Introduction à la métrologie industrielle
Introduction à la métrologie industrielle
Chapitre I
LA METROLOGIE INDUSTRIELLE
I- INTRODUCTION
La mesure est de nos jours un outil essentiel qui met la théorie à l’épreuve : « Si la théorie est
l’esprit, la mesure est la main qui la guide».
En effet c’est une expérience physique qui consiste à exprimer, transmettre une grandeur physique et
en attribuer une valeur numérique.
De se fait, elle est indispensable dans la vie industrielle et même privée et ce besoin se justifie par le
fait qu’a l’aide des mesures, on arrive à connaître et définir des grandeurs non accessibles à nos sens
et/ou les quantités des grandeurs qui dépassent leur étendue (cas des températures et pressions qui
peuvent être supérieures à celles que nous pourrions supporter :
-Pression de 150 bars
-Température de 500°c
II- DÉFINITIONS :
II-1 La métrologie :
C’est la branche de la science qui traite des mesures. On l’appelle une science appliquée qui permet à
l’industriel de contrôle, influencer divers paramètres ou grandeurs .On la définit aussi comme un art de
quantification.
II-2- La mésurande :
C’est la grandeur physique, objet de la mesure.
Exemple : déplacement, T, pression.
II-3) le mesurage :
C’est l’ensemble des opérations expérimentales qui concourent à la connaissance de la valeur
numérique du mesurande.
IV-LES DIMENSIONS :
A chaque grandeur on attribue une dimension qui lui est propre et que l’on symbolise par une lettre ou
un signe s’il s’agit d’une grandeur principale à savoir (voir tableau 1-1) :
-L : Longueur, M : Masse, T : Temps, θ : Température, I : Intensité électrique et C : Intensité
lumineuse. Et par combinaison de ces symboles, on dimensionne les grandeurs dérivées. (Voir Tab 1)
Longueur .L
Masse M
Temps T
Température Θ Ou M.L2.T-2
Surface L2 De même que le débit d’info.
Volume L3 Utilisé en spectroscopie
Fréquence T-1
Nombre d’onde L-1
Vitesse L.T-1
Accélération L.T-2
Force M.L.T-2 Ou travail ou chaleur
Energie M.L2.T-2
Puissance M.L2.T-3
Pression M.L-1.T-2 Ou L-1.T-1 suivant le cas
Viscosité dynamique M.L-1.T-1 Ou M.L2T-1 suivant le cas
Viscosité Cinétique L2.T-1
Intensité électrique I
Charge électrique I.T Ou quantité d’électricité
Potentiel électrique M.L2.T-3.I-1
Résistance M.L2.T-3.I-2
Capacité M-1 .L-2.T4.I-2
Conductance M-1 .L-2.T3.I-2
Inductance M .L2.T-2.I-2
Champ électrique M.T-3.I-2
Champ magnétique L-1.I
Induction magnétique M.T-2.I-1 De même que le moment magnétique car dim (A) = 1
2 -2 -1
Flux magnétique M .L .T .I
Force magnétomotrice I
Information Sans
Atténuation Sans
Angle plan Sans Défaut de l’A.D.
Angle solide sans Défaut de l’A.D.
Tableau 1
Note : A.D. : Analyse Dimensionnelle
V- LES UNITÉS
Elles sont également des quantités de grandeur fixées et servent de référence pour exprimer la mesure
des grandeurs. Il existe plusieurs systèmes d’unités, mais le plus utilisé est le système internationale
(S.I) qui est actuellement en vigueur dans plus de 50 pays adhérant à la convention de mètre.( voir
tableau 2)
Fréquence Hertz Hz 1
Force Newton N 1
Dyne Dyn 10-5
Puissance Watt W 1
INTENSIT DE AMPERE A 1
COURANT
TEMPERATURE KELVIN K 1
INTENSITE CANDELA Cd 1
LUMINEUSE
Eclairement Lux Lx 1
Phot Ph 104
Vergence Dioptrie δ 1
Curie Ci 3.7*1010
Les unités du système international peuvent être précédés d’un préfixe formé à partir des puissances de
10.(tableau 3)
1018 hexa E
1015 péta P
1012 téra T
109 giga G
106 méga M
103 kilo k
10-3 milli m
10-6 micro μ
10-9 nano n
10-12 pico p
10-15 femto f
10-18 alto a
Tableau 3
Certaines unités liées aux forces de l’habitude ne font pas partie du S.I. mais tout de même sont
employées.(tableau 4)
2 rd/ s
Energie Watt heure wh 3600J Consommation
Calorie Cal 4.1855J électrique
Thermie Th 4.1855*106J Chauffage
Etalon de mesure :
- Pile de Weston étalon de f.e.m. E v = 1.0185V à 20°C
- Diode Zener qu’on doit contrôler à l’aide d’une pile étalon (utilisée dans les
appareils électroniques)
Etalon de résistance :
On utilise des alliages dont la résistance varie faiblement en fonction de la température :
- Le manganine (80¨%Cu, 12%Mn, 8%§Ni)
- Le constantan (60% Cu, 40%Ni)
Etalon de capacité
Les condensateurs à air sont des condensateurs les plus stables et utilisés en étalon (de
l’ordre de 105pF). C’est un cylindre de 50cm de diamètre et de 120cm de hauteur.
La seconde
Elle est obtenue à partir de fréquence délivrée par des horloges atomique.
Chapitre II :
ERREURS DE MESURAGE
I- INTRODUCTION
Aucune mesure n’est parfaite. Quelque soit le soin apporté à sa mise en œuvre, la précision de
l’appareil, la compétence de l’opérateur, le respect des règles de manipulation et de contrôle sévère de
tous les paramètres d’influence, il restera toujours une incertitude sur la mesure, aussi infinie soit-elle.
C’est pourquoi toute mesure, pour être complète, doit comporter la valeur mesurée et les limites de
l’erreur possible sur la valeur donnée.
II-1-2- L’opérateur :
Parfois, lors d’une mesure, l’aiguille ou le spot lumineux s’immobilise entre deux traits de la
graduation ce qui oblige l’opérateur à estimer une fraction de division de l’échelle de lecture, il en
résulte une erreur inévitable.
II-2-1- L’opérateur
Pour les multimètres analogiques avec plusieurs échelles imbriquées de façon compliquée et graduée
d’une façon ambiguë sur un même cardon, l’opérateur peut se tromper sur l’échelle de lecture.
Ajoutons à cela le défaut de parallaxe qui est une erreur que l’on commet lors d’une lecture « en
biais » lorsque l’aiguille est toujours un peu écartée de l’échelle.
II-2-2- L’appareil
A cause des influences extérieures comme la position, la température, l’humidité de l’air, les champs
parasitaires magnétiques ou électriques, l’instrument peut fausser une mesure.
Exemple :
Les champs parasitaires magnétiques peuvent rendre impossible la mesure par induction aux
environs d’un transformateur ;
Le champ magnétique terrestre peut faire dévier le faisceau d’électron d’un oscilloscope de
façon que les lignes du faisceau ne soient pas exactement parallèles.
