x→2 1

2. Ici, on doit utiliser la règle BH plusieurs fois. Pour la première fois on pose f (x) = th(x) − 1 et
g(x) = x1 . Comme lim f (x) = lim g(x) = 0 et g 0 (x) = − x12 6= 0, les hypothèses sont satisfaites.
x→∞ x→∞
On peut donc appliquer BH une première fois (les hypothèses pour les étapes suivantes seront
vérifiées ci-dessous) :
1
 th(x) − 1 BH ch(x)2 x2
lim x th(x) − 1 = lim 1 = lim = − lim
x→∞ x→∞ x→∞ − 12 x→∞ ch(x)2
x x

BH 2x BH 2
= − lim = − lim = 0.
x→∞ sh(2x) x→∞ 2 ch(2x)
Pour la deuxième application de BH on a f˜(x) = x2 et g̃(x) = ch(x)2 on a lim f˜(x) =
x→∞
lim g̃(x) = ∞ et g 0 (x) = 2 sh(x) ch(x) = sh(2x) 6= 0 pour x 6= 0 (ce qui est bien le cas lorsque
x→∞
x → ∞).
Finalement pour la troisième fois avec f¯(x) = 2x et ḡ(x) = sh(2x) et donc lim f¯(x) =
x→∞
lim ḡ(x) = ∞ ainsi que ḡ 0 (x) = 2 ch(2x) 6= 0. On a donc bien pu appliquer BH les trois fois.
x→∞
1/x  
1
3. On a 1+sin(x) = exp x Log 1 + sin(x) . On va donc d’abord calculer la limite de l’exposant.
et g(x) = x . Alors lim f (x) = lim g(x) = 0 et g 0 (x) = 1 6= 0.

Posons f (x) = Log 1 + sin(x)
x→0 x→0
Ainsi
cos(x)
Log(1 + sin(x)) BH 1+sin(x)
lim = lim = 1,
x→0 x x→0 1
et par conséquent
lim (1 + sin(x))1/x = e1 = e .
x→0

Exercice 2.
 
1. La fonction f (x) = x e1/x − 1 est une fonction d’interpolation de la suite (an )n≥1 donnée par
an = f (n), d’où lim an = lim f (x) (si cette limite existe). Il suit que
n→∞ x→∞

  e1/x − 1 BH − x12 e1/x


lim an = lim f (x) = lim x e1/x − 1 = lim 1 = lim = lim e1/x = 1 ,
n→∞ x→∞ x→∞ x→∞
x
x→∞ − x12 x→∞

 0
1 1
où on a pu appliquer BH parce que lim e1/x − 1 = lim = − x12 6= 0 .

= 0 et
x→∞ x→∞ x x
 x 1
2. Comme au point i), la fonction f (x) = 1 − 1
x = ex Log(1− x ) est une fonction d’interpolation de
 n
1
la suite an = 1 − n . On va d’abord calculer la limite de l’exposant :
 
1 1 1

1
 Log 1 − x BH 1−(1/x) · x2 −1
lim x Log 1 − = lim 1 = lim = lim = −1 ,
x→∞ x x→∞
x
x→∞ − x12 x→∞ 1 − x1
   0
1 1 1
où on a pu utiliser BH parce que lim Log 1 − x = lim = 0 et = − x12 6= 0 .
x→∞ x→∞ x x
Finalement, on obtient
n
1 1

lim an = lim 1− = lim f (x) = e−1 = .
n→∞ n→∞ n x→∞ e

Exercice 3.
On donne ici trois méthodes différentes pour calculer la limite tout en sachant qu’il en existent pro-
bablement d’autres.
Méthode 1 : Soit x ∈ [−1, 1], x 6= 0. On applique le théorème des accroissements finis à la fonction ex
sur l’intervalle [0, x] si x > 0 et sur l’intervalle [x, 0] si x < 0 :

ex − 1
sur [0, x] : eu = ⇔ xeu = ex − 1 ⇔ ex = 1 + xeu , où u ∈ ]0, x[
x−0
1 − ex
sur [x, 0] : eu = ⇔ −xeu = 1 − ex ⇔ ex = 1 + xeu , où u ∈ ]x, 0[
0−x
Comme |u| < 1, on peut obtenir des bornes pour

ex = 1 + eu x, x ∈ [−1, 1].

