Meca
Meca
Sommaire
I - Cinématique
I - 1 - Vitesse, quantité de mouvement, accélération
I - 2 - Mouvement à accélération centrale
II - Changement de repère; formules de composition des vitesses et des accélérations; notion de
force d'inertie
III - Dynamique
III - 1- Lois de Newton
III - 2- Travail, puissance, énergie cinétique, potentielle, mécanique
IV - Dynamique des mouvements de rotation
IV - 1 - Moment d'une force et moment cinétique
IV - 2 - Théorème du moment cinétique
IV - 3 - Compléments: mécanique du solide en rotation
V - Le problème à deux corps
V - 1 - Moment cinétique et quantité de mouvement
V - 2 - Référentiel barycentrique: quantité de mouvement et moment cinétique
V - 3 - Principe fondamental de la dynamique dans le référentiel barycentrique
V - 4 - Mouvement fictif de la particule de masse réduite µ dans le repère barycentrique
V - 5 - Energie mécanique et condition pour avoir une ellipse, une parabole ou une
hyperbole
V - 6 - Particularités du mouvement elliptique et lois de Kepler
I - Cinématique
v a pour composantes (dx/dt, dy/dt, dz/dt) si les coordonnées de M sont (x, y, z) et dépendent du
temps.
a a pour composantes (d²x/dt², d²y/dt², d²z/dt²) si les coordonnées de M sont (x, y, z) et dépendent
du temps.
a = (dv/dt) t + v²/R n
OM = r er
eθ
La dérivée de er par rapport à θ est eθ
de sorte que der/dt = (der/dθ) (dθ/dt) = dθ/dt eθ, er
M
La dérivée de eθ par rapport à θ est - er, r
de sorte que deθ/dt = (deθ/dθ) (dθ/dt) = - dθ/dt er θ
O
v = dOM/dt = dr/dt er + r dθ/dt eθ
Un tel mouvement n'a pas d'accélération sur eθ et est donc tel que d/dt(r² dθ/dt) = 0,
v = dr/dt er + C/r eθ
a = [d²r/dt² - C²/r3] er
Un tel mouvement se produit lorsque la particule est soumise à une force dirigée selon le rayon
vecteur OM = r er
Considérons deux repères R et R', de même origine O, R' étant en rotation à la vitesse angulaire Ω
par rapport à R, et Ω étant le vecteur rotation. La direction du vecteur Ω est celle de l'axe de
rotation. La norme ||Ω|| est la vitesse angulaire de rotation de R' par rapport à R en rd/s.
(dOM/dt)R = (dOM/dt)R' + Ω Λ OM
Posons va = (dOM/dt)R vitesse absolue dans R et vr = (dOM/dt)R' vitesse relative dans R'
aa = ar + 2 Ω Λ vr - Ω² HM
Par exemple, la force d'inertie centrifuge est celle que l'on ressent sur un manège ou sur une route
dans un virage: elle est dirigée vers l'extérieur. La force d'inertie de Coriolis oriente le mouvement
des masses d'air dans le sens trigonométrique autour d'une dépression, ou dans le sens horaire
autour d'un anticyclone, dans l'hémisphère Nord de la Terre (et vice versa dans l'hémisphère Sud).
Elle est également à l'origine de mouvements de type anticyclonique dans l'atmosphère solaire au
voisinage des taches, contribuant à expliquer le cycle solaire de 11 ans.
III - Dynamique
Un référentiel dans lequel s'applique les lois de Newton est dit galiléen. Par exemple, le référentiel
de Kepler, ayant pour centre le Soleil et trois axes othogonaux pointant vers trois étoiles de la
Galaxie peut être considéré comme galiléen pour décrire le mouvement des planètes et des comètes.
- 1ère loi de Newton: dans un référentiel galiléen, un point matériel isolé (donc ne subissant aucune
force) est en translation rectiligne uniforme.
dp/dt = m dv/dt = m a = ∑ F (somme des forces appliquées au point matériel, unité N ou Newton)
- 3ème loi de Newton ou principe de l'action et de la réaction (ou des actions mutuelles) entre deux
points matériels A et B:
FA→B + FB→A = 0
où FA→B est la force exercée par A sur B et FB→A est la force exercée par B sur A.
dl
c'est un produit scalaire, le travail est moteur si dW > 0 A
résistant si dW < 0
dl est tangent à la trajectoire: c'est le déplacement élémentaire de la masse m qui subit la force
exemple: lors d'un déplacement horizontal, le poids m g ne travaille pas car il est orthogonal
au déplacement; lors d'un déplacement vertical vers le haut d'une hauteur h, il vaut - m g h (il est
résistant); pour un déplacement vers le bas, vaut m g h et est moteur.