Egalement, la position (horizontale ou verticale) d’utilisation des appareils de mesure est aussi
décisive. Ces appareils doivent être utilisés conformément à la position indiquée sur le cardon.
Quant aux températures, pour un écart de +10°C de la température d’utilisation de l’appareil indiquée
sur le cardon, l’erreur peut être supérieure à celle indiquée par la classe de l’appareil.
II-2-3- Le montage :
Les mauvais contact, à savoir : serrage des pièces, état de surface, fils de connexion…, et le défaut
d’isolement, qui peut causer un courant de fuite, sont à l’origine des erreurs.
n k 1 n
Suivant l’expression de la mesure on a deux types d’erreurs :
V V
Vm
Vm - V Vm + V
Figure 2-1
Valeur mesurée
Er Ea Vm Ve [2-2]
Ve Ve
Comme il s’agit d’un nombre sans dimension (pas d’unité), on l’exprime généralement en
pourcentage (%) :
Incertitude absolue V
[2-4]
Valeur mesurée Ve
On peut l’exprimer en % :
V V 100 [2-5]
V Ve
III-1- Façon 1
La valeur adoptée est égale à la valeur mesurée suivie de l’évaluation de l’incertitude absolue :
III-2- Façon 2
La valeur adoptée est égale à la valeur mesurée suivie de l’évaluation de l’incertitude relative :
Exemple :
Soit la mesure de la grandeur d’une planche de bois avec un mètre à ruban.
Vmes 0.5m à 1mm près
Façon 1 : L1 0.5 103m
103
Façon 2 : Er1 100 0.2% donc L1 0.5m à 0.2% près
0.5
Soit la mesure de la longueur d’un atelier à l’aide d’un décamètre.
Vmes 102m à 0.1m près
Appliquons ces deux formules afin de déterminer les incertitudes absolues et relatives dans le cas des
opérations de base :
IV-1- Somme :
Cas d’une association de boîtes de résistances en série : R = R1 + R2 + R3
R R R
Ea = ΔR = ΔR1 + ΔR 2 + ΔR 3
R1 R2 R3
(R1 +R 2 +R 3 ) (R1 +R 2 +R 3 ) (R1 +R 2 +R 3 )
Ea = ΔR = ΔR1 + ΔR 2 + ΔR 3
R1 R2 R3
Ea = ΔR = ΔR1 + ΔR 2 + ΔR 3 [2-9]
ΔR1 ΔR 2 ΔR 3 ΔR ΔR1
Si > > alors
R1 R2 R3 R R1
IV-2- Différence :
Soit I = I1 – I2,
I I
E a = ΔI = ΔI1 ΔI 2 1 ΔI1 - 1 ΔI 2 ΔI1 - ΔI 2 [2-11]
I1 I2
IV-3- Produit
Cas d’une énergie : w = U.I.T
w w w
E a = Δw = ΔU + ΔI + ΔT
U I T
Δw ΔU ΔI ΔT
Er = = + + [2-15]
w U I T
On pourra simplifier les calculs dans les cas d’un produit et d’un quotient en utilisant le logarithme :
dw dU dI dT
La dérivée de Log(x) étant 1/x on a : = + +
w U I T
Δw ΔU ΔI ΔT
D’où Er = = + + [2-16]
w U I T
IV-4- Quotient
U
Cas de l’expression d’une résistance (Loi d’Ohm) : R =
I
dR dU dI
En utilisant le logarithme on a : Log(R) = Log (U) – Log (I) donc = - d’où
R U I
ΔR ΔU ΔI
= -
R U I
ΔR ΔU ΔI
En se plaçant dans le cas le plus défavorable on a : = + [2-17]
R U I
IV-6- Applications
Calculer la différentielle logarithmique des expressions suivantes :
dQ 1 d(S2 -P 2 )
1) Q = S2 -P 2 Log (Q) = ½ (Log(S2 – P2)) = . .
Q 2 (S2 -P 2 )
On calcule la dérivée de (S2 – P2) : d (S2 – P2) = [Link] – [Link]
dQ [Link] ΔQ S.ΔS-P.ΔP S2 ΔS P 2 ΔP
D’où = ainsi , = = - [2-19]
Q (S2 -P 2 ) Q (S2 -P 2 ) S2 -P 2 S S2 -P 2 p
a ΔG b Δa Δb
2) G = = + [2-1]
a-b G a-b a b
Avec :
Classe × Calibre
ΔVc = [2-21]
100
n × Calibre
ΔVL = [2-22] Où n : L’appréciation : nombre de divisions d’erreur de lecture ;
Echelle
Soit l’exemple d’une mesure de tension à l’aide d’un voltmètre à déviation de classe 0.5, de calibre 30
et 75V. L’échelle comporte 150 divisions. L’appréciation de la lecture se fait à 0.5 division près.
On a effectué deux mesures pour une d.d.p. inférieure à 30V sur les deux calibres. On n’a pas d’erreur
de méthode
- L1 = 148 divisions sur le calibre 30V
- L2 = 59.5 divisions sur le calibre 75V
Corrigé :
0.5 ×30
Incertitude absolue de classe : ΔVc = = 0.15V
100
0.5 ×30
Incertitude absolue de lecture : ΔV1 = = 0.1V
150
ΔV 0.25
Er = % = ×100 = 0.8%
V 29.6
59.5 × 75
La tension mesurée = = 29.75V
150
0.5 ×75
Incertitude absolue de classe : ΔVc = = 0.45V
100
0.5 ×75
Incertitude absolue de lecture : ΔV1 = = 0.25V
150
V 0.7
Er % 100 2.4%
V 29.6
Interprétation :
Pour utiliser un appareil à déviation, afin d’obtenir la mesure la plus précise et l’erreur relative la plus
petite, il faut utiliser le calibre donnant la grande déviation. Il est valable d’inclure l’erreur de lecture
dans l’erreur de classe (Cas de l’industrie).
P = R.I2 = (R1 + R2 + R3).I2. Appliquons le Log : Log (P) = Log(R) + [Link] (I)
R 3, 78
Incertitude relative sur R: 0, 037 3, 7%
R 22 33 47
ΔP ΔR ΔI
= + 2. = 0.037 + 2* 0.05/2 = 0.037 + 0.05 = 0.087 = 8.7%
P R I
Incertitude absolue commise sur P : ∆P = 0,087 ; l’erreur sur P vaut 0,087 x 408 = 35,5 W
a- x% + y% de la gamme utilisée
Avec : x% : le terme proportionnel à la lecture et y% : le terme proportionnel à la gamme.
Exemple :
Une tension de 9V est mesurée par un appareil numérique sur sa gamme 20V. La précision indiquée
est de + 0.1% pour la lecture et de + 0.01 pour la gamme. On demande les erreurs absolues et relatives.
Corrigé :
y gamme
* Le terme dépendant de la gamme : U G [2-25]
100
0.01 20
d’où U G 0.002V
100
b- x% + y unités :
x Vm
On garde le même terme correspondant à l’erreur liée à la lecture : U L [2-26]
100
y gamme
U G [2-27]
nombre de po int s de mesure
Exemple :
Soit un voltmètre numérique possédant 300points (000-----299), et présentant une précision de
0,2%±1U, avec une gamme de 30V.
