ECOLOGIE GENERALE II / TD 2
Exercice I :
Dominance Indice de diversité de Shannon Régularité
Echantillon-1 Echantillon-2 Echantillon-3 Echantillon-4
N 14726 6078 4182 1638
S 15 15 7 11
C 0,13 0,20 0,26 0,44
H' 3,24 2,79 2,27 1,88
J' 0,83 0,71 0,81 0,54
L’échantillon 4 présente la plus faible diversité et la plus faible régularité malgré
sa richesse spécifique relativement élevée. Cela s’explique par la dominance
élevé.
L’échantillon 3 est le moins riche en espèce (S=7), mais puisque sa dominance
n’est très élevée, sa diversité et sa régularité ne sont pas faibles.
Les échantillons 1 et 2 présentent les mêmes richesse spécifiques (S=15).
Cependant, la dominance est plus élevée au niveau de l ’échantillon 2 par
rapport à l’échantillon 1 ce qui explique une diversité et une régularités moins
importantes au niveau de cet échantillon.
Exercice II :
On remarque que les différents indices de structure de la biocénose de
cet écosystème aquatique ont diminué sous l’effet de la pollution. Cette
dernière a entrainé la disparition de certaines espèces et a modifié les
proportions relatives des différentes espèces, et par conséquent a
diminué la diversité de cet écosystème.
L’ensemble de ces effets ont augmenté avec l’augmentation du degré de
pollution.
La pollution a provoqué une forte perturbation de la biocénose de cet
écosystème.
Exercice III :
A : à l’intérieur d’une biocénose B : entre biocénoses
La compétition et la prédation jouent un rôle très important dans
l’organisation des peuplements et des biocénoses. Elles ont donc des
effets majeurs sur leur diversité spécifique. Ces effets sont opposés en
fonction du niveau et de la complexité trophique.
A : à l’intérieur d’une biocénose
A l’intérieur d’une biocénose (Fig. A), la
prédation a un effet plus important à des
niveaux trophiques bas, et cet effet
diminue vers les niveaux supérieurs. Au
contraire, l’effet de la compétition est plus
important sur l’organisation du
peuplement à des niveaux trophiques
élevés, et plus faible à des niveaux bas.
La compétition règle le nombre d’espèces présentes dans un peuplement ou une
communauté lorsque la capacité limite du milieu est atteinte ou presque atteinte.
Ceci est vrai pour les niveaux trophiques élevés en raison de l’absence d’autres
facteurs de contrôle comme la prédation qui devient très faible ou absente.
A l’opposé, c’est la prédation qui contrôle la diversité spécifique aux niveaux
trophiques inférieurs où la compétition est faible.
B : entre biocénoses
La compétition a un effet important sur
l’organisation de la biocénose lorsque
sa complexité trophique est faible.
La prédation a un effet plus important
lorsque la complexité trophique de la
biocénose est élevée.
Dans les biocénoses ayant un petit nombre de niveaux trophiques, la compétition
joue un rôle plus important que la prédation en tant que facteur organisateur. Ainsi,
lorsque le nombre de niveaux trophiques augmente, et que le nombre d’espèce par
niveau trophique s’accroît, la prédation devient relativement plus importante
comme facteur d’organisation.
La prédation joue donc le rôle majeur dans les biocénoses à complexité trophique
élevée alors que ce rôle est joué par la compétition dans les biocénoses simples.
Par conséquent, la prédation favorise les diversités spécifiques élevées, en
maintenant les populations à un niveau de densité faible ou moyen, ainsi elle les
empêche de dominer et de monopoliser les ressources disponibles