En effet, on a

1 + e0 x ≤ 1 + eu x ≤ 1 + e1 x ⇔ 1 + x ≤ ex ≤ 1 + ex pour x ∈ [0, 1] ,

et
x
1 + e0 x ≤ 1 + eu x ≤ 1 + e−1 x ⇔ 1 + x ≤ ex ≤ 1 + pour x ∈ [−1, 0] .
e
Ainsi
x x
   
x x
1 + x ≤ e ≤ max 1 + ex, 1 + ⇔ x ≤ e − 1 ≤ max ex, .
e e
Puisque pour tout x ∈ [−1, 1] on a
2
−1 ≤ x4 cos e1/x

≤ 1,

on a
1
   
4 1/x2  4 1/x2  4 1/x2  2
x cos e ≤ exp x cos e − 1 ≤ max ex cos e , x4 cos e1/x .
e
En divisant par x 6= 0, cette relation s’écrit
 2 
exp x4 cos e1/x −1 ≤
1/x2  ≤ 1
 
3 3 1/x2  2 >
x cos e max ex cos e , x3 cos e1/x , x 0.
≥ x ≥ e <

Par le théorème des deux gendarmes, on trouve alors dans les deux cas que
 2 
exp x4 cos e1/x −1
lim =0.
x→0 x
2
Méthode 2 : On observe que pour x 6= 0, on a cos e1/x

≤ 1 et donc
 2 
exp(−x4 ) ≤ exp x4 cos e1/x ≤ exp(x4 ) , x 6= 0 ,
 2

4 1/x − 1 ≤ exp(x4 ) − 1
exp(−x4 ) − 1 ≤ exp x cos e >
, x 0.
x ≥ x ≥ x <

En introduisant les fonctions f (x) = exp(−x4 ) et g(x) = exp(x4 ), la dernière inégalité s’écrit
 2 
4 1/x − 1 ≤ g(x) − g(0)
f (x) − f (0) ≤ exp x cos e >
, x 0,
x−0 ≥ x ≥ x−0 <

et donc en laissant x → 0 on a
 2 
≤ exp x4 cos e1/x −1 ≤
f 0 (0) lim g 0 (0) .
≥ x→0, x>
<0
x ≥

Puisque f 0 (0) = g 0 (0) = 0, la limite cherchée vaut 0 par le théorème des deux gendarmes.
Méthode 3 : On écrit la limite comme
 2   
exp x4 cos e1/x −1 exp x 4 cos e1/x2 −1
2
= lim x3 cos e1/x

lim 4 1/x2 
x→0 x x→0 x cos e
2 2
Puisque cos e1/x ≤ 1, on a lim x4 cos e1/x
 
= 0. Ainsi on peut écrire
x→0
 2 
2
exp x4 cos e1/x −1   
eu − 1

3 1/x 3 1/x2 
lim x cos e = lim x cos e · lim
x4 cos e1/x2

x→0 x→0 u→0 u
 
1/x2 
= 3
lim x cos e · (eu )0 u=0
x→0

= 0 · 1 = 0.

La règle de Bernoulli-l’Hospital ne marche pas pour cette fonction. En prenant


 2 
f (x) = exp x4 cos e1/x −1 et g(x) = x ,

on a bien lim f (x) = lim g(x) = 0 et g 0 (x) = 1 6= 0 mais la dernière hypothèse n’est pas satisfaite,
x→0 x→0
f 0 (x) f 0 (x)
à savoir que la limite lim 0 = lim 1 existe. En fait, la limite
x→0 g (x) x→0

d
   
0 2
lim f (x) = lim exp x4 cos e1/x
x→0 x→0 dx
   
4 1/x2  3 1/x2  1/x2 1/x2 
= lim exp x cos e 4x cos e + 2x e sin e
x→0

2 2
n’existe pas parce que le terme 2x e1/x sin e1/x

n’a pas de limite. En effet
2 2 2
lim 2x e1/x sin e1/x = lim √ eu sin(eu )

x→0 u→∞ u
π

et en prenant les suites an = Log(2nπ) et bn = Log 2 + 2nπ , on a lim an = lim bn = ∞ mais
n→∞ n→∞

