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Cours Teledetection

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Cours Teledetection

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SIG – TELEDETECTION

La Télédétection

T é bourbi Ria dh, 2 0 0 9


Ria [Link] bourbi@supc om.r nu.t n

1
[Link]
Télédétection: Définition
« La télédétection est la technique
qui, par l'acquisition d'images,
permet d'obtenir de l'information sur
la surface de la Terre sans contact
direct avec celle-ci ». « La
télédétection englobe tout le
processus qui consiste à capter et à
enregistrer l'énergie d'un
rayonnement électromagnétique émis
ou réfléchi, à traiter et à analyser
l'information, pour ensuite mettre en
(source) Centre canadien de
télédétection (CCT) application cette information ». 2
INTERET

•Lorsqu ’il faut une couverture de zones d ’étendues


considérables de la terre ou des planètes,
•Lorsqu ’il faut une couverture répétée du phénomène à
étudier sur des vastes zones,
•Lorsque les régions étudiées ne sont pas couvertes: ni par
des levés cartographiques ni par des photos aériennes
récentes,
•Lorsque l ’accès à l ’information classique est difficile voir
impossible pour des raisons politiques ou militaires,
•Lorsque les phénomènes à reconnaître ne peuvent être
bien perçus dans la totalité de leur grande extension
spatiale. 3
Obse r vat ion/é va luat ion
globa le

4
Obse r vat ion/é va luat ion
loc a le

5
Oc c upat ion du sol
Cla ssific at ion
6
Digit a lisat ion ré se a ux 7
3D

8
LES PLATES-FORMES UTILISEES EN
TELEDETECTION (I)
 Les Plates-Formes Terrestres
Ce type de plate-forme est utilisé principalement à des fins d’expérimentation
et d’étalonnage.
Ordinairement on se sert d’un bras télescopique fixé à un camion ou à un
véhicule tout-terrain et à l’extrémité duquel le capteur est installé.

9
 Les Plates Formes Aériennes

■ Les ballons : Ils sont constitués en général d’une membrane très mince
que l’on gonfle avec un gaz plus léger que l’air : l’air chaud, l’hélium ou
l’hydrogène.
Ils sont peu utilisés, sauf en météorologie. altitude : environ 2 – 40 Km.

10
LES PLATES-FORMES UTILISEES EN
TELEDETECTION (II)
■ Les Avions : les avions sont des plates-formes d’emploi très souple. Ils ont
trois limitations :
 la prise répétitive des données n’est pas garantie, les conditions
météorologiques pouvant perturber considérablement les plans de
vol.
 Le territoire couvert, lors d’une seule mission, est assez limité,
 des coûts relativement élevés sont généralement associés à ces plates-formes.
Exemples : Convair 580 du Canada, JPL AIRSAR de la NASA,…

11
LES PLATES-FORMES UTILISEES EN
TELEDETECTION (III)
 Les plates-formes Spatiales
Les plates-formes spatiales ou satellites sont des vaisseaux en orbite terrestre
qui se déplacent selon une ellipse dont un des foyers est occupé par le centre de
la Terre.
Les déplacements du satellite répondent aux seules forces de gravité suivant les
lois de Kepler

T 
3
2 a
K
T : La période de rotation
a : est le demi grand axe de l’ellipse (le rayon pour un orbite circulaire)
K : est la constante de Kepler, égale à 1,0 x 1013 unités SI pour une orbite
terrestre 12
Mouvements Kepleriens

1602 : KEPLER observe que les rayons vecteurs des planètes balaient
des aires égales en des temps égaux. C'est la fameuse loi des aires.
(deuxième loi)

1605 : Toujours par l'observation KEPLER identifie les orbites des


planètes à des ellipses, un des foyers est le Soleil. Plus tard Newton qui
retrouvera par le calcul différentiel ces trajectoires coniques, en déduira la
loi de la gravitation. (Première loi)

1618 : de nouvelles mesures permettent d'établir la loi des périodes, à


savoir: (troisième loi) 13
Acquisition des données en
Télédétection: les satellites

14
Conditions sur les orbites des satellites en
télédétection

•Choix naturel d'une orbite circulaire, afin de ne pas avoir à modifier la focale le long de l'orbite, de
plus la vitesse angulaire de tangage reste alors constante.