On a mesuré une tension de 24V. Calculer l’incertitude sur cette mesure.
Corrigé :
30
Le 1er terme : on cherche la correspondance de 1U (unité) : 1U = =0,1V=ΔU G .
300
Ben Aissa H., Naghmouchi F. page 17
ISET de Gabes-2001/2002 Cours Mesures Electriques
0,2×24
Le 2ème terme : ΔU L = =0,048V
100
D’où l’incertitude absolue : ∆U = 0 ,1 + 0,048 = 0,148 0,15 ;
R U 0,15
L’incertitude absolue : R A % 100 0, 6%
RB U 24
Dans l’expression de l’incertitude absolue, le second terme est, en général, le plus important et on a
intérêt, pour faire une mesure, de choisir la plus petite gamme possible.
VI- EXERCICES
VI -1- EXERCICE 1
On a effectué une mesure de tension à l’aide d’un voltmètre à déviation, de classe 0 ,5 ; de calibres 30
et 75.
Lors de mesure, on a relevé les lectures suivantes :
L1 = 148 divisions sur calibre 30V ;
L2 = 59,5 divisions sur calibre 75V ;
L’échelle comporte 150 divisions. L’appréciation de la lecture est estimée de ½ division près. Pas
d’erreur de méthode.
Calculer pour les deux calibres 30 et 75V :
1°) l’erreur de lecture absolue ;
2°) l’erreur de classe absolue ;
3°) l’erreur totale sur la mesure de tension absolue ;
4°) commenter et interpréter les résultats ;
Corrigé :
Plus on choisit le calibre le plus adéquat (le calibre qui donne la plus grande deviation), plus on
minimise l’erreur.
VI -2- EXERCICE 2
On applique à une résistance inconnue R une tension U = 27,2V lue sur un voltmètre numérique
possédant trois tubes lumineux, 300 points de mesure, une gamme de 30V et une précision de
± (0,2% , 2U).
Le courant I est mesure a l’aide d’un ampermetre a déviation de classe 0,5, N=100 et calibre de 1A ;
La lecture est L= 92,25 divisions.
On estime le ¼ de division.
1°) Calculer l’erreur de lecture absolue sur R ;
2°) Donner la valeur numérique de R ;
Corrigé :
1°) ∆I = 0,0075A
∆U = 0,2544V
∆UR = 0,517
CHAPITRE III
I- MÉTHODE DE DÉVIATION :
Exemple :
Avec U1 = U2 : Si I1 = I2 alors x = RE
II-1- directe :
La grandeur inconnue est déterminée lorsque l’appareil de mesure donne une déviation effectuée nulle
Exemple : (Fig. 3-1)
R
IG =0 Rx = R A [3-1]
RB
Figure 3-1
Figure 3-2
Un circuit RLC est alimenté par une tension sinusoïdale de fréquence variable. Lorsque la déviation
1
observée sur l’ampermètre passe par un maximum il est possible d’écrire : Lω =
Cω
Et pour finir, dans tous les cas, les électroniciens feront appel,dans leurs principes, aux méthodes
directes .
La détermination de la grandeur inconnue dépendra toujours au moins d’une mesure effectuée.
CHAPITRE IV
I- GENERALITES
Un appareil de mesure est un système qui traduit un phénomène physique non ou difficilement
accessible à nos sens, en un autre phénomène pouvant être visualisé et estimé.
On distingue deux types d’appareils :
Les appareils analogiques : par leur principe de fonctionnement, donne théoriquement une
valeur de la grandeur à mesurer exactement proportionnelle à cette grandeur.
Les appareils numériques : ils donnent une valeur représentant la grandeur à mesurer au pas
de quantification prés. Cette valeur est donnée sous une forme de nombre (affichage numérique).
Appareils magnétoélectriques :
Ils reposent sur l’action du champ magnétique d’un aimant fixe sur une bobine traversée par un
courant.
Appareils ferromagnétiques :
Ils reposent sur l’action des forces électromagnétiques sur une partie métallique en fer doux.
Appareils électrodynamiques :
Ils reposent sur l’action du champ produit par une bobine fixe sur celui produit par une bobine mobile.
Appareils ferro-dynamiques :
Même principe que les appareils électrodynamiques, mais avec un noyau de fer doux à l’intérieur des
bobines.
Appareil à induction :
Appareils thermiques :
Ils reposent sur l’action de la dilatation due à l’effet joule dans un conducteur traversé par un courant,
ou déformation d’un dispositif bimétallique on encore par phénomène de thermocouple.
Appareils électrostatiques
Ils reposent sur l’action d’attraction exercée par l’armature fixe d’un condensateur sur son armature
mobile.
I-3-2- Sensibilité :
I-3-3- Fidélité
C’est la qualité de l’appareil à donner toujours la même indication pour la même valeur de la même
grandeur mesurée. La fidélité peut être perturbée par :
Les chocs sur les parties mobiles ;
Les champs magnétiques terrestres ou produits par un appareil voisin générateur de champ
parasitaire ;
Les phénomènes électrostatiques ;
L’humidité qui fait diminuer la résistance d’isolement des circuits électriques de l’appareil.
C’est la qualité que possède un appareil à donner dans un temps minimal la valeur de la grandeur à
mesurer ou ses variations.
I-3-5- Justesse
I-4- Normalisation :
D’après l’UTE (Union Techniques de l’Electricité), la publication homologuée concernant les
appareils de mesure à déviation est la C42-100
Les indications indispensables à une utilisation rationnelle de l’appareil, portées sur le cadran
sont :
Marque et modèle
Indication de la nature du courant à mesurer
Tension d’épreuve diélectrique
Position d’utilisation du cadran (verticale, horizontale, inclinée)
Classe de précision
Principe de fonctionnement
Domaine d’utilisation en fréquence
La chute de tension pour le choix d’un shunt extérieur
II-1- Généralités
Les appareils de mesure numérique sont de plus en plus utilisés grâce à leur fidélité, précision et
facilité de lecture.
Il est nécessaire que les utilisateurs d’appareils numériques connaissent le langage adopté par les
constructeurs de ces appareils pour comprendre
Le principe est de convertir une grandeur analogique en une valeur numérique pouvant être affichée.
Pour cela il faut utiliser des circuits électroniques dont les principaux sont : les convertisseurs
analogiques numériques, l’oscillateur, le compteur, l’afficheur.
II-2- Constitutions
Un multimètre ou appareil numérique peut être décomposé en plusieurs blocs fonctionnels :
Entrées
Affichage
Comptage
Protections
Commutations Conversion
Source Ω Analogique Logique de
Conversion Numérique commande horloge
Réf
Résolution
C’est la valeur du pas de quantification dans la gamme. Elle correspond à la petite variation de la
valeur de la grandeur que l’appareil peut détecter dans une gamme
Exemple : Appareil à 100000 points de mesure, dans la gamme 1V, la résolution est égale à 10µV.
Fidélité
Elle est liée à la stabilité des caractéristiques des composants électroniques utilisés et la stabilité des
références de tension et de temps.
Exemple : Oscillateur ou horloge à quartz à 5MHz. Stabilité : 5.10-7 par mois.