(produit scalaire de la force avec la vitesse du point matériel, peut être > 0 ou < 0)
- Energie cinétique
pour un solide de masse m, Ec = 1/2 m vG² où vG est la vitesse du centre de masse ou de gravité
Une force est conservative si elle dérive d'un gradient, soit si F = - grad Ep
Ep est la fonction énergie potentielle (unité: J ou Joule); elle dépend des variables de position.
La force est conservative parce que sa circulation sur un chemin fermé est nulle.
Il n'y a pas conservation de l'énergie mécanique en cas de dissipation par frottement, parce que les
forces de frottement ne dérivent pas d'un potentiel et ne peuvent donc être conservatives.
quelques exemples:
ressort de raideur k:
1/2 m v² + 1/2 k x² = constante
Lorsqu'une particule de masse m possède une énergie potentielle Ep(x,y,z), les positions d'équilibre
correspondent aux extrema de la fonction Ep(x,y,z). Les positions des maxima sont des points
d'équilibre instable, tandis que les minima sont des points d'équilibre stable.
Soit une particule en mouvement sur l'axe Ox de vitesse v = dx/dt et une fonction énergie
potentielle Ep(x) du type de celle présentée sur la figure ci dessous. La position xeq est une position
d'équilibre stable: c'est un minimum d'énergie potentielle.
Les positions stables sont telles qu'au point d'équilibre, d²Ep(x)/dx² > 0 (concavité vers le haut)
Les positions instables sont telles qu'au point d'équilibre, d²Ep(x)/dx² > 0 (concavité vers le bas)
Si la particule possède l'énergie totale E constante, deux cas sont possibles:
- à gauche, la particule est liée car son espace possible est situé dans l'intervalle [x1, x2]
- à droite, la particule est libre car son espace possible est situé dans l'intervalle [x1, +∞[
Dans un mouvement à accélération centrale en coordonnées polaires (r, θ), on a vu que le vecteur
vitesse est v = dr/dt er + C/r eθ où C est la constante des aires.
à laquelle on doit ajouter l'énergie potentielle Ep(r) des forces conservatives (on suppose aucune
perte par frottement) pour avoir l'énergie totale E; le principe de conservation de l'énergie s'écrit:
La stabilité du mouvement nécessite dans ce cas l'analyse de la fonction 1/2 m C²/r² + Ep(r) en
fonction de r.
Le moment cinétique est une notion utile pour décrire les mouvements de rotation.
exemple2: le moment cinétique de l'électron de l'atome d'Hydrogène est quantifié par la relation
de Bohr: KO = n (h/2π) où n est un nombre entier positif. La constante de Planck réduite (h/2π)
apparaît donc comme un quantum de moment cinétique.
- Moment cinétique en coordonnées polaires (r, θ) ; cas des mouvements à accélération centrale
démonstration simple:
KO = OM Λ p
dérivons par rapport au temps:
dKO/dt = dOM/dt Λ p + OM Λ dp/dt
or dOM/dt = v et p = m v sont colinéaires (donc leur produit vectiriel nul) et d'après le PFD, on a:
dp/dt = F d'où
dKO/dt = OM Λ F
→ dKO/dt= m l² d²θ/dt² ez mg
le moment du poids par rapport à O est: MO = - m g l sinθ ez
→ m l² d²θ/dt² = - m g l sinθ
et pour les petits mouvements (θ << 1 implique sinθ ≈ θ), d²θ/dt² + (g/l) θ = 0
K∆ = ∫∫∫ HM Λ v(M) dm
Ω (axe ∆)
Le moment cinétique du solide par rapport à un axe
de rotation ∆ est la somme des moments cinétiques
élémentaires, en affectant à chaque point M du solide
H M
une masse élémentaire dm = ρ dv occupant le
volume élémentaire dv (ρ masse volumique locale).