•La nécessité de comparaison des images impose de survoler périodiquement les mêmes lieux de la
terre, ce qui signifie que la trace sol doit de refermer au bout d'un certain temps T, appelé PERIODE
DE REPETITIVITE, le satellite d'imagerie doit donc respecter une CONDITION DE PHASAGE.

•Enfin l'usage constant de prise de vues dans des longueurs d'onde précises, notamment en infra
rouge, impose de maîtriser au mieux l'activité solaire, surtout si l'on veut comparer des
enregistrements de même site. La condition est donc d'essayer de survoler un même lieu toujours à
la même heure locale. Cette condition à respecter s'appelle la CONDITION D'HELIOSYNCHRONISME.

15
Les Trajectoires Orbitales des Satellites
de Télédétection (IV)

Orbite géostationnaire Orbite quasipolaire

16
17
Les Trajectoires Orbitales des Satellites
de Télédétection (I)

 Orbite héliosynchrone : Le plan de l’orbite reste fixe par rapport à


l’axe Terre soleil.
 Altitudes (résolution)
500 et 1 500 Km.
 Le satellite passe au dessus d’un point géographique
quelconque approximativement à la même heure locale
(héliosynchronisme)
 Recouvrement presque complet de la Terre (sauf les régions polaires).
Inclinaison orbitale: quasi-polaire (>90°)
Exemple : LANDSAT, SPOT. Altitude : environ 700 Km

18
19
Remarques
•La fourchette des inclinaisons possibles se situe sensiblement entre 97° et
104°environ.

•La constance de l'angle θ assure un survol du nœud ascendant systématiquement à


la même heure locale H . Cette propriété garantit alors une grande stabilité d'image,
en ce qui concerne les ombres, le relief, les couleurs.
•le nœud descendant est survolé à l'heure locale H+12 après l'heure H

•L'heure locale H de survol du nœud ascendant est une caractéristique du satellite,


qui doit être soigneusement choisie en fonction de la mission. Par exemple SPOT
passe au nœud descendant ( là où se font les prises de vue ) à 10 h 30 mn, donnant
donc au nœud ascendant H = 22 h 30 mn.

•Un avantage des orbites quasi polaires est d'assurer une couverture pratiquement complète
de toutes les zones habitées du globe, ce qui est un atout en matière d'imagerie spatiale.

20
Les Trajectoires Orbitales des Satellites
de Télédétection (II)

Orbite géostationnaire : Le satellite reste constamment au-dessus


d’un point fixe de la Terre.
 Une orbite géostationnaire est forcément équatoriale (son plan d’orbite se
confond avec le plan équatorial) et circulaire. Altitude : environ 36 000 Km
 Elle permet la surveillance constante d’une partie de la Terre, soit entre
les parallèles de 81,3° nord et sud. Applications : météo et
télécommunications.

Exemple : GEOS (NOAA Geostationary Operational Environmental


Satellite), METEOSAT

21
Les Trajectoires Orbitales des Satellites
de Télédétection (III)

•Orbite circulaire quelconque : Survole la Terre à la


même altitude. L’excentricité, qui est le rapport de la
distance des foyers au grand axe de l’ellipse, devient nulle.
•Exemple : ERS-1, RADARSAT, SEASAT

22
Composantes des satellites en télédétection
- Systèmes de rétablissement d ’altitude ayant pour but de maintenir l ’altitude initiale
du satellite, altitude qui tend continuellement à décroître en raison des forces de freinage
exercées principalement par les frottement atmosphériques et la pression de radiation
solaire.

- Systèmes de commande d ’attitude ayant pour but de contrôler la position relative


de l ’axe de prise de vue.

- Des panneaux solaires qui produisent l ’électricité nécessaire à l ’exercice des fonctions
de bord à partir du rayonnement solaire.
- Systèmes de contrôle de bord responsables de l ’ensemble des opérations à bord et des
communications avec la station de commande au sol.
- Antennes qui servent à transmettre des données à la Terre et à recevoir des
commandes des stations de contrôle terrestre.
- Capteurs.
- Des enregistreurs magnétiques qui permettent le stockage des informations à bord
lorsque le satellite se trouve à l ’extérieur du rayon d ’action d ’une station réceptrice.
Transmissions au sol des données stockées lorsque le satellite entre dans le cercle de
réception d ’une station. 23
PROCESSUS D ’ACQUISITION
d ’IMAGES