La variation de fréquence en un mois : 5.106 x 5.10-7 = 2.5Hz.
Précision
Elle ne dépend que de la résolution et qui fait intervenir la qualité des composants, la précision des
références de tension et de temps.
Egalement, elle permet de calculer l’erreur totale sur la mesure.
La précision est également donnée en pourcentage de la lecture pour chaque gamme.
CHAPITREV
- soit à deux crochets fixés à des ressorts spiraux qui servent à amener le courant et qui donnent le
couple antagoniste, couple de torsion, (cadre tendu).
- soit à deux crochets fixés à des fils de torsion en argent. Ceux-ci assurent la suspension du cadre
suivant son axe de symétrie (cadre suspendu).
Le cadre ainsi suspendu constitue l'équipage mobile de l'appareil.
tg 2 [5-1]
D 2D
II-1- Principe
Un galvanomètre n’est autre qu’un cadre mobile particulièrement sensible, à partir duquel, on peut
réaliser un voltmètre ou un ampermetre de calibre imposé à l’avance.
Un galvanomètre seul est un ampermètre , mais qui ne pourrait mesurer que les courants inférieurs à sa
sensibilité.
Suivant la valeur de l'intensité susceptible d'être mesurée, le constructeur fabrique des micro-
ampermètres (µA) ou des milli-ampermètres (mA).
En partant de ce appareils, on peut dire que:
Si le cadre traversé par un courant de 1µA dévie au maximum, le calibre de l'appareil sera
de 10-6 A
Si le cadre traversé par un courant de 1mA dévie au maximum, le calibre sera de 10 -3 A.
Afin de mesurer des intensités plus élevées, on doit associer à l’équipage une résistance additionnelle
appelée Shunt, montée en parallèle. Fig. (5-5)
Figure 5-5
On a:
It = IG + IS [5-2]
[Link] = [Link] [5-3]
La chute de tension aux bornes du shunt et du galvanomètre étant la même, La valeur de shunt est
déterminée par :
RG . I G
RS [5-4]
It IG
Remarque :
Un appareil analogique à déviation est d’autant plus sensible que, pour un même courant, la déviation
est plus grande (nombre de divisions).
II-2-Exercice : 1
Un galvanomètre de sensibilité 50µA possède une résistance interne de 1000Ω. On demande de
déterminer la valeur du shunt procurant une sensibilité de 10mA.
Corrigé :
It
On appelle m = : Pouvoir multiplicatif du shunt.
IG
R I - IG
On a R S (I t - IG ) = R G . IG G = t = m - 1 [5-5]
RS IG
RG
Donc RS [5-6]
m 1
It 10 . 103
Dans notre exemple, on a : m 1 200
IG 50 . 10 6
Les constructeurs logent dans un même boîtier différents shunts pour constituer un ampermètre à
plusieurs calibres. (Fig5- 6)
Figure 5-6
Pour les appareils destinés à mesurer des courants de 10A et plus. Le shunt est mis à l'extérieur du
boîtier de l'appareil pour assurer une bonne ventilation.
II-3-Exercice: 2
RG = 100Ω ; It max = 1mA
Déterminer les valeurs des résistances des shunts nécessaires pour réaliser les trois calibres suivants :
1A, 0.1A et 10mA
III-1- Principe
Lorsque un galvanomètre de résistance série RG est parcouru par un courant I, la chute de tension
UG = RG.I est crée à ses bornes. On peut dire que celui-ci mesure la différence de potentiel UG à ses
bornes, donc c'est un millivoltmètre.
La chute de tension UG est généralement faible (quelques centaines de mV) pour le rendre apte à
mesurer des tensions plus élevées, on lui adjoint une résistance R série. (Fig.5-7)
Figure 5-7
Pour obtenir une déviation totale en présence de potentiel U M, il suffit de réaliser la condition
suivante :
U
U M ( R RG ).I G R M RG [5-7]
IG
III-2-Exercice : 1
A partir d'un milliampèremètre de calibre 1mA, de résistance interne RG = 100Ω, on veut réaliser un
voltmètre de calibre [Link] doit être la valeur de résistance a mettre en série,
Corrigé :
10
Pour le faire, on doit placer en série une résistance R telle que R 100 9900 .
10 3
Les constructeurs réalisent, comme pour les ampèrmètres, des boîtiers dans lesquels on peut loger
plusieurs résistances additionnelles et à plusieurs bornes dont une commune.
III-3-Exercice : 2
1°) Réaliser un voltmètre possédant trois calibres : 10V, 30V et 100 V à partir d'un milliampermètre de
calibre 1mA et de résistance interne RG = 100Ω.
2°) Pour un voltmètre, on définit une résistance du voltmètre telle que :
Calibre de voltmètre
RV RG R
IG
Déterminer pour chaque calibre la résistance du voltmètre correspondante.
Figure 5-8
Il existe deux types de circuits redresseurs utilisés en appareil magnétoélectriques lors d'une mesure
d'un courant alternatif à savoir:
Figure 5-9
Figure 5-10
Pour la mesurer, il suffit de multiplier la lecture par le coefficient 1.1
2 2
En fait dans le but d'éviter ce calcul, les constructeurs adoptent l'une des solutions au niveau de
l’affichage :
Le cadran est muni de deux échelles une pour lecture en courant continu et une pour la
lecture en courant alternatif (généralement imprimée en rouge).
Le cadran ne possède qu'une échelle commune aux calibres "continu" et "sinusoïdal". Cela
est possible grâce à l'emploi d'un transformateur incorporé.
Figure 5-11
V- Conclusion
Les appareils à cadre mobile ont une consommation généralement très faible mais la capacité interne
des diodes limite leur réponse en fréquence à 10 kHz.
Ces appareils sont sensibles aux influences des champs magnétiques externes car ces champs sont
négligeables par rapport au champ magnétique crée par l'aimant permanent.
VI- APPLICATIONS
VI-1- EXERCICE I
IG
G
Déterminer les valeurs des résistances
des shunts nécessaires pour réaliser
trois calibres suivants :
1A, 0,1A et 10 mA ;
On voulait a partir d’un galvanomètre de résistance interne RG = 100, de courant de sensibilité total
I = 1mAc, construire un ampermetre magnétoélectrique a trois calibres respectivement sont : 1A, 0,1A
et 10 mA.
1°) calculer les pouvoirs multiplicateurs des trois shunts ;
2°) calculer les valeurs de shunts nécessaires pour obtenir ces trois calibres ;
Corrigé :
30 10 I R R
1°) m = R 30 RV 30 RV 10 3
3 20 103 G et on a : R S = G m= G +1
10 10 IT m-1 RS
1
m1 = 1000 ;
10-3
0,1
m2 = -3 100 ;
10
10-2
m3 = -3 10 .