2ean 4nπ
lim √ sin(ean ) = lim p sin(2nπ) = 0
n→∞ an n→∞ Log(2nπ) | {z }
=0

et
2ebn 2 π + 2nπ

π
 
lim √ sin(ebn ) = lim q 2 sin + 2nπ = ∞
n→∞ bn n→∞
Log π2 + 2nπ |
 2
{z }
=1
u
parce que lim = ∞ (cette fois on peut utiliser Bernoulli-l’Hospital).
u→∞ Log(u)
Le fait que Bernoulli-l’Hospital ne marche pas ne veut donc pas dire que la limite initiale n’existe pas.

Exercice 4.
Q1 : VRAI.
Enoncé de la règle de l’Hospital I.
Q2 : FAUX.
f 0 (x)
Prendre par exemple f (x) = x + sin x et g(x) = x. On a donc g 0 (x) = 1 + cos x qui n’admet
f (x) sin x
pas de limite à l’infini. Pourtant lim = lim 1 + x = 1.
x→+∞ g(x) x→+∞
Q3 : VRAI.
f et g sont dérivables sur [x, y]. La fonction h : [a, b] → R définie par
f (b) − f (a) 
h(x) = f (x) − f (a) − g(x) − g(a)
g(b) − g(a)
satisfait les conditions du théorème de Rolle. Alors il existe un point sationnaire c ∈]a, b[ de
h. Donc
f (b) − f (a) 0
0 = h0 (c) = f 0 (c) − g (c).
g(b) − g(a)
f 0 (c) f (y)−f (x)
Donc il existe bien c ∈]x, y[ tel que g 0 (c) = g(y)−g(x) = 1. Ce théorème s’appelle théorème des
accroissements finis de Cauchy.
Q4 : VRAI.
Vu que g est dérivable sur R, la fonction sin g(x) est dérivable sur R. On peut distinguer deux
cas :
— Si g(a) = 0, alors sin g(a) = 0 et on peut appliquer la règle de l’Hospital qui confirme
que la limite existe (en effet g 0 (x) 6= 0).
g(x) [y=x−a]
En alternative, lim sing(x) = lim sin g(y+a) = 1.
x→a y→0 g(y+a)
sin g(a)
— Si g(a) 6= 0, alors par continuité la limite vaut simplement g(a) .
Q5 : FAUX.
Prendre par exemple g(x) = x et a = 1. On a donc g(a) = 1 6= 0 (noter que par conséquent la
règle de l’Hospital ne s’applique pas). Par continuité, la limite vaut donc sh1 1 6= ch 1.
Exercice 5.
i) Avant de calculer ses dérivées, on récrit f en distinguant les deux cas. On a
( (
x2 + x + 54 , −1 ≤ x ≤ − 41 2x + 1 , −1 < x < − 41
f (x) = , f 0 (x) =
x2 − x + 34 , − 14 < x ≤ 1 2x − 1 , − 14 < x < 1

Pour x0 = − 14 on a
  
5 1
f (x) − f (x0 ) x2 −x− 5 x− 4 x+ 4 3
fd0 (x0 ) = lim = lim 16
= lim =−
x→x0 + x − x0 x→− 1
+
4
x + 41 x→− 14
+ x+ 1
4
2
  
3 1
f (x) − f (x0 ) x2 + x + 3 x+ 4 x+ 4 1
fg0 (x0 ) = lim = lim 16
= lim =
x→x0 − x − x0 x→− 41
− x + 14 x→− 41
− x+ 1
4
2
i h i h
et donc f n’est pas dérivable en ce point. De plus f 00 (x) = 2 pour tout x ∈ −1, − 41 ∪ − 41 , 1 .
Les extremums locaux et absolus sont donc parmi les points suivants :
(a) Points stationnaires : f 0 (x) = 0 ⇒ x1 = − 21 ou x2 = 21 . Comme f 00 (x1 ) = f 00 (x2 ) > 0, x1
et x2 sont des minimums locaux. On a f (x1 ) = 1 et f (x2 ) = 12 .
(b) Points où f 0 n’existe pas : Le seul point à examiner est x0 = − 41 pour lequel on a fd0 (x0 ) = − 32
et fg0 (x0 ) = 21 (cf. ci-dessus). On déduit alors des signes de ces dérivées unilatérales que x0
17
est un maximum local. On a f (x0 ) = 16 .
(c) Extrémités du domaine de f : Comme f est continue sur [−1, 1], on déduit des signes de f 0
au voisinage des extrémités (négatif vers −1 et positif vers 1) que f a des maximums locaux
en a = −1 et b = 1. On a f (a) = 45 et f (b) = 43 .