24
PROCESSUS D ’ACQUISITION
d ’IMAGES
- Source d'énergie ou d'illumination (A) - À l'origine de tout processus de
télédétection se trouve nécessairement une source d'énergie pour illuminer la
cible.
- Rayonnement et atmosphère (B) - Durant son parcours entre la source
d'énergie et la cible, le rayonnement interagit avec l'atmosphère. Une
seconde interaction se produit lors du trajet entre la cible et le capteur.
- Interaction avec la cible (C) - Une fois parvenue à la cible, l'énergie
interagit avec la surface de celle-ci. La nature de cette interaction dépend des
caractéristiques du rayonnement et des propriétés de la surface.
- Enregistrement de l'énergie par le capteur (D) - Une fois l'énergie diffusée
ou émise par la cible, elle doit être captée à distance (par un capteur qui n'est
pas en contact avec la cible) pour être enfin enregistrée.
25
PROCESSUS D ’ACQUISITION
d ’IMAGES (II)
- Transmission, réception et traitement (E) - L'énergie enregistrée par le
capteur est transmise, souvent par des moyens électroniques, à une station
de réception où l'information est transformée en images (numériques ou
photographiques).

- Interprétation et analyse (F) - Une interprétation visuelle et/ou


numérique de l'image traitée est ensuite nécessaire pour extraire
l'information que l'on désire obtenir sur la cible.

- Application (G) - La dernière étape du processus consiste à utiliser


l'information extraite de l'image pour mieux comprendre la cible, pour nous
en faire découvrir de nouveaux aspects ou pour aider à résoudre un
problème particulier.
26
Spectre électromagnétique
 On ne travail pas forcement dans le
Longueur d’onde de la source
domaine du visible

27
Spectre électromagnétique (II)
Visible

Infra rouge
(0,7 à 100 μm)

28
HYPERFREQUENCE(I)

► Les radars imageurs les plus courants fonctionnent à des fréquences


comprises entre 1,25 GHz et 35,2 GHz (24 cm à 0,8 cm).

►La capacité du radar à traverser les précipitations ou à pénétrer


différentes couches à la surface du sol augmente en fonction de la
longueur d’onde. Un radar opérant dans les longueurs d’onde
supérieures 2 cm n’est pratiquement pas affecté par la couverture
nuageuse. Cependant, la pluie affecte le signal radar pour les longueurs
d’onde inférieures à 2 cm.

29
HYPERFREQUENCE (II)
Les hyperfréquences ont été arbitrairement découpées en bandes spectrales
identifiées par les lettres.
- Bande X : fréquences entre 12,5 GHz et 8 GHz (2,4 cm à 3,8 cm). Cette
bande est largement utilisée pour effectuer des reconnaissances militaires
ainsi que des relevés de terrain d’application civile.
- Bande C : fréquences entre 8 GHz et 4 GHz (3,8 cm à 7,5 cm). Plusieurs
RSO montés à bord de plates-formes spatiales comme ERS-1, et
RADARSAT, fonctionnement dans cette bande spectrale.
- Bande S : fréquences entre 4 GHz et 2 GHz (7,5 cm à 15 cm).
- Bande L : fréquences entre 2 GHz et 1 GHz (15 cm à 30 cm). Cette
bande est exploitée par les RSO à bord de satellites d’observation de la
terre tels que SEASAT ou JERS-1 le satellite japonais.

30
AVANTAGES

► Les hyperfréquences traversent les nuages et sont peu affectées par la


pluie. La télédétection radar convient ainsi parfaitement aux régions du
globe où les nuages et la pluie constituent un sérieux problème pour
l’acquisition d’images.

► Un système radar est un système de télédétection actif. Il peut opérer le


jour comme la nuit parce qu’il transporte sa propre source d’illumination.

► L’interprétation des images-radars fournit de précieuses informations


qui ne peuvent pas être obtenues dans la région visible ou infrarouge du
spectre électromagnétique.