10
R G +R S2 +R S3 RG R R
2°) on a : R S1 = S2 S3
m1 -1 m1 -1 m1 -1 m1 -1
En remplaçant par leurs valeurs :
100 R S2 R S3
RS 1 RS 1 0,1 103 RS 2 103 RS 3 [A]
1000-1 1000-1 1000-1
R G +R S3 RG R S3
R S1 +R S2 = = +
m 2 -1 m 2 -1 m 2 -1
100 R S3
R S1 +R S2 = + R S1 +R S2 =1,01+0,01R S3
100-1 100-1
R S1 +R S2 =1,01+0,01R S3 [B]
11,11-1,01
[B] R S1 +R S2 =1,01+0,01R S3 d’où [C] devient 1,01+0,01 R S3 + R S3 =11,11 R S3
1,01
D’où R S3 =10Ω
1,11 - 0,11
R S2 + 10-3R S2 = 1,11 - 0,11 R S2
10-3 1
VI-2- EXERCICE 2
On voulait réaliser un voltmètre a trois calibres : 10V, 30V et 100V a partie d’un milliampermetre
magnétoélectrique de calibre 1mA et de résistance interne RG = 100.
G
G
Calibre du voltmtre
Rv =
IG
Calculer RV10, RV30 et RV100.
Corrigé :
* Détermination de RV10
10
R V10 = -3
=104Ω
10
U10 10
R10 RG 3 100 9900
IG 10
* Détermination de RV30
30
R V30 = = 3.104Ω
10-3
* Détermination de RV10
100
R V100 = -3
=100 104Ω
10
U calibre
Or les résistances des calibres vérifient l’équation suivante : R calibre = - RG
IG
D’où :
* R V10 =R G + R10
* R V30 =R G +R10 +R 30 =R V10 +R 30
* R V100 RG R10 R30 R100 RV 30 R100
30 10
D’ou R 30 RV 30 RV 10 3
3 20 103 R 30 20 103
10 10
100 30
R100 RV 100 RV 30 3
3 70 103 R100 70 103
10 10
Figure 5-12
La bobine parcourue par le courant I crée un champ d’induction B, le noyau de fer doux est attiré.
Son déplacement entraîne un mouvement de rotation de l’aiguille. Pour une rotation élémentaire d de
l’aiguille, l’induction propre L de l’ensemble bobine – noyau, varie de dL (variation élémentaire). Le
travail élémentaire du couple moteur doit être égal à la variation de l’énergie du champ magnétique.
Une énergie stockée par une bobine d’induction L et parcourue par un courant I est
1
Wem = L I2 [5-8]
2
1 1 2 1
I2
dL
CM ×dθ = d LI 2 = I D’où CM = [5-9]
2 2 2 dθ
1 2 dL
En état d’équilibre (immobilisation de l’aiguille) : CM = CR I = Cθ
2 dθ
D’où l’angle correspondant à l’équilibre se déduit :
1 dL 2
θ .I K.I [5-10]
2
2C dθ
La graduation n’est donc pas linéaire, les divisions se resserrent au fur et à mesure que le courant
décroît, si bien que le premier quart de l’échelle n’est guerre utilisable. En courant continu, le
branchement de l’appareil est quelconque, la division est indépendante du ses du courant.
En conséquence, la rotation θ est donc même pour le courant continu que pour le courant périodique
de valeur efficace I. d’où, le cardon ne comporte qu’une seule graduation.
Figure 5-13
I-3- Conclusion
Les appareils ferromagnétiques présentent un avantage important sur les appareils magnétoélectriques
à redresseur : leur cardon ne comporte qu’une graduation. Très robuste, ils sont réalisés même en
classe 0.54 et 0.2. Cependant ils ont trois inconvénients :
En ampermètres, le changement de calibre se fait par la mise en série ou en parallèle de deux demi-
bobines.
Ces appareils sont bas2s sur les actions électrodynamiques mutuelles développées par un circuit
inducteur fixe (généralement constitué par deux demi bobines), créant un champ magnétique a
l’intérieur duquel se déplace un cadre mobile de faible inertie monte sur pivots et entraînant une
aiguille .(Fig 5-14)
Figure 5-14
I- CONSTITUTIONS
Il est constitué d’un circuit inducteur fixe, formé de deux enroulements connectés en série ou en
parallèle, crée un champ d’induction B dans lequel peut se mouvoir un cadre mobile, réalisé en fil fin
(faible inertie ) et muni d’un dispositif de rappel a ressorts spiraux .
Le cadre mobile supporte l’aiguille indicatrice et les masselottes d’équilibrage.
II – PRINCIPE DE FONCTIONNMENT
L’énergie stockée dans les deux bobines est donnée comme suit :
1 2 2 1 2 2
Wem = L1I1 + L 2 I 2 +M12 I1I 2
2 2
Avec M12 : coefficient d’induction mutuelle exercée par la bobine 1 sur la bobine 2.
Le travail élémentaire du couple moteur est égale a la variation de l’énergie stockée par rapport a une
rotation élémentaire dθ :
dM12 δWem dM12
CM = = d'ou C M = I1I 2
dθ δθ I1 ,I2 :constants dθ
A l’équilibre, le couple antagoniste de ressort de rappel s’oppose au couple moteur jusqu’au avoir
l’égalité :
dM12 dM12
A l’équilibre : CM =CR I1I 2 =Cθ d'ou θ = I1I 2
dθ dθ
dM12
Si par construction, le terme est rendu sensiblement constant, la déviation est la fonction
dθ
de I1 I2.
Figure 5-15
Les deux circuits sont connectés en série : I1 = I2 =I La déviation est fonction de kI² : θ = KI²
La déviation est proportionnelle à I². L’échelle quadratique étalonnée en continu demeure valable en
alternatif.
- Pour procéder à un ampermetre (fig 5-16) :
Figure 5-16
Le cadre est connecté en déviation sur un shunt R1 à travers une résistance R2.
Le changement de calibre s’opère par la mise en parallèle des enroulements fixes (fig5.17).
Figure 5- 17
RV
Figure 5-18
Figure 5-19
U U
I1 =I 2 +I avec I 2 = d'ou I1 = +I
RV RV
U U K U2
θ=KI1I 2 =K( +I)× = (UI+ )
RV RV RV RV
K U2
θ= (UI+ ) [5-15]
RV RV Figure 5- 20
Figure 5-
L’appareil indique la puissance absorbée par le récepteur UI augmentée de la puissance consommée
par son circuit tension.
rA U
I1 = I et I 2 = I+
RV RV
K
θ= (UI+rA I 2 ) [5-16]
RV
Figure 5-21
C’est la puissance consommée par le circuit intensité qui est mesuré en excès.
IV CONCLUSION
Les appareils électrodynamiques sont des appareils très précis mais ils ont un inconvénient à savoir :
Le champ interne est faible et pour le renforcer, il fau mesurer de forts courants d’entrée I1I2 ce qui
conduit a une consommation relativement grande.
I- PRINCIPE
Les appareils ferrodynamiques (fig. 5-22)fonctionnent suivant le même principe que les appareils
électrodynamiques, mais, les lignes d’induction sont canalisées par des circuits magnétiques feuilletés
pour diminuer le courant de Foucault.
Les couples moteurs sont plus importants, les appareils plus robustes mais moins fidèles que les
appareils électrodynamiques
Bobines fixes
Figure 5-22
I W
Figure 5-23
Ces appareils (voir fig5-24) fonctionnent selon le même principe que les moteurs à induction et par
conséquence ne sont utilisables qu'en courant variable.