La vitesse du point M est v(M) = Ω Λ HM
où H est la projection de M sur l'axe de rotation ∆ O
et Ω le vecteur rotation autour de ∆.
K∆ = ∫∫∫ HM Λ (Ω Λ HM) dm
Or le produit scalaire HM.Ω est nul; il reste alors: K∆ = ∫∫∫ HM² Ω dm = Ω ∫∫∫ HM² dm, soit
- complément 2: quelque exemples de moments d'inertie pour des solides homogènes de masse m
en rotation autour d'un axe ∆
Rappelons que le centre de gravité G d'un solide de masse m est défini par la relation vectorielle:
∫∫∫ GM dm = 0 ou encore OG = (1/m) ∫∫∫ OM dm si O est l'origine d'un repère lié au solide.
Le point M décrit l'ensemble des points du solide; on lui affecte une masse élémentaire dm.
Un corps comme la Terre possède deux mouvements rotatoires: la révolution autour du Soleil
d'énergie cinétique Ec1 = 1/2 m vg² = 1/2 m l² ω² où l est la distance Soleil Terre et ω la vitesse
angulaire de révolution (T = 2π/ω = 365.25 jours); la rotation diurne autour de l'axe de pôles avec
Ec2 = 1/2 J Ω² où Ω est la vitesse angulaire de rotation (T = 2π/Ω = 23 h 56 min).
Application numérique: la Terre se déplace dans l'espace à la vitesse vg = 30 km/s et tourne sur elle
même à la vitesse angulaire Ω = 3 10-4 rd/s; sa masse est m = 6 1024 kg; pour une sphère homogène
de masse m et de rayon de rayon R, J = 2/5 m R²; avec R = 6400 km, J = 1038 kg m².
Ec1 = 1/2 m vg² = 2.51033 J
Ec2 = 1/2 J Ω² = 4.5 1030 J
L'énergie cinétique de révolution autour du Soleil est donc 1000 fois plus grande que celle due à la
rotation autour de l'axe des pôles.
F2 = - K m1 m2 / r² er et F1 = - F2 ; on posera F2 = - F1 = F
Le moment cinétique total KO est donc une constante vectorielle, et le mouvement est plan (KO est
un vecteur constant orthogonal à ce plan).
dP/dt = F1 + F2 = 0
Introduisons maintenant le barycentre G du système des deux corps. G est défini par:
La vitesse du barycentre (ou centre de gravité, ou centre de masse) est donnée par:
On en conclut que le référentiel barycentrique (ayant pour origine G) est en translation rectiligne
uniforme par rapport au référentiel supposé galiléen de centre O de départ; le référentiel
barycentrique est donc galiléen, et on peut étudier le mouvement des deux corps dans ce repère.
posons v1 = V1 - VG et v2 = V2 - VG
Appelons la quantité µ= m1 m2 / (m1 + m2) masse réduite du système à deux corps; alors:
p1 = m1 v1 = - µ v et p2 = m2 v2 = µ v avec p1 + p2 = 0
alors KG = GM Λ µ v
est le moment cinétique d'une particule fictive de masse µ = m1 m2 / (m1 + m2) située au point
fictif M tel que GM = M1M2 = r er et soumise à la force gravitationnelle F = - K m1 m2 / r² er
m2 dv2/dt = F
Une fois connu ce mouvement fictif, il sera aisé d'en déduire le mouvement réel des masses m1 et
m2 aux points respectifs M1 et M2 par la relation barycentrique m1 GM1 + m2 GM2 = 0.
Ainsi, les positions et les vitesses sont dans le rapport des masses.