31
Source d'énergie

Le rayonnement électromagnétique

- énergie transportée dans l'espace sous forme d'ondes ou de


particules
- composé d'un champ électrique (E) et d'un champ
magnétique (M)

32
Source d'énergie
Propriétés des ondes électromagnétiques

la réflexion
- un corps qui reçoit un REM peut en réfléchir une partie
- albédo : énergie solaire réfléchie par une portion d'espace
terrestre (% réfléchie)
spéculaire ou diffuse

33
Source d'énergie
Propriétés des ondes électromagnétiques

l’absorption

- corps qui reçoit un REM peut en absorber une partie


- cette énergie absorbée est transformée et modifie l'énergie
interne du corps
- peut augmenter la température interne du corps

34
Source d'énergie
Propriétés des ondes électromagnétiques

la transmission
- un corps qui reçoit un REM peut en transmettre une partie
- un objet transparent à une transmittance élevée dans les
longueurs d'ondes visibles
- une surface d'eau pure ou le feuillage d'arbres sont des
exemples de surfaces susceptibles de transmettre une partie du
REM

35
Source d'énergie
Propriétés des ondes électromagnétiques

la diffusion
- très grande importance en télédétection
- des particules microscopiques dans l'atmosphère amènent la
diffusion dans toutes les directions d'une partie du REM
- le REM traversant ce milieu peut alors être considérablement
transformé.
- environ 25% du rayonnement solaire qui traverse l'atmosphère
est diffusé

36
Interactions avec la cible

Chaque objet possède des propriétés spécifiques

 Identification

Source : CCT
37
Interactions avec la cible

Chaque objet possède des propriétés spécifiques

 Identification

38
Capteurs

instruments qui permettent de transformer le


rayonnement électromagnétique en informations
perceptibles et analysables par l’humain

39
Capteurs
Passif: on se contente d ’enregistrer l ’énergie naturelle (réfléchie ou émise) provenant
de la terre: Radiomètres, les balayeurs thermiques, les balayeurs otiques, les chambres
de prise de vue, les spectroradiomètres..etc.

Il recueille de l'énergie
réfléchie par la scène et
provenant d'une autre source
(Soleil en général).

40
Actif: On éclaire artificiellement les corps à étudier avant d ’enregistrer l ’énergie
que ceux-ci renvoient vers le capteur: radars, diffusomètres, lidars..etc.

Il lui est associé un émetteur qui


envoie un signal vers la scène.

41
Composantes d ’un capteur
•Un système optique: conditionne la limite de résolution spatiale, définit la géométrie,
les caractéristique optiques et l ’angle de visée du système.

•Un filtre spectral: conditionne le domaine spectral de mesure.

•Un détecteur: commande à la fois la limite de résolution radiométrique et la


limite de résolution spectrale, transforme le signal physique reçu en une forme
de données (voltage, réaction photos-chimique) qui deviennent analysables
mathématiquement ou perceptibles à l ’Œil humain (codage).

L'énergie recueillie par le capteur correspond à l'énergie réfléchie par la scène.


Cependant le capteur n'est pas sensible à toute l'énergie qui est renvoyée vers lui. Il
ne retient que l'énergie d'une bande du spectre électromagnétique. cette bande
correspond à la couverture spectrale du satellite.

42
Acquisition : cas aérien

- Acquisition instantanée

Axe de vol

43
Cas du capteur push broom
Barrette CCD

Orbite du satellite

Image formée ligne


par ligne

Sens du défilement
44
Résolutions d ’un capteur
La résolution spatiale est La résolution spectrale décrit la La résolution
fonction de la dimension capacité d'un capteur à utiliser de radiométrique d'un
du plus petit élément qu'il petites fenêtres de longueurs système de télédétection
est possible de détecter d'onde. Plus la résolution décrit sa capacité de
spectrale est fine, plus les fenêtres reconnaître de petites
des différents canaux du capteur différences dans l'énergie
sont étroites. électromagnétique

45
Résolution spatiale

46
Caractéristiques des capteurs de LANDSAT et de SPOT

47
La structure d'une image satellitale
Lors de l’acquisition il y a double échantillonnage de l'information :
- spatial : la zone observée est découpée en surfaces élémentaires (pixels)
caractéristiques de la résolution spatiale du satellite,
- numérique : le signal analogique enregistré par les détecteurs est codé à l'aide
d'entiers compris entre 0 et 255.

48
•Une image numérique est un tableau à deux dimensions. Ainsi, par exemple, une
image SPOT de dimension 60 km x 60 km avec une taille de pixel de 20m x 20m
correspond à un tableau de 3 000 lignes x 3 000 colonnes. Cette représentation des
données est plus connu sous le terme de format raster.