Figure 5- 24
I- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
L'élément moteur est un disque métallique généralement en aluminium (Al) et parfois en cuivre (Cu).
L'action simultanée de deux électroaimants l'un parcouru par le courant I absorbé par l'installation,
l'autre en parallèle sur les deux conducteurs détermine un couple moteur proportionnel à [Link]φ
(puissance absorbée par l'installation).(Fig.5-25)
Figure 5- 25
Les deux bobines produisent des courants de Foucault dans le disque : les actions réciproques de deux
électroaimants provoquent un couple moteur. L'aimant permanent dont la position est réglable, crée un
couple résistant parfaitement constant dans le temps qui freine le mouvement de rotation du disque.
L'enregistrement de l'énergie s'effectue par un dispositif mécanique indicateur.
Figure 5-26
Les installations importantes, qui emploient des récepteurs inductifs (transformateurs et moteurs)
absorbent de l'énergie réactive. Le fournisseur d'énergie intéressé par cette consommation
(augmentation de l'intensité par diminution du facteur de puissance), la fait enregistrer par des
compteurs d'énergie réactive qui indiqueront la quantité [Link]φ.
De construction analogue au précédent, ce compteur a le circuit tension inductif.
III- CONCLUSION
Utilisés surtout comme compteurs d'énergie actives et réactives et comme relais de protections, les
appareils à induction possèdent un fort couple moteur et sont très robustes .
L'appareil électrostatique utilise la force électrostatique exercée par l'armature fixe d'un condensateur
variable sur son armature mobile. Ils sont utilisés comme voltmètre de grande résistance interne.
I- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
L'armature mobile porte une aiguille indicatrice et l'amortissement peut être réalisé soit par un frein à
air soit par un disque conducteur se déplaçant entre les pôles d'un aimant permanent. (Fig.5-27)
Figure 5-27
Le moment du couple moteur pour une tension U appliquée entre les armatures fixes et mobile est:
1 dC
CM U2 [5-17]
2 d
1 dC
U2 [5-18]
2a d
dC
Par construction, = constante, donc la déviation est proportionnelle au carré de la tension
d
appliquée: α = K.U2.
En alternatif, l'appareil mesure la valeur efficace de la tension quelle que soit sa forme. Il est, en effet,
pratiquement insensible à la fréquence. S'il est peu sensible, sa consommation, par contre, est nulle.
Ces appareils basés sur l'effet thermique du courant se divisent en deux catégories :
Les appareils à action directe dans lesquels on utilise l'allongement d'un fil conducteur qui,
traversé par le courant à mesurer s'échauffe et se dilate.
Les appareils à action indirecte dans lesquels on mesure la force électromotrice d'un
thermocouple chauffé par le courant à mesurer.
Figure 5-28
L'amortissement est assuré par une palette de cuivre se déplaçant entre les pôles d'un aimant
permanent.
La puissance développée dans le fil de résistance R est RI 2. Celui-ci s'échauffe et se dilate.
A l'équilibre thermique, l'apport de chaleur RI 2 est égal à la chaleur dissipée par rayonnement et
convection. Les forces mécaniques résultant de l'action du ressort sur le fil s'équilibre, engendrant une
déviation α de l'aiguille.
Pour que l'appareil ait une bonne sensibilité et une rapidité de réponse convenable, il faut que le fil AB
ait une longueur aussi grande et un diamètre faible, ce qui augmente la résistance interne.
L'intensité efficace d'un courant périodique est définie à partir de l'effet thermique du courant :
T T
1 1 1 IV 1 I
et Rx
2 2 2
I eff = i dt d'ou RI eff = Ri 2 dt
T 0 T 0 RV U RX U
L’appareil thermique mesure rigoureusement l’intensité efficace quelque soit la forme du courant :
T
K
T
α= i 2 dt = K I eff 2
[5-19]
0
L’échelle quadratique, étalonnée en courant continu est directement utilisable en courant alternatif.
I-3- CONCLUSION
L’appareil thermique à action directe fonctionne indifféremment en continu et en alternatif.
Insensible aux champs magnétiques extérieurs, il donne quelque soit la forme de la grandeur mesurée
sa valeur efficace.
Malheureusement, sa consommation est élevée et son manque de fidélité et de sensibilité impose des
étalonnages fréquents.
Ses indications sont influencées par la température ambiante et son temps de réponse est médiocre
(30 secondes environ).
Toutes ces raisons limitent son emploi et lui font préférer les appareils à action indirecte.
Figure 5-29
Le courant à mesurer I traverse une résistance R, consommant une puissance joule RI². Cette
puissance échauffe une soudure thermoélectrique T dont la f.e.m E est mesurée à l’aide d’un
millivoltmètre à cadre mobile.
La force électromotrice E est proportionnelle à la qualité de chaleur reçue par seconde par la soudure,
c.à.d au carré de l’intensité.
II-2- Conclusion
Comme l’appareil thermique à action directe, l’appareil à thermocouple (fig. 5-30)mesure la valeur
efficace de la grandeur qu’elle que soit sa forme.
Malgré son prix relativement élevé, sa sensibilité est non comparable par rapport a celle de l’appareil
thermique classique.
Figure5-30
CHAPITRE VI
I- DÉFINITIONS :
Très faible résistance Faible résistance Moyenne résistance Grande résistance Très grande résistance
10-3 10-2 10-1 1 10 102 103 104 105 106 107 108 109
Figure 6-1
E
D’après la loi des mailles : I =
r+R i +R S +R x
Ben Aissa H., Naghmouchi F. page 50
ISET de Gabes-2001/2002 Cours Mesures Electriques
E
Et on a I = α.k donc α.k = [6-1]
r+R i +R S +R x
E
ICC = = kαCC [6-2]
r+R i +R S
E
I = = kα [6-3]
r+R i +R S +R x
αCC E r+R i +R S +R x Rx
= × = 1+
α R i +r+R S E R i +r+R S
E (α CC -α)
Rx = [6-4]
k α CC .α
La fonction Rx f() a pour représentation une hyperbole dont le zéro de la graduation correspond à
une résistance infinie et la déviation maximale (αCC) correspond à une résistance nulle.
II-3- Conclusion
Un ohmmètre à déviation permet d’obtenir très rapidement une valeur approchée des résistances
qqs Ω < Rx < qqs MΩ. Mais la précision est généralement médiocre (10%)
Figure 6-3
* L’erreur relative :
ΔR x R-R x RA RA RA
= = = car RA << R
Rx Rx Rx R-R A R
ΔR x R
= A [6-5]
Rx R
L’erreur relative de la méthode amont est d’autant plus faible que la résistance à mesurer est plus
grande devant la résistance interne de l’ampermètre
+ U Rx
V
-
Rv
Figure 6-4
U U U 1 I I
On a: R = = or I=I V +I Rx R = = v + Rx
I IV +I x I V +I Rx R U U
1 I 1 I 1 1 1
Or = V et = Rx D’où = +
RV U RX U R Rv Rx
Avec R v : la résistance interne du voltmètre R v = ρ×calibre
R.R v
Rx = [6-5]
R v +R
* L’erreur absolue sur cette mesure est : ΔR x = Valeur mesurée -Valeur exacte
R v .R x R v .R x -R x R v -R 2x
ΔR x = R-R x = -R x ΔR x =
R v +R x R v +R x
-R 2x
ΔR x = , [6-6]
R v +R x
ΔR x -R x -1
* L’erreur relative : = =
Rx R v +R x R
1+ v
Rx
ΔR x -1
= [6-7]
Rx R
1+ v
Rx
III-3- Conclusion
Si on représente la fonction Rx f(Rx) pour les deux montages (fig6-5), on aura :
Rx
Figure 6-5
ΔR x 1 Rx
= avec Rx << Rv, c’est une droite linéaire
Rx R Rv
1+ v
Rx
ΔR x R
= A , C’est une hyperbole.