5
maximum global en x = −1, f (−1) = 4
(a), (b), (c) ⇒   (cf. Fig. 2)
minimum global en x = 12 , f 1
2 = 1
2
ii) Comme 2 − x < 0 pour tout x ∈ ]2, 3[ =: I, il ne faut pas distinguer deux cas pour f . On a en effet

f (x) = (x − 1)2 + 2(2 − x) = x2 − 4x + 5 et f 0 (x) = 2(x − 2) pour tout x ∈ I

Les extremums locaux et globaux se trouvent de nouveau parmi les points suivants :
(a) Points stationnaires : f 0 (x) 6= 0 pour tout x ∈ I, donc aucun.
(b) Points où f 0 n’existe pas : f 0 existe sur tout I, donc aucun.
(c) Extrémités du domaine de f : Le domaine I est un intervalle ouvert et n’a donc pas d’extré-
mités.
Ainsi la fonction f ne possède ni d’extremum local ni absolu sur I (cf. Fig. 3).

y y
2
1

x 0
x
-1 0 1 0 1 2 3

Figure 2 – Figure 3 –
Exercice 6.
i) 1) D(f ) = R \ {−1, 1}, Im(f ) = R
2) Impaire, non-périodique
3) f (x) = 0 ⇔ x = 0
4) En tant que composition de fonctions élémentaires f est continue sur D(f ).
5) f est dérivable sur D(f )

x2 + 1 2x x2 + 3

0 0 00
f (x) = − , D(f ) = D(f ) et f (x) = , D(f 00 ) = D(f )
(x2 − 1)2 (x2 − 1)3

6) • f 0 (x) < 0 pour tout x ∈ D(f 0 ), donc pas de point stationnaire


• f 00 (x) = 0 ⇔ x = 0. On calcule alors f 000 :

6(x4 + 6x2 + 1)
f 000 (x) = − <0 pour tout x ∈ D(f ).
(x2 − 1)4

Comme f 000 (0) = −6 6= 0, f a un point d’inflexion en x = 0.


7) • Monotonie :
x ] − ∞, −1[ ] − 1, 1[ ]1, ∞[
f0 <0 <0 <0
f décroissante décroissante décroissante
Notez bien que f est strictement décroissante sur chacun des intervalles listés dans le tableau
mais pas sur D(f ) ; en effet le Corollaire 1 du Théorème des accroissements finis s’applique
seulement à des intervalles.
• Convexité/concavité :
x ] − ∞, −1[ ] − 1, 0[ ]0, 1[ ]1, ∞[
f 00 <0 >0 <0 >0
f concave convexe concave convexe

8) • Asymptotes verticales : f n’est pas définie en x = ±1 et on a lim f (x) = lim f (x) = ∞


x→−1+ x→1+
ainsi que lim f (x) = lim f (x) = −∞, donc des asymptotes verticales en x = ±1 .
x→−1− x→1−
• Asymptote horizontale : lim f (x) = 0 , donc une asymptote horizontale en y = 0 .
x→±∞
9) Le graphe de f est tracé à la Fig. 4.
√ √
3 3
ii) 1) D(f ) = R \ 12 ,
 
Im(f ) = R \ 1 − 2 ,1 + 2 (sera obtenue à la fin de cette étude)
2) ni paire, ni impaire, pas périodique
3) f (x) = 0 ⇔ 3x2 − x = 0 ⇔ x = 0 ou x = 13 .
4) Continue sur D(f ) (composition de fonctions élémentaires)
5) f est dérivable sur D(f )