C'est presque le cas dans le système solaire si M1 représente le Soleil de masse m1.
dont la solution est de la forme u = K (m1 + m2) / C² + A cosθ = 1/r (avec A constante), d'où
r(θ) = [C²/ K (m1 + m2)] / (1+ e cosθ) = p / (1+ e cosθ) où p = C²/ [K (m1 + m2)] (en km)
qui constitue l'équation d'une conique dont la nature dépend de la valeur de l'excentricité e.
e > 1: hyperbole d'asymptotes cosθ = -1/e et de foyer G (la particule part à l'infini)
e = 1: parabole de foyer G (la particule part à l'infini)
e < 1: ellipse de foyer G
e = 0: cercle de centre G
V - 5 - Energie mécanique et condition pour avoir une ellipse, une parabole ou une hyperbole
Cas du cercle (e = 0)
r0 = p et v0 = vL/√2
équation cartésienne:
x²/a² - y²/b² = 1
asymptotes y = ± (b/a) x
M
r foyer OG = c = (a² + b²)1/2
périgée OP = a
excentricité e = c/a > 1
G r0 P O b = a (e² - 1)1/2
équation polaire:
r = p/(1 + e cosθ) = GM
p = a (e² - 1)
périgée rp = GP = p/(1 + e)
Parabole
M équation cartésienne:
r x = - y² / 2p
foyer OG = c = p/2
excentricité e = 1
G r0 O
équation polaire:
r = p/(1 + cosθ) = GM
périgée rp = GO = p/2
Ellipse
B
équation cartésienne:
M x²/a² + y²/b² = 1
OA = a et OB = b
r
foyer OG = c = (a² - b²)1/2
GB = a
C O G r0 A
excentricité e = c/a < 1
b = a (1 - e²)1/2
équation polaire:
r = p/(1 + e cosθ) = GM
p = a (1 - e²)
périgée ra = GA = a (1 - e)
apogée rp = GC = a (1 + e)
Dans chaque cas, p = C² / K (m1 + m2) et C = r0 v0
Trajectoires possibles d'un objet de masse réduite µ = m1 m2 / (m1 + m2) autour du centre de gravité
ou foyer noté F. La vitesse initiale v0 au point de départ D est supposée orthoradiale (donc
orthogonale à FD). La nature de la trajectoire dépend du paramètre x = v0/vL où vL est la vitesse de
libération. L'excentricité e dépend aussi du rapport x = v0/vL. Si m1 >> m2, la masse m1 est en F et le
corps de masse m2 gravite autour. La vitesse de libération est dans ce cas vL = [2 K m1 / r0]1/2.
Trajectoires partant à l'infini:
x > 1 : hyperbole (et ses asymptotes) en violet
x = 1 : parabole en vert
Trajectoires fermées:
1/√2 < x < 1: ellipse dont D est le périgée en noir
x = 1/√2 : cercle en rouge (e = 0, r = constante)
x < 1/√2 : ellipse dont D est l'apogée en noir
Cinématique des positions d'un objet de masse réduite µ = m1 m2 / (m1 + m2) autour du centre de
gravité ou foyer F. La vitesse initiale v0 au point de départ D est supposée orthoradiale (donc
orthogonale à FD). Entre deux positions successives (représentées par les points), l'intervalle de
temps est constant. Plus les points sont proches, et plus la vitesse est faible. Avec x = v0/vL,
Trajectoires partant à l'infini:
x > 1 : hyperboles en violet, vitesse décroissante vers une valeur asymptote non nulle
x = 1 : parabole en vert, vitesse décroissante vers zéro
Trajectoires fermées:
1/√2 < x < 1: ellipse dont D est le périgée en noir (vitesse maximale au périgée D)
x = 1/√2 : cercle en rouge (e = 0, vitesse constante)
x < 1/√2 : ellipse dont D est l'apogée en noir (vitesse minimale à l'apogée D)
Vitesse v/v0 en fonction de la distance r/r0 au foyer F. D point de départ; v0 vitesse initiale.
Trajectoires partant à l'infini, r(t) > r0 , à vitesse décroissante v(t) < v0 :
x > 1 : hyperbole (violet, vitesse asymptote) et x = 1 : parabole (vert, vitesse nulle à l'infini)
Trajectoires fermées à vitesse v(t) < v0 : 1/√2 < x < 1, ellipse dont D est le périgée en noir, r(t) > r0
Trajectoires fermées à vitesse v(t) = v0 : x = 1/√2, cercle = point rouge, r(t) = r0
Trajectoires fermées à vitesse v(t) > v0 : x < 1/√2, ellipse dont D est l'apogée en noir, r(t) < r0
Cinématique du problème à deux corps de masse m1 et m2 (la masse du corps vert est double de
celle du rouge) gravitant autour de leur centre de gravité situé au foyer F. Les droites en trait
pointillé relient les positions respectives des deux corps.