•Par exemple SPOT étant muni de trois canaux, une image multispectrale SPOT
comprend donc trois tableaux. Une image SPOT en mode multispectral est
constituée de 3 000 pixels x 3 000 pixels x 3 canaux soit un volume total de 27 Mo
(Méga Octets).

•Une image de 20 x 20 km d’un satellite à très haute résolution (1 m) serait quant à
elle constituée de 20 000 x 20 000 pixels soit un volume total de 400 Mo.

• les images satellites représentent des volumes considérables de données, ce


phénomène se renforçant considérablement avec l’arrivée de satellites civils à très
haute résolution spatiale.

49
Visualisation
 Image couleur

R G B
Pixel
Colour

Y
Image
Un triplet de valeurs décrit chaque pixel. Ceci peut être
vu comme : (3 * Tableau 2D) ou un (tableau 3D).
50
 Image sat.: cas général
M columns Une image = une structure 2D sur p
plans (bandes ou canaux) => un
Bande 2
tableau M*N*P
N rows

Bande 3

Bande p
Spot2/3: p=3
Spot4: p=4
Landsat TM: p=7
Pas forcément dans
le visible (R,V,B)
51
Visualisation =?> Image couleur
 Solution
Une image en pseudo-couleurs (fausse couleur ou compsition colorée)
1) Choix de 3 bandes { b} parmi {P}.
2) Correspondance entre {b} et {R,V,B}

Exemple: image SPOT 4 (4 bandes):


{P} = {Vert(1), Rouge(2), Proche Infra Rouge(3) et Moyen Infra Rouge(4)}

52
53
Quelques satellites

54
SPOT
Le système Spot opérationnel depuis 1986 met à la disposition des utilisateurs l'accès à
trois satellites en orbite.
Depuis Spot 4, ce satellite donne la possibilité d'utiliser une quatrième bande spectrale et
la parfaite registration du mode Panchromatique et Multispectral lui confère la capacité
de produire des images 4 canaux à 10 mètres de résolution sur une zone de 3600 Km2

Spot 4 XS, 20 m Spot 4 Panchro, 10 m

55
SPOT
Caractéristiques techniques :

Heliosynchrone, Altitude 832 km,


Fauchée 60km * 60 km, répétitivité
26 jours

Spot 1 à 3: 2 modes :

- XS mode 3 bandes Vert, Rouge et Proche Infra Rouge résolution spatiale 20

- PAN mode 1 bande le visible résolution spatiale 10 m

Spot 4 : 2 modes :

- XI mode 4 bandes Vert, Rouge, Proche Infra Rouge et Moyen Infra Rouge résolution spatiale 20 m

- PAN mode 1 bande de résolution spatiale 10 m

56
SPOT: Chronologie des Missions

57
Sa t e llit e SPOT 1 ,2 ,3 SPOT 4 SPOT 5

M a sse 1 8 0 0 kg 2 7 6 0 kg 3 0 0 0 kg

Vit e sse du sa t e llit e 7 ,4 k m / s 7 ,4 k m / s 7 ,4 k m / s

D ur é e du cycle
2 6 j our s 2 6 j our s 2 6 j our s
or bit a l

D ur é e de vie 3 a ns 5 a ns 5 a ns

H é liosynchr one H é liosynchr one H é liosynchr one


Or bit e
cir cula ir e cir cula ir e cir cula ir e

Alt it ude 8 2 2 km 8 2 2 km 8 2 2 km

Ré solut ion M ode


pa nchr om a t ique 10 m 10 m 2 ,5 ou 5 m
( noir e t bla nc)

Ré solut ion M ode


m ult ispe ct r a l 20 m 20 m 10 m
( coule ur )
58
Pléiades
- 50 cm de résolution, couleur et ortho-rectifiés
- 20 km d’emprise au sol au nadir, jusqu’à 100 x 100
km en acquisition Mosaïque

59
Landsat
Les satellites Landsat ont la caractéristique de posséder 6 bandes spectrales avec une
résolution de 30 mètres et depuis Landsat 7 d'avoir un panchromatique à 15 mètres. Bien
que d'une fauchée supérieure à Spot
(185 km), la donnée est moins accessible du fait qu'un seul satellite (Landsat 7) est maintenu
commercialement.