(6x − 1)(2x − 1) − 2(3x2 − x) 6x2 − 6x + 1


f 0 (x) = = , D(f 0 ) = D(f )
(2x − 1)2 (2x − 1)2

(12x − 6)(2x − 1)2 − 4(6x2 − 6x + 1)(2x − 1)


f 00 (x) =
(2x − 1)4
(12x − 6)(2x − 1) − 4(6x2 − 6x + 1) 2
= 3
= , D(f 00 ) = D(f )
(2x − 1) (2x − 1)3
√ √
6± 36−24
6) • f 0 (x) = 0 ⇔ 6x2 − 6x + 1 = 0 ⇔ x= = 1
± 3
√ 12 2 √6
1 3 1 3
Donc f a des points stationnaires en x1 = 2 + 6 et x2 = 2 − 6 . Comme
2 2 2 √
f 00 (x1,2 ) =  √ 3 =  √ 3 = ± −3/2 = ±6 3 ,
2 1
± 3

−1 3 3
±
2 6 3

il suit que x1 est un minimum local (car f 00 (x1 ) > 0) et x2 un maximum local (car f 00 (x2 ) < 0)
de f .
• Comme f 00 (x) 6= 0 pour tout x ∈ D(f ), f n’a pas de point d’inflexion.
7) • Monotonie :
√ √ √  √
3 3 1 3 3
− ∞, 12 −
  1  1 1 1 
x 6 2 − 6 ,2 2, 2 + 6 2 + 6 ,∞
f0 >0 <0 <0 >0
f croissante décroissante décroissante croissante

• Convexité/concavité :
− ∞, 1
  1 
x 2 2, ∞
f 00 <0 >0
f concave convexe
1
8) • Asymptote verticale : f n’est pas définie en x = 2 et
x(3x − 1)
lim f (x) = lim = ±∞
x→ 12
±
x→ 12
± 2x − 1

parce que x(3x − 1) > 0 pour x proche de 21 . Donc f a une asymptote verticale en x = 12 .
• Asymptote horizontale :
x(3x − 1) 3x − 1
lim f (x) = lim = lim = ±∞,
x→±∞ x→±∞ 2x − 1 x→±∞ 2 − x1
donc f n’a pas d’asymptote horizontale.
• Asymptote oblique :
f (x) 3x − 1 3
a = lim = lim = et
x→±∞ x x→±∞ 2x − 1 2
!
x(2x − 1 + x) 3 x x2
 

b = lim f (x) − ax = lim − x = lim − +
x→±∞ x→±∞ 2x − 1 2 x→±∞ 2 2x − 1
x 1
= lim =
x→±∞ 2(2x − 1) 4
Ainsi f a une asymptote oblique d’équation y = ax + b = 32 x + 41 .
9) Grâce aux informations

trouvées, on sait qu’il suffit de calculer les valeurs de f aux extremums
1 3
locaux x1,2 = 2 ± 6 pour connaître son image. Or,
√ √ 
1 3
 1 3 √ ! 
√ !
2 ± 6 2 ±
3
√ 1 6 3 −1 1 3
f (x1,2 ) = =± 3 ± ±
±3−1/2 2 6 2 2
√ ! √ ! √ !2 √
3 1 1 3 1 3 3
= ± + ± = ± =1± ,
2 2 2 2 2 2 2
Comme f (x1 ) > f (x2 ) on conclut√en tenant
√ 
compte de la nature des extremums locaux de f
en x1 et x2 que Im(f ) = R \ 1 − 23 , 1 + 23 comme donnée sous 1).


Le graphe de f est tracé à la Fig. 5.


y y
4 4

3 3

2 2

1 1

-4 -3 -2 -1 1 2 3 4 x -3 -2 -1 1 2 3 x
-1 -1

-2 -2

-3 -3

-4 -4

Figure 4 – Figure 5 –

iii) 1) D(f ) = R∗ , Im(f ) = R


2) ni paire, ni impaire, pas périodique

3) f (x) = 0 ⇔ x2 − 2x − 1 = 0 ⇔ x=1± 2.
4) f est continue sur D(f ) en tant composition de fonctions élémentaires.
5) f est dérivable sur D(f ), donc D(f 0 ) = D(f 00 ) = D(f ) et