Entre deux positions successives (représentées par les points), l'intervalle de temps est constant.
L'excentricité des ellipses dépend du paramètre x = v0/vL (v0 vitesse initiale du corps fictif de masse
réduite µ = m1 m2 /(m1 + m2), vL = [2K(m1 + m2)/r0]1/2 , r0 étant la distance initiale au centre de
gravité F). Cas où x = 0.95. Les vitesses et distances des corps sont dans le rapport des masses.
m1 FM1 + m2 FM2 = 0
m 1 v1 + m 2 v2 = 0
V - 6 - Particularités du mouvement elliptique
E = - 1/2 K m1 m2 / a
Si e est son excentricité (0 < e < 1), le demi petit axe est b = a (1 - e²)1/2
On a ra + rp = 2 a
C = ra va = rp vp = r0 v0
Par ailleurs, la conservation de l'énergie entre l'apogée et le périgée donne une seconde relation:
- Période de révolution T
d'où T = 2π a b / ra va
Cependant, b² = a² (1 - e²), d'où T² = 4π² a3 / K (m1 + m2), loi qui s'énonce ainsi:
- Lois de Kepler
* 1ère loi: la trajectoire d'une planète est une ellipse dont le centre du Soleil est un foyer
* 2ème loi: les aires balayées par le rayon vecteur sont proportionnelles au temps mis à les parcourir
(loi des aires r² dθ/dt = C = constante des aires)
Soleil: masse 2 1030 kg, rayon 700 000 km, densité moyenne 1.4.
Excentricités actuelles (elles ne sont pas constantes dans le temps !), masse en kg et demi grand axe
des planètes en UA (1 UA = 149.6 109 m)
e Masse (kg) demi grand axe a (UA)
23
Mercure 0.2056 la plus forte 3.3 10 0.39
Vénus 0.0067 la plus faible 4.9 1024 0.72
24
Terre 0.0167 6.0 10 1.00
Mars 0.0934 6.3 1023 1.52
Jupiter 0.0484 1.9 1027 la plus massive 5.20
26
Saturne 0.0542 5.7 10 9.55
Uranus 0.0472 8.7 1025 19.22
26
Neptune 0.0086 1.1 10 30.11
Période de révolution T autour du Soleil (jours), rayon équatorial R des planètes (km) et densité d
T (jours) R (km) d (sans unité)
Mercure 88.0 2439 5.5
Vénus 224.7 6052 5.1
Terre 365.25 6378 5.5
Mars 687.0 3397 3.9
Jupiter 4332.6 71400 1.3
Saturne 10759 60000 0.7
Uranus 30688 25400 1.3
Neptune 60181 24300 1.6
Exercice: le Soleil à un rayon de 700 000 km. En supposant que toute la masse du système solaire
est concentrée dans Jupiter (soit 1/1050 de la masse du Soleil), à quelle distance du centre du Soleil
(en km) se trouve le centre de gravité G ?
Donnée: distance Soleil Jupiter = 5.202 UA et 1 UA = 149.6 millions de km.
Réponse:
on a la relation vectorielle de définition du centre de gravité S:
MS SG + MJ JG = 0
et la relation de Chasles
JG = JS + SG
où J est le centre de Jupiter de masse MJ, et S le centre du Soleil de masse MS
d'où SG = SJ MJ / (MS + MJ) ≈ SJ MJ / MS
et en norme, SG ≈ SJ /1050 soit 4.95 10-3 UA = 741000 km soit environ le rayon solaire. Le centre
de gravité est proche de la surface solaire. La période de révolution autour du centre de gravité est
celle de Jupiter soit 12 ans environ.
Exercice: l'excentricité de l'orbite terrestre "e" autour du Soleil varie de 0 à 0.06 en cent mille ans
environ. On fait l'hypothèse que le demi grand axe "a" est invariable et égal à sa valeur actuelle de
149.6 106 km.
1) dans quel intervalle varie l'apogée ra = a (1 + e) quand e varie de 0 à 0.06 ?
2) dans quel intervalle varie le périgée rp = a (1 - e) quand e varie de 0 à 0.06 ?