Spot XS1 XS3 XS2 du 7 août 1992 Landsat TM2 TM4 TM3
60
Landsat

Caractéristiques techniques de Landsat 7:

Heliosynchrone, Altitude 705 km, Fauchée 185km * 185 km répétitivité 16 jours

2 modes :

- Multispectral mode 6 bandes Bleu, Vert, Rouge, Proche Infra Rouge, Moyen Infra Rouge 1 et
Moyen Infra Rouge 2 résolution spatiale 30 m plus une bande Infra Rouge Thermique à 60 m

- PAN mode 1 bande le visible résolution spatiale 15 m

61
ERS

Les satellites européens ERS (ERS1 et ERS2, lancés


respectivement en 1991 en 1995, à 785 km d'altitude) sont des
satellites actifs : ils émettent vers le sol des ondes radar
(longueur d'onde d'environ 5 cm) sous forme d'impulsions
très brèves dont ils enregistrent immédiatement les échos
"déformés" par le sol ou la surface de l'océan.
Grâce à ce système de télédétection actif, ERS peut observer
la Terre de nuit comme de jour et "voir" à travers les nuages.

62
ERS

Caractéristiques techniques de ERS:

•Orbite circulaire héliosynchrone

•Altitude 785 km

•Inclinaison : 98.5°

•Cycle orbital : entre 3 et 176 jours

63
IKONOS
Premier satellite civil à 1 mètre de résolution spatiale, Ikonos est de la famille des satellites
de type agile (ils bougent sur les trois axes afin d'adapter l'angle de prise de vue à la zone
visée). Sa haute résolution spatiale le dédie aux applications urbaines

Panchro: 1m Xs: 4m

64
IKONOS

 Spaceimaging
Caractéristiques techniques :

•Heliosynchrone, Altitude 681 km,


•Fauchée 11km * 11 km
•Orbite tout les 98 minutes  14.7 orbites /
24 heures
•répétitivité 3 jours

•2 modes :

- Multispectral mode 4 bandes Bleu, Vert,


Rouge, Proche Infra Rouge, résolution
spatiale 4 m plus une bande Infra Rouge
Thermique à 60 m

-PAN mode 1 bande (le visible et le proche


Infra Rouge) résolution spatiale 1 m

Scène enregistré de superficie de 121 Km2 65


IKONOS
Résolution Largeur
Période de Altitude de
Résolution spectrale (µm) spatiale d’analyse
révision l’orbite
(m) (km)
Panchromatic :
1× 1
0,45 - 0,90

canal 1 (bleu) :
0,45 - 0,50
681 km,
near
canal 2 (vert) :
polar,
0,52 - 0,60 11 ~3 days
sun-
4× 4 synchr
canal 3 (rouge): onous
0,63 – 0,69

canal 4 (proche infrarouge)


:
0,76 - 0,90

66
Quickbird
 DigitalGlobe.

-Mis en orbite en 18 octobre 2001


-Altitude 450 Km
- Orbite tout les 98 minutes  14.7 orbites / 24 heures
- Fréquence de revisite max de 3.5 jours
- Le premier vaisseau spatial à fournir une résolution
inférieure à un mètre.
-Peut produire des images couleur de taille 2.44 m et noir &
blanc de taille 0.61m.
- Scène enregistré de superficie de 100 Km2
67
Quickbird

Mode Bande spectrale Résolution

0,61 m x 0,61
Panchromatique 0,450 - 0,900 µm
m

1 0,450 - 0,520 µm 2,44 x 2,44 m

2 0,520 - 0,600 µm 2,44 x 2,44 m


Multispectrale
3 0,630 - 0,690 µm 2,44 x 2,44 m

4 0,520 - 0,600 µm 2,44 x 2,44 m

68
Quickbird

PANs 3-bandes

Multispectrale 4-bandes
69
KOMPSAT

- Scene coverage: 15 x 15 km
- Spatial resolution: 1 meter
- Spectral mode: 4 bands in
the visible (red, green, blue)
and near-infrared.