1 x2 − 2x − 1 1 − 1 x3 + x2 − x − 1 − 1
 
1
f (x) = 1 + 2 e− x +
0
· 2 e x = e x
x x x x3
1 2 3 x3 + x2 − x − 1 1 − 1 3x2 + 2x − 1 − 1
 
1
00
f (x) = − 2 + 3 + 4 e− x + · e x = e x
x x x x3 x2 x5

6) • f 0 (x) = 0 ⇔ x3 + x2 − x − 1 = (x2 − 1)(x + 1) = 0 ⇔ x = ±1


Donc f a des points stationnaires en x1 = −1 et x2 = 1. Comme f 00 (x1 ) = 0, il faut calculer
f 000 pour voir si x1 pourrait quand-même être un extremum local (cf. remarque à la fin du
§ 5.10.2 du cours). On a

9 8 5 3x2 + 2x − 1 1 − 1 −9x3 − 5x2 + 7x − 1 − 1


 
1
f (x) = − 4 − 5 + 6 e− x +
000
· e x = e x,
x x x x5 x2 x7

donc f 000 (x1 ) = 4e 6= 0. Ainsi x1 n’est pas un extremum local (en fait c’est un point d’inflexion,
voir aussi ci-après). D’autre part, on a f 00 (x2 ) = 4e > 0 et donc x2 est un minimum local.
• f 00 (x) = 0 ⇔ 3x2 + 2x − 1 = (3x − 1)(x + 1) = 0 ⇔ x = 13 ou x = −1
Ainsi x1 = −1 et x3 = 31 sont candidats pour un point d’inflexion. On vient de voir que
5
f 000 (x1 ) = 4e 6= 0 et puis on a f 000 (x3 ) = 4·3
e3
6= 0, c’est-à-dire x1 = −1 et en x3 = 13 sont des
points d’inflexion.
7) • Monotonie :
x ] − ∞, −1[ ] − 1, 0[ ]0, 1[ ]1, ∞[
f0 >0 >0 <0 >0
f croissante croissante décroissante croissante

• Convexité/concavité :
0, 13
  1 
x ] − ∞, −1[ ] − 1, 0[ 3, ∞
f 00 <0 >0 <0 >0
f concave convexe concave convexe
8) • Asymptote verticale : f n’est pas définie en x = 0 et lim f (x) = ∞, donc une asymptote
x→0−
verticale en x = 0.
• Asymptote horizontale : lim f (x) = ±∞, donc aucune
x→±∞
f (x)
• Asymptote oblique : a = lim = 1 et
x→±∞ x
!
x2 − 2x − 1 1 1
e− x

b = lim f (x) − ax = lim − xe x
x→±∞ x→±∞ x
!
x2 − 2x − 1 1 1
= lim − xe x · lim e− x
x→±∞ x x→±∞

1
Or, lim e− x = 1 et la première limite s’écrit
x→±∞
1
1 1 − ex 1
 
1
lim x(1 − e ) − 2 −
x = lim 1 − 2 − lim
x→±∞ x x→±∞
x
x→±∞ x
| {z }
=0
1 x1
BH 2e
= lim x−1 − 2 = −1 − 2 = −3
x→±∞
x2

Ainsi b = −3 et f a une asymptote oblique d’équation y = ax + b = x − 3.


9) Le graphe de f est tracé à la Fig. 6.
y
7
6
5
4
3
2
1

-4 -3 -2 -1 1 2 3 4 x
-1
-2
-3
-4
-5
-6
-7

Figure 6 –

Exercice 7.
Q1 : VRAI.
Soient x1 , x2 ∈ ]a, b[ tels que x1 < x2 . Comme f est dérivable sur ]a, b[ , on a
 
0 f x1 + λ(x2 − x1 ) − f (x1 ) f λx2 + (1 − λ)x1 − f (x1 )
f (x1 ) = fd0 (x1 )
= lim = lim
λ→0+ λ(x2 − x1 ) λ→0+ λ(x2 − x1 )
λf (x2 ) + (1 − λ)f (x1 ) − f (x1 ) f (x2 ) − f (x1 )
≤ lim = ,
λ→0+ λ(x2 − x1 ) x2 − x1
où l’inégalité vient de la convexité de f et du fait que λ(x2 − x1 ) > 0. De même on a (noter
que x1 − x2 < 0)
 
