TRAVAUX PRATIQUES
D’ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Filière : GM1
Manipulation N° 3 :
Etude des générateurs de signaux
Annéeuniversitaire: 2024/ 2025
Avant l’arrivée à la séance du TP, l’étudiant devra lire attentivement la manipulation et
répondre aux questions de préparation. La feuille préparée de chaque manipulation
devra être vérifié par l’enseignant responsable pour l’évaluation.
BUT DU TP
Cette séance de travaux pratiques est consacrée à l’étude de certains montages de générateurs
des signaux sinusoïdaux tels que l’oscillateur à pont de Wien et ceux des signaux
rectangulaires comme le multivibrateur Astable à base de l’Amplificateur opérationnel. Ainsi
l’étudiant sera ramené à :
- Réaliser les deux montages : Pont de Wien et l’Astable ;
- Vérifier expérimentalement la fréquence et la condition des oscillations du pont de Wien ;
- Vérifier expérimentalement les signaux générés par l’astable ainsi que la période des
oscillations.
I- ETUDE DES OSCILLATEURS SINUSOÏDAUX
I-1 Généralités
- L’oscillateur sinusoïdal (ou harmonique) est défini comme un générateur de signaux
sinusoïdaux autonome. Il oscille et entretient les oscillations d’une façon automatique. La
fréquence d’oscillation est unique et constante.
- Un oscillateur permet de générer un signal sinusoïdal à partir des alimentations continues :
C’est donc un convertisseur continu-alternatif.
- Dans un système oscillant l’entretien ou l’amplification de l’oscillation nécessite un apport
systématique d’énergie pour compenser les dissipations. Dans les osc illateurs à réaction,
cette compensation est obtenue par le couplage entre l’entrée et la sortie d’un quadripôle
amplificateur. Ce couplage peut se faire par un quadripôle passif dont les paramètres fixent
la fréquence d’oscillation. D’une ma nière générale, la structure d’un oscillateur à réaction
est représentée de la façon suivante :
Amplificateur
A
Ve Vs
VR
Réseau passif
B(w)
Figure 1
1
D’après la figure 1, on a :
- Si VR = B VS est la tension de réaction et VS = A (Ve + VR), le gain global de réaction est :
Vs A
G= =
Ve (1− A B(w))
- La condition d’oscillation autoentretenue est obtenue lorsque le gain global G devient
infini (Ve=0), soit : 1 – A B(w) = 0 A B(w) = 1
- Ces grandeurs étant sous forme complexe, on a deux équations :
Re (A B(w))=1 et Img(A B(w)) = 0 (eq. 1)
La deuxième condition détermine la fréquence d’oscillation w0 et la relation Re
(AB(w0)=1, fixe la condition de maintien d’oscillation.
I-2 Etude de l’Oscillateur à pont de Wien
Dans l’oscillateur à pont de wien ci-dessous, réalisé autour d’un A.op, l’amplificateur A de la
chaîne directe est un amplificateur non inverseur à A.O. dont le gain est :
C
R = 10 k
R C = 10 nF
+
- R1 = 1 k
V1 VS
C R R2
R1
Figure 2
▪ Travail préliminaire
1- Déterminer la fonction de transfert du bloc de réaction B(w)
2- A partir des deux équations de (eq.1), trouver la fréquence d’oscillation et la condition
de maintien des oscillations
2
▪ Travail expérimental
Partie A :
1- Réaliser le montage de la figure ci-dessous et appliquer à l’entrée une tension alternative
d’amplitude Uacc=3 V (crête à crête) et une fréquence située dans une bande de 0.8 KHz à
3 KHz.
a- Visualiser à l’oscilloscope les tensions Ua et Ub
b- En utilisant le mode XY, varier la fréquence de signal d’entrée jusqu’à obtenir un
déphasage nul entre les deux tensions. Relever cette fréquence.
c- Mesurer pour cette fréquence la valeur Ubcc (valeur crête à crête) de Ub et déduire le
bcc
U rapport
: K=
Uacc
d- Comparer K à la valeur théorique (Re B(w0) à la fréquence d’oscillation.).
Partie B :
Réaliser le montage complet de la figure 2 sur la maquette d’essai avec les composants
nécessaires. L’amplificateur opérationnel est de type A741.
1- Connecter l’oscilloscope à la sortie du montage pour observer la tension de sortie VS
2- Régler le potentiomètre (R2) à la valeur permettant l’entretien des oscillations (on
cherchera à obtenir un signal sinusoïdal présentant moins de distorsion possible).
3- Mesurer la fréquence F0 des oscillations en utilisant la base de temps de l’oscilloscope
et comparer avec la valeur trouvée théoriquement.
3
4- Retirer le potentiomètre et mesurer ensuite sa valeur avec un multimètre.
5- Vérifier que la valeur mesurée satisfait bien la condition de maintien des oscillations
trouvée théoriquement.
6- Refaire l’étude pour une autre valeur de R1 ( 2 K par exemple)
II- ETUDE DU MULTIVIBRATEUR « ASTABLE »
II-1 Généralités
En général, les multivibrateurs ou basculeurs sont définis comme des circuits
générateurs d’impulsions de forme carrée, rectangulaire ou aussi triangulaire. Ils sont à la base
des transistors ou amplificateurs opérationnels. Ils basculent périodiquement entre deux états
de fonctionnement et le basculement peut être commandé ou synchronisé par des impulsions
externes. Il s’agit du bistable, monostable et astable. Ce dernier qui est l’objet de la deuxième
partie de cette séance de travaux pratiques, change d’états sans être commandé et alors le
montage fournit des signaux rectangulaires d’une façon autonome.
Le montage électronique de l’astable qui sera réalisé et étudié est à base de l’amplificateur
opérationnel.
II-2 Etude d’Astable à base de l’AoP
▪ Travail préliminaire :
Le montage ci-dessous est celui d’un astable qui génère des signaux périodiques de forme
carré
- Rappeler le principe de fonctionnement de l’astable, sachant que l’Aop fonctionne en
régime de saturation
4
- Exprimer la durée des deux états instables du montage
- Déduite la période du signal généré
▪ Travail expérimental :
1- Réaliser le montage de l’astable ci-dessus : VH et VB = +/- 15 V
R1 = R2 = 10 K
R est un potentiomètre de 100
K C = 100 nF
2- Appliquer la tension continue : Vref = 5 V, à partir de la source de tension.
3- A l’aide de l’oscilloscope, visualiser la tension de sortie Vs et la tension Vc aux
bornes de la capacité et observer les deux tensions en ajustant le potentiomètre R.
Conclure 4- Dans le cas où Vref = 0, mesurer les durées des deux états instables t1 et
t2.
5- A l’aide du multimètre, mesurer la valeur de la résistance R réglée par le
potentiomètre après débranchement.
6- Pour la valeur R mesurée, calculer les valeurs de t1 et de t2, trouvée dans la partie du
travail préliminaire. 7- Comparer ces valeurs théoriques avec celles expérimentales.
5
N.B. : Le compte rendu de la manipulation pratique devra être rendu,
obligatoirement, à la fin de la séance.
A refaire les montages de la manipulation sous ISIS PROTEUS en dehors
de la séance pratique et envoyer le compte rendu et la simulation à
l’enseignant responsable dans un délai d’une semaine