3) la puissance P(t) reçue par mètre carré au niveau de l'orbite terrestre est P(t) = L/4πr(t)² (où r(t)
est la distance Soleil Terre). Que vaut P(t) quand e = 0 donc r = a au cours d'une révolution
circulaire (on donne L = 3.86 1026 W luminosité du Soleil) ?
4) La puissance instantanée P(t) reçue par la Terre par mètre carré est (L/4πC) dθ/dt où C est la
constante des aires. Elle varie en fonction du temps (car dθ/dt varie sur l'orbite). Exprimer
l'énergie totale E reçue par mètre carré sur une révolution en fonction de L et de C.
5) Sachant que C = [K Ms a (1-e²)] 1/2, où K est la constante de gravitation et Ms la masse du Soleil,
exprimer E en fonction de L, (K Ms a) et e.
6) sachant que (1-e²)-1/2 ≈ 1 - e²/2, que vaut la variation relative de E quand e varie de 0 à 0.06 ?
Cette variation à elle seule est-elle susceptible d'influencer fortement le climat ?
7) dans quel intervalle varie la puissance reçue par mètre carré P(t) = L/4πr(t)² entre apogée et
périgée quand e = 0.0167 (valeur actuelle) ?
8) dans quel intervalle varie la puissance reçue par mètre carré P(t) = L/4πr(t)² entre apogée et
périgée quand e = 0.06 (valeue maximale) ?
Réponses:
1) ra = a (1 + e) varie de 149.6 à 158.6 106 km
2) rp = a (1 - e) varie de 149.6 à 140.6 106 km
3) la puissance reçue par la Terre L/4πr² est de 1372 W/m² et ne varie pas dans le temps (e = 0, ra =
rp = a = 149.6 106 km)
4) E = L / 2C
5) E = L / (2 [K Ms a (1-e²)]1/2 )
6) variation relative 0.06²/2 = 0.0018 soit seulement 0.18 % (faible influence climatique)
7) ra = 152.1 106 km et rp = 147.1 106 km; la puissance reçue par la Terre L/4πr² varie entre 1328
W/m² (apogée à e = 0.0167) à 1420 W/m² (périgée à e = 0.0167), cette variation de 7 % au cours de
la révolution est modérée.
8) la puissance reçue par la Terre L/4πr² varie entre 1221 W/m² (apogée à e = 0.06) à 1554 W/m²
(périgée à e = 0.06), cette variation de 25% au cours de la révolution est importante.
Nota: la luminosité L du Soleil varie avec le cycle solaire mais à raison de moins de 0.1 %, soit
nettement moins que les fluctuations d'origine orbitale.
Exercice: l'excentricité de l'orbite terrestre e autour du Soleil est de 0.0167. La distance moyenne
Soleil Terre est a = 149.6 106 km. Calculer le diamètre angulaire (donc sur le ciel pour un
observateur) en minutes de degré entre l'apogée (Juillet) et le périgée (Janvier) sachant que le
diamètre réel du Soleil est de 1.4 106 km.
Réponses:
apogée = a (1+e) = 152.1 106 km
périgée = a (1-e) = 147.1 106 km
diamètre apparent en radians = diamètre solaire / distance Soleil-Terre
1 radian = 360 degrés
1 degré = 60 minutes
donne une variation de 31.5' à 32.5' de l'apogée au périgée.
Exercice: la comète de Halley a une période T = 76 ans. Son excentricité e vaut 0.97. On demande
de calculer le demi grand axe a (en km puis en UA), l'apogée, le périgée (en km puis en UA), la
vitesse à l'apogée et la vitesse au périgée (en km/s). On donne la masse du Soleil: 2 1030 kg, et
1 UA = 149.6 106 km.
Réponses:
3ème loi de Kepler, a = 2.7 109 km = 18.0 UA
apogée = a (1+e) = 5.3 109 km = 35.4 UA
périgée = a (1-e) = 8.1 107 km = 0.55 UA
vitesse à l'apogée = 0.9 km/s
vitesse au périgée = 57 km/s
Réponses:
1) vitesse de libération aux surfaces:
du Soleil, 617 km/s
de la Terre, 11.2 km/s
de la Lune, 2.4 km/s
vitesse de libération du Soleil depuis l'orbite terrestre: 42.1 km/s
2) v = (K M / R)1/2
v = 7.9 km/s
3) v = 29.8 km/s