70
Imaging Mode Panchromatic Multispectral

Spatial
0.41 meter 1.65 meters
Resolution

450-520 nm (blue)
520-600 nm (green)
Spectral Range 450-900 nm
625-695 nm (red)
760-900 nm (near IR)

Swath Width 15.2 km

Dynamic Range 11 bit per pixel

Mission Life Expectation > 10 years

Revisit Time Less than 3 day

Orbital Altitude 681 km

Nodal Crossing 10:30 am

GeoEye-1

71
WorldView-2
Imaging Mode Panchromatic Multispectral
.46 meter GSD at Nadir 1.84 meters GSD at Nadir
Spatial Resolution .52 meter GSD at 20 2.08 meters GSD at 20
degrees off-Nadir degrees off-nadir
400-450 nm (coastal)
450-510 nm (blue)
510-580 nm (green)
585-625 nm (yellow)
Spectral Range 450-800 nm
630-690 nm (red)
705–745 (red edge)
770–895 (near IR-1)
860-900 nm (near IR-2)
Swath Width 16.4 km at nadir
Dynamic Range 11-bits per pixel
Mission Life 7.25 years
1.1 days at 1m GSD or less
Revisit Time 3.7 days at 20 degrees off-nadir or less (0.52 meter
GSD)
Orbital Altitude 770 km
Nodal Crossing 10:30 am

72
Pour plus d’informations
•[Link]

•[Link]

•[Link]

•[Link]
73
Traitement/Analyse des images de
télédétection

74
IMAGE Acquisition Traitement Analyse …

= manipulation de l'image ayant suite d'opérations permettant


L'acquisition a pour pour but: l'extraction de l'information
objet le passage de la essentielle contenue dans une
•Restauration:produire une image (description
scène physique a une image la plus proche de la réalité
forme numérique structurelle). Elles comportent:
physique de la scène observée. •Le seuillage
observée. Elle
comporte une phase •Amélioration:a pour but de •La détection de frontières
de: satisfaire l'oeil de l'observateur •La modélisation (3D etc..)
•Echantillonnage humain. •La Transformée de
•Quantification Hough/FFT
•Compression: faciliter le
•La classification
traitement et surtout le stockage
des images par une réduction
adéquate de leur volume
d'information.

75
Histogramme
1D: La distribution statistique d’une bande spectrale Effectif de i
En général: 0<=i<255

76
Statistiques

---->Bande 1 : Min =55 Max =254 Mean =104.72


Stdev=18.07
---->Bande 2 : Min =31 Max =223 Mean =82.74
Stdev=19.72
---->Bande 3 : Min =12 Max =171 Mean =78.85
Stdev=17.68
---->Bande 4 : Min =17 Max =179 Mean =95.25
Stdev=21.86

77
2D

2D: Effectif (i,j)


i Є bande m
j Є bande n

78
3D

3D: Effectif (i,j,k)


i Є bande m
j Є bande n
k Є bande p

79
Classification

80
Méthodologie de classification
•la classification se résume à une division de l'espace de
caractéristiques en partitions disjointes.
Classification = Segmentation + Identification

Non supervisée:

•Aucune connaissance a priori sur


les constituants de l ’image.

•Apprentissage et extraction
automatique des caractéristiques
des classes. 81
Classification par Clustering: K-means

•On dispose de nuages de points (vecteurs) dans un


espace de dimension N.

•Chaque nuage représente une classe

• On cherche le centre de chaque nuage qui est son point


représentatif.

•Le nombre de classe est fixé a priori.

82
Algorithme du K-mean

1-Initialisation: On fait une partition arbitraire de


l’ensemble d ’échantillons en un nombre M de
clusters.
2- Associer chaque pixel au cluster le plus proche
3- Les centres des clusters vont se déplacer et les
nouveaux centres sont calculés a partir de tous
les pixels du cluster considéré
4- Réitérer sur 2 et 3 justqu’à ce que une
condition d’arrêt est satisfaite.
83
K-means: Init./Condition d’arrêt 1

Initialisation des centres de classes:


- Uniformement
- Aléatoire

Condition d’arrêt:

- Mesurer le pourcentage des pixels qui ont changé d'une


itération a une autre. Arrêter l'algorithme au dessous d'un
certain seuil (2% ou moins).
- Simplement fixer le nombre d’itérations.
84
FCM (Logique Floue)

• L'appartenance d'un élément X a un ensemble P


n'est pas affirmative comme le cas de la logique
binaire

• On parle de la notion de degré d'appartenance


Un élément x appartient a un ensemble Pi avec un
degré d'appartenance ui
La somme des degrés d'appartenance d'un élément
est égale a 1

85
Notations

• xj un pixel de l’image (ayant n pixels)


• ci un représentant ou un prototype d’un cluster
de l’ensemble C des clusters .
• uij le degré d’appartenance de xj au cluster ci (on
pose U=[uij] matrice C*N
• dE (xj,ci) la distance Euclidienne entre xj et ci.