0 f x2 + λ(x1 − x2 ) − f (x2 ) f λx1 + (1 − λ)x2 − f (x2 )
f (x2 ) = fg0 (x2 )
= lim = lim
λ→0 + λ(x1 − x2 ) λ→0 + λ(x1 − x2 )
λf (x1 ) + (1 − λ)f (x2 ) − f (x2 ) f (x1 ) − f (x2 ) f (x2 ) − f (x1 )
≥ lim = = ,
λ→0+ λ(x1 − x2 ) x1 − x2 x2 − x1

où le signe de l’inégalité est inversé parce que le dénominateur est négatif. Ainsi on a

f (x2 ) − f (x1 )
f 0 (x1 ) ≤ ≤ f 0 (x2 ),
x2 − x1

c.-à-d. f 0 est croissante.


Q2 : VRAI.
Par le théorème sur les points d’inflexion, on sait que f 00 (x0 ) = 0. Donc si on pose g = f 0 , on
a g 0 (x0 ) = 0 ce qui veut dire que g = f 0 admet un point stationnaire en x0 .
Q3 : FAUX.
Prendre par exemple f : [−1, 1] → R définie par f (x) = x3 . Alors f a une tangente horizontale
en c = 0 car f 0 (0) = 0 mais elle n’admet pas d’extremum en ce point car pour tout ε > 0 on
a f (−ε) = −ε3 < f (0) = 0 < ε3 = f (ε).
Q4 : FAUX.
Comme précédemment, on peut prendre f (x) = x3 . On a que 0 est un point stationnaire de
f mais 0 n’est ni un minimum ni un maximum de f (x) = x3 .
Exercice 8.
i) On a
a Log 1
f (0) = = 0.
1
et
ab
(bt + 1) − a Log (bt + 1)b ab(1 − Log (bt + 1))
f 0 (t) = bt + 1 2
= .
(bt + 1) (bt + 1)2
On en déduit que f 0 (0) = ab > 0.
Au temps t = 0, il y a f (0) = 0 personnes infectées et le nombre de personnes infectées croit à
une vitesse ab > 0 (en nombre de personnes/jour).
ii) On cherche t ≥ 0 tel que f est décroissante en t, ce qui équivaut à chercher t tel que f 0 (t) ≤ 0.
Comme f 0 (0) > 0, on cherche un maximum local. Cherchons d’abord un extremum local :

ab(1 − Log (bt + 1))


0 = f 0 (t) = ⇔ 1 = Log(bt + 1)
(bt + 1)2
⇔ e1 = bt + 1
e−1
⇔ t= .
b
On fait le test de la dérivée seconde pour vérifier que f admet un maximum en t = (e − 1)/b :

−ab2
(bt + 1)2 − ab(1 − Log(bt + 1)) · 2(bt + 1)b
00
f (t) = bt + 1
(bt + 1)4
−ab2 (3 − 2 Log(bt + 1))
=
(bt + 1)3

donc
e−1 −ab2
 
f 00 = < 0.
b e3
Ainsi, f admet bien un maximum local en t = (e − 1)/b et c’est à ce moment-là que le nombre
de personnes infectées commence à diminuer.
iii) Notons b0 la valeur de b sans traitement et b1 la valeur de b avec traitement (b0 < b1 ). Alors
t1 = (e − 1)/b1 < (e − 1)/b0 = t0 donc le nombre de personnes infectées commence à diminuer
plus tôt si un traitement est introduit. On a

a Log(b0 t0 + 1) a a Log(b1 t1 + 1)
f|b=b0 (t0 ) = = = = f|b=b1 (t1 )
b0 t0 + 1 e b1 t1 + 1
donc le nombre de personnes infectées au moment du pic ne change pas avec un traitement et
la vitesse initiale de croissance du nombre de personnes augmente avec le traitement :
0 0
f|b=b0
(0) = ab0 < ab1 = f|b=b 1
(0).

La traitement fait que l’épidémie passe plus vite, mais ne diminue pas le nombre de personnes
infectées (dans ce modèle). Une représentation de ce modèle épidémique est donnée en figure 7.
Figure 7 – Paramètre a = 10.

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