Rx Rx
* Le point d’intersection des deux courbes est :
RA R
= x R x = R A .R v
Rx Rv
Un pont de Wheatstone permet la mesure des faibles et moyennes résistance (1Ω < R < 107Ω). Il est
constitué de :
Quatre résistances dont trois sont étalonnées et connues (R1, R2, R) et une résistance inconnue R x ;
Un détecteur de courant généralement un galvanomètre à zéro central très sensible.
Une alimentation continue délivrant un courant continu.
Le pont est équilibré lorsqu’il ne passe aucun courant dans le détecteur G suite à un réglage des
résistances étalonnées, R1, R2, et R . (Fig.6-6)
Figure 6-6
Si IG = 0 UCD = 0 VC = VD
On a: UDA = VD – VA = R1.I1
UCA = VC – VA = R2.I2
UDB = VD – VB = Rx.I1
UCB = VC – VB = R.I2
Or : VD – VA – (VC – VA) = R1.I1 – R2.I2 = VD – VC = UDC = 0
Donc R1I1 = R2I2 [6-8]
R1.I1 R .I R R R
Si nous faisons le rapport, on a : = 2 2 1 = 2 D’où : R x = 1 . R [6-10]
R x .I1 R.I2 Rx R R2
R1
* Le rapport est appelé rapport de proportion.
R2
* Les résistances R1 et R2 seront constituées par des boites de type 10n (AOIP de précision 0.2%) de
façon que ce rapport appartient à l’ensemble suivant {0.001, 0.01, 0.1, 1, 10, 100, 1000}.
*La résistance R sera constituée par une associatio,n de boîtes à décades (*1, *10, *100, *1000) de
précision 0.2%.
A gauche A droite
R 0 R1
Il faut diminuer R. 1 Il faut augmenter R.
R2 R2
déviation
R1 ΔR x ΔR1 ΔR 2 ΔR
* Incertitude de construction : R x = .R donc = + + [6-11]
R2 Rx R1 R2 R
On a : R = R d + R c + R b + R a (décades)
ΔR ΔR d +ΔR c + ΔR b + ΔR a
Donc : =
R R d +R c +R b +R a
IV-5- Conclusion
Cette méthode est inefficace pour la mesure d’une résistance très faible (<0.1Ω)
ΔR x 0.18
R mesurée = 0.02*4 + 0.1 = 0.18 , l’incertitude relative est : = .100 = 80%
Rx 0.1
C’est une méthode de mesure des résistances de très faibles valeurs (de l’ordre de mΩ). Elle consiste à
comparer la résistance inconnue Rx à une résistance R faible et parfaitement connue.(Fig.6-7)
Figure 6-7
On a : U’ = Rx.I’
U = R.I’
R U' U'
Donc: x = d’où R x = . R
R U U
R étant connue, il suffit de mesurer U et U’ par un pont de mesure spécial appelé pont double de
Thomson.
V-1- Principe
La détermination du rapport U se fait en utilisant un galvanomètre G relié aux bornes de R x et R par
U'
quatre résistances variables égales deux à deux.(Fig. 6-8)
Figure 6-8
R1 R x .I'+R 1' .I 2
En faisant le rapport, on a : =
R2 R.I'+R '2 .I 2
Donc (R x .I'+R1' .I2 ).R 2 = (R.I'+R '2 .I2 ).R1
R1.R '2 -R 2 .R1' I R .R
D’où R x = . 2 + 1
R2 I' R2
I
Pour calculer le rapport 2 , on pose r : résistance de connexion BC
I'
On a : (R1' +R '2 ).I2 = (I'-I2 ).r Û (R1' +R '2 +r).I2 = r.I'
I r
Donc 2 =
I' R1 +R '2 +r
'
R1 R1' R
= ' R x = 1 .R [6-12]
R2 R2 R2
Remarque :
On peut utiliser ce type de pont pour déterminer la résistivité d’un fil métallique de longueur et de
section connues à la place de Rx.
K1
I
U Rx
K2
U’
Figure 6-9
U-U'
On a: U = Rx.I + U’ donc R x =
I
Or I U
Rx Rv
U-U'
Donc R x = (R x +R v )
U
D’où R x .U = (U-U').R x +(U-U').R v
Si U n1 divisions
U’ n2 divisions
U-U' n1-n2
Alors R x = .R v = .R v
U' n1
Les erreurs existant sont reliées à l’instrument et à sa lecture. En choisissant un voltmètre bien
étalonné, on n’aura comme erreurs que celles de lecture des deux tensions.
U n1
On pose x = = Donc R x = (x-1).R v
U' n2
D’où
ΔR x ΔR v Δx
= + [6-13]
Rx R v x-1
Δx Δn1 Δn2
Avec = +
x n1 n2
où n1 et n2 : appréciation sur la lecture du voltmètre.
Chapitre VII
MESURE DE PUISSANCE
I- INTRODUCTION
RA
Imes
I
A
Récepteur
Umes V RV
U
Figure 7-2
0.1
D’où Pexact = P = U×I = Pmes -R A Imes
2
;R A = [7-1]
Calibre
ΔP = R A Imes
2
[7-2]
ΔP 2
R A Imes R I UA
= = A mes =
P U.I U U
ΔP UA
= [7-3]
P U
Imes
I
A
IV
A
U
V Récepteur
Umes
Figure 7-3
U = Umes
Imes = IV + I
Pexact = P = U.I = Umes.(Imes – IV)
= [Link] – [Link]
= Pmes – [Link]
= Pmes U mes
2
RV
D’où :
U 2mes
P =Pmes - ; R V = ρ × Calibre [7-4]
RV
ΔP = Pmes - Pexact
U 2mes
ΔP = [7-5]
RV
Comme on cherche toujours à connaître la puissance consommée par le récepteur et non fournie par la
source, on choisit le montage aval. Ajoutons à cela que la connaissance de R A est mal définie par suite
de l’influence des contacts de connexion alors que la mesure RV est très bonne.
Un Wattmètre est un appareil de mesure destiné à indiquer la puissance électrique (exprimée en watts)
consommée par le récepteur. Il possède deux bobines (circuits) :
Une bobine est utilisée pour la mesure du courant appelé « circuit courant » ou gros fil
assimilable à un ampermètre de résistance interne RA ;
Une bobine est utilisée pour la mesure de tension appelée »circuit de tension » ou fil fin
assimilable à un voltmètre de résistance interne R V.
a a
W A2 A1 A2
A1
b Figure 7-4 b
La déviation de l’aiguille dépend non seulement du flux magnétique des deux bobines mais aussi du
déphasage entre U et I. nous mesurons donc P = [Link]φ.