86
Principe du FCM
Partitionnement de l’image en n classes (clusters). Chaque pixel appartient à une
classe avec un degrés d’appartenance.

Ceci peut être formulé comme étant une minimisation d’une fonction objective:

J (C , U , X )    ij E ( x j , ci )
C N
m 2
( u ) d
i 1 j 1

u ij 
1
 d E2 ( x j , ci ) 

M réel positif appelé « Fuzzifier » 1
m 1
 2 
 
C

k 1  d E ( x j , c k )  87
Algorithme
1) Fixer le nombre de classes C, Fixer m
Faire

 (u
2) Mettre à jour chaque centre de classe
N
3) Mettre à jour la matrice U m
) xj
ci  j 1
ij

 (u
Tan que (condition arrêt=false)
N
m
)
j 1
ij

88
89
Reconstruction 3D

•Interprétation Géologique
•Télécommunications
•Planning de construction
•Simulation de vol
•Intégration de GIS (Système d’Information
Géographique)

90
RADAR interférométrique
 mission SRTM (Shuttle Radar Topography Mission) – Février 2000
Mesure de distances basée sur le temps de parcours aller-retour d'ondes
RADAR (ondes électromagnétiques).
• résolution x,y : 30 m
• précision Z : +/- 16 m

91
Le LIDAR (Light Detection and Ranging)

Mesure de distances basée sur le temps de parcours aller-retour d'un faisceau


LASER (lumière).
•résolution x,y : 25 cm
•précision Z : +/- 10 cm

92
Stéréovision
 Principe
Reconstruction 3D

Modèle caméra gauche Modèle caméra droite

Mise en correspondance

m2
m1 Image droite
Image gauche

93
M
Acquisition : Stéréoscopie aérienne

- Acquisition instantanée
- Centre optique fixe pour une
image Axe de vol

Perspective conique

94
Acquisition : Stéréoscopie satellitaire
- Acquisition non instantanée
- Centre optique mobile

Perspective
subcylindro
conique

orbite
95
Aériennes

96
Satellitaires (SPOT5)

97
Satellitaires (IKONOS)

98
Stéréovision: principe
a) Transformation R + T

 Xw 
b) Projection

 su   
   YW 
 sv   M  
s  
   1 
Z
 
W

 u R11  u 0 R31  u R12  u 0 R32  u R13  u 0 R33  u Tx  u 0Tz 


 
M   v R21  v0 R31  v R22  v0 R32  v R23  v0 R33  v T y  v0Tz 
 
 31
R R 32 R 33 T z 

m11X W - m31X Wu + m12YW - m32YWu + m13Z W - m33Z Wu + m14 - m34u = 0


m21X W - m31X W v + m22YW - m32YW v + m23Z W - m33Z W v + m24 - m34v = 0 99
Stéréovision: géométrie rectifiée

u1 u2

m1 m2 disparité: d = u2 – u1
100
d’
d
Stéréovision: calcul
Caméra gauche Caméra droite
u g  u0 u d  u0 X w  B
 Xw  B 
u u Hw  Z
Xw
H  Zw ug  u ( )  u0 ud   u ( )  u0
Xw
H  Zw H  Zw

vg  v0 vg   v ( )  v0 vd   v ( )  v0 vd  v0

Yw
H  Zw 
Yw
H  Zw
v
Yw
H  Zw v
Yw
H  Zw
u B
disparité  u g  u d 
H  Zw
0  B 
1 0 0 
Tg   0  Td   0 
  R  0 1 0 
 
 H  0 0  1  H 

 u 0  u0 u0 H   u 0  u0   u B  u0 H 
M g   0  v v0 H  M d   0  v 
 v0  v0 v0 H 
 0 0 1 H   0 0 1 H 
102
MNT

103
Visualisation 3D

104
105
Navigation 3D

106

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