Le wattmètre le plus utilisé est de type électrodynamique (voir figure 7-5). Il est constitué d’ »un
circuit inducteur fixe (1), formé de deux bobines connectées en série ou en parallèle créant un champ
d’induction B dans lequel peut se mouvoir un cadre mobile (2) réalisé en fil fin et muni d’un dispositif
de rappel à ressorts spiraux. Le cadre mobile supporte l’aiguille indicatrice (4) et les masse lots
d’équilibrage (5).
Figure 7-5
Le principe de fonctionnement se résume sur le fait que le courant à mesurer passe pare les
enroulements de la bobine fixe provoquant un champ d’induction impliquant une force
électromagnétique. La tension à mesurer se manifeste par un courant qui parcourt la bobine mobile. Ce
courant engendre un champ d’induction dépendant de la tension mesurée ce qui engendre une
deuxième force électromagnétique.
Figure 7-6
Comme la déviation est proportionnelle au produit U.I, les graduations sont disposées sur une
échelle dilatée ainsi, la lecture est appréciable à ¼ de division.
On définit la constante du wattmètre est n’est autre que le coefficient de lecture :
Calibre(U) × Calibre(I)
k = [7-7]
nombre total de division
Exemple :
Cal U = 300V; I = 0.5A; L=60div; N = 150 divisions
300×0.5
k = = 1
150
P = k . L = 1 *60 = 60W.
Figure 7-7
Figure 7-8
Remarque :
[Link] est la puissance dissipée dans le circuit courant, d’où la correction à apporter est celle perdue :
ΔP = R A .Imes
2
[7-9]
Ben Aissa H., Naghmouchi F. page 64
ISET de Gabes-2001/2002 Cours Mesures Electriques
Figure 7-9
Figure 7-10
Remarque :
U 2mes
est la puissance dissipée dans le circuit tension, d’où la correction à apporter est celle
RV
-U 2mes
consommée : ΔP = [7-11]
RV
1 T
T 0
P = u(t).i(t).dt = [Link] ; Avec : u (t) = U. [Link](ωt)
RA
i1
i3 i(t)
A1 A3
i2
R Récepteur
u(t)
e(t)
A2
Figure 7-11
P = u.i = u.i3
i1 = i2 + i3 = i3 + i
donc : i12 i22 i 2 2.i2.i
u – R.i2 + RA.i3 = 0
donc : i2 = U RA .i
R R
passons aux valeurs efficaces :
1 T 1 T 1 T 2 T
T 0 i12 dt =
T 0 i 22 dt +
T 0
i 2 dt +
T 0
i 2 .i. dt
1 T 1 T 1 T 2 T U R
=
T
0
i12 dt =
T
0
i 22 dt +
T
0
i 2 dt +
T 0
(
R
+ A i).i. dt
R
U.I R
I12 = I22 + I 2 + 2 + 2 A I2
R R
P R
I12 = I22 + I 2 + 2 + 2 A I2
R R
R 2
P = (I1 - I 22 - I 2 ) - 2R A I 2
2
Si on néglige la puissance dissipée dans l’ampermètre 2RA I 2 :
R 2
P = (I1 - I 22 - I 2 ) [7-12]
2
dP dR d(I12 - I22 - I2 )
Log(P) = Log( R ) + Log( I12 -I22 -I2 ) donc = +
2 P R I12 - I 22 - I 2
D’où
RA2
V
i(t)
R
u1 u(t) Récepteur
e(t) V1 V
Figure 7-12
1 T 1 T 1 T 1 T
T 0
u12 dt =
T 0
u 2 dt +
T 0
u 22 dt
T 0
u2 .u. dt
1 T 1 T 1 T 2 T
T 0
u12 dt =
T 0
u 2 dt +
T 0
u 22 dt +
T 0
R.u.i. dt
donc :
U12 - U 22 - U 2
P = [7-14]
2.R
L’incertitude relative de ce montage sur la mesure de puissance est calculée comme suit :
IV-1- Définition
Un système triphasé équilibré est un ensemble de trois tensions qui
P = [Link] (φ)
V1 = V2 = V3 = V
I1 = I2 = I3 = I
I1 + I2 + I3 = IN = 0 : il n’y a pas de courant dans le fil neutre.
Un récepteur triphasé est dit déséquilibré si les trois récepteurs ne sont pas identiques, ils
n’ont pas régulièrement un déphasage de 2π/3 les uns par rapport aux autres.
I1 + I2 + I3 = IN 0
P = P1 + P2 + P3 = [Link] (φ1) + [Link] (φ2) + [Link] (φ3)
La puissance totale active est égale à la somme des trois puissances actives de chaque phase. Et
comme le système est équilibré en courant, un seul wattmètre suffit
P = 3W1 [7-16]
Avec W1 : la puissance lue sur le premier wattmètre.
P = W1 + W2 + W3
Dans le cas de montage (3fils sans neutre), on crée un neutre artificiel en montant trois résistances
(grandes : de4 à 6 kΩ) en étoile. D’où il suffit de mesurer une seule phase (cas précédent)
Figure 7-17
On va considérer la phase 3 comme un point commun des trois wattmètres (neutre). En conséquence,
le wattmètre W3 n’indique plus rien. D’où, il sera supprimé du montage.
Figure 7-18
Cette méthode est valable que les récepteurs soient équilibrés ou non.
Remarque :
Les signes des indications de W1 et W2 peuvent être différents : soit le sens positif soit le sens
contraire suivant la nature du récepteur (inductif ou capacitif)
φ (rad)
signe -π/2 -π/3 -π/6 0 +π/6 +π/3 +π/2
W1 - - 0 + + + + + + + + +
W2 + + + + + + + + + 0 + +
Récepteur Capacitifs Inductifs
On place le wattmètre dans le fil de la phase 1, le circuit tension du wattmètre est branché entre les fils
de phase 2 et 3. D’après le diagramme vectoriel il vient :
Figure 7-19
D’où
Q = 1 (P
1 P2) =
1 [Link] [7-17]
3 3
On placera trois wattmètres monophasés de la même manière dans chacun de fil de ligne :
W1 mesurera U23 et I1
W2 mesurera U13 et I2
W3 mesurera U12 et I3
La puissance réactive totale correspond à la somme des puissances et elle est algébrique :
1
Q = (W1 +W2 +W3 )
3
V- CONCLUSION
La méthode des deux wattmètres est en définitive la méthode utilisée pour tous les montages,
équilibrés ou non. Dans le cas des montages équilibrés, on peut obtenir directement la puissance
réactive d’après les indications algébriques des deux wattmètres :
1
Q = (P1 -P2 ) [7-18]
3
Q P -P
tg = = 1 2 cos [7-19]
P P1 +P2
BIBLIOGRAPHIE
BIBLIOGRAPHIE
* [Link]
* [Link]
* [Link]
ANNEXES